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Donnez-nous les moyens d’enseigner !

Les personnels d’enseignement et d’éducation, les fédérations des parents


d’élèves du collège Clemenceau expriment leur inquiétude et leur désapprobation au
sujet de la dotation globale horaire allouée à notre établissement pour la rentrée 2020
car celle-ci va à l’encontre de l’intérêt des enfants.

Nous regrettons la détérioration des conditions de prise en charge pédagogique


des élèves, qui nuit notamment à l’apprentissage des plus fragiles. Nous rappelons à
cet endroit que notre établissement présente des dispositifs d’accueil de publics à
besoins particuliers nécessitant des accompagnements spécifiques.

Tout d’abord, à la rentrée prochaine, il est prévu que nous perdions une classe
de 3ème. À ceci s'ajoute une prévision d’effectifs de 30 élèves par classe alors même
que nous observons chaque année des arrivées d’élèves après la rentrée. Comment
enseigner dans des classes toujours plus chargées ? Nous déplorons que de telles
conditions deviennent une norme, car elles ne permettent pas une différenciation
pédagogique satisfaisante.

Signalons à ce sujet que des élèves, en nombre sans cesse croissant, ont besoin
de l’accompagnement d’un(e) Assistant(e) de Vie Scolaire et/ou interprète en Langue
des Signes Française, ce qui augmente encore les effectifs dans les classes.

→ Nous demandons donc la création d’une division supplémentaire pour la rentrée


2020.

Par ailleurs, au regard des moyens alloués (603 Heures Postes - les heures à
effectuer par les professeurs - et 32 heures supplémentaires), la répartition de ces
moyens prévoit des compléments de services donnés, à hauteur de 65 heures.
Or ces compléments de service obligent les collègues concernés à exercer dans
plusieurs établissements, ce qui nécessite un temps plus long consacré aux
déplacements, temps qui n’est donc pas mis à profit dans les établissements au
bénéfice des élèves, pour développer des projets pédagogiques, par exemple. Sans
parler du coût représenté par les frais de déplacement qu’il faudra rembourser.
Ce qui nous semble aberrant, de surcroît, c’est que dans plusieurs disciplines, un
collègue se verra donc en sous-service (par manque d’Heures Postes) et contraint
d’effectuer un complément ailleurs, tandis que ses collègues devront absorber des
heures supplémentaires…

→ Nous demandons donc l’abandon de cette politique qui précarise davantage les
personnels d’enseignement ainsi que la qualité de l’enseignement dispensé.

En résumé, nous déplorons qu’une logique comptable supplante la dimension


humaine dans le calcul de cette dotation, au détriment des conditions
d’enseignement et des bénéfices apportés à nos élèves.

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