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1. Notions d’états limites 2.

Types d’actions et mode de transmission

Un état limite dans le domaine des constructions est celui


Rappel des unités
qui satisfait strictement aux conditions requises sous l’effet Nature Unité Notations
des actions (forces), appliquées à la structure, qui produisent Longueur mètre m
des sollicitations s’exerçant sur la construction ou sur l’un de
ses éléments (semelles, poteaux, longrines, poutres, plan- centimètre cm 10-2 m
chers ou dalles en béton armé, etc.). Les sollicitations sont de
différentes natures : efforts normaux de compression ou de Force newton N
traction, moments de flexion ou couples, efforts tranchants.
décanewton daN 10 N
Un état limite ultime fait l’objet de modalités réglementaires kilonewton kN 103 N
de conception et de calcul d’ouvrage avec vérification des méganewton MN 106 N
contraintes et des déformations pour satisfaire aux conditions 5
1 MN = 10 daN
d’utilisation relatives à la stabilité et à la sécurité.
Les constructions courantes sont celles avec charges d’exploi-
Masse kilogramme kg
tations modérées, celles-ci étant au plus égales à deux fois les
charges permanentes ou à 5 kN/m². Les maisons individuelles tonne t 103 kg
entrent dans cette catégorie.
Contrainte pascal Pa 1N/m²
États limites ultimes (ELU) mégapascal MPa 106 Pa
Ils correspondent à la limite : 1 MPa = 10 daN/cm²

• de l’équilibre statique ;
Pression bar 1 bar = 1 daN/cm²
• de la résistance de l’un des matériaux ;
sur le sol (ancienne unité) 1 bar = 0,1 MPa
• ou de la stabilité de forme.
Ils sont basés sur l’atteinte maximale de la capacité portante Nature des actions
de l’ouvrage sans risque de rupture par écrasement, renverse-
Actions permanentes
ment, déformation excessive.
(symbole général G)
• Critères de conception :
Elles comprennent :
– utilisation de diagrammes déformations-contraintes
proches du comportement des matériaux ; • le poids propre de la structure avec éléments réalisés en
– allongements et raccourcissements limites des matériaux ; béton armé ou en maçonnerie ;
– application de coefficients de sécurité en fonction Exemples :
de la durée d’application des charges. – Semelles de fondation, continues ou isolées
– Mur de soubassement
– Plancher en béton armé
États limites de service (ELS)
• les autres éléments de la construction et divers.
Ils sont relatifs aux conditions d’exploitation ou de durabilité
afin de limiter : Exemples :
– charpente, couverture, carrelage
• la contrainte de compression du béton ; – poussée des terres ou pression des eaux dans le cas de
• la formation de fissures préjudiciables et les risques de murs de sous-sol
corrosion des armatures ;
Actions variables (symbole général Q)
• les déformations excessives d’éléments porteurs tels que les
poutres, les planchers par limitation des flèches. Elles sont constituées par :
• les charges d’exploitation sur les planchers, terrasses, etc. ;
• Critères de conception :
– contraintes limitées du béton et de l’acier ; Exemple : Charges uniformément réparties sur les planchers
– calculs de type élastique allongement-contrainte tenant (symbole Qb )
compte du module d’élasticité des matériaux. • les charges climatiques ;
– action du vent (symbole W)
– action de la neige (symbole Sn)
Combinaisons de base
• les charges appliquées en cours de construction ;
Actions permanentes symbole général G Exemple : Stockage provisoire sur un plancher avec palettes
de matériaux
Actions variables symbole général Q
• les effets de la température : chaleur ou froid. Les dilata-
Combinaison à l’état limite ultime tions peuvent s’évaluer en tenant compte d’un coefficient
1,35 G + 1,5 Q égal à 10-5 pour le béton armé.
(ELU)
Exemple : Pavillon d’une longueur de 15 m et un écart de
Combinaison à l’état limite de température ± 20 °C ⇒ pour un chaînage en béton armé :
G+Q
service (ELS) Dl = 10-5 x 15 000 mm x 20 °C = 3 mm

Voir la nature des actions. Actions accidentelles éventuelles


(séismes, chocs, inondations en sous-sol)

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