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ne pas jeter sur la voie publique

papier recyclable

ne pas jeter sur la voie publique papier recyclable [ 1 ] L e GRATUIT d
ne pas jeter sur la voie publique papier recyclable [ 1 ] L e GRATUIT d

[1]

L e

GRATUIT

d é v e l o p p e m e n t

d u r a b l e ,

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v i v r e

Les nouveaux

Les nouveaux

deux-roues

deux-roues

électriques

électriques

Jean-Louis Borloo

Jean-Louis Borloo

Pour un Grenelle permanent

Pour un Grenelle permanent

Lambert Wilson

Lambert Wilson

Le militant

Le militant

[ ET AUSSI : MODE, BEAUTÉ, VOYAGE… ]

PARTICIPER Innovations, réflexions, consommation… à chacun sa manière d’agir Interview Jean-Louis Borloo : « Il doit

PARTICIPER

Innovations, réflexions, consommation… à chacun sa manière d’agir

Interview Jean-Louis Borloo :

« Il doit y avoir un Grenelle permanent »

p. 4

Zests

p. 6/8

Développement durable Patrons, qu’avez-vous fait ?

p. 10

Quand arrêtera-t-on de fumer le carbone ?

p. 12

S’ENGAGER

Célèbres et passionnés, ils nous invitent à un monde meilleur

Interview Lamber t Wilson, le

militant

p. 14

Portrait Bougrain Dubourg, Allain avec deux ailes

p. 18

S’AIMER

Pour être bien, beau et écolo

Un hiver en bio-té !

p. 20

Zests

p. 24

COCOONER

Déco, livres, produits d’intérieur pour un chez soi sain et câlin

L’informatique, une souris verte… Zests

SAVOURER

p. 26

p. 28

Produits bio et éthiques, bonnes recettes, croquez la vie en pleine

santé !

Bon, pollué, surpêché :

le pavé de poisson dans la mare !

p. 30

Zests

p. 32

BOUGER

Pour (se) conduire en vert et contre tout

Les deux-roues électriques sur la bonne voie

p. 34

Zests

p. 36

VOYAGER

Paradis sauvegardés et contrées protégées par des amoureux

de la nature

Reportage Namibie, royaume des dunes

p. 38

Zests

p. 46

[EDITO]

PARTICIPER Innovations, réflexions, consommation… à chacun sa manière d’agir Interview Jean-Louis Borloo : « Il doit

« Il était temps ! », direz-vous peut-être. Sans doute. Après l’effervescence du Grenelle de l’environnement, Néo Planète arrive au bon moment. Gratuit - pour que le développement durable soit bel et bien l’affaire de tous -

et ouvert sur tous les sujets, parce que défendre l’environnement n’est pas seulement une question politique mais aussi une façon d’être, de consommer avec intelligence, de penser la fragilité du monde… Néo Planète, nouvelle planète, nouvel art de vivre pour croquer la pomme (bio, bien sûr) avec une gourmandise reconnaissante.

Ni moralisme ni pessimisme simplificateurs,

mais la vision de lendemains juste différents et des infos concrètes pour changer les choses au quotidien. L’écologie est aussi une envie de s’entraider. Merci à Lambert Wilson, au ministre Jean-Louis Borloo et à Allain Bougrain Dubourg, trois personnalités aussi différentes que passionnées qui, sans hésitation et malgré des agendas surchargés, ont accepté avec

enthousiasme de nous parler de leurs convictions. Du plaisir (voyage, beauté, mode…)

et de la réflexion (réchauffement climatique,

développement durable…) pour vivre différemment et sourire à l’avenir.

YOLAINE DE LA BIGNE

Rédactrice en Chef

Editeur : Hervé Pointillart, Tél. : 06 07 31 03 29 - hp@neoplanete.eu Directrice de la publication, rédactrice en chef : Yolaine de la Bigne, ydb@neoplanete.eu • Rédacteur en chef adjoint : Stéphane Aitaissa, sa@neoplanete.eu Directrice Artistique : Florence Le Bars, flb@neoplanete.eu Secrétaire de rédaction : Gaelle Cazaban, gc@neoplanete.eu • Service photo : Géraldine Le Guyader, gl@neoplanete.eu Directrice de publicité : Elisabeth Lecuyer, Tél. : 06 16 95 26 61, el@neoplanete.eu Communication : Anne-Sybille Riguidel, Tél. : 01 46 67 13 23 - 06 32 10 26 38, annesybille.riguidel@communication-compagnie.com

Ont collaboré à ce numéro :

Jean-François Guggenheim, Aurélia Hermange, Romée de La Bigne, Elizabeth Reiss, Vincent Rondreux.

Néo Planète est imprimé sur papier recyclable Néo Planète est édité par HP Conseils - 33 rue de Chazelles - 75017 PARIS N° Siret : 439 832 510

[PARTICIPER]

Alors que les résultats du Grenelle vont être bientôt rendus publics, le ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables est optimiste, en sachant

que l’arbre ne doit pas cacher la forêt.

Par Yolaine de la Bigne

. d r.
.
d r.

JEAn-LouIs BoRLoo :

« Il doit y avoir un Grenelle permanent »

Yolaine de la Bigne : Plus de 300 000 connexions sur le site legrenelle-environnement.fr ; entre 1 000 et 1 500 participants dans chaque réunion régionale… Après cette émulation, comment voyez- vous l’année 2008 ? Jean-Louis Borloo : 2008 doit être l’année du passage à l’acte. L’objectif, c’est d’avoir finalisé au début de l’an- née prochaine, nos quinze à vingt programmes sectoriels avec des me- sures concrètes. Et les chantiers ne manquent pas : habitat, agriculture bio, énergies renouvelables, étique- tage des produits… Nous voulons de vraies ruptures avec des changements rapides et visibles que les Français peuvent s’approprier.

YB : Le Grenelle de l’environnement est une nouveauté démocratique extraordinaire. Peut-il se pérenniser ?

JLB : Pour beaucoup, le Grenelle est un peu un « objet politique non identifié ». Nous avons réuni des ac- teurs qui n’avaient pas l’habitude de se parler : associations, partenaires sociaux, entreprises, collectivités loca-

les pour un vrai débat où on se dit les choses, où chacun est respecté. Le

Grenelle n’est pas un point final mais

bien un point de départ. Nous avons trouvé un cadre de travail certes un peu hors norme, mais dans lequel

on peut avancer ensemble. Il doit y avoir un Grenelle permanent avec des rendez-vous réguliers pour véri-

fier que les mesures prises soient bien

appliquées.

plètement changé d’ère. Les initiati- ves se multiplient dans la grande dis- tribution, le bâtiment, l’automobile… L’Etat quant à lui doit être exemplaire.

On ne peut pas d’un côté demander

aux Français et aux entreprises de

YB : Des assurances américaines protègent les biens environnemen- taux parce qu’ils ont une valeur.

L’écologie a-t-elle un prix ? JLB : Nous devons faire, petit à pe- tit, la vérité sur les prix écologiques.

L’idée, c’est de faire figurer à côté du prix en euros, le prix « en carbone ».

Par exemple :

consommer des fraises en hiver, ça coûte plus de car- bone que de man-

s’y mettre, si de l’autre côté, l’Etat ne

montre pas l’exemple. Nous venons ainsi de réaliser le bilan carbone du ministère pour voir comment réduire

nos émissions de CO 2 . Nous avons par exemple opté pour des ampou- les basse consommation. Et puis je viens d’installer une visioconférence pour limiter au

maximum

les

déplacements. Je souhaite que les autres ministères fassent la même

[Informer les Français pour qu’ils consomment « militant »]

ger des fraises en été. Parce que, en hiver, on est obligé d’importer les fraises d’un autre conti- nent. Grâce à cette information, les Français pourront consommer « mi- litant ». Ils se diront : « Je vais acheter tel produit parce que sa fabrication nécessite moins de carbone que tel autre ». Ils ne paieront pas plus cher, mais ils pourront faire un geste pour la planète. C’est aussi ça, le passage à l’acte.

chose . La « révolution écologique »

c’est partout et à tous les étages.

YB : Envisagez-vous une « excep-

tion française » écologique ? JLB : Ce que nous faisons est regardé de très près par beaucoup de pays étrangers et par l’ONU. La France est un peu le laboratoire mondial du développement durable. Nous allons

enfin essayer de démontrer qu’on

YB : Certains pointent du doigt l’Etat français et l’administration qui auraient freiné les choses. JLB : Je crois que nous avons com-

peut très bien être compétitif, gagner des parts de marché, et respecter l’environnement. L’idée ce n’est pas d’être les seuls au monde, mais d’être

les premiers.

[ ]

* sondage LH2 du 27 septembre 2007

d.r.

© sxc.hu/andy stafiniak

[PARTICIPER] ZESTS

© - pere castor flammarion
©
-
pere castor
flammarion

PouR MouSSAIllonS

Loïc Perron raconte les aventures de Timousse et propose aux enfants

une vraie réflexion

[B.A.] : RESPECT ThE MounTAInS

Haro sur les mégots, canettes vides, gants perdus et autres détritus retrouvés

sur les sommets dès la fonte des neiges ! Créée en 2004, la fondation néerlandaise « Respect the Moutains » lutte pour la préservation de la nature et de l’environnement dans les Alpes,

afin que les générations futures puissent profiter d’une montagne propre.

www. respectthemountains.com

© sxc.hu/alx alfeirau
© sxc.hu/alx alfeirau

sur la sauvegarde des océans, grâce à des textes émouvants et 19 chansons. A la fois ludique et pédagogique.

« L’Opéra Plouf » de Pol-Serge Kakon (Editions Père Castor)

d . r . © sxc . hu / andy stafiniak [ PARTICIPER ] © -

DE l A SAl AMAnDRE à l A ToRTuE luTh

Prendre conscience au jour le jour de la richesse de notre biodi- versité et des dangers qu’elle court sera plus facile en feuilletant cet agenda 2008, qui présente les portraits de 12 espèces emblé- matiques. On y apprend comment le lynx est revenu en France, pourquoi la salamandre était l’emblème de François I er, combien il existe d’espèces de sabots-de-Vénus, qu’est-ce qui menace les petits de la tortue luth… Agenda Faune Flore 2008,

éditons Delachaux et Niestlé, 176 pages, 95 €

EColo RIgolo

Bon houblon

Des chercheurs australiens ont mis au point une pile à combustible qui transforme les eaux usées des brasseries en électricité, par l’action des bactéries. Elle digère les résidus de sucre, de levure et d’alcool et crée une réaction chimique qui permettrait d’obtenir 2 kilowatts de courant, l’équivalent des besoins énergétiques d’une petite mai- son. En plus de produire de l’électricité, cette pile fournira aussi de l’eau propre. Santé !

Flairez le métier !

d . r . © sxc . hu / andy stafiniak [ PARTICIPER ] © -

Vachement spécial

Le fumier générateur d’électricité, telle est la découverte de chercheurs de l’université de l’Ohio, qui sont parvenus à recharger leur téléphone portable en mettant en série plusieurs piles « nourries » à la bouse de vache. Au Japon, une équipe de chercheurs a réussi à extraire 1,4 millilitres de carburant à partir de 100 grammes de bouse de vache, tandis que des confrères signaient une première mondiale en isolant des matières fécales de bétail un délicieux arôme de vanille, qui pourrait être utilisé dans du shampoing ou des bougies par- fumées. Un bel exemple de recyclage !

En Chine, la station de surveillance

de Panyu va recruter des « nez » afin

les crocodiles ont la dent dure contre les braconniers

de détecter des gaz polluants dans l’at- mosphère. Le vice-président de la station, Liu Jingcai, explique qu’ainsi ils « peuvent distinguer des centaines d’odeurs qui pourraient rendre les gens malades et en évaluer la concentr ation ».

Les autorités indiennes ont lâché des centaines de croco- diles dans la jungle. Pas moins de 400 reptiles patrouillent ainsi dans les mangroves de l’est du pays pour empêcher les coupes illicites de bois et protéger les tigres du Bengale. On en comptait 270 en 2004, plus de la moitié aurait été décimée par les braconniers.

© sxc.hu/laura nubuck

[ ]

Nous imaginons aujourd’hui des énergies renouvelables pour répondre aux défis environnementaux de demain. Le développement de
Nous imaginons aujourd’hui des énergies
renouvelables pour répondre aux défis
environnementaux de demain.
Le développement de l’énergie solaire
et l’exploitation des champs d’éoliennes
constituent de nouvelles solutions
énergétiques qui complètent d’ores
et déjà nos offres gaz naturel.
L’énergie est notre avenir,
économisons-la !
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Une énergie nouvelle entre nous
- Crédit photo : D. Vinson - Centre nautique L’Archipel - Castres / Architectes : Michel Sery et Vincent Defos du Rau - Gaz de France SA au capital de 983 871 988 € - 542 107 651 RCS Paris

[PARTICIPER]

ZEsTs

© www.gci-grey.com
© www.gci-grey.com

Y A-T-IL unE vIE APRès LA CAnETTE ?

Une heure pour la transformer en vase ou en pot à crayons comme Gci-Grey. D’autres infos sur gielbb.com Six semaines, pour que ce bout de ferraille récupéré redevienne une canette. 100 % recyclable, celle-ci peut être utilisée dans de multiples applications allant d’un vélo (670 canettes environ) à un avion, en passant par une voiture.

Une tonne de canettes recyclées permet

d’économiser l’équivalent d’une année de consommation d’énergie pour une famille de trois personnes.

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portail dédié à la consom- mation durable sous toutes ses formes, du vêtement en coton bio au café équitable. Casino qui a lancé un système d’étiquetage responsable pour ses produits.

L’EnvIRonnEmEnT fAIT son CInémA avec le Festival du film pour l’environnement, qui présente des films passionnants
L’EnvIRonnEmEnT
fAIT son CInémA
avec le Festival du film pour
l’environnement, qui présente des films
passionnants sur notre planète.
Parmi les surprises attendues,
Les Animaux amoureux, documentaire
de Laurent Charbonnier et Uzhan,
de Volker Schlöndorff, épopée
avec Philippe Torreton dans
les steppes d’Asie centrale.
21 au 27 novembre,
la Pagode à Paris 7 e .
Entrée libre.
www.festivalenvironnement.fr
© 2007 - thomas faehrmann/fly times picture
.
d r.

Engrais, pesticides, labours…

Les sols meurent par Vincent Rondreux

Le saviez-vous ? 80 % de la biomasse vivante de la terre se trouvent dans les sols. Oui, mais voilà : ces sols sont menacés… Alliage de matière minérale et de matière organique, ce sont de véritables systèmes de vie (racines, microbes, champignons, vers de terre…) qui s’organisent pour pomper l’eau ou la guider vers les nappes, pour fabriquer, déplacer et remonter vers la surface les éléments nutritifs, l’humus. Ces systèmes de vie structurent le sol, l’aèrent, le protègent contre les agressions extérieures. Or, l’agriculture telle qu’elle est généralement pratiquée, traite le sol « comme une matière inerte », sans se soucier du devenir ou même de l’aide que pourrait lui apporter ce monde vivant. « Les engrais chimiques favorisent la minéralisation de la matière organique. Les pesticides détruisent la faune souterraine », prêchent depuis des années Lydia et Claude Bourguignon. Microbiologistes reconnus, anciens de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique), ils ont créé leur propre laboratoire en Bourgogne, le LAMS (Laboratoire d’analyse microbiologique des sols), travaillant notamment avec des vignerons.

« On perd en moyenne 10 tonnes de sol par hectare et par an »

Pour eux, aucun doute : labourer en profondeur, disons à plus de 10 cm, brise le fonctionnement de cette vie souterraine. « Quand vous labourez, vous tassez les sols, ce qui empêche l’oxygène de passer. Et vous arrêtez la production d’humus. Les animaux qui vivaient en surface meurent. C’est comme si vous retourniez votre peau », image Lydia Bourguignon. « Et quand il n’y a plus de vie, la terre ne retient plus l’eau mais au contraire s’en va, notamment dans les rivières ». Cela s’appelle l’érosion. Et l’érosion entraîne les inondations,

les glissements de terrain

« Chaque année, on

... perd 10 tonnes de sol par hectare, mais ça peut être plus, 30 à 40 tonnes dans certains endroits en France », évalue-t-elle. Néanmoins, « la Terre n’est pas rancunière », assure Lydia Bourguignon. Pour inverser la tendance, il faut simplement « cesser de violer les lois du sol et essayer de les comprendre ». Grâce notamment à une agriculture sans labour, « le semis direct sous couvert végétal », encore peu développé, qui « permet au sol de se restructurer progressivement. Et par hectare, il capte à l’atmosphère 4 tonnes de CO 2 pendant qu’un labour en émet une tonne… »

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Publié par HSBC France - © Corbis

Etre ouvert sur le monde, c’est comprendre les différences de points de vue.

HSBC s’engage en menant une politique de financement respectueuse de l’environnement, notamment vis-à-vis des secteurs sensibles tels que l’eau potable, la forêt, la chimie, les industries extractives et l’énergie.

Pour en savoir plus, connectez-vous sur notre site Internet, rubrique : A propos d’HSBC / Une banque responsable.

www.hsbc.fr

protégé protégé menacé menacé Publié par HSBC France - © Corbis Etre ouvert sur le monde,
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photos : d.r.

[PARTICIPER]

Cinq ans après avoir interrogé vingt et un patrons de grandes entreprises , Teddy Follenfant signe un nouveau livre pour faire un bilan de leurs actions ** . Alors ? Jolis progrès, mais le chantier reste vaste…

*

Par Yolaine de la Bigne

Développement durable :

PATRons, qu’AvEz-vous FAIT ?

Yolaine de la Bigne : Constatez-vous une véritable évolution ?

Teddy Follenfant : Incontestablement ! Il y a cinq ans le dis- cour s était encore très marqué par le marketing et l’effet de mode. Aujourd’hui, les chefs d’entreprise ont compris les véritables difficultés de l’enjeu et savent ce qui les at- tend : un bouleversement en profondeur. Certains recon- naissent d’ailleurs leurs faiblesses, ce qui est bon signe pour de véritables efforts.

YB : Le terme même de développement durable n’est-il pas ambigu ? Il sous-entend continuer la course folle à la croissance qui entraîne parfois certains excès ?

tions à grande majorité masculine. Mais il y a cinq ans, nous n’avions interrogé que des hommes. Cette année, nous avons interviewé une femme, ce n’est pas grand progrès mais c’est déjà ça ! D’autant qu’elle est formidable, Myriam Maestroni, directrice générale de Primagaz qui est arrivé dans un univers de machos et qui s’est particulièrement bien adaptée. Quand, par exemple, elle veut être plus pro- che de ses clients et qu’on arrête de leur vendre des « ci- ter nes » cela provoque un choc culturel dans l’entreprise, alors elle n’hésite pas à faire installer sur le parking une citerne rose bonbon pour rappeler à chacun ce change- ment ! Je pense que les femmes donnent un autre sens à une entreprise.

TF : Il s’agit surtout d’un changement éco- nomique respectant l’environnement mais qui continue d’apporter l’emploi et la croissance aux hommes, notamment dans les pays pauvres. Les patrons veulent tou- jour s aller de l’avant, c’est leur travail, mais avec de véritables valeurs comme l’aména- gement du territoire et aussi de nouvelles techniques. Des pans entiers de nos indus- tr ies vont être abandonnés et des secteurs primordiaux vont exploser, comme la gestion des déchets par exemple.

YB : Défendre l’environnement, c’est défendre aussi les hommes, et donc les femmes, qui y vivent. Dans votre livre vous abordez la question de la parité. Où en est-on ?

TF : Il est clair que cela fait partie des points faibles. La plu- par t le regrettent mais continuent de régner sur des direc-

photos : d . r . [ PARTICIPER ] Cinq ans après avoir interrogé vingt et

YB : On a le sentiment que certains chefs d’entreprise restent sur la défensive comme René Carron, président de Crédit Agricole SA, à propos des OGM ou de la pollution de l’agriculture. Ou Christophe de Margerie, Directeur général

de Total qui ne semble pas prêt à certaines remi- ses en question. TF : Il y a les entreprises et puis il y a les hommes avec leur culture, leur vécu. René Carron est un terrien, il réagit en homme issu du milieu paysan. Quant à Total, il y a cinq ans, j’ai été reçu par le P-Dg de l’époque, Thierry Desmarest d’une façon très pro- tocolaire , tout au sommet de sa tour, tel Dieu qui refusait de répondre aux questions qui l’embarrassait. Cette année,

le changement d’accueil était très significatif : Christophe

de Margerie m’a donné rendez-vous dans un café et a ac- cepté de parler de tout, notamment sur l’action de Total en Birmanie. Il considère qu’imposer un embargo fait davanta-

[ 10 ]

© sxc.hu/john nyberg

Le développement de l’écologie passera par l’innovation.

Morceaux choisis

ge souffrir les populations que les régimes et que, quels que

soient les dirigeants d’un pays, ses habitants ont toujours

besoin d’énergie et de croissance. Ca se défend.

YB : On vous sent plutôt optimiste. La France accuse

pourtant un certain retard en développement durable.

TF : Pas du côté des entreprises ! Nous en comptons de

nombreuses qui sont parmi les plus performantes au mon-

de comme Suez ou Michelin. Le problème est la mentalité

française très anti-patron, notamment vis-à-vis des grands

groupes .. Et puis l’administration ! Ce sont les politiques qui

sont en retard chez nous. Le développement durable -un

mot qui veut tout dire et rien dire d’ailleurs, car venant de

la mauvaise traduction de « Sustainable development » qui

signifie exactement développement soutenable, souhaita-

ble-, c’est une affaire d’ingénieurs ici, alors que cela doit

concerner tout le monde, les écoles, les universités…

YB : Pour conclure, votre « Top Five » parmi ces grands

patrons ?

TF : Ceux qui s’engagent aussi personnellement, qui veu-

lent réellement faire évoluer leur entreprise et leur pays :

Bertrand Collomb (Lafarge), Jean-Paul Bailly (La Poste),

Louis Gallois (EADS), Gérard Mestrallet (Suez) et Jean-

François Dehecq (Sanofi-Aventis).

« L’idéal de l’homme du XXI e siècle, ce n’est pas l’homme qui vit de nouveau en autarcie, qui ne sait rien parce qu’il n’y a pas de communications… La noblesse de l’homme, c’est qu’il a découvert sa capacité à maîtriser le monde, à acquérir la connaissance mais il doit apprendre à respecter la planète dans le cadre de cette maîtr ise. »

Bertrand Collomb, président d’honneur de Lafarge

« Le respect des dimensions sociale, sociétale et environnementale n’est pas une charge supplémentaire, mais bel et bien une oppor tunité de progrès. »

Joël Séché, président-directeur général de Séché Environnement

© sxc . hu / john nyberg Le développement de l’écologie passera par l’innovation. Morceaux choisis

« Il existe de réelles différences entre l’approche européenne, d’une part et les approches américaine ou asiatique, d’autre part (…). S’il m’apparaît excellent et indispensable que l’Europe prenne le leadership en la matière (de développement durable), au niveau mondial, nous ne pouvons pas avoir durablement des législations environnementales à deux vitesses. Cela aurait pour conséquence d’avoir des normes contraignantes

en Europe… et les activités les plus polluantes ailleurs. L’industrie européenne en souffrirait sans que la pollution globale soit diminuée. »

Louis Gallois, président exécutif d’EADS

« La croissance, ça veut dire la liberté. La circulation aérienne c’est d’abord le tourisme… Peut-on empêcher les hommes

de découvr ir le monde ? Il ne faut pas trop pénaliser cette liberté.

Mais il faut réussir des réductions de consommations spécifiques qui

permettent de compenser la croissance de la demande et au-delà. La réponse est dans la technologie, donc dans l’innovation »

Francis Mer, président du conseil de surveillance de Safran

© sxc . hu / john nyberg Le développement de l’écologie passera par l’innovation. Morceaux choisis

« Dans un monde où trois milliards d’êtres humains

vivent avec moins de deux euros par jour et où les ressources naturelles et les équilibres écologiques sont menacées, le changement des comportements est impératif. Les progrès technologiques et la science permettront

de progresser mais ne suffiront pas . »

Gérard Mestrallet, président-directeur général de Suez

* « Développement durable, 21 patrons s’engagent », coécrit avec Pierre Delaporte, éditions le cherche midi ** « Développement durable, cinq ans après : la métamorphose », coécrit

avec Claire Tutenuit, éditions le cherche midi

[ 11 ]

« La prise de conscience que 80 % de la population mondiale n’a pas

accès au médicament nous amène à prendre des positions engagées, qui ne sont pas toujours bien accueillies même dans notre secteur (…) oui, je crois que les riches doivent payer pour les pauvres ! »

Jean-François Dehecq, président de Sanofi-Aventis

www.neoplanete.eu

© sxc.hu/paul ijsendoorn

[PARTICIPER]

Energie, industrie, agriculture, transport, consommation, habitat… Face à la problématique climatique, les possibilités de réduction des émissions de gaz à effet de serre, existent. Reste à vraiment vouloir les appliquer.

Par Vincent Rondreux

QuAnd ARRêTERA-T-on dE fumER lE CARbonE ?

Le Groupe d’experts intergouver- nemental sur l’évolution du climat

(GIEC), (qui vient de se voir attribuer

le prix Nobel de la Paix) se réunit

à Valence, en Espagne, du 12 au

17 novembre, afin d’établir la synthèse

des trois rapports qu’il a publié cette

année. Pour quelque 2 500 scien-

tifiques du monde entier, il s’agit de

l’aboutissement d’un travail de six ans

destiné à faire émerger des constats

Parmi les pistes à développer, les énergies nouvelles. © sxc.hu/lars sundström
Parmi les pistes à
développer, les énergies
nouvelles.
© sxc.hu/lars sundström

communs, principalement la mise en

danger de notre machine climatique,

déséquilibrée entre autres par l’essor

des énergies fossiles (charbon, pétro-

le, gaz…).

Des mesures sont à prendre dès

maintenant pour s’adapter, atténuer

des conséquences déjà prévisibles et

limiter les risques futurs, notamment

d’emballement ou de « surprise » cli-

matique. Comprise entre +1,1 °C et

+6,4 °C, la fourchette d’estimation de

la hausse possible au XXI e siècle de

la température moyenne à la surface

de la Terre (qui est de 15 °C environ

actuellement), illustre cette marge

d’action.

15 pistes pour lutter contre la surchauffe

En suivant les travaux des chercheurs

du GIEC, il est possible de déterminer

une quinzaine de pistes « réalistes »,

souvent complémentaires, mais sans

qu’aucune ne soit suffisante.

1- Allier respect environnemen-

tal et croissance. Aujourd’hui, notre

conception de la croissance ignore les

dommages futurs qu’elle provoque et

la finitude des ressources naturelles.

2-

Créer

des

outils

financiers

pour faire levier. Exemple : une taxe

carbone qui serait régulièrement aug-

[ 12 ]

mentée, notamment pour stimuler la

« décarbonisation ».

3-

Capter et stocker le CO 2 ,

en

premier lieu dans les puits vidés de

leur gaz ou de leur pétrole, et en par-

ticulier pour l’industrie, voire la pro-

duction d’hydrogène.

4-

Piéger ou conserver plus de

carbone dans les végétaux et le

sol, notamment en modifiant des

pratiques agricoles.

5-

Optimiser

l’utilisation

des

forêts, en stockant durablement

(construction, aménagement…) le

bois adulte et en le remplaçant par de

jeunes arbres, grands consommateurs

de CO 2 pendant leur croissance.

6- Développer les énergies nou-

velles : solaire, géothermie, hydrau-

lique, éolien, technologies liées à la

biomasse, au recyclage des déchets

et des gaz, aux énergies de la mer…

Mais aussi énergie nucléaire, ce qui fait

débat.

7- Economiser l’énergie, en limi-

tant les besoins (déplacements, chauf-

fage…), en sélectionnant les techno-

logies ou les produits les moins émet-

teurs, en dématérialisant le travail…

8- Améliorer l’efficacité énergé-

tique des appareils électriques, des

moyens de transport, des bâtiments…

et développer le recyclage.

9- Booster le rendement énergé- tique des installations, grâce par

exemple à la cogénération, qui utilise

la chaleur produite par tout système

de fabrication d’énergie, chaleur habi-

tuellement perdue. Mais aussi grâce à

l’isolation, à l’utilisation de nouveaux

matériaux…

10- Changer le système énergé-

tique. Face à un système centralisé

(la centrale qui distribue l’énergie)

peut exister un système beaucoup

plus éclaté, avec plein de petits points

de production. La maison à énergie

positive, c’est-à-dire qui produit plus

d’énergie qu’elle n’en consomme, en

est l’aboutissement.

11- Repenser les constructions.

Nos anciens pensaient leur habitat

en fonction du climat : orientation,

ouvertures, pentes de toit… Notions

à redécouvrir.

12- Redéfinir l’organisation ur- baine et l’aménagement du terri-

toire, guidée depuis des années par

la voiture : développement du rail, des

voies d’eau…

13-

Modifier les modes de vie,

notamment les comportements de

consommation dans les pays déve-

loppés (produits manufacturés, ali-

mentation, voyages…).

14-

Développer

la

recherche

sur les capteurs naturels de carbo-

ne (plancton, basalte…), la photosyn-

thèse artificielle, la transformation du

CO 2 en carbonate solide, l’hydrogè-

ne, la fusion nucléaire…

Repenser nos constructions en fonction de l’énergie.

15-

Informer

chaque

citoyen,

directement concerné, et également

partager les nouvelles technologies

avec les pays moins développés.

Stratégie globale de « décarbonisation »

© sxc.hu/trouble 550
© sxc.hu/trouble 550

Dirigeant le Carbon Mitigation Initiative (projet de réduction de

[Sites internet]

carbone) à l’Université de Princeton,

www.ipcc.ch (site du Giec,

aux Etats-Unis, Robert Socolow,

avec des rapports en ligne, en anglais

professeur de génie mécanique, et

mais avec une partie en français)

Stephen Pacala, professeur d’écologie,

www.princeton.edu/~cmi/ (site du

ont même mis au point une straté-

Carbon mitigation initiative, en anglais)

gie globale de « décarbonisation »

www.manicore.com

qui, parallèlement à l’exploration de

(site personnel de l’ingénieur-climat

nouvelles pistes énergétiques, abou-

Jean-Marc Jancovici)

tit pour les 50 prochaines années,

www.legrenelle-environnement.

à faire des choix dans un ensemble

fr/grenelle-environnement/

de possibilités concrètes de réduc-

[Bibliographie]

tion des émissions de carbone, dans

moult domaines (transports, produc-

L’Homme face au climat,

tion électrique, captation du carbone,

Collège de France, sous la direction

agriculture, énergies non fossiles…).

d’Edouard Bard. Odile Jacob. 2006.

Objectif : parvenir de manière prag-

Le plein s’il vous plaît,

matique à une baisse préalablement

Jean-Marc Jancovici et Alain

déterminée. Mais il existe aussi

Grandjean. Seuil. 2006.

des difficultés de mise en place.

Domestiquer l’effet de serre,

D’où l’obligation d’agir de concert au

Francis Meunier. Dunod. 2005.

niveau international, d’apprendre à vi-

La Vie après le pétrole, Jean-Luc

vre autrement, c’est-à-dire à produire

Wingert. Autrement. 2005.

autrement, à se déplacer autrement,

Pour un pacte écologique,

à consommer autrement… Un peu

Nicolas Hulot. Calmann-Lévy. 2006.

comme quand on arrête le tabac,

So watt ? L’énergie : une affaire

comparaison qu’ont pu faire l’ingé-

de citoyens, Benjamin Dessus,

nieur spécialisé dans les questions cli-

Hélène Gassin. L’Aube. 2004.

matiques, Jean-Marc Jancovici, et l’éco-

Kyoto et l’économie de l’effet de serre,

nomiste Alain Grandjean (Le Plein s’il

Roger Guesnerie. Rapport.

vous plaît, éditions du Seuil, 2006).

La Documentation française. 2003

Cela paraît dur au départ, on peut re-

Géosciences n°3, mars 2006 :

chuter, mais le pari est de gagner en

Le changement climatique.

santé, en confort et en qualité de

Courrier International – Hors-série

vie. D’acquérir un nouvel art de vivre

octobre-novembre-décembre 2006 :

en somme ! Alors, quand est-ce qu’on

Trop chaud.

arrête de fumer le carbone ? Quand

Pour la science, dossier 54,

est-ce qu’on ne regarde plus à côté

janvier-mars 2007 : Comment éviter

de la maison qui brûle ?

la surchauffe.

[ 13 ]

www.neoplanete.eu

[S’ENGAGER]

© jérôme prébois
© jérôme prébois

[ 14 ]

Il crée la surprise avec un nouvel album, peaufine sa nouvelle mise en scène de Bérénice, sort deux films début 2008…

Le beau Lambert Wilson aux multiples talents est sur tous les fronts. Notamment sur celui de la défense de l’environnement. Mais pour cet adhérent de Greenpeace,

la prise de conscience ne date pas d’hier.

Par Yolaine de la Bigne

Lambert Wilson

Le miLitAnt

Yolaine de la Bigne : Greenpeace est une association,

particulièrement intègre et dynamique, que les Français

ne comprennent pas toujours. Cela correspond à vos

envies profondes ?

Lambert Wilson : J’ai adhéré à d’autres associations

auparavant, mais j’en cherchais une qui avait une approche

globale de la situation pour travailler en profondeur sur

le changement de notre perception du monde. Cela

fait environ 6 ans que je les aide comme je peux, quitte

à m’attacher à des camions pour protester contre la

déforestation ou à arracher des cultures OGM. J’admire les

valeurs de Greenpeace, son intelligence de la communication,

l’efficacité de ses méthodes et son activisme non violent.

se dégrader, les animaux disparaître. Et puis entre 17 et

20 ans, j’ai vécu en Angleterre et cela a beaucoup modifié

ma vision des choses. Les protestants du Nord de l’Europe

ont une conception de la vie très différente des catholiques

du Sud, ils ont un sentiment très fort de responsabilité vis

à vis de la communauté. Entretenir l’environnement pour

eux, respecter ce qu’il y a autour de soi, c’est respecter les

autre, c’est un acte de civisme.

YB : Votre famille était-elle aussi sensible à la nature ?

LW : Mes parents n’étaient pas des militants, mais ils

aimaient surtout la beauté d’un lieu. Par exemple, l’été

nous allions dans le Midi, dans une maison située sur une

Partout où je vais dans le monde, je rencontre des militants

de Greenpeace très courageux, parfois menacés de mort,

et prêts à beaucoup de sacrifices pour

colline superbe, qu’ils ne voulaient pas voir dévaster par

des pylônes. Donc nous vivions sans électricité. Souvenirs

sublimes… Ca n’a pas duré bien sûr. Ma

leurs convictions.

YB : Y a-t-il eu un déclic particulier

pour déclencher votre fibre

écologiste ?

LW : Très clairement le premier choc

[Ado, j’ai été frappé par notre vie déconnectée de la nature]

mère avait tout de même déjà une vraie

conscience du danger de la pollution :

on ne devait pas salir, jeter des déchets

n’importe où, on fermait les fenêtres

de la voiture en entrant dans un tunnel

pour ne pas respirer un air vicié, etc.

pétrolier ! J’étais un ado comme les

autres et tout d’un coup, nous prenions conscience de notre

dépendance à l’énergie fossile. Sans parler déjà d’écologie,

j’ai compris à quel point, sans nous en rendre compte, nous

étions déconnectés de la nature, de la réalité. J’ai commencé

à rêver de vie loin du monde et autres fantasmes utopiques.

D’autant que j’avais la chance d’habiter en pleine forêt, à

Rambouillet, et j’ai progressivement vu mon environnement

YB : En tant qu’acteur, vous avez été parmi les premiers

à prendre officiellement position, notamment pour

Greenpeace. Pourquoi cet engagement ?

LW : Parce que j’avais été fasciné par quelques modèles

comme Robert Redford ou Meryl Streep, qui font preuve

de cette efficacité typiquement américaine. Ce n’est jamais

[ 15 ]

www.neoplanete.eu

[S’ENGAGER]

évident pour nous de défendre l’environnement, car on a

tendance à être trop dans l’affectif. Or, il s’agit souvent de

problèmes scientifiques, techniques, et il faut avoir un discours

précis, objectif… Pas toujours facile ! Mais c’est un combat

capital. Pour moi, l’univers c’est mon corps. Je fais partie -

nous faisons partie- d’un tout : la planète. De la même façon

que je veux pas qu’on me blesse, je ne veux pas qu’on la

meurtrisse. Je ne crois pas que le monde changera grâce à la

politique, mais plutôt grâce aux actions individuelles. Si on s’y

met tous, chacun, chaque jour, on y arrivera.

YB : Comment ?

LW : Déjà en se posant la question, en arrêtant de consommer

sans réfléchir, en se demandant ce qui se passe avec l’eau,

l’énergie, etc. Ce n’est pas du moralisme mais plutôt du

pragmatisme, du bon sens. Je ne me considère pas comme

parfait, loin de là mais j’essaie au quotidien d’évoluer dans le

bon sens. Et il y a des gestes qui me révoltent. Cela m’arrive,

par exemple, quand je vois quelqu’un jeter quelque chose

par terre , de le ramasser et de lui courir après avec le papier

ou la cannette, puis de lui dire avec un grand sourire : « Vous

avez oublié quelque chose ». Ou encore , il y a quelques

temps, j’étais tout seul sur une plage en Italie et je me suis mis

à tout nettoyer fébrilement pendant deux heures. Quand je

suis parti, le sable était impeccable et je jubilais à l’idée des

gens qui débarqueraient le lendemain. Mais est-ce que cela

aur a changé pour autant leur vision de leur plage ? Rien n’est

moins sûr.

YB : Vous ne semblez pas très confiant dans l’avenir.

LW : Pas du tout ! Je suis même totalement pessimiste.

Même si l’homme est très intelligent, il est très tard et la

situation est préoccupante. Surtout, tant que la plupart de

ceux qui nous entourent continuent de n’avoir qu’un rêve :

rouler en 4X4 !

© emanuele scorcelletti
© emanuele scorcelletti

[Actu]

L’album « Loin » (Virgin Classic),

12 chansons à fredonner avec textes

de Boris Bergman, Alain Bashung, Hervé

Guibert, Christophe Mali du groupe Tryo…

[B.A.]

« L’autre jour, j’étais très stressé dans le train.

En face de moi, un homme avait l’air si calme,

si bien dans sa tête, que sa présence me calmait.

Il partait à Katmandou, au Népal, pour nettoyer

la région du Kanchenjunga. Il fait ça tout seul,

lors de ses temps libres, par pure conviction.

En l’écoutant, j’ai oublié mes soucis en me disant

qu’il y a vraiment des anges sur terre. Et que

ce sont des gens comme lui qu’il faut aider »

www.arianlemal.com

[ 16 ]

« Bérénice », de Jean Racine ;

mise en scène de Lambert Wilson, avec

Carole Bouquet, Georges Wilson, Lambert

Wilson. Du 18 Janvier au 22 mars, au Théâtre

des Bouffes du Nord, à Paris.

« Dante 01 », film de science-fiction

de Marc Caro, avec Lambert Wilson,

Linh Dan Pham, Dominique Pinon.

Sor tie le 9 janvier 2008 ;

Et puis la sortie du film « Flawless »

avec Demi Moore et Michael Caine, une série

de concerts à l’Européen à Paris…

Lambert Wilson et GREENPEACE

Lambert Wilson et GREENPEACE En 2002, durant la campagne présidentielle, Greenpeace a organisé devant Matignon une

En 2002, durant la campagne présidentielle, Greenpeace a organisé devant Matignon une action contre la déforestation en Afrique. Lambert Wilson est activiste et se fait arrêter par la police.

©Greenpeace/Pierre Gleizes

Lambert Wilson et GREENPEACE En 2002, durant la campagne présidentielle, Greenpeace a organisé devant Matignon une

En 2003, Lambert Wilson participe, avec d’autres personnalités (Noël Mamère, Anémone, Dominique Voynet, Philippe Torreton…) à une action OGM de Greenpeace : sa mission, replanter du colza non transgénique dans un champ.

Crédit : © Greenpeace/Pierre Gleizes

Forte de ses 3 000 000 d’adhérents répartis dans 40 pays

à travers le monde, Greenpeace est l’une des associations

les plus influentes. Réputée pour son indépendance, elle

refuse les dons des gouvernements et des entreprises et se

concentre sur les problèmes les plus critiques : protection

des océans et forêts anciennes, promotion des énergies

renouvelables et désarmement nucléaire, élimination des

substances chimiques toxiques et prévention des OGM.

Ses armes : le lobbying, la recherche et les actions non

violentes, notamment grâce à ses bateaux pour sauver

les baleines.

Les grandes dates

1972 : première campagne contre les essais nucléaires

français.

1975 : Greenpeace lance plusieurs actions contre la

chasse commerciale des baleine. Des campagnes qui se

concluent victorieusement en 1982 par un moratoire non

limité sur la chasse internationale adoptée par la Commis-

sion Baleinière Internationale.

1977 : les premiers bureaux européens s’ouvrent à Paris

et Londres. Après le Canada et les Etats-Unis, l’organi-

sation va s’implanter également en Allemagne, aux Pays-

Bas, en Espagne ainsi que dans les pays scandinaves et en

Océanie.

1983 : après la disparition de 41 fûts de déchets suite

au dramatique accident de Seveso, l’organisation se lance

contre le commerce de déchets.

1985 : le 10 juillet, le navire amiral de Greenpeace, le

Rainbow Warrior, coule dans le port d’Auckland, secoué

par deux explosions. Sous la pression internationale, le

gouvernement français reconnaît que l’attentat a bien été

perpétré par les services secrets sur ordre, probablement

du Président Mitterrand. En 1987, une campagne de dé-

sinformation et de manipulation contraint Greenpeace à

fermer son bureau français.

1989 : réouverture de Greenpeace France. La nouvelle

équipe reprend le flambeau des principaux combats : ar-

rêt des essais nucléaires français dans le Pacifique, inter-

diction de l’immersion des déchets radioactifs, interdiction

de l’incinération des déchets en mer…

1996 : la France s’engage à ratifier le Traité d’interdiction

définitive des essais nucléaires. Les autres pays du « club

nucléaire » sont aussi la cible l’organisation qui se rendra

jusque sur la place Tiananmen à Pékin pour obtenir un

engagement du gouvernement chinois.

(source : www.greenpeace.org)

L’association a besoin de dons financiers, de bénévoles

mais aussi de signatures en bas de pétitions pour faire

évoluer les mentalités :

Greenpeace Fr ance : 22, rue des Rasselins, à Paris.

Tél. : 01 44 64 02 02 - www.greenpeace.org/france

[ 17 ]

www.neoplanete.eu

[S’ENGAGER]

[ S’ENGAGER ] Personnage incontournable de la défense de la nature, le président de la L.P.O.

Personnage incontournable de la défense de la nature, le président de la L.P.O. sort un ouvrage de photos sur ses trente années de combat en faveur des animaux intitulé « Curieux de nature * ». Une passion

qui remonte à l’enfance…

Par Yolaine de la Bigne

BouGRAiN DuBouRG,

Allain avec deux ailes

Yolaine de la Bigne : Comment vous

est venue cette envie de défendre

les animaux ?

Allain Bougrain Dubourg : J’avais

10 ans et j’étais pensionnaire à la

Rochelle. A côté de mon lycée, le

Muséum d’histoire naturelle me fasci-

nait avec ses squelettes et son exotis-

me. Ce sont les préparateurs biologis-

tes du Muséum qui m’ont appris que

les serpents ne sont pas agressifs, mais

doivent au contraire fuir les hommes

pour se protéger. La souffrance des

animaux me révoltait. A l’époque on

clouait encore les chouettes sur les

portes pour éloigner le mauvais sort !

Et puis un jour, j’ai lu dans Spirou que

des gamins de mon âge allaient dé-

livrer les écureuils. Je les ai contac-

tés et nous avons crée le Club des

Jeunes Amis des Animaux. C’est à ce

moment-là que j’ai rencontré mes

amis et mentors de toujours, Marcel

Bleustein-Blanchet, Jean Rostand…

YB : Ont suivi des années de pas-

sions et de luttes que téléspecta-

teurs, lecteurs et passionnés d’éco-

logie connaissent bien. Les choses

ont évolué aujourd’hui, selon vous ?

AB : On constate des progrès dans

notre façon de concevoir le monde

qui nous entoure, non pas grâce à no-

tre lucidité, malheureusement, mais à

cause de drames comme la vache fol-

le, l’Erika, le réchauffement climatique,

la grippe aviaire, etc. Or, la dégradation

de la planète est annoncée depuis une

cinquantaine d’années ! Les hommes

qui se sont toujours entretués sont

aujourd’hui confrontés à une nouvelle

guerre qui doit conduire à la paix, à

un nouveau mieux-être mais, comme

toutes les guerres, elle induira son lot

de sacrifices et de douleurs.

YB : Sommes-nous en train

de gagner certaines batailles ?

AB : Malgré une situation alarmante,

l’espoir est permis, car la nature pos-

cela ne les intéresse pas vraiment. Or,

ce sont ces organismes qui agissent

et qui font évoluer les mentalités.

Une comparaison : la Ligue pour

la protection des oiseaux (L.P.O.)

compte 43 000 adhérents et, en

Angleterre, la R.S.P.B. (Société royale

de Protection des Oiseaux) un mil-

lion ! C’est vrai qu’il y a 15 ans, la L.P.O.

ne totalisait que 3 000 adhérents, les

choses vont donc dans le bon sens,

mais ce n’est pas suffisant. Pour que le

monde bouge, chacun doit avancer !

sède cette remarquable capacité de

régénérescence. Un exemple : il y a

trente ans, il n’y avait plus en France

* « Curieux de Nature », aux éditions Flammarion.

que 80 couples de vautours fauves

et moins de 10 couples de cigognes.

Grâce aux campagnes de sauvegarde,

on compte aujourd’hui 800 couples

de vautours fauves et plus de

1 000 couples de cigognes.

YB : Concrètement, que pouvons-

nous faire ?

AB : Selon moi, l’urgence en France

serait déjà d’appliquer la réglementa-

tion car elle est sans cesse bafouée,

ne serait-ce qu’avec le tristement

célèbre braconnage des tourterelles

dans le Médoc. Individuellement, les

Français devraient tous adhérer à

des associations de protection de la

nature. Alors qu’un Anglo-Saxon est

fier de dire qu’il adhère à une associa-

tion, les Français ont peur de passer

pour des soixante-huitards, ou alors

[ 18 ]

[B.A.]

Créée en 1912, la Ligue de protection

des oiseaux (L.P.O.) acquiert, restaure

et gère des espaces naturels, soigne

dans ses centres les oiseaux blessés

ou mazoutés, surveille la nidification

des espèces fragiles, lutte contre

les excès de la chasse, organise des

sorties nature, soutient l’agriculture

favorable à l’environnement. Des

actions qui nécessitent l’aide de

bénévoles et des dons financiers.

Pour devenir par exemple surveillant

« busard » en sauvant les nids lors

des moissons, parrainer une outarde

ou faire un don: la Corderie Royale,

BP 90263, 17305 Rochefort Cedex.

Tél. : 05 46 82 12 34. Site Internet :

www.lpo.fr

photos : allain bougrain dubourg

photos : allain bougrain dubourg Baptisé « l’homme grue », Ryoji parle, chante et danse avec

Baptisé « l’homme grue », Ryoji parle, chante et danse avec les échassiers. Il m’a invité au spectacle qui illustre l’heureuse cohabitation possible entre l’homme et l’animal.

photos : allain bougrain dubourg Baptisé « l’homme grue », Ryoji parle, chante et danse avec

C’est en bordure du Maroni qu’on me propose d’acheter ces deux ouistitis pesant moins de 300 grammes… et théoriquement protégés. J’ai refusé pour ne pas être complice, en sachant qu’ils ne survivraient sûrement pas. Cas de conscience !

photos : allain bougrain dubourg Baptisé « l’homme grue », Ryoji parle, chante et danse avec

Au hasard d’un voyage, j’ai croisé ce zèbre, empalé dans une interminable clôture. L’image m’est apparue saisissante. Elle résume le double drame d’une faune en sursis : un territoire morcelé par les hommes et une douloureuse agonie.

Esméralda, vénérable tortue des Seychelles, figure au Guinness des Records avec une longévité d’un siècle et demi. La star a conservé un appétit lui permettant d’affic her près de 300 kg sur la balance.

photos : allain bougrain dubourg Baptisé « l’homme grue », Ryoji parle, chante et danse avec
photos : allain bougrain dubourg Baptisé « l’homme grue », Ryoji parle, chante et danse avec

Comment ne pas succomber à la tentation de l’anthropomorphisme quand on assiste au bain des macaques du Japon.

L’agonie des bébés phoques dessine sur la banquise l’horreur du massacre. Il m’arrive de m’endormir en voyant un gourdin s’abattre…

[ 19 ]

www.neoplanete.eu

[S’AIMER] UN HIVER EN BIO-TÉ ! Peau irritée, chakras à plat et moral aussi bas que
[S’AIMER]
UN HIVER EN BIO-TÉ !
Peau irritée, chakras à plat et moral aussi bas que
le thermomètre : les premiers frimas font comme chaque année
des ravages sur notre tonus et notre peau, particulièrement
sensible aux variations climatiques. Il est temps de mettre
en place une stratégie anti-froid 100% naturelle en s’armant
de crèmes doudounes, masques airbags et soins cocons certifiés
bio : hiver, nous voilà ! Par Aurélia Hermange
© florame

[ 20 ]

photos : d.r.

Notre biotiful sélection : Seconde peau. La crème corps au beurre de karité Jardin Bio Etic
Notre biotiful sélection :
Seconde peau. La crème corps au beurre de
karité Jardin Bio Etic joint l’utile et l’agréable
Nourrir pour protéger
au solidaire puisqu’elle protège et nourrit
Protéger sa peau l’été contre le soleil, c’est essentiel. Mais si
la peau grâce à un karité issu du commerce
l’hiver, elle est moins exposée qu’à la belle saison, elle doit
équitable, en provenance du Burkina Faso (prix :
faire face à de nombreux facteurs de dessèchement, tels
7,93 € le tube de 100 ml).
que l’air trop sec des radiateurs (qui fait baisser son taux
Belle nuit. Hydratante et régénérante, la crème de nuit Clé
d’humidité), les douches trop chaudes (qui finissent par la
des songes de Suzanne aux bains propose un très bio
déshydrater) ou le vent (qui l’agresse et provoque rougeurs
cocktail d’huiles de jojoba et d’extraits de feuilles d’olivier
et couperose).
(pr ix : 31,90 € le flacon airless de 50 ml, n° lecteurs :
Pour que l’épiderme conserve toute son élasticité, il est
04 42 90 59 19).
indispensable de le protéger grâce à des beurres végétaux
Crème perfusion. Grâce à l’huile de manuka, le remède

et des huiles naturelles, qui empêchent l’eau de s’évaporer

trop rapidement et restaurent la barrière cutanée. Pour

une protection efficace et satinée, misez sur les produits à

base de beurre de karité, de jojoba, et de manuka, véritable

réconfort des peaux sèches et agressées.

traditionnel des Maoris de Nouvelle-Zélande, cette crème

doudoune au parfum de vanille, signée Antipodes, hydrate

en profondeur et laisse la peau douce et apaisée (prix :

40 € le tube de 75 ml, liste des points de vente sur

www.cosmetiquesdumonde.fr).

Peau réactive cherche douceur

Froid polaire à l’extérieur, bureaux surchauffés

à l’intérieur, voici le cocktail détonnant que

photos Notre biotiful sélection : Seconde peau. La crème corps au beurre de karité Jardin Bio

et

Notre biotiful sélection :

Cocon de peau. Riche en huile de coton

de

tamanu,

actif

reconnu

pour

la

stimulation

su

collagène,

photos Notre biotiful sélection : Seconde peau. La crème corps au beurre de karité Jardin Bio

doit supporter chaque jour l’épiderme d’une

augmenter

citadine. Malmené par ces chocs thermiques,

le démaquillant Hydra-douceur de

Natessance débarrasse la peau des im-

puretés et lui apporte confort et fermeté

(pr ix : 14,30 € le flacon de 250 ml).

Voile de douceur. Dermo-protecteur, ce

gel douche Cattier nettoie en douceur

et préserve l’équilibre naturel de tous les

types de peaux, même les plus sensibles,

grâce à l’argile blanche et au miel de

lavande, adoucissant (prix : 7,85 € le tube

de 200 ml).

Baume caresse. Mélange d’huiles, de

cire végétale et de beurre de karité le

baume

lèvres

Florame répare

les

lèvres abîmées et dit stop aux gerçures (prix :

il ne produit plus suffisamment de corps

gras, se fragilise et son seuil de tolérance

diminue. Résultat, il manque de souplesse,

se dessèche et manifeste son inconfort par

des tiraillements et des démangeaisons

qui peuvent marbrer le cou et le visage

de petites plaques sèches et douloureuses.

Bref, des soins de nettoyage ultra-doux aux

ingrédients réconfortants, tels que l’huile de

coton riche en omégas 6 et en vitamine

E, ou l’argile blanche aux vertus apaisantes

s’imposent.

Et pour protéger les lèvres, qui subissent plus

rapidement que la peau les conséquences

du froid faute de glandes sébacées, usez et

abusez des baumes nourrissants !

7,90 € le tube de 15 ml).

[ 21 ]

www.neoplanete.eu

photos : d.r.

[S’AIMER]

photos : d . r . [ S’AIMER ] SOS mains fragiles Difficile en cette période

SOS mains fragiles

Difficile en cette période de garder des mains impeccables,

douces et bien hydratées. Pour lutter contre l’effet « peau

de crocodile », pensez à les hydrater quotidiennement :

au même titre que l’épiderme de votre corps et de votre

visage, la peau de vos mains est fragile et nécessite des

soins appropriés. Parmi les actifs stars de leur hydratation,

citons l’huile de germe de blé hydratante, l’extrait de prêle

reminéralisant ou l’avocat ultra nourrissant.

Pour une efficacité optimale, appliquez chaque soir une

bonne noix de crème sur vos mains avant de les glisser

dans des gants de coton, que vous garderez jusqu’au matin.

Peau de bébé garantie !

Notre biotiful sélection :

Patte de velours. Parce que vos mains aussi ont droit à

leur masque anti-âge, enveloppez-les dans ce masque

Green Mama, à l’extrait de prêle, pour qu’elles retrouvent

souplesse et douceur (prix : 13,80 € le tube de 100 ml).

Le tube de l’hiver. Idéale pour nourrir et réparer les zones

très sèches, la crème Ylang de Biguine Bio prend soin

des mains abîmées et les laisse délicatement parfumées

(prix: 18 € le tube de 40 ml).

Emulsion de rêve. La crème Protection Ultime de

Doux Me à base d’huile d’avocat, d’extrait d’arnica

et

d’aloe vera hydrate les mains en profondeur et tout en

légèreté (pr ix : 12,50 € le tube de 75 ml).

photos : d . r . [ S’AIMER ] SOS mains fragiles Difficile en cette période

Pour les hommes aussi…

photos : d . r . [ S’AIMER ] SOS mains fragiles Difficile en cette période
photos : d . r . [ S’AIMER ] SOS mains fragiles Difficile en cette période

Jolie gamme de soins proposée par cette marque de cosmétiques masculins, dont les produits sont issus de l’agriculture

biologique marine, certifiés Ecocert. Ils sont réalisés à base d’algues de la réserve naturelle d’Iroise, un site protégé par

le programme MAB « Man & Biosphère » de l’Unesco dont le but est la gestion et la conservation de la biosphère. Baume

hydratant aux extraits d’algue rouge palmaria et algue brune laminaria (37 €), fluide Bonne Mine composé de criste marine

et argile blanche (37 €), contour des yeux au marron d’Inde et bourgeons d’hêtre pour éviter les cernes (49 €), shampoing

et produits de rasage (22 € chacun), sur www.zvonkoparis.com

[ 22 ]

Les prix sont donnés à titre indicatif.

photos : d.r.

stranekova

photos : peter spurny - stylisme : maria

photos : d . r . stranekova photos : peter spurny - stylisme : maria [

[S’AIMER] zEStS

Qui a dit que la mode éthique était triste ?

L’hiver sera moins gris grâce aux tons de bonbon acidulé

de ces écharpes en pur coton biologique et équitable,

cultivé en Inde, au Madhya Pradesh, puis teint, tricoté

et confectionné en France afin de sauver des emplois.

Pour tous les styles, du noir et blanc chic au rose et prune

pinky. Présentées dans un coffret en carton issu de forêts

gérées durablement ou en carton recyclé. De 29 €

à 49 €, Seyes. Point de vente : 01 40 18 57 89,

boutique en ligne : www.seyes.fr

photos : d . r . stranekova photos : peter spurny - stylisme : maria [

Recyclaid : rien à jeter!

Parcours des vieux vêtements dont

vous vous débarrassez : les plus

jolis sont donnés aux associations

humanitaires, les autres transformés

en chiffons, tandis que l’on se débarrasse

des déchets, boutons, zip… Créé

en 2005, le label Recyclaid met

en relation les associations et entreprises

du textile avec des créateurs pour donner

une seconde vie à tous ces bouts de tissu.

L’objectif étant d’améliorer la gestion

des déchets textiles, sensibiliser le milieu

de la mode à la défense

de l’environnement, inspirer couturiers

et gr and public. Le résultat : de l’humour,

de la poésie, de jolies idées, jupes

en cravates, chemisier en manches, robe

en nappe de dentelle ou sac à main

en boîtes de conserve recouvertes

de velours. www.recyclaid.org

[ 24 ]

photos : d.r.

photos Ekyog en vogue Coupes confortables, tissus doux, matières écologiquement correctes (coton bio, bambou, SeaCell® -

Ekyog en vogue

Coupes confortables, tissus doux, matières écologiquement correctes (coton bio, bambou, SeaCell®

- une fibre fabriquée à partir d’algues et de cellulose - ou Micromodal® , un tissu biodégradable à base

de pulpe de bois de hêtre)… La mode Ekyog est celle du bien-être avec de jolies gammes

pour petites et grandes. Plusieurs fois primée (Oscar du développement durable d’Ille-et-Villaine,

Elans de la Mode…), la petite société bretonne qui monte vient même de créer son association,

« Terre d’Ekyog », pour financer un projet d’irrigation en Inde, aider les agriculteurs bio, etc.Vêtements

et cosmétiques, en vente dans de jolies boutiques (à Paris, Rennes, Quimper, Dinard.

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[ 25 ]

© sxc.hu/rodolfo clix

[COCOONER]

La recrudescence des produits informatiques engendre

une surconsommation d’énergie et une production toujours plus accrue de matériaux. Ce qui n’a pas manqué de mettre la puce à l’oreille des gouvernements et des industriels qui, timidement, engagent leurs premières mesures contre

la pollution high-tech.

Par Stéphane Aitaissa

© sxc.hu/arjun kartha
© sxc.hu/arjun kartha

Informatique :

une souris verte…

Aujourd’hui, un foyer sur deux est équipé d’un ordinateur

annuellement autant d’appareils que de quantités vendues.

et chaque société possède son parc informatique. Et ce

De son côté, Microsoft a mis en place « Miscrosoft

n’est qu’un début ! On parle d’un milliard

de PC en fonction en 2008 et de près de

deux milliards en 2015 dans le monde ! Les

dernières projections du cabinet Forrester* se

révèlent édifiantes. Car quid des ordinateurs,

imprimantes et autres produits dérivés

obsolètes ou hors d’usage ? On estime entre

20 et 50 millions de tonnes de e-déchets

dans le monde. En France, près de 2,5 millions

d’ordinateurs sont à recycler chaque année,

une directive européenne interdisant de jeter

© sxc . hu / rodolfo clix [ COCOONER ] La recrudescence des produits informatiques engendre

authorized Refurbisher » (MAR) qui prévoit

le recyclage ou la remise en usines de vieux

ordinateurs pour les offrir à des écoles ou

des organismes de charité. Un programme

restreint aux entreprises mais qui pourrait

peut-être s’adresser au grand public dans un

futur proche.

En France, la société Ryxéo, spécialisée entre

autres dans le développement de logiciels libres

et la sécurité des systèmes informatiques va

lancer prochainement un petit bijou d’ordinateur.

ce matériel polluant.

Sans composants polluants, une consommation

Les géants de l’informatique verdissent

De grands groupes industriels, tels que Microsoft ou Sony,

lancent donc des programmes pour faciliter le recyclage de

énergétique dix fois moins importante qu’un PC actuel et

[B.A.]

une coque biodégradable en 15 jours, ce produit 100%

écolo à prix raisonnable est la promesse de cette firme

leurs produits. L’idée du géant nippon est particulièrement

intéressante puisqu’elle touche chaque consommateur

(tout au moins américain). Tous les produits Sony usagés

peuvent être déposés dans les 75 centres de recyclages de

la compagnie Waste Management, le nombre de centres

devant doubler d’ici à l’an prochain. Un geste totalement

gratuit pour le consommateur à condition de déposer un

produit Sony, les autres marques engendrant certains frais.

A terme, et selon les espérances de Sony, le programme

« Take back Recycling programm » permettrait de recycler

[B.A.]

Comment recycler son PC ? L’astuce : le céder

à quelqu’un qui en fera une utilisation basique,

un enfant, sa grand-mère ou un novice de l’informatique

par exemple. Autre idée, s’adresser directement

à une association (par exemple, Co-Ordinateur)

qui le rénovera et le donnera à une école africaine

ou qui le vendra pour aider à l’insertion sociale comme

Emmaüs. www.co-ordinateur.org

[ 26 ]

© sxc.hu/erkin sahin

Seulement 10 % des cartouches vendues sont recyclées. © sxc.hu/isaac bowen
Seulement 10 %
des cartouches vendues
sont recyclées.
© sxc.hu/isaac bowen

située dans le Bassin aquitain. Ryxéo s’engage par ailleurs

dans une démarche de développement durable et éthique

en limitant par exemple le transport entre ses chaînes de

production et les lieux de livraison.

Toshiba enfin, lance son imprimante écolo B-SX85 et part

à la chasse au gaspillage du papier. Son innovation permet

d’imprimer le recto et verso d’une même feuille effaçable

et réutilisable jusqu’à 500 fois, ce qui permettrait de réduire

l’émission de CO 2 à 1kg pour la production de 1000 feuilles,

contre 6,5 kg de CO 2 pour une imprimante traditionnelle.

Les cartouches d’encre au pilori

Autre danger pour l’environnement, le recyclage des

cartouches qui, en France, atteint seulement 10 % pour

1,2 millions de consommables vendus. Depuis 2002,

l’opération « Cartouches solidaires » tente de sensibiliser

les citoyens à ce problème et permet à de nombreuses

associations de solidarité de récolter des fonds en participant

à un vaste programme de récupération des cartouches

d’imprimantes usagées. A travers un partenariat débuté en

2006 entre le collectif ASAH (Association au service de

l’action humanitaire), initiateur de l’opération, et la société

EMAPE, leader du reconditionnement des cartouches laser

en France, « Cartouches solidaires » prend un nouvel essor.

Le recyclage est aujourd’hui réalisé par un recycleur national

unique acquis à la cause environnementale et certifié

ISO 14001. Un réseau de collecte gratuite a été mis en

place sur l’ensemble du territoire français.

www.recyclagesolidaire.org

Le high-tech se fait label

C’est le terme tendance ces temps-ci. Les labels, surtout

utilisés dans l’alimentation, s’immiscent dans le milieu high-

tech, conséquence d’une pollution accrue générée par

l’informatique. A lui seul, ce secteur est responsable de

2 % des rejets de CO 2 dans l’atmosphère. Les ordinateurs

contiennent de nombreuses substances toxiques (plomb,

mercure…) et les responsables industriels prennent

conscience de leur rôle à jouer dans la protection de

l’environnement, en optant pour un parc informatique moins

polluant. D’où les éco-labels, qui permettent de s’équiper

en matériels respectueux de la nature, moins toxiques

et facilement recyclables. L’autre intérêt d’avoir recours à

un équipement labellisé est de réduire sa consommation

d’électricité, d’où de substantielles économies. De nombreux

labels sont apparus sur le marché pour s’approvisionner

« responsable », certains spécialisés dans les économies

d’énergie (Energy Star, 80plus

..

),

d’autres focalisés sur

le cycle de vie d’un matériel informatique,

de sa conception à son recyclage (Blue Angel, Epeat…).

Si les éco-labels sont essentiellement utilisés par

les entreprises, les produits domestiques labellisés

devraient entrer progressivement dans nos foyers.

* source Le Monde

Le B.A. ba - Ayez le réflexe

• Eteindre son ordinateur le soir

• Régler le mode « mise en veille » la journée

• Diminuer la consommation des écrans

(environ 40 %) en réglant la luminosité

• Imprimer sur du papier recyclé

• Choisir le mode « brouillon »

et « noir et blanc » par défaut, pour l’impression

• Choisir des appareils éco-labellisés

Le saviez-vous ?

• Les ordinateurs portables consomment

50 % à 80 % d’électricité en moins que les fixes

• Préférez les imprimantes à jet d’encre

aux imprimantes laser, beaucoup plus énergivores

• Les écrans LCD consomment 60 % de moins

que les moniteurs (CRT) et leurs déchets

émettent moins de mercure.

[ 27 ]

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photos : d . r . [ COCOONER ] Ouvrez les por tes… écologiques Isothermiques, isophoniques
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Ouvrez les por tes… écologiques

Isothermiques, isophoniques

et coupe-feu, les portes

techniques Masonite® utilisent

des panneaux garantissant

le respect de l’environnement

et assurent économie d’énergie,

confort et sécurité pour

un habitat écologique.

(Distribuées chez Lapeyre

Lumière venue d’ailleurs

et dans les grandes surfaces

spécialisées de bricolage)

La calebasse, un fruit originaire du Niger utilisé comme

récipient et ustensile, se transforme aujourd’hui

en applique murale lumineuse, sous les mains expertes

d’un maître-calebassier béninois.

La collection Dakoun propose des produits originaux

issus d’un croisement entre l’Afrique et l’Europe, tout en restant

fidèle à la philosophie de l’artiste : maintenir l’excellence

de son savoir-faire et participer à un commerce juste

et équitable. Les calebasses sont disponibles en deux tailles :

30 cm (68 €), 35 cm (78 €).

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Vas-y Poupou !

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Bravo à…

Arvesund, le designer suédois,

qui récupère le bois de milliers

de granges abandonnées dans

le nord de son pays pour en faire

du mobilier moderne.

L’aspect particulier du bois, patiné

par la pluie et le vent, apporte

un style unique à ces meubles modulaires

nordiques en épicéa massif.

Etik, une nouvelle marque de commerce

Le sport à la maison se fait écolo avec ce nouveau vélo d’appartement.

éthique et équitable qui propose

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d’élégants objets dédiés à l’art de la table,

fait fonctionner le compteur intégré qui calcule les calories dépensées,

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Pile poil la Ping Pong !

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[ 29 ]

[SAVOURER]

Bon, pollué, surpêché ?

LE PAVÉ DE POISSON DANS LA MARE !

. d r.
.
d r.

Entre les nutritionnistes qui conseillent de manger du poisson trois fois par semaine, les toxicologues qui le considèrent pollué et les écologistes alarmés par la surpêche, le consommateur a du mal à faire le tri dans ses arêtes. Le guide d’achat écologique et de recettes « Il est bon mon poisson ».

Par Stéphane Aitaissa

Entre les nutritionnistes qui conseillent de manger du

poisson trois fois par semaine, les toxicologues qui le

considèrent pollué et les écologistes alarmés par la

surpêche, le consommateur a du mal à faire le tri dans

ses arêtes. Le guide d’achat écologique et de recettes « Il

est bon mon poisson » apporte des réponses éclairées

sur la consommation de produits issus de la mer, tout en

proposant des recettes originales selon les espèces et les

saisons. Ecologiquement savoureux !

Les vertus du poisson sont incontestables : source

protéique, apports faiblement caloriques, richesse en

vitamines et oméga 3 pour les plus espèces les plus grasses

(saumon, thon, etc.). Derrière ce bilan santé positif, l’un

des auteurs du livre « Il est bon mon poisson », l’ingénieur

agronome Claude Aubert, alerte aussi le consommateur

sur les catégories considérées comme les plus polluées en

mercure notamment (le requin, l’espadon ou le maquereau

géant). A éviter pour les femmes enceintes et allaitantes,

ainsi que pour les enfants en bas âge. Outre les techniques

de pêche, l’aquaculture, la pisciculture ou la problématique

de l’aquaculture bio, Claude Aubert dresse une liste

exhaustive des espèces menacées à éviter (cabillaud, lieu

jaune, saumon de l’Atlantique, mérou de Méditerranée, raie,

thon rouge, crevette rose sauvage et d’élevage du Pacifique

et de l’océan Indien…). Une plongée instructive dans un

nouveau mode de consommation.

Quel poisson consommer ?*

à préférer à consommer moins fréquemment à ne consommer qu’occasionnellement
à préférer
à consommer moins
fréquemment
à ne consommer
qu’occasionnellement

[ 30 ]

 

© sxc.hu/luiz roberto farias filho

Quelques règles d’or*

• choisir du poisson pêché à proximité (rivière, lac

ou mer) pour un maximum de fraîcheur et un minimum

de tr ansport ;

• ne pas consommer de poisson plus de deux fois

par semaine ;

• ne pas oublier les poissons gras, pour l’apport

d’oméga 3 ;

• demander la bonne quantité (éviter les grosses

por tions) ;

• préférer les poissons disposant du label MSC

et les espèces non prédatr ices ;

• bannir les poissons d’aquaculture non biologique ;

• se mettre à la pêche.

Bon à savoir : Le label MSC (Marine Stewardship Council),

fondé par le WWF, garantit aux consommateurs que le produit

de la mer qu’ils achètent est exploité durablement selon des

directives vérifiées par un organisme tiers indépendant, les

techniques de pêche permettant la préservation des espèces

marines, des milieux et de la biodiversité. N’hésitez pas à choisir

ces produits labellisés chez votre poissonnier.

*Extrait de l’ouvrage Il est bon mon poisson, de Claude Aubert et Lionel Goumy, éditions Terre Vivante, 17 €

Recettes à base de poisson de saison et élevés durablement *

* Recettes tirées du livre « Il est bon mon poisson »

En apéritif

Recette à base de sardine

Pâte de sardine

• 4 sardines fumées • 1 botte de persil • 4 gousses d’ail • 1 poignée d’amandes entières

Faites griller les amandes à la poêle. Lavez, séchez et équeutez grossièrement le persil, épluchez l’ail. Concassez rapidement les amandes encore chaudes avec l’ail et le persil au robot. Ajoutez les sardines fumées, mixez.

Entrée froide

Recette à base de tanche

Tanche en belle vue

• 1 belle tanche dégorgée dans une eau légèrement vinaigrée • 1 poignée de cynorhodons (fruits de l’églantier), secs ou cueillis frais après une gelée • 1 botte de ciboulette • 4 pamplemousses roses • 2 citrons verts • 1 belle rose non traitée • 25 cl d’huile de sésame • 1 goutte d’huile essentielle de géranium rosa (facultatif) • Graines de sésame (facultatif) • Sel, poivre

Faire une décoction de cynorhodons corsée en les laissant bouillir 10 min dans un litre d’eau. Habillez la tanche. Disposez-là dans un plat creux allant sur le feu et pouvant être couvert.

Salez et poivrez. Versez la décoction sur la tanche et laissez cuire sur le feu très doux 20 min à couvert. Egouttez, puis enlevez la peau délicatement à l’aide d’un couteau,

afin de faire réapparaître la chair.

Mettez à refroidir. Pelez 2 pamplemousses à vif à l’aide d’un couteau tranchant et prélevez tous les suprêmes (la chair à vif). Pressez les 2 autres pamplemousses ainsi que les citrons dans un grand bocal. Ajoutez à ce jus d’agrumes l’huile essentielle et l’huile de sésame. Emulsionnez en agitant le bocal énergiquement. Ciselez la ciboulette et prélevez les pétales de rose pour décorer la tanche mise à nue avec les suprêmes de pamplemousses et éventuellement des graines de sésame. Vous pouvez accompagner ce plat d’un pot de marmelade de cynorhodons.

Plat chaud

Recette à base de sprat

Gratin de pommes de terre

aux sprats

• 12 sprats habillés

• 8 pommes de terre de taille moyenne • 2 oignons

• 80 g de filets d’anchois

à l’huile • 2 dl de lait de soja • 1 dl de crème de soja • Chapelure (facultatif)

Epluchez les pommes de terre

et les oignons et coupez-les en

très fines rondelles. Egouttez-les

anchois à l’huile ; conservez l’huile

et faites-y revenir les oignons.

Coupez les anchois en morceau, mélangez-les aux pommes de terre et ajoutez les oignons. Tapissez le fond du plat avec les sprats. Recouvrez du mélange pommes de terre/oignons/anchois. Versez le lait et la crème partout dans le plat, saupoudrez de chapelure si vous le souhaitez. Enfournez à 170 °C (therm.6) pendant 1 heure environ.

Variante

Videz et écaillez les sprats. Faites- les frire à l’huile d’olive dans une sauteuse doucement à 170 °C,

3 min de chaque côté. Servez-les avec des bâtonnets de légumes

frits de la même façon.

[ 31 ]

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éthiques et solidaires

en provenance des pays

du sud.

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Coffret Plaisir solidaire : 18,50 € (prix public) Coffret Amérique latine, pour faire voyager

les papilles : 21 € (prix public)

www.ethiquable-gourmand.com

photos : d.r.
photos : d.r.

Chic la carafe !

Pratique les carafes Brita

mais pas joli-jolies. Heureusement,

la marque redessine son produit

vedette : avec une ligne plus

épurée, la carafe Edition en verre

est inspirée du design des années

1990. Le principe est moins polluant

que celui de l’eau en bouteille,

nécessitant moins de transports et

moins de manipulations. Ca devient

classe de boire l’eau du robinet !

Carafe Edition de Brita :

49,99 € (prix indicatif)

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Le chocolat

Par Elizabeth Reiss, agence Ethicity, www.ethicity.net

Pour mieux comprendre les impacts de notre consommation

sur le monde.

La CuLturE dEs fèvEs Et La faBriC atioN

dE La PoudrE dE C aC ao :

Impacts positifs :

• source d’emplois et de revenus dans l’ouest africain,

notamment la Côte-d’Ivoire (32 % de la production

mondiale) et le Ghana, mais aussi en Colombie,

en Equateur et en indonésie.

Impacts négatifs :

• conditions de travail et faible revenu des planteurs

et ouvriers (mais des cer tifications sont en cours

de développement) ;

• exploitation des enfants (284 000) dans les cacaoyères * ;

• agriculture intensive destructrice et responsable

de la déforestation en afrique. utilisation massive

de pesticides et engr ais en asie. La solution : revenir

vers une culture sous couvert forestier, promue par

des ONG comme Rainforest Alliance.

* source : International institute of tropical agriculture (IITA). www.iita.org

La CommErCiaLisatioN dEs Produits sEmi-fiNis :

Impacts négatifs :

• faibles bénéfices pour les pays producteurs qui vendent

un produit semi-fini à faible valeur ajoutée ;

• for te dépendance des pays producteurs au cours

du cacao, très spéculatif (les variations peuvent être

supérieures à 40 %) ;

• marché très concentré : quatre grandes multinationales

seulement achètent la quasi-totalité du cacao produit

par plus de 17 millions de petits producteurs ;

• corruption au sein du commerce du cacao.

détournement de plus de 58 millions de dollars issus

du cacao pour la guer re en Côte-d’ivoire. *

* source : Global witness. www.globalwitness.org

La faBriC atioN du CHoCoLat à CroquEr

eT de sON emb AllAGe :

Impacts positifs :

• source d’emplois et de revenus en europe et aux etats-

Unis, principaux acheteurs de produits semi-finis ;

• nouveaux métiers d’ar tisanat et revalorisation

du savoir-faire de chocolatier.

Impacts négatifs :

• pollution due aux usines de fabrication et au transpor t.

CoNsommatioN

Impacts positifs :

• meilleure connaissance des « crus » et des origines,

améliorant la traçabilité des produits ;

• aliment nutritif ;

• ver tus psychostimulantes, appor ts en anti-oxydant,

magnésium et calcium

Impacts négatifs :

• déséquilibre nutritionnel en cas de surconsommation,

voire dépendance pour les accros !

fiN dE viE

Impacts négatifs :

• déchets d’emballage à trier et à valoriser, en par ticulier

ceux des emballages individuels.

Conclusion : consommez plutôt des tablettes

certifiées et faites-vous plaisir !

[ 32 ]

Faire toujours plus. Le rôle premier d’un emballage alimentaire est de protéger le produit qu’il contient.

Faire toujours plus.

Le rôle premier d’un emballage alimentaire est de protéger le produit qu’il contient. Mais chez Tetra Pak, nous cherchons aussi, tout au

long du cycle de vie de nos emballages, à préserver la nature.

Une démarche globale pour l’environnement.

C omposés à 75 % de carton, les emballages de

Tetra Pak utilisent une ressource principale non fossile : le bois. La bonne gestion des forêts nordiques d’où provient ce bois garantit le renouvellement de cette ressource naturelle.

Des emballages recyclables.

Une fois vidés, les emballages de Tetra Pak sont recyclables et recyclés dans le cadre de la filière papier-carton. Il suffit pour cela que chacun fasse le bon geste de tri, en jetant ces emballages dans la poubelle adaptée.

Ainsi, chacun de nous peut faire un peu plus chaque jour pour notre planète.

En savoir plus sur www.tetrapak.fr ou en direct : environnement.france@tetrapak.com

Partenaires pour une planète vivante
Partenaires pour une planète vivante

Tetra Pak,

Faire toujours plus. Le rôle premier d’un emballage alimentaire est de protéger le produit qu’il contient.

et protège ce qui est bon sont des marques déposées appartenant au Groupe Tetra Pak

gowatt

©

© citydoo

[BOUGER]

Vectrix électrique maxi-scooter

Déjà commercialisé aux Etats-Unis, le Vectrix doit arriver prochainement

en France. Aussi rigoureux et performant qu’un scooter à essence,

ce deux-roues annonce une vitesse maxi de 100 km/h.

Côté batterie, il offre 100 kilomètres d’autonomie, avec un temps

de recharge de deux heures. Seul bémol : le prix, qui atteindrait 11 000 €

environ, très largement supérieur aux scooters classiques 400 ou 500 cm 3 .

Tricydoo

La marque Cytidoo,

connue pour ses vélos

électriques, innove avec

un tricycle électrique.

Très stable, pratique

pour faire ses courses

ou transporter

des charges lourdes

(jusqu’à 35 kilos)

sans contraintes,

ce « trois-roues »

offre une autonomie

de 25 à 40 kilomètres

selon l’utilisation,

pour une vitesse

maxi de 28 km/h.

Pr ix annoncé :

1 485 €.

www.citydoo.fr

www.vectrix.com

Les deux-roues électriques sur la bonne voie !

La circulation urbaine se veut aujourd’hui pratique et écologique comme le montre le succès croissant des vélos et scooters électriques. L’occasion de dresser un panorama des principaux deux-roues anti-pollution qui font leur chemin…

Par Stéphane Aitaissa

Le vélo qui recharge votre portable. Au Consumer Elextronic Show, la grande foire techno américaine qui réunit

les propositions de demain, Motorola a fait un malheur avec ce nouveau concept : vous posez votre téléphone mobile sur

votre guidon et le reliez à sa dynamo grâce à un câble. A chaque coup de pédale, cette dernière récupère de l’énergie

qui permet de recharger votre téléphone. Le temps d’aller au bureau et votre mobile est prêt à l’emploi ! Un vélo finaud.

[ 34 ]

© e-solex

© cyel

e-solex

La marque historique a relancé son cyclomoteur,

redessiné par le célèbre designer Pininfarina

et équipé d’un moteur électrique. La batterie,

rechar geable à 70 % en quatre heures, offre

une autonomie d’une heure et demie,

soit 25 à 40 kilomètres selon les conditions

d’utilisation. Astucieux, le réservoir situé

à l’avant, signature du « Solex »

(symbole marque déposée ?), a été

remplacé par un petit coffre.

Mais, tradition oblige, l’engin est

toujours un peu instable en cas

de vent. Disponible à partir

de 1 150 . www.e-solex.fr

© piaggio

© e - solex © cyel e-solex La marque historique a relancé son cyclomoteur, redessiné par

Cyel 3E - 1801

Look fun pour ce scooter

ultra-léger, idéal pour les petits

trajets du quotidien. Le petit

plus de cet engin vendu

Cyel 3E - 6002

Haut de gamme de la marque,

ce scooter citadin au design moderne

offre la possibilité d’emporter

deux packs de batteries amovibles,

1 515 € : le pédalage auxiliaire

augmentant ainsi l’autonomie. Parfait

en cas de longs trajets urbains,

en cas de panne de batterie.

www.euro-cyel.com

la vitesse maxi de ce deux-roues est

de 50 km/h et son pr ix de 2 149 €.

www.euro-cyel.com

[ 35 ]

Piaggio MP3 HyS

Prévu pour le deuxième

semestre 2008, ce scooter

hybride associera moteur

thermique et électrique.

L’utilisateur aura le choix

entre trois modes de

fonctionnement, via une simple

commande : moteur thermique

traditionnel, moteur hybride et

moteur électrique uniquement.

A noter que la batterie se

recharge durant les phases

de décélération ou de freinage,

ou simplement sur une prise

12 V. La marque italienne

envisage de le commercialiser

à un pr ix inférieur à 10 000 €

www.fr.piaggio.com

photos : d.r.

© sxc.hu/carlos paes

[BOUGER] ZESTS

En voiture Simone !

photos : d . r . © sxc . hu / carlos paes [ BOUGER ]

Le covoiturage serait une parade contre la pollution générée par la circulation

automobile mais nos concitoyens ont du mal à s’y mettre, le taux d’occupation moyen

d’un véhicule étant aujourd’hui de 1,25 personne. Pour éveiller les consciences

des accros de l’auto, le site envoituresimone.com propose des outils pratiques pour

trouver un véhicule ou des passagers, offre un système de réservation des trajets

par mail ou sms, calcule automatiquement le partage des frais et dresse même

le profil des membres en fonction de leur sérieux. Un site d’utilité publique !

www.envoituresimone.com

Pousse-pousse new-look

 

Le cyclopousse est un mode

Le cyclopousse est un mode

de déplacement super malin.

Mais comment accepter

qu’un pauvre bougre pédale

comme un malade pendant que

vous êtes tranquillement installé

der rière ? D’où l’intérêt de la version

L’Atout Vert de Vinci

électrique, dotée d’un petit moteur

Depuis deux ans,

silencieux et écologique. La ville

la société Vinci utilise

de Villeurbanne (Rhône) et l’AREFO

les produits Purodor,

(Association des résidences et foyers)

de la gamme Atout Vert,

testent auprès des personnes âgées

pour le nettoyage

le cyclopousse, qui les emmène

de ses parkings.

de leur résidence jusqu’à la poste,

100 % biodégradables,

au marché ou chez le médecin.

non toxiques,

A Lille et aux Sables-d’Olonne,

ils sont conçus selon

c’est la nouvelle entreprise Cycloville

un concept totalement

qui balade les touristes, les hommes

naturel, à base d’huiles

d’affaire ou les familles en cyclopousse.

essentielles, et protègent

www.cycloville.com

l’environnement tout

en assurant une efficacité

prouvée.

Adoptez la « triporteur attitude »

Nouveau mode de déplacement, original,

ludique et économique, le triporteur Vecto

est une alternative agréable et écologique

à la voiture. Facilement maniable, il permet

de transporter jusqu’à 100 kilos de charges,

mais surtout de promener vos enfants

bien installés sur la banquette rabattable.

Une bonne façon d’initier vos petits

à l’écologie, tout en leur faisant plaisir.

www.vecto.fr

photos : d . r . © sxc . hu / carlos paes [ BOUGER ]

l’Ecoconduite, à adopter à toute vitesse

Parce qu’elle permet de réduire la consommation de carburant (donc des émissions de gaz

à effet de serre), l’Ecoconduite ou Ecodriving apporte une vraie réponse aux problèmes

de pollution et de réchauffement climatique. Certains pays étrangers ont depuis longtemps lancé

un programme complet d’apprentissage à destination des conducteurs (routiers compris).

La France emboîte le pas grâce notamment à la participation active d’entreprises (BNP Paribas,

La Poste) qui proposent des stages à leurs collaborateurs dans un souci économique et écologique.

le B.A. ba

• Une conduite fluide sans accélération ou freinage brusque

(une conduite agressive entraîne jusqu’à 40 % de consommation en plus)

• Choisir un régime moteur adapté à sa vitesse

(permet d’économiser jusqu’à 20 % de carburant)

Modérer sa vitesse • Surveiller la pression des pneus

Eviter tant que possible l’usage de la climatisation, qui entraîne une surconsommation

de 3 à 5 % de carburant. Attention également aux effets nocifs de la climatisation dans l’air,

dus aux fuites de fluide frigorigène, un puissant gaz à effet de serre. (source ADEME)

[ 36 ]

de bain

serviette

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Ces informations sont protégées par la loi du 6 janvier 1978 - article 27.

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Le plus vieux désert du monde, le Namib, situé au sud-ouest de l’Afrique, offre une écosystème unique mis en péril par le tourisme. Heureusement quelques initiatives commencent à sauver les populations ancestrales et les animaux. Visite au pays des sables éternels.

Textes et photos Jean-François Guggenheim

NAMIBIE

Royaume des dunes

[VOYAGER]

[ VOYAGER ] [ 40 ] Nancy court dans ce désert qu’elle veut protéger.

[ 40 ]

Nancy court dans ce désert qu’elle veut protéger.

L’une des propriétés où l’on a ôté les clôtures pour ne plus bloquer le passage des animaux.

Pour sauver les animaux de la sécheresse, un couple a décidé avec quelques amis

de racheter des terres afin de créer

un couloir de 60 000 hectares sans clôture

menant aux cours d’eau. Rencontre au milieu des dunes.

La soif de liberté

En un énorme souffle, les quelques

centaines de mètres carré de toile

rouge, jaune et ocre, se gonflent. La

voie lactée, inversée -hémisphère

Sud oblige- déchire la nuit. Un peu

de gymkhana et nous voilà, au nom-

bre de trois, brinquebalant dans une

nacelle d’osier. Alors que la montgol-

fière quitte la terre ferme, le ciel se

charge de sang, timidement éclairé

d’un astre doré.

Il y a plus de cinq milliards d’années,

à la faveur d’une chaotique dérive

des continents, la terre de la Namibie

dans l’un des derniers lieux au monde

encore vierges. En dehors des bushmen

qui, depuis 5 millions d’années, peuplent

cet océan de dunes dans une totale har-

monie avec la nature, l’homme n’y avait

laissé aucune trace. Mais les lodges ont

commencé à se monter. Et avec eux,

les inévitables clôtures qui interrom-

pent les migrations de la faune vers les

points d’eau naturels, migrations capi-

tales dans un milieu où il peut ne pas

pleuvoir durant quatre années d’affilée.

Avec nos voisins, nous réunissons plus de

60 000 hectares au sein desquels les

se détachait de l’actuelle Argentine,

clôtures sont proscrites, redonnant à la

créant

à

la

limite

sud-ouest du conti-

nent

noir,

ce

plus

vieux désert du

monde qui s’étale

sous

nos

pieds.

[…l’un des derniers lieux au monde encore vierges…]

nature ses propor-

tions originelles »

L’ é c o s y s t è m e

local

est

remar-

quable d’ingénio-

sité.

Le

courant

Nancy, d’un geste

de la main, dessine l’horizon. Au bout

de ses doigts, 20 000 hectares de ter-

re qu’elle vient tout juste d’acquérir

qui

remonte

le long de « Skeleton coast »,

venant directement du pôle Sud,

crée au contact des fortes chaleurs

avec son mari Eric.

du

désert un

brouillard salvateur.

« Quelque chose comme un grand jar-

din », explique ce couple de Belges,

amoureux de l’Afrique. Après une

expérience en République du Zaïre,

Eric et Nancy se sont tournés vers

la Namibie, à peine indépendante

(depuis 1990). Une terre vierge, un

peuple affable et doux. Ils vivent dans

une maison au milieu des dunes avec

la conscience de cette nature encore

inviolée que d’aucuns ignorent enco-

re. « Plus sérieusement, nous sommes

De cette brume, les insectes s’hy-

dratent. Les rongeurs se repais-

sent de ces derniers, puis de-

viennent proies des fauves.

Un équilibre fragile. La flore reste

une énigme pour les botanistes du

monde entier. Il peut pleuvoir un

quart d’heure en trois ans et le dé-