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MULTILINGUAL READING of BOOK 5

SPANISH - lines 1-124


Valeria Borda, Corporate and Global Partnerships

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FRENCH – lines 125-248
Becky A. Brown, Professor Emerita, School of Languages & Culture, Program in Linguistics

–– ainsi, quand Dèmètèr s’unit d’amour à Iasiôn, Zeus, l’ayant su aussitôt, le tua en le frappant de la blanche
foudre ; vous m’enviez, ô dieux, parce que je garde après de moi un homme mortel que j’ai sauvé seul sur sa carène,
après que Zeus eut fendu d’un jet de foudre sa nef rapide au milieu de la mer sombre. Tous ses braves compagnons
avaient péri, et le vent et les flots l’avaient poussé ici. Et je l’aimai et je le recueillis, et je me promettais de le rendre
immortel et de le mettre pour toujours à l’abri de la vieillesse. Mais il n’est point permis à tout autre dieu de résister à
la volonté de Zeus tempétueux. Puisqu’il veut qu’Odysseus soit de nouveau errant sur la mer agitée, soit ; mais je ne le
renverrai point moi-même, car je n’ai ni nefs armées d’avirons, ni compagnons qui le reconduisent sur le vaste dos de
la mer. Je lui révélerai volontiers et ne lui cacherai point ce qu’il faut faire pour qu’il parvienne sain et sauf dans la
terre de la patrie.

Hermès lui répondit :

–– Renvoie-le dès maintenant, afin d’éviter la colère de Zeus, et de peur qu’il s’enflamme contre toi à l’avenir.

Hermès s’envola et Kalypsô alla vers Odysseus. Elle le trouva assis sur le rivage, et jamais ses yeux ne tarissaient de
larmes, et sa douce vie se consumait à gémir dans le désir du retour, car la Nymphe Kalypsô n’était point aimée de lui.

La déesse Kalypsô s’approchant, lui dit :

–– Malheureux, ne te lamente pas plus longtemps ici car je vais te renvoyer promptement. Va ! Fais un large
radeau avec de grands arbres, et pose par-dessus un banc très élevé, afin qu’il te porte sur la mer. Et j’y placerai moi-
même du pain, de l’eau et du vin rouge qui satisferont ta faim, et je te donnerai des vêtements, et je t’enverrai un vent
propice afin que tu parviennes sain et sauf dans la terre de la patrie, si les dieux le veulent.

Le divin Odysseus frémit et il lui dit en paroles ailées :

–– Certes, tu as une autre pensée, déesse, que celle de mon départ, puisque tu m’ordonnes de traverser sur un
radeau les grandes eaux de la mer, difficiles et effrayantes, et que traversent à peine les nefs égales et rapides se
réjouissant du souffle de Zeus. Je ne monterai point, comme tu le veux, sur un radeau, à moins que tu ne jures par le
grand serment des dieux que tu ne prépares point mon malheur et ma perte.

La déesse Kalypsô rit, et et elle lui répondit :

–– Que Gaia le sache et l’eau souterraine de Styx, ce qui est le plus grand et le plus terrible serment des dieux
heureux, que je ne prépare ni ton malheur, ni ta perte. Je t’ai offert et conseillé ce que je tenterais pour moi-même.

Ainsi, la déesse le précéda promptement, et il allait sur ses traces. Et tous deux parvinrent à la grotte creuse. Et il
s’assit sur le trône d’où s’était levé Hermès et la Nymphe plaça devant lui les choses que les hommes mortels ont
coutume de manger et de boire. Elle-même s’assit auprès du divin Odysseus, et les servants placèrent devant elle
l’ambroisie et le nectar. Et tous deux étendirent les mains vers les mets placés devant eux ; et quand ils eurent assouvi
la faim et la soif, la déesse Kalypsô commença de parler :

–– Divin Odysseus, ainsi tu veux donc retourner dans ta demeure et dans la chère terre de la patrie ?
Cependant, reçois mon salut. Si tu savais dans ton esprit combien de maux il est dans ta destinée de subir avant
d’arriver à la terre de la patrie, tu resterais ici avec moi, dans cette demeure, et tu serais immortel, bien que tu désires
revoir ta femme que tu regrettes tous les jours. Et certes, je me glorifie de ne lui être inférieure ni par la beauté, ni par
l’esprit, car les mortelles ne peuvent lutter de beauté avec les immortelles.

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Et Odysseus lui répondit ainsi :

–– Vénérable déesse, ne t’irrite point pour cela contre moi. Je sais en effet que la sage Pénélope t’est bien
inférieure en beauté et majesté. Elle est mortelle, et tu ne connaîtras point la vieillesse ; et, cependant, je désire tous
les jours mon retour et regagner ma demeure. Si quelque dieu m’accable encore de maux sur la sombre mer, je les
subirai avec un cœur patient. J’ai déjà beaucoup souffert sur les flots et dans la guerre ; que de nouvelles misères
m’arrivent, s’il le faut.

Tous deux, se retirant dans le fond de la grotte creuse. Et quand Éôs aux doigts rosés, née au matin, apparut aussitôt
Odysseus revêtit sa tunique et son manteau, et la Nymphe se couvrit d’une grande robe blanche, légère et gracieuse ;
et elle mit autour de ses reins une belle ceinture d’or, et, sur sa tête, un voile. Enfin, préparant le départ d’Odysseus,
elle lui donna une grande hache fait de bois d’olivier. Et elle le conduisit à l’extrémité de l’île et retourna dans sa
demeure.

Et aussitôt Odysseus trancha les arbres et fit promptement son travail. Pendant ce temps la déesse Kalypsô apporta
des tarières ; et il perça les bois et les unit entre eux, les liant avec des cordes. Aussi grande est la cale d’une nef de
charge que construit un excellent ouvrier, aussi grand était le radeau construit par Odysseus.

SPANISH – lines 249-376


Angelica Duran, Professor, English, Comparative Literature, Religious Studies

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TURKISH – lines 377-493
Tulin Ece Tosun, Continuing Lecturer, Comparative Literature, Purdue Language and Cultural Program

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