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LE WIRE LINE

1-Généralités sur le wire-line


1.a-Définition:
Le travail au câble (Slickline ou Braided line) est l’ensemble des opérations qui consistent
à intervenir dans les puits en exploitation avec des outils. Ces outils sont manœuvrés
depuis la surface par l’intermédiaire d’un câble relié à un treuil.
Cette technique permet donc de contrôler, véhiculer, poser et repêcher toute une série
d’outils ou d’instruments sans pour cela avoir besoin de tuer ou mettre le puits en
sécurité.
Des fois, on fait appel au câble électrique; dans ce cas on parle du travail au câble
électrique (exemple PLT).
1.b- Les avantages:
 Interventions sur les puits sans les tuer: grâce à un sas raccordé à la tête du puits,
les opérations peuvent se dérouler sous pression, voire même sans arrêter la
production (éviter le colmatage de la couche).
 Rapidité d’exécution grâce à un matériel léger, très mobile, mise en ouvre par un
personnel peu nombreux.
 Gain d’argent et de temps ;
 Moyens matériels et humains simple et rapide.

1.c- Les inconvénients:

 Le travail demande un personnel très qualifié.


 Le travail est très hasardeux surtout dans le cas où les puits sont fortement déviés,
chargés en sable ou avec effluent visqueux.
 Les possibilités offertes par le câble sont limitées (le câble ne peut travailler qu’à
la traction et à niveau très modéré, pas de rotation ou de circulation).
 Le travail est impossible en présence de dépôts très durs (sulfate barym).
1.d- Les principales interventions en wire-line:

Les interventions du travail au câble peuvent être classées en trois catégories:


 Contrôle et nettoyage du tubing ou du fond du puits (diamètre intérieur, corrosion,
encrassement, top sédiment, …)
 Opérations de mesure (enregistrement de pression et température de fond,
échantillonnage, repérage d’interface, diagraphie de production, …)
 mise en place ou repêchage d’outils et opérations dans le puits (pose et remontée de
vannes de sécurité de subsurface, de duses de fond, de bouchons, de vannes gas-lift,
manœuvre de chemise de circulation, repêchage, perforation, …)

2-Equipements du Wire-line :

Le travail au câble exige l’utilisation d’un matériel différent de la surface et au fond, et d’un
grand nombre d’outils différent, chacun selon sa fonction spécial. On peut classer ce matériel
en deux types:

2.a-Equipements de surface :
Quel que soit les types d’opérations à effectuer, il faudra toujours amener sur le puits
l’élément de surface standard suivant :

Le treuil : dont l'élément de base est un tambour sur lequel est enroulé le câble qui est
entraîné par un moteur; un indicateur de la profondeur permet le suivi de la descente et de la
remontée du fil.

Le sas : qui est un tube de longueurs variable muni a une extrémité d'une presse étoupe à
étanchéité sur le câble, et l’autre, d’un raccord rapide, ce qui permet de faire rentrer des outils
ou de les faire sortir dans un puits sous pression.
 le sas est monté au dessus de la vanne de curage, verticalement dans l'axe de puits
grâce à un mât de levage préalablement fixé à la tête de puits par une chaîne et
colliers.
 Le sas est muni d’une vanne permettant sa décompression en fin d'opération.
Disposits intercales entre la base du sas et la tête de puits.
a. L’obturateur de sécurité : type BOP (Blow out préventer) en cas de fermeture sur
câble.
b. Une trappe basculante : servant éventuellement à retenir les outils dans le cas d'une
rupture accidentelle du fil a la remontée dans le sas.
c. Le tensiomètre : ou indicateur de poids, qui permet de connaître en permanence les
efforts de traction supportés par le câble au niveau de treuil.
d. Divers matériels : complétant cet équipement de surface tels que: poulie de renvoi,
moufle, grenouille (clamp), flexible de purge…..
2.a-1- Le treuil :
L'élément principal du treuil du wire-line est un tambour en acier de dimensions suffisantes
pour stocker une longueur considérables du fil d'acier.
En effet, le treuil est actionné par un moteur dont la puissance est en fonction de la
profondeur a lequel on intervient et du fait que l'opération doit se faire avec ou sans battage
le tableau suivant permet de fixer les ordres de grandeur.
Le tableau suivant permet de fixer les ordres de grandeur :
L'opération devant se faire avec ou sans battage, le tableau suivant permet de fixer les
ordres de grandeur qui sont:

Profondeur limité conseillée


(en mètre)
Puissance de treuil (ch.) Sans battage Avec battage
9 2000 500
14 3000 2000
22 5000 2500
28 5000 5000

Remarque :
Le moteur charger d'actionner le treuil peut être un moteur diesel (ou a essence pour les faible
puissances) ou parfois électrique. Entre le moteur et le tambour vient s'intercaler une
transmission, celle-ci est généralement mécanique ou hydraulique. L'avantage de la
transmission mécanique est sa simplicité et sa robustesse, ses inconvénients majeurs sont une
gamme de vitesse fixée une fois pour toutes et son absence de sécurité en cas d'accrochage du
câble a la remontée. La transmission hydraulique est préfère de plus en plus a la transmission
mécanique car elle utilise un fluide en mouvement pour entraîner l'action d'un mateur
hydraulique et orienter le treuil dans la sans voulu.
Le treuil permet la commande des mouvements du câble et la stockage celui-ci sur un
tambour dont la commande se réaliser soit par boite de vitesse et embrayage (commande
mécanique) soit par commande hydraulique.

FIG : TREUIL ET SON MOTEUR

2.a-2- Le sas : Le sas est un dispositif étanche placé sur la vanne de curage servant de
passage intermédiaire entre le puits sous pression et l'extérieur. Il permet entre autre le libre
passage du câble par son élément supérieur appelé Stuffing box.
Le sas constitué de plusieurs tubes cylindriques assemblés entre eux par un raccord union,
leur longueur est de (96.06"=2.44m). Leur nombre dépend de la longueur du train à introduire
dans le puits.
Le tube le plus bas d'un diamètre au moins égal à celui de tubing est muni
d'un robinet de purge (manchette). La langueur du sas et son diamètre sont
tels qu'il devra permettre le positionnement de l'équipement de fond à
l'intérieur; c'est une chambre d'égalisation de pression.
Le diamètres les plus utilisée sont : 2" . 3" . 4" . 5". Et les séries de
pression :
 Pression de service : 3000-5000-10000-15000.psi.
 Pression de test : 6000-10000-15000-20000.psi.

FIG : TUBE SAS


2.a-3- L'obturateur de sécurité :
C'est un appareil placé entre le sas et le sommet de la tête de puits permettant l'isolation
rapide de ces deux éléments par fermeture rapide sur le câble. Sa présence est rendue souvent
nécessaire pour des raisons de sécurité ou pour les opérations spéciales telles que le repêchage
du câble. Cette vanne de sécurité, appelée communément BOP (Blow Out Preventer) est
faible pour tête utilisée en statique (câble arrêté) contrairement au presse-étoupe.
Les modèles différent d'un fabricant a un autre mais le principe de base est le même,
d'avoir des mâchoires munies de garnitures en caoutchouc qui viennent s'appliquer l'une
contre l'autre en enserrant le câble.
Les mâchoires sont manœuvrées soit hydraulique soit avec une volant.

FIG : OPTURATEUR DE SECURITE " B.O.P "

2.a-4- La presse-étoupe (stuffing Box) :


Cet appareil, placé à l'extrémité supérieur du sas, permet l'entrée du câble tout en
assurant l'étanchéité.
Il se compose de 3 ensembles :
1. Un raccord rapide inférieur
2. Un corps muni :
 De garnitures que l'on peut comprimer sur le câble à l'aide d'une vis de
presse-étoupe.
 D'un plongeur, obturateur mobile de sécurité dont la garniture, en cas de
rupture du câble, vient s'appuyer sur le support des garnitures principales et
vient l'obstruer.
3. Une poulie et son support pouvant pivoter sur l'axe du sas pour s'aligner avec un polie
de renvoi.

Poulie

vis de presse-étoupe

corps garniture d'étanchéité

raccord rapide
plongeur

FIG : PRESSE-ETOUPE

2.a-5- Le piège à outil (tool-trap) :


Le tool-trap littéralement nommé (piège à outil) est un organe de sécurité placé a la base
du sas .Il consisté simplement en un dispositif basculant au-dessus de BOP qui empêche le
train de travail au câble de tomber dans le puits au cas où le câble viendrait à se casser à la
suite d'un choc du raccord d'attache du train contre la presse étoupe. Cet accident peut avoir
lieu soit à la suite d'une fausse manœuvre, soit par indication erronée du dispositif de mesure
de profondeur de treuil.
2.a-6- Le câble de wire-line :
On entend généralement par câble wire-line un fil d'acier lisse de type "corde à piano" étiré
d’une seule pièce sans soudure ni brasure et conforme aux spécifications de la norme API.
Le câble de wire-line joue plusieurs rôles :
 Il sert de liaison entre le train de wire-line et le treuil.
 Il sert aussi à manœuvrer les outils dans le puits sous pression.
Ces câbles doivent pénétrer dans le puits en traversant les garnitures d'étanchéité.

Choix du câble :
Le choix s’effectue selon les critères suivant :
 propriétés physiques
 résistance à la tension, à la corrosion
 facilité d’entretien, facile à manipuler, câble facile à plier,… etc.
 conditions d’environnement (travail au sud, sel, température, ...)
 influence de la pression du puits sur le diamètre du câble, H2S,.. etc.

Types de câble :

On utilise la plupart du temps trois types de câbles :


1. Câble en acier ordinaire (Improved Plow Steel ou I. P.S) : bonnes caractéristiques
mécaniques.
2. Câble en acier galvanisé : fragile en milieu chloré.
3. Câble en acier inoxydable (dont le câble en URANUS 50) : bonne résistance à l'H2S mais
écrouissage rapide.

Caractéristiques principales des câbles :


Diamètre Poids Charge minimum de rupture (kg)
(g/m)
IPS Galvanisé Inoxydable
1.676 17.29 368 347 264
(0.066”)
1.83 20.56 437 415 314
(0.072)
2.08 26.68 563 538 409
(0.082)
2.34 33.60 702 669 508
(0.092)
Il existe aussi un câble toronné 3/16 et 7/32 (3/16’’ est le plus utilisé) pour les travaux
nécessitant une résistance à la traction plus élevée (pistonnage, ….). Ce câble (braided wire)
nécessite une presse étoupe et une attache de câble spécial.

Test de torsion:
Principe :
On coupe sur le tambour une longueur du câble, qu’on place dans la machine à tester. La
distance entre les mâchoires de cette dernière doit être de 203mm ± 1.6 mm, le câble étant
bien droit.
Une mâchoire doit être fixe, l’autre doit pouvoir se déplacer dans l’axe du câble tout en
permettant de lui appliquer une tension pendant le test.
On applique à une extrémité du câble un mouvement de rotation par rapport a l’autre
extrémité, à une vitesse uniforme qui ne doit pas dépasser 60 trs/mn, jusqu'à ce que l’on ait
rupture.
Les tests dans lesquels la rupture se produit à 3 mm ou moins d’une mâchoire sont nuls et
doivent être recommencés.

Nombre de tours recommandés pour un test de torsion pour une longueur de 8" soit 203 mm.

Diamètre du câble 0.066’’ 0.072 0.082 0.092 0.108 0.125


1.68 1.83 2.08 2.34 2.74 3.175
mm
Nombre Minimum de 32 29 26 23 19 17
tours

Remarque :
Pour les câbles de petits diamètres, pour lesquels la rupture ne peut être obtenue qu’après un
grand nombre de tours, la distance entre les mâchoires pourra être réduite en dessous de 8’’
(203 mm) pour gagner du temps.
Le test de torsion se fait chaque début de mission et toutes les 200 heures d’activités pour un
travail continu.
Si la distance entre les machoires est inférieure à 203 mm, le nombre minimal de tours de
torsion sera réduit selon la formule :
Ts =( TL X LS)/L1
TS : Nombre de tours pour léchantillon de longueur réduite.
LS : Longueur de l’échantillon réduit.
L1 : 203 mm.
TL : Nombre de tours mini pour une longueur de 8’’ (203mm) comme indiqué dans le
tableau plus haut.
Exemple :
soit un échantillon de câble de Ø= 0.082’’(2.08mm) de longueur LS=150mm(longueur
inferieure a 203 mm) alors le nombre de tours pour cet échantillon sera :
Ts=(26X150)/203 = 19.21 soit Ts= 19 tours

Test d’élongation :
Par défaut, le test d’élongation se fait visuellement :une fois le câble ne fait plus de spires,
il perd son élasticité.

Note :
Le câble ne subit pas seulement des efforts de traction, mais aussi de flexion (au niveau des
poulies de renvoi). Pour cela, on préconise :
-De limiter la tension du câble à 50% de sa charge de rupture minimale.
-De filer le câble après une opération du battage longue (4 heures) si l’on doit retravailler à
la même profondeur pour que ce ne soit pas toujours la même portion du câble qui fatigue au
niveau des poulies.
-De reformer le câble s’il ne représente plus des caractéristiques conformes au test API.
Bien que le câble du travail doit être suffisamment solide (pour accomplir le travail sans
aucune casse), on veille à choisir un câble ayant le plus petit diamètre (minimiser son propre
poids), et une poulie de petit diamètre (minimiser les frottements).

2.a-7- Le tensiomètre (Martin Decker) :


Ces appareils permettent de connaître à tout instant la tension s'exerçant sur le câble et
évitent ainsi l'application de surcharges qui ont tendance à figurer et à rompre la câble, leur
rôle est donc primordial. Les tensiomètres les plus classiques sont :
1. Tensiomètre hydraulique :
La tension par l'intermédiaire d'une membrane déformable, comprime un liquide qui
transmet cette variation de pression à un manomètre directement gradué en livres, en
kilogrammes-force ou en Newtons (Martin-Decker).
2. Tensiomètre électrique :
La tension du câble fait varier la résistance électrique d'un potentiomètre placé dans
une chambre hydraulique en pression (Bown-itco) ou d’une jauge de contrainte placée au
niveau de la poulie de l'indicateur de profondeur .
Attention, pour les deux premiers appareils (qui sont installés sur l'attache de la poulie
de renvoi en pied de mat) la mesure est fonction de l'angle que fait le câble sur cette poulie.
L'appareil est étalonné pour un angle 90°.

FIG: TENSIOMETRE

2.a-8- Dispositif de mesure (indicateur de profondeur) :


En effet, chaque treuil est muni d'un indicateur de profondeur au compteur. Il permet de
connaître a tout moment la profondeur du train (Wire-line) calibré par rapport a un point de
référence (zéro) par rapport la vanne maîtresse.
Le principe de cet indicateur de profondeur est généralement comme suite :
A la sortie du treuil, le câble entraîne par friction une roue de la circonférence connu, un
compteur totalisateur transforme le nombre de tours de la roue représentative de la langueur
de roulée en indication par pieds ou mètre.
2.a-9- LE CLAMP :
Est un dispositif qui permet d’attacher le train pendant la manœuvre (montage et démontage
du sas sur la tête de puits) et cela en accordant le câble par le premier manchon.

FIG : Clamp

2.b- Equipements de fond :


Le train de travail au câble est l'ensemble des outils placée au-dessus des outils spécialisés
(outils de contrôle, d'entretien, d'instrumentation, de pose et de repêchage, …) qui sont
descendus dans le puits. Le train est relié à l'extrémité du câble par un raccord spécial.
● Composition du train de travail au câble :
La composition d'un tel train dépend du travail à effectuer et des conditions du puits.
Le train de wire-line comporte en général :
1. Le raccord d'accrochage (Rope socket).
2. Des barres de charge (Stem).
3. Les coulisses (jar).
4. La rotule (Knuckle joint).
5. Les outils divers.

2.b-1- Le raccord d'accrochage (rope socket) :


Ce raccard fileté à son extrémité inférieure, retient le câble à l'aide d'un nœud spécial
confectionné à l'intérieur (enroulement du câble sur lui-même après avoir enserré un disque
d'enroulement) .Un ressort, logé dans l'usinage central, joue le rôle d'amortisseur de choc lors
des battages, il est composé de: corps, ressort, support de ressort, disque d'enroulement.
FIG: Rope socket

2.b-2- Les barres de charge (stem) :


Ce sont des barres lourdes qui permettent au train de descendre dans le
puits malgré la pression en tête et les frottements. Elles servent aussi de
masse de percussion pour accentuer le battage.
La longueur et le diamètre des barres de charge sont choisis selon les
travaux à effectuer. On est toutefois limité par la longueur disponible dans le
sas et par la résistance du câble.
Elles sont livrées en trois dimensions :
2,3 ou 5 pied (61,91 ou 152 cm).

FIG: barre de charge


2.b-3- Les coulisses (jar) :
Les coulisses donnent la possibilité de frapper en fin de course avec les barres de charge
soit pour cisailler une goupille de fonctionnement d'un outil (de pose, de repêchage), soit dans
le cadre d'une d'opération d'entretien ou d'instrumentation (grattage..), par contre on n'utilise
pas de coulisse lorsque l'on descend des instruments de mesure tels que les enregistreurs de
pression . Les coulisses ont une course de 20 ou 30 pouces.

 Les coulisses (mécaniques, ordinaires, tubulaire) :


Permettent de battre vers le haut et vers le bas : il suffit d'accélérer les barres de charges
en remontant vivement la câble .Les coulisses tubulaires sont plus résistantes mais conduisent
à un battage moins franc.
FIG: Coulisse tubulaire

FIG: Coulisse mécanique

 Les coulisses (hydraulique) :


Ne permette qu'un battage vers le haut. Pour battre on met le câble en tension : au niveau
de la coulisse un piston se déplace lentement dans une chemise ajustée avant d'arriver dans
une section élargie provoquant une accélération du mouvement. On obtient ainsi un battage
violent indépendamment des frottements dans le puits.

Comme avec les coulisses hydrauliques on utilise l'élastique du câble, elle ne


peuvent pas être utilisée à faible profondeur (moins de 500 m). De plus elles sont toujours
utilisée en conjonction avec une coulisse mécanique (généralement placée au dessus) pour
permettre aussi un battage vers le bas.

FIG : Coulisse hydraulique


2.b-4- La rotule (Knuckle-joint) :
Le raccord rotule simple est une articulation qui permet la flexion
limitée dans le cas de déviation dans le puits. L'ensemble scindé est
descendu en deux tronçons qui peuvent mieux se centrer dans le tubing.
La rotule est indispensable quand le tubing est dévié et quand on utilise un
centreur.
Le raccord rotule coulisse combine un raccord rotule et une coulisse
de faible course, il ne fait d'articulation que si la coulisse est ouverte,
condition est généralement réalisée en cours de manœuvre dans le tubing.

FIG : Rotule
2.b-5- Eléments divers :
Il existe d'autres éléments qui peuvent être ajoutés au train de travail au câble tels que :
a. Le raccord d'attache rapide (quik lock coupling) :
Il est constitué de deux partie qui sont assemblées très facilement par un système quart de
tour bloqué par en ressort, la partie supérieure est vissée au train de travail au câble, la partie
inférieure à l'outil que l'on veut descendre dans le puits. L'utilisation de ce dispositif n'est pas
recommandé en cas en cas de battage violent.
b. Les outils de décentrage (kick over tool) :
Ces outils sont utilisés pour mettre en place ou retirer les vannes dans les mandrins à
poche latérale (en gas-lift en particulier).
c. Les réductions.

3. Les outils de Wire-line :


Ils sont regroupés en quatre familles:
A. Les outils de contrôle et d’entretien.
B. Les outils de pose et de repêchage.
C. Les portes outils, les outils de fonds et autres outils particuliers.
D. Les outils d'instrumentation.

3.a- Les outils de contrôle et d'entretien:


Ces outils se vissent directement au bas de train de câble, ils permettent de contrôler et de
nettoyer l'intérieur de tubing ou le fond de puits.
3.a-1- Les couteaux calibreurs (gauge cutter) :
Ils sont conçus pour vérifier le diamètre intérieur d’un équipement. Cette opération peut être
effectuée sur une garniture de forage ou sur une colonne de production. En wire line, Il est
conseillé de descendre un calibreur avant toute opération.
Ils permettent aussi de localiser des raccords ou des équipements de fond et d’enlever la
paraffine ou toute autre dépôt sur les parois du tubing.
FIG : Couteaux calibreurs

Note:
Si on gratte le tubing avec cet outil, il est prudent de faire débiter le puits pour éviter que les
dépôts qui passent par de larges lumières sur l’outil ne coincent le gauge cutter à la remontée.

3.a-2- Les poires (swaging tool):

Conçus pour redresser les parois d’un tubing qui a subi localement des déformations légères.
Cet outil plein trou est percé intérieurement pour permettre le passage du fluide. A utiliser avec
précaution pour éviter les risques de coincement.

FIG : Poires
3.a-3- Les gratteurs (scratcher):
Ce sont des formes d'hérisson destinés à gratter les parois du tubing : comme pour les
couteaux quand ils sont utilisés pour nettoyer le tubing, il faut éliminer les débris en
faisant débiter le puits pendant le grattage pour limiter le risque de coincement.

FIG: Gratteurs

3.a-4- Les calibreurs (caliper):


Outils munis de palpeurs et permettant d'enregistrer les variations de diamètre intérieur
(corrosion, dépôt …); selon les modèles ils enregistrent soit le défaut maximum rencontré sur
une section transversale soit les défaut sur plusieurs génératrices.
3.a-5-Les cuillères à sédiment (Sand biller):
Ces dispositifs permettent de prélever des échantillons de sédiments déposés au fond de puits,
voire même de nettoyer le fond de puits ou la tête d'un poisson a repêcher.
Elles sont de type mécanique ou hydrostatique.

FIG : Cuillère a sédiment


3.b- Les outils de pose et de repêchage:

Les outils de pose et de repêchage son des outils spécialisés dans la mise en place et la
récupération des outils de fond proprement dit.
L'accrochage de l’outil de fond se fait par les têtes de pose et de repêchage, placées à la
partie supérieure de chaque outil. Ces têtes de pose et de repêchage sont standardisées.
Le fonctionnement des outils de pose et de repêchage est basé sur le cisaillement d'une ou
de plusieurs goupilles. Ils sont classes en trois catégorises:

3.b-1- Les outils de pose (running tool):


Ces dispositifs descendent et placent les outils de fond dans le puits ; ils retiennent ces outils
par des goupilles d'accrochage ou bien encore par des chiens d'accrochage et permettent de les
poser ou les ancrer, puis de s'en libérer par battage.

FIG : Outil de pose


3.b-2- Les outils de repêchage (pulling tool):
Ces dispositif accrochent et remontent les outils de fond en service dans le puits: des chiens
d'accrochage élastique permettent de coiffer la tête de repêchage de l'outil de fond.
Ces outils de fond peuvent alors être désancrés et remontés par battage à la coulisse dans un
sens prédéterminé ; un battage à la coulisse dans l'autre sens permet, après cisaillement d'une
goupille, de se libérer de l'outil de font si celui-ci ne veut pas se désancrer.

FIG : Outil de repêchage


3.b-3- Les outils mixtes:
Ces dispositifs permettent d'assurer les deux fonctions, ils sont généralement adaptés à un seul
type d'outil de fond.
Avant d'utiliser l'un de ces outils, il convient:
 de connaître les caractéristiques de l'outil de fond à poser ou à récupérer.
 de vérifier en surface s’il fonctionne et correspond bien a ce type d' outil de fond.
 de placer des goupilles adaptées au travail à faire.
 de s'assurer, avant la pose d'un outil de fond que l'outil nécessaire pour son repêchage
est disponible.
3.c- Les portes outils, les outils de fonds et autres outils particuliers:
 les outils vissés au sein des portes outils doivent être supportés par ces derniers, ils
viennent se loger et se verrouiller dans des sièges intégrés au tubing ou parfois
directement sur les parois du tubing.
 les outils de fond tels que les bouchons, les raccords d'égalisation, les duses de fond,
les vannes de sécurité de subsurface, les outils de test en pression de tubing; les
raccords d'égalisation viennent s'intercaler entre le porte-outil et le bouchon
proprement dit et permettent l'égalisation des pressions de part et d’autre, avant le
désencrage et la récupération de l'ensemble (porte-outil, raccord d'égalisation,
bouchon).
 les outils de manœuvre des dispositifs de circulation.
 les outils de décentrage pour venir travailler dans les mandrains à poche latérale.
 les outils de suspension spéciaux pour enregistreurs qui peuvent être mis en œuvre
sans aucun battage.
 les outils de pistonnage pour redémarrage des puits.
 les perforateurs qui permettent de créer une communication entre le tubing et
l'annulaire, il en existe de type mécanique (un pointeau étant forcé par battage à
travers le tubing) ou à balle (une charge explosive étant mise à feu par battage) et ils
permettent de mettre en place un orifice calibré.

3.d- les outils d'instrumentation:


Il arrive parfois qu'en cours d'opérations, malgré les précautions sont prises, les outils ou le
train de travail au câble se coincent; que le câble se cisaille ( casse)…
Avant de recourir à des moyens d'intervention plus lourds, un certain nombre d'équipement de
travail au câble lui-même peuvent y faire face. Dans ce cas les outils utilisés sont très
nombreux. Ce sont en particulier:

3.d-1- Les coupes câble :


Ils ont pour but de cisailler le câble, lorsque le tain de travail au câble est coincé. Ils sont
lâchés depuis la surface et par un choc coupe le câble au ras du raccord d'accrochage.
3.d-2- Les wire line finders :
Ils servent à localiser l'extrémité supérieure d'un câble cassé et ensuite tasser ce dernier
pour constituer une pelote facilitant le repêchage avec un harpon.

FIG : Wire line finders

3.d-3- Les harpons (wire line) :


Ils servent a accrocher le câble et à le faire remonter en surface, ils sont constitués de deux
ou de trois branches munies de dents et doivent avoir une dimension correspondant au
diamètre intérieure du tubing.

FIG : Les harpons

3.d-4- Les overshots (cloche de repêchage):


Ils permettent de repêcher certain matériels cassés; ce sont des
chemises munies d'un système d'accrochage pour coiffer la tête du
poisson par l'extérieure.

FIG : Overshot
3.d-5- Les empreintes (impression block) :
Ils servent a repérer l'état de la tête du poisson à repêcher : elles sont constituées d'une
cloche remplie de plomb.

FIG : Empreintes

3.d-6- Les aimants (magnat) :


Ils permettent de récupérer de petits morceaux d'acier; l'aimant est protégé lors de sa
descente par une jupe coulissante en métal antimagnétique.

FIG: Aimants