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EXERCICES EN IPMSH

par Claude Goulet


TABLE DES MATIÈRES

Étape 1
Définition de concept et référence de la source 3
Citer ses sources dans le texte 4
La logique d'une problématique 9
La problématique : quelques questions 13
Dépendante ou indépendante ? 14
Les relations entre les variables 15
Formuler une hypothèse 17
Analyser d'un article scientifique 21
Article scientifique – Modèle

Étape 2
La nature des variables 29
Les méthodes et les outils 32
L'opérationnalisation de vos variables 39
Les variables parasites 40

Étape 3
L'analyse des données (disponible sur le site web) xx

Étape 4
L'interprétation des résultats 41

2
ÉTAPE 1 : COURS 4

DÉFINITION DE CONCEPT ET RÉFÉRENCE DE LA SOURCE

☞ DÉFINISSEZ LES CONCEPTS SUIVANTS À L'AIDE D'UN LIVRE OU D'UN

DICTIONNAIRE SCIENTIFIQUE ET CITEZ LA RÉFÉRENCE DE LA SOURCE


CONSULTÉE SELON LES RÈGLES APA (VOIR SITE WEB) :

1 Apprentissage :

Référence:

2. Facilitation sociale :

Référence :

3.Démocratie :

Référence :

4. Inconscient :

Référence :

5. Comportement :

Référence :

Testez vos connaissances en faisant le NETQUIZ sur les règles APA.


http://srichard.claurendeau.qc.ca/quiz/citation-sources/index.html

3
ÉTAPE 1 : COURS 5

CITER SES SOURCES DANS LE TEXTE

☞ LIRE LES EXTRAITS SUIVANTS ET RÉPONDRE AUX QUESTIONS. 1

Extrait A

Extrait de: RICHARD-BESSETTE, S. (1996). Les habiletés hétérosociales des adolescents


agresseurs sexuels. Revue Sexologique, 4 (1), 55-76.

Un autre fait important à considérer est l'âge des adolescents. L'adolescence est une
période de transformations et de changements importants. Ainsi, un comportement
considéré adapté au début de l'adolescence peut être jugé très différemment à la fin de
l'adolescence (Healy et Stewart, 1984 cité dans Peterson et Leigh, 1990).

Une autre des limites importantes est l'utilisation de questionnaires, de tests et d'entrevues
pour évaluer les déficits dans les habiletés. Les données sont alors restreintes, en grande
partie, aux rapports verbaux des adolescents agresseurs sexuels (voir par exemple,
Blaske et al., 1989). Ces rapports verbaux indiquent la présence ou l'absence de certaines
habiletés. Cependant, bien qu'un adolescent ne peut performer adéquatement s'il n'a pas
la réponse requise, la seule présence de cette habileté dans son répertoire
comportemental n'assure pas une performance adéquate. Il doit savoir quand et où
émettre la réponse aussi bien que comment (Bellack, 1979). Ces informations ne sont pas
claires ni fiables lorsqu'on interroge l'adolescent par questionnaire ou entrevue (Bellack,
1979 ; McFall, 1990). De la même façon, demander à des jeunes adultes abuseurs
d'évaluer les habiletés sociales de d'autres personnes (à partir d'interactions filmées de
quelques minutes comme dans la recherche de Koralewski et Conger, 1992) nous
renseigne sur leurs perceptions et non sur leurs propres comportements.

1 N.B. ne pas utiliser les consignes de Lamoureux pour présenter vos sources en références.

4
Références

BECKER, J. V., HARRIS, C. D. et SALES, B. D. (1993). Juveniles Who Commit Sexual


Offenses: A Critical Review of Research. Dans G. C. Nagayama Hall, R. Hirschman, J.
R. Graham, et M. S. Zaragoza (Dirs.), Sexual Aggression: Issues in Etiology,
Assessment, and Treatment (p. 215-228). Kent, Ohio: Taylor & Francis.
BELLACK, A. S. (1979). Behavioral Assessment of Social Skills. Dans A. S. Bellack, et M.
Hersen (Dirs.), Research and Practice in Social Skills Training (p. 75-104). New York:
Plenum Press.
BLASKE, D. M., BORDUIN, C. M., HENGGELER, S. W., et MANN, B. J. (1989).
Individual, Family, and Peer Characteristics of Adolescent Sex Offenders and
Assaultive Offenders. Developmental Psychology, 25 (5), 846-855.
MCFALL, R. M. (1990). The Enhancement of Social Skills : an Information-Processing
Analysis. Dans W.L. Marshall, D.R. Laws, et H.E. Barbaree (Dirs.), Handbook of Sexual
Assault : Issues, Theories, and Treatment of the Offender (p. 311-329). New York :
Plenum Press.
KORALEWSKI, M. A., et CONGER, J. C. (1992). The Assessment of Social Skills Among
Sexually Coercive College Males. The Journal of Sex Research, 29 (2), 169-188.
PETERSON, G. W., et LEIGH, G. K. (1990). The Family and Social Competence in
Adolescence. Dans T. P. Gullotta, G. R. Adams, et R. Montemayor (Dirs.), Developing
Social Competency in Adolescence (p. 97-138). Newbury Park: Sage Publications.

1. Quelles sont les sources primaires de cet extrait ?

2. Quelles sont les sources secondaires de cet extrait ?

3. Que signifie et al. dans la référence de (Blaske et al., 1989) ?

4. Y a-t-il une référence en trop dans la section Références ? Si oui, relève cette erreur.

5. Combien y a-t-il de références de livre ? De chapitres de livre ? D'articles de revue


scientifique (=périodique) ?

5
6. Dans la référence de Peterson, qui sont : T. P. Gullotta, G. R. Adams, et R. Montemayor ?

7. Dans la référence de KORALEWSKI et CONGER, que signifient : 29 et (2) ?

8. Dans la référence de KORALEWSKI et CONGER, que signifie (1992) ?

9. Dans la 1re référence, que signifie : Taylor & Francis

10. Que signifie : (Dirs.) ?

Extrait B

Extrait de LÉVY, J.J FRIGAULT, L.R. SAMSON, J.M., DUPRAS, A et CAPPON, P. (1994). Les scénarios
sexuels et contraceptifs des étudiants universitaires francophones et anglophones de Montréal
Revue Sexologique, 2 (2), 39-56.

La modernisation des structures économiques et socioculturelles qu'a connue le Québec, depuis


quarante ans (Dumont, G. 1990), s'est accompagnée d'une transformation profonde des
modèles socioculturels qui se démarquent significativement de ceux des provinces canadiennes
voisines et des États-Unis. Selon Baer et ses collaborateurs (1993), le Québec apparaît en effet
comme le milieu nord-américain le moins traditionnel au plan des valeurs liées à l'économie, à la
famille et à l'égalité entre les hommes et les femmes.

11. a) Dans cet extrait, pourquoi les auteurs utilisent-ils le terme et ses collaborateurs ?
b) Les références sont-elles citées correctement ? Trouvez l’erreur, s'il y a lieu.

6
Extrait C

La mémoire à long terme (MLT) est « une mémoire dans laquelle les informations sont
entreposées après avoir été analysées et organisées. Contrairement à la MCT, les informations
qui y sont stockées demeurent disponibles pendant de très longues périodes de temps »
(Vedder, 1995), voire toute une vie selon certains auteurs (Vedder, 1995; Hendrix et Joplin,
p.137; Jim Morrison, 1972). C'est grâce à cette mémoire si l'information acquiert un sens
lorsqu'elle parvient en MCT (Hendrix et Joplin, 1968).

12. Relevez la ou les erreur(s) dans la citation des sources.

13. Y a-t-il une citation textuelle dans cet extrait ? Si oui, soulignez-la.

Extrait D
BERTHELOT, P. (1996). Des jeunes hommes et leur orientation sexuelle stigmatisée. Revue
Sexologique, 4 (1), 7-27, Montréal: UQAM.

14. Y a-t-il une ou des erreur(s) dans cette référence ? Trouvez-les :

Extrait E

Extrait du texte:
Gergen a observé que les femmes avaient des comportements similaires à ceux des hommes
lors de nombreuses situations.

Référence:
GERGEN, J.K., GERGEN, G. et JUTRAS, S. (1992). Psychologie sociale. Laval: Études
Vivantes.

15. La référence dans le texte est-elle citée correctement ? Si non, quel est le problème ?

7
Extrait F
Juneau (La Presse, A1, 1988) a déclaré que l'infidélité ne se transmettait pas par les gènes.

16. Relevez l’erreur dans la citation de cette source.

Extrait G
Plusieurs chercheurs avancent l'idée que la dépression est génétique. Or, les recherches
effectuées dans ce domaine sont des études corrélationnelles qui minimisent les effets des
facteurs familiaux et sociaux dans l'apparition de cette maladie (MILLER, Journal of psychology,
p. 23; REEVES, J.T., 1996).

17. Relevez les erreurs dans la citation de ces références.

Extrait H
Extrait fictif
Adams (1988 dans Taylor, 1998) a observé que les enfants hyperactifs proviennent plus souvent
de familles au style parental permissif que les enfants qui ne sont pas hyperactifs.

Référence: ADAMS, R. (1988). Hyperactivité chez les enfants de moins de 5 ans.


Pédopsychiatrie, 8 (3), 76-89.

18. La référence est-elle correctement citée ? Trouvez le problème.

8
ÉTAPE 1 : COURS 5

LA LOGIQUE D'UNE PROBLÉMATIQUE


LOGIQUE.
REPLACEZ LES PARAGRAPHES DE CES PROBLÉMATIQUES DANS UN ORDRE

TITRE : Les scénarios sexuels et contraceptifs des étudiants universitaires francophones


et anglophones de Montréal2

1. Ces scénarios semblent être beaucoup moins prévalents chez les adolescents
et les jeunes adultes anglophones vivant en dehors du Québec. Déjà, les
premières recherches de Hobart (1972, 1974) avaient montré que les étudiants
anglophones se montraient moins permissifs et moins actifs sur le plan sexuel,
ce que des recherches ultérieures (Bibby et Posterski, 1992; King et al., 1988)
ont confirmé. Les étudiants universitaires francophones, en particulier les
femmes, adoptent aussi des attitudes plus favorables à la cohabition (Hobart,
1992, 1993).

2. Ces différences sociosexuelles suggèrent que le rythme de transformation des


conduites sexuelles obéit à une évolution plus lente chez les étudiants
anglophones hors Québec. Mais en est-il de même pour ceux vivant au Québec?
À cet égard, on note le peu d'études comparatives qui permettraient de vérifier
jusqu'à quel point les transformations dans les modèles sociosexuels ont affecté
les jeunes adultes des minorités ethnolinguistiques. Une étude réalisée auprès
d'étudiants de niveau collégial (Maticka-Tyndale et Lévy, 1992) suggère la
présence d'écarts significatifs dans les scénarios sexuels et contraceptifs des
groupes ethnoculturels, les francophones de souche présentant des attitudes
plus permissives et des conduites sexuelles plus diversifiées comparativement
aux anglophones.

3. Ces contrastes se retrouvent-ils dans le cas des étudiants de niveau


universitaire? C'est ce que nous tenterons de cerner dans la présente étude.
Nous comparerons et préciserons ici quelques éléments des scénarios sexuels
des jeunes rattachés à la perception des attitudes sexuelles des pairs (Maticka-
Tyndale et Lévy, 1992; Moore et Rosenthal, 1991; Winslow et al., 1992), les
attitudes familiales et sexuelles, les conduites sexuelles et contraceptives, et ce,
en fonction du sexe et du groupe sociolinguistique défini par la langue maternelle
des répondants.

2 LÉVY, J.J FRIGAULT, L.R. SAMSON, J.M., DUPRAS, A et CAPPON, P. (1994). Revue Sexologique, 2
(2), 39-56.

9
4. La modernisation des structures économiques et socioculturelles qu'a connue
le Québec, depuis quarante ans (Dumont, 1990), s'est accompagnée d'une
transformation profonde des modèles socioculturels qui se démarquent
significativement de ceux des provinces canadiennes voisines et des États-Unis.
Selon Baer et ses collaborateurs (1993), le Québec apparaît en effet comme le
milieu nord-américain le moins traditionnel au plan des valeurs liées à
l'économie, à la famille et à l'égalité entre les hommes et les femmes.

5. Ces écarts semblent se maintenir dans la sphère sociosexuelle. Comme le


montre un sondage pancanadien récent (Jenish, 1994), les habitants du Québec
se révèlent les plus permissifs sur le plan des attitudes sexuelles prémaritales et
extramaritales, et parmi les plus actifs sexuellement. Ces écarts sont liés aux
mutations rapides, dans le champ de la sexualité, qu'a connues le Québec. Aux
modèles définis essentiellement par un discours religieux qui faisait de la
virginité, du mariage et de la reproduction le fondement des conduites sexuelles,
s'est substitué, en une génération, un scénario sexuel basé sur une quête plus
hédoniste, surtout chez les adolescents et les jeunes adultes (Larouche, 1991;
Lévy et Dupras, 1989; Lévy et Sansfaçon, 1994). Des attitudes plus permissives
envers la sexualité, l'entrée plus précoce dans la vie sexuelle, la réduction du
double standard entre garçons et filles, la diversification du registre érotique,
l'emploi des contraceptifs oraux en constituent les dimensions les plus saillantes
(Samson et al., 1990; Samson et al., 1993). On assiste également à une
augmentation de la cohabitation en union de fait qui tend à remplacer le mariage
comme forme d'union (Lapierre-Adamcyk, 1993).

Quel est l'ordre idéal ? ___________________________

TITRE : L'effet de la nouveauté sur la mémoire des étudiants et des étudiantes de


deuxième secondaire3

1. Selon Smith et ses collaborateurs (1971), le cerveau possède trois types de


mémoires : la mémoire sensorielle, la mémoire à court terme et la mémoire à long
terme. Selon eux, chaque mémoire a un rôle précis à jouer dans le traitement de
l'information.

2. La mémoire à long terme (MLT) est « une mémoire dans laquelle les informations
sont entreposées après avoir été analysées et organisées. Contrairement à la MCT,
les informations qui y sont stockées demeurent disponibles pendant de très longues
périodes de temps » (Vedder, 1995, p. 39), voire toute une vie selon certains
auteurs (Hendrix et Joplin, 1968; Morrison, 1972) C'est grâce à cette mémoire si
l'information acquiert un sens lorsqu'elle parvient en MCT (Hendrix et Joplin, 1968).

3 Rédigé par Claude Goulet. Les références sont fictives, of course !

10
3. Tous les organismes vivants ont une mémoire. Bien qu'elle soit parfois
rudimentaire, cette capacité à retenir l'information est indispensable à la survie des
individus (Cobain, 1993). Elle permet d'enregistrer nos expériences et de s'adapter
au monde (Vedder, 1992). Sans mémoire, l'acquisition de nouveaux comportements
serait pratiquement impossible (Jagger, 1997). Malgré son importance, la mémoire
n'est pas infaillible ; elle oublie. Des informations dûment emmagasinées deviennent
progressivement inaccessibles, ou pire encore s'effacent de notre cerveau à tout
jamais. Plusieurs facteurs sont à l'origine de ce phénomène : effet du temps,
refoulement, traumatisme crânien, interférence (Smith et al., 1971). De ce nombre,
l'interférence est sans doute le moins bien connu.

4. La présente étude a donc pour but de vérifier l'hypothèse selon laquelle deux
tâches différentes et nouvelles (1) étudier la physique des atomes et 2) écouter le
tout nouveau Radiohead) créeront plus d'interférence lors d'un examen de rappel
sur les atomes, que deux tâches différentes dont l'une est nouvelle (Radiohead) et
l'autre familière (psychologie).
5. La mémoire à long terme peut être brouillée par un phénomène qu'on appelle
l'interférence. Il survient lorsque l'apprentissage d'une tâche A diminue
l'apprentissage d'une tâche B (Lennon, 1987: voir Smith et al., 1971). Par exemple,
le résultat à un examen de psychologie sera généralement plus faible si, tout de
suite après avoir étudié la théorie de Freud (tâche A), un élève étudie Platon (tâche
B). Ici l'apprentissage de la philosophie intercalé entre l'étude de la psychologie et
l'examen nuit au rappel des connaissances de la théorie de Freud. Ce phénomène
a été observé dans les périodes d'examen lorsque les élèves doivent étudier deux
ou trois examens dans une même journée (Presley, 1986: voir Smith et al., 1971).

6. La mémoire sensorielle (MS) emmagasine l'information qui provient directement


des sens. Cette mémoire «enregistre pour un laps de temps très court une grande
quantité d'information qui sera ensuite triée et acheminée à la mémoire à court
terme grâce aux processus d'attention» (Hendrix et Joplin, 1968).

7. Maintenant que se passerait-il si entre la période d'étude en psychologie et


l'examen, un étudiant écoutait le dernier Radiohead ? Autrement dit, quel serait le
niveau d'interférence si en plus d'être différentes, l'une des deux tâches était tout à
fait nouvelle ? Yorke (1996b) a tenté de répondre à cette question. Les résultats de
sa recherche indiquent que la nouveauté a un effet négatif sur le rappel : deux
tâches différentes (psychologie et Radiohead) mais dont l'un est nouvelle
(Radiohead) créeront plus d'interférence que deux tâches différentes et familières
(psychologie et disque préféré). Harvey (1997) soutient que ce résultat est dû au
grand nombre d'informations nouvelles que la mémoire doit intégrer à sa structure
lors d'une première écoute (nouvelles paroles, nouvelles voix, nouveaux
instruments, nouveaux rythmes). Selon elle, cet effet de nouveauté soumet la
mémoire à un travail important, qui diminue d'autant sa capacité lors du rappel.
Selon cette logique, on devrait s'attendre à ce qu'il y ait plus d'interférence lorsqu'on
réunit dans une même séquence d'apprentissage deux tâches différentes et
totalement nouvelles. La réponse à cette question pourrait permettre de mieux

11
comprendre le phénomène d'interférence et, partant, d’élaborer de nouvelles
stratégies d'apprentissage en milieu scolaire.

8. Comme son nom l'indique, la mémoire à court terme (MCT) conserve


l'information pendant un bref laps de temps (moins d'une trentaine de secondes
sans effort) (Hendrix et Joplin, 1968). «Cette mémoire accorde au cerveau le temps
nécessaire pour décider si l'information sera utilisée pour résoudre un problème,
transférée en mémoire à long terme ou tout simplement oubliée » (Vedder, 1995,
p.39). La MCT a aussi une faible capacité de rétention. En effet, Leloup (1989) a
montré que l'humain pouvait retenir en moyenne sept informations, plus ou moins
deux. Dans sa recherche, les sujets devaient lire une liste d'épicerie contenant 15
produits divers, puis sauter à la corde pendant une minute pour le premier groupe et
deux minutes pour le second. Après ce délai, on demandait aux deux groupes
d'inscrire sur une feuille tous les éléments de la liste dont ils avaient le souvenir. Les
sujets avaient droit de regrouper les éléments pendant la phase de rappel, mais il
ne pouvait consulter la liste d'épicerie qu'une seule fois.

9. Yorke (1996a) a montré que l'interférence variait selon le degré de similitude des
tâches à accomplir. Sa recherche indique que deux tâches quasi-identiques, comme
l'étude de la psychologie et de la philosophie, créent plus d'interférence entre elles
que deux tâches différentes comme écouter un disque et étudier pour examen de
psychologie. En vertu de ce principe, si au lieu d'étudier Platon après Freud, un
étudiant écoutait son disque préféré, ses résultats en psychologie devraient être
meilleurs. De nombreuses études confirment ce fait. Ces résultats s'expliquent par
le fait que la psychologie et la philosophie font appel à des concepts et à des
explications qui, sans être identiques, se ressemblent suffisamment pour créer de la
confusion lors du rappel (Beck, 1997).

Quel est l'ordre idéal ? ___________________________

12
ÉTAPE 1 : COURS 7
LA PROBLÉMATIQUE
QUELQUES QUESTIONS

☞ RÉPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES:

1. Un chercheur trouve par hasard un article scientifique qui contredit son hypothèse. Il
décide de ne pas tenir compte de cette source dans sa problématique afin d'éviter toute
confusion dans son texte. Est-ce une bonne idée ? Explique ta réponse.

__________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________
2. Vous consultez un ouvrage de base en psychologie. L'auteur de ce livre présente les
résultats d'une recherche fort intéressante. Pour épater votre prof, vous inscrivez en
références la source de cette recherche comme si vous l'aviez lue. Y a-t-il un problème à
présenter une source secondaire comme s'il s'agissait d’une source primaire ? Explique ta
réponse.

________________________________________________________________________
________________________________________________________________________
________________________________________________________________________

3. Une étudiante à la maîtrise consulte une thèse de doctorat sur internet. La thèse est
rédigée en allemand. Convaincue que personne n'a lu cette thèse et connaissant l'allemand,
elle reprend intégralement les idées de cet ouvrage sans citer sa source. Est-ce correct?
Explique ta réponse.

__________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________

13
ÉTAPE 1 : COURS 9

DÉPENDANTE OU INDÉPENDANTE ?

☞ DÉTERMINEZ LA NATURE DES VARIABLES. DÉPENDANTE OU

INDÉPENDANTE ?
VI VD
1. La lecture permet d’enrichir le vocabulaire.

2. La consommation d’alcool diminue l’attention.

3. La santé s’améliore avec l’exercice physique.

4. Les renforcements augmentent la fréquence des comportements.

5. La répétition augmente le temps de rétention.

6. L’apprentissage est influencé par l’environnement social.

7. Les croyances religieuses varient en fonction de l’origine ethnique.

8. Le salaire augmente avec le niveau de scolarité.

9. Le jeu compulsif est influencé par les croyances.

10. Le niveau de scolarité des parents a un effet sur les résultats scolaires de
leurs enfants.

14
ÉTAPE 1 : COURS 9

LES RELATIONS ENTRE LES VARIABLES

☞ À PARTIR DES FIGURES SUIVANTES, TROUVEZ

INDÉPENDANTE ET DÉPENDANTE, AINSI QUE LA NATURE DE LEUR RELATION.


LES VARIABLES

Figure 1 :
Variable indépendante:____________________________________________

Variable dépendante:_____________________________________________

Relation: _____________________________________________________

120

100
80
60

40
20

0
0 20 40 60 80 100
Nombre de cigarettes

Fig.1-Relation entre le tabagisme et


le stress

15
Figure 2 :
Variable indépendante:____________________________________________
Variable dépendante:____________________________________________
Relation: _____________________________________________________

100
80
60
40
20
0
0 10 20 30 40 50
Nombre d'heures travaillées

Fig. 2 Relation entre le travail rémunéré et


les résultats scolaires

Figure 3 :
Variable indépendante:________________________________________
Variable dépendante:_________________________________________
Relation: _________________________________________________

50
40

30

20

10

0
0 2 4 6 8 10
Nombre d'ami-e-s

Fig. 3 - Relation entre le réseau social et


l'agressivité physique chez les enfants de
3 à 5 ans
16
ÉTAPE 1 : COURS 9

FORMULER UNE HYPOTHÈSE

☞ REFORMULER LES HYPOTHÈSES SUIVANTES DE FAÇON PLUS PRÉCISE:

1. Plus on se lave les mains, moins on est malade.

2. Les gens qui consomment trop d'alcool conduisent mal.

3. Plus un individu fume, plus sa santé se détériore.

4. Les enfants qui pleurent ont tout ce qu'ils veulent.

5. Plus une liste d'épicerie est longue, plus il est difficile de la mémoriser.

17
ÉTAPES 1-2-3-4 : COURS 10

ANALYSE D'UN ARTICLE SCIENTIFIQUE

☞ CET EXERCICE SE FAIT PAR ÉTAPE, TOUT AU LONG DE LA SESSION.

L'ARTICLE À ANALYSER SE TROUVE À LA PAGE 21 DE CE CAHIER.

ÉTAPE 1 - PROBLÉMATIQUE

Dans cette recherche, trouvez:

1. Le thème de recherche :

2. Nommer et définir les principaux concepts :

3. Ce que nous apprend l'étude de Harisson et Saeed :

4. Ce que nous apprend la recherche de Deaux et Hanna :

5. Ce que l'on aimerait savoir ou la question de recherche :

6. Les avantages ou l'utilité de ce que l'on aimerait savoir :

18
7. L'hypothèse ou l'objectif :

RÉFÉRENCES

8. Dans quelle revue cette recherche a-t-elle été publiée ? _____________

9. Dans quelle revue a été publiée l'article de Willis et Carlson ? ____________

10. Chez quel éditeur a été publié le livre de G. Lipovetsky ? ______________

11. Dans leur bibliographie, les chercheurs citent combien de livres ? ____ combien
d'articles de périodiques (ou revues) ? ____

12. Dans la référence de Laner, à quoi correspondent les chiffres 4 et 1 ?

13. Dans la référence de Dandurand, quel est le titre du livre ? ____________

ÉTAPE 2 - MÉTHODE ou MÉTHODOLOGIE

14. Quel type de méthode est utilisé par Frigault et al. ?__________________

15. Quel type de technique est utilisé ? ___________________________

16. Quel est l'échantillon de cette recherche ? ______________

17. Comment les années de publication ont-elles été choisies ? ______________

18. Quel est le n de cette étude ? _____________________

19. Combien de sujets ont été retenus pour fins d'analyse ? ______________

20. Combien de dimensions comporte la grille de codification ? _____________

19
ÉTAPE 3 - ANALYSE DES RÉSULTATS ou PRÉSENTATION DES RÉSULTATS

21. Quel est le % d'hommes faisant une demande relativement aux cheveux ? __

22. Quel est le % de femmes faisant une offre concernant les traits affectifs ?_

23. La différence entre hommes et femmes au chapitre de l'offre des yeux est-elle
significative ? __________________

24. La différence entre hommes et femmes concernant la demande d'un statut


socioéconomique (professionnel) est-elle significative ? ______________

ÉTAPE 4 - INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS ou DISCUSSION

25. Selon les auteurs de cette recherche, qu'indique le fait que les femmes se décrivent
plus souvent à partir de traits physiques que les hommes ?

26. Selon Frigault, Mensah et Perez, que peut-on conclure ?

20
Revue sexologique, 1994, 2, (2), 129-139

DIFFÉRENCES DE SEXE DANS LA PRÉSENTATION DE SOI ET DE L'AUTRE DANS


LES PETITES ANNONCES DE RENCONTRE MONTRÉALAISES 1
Louis-Robert Frigault*, Maria Nengeh Mensah** et Eric Perez***

Sommaire
Les petites annonces de rencontre publiées dans les journaux constituent un mécanisme
important du choix des partenaires dans le monde contemporain. Elles sont aussi révélatrices
des stratégies de présentation de soi et de l'autre qui semblent varier selon le sexe. Afin de
dégager les différences entre les hommes et les femmes, 798 petites annonces de rencontre
publiées dans quatre journaux de Montréal ont été codifiées et traitées statistiquement. Les
analyses montrent que les femmes se décrivent plus que les hommes en spécifiant des attraits
physiques (référence à l'âge, au corps et à la beauté). Pour décrire la personne à rencontrer, les
femmes insistent davantage sur des traits de caractère et de personnalité, tandis que les
hommes font référence aux aspects physiques des femmes qu'ils recherchent. Ces résultats
suggèrent que les petites annonces peuvent constituer un corpus intéressant pour évaluer les
constructions du masculin et du féminin dans la société québécoise.

Mots clés
Petites annonces ; journaux ; Montréal ; présentation de soi ; stratégie de rencontre.

Avec l'augmentation du pourcentage de célibataires et de personnes séparées ou divorcées au


Québec (Dandurand, 1994 ; Lapierre-Adamcyk, 1993), la rencontre de nouveaux partenaires
passe de plus en plus par des services comme les agences spécialisées et les services de
boîtes vocales. Néanmoins, les petites annonces restent encore populaires (Fournier, 1993 ;
Irey, 1985) et constitueraient un moyen efficace de filtrer les candidats potentiels (Simenauer et
Caroll, 1982).

La présentation de soi et de l'autre constitue l'une des dimensions essentielles du contenu de la


petite annonce. Aussi, la composition du texte obéit à des critères de clarté et de concision tant
dans la description des traits personnels du demandeur que dans l'énumération des préférences
recherchées chez le partenaire. À cet égard, les petites annonces offrent donc un matériau
intéressant (Harrison et Saeed, 1977) et susceptible de révéler des configurations qui jouent
dans les relations interpersonnelles et la construction de l'identité sexuelle, comme les
recherches effectuées sur ces corpus l'indiquent.

La présentation de soi dans les petites annonces refléterait les attentes perçues des rôles de
mari et d'épouse, attentes qui différeraient significativement selon le sexe et la période
historique à laquelle la petite annonce a été écrite (Peres et Meivar, 1986). Au plan de la quête
du partenaire et de ses qualités, les annonceurs ont aussi tendance à demander des
partenaires qui se situent à un niveau de désirabilité sociale similaire au leur (Laner, 1978 ;
Laner et Kamel, 1977 ; Lynn et Shurgot, 1984). Il existerait d'ailleurs une complémentarité dans
les offres et les demandes (Harrison et Saeed, 1977 ; Sitton et Rippee, 1986). Les femmes se
présenteraient en insistant sur une belle apparence physique et rechercheraient une sécurité
financière qui se traduirait par une référence plus fréquente au statut de "professionnel" pour
décrire la personne recherchée que chez les hommes (Davis, 1990 ; Deaux et Hanna, 1984).

21
De plus, une référence au mariage plus fréquente chez les femmes (un moyen de s'assurer que
les intentions des répondants sont honorables) contrasterait avec les demandes des hommes
qui sont davantage axées sur l'apparence physique. Une telle opposition ne s'avère cependant
pas toujours présente (Bolig et al., 1984). Les femmes, comme les hommes, semblent donc
vouloir présenter à la fois des traits de personnalité et de statut professionnel (éducation et
carrière) dans la composition des annonces. Ces résultats s'expliqueraient par des
changements dans la construction des rôles sexuels traditionnels avec l'influence du féminisme,
même si des recherches plus récentes (Smith et Waldorf, 1990 ; Willis et Carlson, 1993)
montrent que les hommes sont toujours plus enclins à privilégier la dimension physique.

Ces différentes recherches suggèrent que les petites annonces sont des indicateurs
intéressants des pesanteurs sociologiques et des transformations qui affectent la sexualité
contemporaine. Ces modèles se reflètent-ils dans les petites annonces parues dans les
journaux montréalais, ou au contraire, compte tenu des transformations rapides dans la sphère
sociosexuelle québécoise (Lévy et Sansfaçon, 1994), des configurations plus égalitaires se
manifestent-elles dans ce domaine ? Notre étude tentera de répondre à cette question.

Méthode
Le corpus
À partir d'une recension des principaux journaux montréalais offrant des services de petites
annonces, un choix aléatoire a d'abord été effectué pour l'année de publication (1991) puis pour
les petites annonces de chacun des journaux choisis. Toutes les petites annonces de la
deuxième semaine du mois, un mois sur deux, ont été sélectionnées : le samedi pour La Presse
et la Gazette ; le journal de la semaine pour les hebdomadaires Voir et Montreal Mirror. Au total,
1 305 petites annonces ont ainsi été codées. Pour la présente analyse, nous n'avons retenu que
les annonces de personnes hétérosexuelles, définies par la recherche d'un partenaire de sexe
opposé 2. L'échantillon retenu se compose de 798 petites annonces dont 569 (71,3 %) placées
par des hommes. La répartition par journal se distribuait de la façon suivante : La Presse (n =
407) ; la Gazette (n = 176) ; le Voir (n = 127) ; le Montreal Mirror (n = 88).

Le matériel
La grille de codification est constituée des dimensions suivantes : 1. Traits physiques (poids,
taille, références aux cheveux et aux yeux) ; 2. Attraits physiques (références à l'apparence, à la
jeunesse, à la minceur); 3. Traits de personnalité (renvoyant à des traits affectifs [par exemple,
affectueux, aime la vie], cognitifs [par exemple, intelligent, éduqué] ou de personnalité [par
exemple, agréable, sérieux]) ; 4. Loisirs et intérêts ; 5. Statut socioéconomique (références aux
revenus ou à la profession) ; 6. But de la relation (relation à court ou à long terme ; contenu
affectif ou social); 7. Type de relation recherchée (partage, fidélité ou discrétion) ; 8. Habitudes
de vie (par exemple, non-fumeur ou végétarien); 9. Statut civil et origine ethnique des
annonceurs; 10. Autres variables sociodémographiques (sexe et âge de l'annonceur et de la
personne recherchée). Une fois les petites annonces codées sous forme dichotomique
(présence ou absence), nous avons procédé à des analyses d'associations entre le sexe de
l'annonceur et les catégories afin d'établir s'il existait des variations significatives dans les
caractéristiques utilisées par les participants pour se présenter et pour décrire les partenaires
recherchés.

Le déroulement
Le traitement des petites annonces a été effectué à partir d'une grille de codification constituée
de dix catégories définies à partir de recherches antérieures (Davis, 1990 ; Deaux et Hanna,

22
1984 ; Harrison et Saeed, 1977). Cependant, cette méthode de classification soulève des
problèmes sur le plan de la validité intercodeurs. Pour pallier à ce problème, nous avons
privilégié une méthode plus exhaustive qui consistait à cocher, pour chaque petite annonce, la
présence de l'une des 220 sous-catégories définies à partir du lexique d'un échantillon de 50
petites annonces choisies au hasard. Pour l'ensemble des petites annonces, une codification
séparée a été effectuée pour la présentation de l'annonceur et la description de la personne
recherchée. Cette méthode assure une cohésion accrue des différents codeurs ainsi qu'une
meilleure validité de contenu.

Analyse des données


La présentation de soi
Comme le montre le tableau 1, il existe plusieurs différences significatives dans le contenu des
petites annonces des hommes et des petites annonces des femmes, selon que l'on considère
l'offre ou la demande. Lorsque l'on considère l'offre, des différences significatives apparaissent
pour certaines catégories entre les hommes et les femmes. Pour les traits physiques, les
annonceurs ne se distinguent que pour la référence aux cheveux, plus fréquemment citée par
les femmes. Pour les attraits physiques, les femmes se décrivent plus souvent en faisant
référence à leur corps et à des indicateurs de beauté que les hommes. Les femmes font
davantage mention des activités sportives et culturelles et de leur revenu que les hommes pour
se décrire. Enfin, les hommes se révèlent significativement plus nombreux que les femmes à se
présenter comme mariés. Les autres catégories ne permettent pas de conclure à des
différences significatives entre les hommes et les femmes.

TABLEAU 1
Distribution (%) des traits selon le sexe des répondants

Hommes Femmes
Traits physiques
Taille
Offre 31,1 27,1 n.s
Demande 3,0 16,2 44,89
Poids
Offre 18,1 14,4 n.s
Demande 1,6 0,0 n.s
Cheveux
Offre 5,3 10,0 5,99*
Demande 0,4 0,0 n.s.
Yeux
Offre 4,9 3,5 n.s
Demande
Attraits physiques
Référence au corps
Offre 13,9 20,1 4,76*
Demande 25,3 11,8 17,72***
Référence à la beauté
Offre 31,8 46,3 14,86***
Demande 17,2 12,2 n.s
Référence à l'âge
Offre 14,6 13,5 n.s.
Demande 8,4 1,3 13,86***
Traits de
personnalité

23
Traits affectifs
Offre 15,8 17,0 n.s.
Demande 15,3 17,0 n.s.
Traits cognitifs
Offre 12,5 14,4 n.s.
Demande 8,8 20,1 19,70***
Traits de caractère
Offre 26,4 27,9 n.s
Demande 23,9 34,5 9,31**
Activités de loisirs
Activités sportives
Offre 15,3 25,8 11,98***
Demande 7,7 10,5 n.s.

Activités sociales
Offre 5,1 6,1 n.s.
Demande 3,9 3,9 n.s
Activités culturelles
Offre 13,5 20,1 5,38*
Demande 7,9 9,2 n.s
Statut
socioéconomique
Professionnel(le)
Offre 21,6 25,3 n.s
Demande 3,0 14,4 36,28***
Statut financier
Offre 2,3 4,8 3,55*
Demande 1,4 4,4 6,49**
Type de relation
Long terme 20,7 21,8 n.s.
Rencontre 6,3 1,7 7,19
occasionnelle
Amitié 13,4 10,0 n.s.
Rencontres sexuelles 3,7 1,7 n.s.
Rencontre amoureuse 6,0 5,2 n.s.
Activités sociales 5,8 2,6 n.s
Relations de couple 5,4 6,1 n.s
Fidèle 3,2 2,2 n.s
Discrète 5,3 0,9 8,21**
Statut civil
Marié(e)
Offre 7,0 0,4 14,56***
Demande 3,9 0,4 6,86**
Veuf(ve)
Offre 1,4 4,4 6,49
Demande 0,4 0,4 n.s.
* p < 0,05 ; ** p < 0,01 ; *** p < 0,001

La présentation de l'autre
La présentation de la personne recherchée semble également répondre à des configurations qui
varient selon le sexe. En effet, les femmes se montrent plus nombreuses que les hommes à
rechercher une personne à partir de critères référant à la taille. Cependant, les hommes se réfèrent
significativement davantage aux caractéristiques corporelles et à l'âge que les femmes dans leur

24
recherche d'un partenaire. Par contre, les femmes recherchent des partenaires en faisant mention
des traits cognitifs et de caractère. Par rapport au statut socioéconomique, elles sont plus
nombreuses à faire mention du statut de professionnel. L'analyse du but de la relation montre très
peu de différences entre les hommes et les femmes. En effet, seulement deux caractéristiques
varient selon le sexe : les hommes sont plus en quête de rencontres occasionnelles et discrètes
que les femmes. L'analyse des autres catégories ne révèle pas de différences significatives selon
le sexe de l'annonceur.

Associations entre la présentation de soi et de l'autre


Des analyses secondaires montrent que les femmes qui se présentent selon des
caractéristiques référant à leur corps, à leur âge, selon des caractéristiques affectives et par
rapport au statut de professionnelle sont plus enclines à utiliser ces mêmes caractéristiques
pour décrire la personne recherchée que ne le sont celles qui n'utilisent pas ces caractéristiques
pour se décrire. Chez les hommes, des associations significatives de ce genre sont observées
pour les caractéristiques renvoyant à la taille, à l'âge, aux traits affectifs, cognitifs et de
caractère, de même que par rapport au statut professionnel.

Interprétation des résultats


L'analyse de la fréquence d'utilisation des différentes catégories lexicales pour se présenter et
pour décrire les caractéristiques du/de la partenaire demandé/e dans les petites annonces de
journaux montréalais montre qu'il existe certaines différences significatives de sexe. Ainsi, les
femmes se décrivent plus souvent à partir d'attraits physiques (corps, beauté) que les hommes,
ce qui rejoint les conclusions d'autres recherches (Harrison et Saeed, 1977 ; Sitton et Rippee,
1986). Ces convergences indiquent que pour les femmes, les dimensions liées à la présentation
du corps constitueraient des éléments centraux dans la construction de la féminité encore
socialement valorisés. À cet égard, il ne semble donc pas que l'influence du féminisme ait réussi
à réduire l'importance de ces critères. Néanmoins, d'autres références interviennent
significativement.
Avec la modernisation des formes de loisirs, la dimension sportive (que l'on peut rattacher à
l'importance du corps ; voir Lipovetsky, 1992) et culturelle que les femmes soulignent dans les
petites annonces semble exprimer l'affirmation d'une nouvelle identité personnelle centrée à la
fois sur des aspects personnels et publics. À cet égard, les petites annonces semblent suggérer
que les femmes qui les utilisent ne correspondent pas à des modèles stéréotypés. Elles se
montrent plus branchées sur les images de la féminité moderne, libre de ses choix et attentive à
projeter une image dynamique. Par contre, les hommes se présentent de façon plus
stéréotypée. Ainsi, ils semblent mettre l'accent sur des aspects plus traditionnels comme
éléments d'attirance. Cette stratégie semble s'articuler sur une quête d'un partenaire plus
provisoire, comme le confirment les références plus nombreuses à l'état marital, leur but étant
plus fréquemment orienté vers des rencontres occasionnelles et discrètes, même si le prétexte
reste apparemment secondaire. Ces données suggèrent donc une sexualisation plus grande de
la présentation de soi chez les hommes, ce qui correspond à des modèles sociosexuels en
vigueur (Janus et Janus, 1993).
Lorsque l'on considère les éléments qui entrent dans la construction de la définition de la
personne recherchée, on constate également des différences de sexe importantes. Alors que
les hommes décrivent la personne recherchée à partir de critères liés aux attraits physiques des
femmes et à leur âge, celles-ci sont plus enclines à se référer à des traits de personnalité
(cognitifs et de caractère) pour décrire le partenaire. De surcroît, elles réfèrent plus souvent au
critère lié au statut de professionnel et au revenu pour spécifier la personne recherchée que ne

25
le font les hommes, ce qui confirme les résultats de Davis (1990) et Deaux et Hanna (1984). Il
faut cependant pondérer ce résultat en tenant compte du fait que les hommes et les femmes ne
diffèrent pas quant au recours à cette catégorie pour se définir. La volonté de trouver un
partenaire professionnel serait en ce sens expliquée par nos résultats qui indiquent que, tant
chez les femmes que chez les hommes, la recherche d'un partenaire s'articule davantage sur
une recherche de similarité des caractéristiques que d'un statut supérieur comme l'avancent
certaines recherches (Cameron et al., 1977 ; Laner, 1978; Laner et Kamel, 1977; Willis et
Carlson, 1993). L'ensemble de ces différences suggère que les femmes ont recours de façon
générale à un répertoire plus large pour définir le profil de leurs partenaires potentiels. Plus
discriminatoires, elles tentent d'intégrer, dans leur quête, à la fois des dimensions
socioéconomiques et des traits de personnalité, alors que les hommes restent davantage fixés
sur les dimensions physiques et négligent les aspects liés à la personnalité de leur partenaire.
Notons cependant que les dimensions liées à la vie socioculturelle et aux loisirs, tout comme les
dimensions affectives, ne présentent pas de différences significatives. Cela suggère que la
recherche du partenaire tend à mettre l'accent sur la dimension plus interpersonnelle en vue
d'établir une relation de "compagnonnage", essentiellement de la part des femmes, en
particulier des veuves.

Il est aussi intéressant de noter qu'il semble exister une certaine inadéquation entre les critères
utilisés par les hommes pour se décrire et ceux qui semblent être valorisés par les femmes et
l'inverse, dans la recherche d'un partenaire. Dans cette perspective, on doit écarter l'hypothèse
d'une complémentarité parfaite entre les qualités recherchées et celles offertes, contrairement à
certains travaux qui soutenaient cette hypothèse (Harrison et Saeed, 1977; Sitton et Rippee,
1986). Il semble plus plausible de croire que les hommes et les femmes se décrivent d'abord et
avant tout en se référant aux atouts de la féminité et de la masculinité définis pour et par leur
propre sexe dans les petites annonces de rencontre, du moins dans notre corpus. Par contre,
sur certaines dimensions, les hommes et les femmes ont tendance à rechercher une personne
qui détient des caractéristiques physiques (références au corps, à la taille et à l'âge), de
personnalité (traits de caractère, affectifs et cognitifs) et sociales (statut de professionnel)
similaires aux leurs, rejoignant ainsi certaines thèses du "matching" (Laner, 1978; Laner et
Kamel, 1977; Lynn et Shurgot, 1984).

26
Cette recherche sur la construction de la présentation de soi et de la définition du partenaire
recherché à partir d'un corpus de petites annonces suggère qu'il existe de nombreuses
convergences entre les hommes et les femmes dans l'usage des catégories descriptives. On
constate aussi des modèles distincts selon le sexe, surtout au plan de l'utilisation des catégories
liées aux traits corporels et au statut socioéconomique qui constituent encore des référents
essentiels dans les constructions socioculturelles du masculin et du féminin. On peut ici
considérer l'hypothèse de Weeks (1986) selon laquelle on assisterait actuellement à une
multiplication des modèles de référence reliés aux rapports entre les hommes et les femmes qui se
traduirait par une importante diversité dans ce qui est offert et recherché dans les petites
annonces. Ces dernières exprimeraient néanmoins une certaine conformité aux dimensions plus
stéréotypées de l'identité masculine et féminine qui peuvent correspondre à des critères de
désirabilité sociale. En ce sens, ce corpus semble révéler dans la rhétorique utilisée un mélange
complexe entre des traits idiosyncratiques et des composantes socioculturelles encore prégnantes,
mais en voie de transformation.

Références

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Dating : Male-Female Differences. Family Relations, 33, 587-592.
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Personal Advertisers. Norman : University of Oklahoma, Department of Communication, thèse
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LANER, M.R., KAMEL, G.W. (1977). Media Mating II : Newspaper Personals Ads of
Homosexual Men. Journal of Homosexuality, 3 (2),149-162.
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conjugale, dans R. Tessier (dir.) : Vivre à deux aujourd'hui. À la recherche d'un nouvel équilibre
(p. 25-39). Montréal : Le Jour.
LÉVY, J.J. et SANSFAÇON, D. (1994). Les orientations sexuelles, dans F. Dumont , S. Langlois
,Y. Martin. (dir.) : Traité des problèmes sociaux (p. 455-471). Québec : Institut québécois de
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LIPOVETSKY, G. (1992). Le Crépuscule du devoir. Paris : Gallimard.

27
LYNN, M. et SHURGOT, B.A. (1984). Responses to Lonely Hearts Advertisements : Effects of
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WILLIS, F.N. et CARLSON, R.A. (1993). Singles Ads : Social Class, and Time. Sex Roles, 29
(5-6), 387-404.

SEXUAL DIFFERENCE IN THE PRESENTATION OF THE SELF AND THE OTHER IN


MONTREAL PERSONAL ADS
Abstract
Personal ads published in newspapers constitute an important mechanism in assisting the
choice of a partner in contemporary society. They reveal that the strategies associated with the
presentation of self and the other seem to vary among men and women. To assess these
differences between the two sexes, 798 ads published in four Montreal newspapers were coded
and analyzed using statistical methods. Our analysis shows that women tend to describe
themselves more than men using physical traits (reference to age, body type and beauty). To
describe the type of partner sought, women insist on character and personality traits while men
refer mostly to physical traits. Results suggest that personal ads constitute an interesting corpus
with which to evaluate the constructions of masculinity and femininity in Quebec society.
Key Words
Personal Ads ; Newspaper ; Montreal ; Presentation of Self ; Mating Strategies.

1. Les auteurs tiennent à remercier les assistantes de recherche Lise Duchesne et Caroline
Tarte, étudiantes au Département de sexologie de l'Université du Québec à Montréal, pour leur
précieuse collaboration dans le travail de codification des petites annonces. Nous tenons
également à remercier M. Joseph J. Lévy et M. Daniel Sansfaçon pour leurs commentaires et
suggestions sur une version précédente de cet article.
* Étudiant de doctorat, Département d'anthropologie, Université de Montréal, C.P. 6128,
succursale A, Montréal (Québec) H3C 3J7.
** Étudiante de doctorat, Département de communication, Université Concordia.
*** Étudiant de maîtrise, Département de sexologie, Université du Québec à Montréal.
2. Les annonces de personnes homosexuelles feront l'objet d'une analyse indépendante dans
une publication ultérieure.

28
ÉTAPE 2 : COURS 13
LA NATURE DES VARIABLES

☞ TROUVEZ LES VARIABLES D'UNE HYPOTHÈSE OU D'UN OBJECTIF ET

TRACEZ SON GRAPHIQUE.

Légende
VI: variable indépendante
Niveaux: nombre de niveaux de la variable indépendante
VD: variable dépendante
VO: variable observée
VIP: variable indépendante provoquée (ou manipulée)
VII: variable indépendante invoquée (ou assignée)
ÉN : Échelle nominale
ÉO : Échelle ordinale
ÉQ : Échelle quantitative

1. Hypothèse: les hommes consomment plus de bières que les femmes.

Variable(s) VI Niveaux VD VO VIP VII ÉN ÉO ÉQ

29
2. Hypothèse: plus le niveau de scolarité est élevé (secondaire, cégep, université), plus le
revenu annuel augmente.

Variable(s) VI Niveaux VD VO VIP VII ÉN ÉO ÉQ

3. Objectif: observer les comportements agressifs chez les enfants de 6 à 10 ans.

Variable(s) VI Niveaux VD VO VIP VII ÉN ÉO ÉQ

30
4. Hypothèse: plus le bruit dans une salle d'étude est élevé, moins on mémorise de mots.

Variable(s) VI Niveaux VD VO VIP VII ÉN ÉO ÉQ

5. Objectif: décrire les comportements de jeu selon le sexe des participant-e-s.

Variable(s) VI Niveaux VD VO VIP VII ÉN ÉO ÉQ

31
ÉTAPE 2 : COURS 13
LES MÉTHODES ET LES OUTILS

☞ POUR CHACUNE DES MISES EN SITUATION SUIVANTES, TROUVEZ LES

VARIABLES (PRÉCISEZ SA NATURE: VO, VII, VIP + LE TYPE DE MÉTHODE, LA


MÉTHODE ET L'OUTIL.

1. Une psychologue s'intéresse aux comportements de jeu des chiens. Elle décide donc
d'observer dans une pièce derrière un miroir sans tain cinq chiens âgés de quatre mois. Au
moyen d'une grille, elle note tous les comportements de jeu, leur fréquence ainsi que leur
durée.

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

2. Un sociologue se demande s'il existe une relation entre le jeu compulsif et le suicide. Il
obtient de la Sécurité publique des données sur le taux de suicide annuel par région et de
Loto-Québec des données relatives à la répartition des vidéos poker par région. Ses
analyses montrent que plus une région possède des vidéos poker, plus le taux de suicide de
cette région est élevé.

La ou les variable(s) : ________________________________________


Type de méthode et méthode : ________________________________
Outil : ___________________________________________________

3. Un psychologue spécialisé dans le domaine sportif administre à des athlètes un


questionnaire mesurant le niveau d'activité physique (ex : Combien d'entraînements par
semaine ?) et de stress (ex: Sur une échelle de 100, indiquez votre niveau de stress
quotidien.). Il constate que les athlètes qui se surentraînent (+ de quatre entraînements
/semaine) déclarent des niveaux de stress plus élevé que les autres athlètes.

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

32
4. Un chercheur s'intéresse à la peine de mort au Canada. Il veut connaître la conception
que les citoyens avaient de cette mesure de dissuasion dans les années cinquante. Pour ce
faire, il analyse tous les articles parus dans les quotidiens canadiens à fort tirage (+ de
50,000 copies) entre 1950 et 1960.

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

5. Dupont et Dupond (1999) ont interrogé trois individus qui ont connu intimement Maurice
Richard. Leur but est de mieux connaître le quotidien et la vie personnelle de ce célèbre
joueur de hockey.

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

6. Deux psychologues s'intéressent à une enfant de six ans qui présente des
comportements étranges. En effet, Mélodie se mutile deux ou trois fois par semaine. Elle
s'arrache les cheveux, s'égratigne le visage, se jète sur les murs etc. Dans un premier
temps, les psychologues décident donc de l'observer attentivement chez elle, à l'école, au
parc. Ils interrogent également ses parents et ses professeurs. Enfin, ils administrent à
Mélodie toute une batterie de tests visant à évaluer sa personnalité et son niveau
d'intelligence.

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

7. Une équipe de recherche s'interroge sur l'utilisation des ordinateurs à la maison. On


questionne 500 participants à ce sujet. Que font les gens avec leur ordinateur? Des loisirs,
de l'internet, du travail à domicile, de la programmation?

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

33
8. Une enseignante cherche à savoir si la méthode pédagogique qu'elle vient de développer
améliore les résultats scolaires de ses étudiants. Elle utilise sa nouvelle méthode avec une
classe, et l'ancienne méthode avec une autre classe. Le contenu des cours, la classe et le
matériel utilisé en classe est identique dans les deux groupes.

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

9. Un politologue s'intéresse aux facteurs qui expliquent pourquoi la syndicalisation du


Mcdonald de Springfield a échoué. Il interroge les employés, le propriétaire, quelques
clients pour connaître leur opinion.

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

10. Un psychologue social s'intéresse aux techniques de séduction dans les lieux publics.
Afin d'élaborer ses hypothèses, il fait la tournée de quelques bars de Montréal avec son
calepin, qui lui permettra de noter les comportements des clients de ces bars.

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil: ___________________________________________________

11. Une économiste étudie la relation entre la scolarité et le revenu. Il questionne 500
sujets afin de connaître leur revenu annuel et leur niveau scolarité. L'analyse de ces
données montre clairement que plus on est scolarisé, plus le salaire que l'on gagne est
élevé.

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

34
12. Un géographe effectue une étude dans le but de mieux cerner la relation entre la
fréquentation des parcs publics et leur dimension. Il observe 20 parcs de la ville de Laval,
mesure leur dimension en mètre2 et note le nombre d'individus présents dans le parc à
toutes les heures de la journée entre 8h et minuit, sept jours par semaine pendant 6 mois.

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

13. Un administrateur cherche à savoir pourquoi « Au pays des Géants», une garderie pour
nourrisson a fait faillite. Il interroge les parents des enfants, des éducateurs, les
propriétaires.

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

14. Un scientifique s'intéresse à la relation entre la répétition et la mémoire. Il donne à


deux groupes de sujets une liste de mots à retenir. Le premier groupe répète la série de
mots à deux reprises ; le second groupe à trois reprises. L'apprentissage se déroule dans la
même salle et chaque groupe à cinq minutes pour mémoriser la série. Les résultats de la
recherche montrent que plus le nombre de répétition augmente, plus grand est le nombre
de mots retenus.

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

15. Une psychopédagogue s'intéresse aux facteurs psychosociaux qui favorisent la


réussite scolaire au secondaire. Elle décide donc d'interroger 2000 étudiant-e-s de la
région de Montréal sur leurs habitudes de vie, leur milieu familial, et le temps consacré aux
études et au travail. Elle constate qu'au-delà de dix heures de travail rémunéré, la relation
entre le nombre d'échecs et le nombre d'heures travaillées est proportionnelle ; plus un
élève travaille, plus il échoue ses cours.

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

35
16. Une psychologue vient de mettre au point un programme de rééducation pour les
élèves du primaire ayant des troubles d'attention. D'une durée de 15 semaines, ce
programme propose aux garçons des exercices visant à augmenter la patience et l'effort.
Ces exercices ont lieu à tous les jours, après la classe, à raison d'une demi-heure par jour.
Un psychologue intéressé par ce projet décide d'en faire l'évaluation. Ils constituent donc
trois groupes au hasard (A et B et C). Les participants du groupe A reçoivent un
enseignement selon le nouveau programme ; ceux du groupe B selon l'ancien ; alors que les
participants du groupe C ne reçoivent aucun cours, et peuvent donc partir immédiatement.
La supervision du programme est assurée par le même professeur et les conditions
d'enseignement (salle, matériel, moment de la journée) sont identiques pour les deux
groupes. L'analyse des résultats révèle que les garçons du groupe A obtiennent de
meilleurs résultats scolaires que les garçons du groupe B et C. La différence entre A et B
ainsi qu'entre B et C sont significatives.

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

17. Un psychophysiologiste s'intéresse à l'effet de la lumière sur la concentration. Il


recrée donc en laboratoire trois salles de travail, identiques quant à leur forme et à leur
aménagement, mais éclairées de façons différentes ; la première par des halogènes, la
seconde par des néons et la dernière par des ampoules. Pour chaque niveau de la variable,
un groupe de 20 sujets est formé. Leur tâche consiste à taper une lettre standard de 500
mots. Tous les participants ont la même capacité de départ, soit quarante mots/minute. On
note le temps et les erreurs commises par chacun des participants.

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

18. Un psychométricien évalue les aptitudes logiques des étudiants en informatique au


collégial. À cette fin, il administre à 200 étudiant-e-s un test d'intelligence. Les résultats
indiquent que la capacité logique des étudiant-e-s augmente considérablement entre la
première et la troisième année.
La ou les variable(s) : _________________________________________
Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

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19. Un étudiant au doctorat en sociologie souhaite étudier l'engagement politique des
ethnies au Québec. À 500 Québécois d'origine italienne et grecque, il pose ces trois
questions: 1) êtes-vous membre d'un parti politique? 2) combien d'heures par mois
consacrez-vous aux activités de ce parti? 3) si vous n'êtes pas membre d'un parti, quelle
formation politique vous intéresse le plus ?

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

20. Un anthropologue s'intéresse au monde des camionneurs. Il loue un fardier et pendant


une année il travaille pour le compte d'une entreprise de transport tout en observant les
mœurs et coutumes des camionneurs.

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

21. Un chercheur se donne pour objectif de décrire comment les gens se sont organisés
pour affronter le verglas de 1998. Ils interrogent les gens qui ont été privés d'électricité
et ceux qui sont venus en aide aux sinistrés.

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

22. Une équipe de sexologues s'intéresse à l'effet de l'éducation sexuelle sur la


perception des rapports hommes/femmes. Pour ce faire, on forme aléatoirement deux
groupes de 30 sujets (secondaire V). Un premier groupe d'élèves reçoit un cours
d'éducation sexuelle d'une durée de 30 heures, à raison d'une période de deux heures par
semaine; un second reçoit un cours allégé, soit 15 périodes d'une heure par semaine. Tous
les cours sont dispensés par le même professeur, dans les même locaux, aux mêmes heures
de classe. À la fin des classes, les élèves doivent répondre à un questionnaire de perception
des rapports hommes/femmes.

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

37
23. Une criminologue veut savoir si les victimes de vol ont des comportements à risque:
portes et fenêtres mal verrouillées, balcon donnant accès à une fenêtre, cour mal éclairée
etc. À cette fin, elle analyse le contenu des rapports d'enquête de 200 infractions au
domicile commises à Laval.

La ou les variable(s): _________________________________________


Type de méthode et méthode: _________________________________
Outil: ___________________________________________________

24. Une recherche a pour but de mettre en évidence l'effet de la couleur sur la
performance au travail. Pour ce faire, les chercheurs recréent en laboratoire trois salles
de travail, identiques quant à leur éclairage et à leur aménagement, mais peintes de façons
différentes; la première est peinte en bleu, la seconde en rouge, la dernière en blanc. Pour
chaque niveau de la variable, un groupe de 20 employés est formé. La tâche de ces
employés consiste à taper une lettre standard de 500 mots. Tous les participants ont la
même capacité de départ, soit quarante mots/minute. On note le temps et les erreurs
commises dans chaque pièce. Les chercheurs en arrivent à la conclusion qu'il n'y a pas de
différence significative entre les trois groupes.

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

25. Un chercheur enregistre sur bande vidéo les comportements sociaux d'un groupe
d'enfants d'une garderie. Il codifie ensuite ces comportements au moyen d'une grille
d'observation afin de connaître leur fréquence et leur durée.

La ou les variable(s) : _________________________________________


Type de méthode et méthode : _________________________________
Outil : ___________________________________________________

38
ÉTAPE 2 : COURS 17

OPÉRATIONNALISATION DE VOS VARIABLES

☞ NOMMER, DÉFINIR ET OPÉRATIONNALISER LES PRINCIPAUX CONCEPTS DE

VOTRE RECHERCHE.

NOMMER:
La variable indépendante (X) = __________________________________

La variable dépendante (Y) = ____________________________________

DÉFINIR X:

DÉFINIR Y:

OPÉRATIONNALISER X ET Y:
Niveau 1
Variable indépendante-------I -------» Indicateurs _____________________
Niveau 2

Dimension 1 ___________ -------» Indicateur ________


Variable dépendante---------I
Dimension 2 ___________ -------» Indicateur ________

39
ÉTAPE 2 : COURS 18

LES VARIABLES PARASITES

☞ NEUTRALISER LES VARIABLES PARASITES DE VOTRE RECHERCHE :


Stratégies de contrôle des variables parasites (VP)
Éliminer Maintenir Équilibrer Répartir Ajouter Appliquer
Catégorie Facteurs les VP constante les VP au hasard un le procédé
s les VP les VP groupe du double
contrôle aveugle
Local
Milieu Éclairage
physique Bruit
Temps
Sexe de
l'expéri-
mentateur
Aspect de
l'expérimentat
Milieu
eur
social
Présence
d'observateur
Présence
d'autres
personnes
Sexe
Âge
Scolarité
Programme
Milieu socio-
Participant économique
Grandeur
Origine
ethnique
Religion
Beauté
Consignes
Durée de
Procédure l'observation
ou du
questionnaire

40
ÉTAPE 4 : COURS 28-29

L'INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS

☞ À PARTIR DES RÉSULTATS DE L’ANALYSE DES DONNÉES DE LA RECHERCHE

SUR LES DIFFÉRENCES SEXUELLES, EXPLIQUE MAINTENANT POURQUOI LES


HOMMES ONT UN MEILLEUR REVENU QUE LES FEMMES. QUELLES SONT LES
CAUSES DE CET ÉCART ?

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☞ CRITIQUE LES RÉSULTATS DE CETTE RECHERCHE.

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☞ ÉVALUE LA PORTÉE DES RÉSULTATS DE CETTE RECHERCHE.

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☞ QUELLES SONT LES PROSPECTIVES DE CETTE RECHERCHE


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?

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____________________________________________________________________
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☞ QUELLES CONCLUSIONS PEUT-ON TIRER DE CETTE RECHERCHE ?

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