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Sommaire :

Introduction

Chapitre1 : le modèle d’un seul facteur : le CAPM

Section1 : définition et origine du CAPM

1. Définition et objectif principal du CAPM


2. Contexte et origine du CAPM

Section2 : les hypothèses et les composantes du CAPM

1. Les hypothèses
2. Les composantes

Section3 : les avantages, limites et critique du CAPM

1. Les avantages
2. Les limites

Section4 : l’extension internationale du CAPM

Chapitre2 : le modèle d’évaluation par arbitrage

Section1 : présentation du modèle APT:


Section2 : les hypothèses de l’APT Section3 :
comparaison avec le CAPM
1. Les avantages
2. Les inconvénients

Chapitre 3 : Quelques mesures de performance

Section1 : le ratio de Sharpe

Section2 : le ratio de Treynor


Section3 : l’alpha de Jensen
Conclusion
Introduction :

Dans les années cinquante, les marchés financiers se perfectionnent et deviennent


l’intermédiaire idéal pour équilibrer les capacités et les besoins en financement des différents
agents économiques : ils ont pour mission d’assurer le financement de l’économie par
différents moyens (épargne, achat de titres, d’actifs, etc.). Entrent en compte deux variables
étroitement liées lors de l’investissement d’un actif financier : le rendement et le risque.

À partir de l’hypothèse de l’efficience des marchés financiers, Harry Markowitz a élaboré cequi est
désormais connu comme la théorie moderne du portefeuille. En fait, il en a formulé l’essentiel en
1952, dans un article publié dans le Journal of Finance, alors que, jeune étudiant, il préparait un
doctorat à l’université de Chicago. Selon cette théorie, il est possible de calculer le risque attaché
à un portefeuille de titres financiers en réduisant la covariance (influence conjointe) des titres qui
le composent. Puisque les marchés financiers sont efficients, augmenter
le rendement espéré d’un portefeuille implique que le risque attaché à ce titre soit plus élevé. On
n’a rien sans rien, et il n’est possible de faire fortune en Bourse qu’en prenant des risques. Le
problème est que, pour évaluer la rentabilité espérée et le risque, l’approche de Markowitz exigeait
des moyens de calcul hors de portée des gestionnaires de fonds.

Problématique :
Pour l’évaluation des actifs en terme de rentabilité espérée et de risque, les modèles CAPM et APT
sont-ils optimales ?
Chapitre1 : le modèle d’évaluation des actifs financiers

Section 1 : Définition et origine du modèle

1. Définition du CAPM
Le MÉDAF est utilisé autant sur les marchés financiers que pour résoudre des problématiques
financières d’entreprise. Le modèle de calcul se base sur la mesure du risque systématique, de
la rentabilité attendue et du taux d’intérêt. En d’autres termes, le MÉDAF permet d’estimer
le rendement d’un actif par rapport à son risque.

Le MÉDAF est une méthode mathématique qui permet de calculer la rentabilité attendue de
n’importe quel actif financier.

• L’objectif principal

Comme énoncé précédemment, l’objectif du CAPM est de renseigner au maximum


l’investisseur sur le risque et la rentabilité potentielle de l’actif financier dans lequel il veut
investir. L’investisseur avisé opte soit pour un portefeuille risqué efficient, soit pour un partage
entre actifs risqués et non risqués. Le CAPM propose une détermination du prix d’équilibre des
actifs.

• Son expression mathématique : le CAPM


❖ Quelques définitions :

• Le rendement : le rendement représente le gain qu’obtiendra un agent, s’il décide d’investir


un montant d’argent dans un titre. L’une des hypothèses du MEDAF suppose que le
rendement du titre suit une distribution normale (hypothèses qui n’est pas vérifiée dans la
pratique). C’est dans la recherche de l’explication des fluctuations de cette variable, que les
auteurs du MEDAF ont choisi comme variable explicative le béta de marché. Cependant au
cours des années qui ont suivi l’introduction du MEDAF, d’autres auteurs ont proposé
différents facteurs pouvant également expliquer le rendement
• Le risque spécifique et risque systématique : lorsqu’un investisseur procède à l’achat d’un
titre financier, celui s’attend à recevoir, dans un horizon futur, une certaine valeur (le
rendement espéré). Ainsi lorsqu’on parle de risque, on fait allusion de façon générale à
l’incertitude qui règne sur le rendement attendu par l’investisseur. On distingue cependant
deux types de risques, le risque spécifique et le risque systématique.

o Le risque spécifique est le risque qui est propre au titre(le risque qui affecte un titre bien
précis) et qui peut être réduit avec une diversification de portefeuille. Au niveau des facteurs
propres à une entreprise qui ont une influence sur ce type de risque, on distingue entre la
gestion de l’entreprise, ses activités, sa technologie etc.

o Le risque systématique est le risque qui provient du marché (affecte l’ensemble des titres),
qui contrairement au risque spécifique et non diversifiable, et dont les fluctuations
dépendent surtout de facteurs macroéconomique. Il est mesuré par le béta du titre par
rapport au marché, qui représente la sensibilité du rendement du titre par
rapport aux fluctuations du rendement du marché. Au niveau de l’interprétation du béta, on dira
que le rendement du titre varie dans le même sens et dans les mêmes
proportions que celui du marché lorsque la beta est égale à 1, dans des proportions moindres
quand la beta est inférieure à 1, et dans des proportions plus élevées lorsque la beta est
supérieure à 1.
Il y a également le cas exceptionnel ou le béta est négatif, qui signifie que le rendement du titre
varie le sens contraire du rendement du marché.
2. Origine du CAPM
Ce modèle a été développé à un moment où l’ensemble des marchés financiers se
perfectionnaient et s’uniformisaient. Il est né de la volonté de mieux connaître les risques
d’un investissement financier.

• L’apport de markovitz :

Le MÉDAF prolonge la théorie moderne du portefeuille de Markowitz, tant dans ses hypothèses
que dans ses conclusions. L’économiste insiste en effet sur l’intérêt que représente une
diversification d’un portefeuille pour un investisseur qui désire obtenir le meilleur rapport
rentabilité-risque.

o Markowitz pose cinq hypothèses à son modèle :


i. les marchés financiers sont efficients, c’est-à-dire que les prix et le rendement des actifs
financiers présentent fidèlement toutes les informations disponibles sur ces actifs.
ii. les investisseurs sont peu enclins au risque et ne prennent donc pas de risque
supplémentaire sans garantie d’un rendement additionnel.
iii. les marchés sont en équilibre.
iv. il n’existe pas d’opportunité d’arbitrage sur des marchés équilibrés, puisque l’offre d’actifs
rencontrerait exactement la demande pour ces actifs et que le prix serait alors naturellement en
équilibre.
v. et enfin, l’investisseur fait des choix rationnels.

L’apport de Markowitz est double. Il soulève d’une part que l'intérêt de la diversification d’un
portefeuille d’actifs ne repose pas sur l'absence de corrélation entre les rentabilités, mais plutôt
sur leur corrélation imparfaite ou partielle. Il démontre d’autre part que la réduction de
risque liée à la diversification est limitée par le degré de corrélation entre les actifs. En
conséquence, Markowitz démontre que la diversification diminue le risque sans pour autant
affecter la rentabilité.
Section2 : Hypothèses et composantes du modèle

1. Les hypothèses du CAPM

• Tous les investisseurs sont considérés comme «investisseurs » au sens de Markowitz : ils
considèrent chaque actif uniquement sous son aspect risque/rentabilité. Le marché est
sans «frictions», c’est-à-dire qu’il n'y a pas de coûts de transaction, pas de commission, etc.
• Les plus-values et les dividendes ne sont pas taxés.
• Le marché est en équilibre, un investisseur peut acheter ou vendre à découvert n'importe
quelle action pour autant que cela n’ait pas d’incidence sur le prix de l'action; l’information
est transparente.
• Les investisseurs n’apprécient pas le risque gratuit. C’est pourquoi ils choisissent un
niveau plus ou moins élevé selon la rémunération qu’ils pourraient en retirer (prime de
risque).
• Les investisseurs ont le même horizon temporel, ce qui permet une certaine standardisation
des analyses.

• Les investisseurs anticipent de la même manière les performances futures des titres.
• les investissements sont infiniment divisibles: il est possible d’acheter ou de vendre une
fraction d’action ou de portefeuille.
• Les investisseurs contrôlent le risque par la diversification.
• Les investisseurs peuvent prêter ou emprunter toute somme d'argent au taux sans risque.
• La rentabilité d’un titre est estimée par l’espérance de gain à un horizon donné, et son risque
est estimé grâce à l’écart-type de ses variations passées. Par exemple, une action relativement
risquée montre un prix fluctuant et donc un écart-type calculé élevé.
2. Les composantes du modèle
Le MÉDAF repose sur le fait que les différents actifs et portefeuilles d’actifs sont analysés sous
l’angle risque-rentabilité, aussi le challenge de chaque investisseur est de rechercher le
portefeuille avec une utilité maximale. Il existe trois composantes essentielles pour constituer un
portefeuille efficient:

A. la CML qui détecte les différentes combinaisons risque-rentabilité

La droite de marché expose les combinaisons rentabilité-risque d’actifs financiers. Avec Rf, niveau
de rentabilité pour un actif non risqué (obligation d’état par exemple) et M, combinaison
globalement observée sur le marché, appelée également portefeuille de marché. Le choix de la
combinaison dépendra du profil de l’investisseur et de son aversion pour le risque.
B. la prime de marché qui définit le coût du risque

L’investisseur exige du marché une prime qui couvre le risque que ce dernier prend. Plus
le risque est grand, plus la prime est élevée et la pente de la CLM forte.

C. le coefficient bêta qui mesure le risque d’un actif par rapport au risque du marché.

Le MÉDAF ne mesure pas un niveau de risque mais plutôt un risque relatif d’un titre ou d’un
portefeuille par rapport au marché, appelé ß (bêta). Autrement dit, le bêta est le rapport
entre les variations des prix d’un actif financier (ce que l’on nomme «volatilité») sur les variations
des prix du marché en général. Il s’agit donc de la sensibilité ou de l’élasticité du cours d’un titre
par rapport à l’indice boursier représentant le marché. Plus il est proche de 1, moins il est
considéré comme volatile.
Dès lors, la prime de risque pour un actif financier est égale à son coefficient bêta multiplié par le
risque global du marché.
Le MÉDAF correspond à l’égalité entre la prime de risque d’un actif i ou d’un portefeuille et celle
du marché multipliée par le bêta de l’actif étudié.

Section3 : les avantages, les limites et les critiques du CAPM

1. Les avantages
• il permet de calculer les différentes rentabilités pour les actifs en question
• il facilite la prise de décisions économiques et financières grâce au calcul du risque
• c’est un modèle plus simple à utiliser que le MEA, bien que moins précis d’un point de vue
économétrique
• il propose deux applications utiles de son modèle
o mesure des performances des gestionnaires de fonds

o calcul du taux d’actualisation approprié pour évaluer les revenus futurs d’une entreprise.
2. Les limites
Les limites du MÉDAF sont nombreuses et les critiques majoritairement relatives aux hypothèses
établies.

i. L’instabilité de béta :

Pour rappel, le bêta est le risque relatif d’un titre ou d’un portefeuille par rapport au restant du
marché. Cette instabilité provient du fait que le risque d’un titre est variable et donc susceptible
d’être modifié à tout instant. Par exemple, j’achète un actif financier au temps t et je calcule
le risque x auquel je m’expose avec cet investissement. À ce stade, rien ne m’assure qu’au
temps t + 1, le risque x de ce même actif n’aura pas été modifié à cause de facteurs externes (par
exemple une situation de crise). Pour pallier cette faille, le gestionnaire considère généralement
l’ensemble des bêtas afin de réduire en partie le risque individuel.

ii. La limite de la diversification de portefeuille :

Il est impossible de diversifier totalement son portefeuille : il faudrait acheter quantité


d’actifs financiers diversifiés avant de prétendre à une corrélation partielle (dans le cas où la
diversification réduit le risque). Par ailleurs, un portefeuille avec une corrélation réduite
peut finir par se corréler en raison de l’évolution du contexte économique, social et politique.

iii. La difficulté de l’application pratique dans un contexte prévisionnel.


iv. L’irréalisme des hypothèses :

Il est presque impossible d’avoir une idée précise des taux sans risque auxquels investir; il
n’existe pas de fiscalité homogène entre les actifs financiers, alors que les coûts de
transaction, eux, sont bien réels, etc.

v. La dépendance des études du MEDAF au choix du portefeuille de marché :

Cette dépendance est développée par l’économiste Richard Roll.


➢ Les critiques :
Plusieurs auteurs ont critiqué le MEDAF en se demandant s’il est logique de faire dépendre le
risque d’un actif d’un seul facteur de sensibilité au marché. Le risque et le rendement d’un titre
sont influencés par plusieurs facteurs plutôt que seulement par le comportement du rendement
d’un titre par rapport à celui de l’ensemble du marché.

Le MEDAF a été critiqué parce qu’il repose sur l’hypothèse d’un marché parfait qui simplifie la
réalité. En effet, des études empiriques portant sur le MEDAF indiquent que les taux de rendement
des portefeuilles à bêta faible sont en réalité plus élevés que ceux calculés par le modèle et vice
versa. Les résultats des tests empiriques établissent aussi que la prime de risque par unité de risque
du marché bêta, soit [E (rm) – rs] est inférieure à celle obtenue à l’aide du MEDAF. Certains auteurs
considèrent que, de toute façon, le MEDAF est difficile sinon impossible à tester, car il est basé sur
des rendements espérés, non observables.

Le MEDAF qui a fait l’objet de nombreuses études, et ce dès son introduction, a montré à diverses
reprises une certaines incapacité à s’affirmer empiriquement parlant. Ainsi au terme de notre
étude, nous remarquons qu’un modèle à plusieurs facteurs semble plus approprié.

Cependant malgré le doute qui pèse sur son évidence empirique, doute que nous exprimons
moyennement dans ce travail, il demeure jusqu’à aujourd’hui l’un des outils les plus utilisés pour
l’évaluation d’actifs financiers. Une telle utilisation qui est certainement plus due à sa commodité
qu’à sa performance.

Section4 : Le MEDAF internationale

Les investisseurs de différents pays utilisent comme numéraire des monnaies différentes. Le
risque de change vient donc compliquer l’analyse. Si les taux de change reflétaient simplement un
ajustement aux différences d’inflation entre les pays («parité des pouvoirs d’achat), le risque de
change serait un phénomène purement nominal sans grande incidence. Malheureusement, les
taux de change réels varient fortement et parfois rapidement. Un MEDAF international1 peut être
dérivé en supposant que chaque investisseur mesure la rentabilité et le risque dans sa propre
monnaie et qu’il peut couvrir le risque de change par des contrats à terme ou par des opérations
de prêt/emprunt.

Comme précédemment deux conclusions se dégagent.

▪ Théorème de séparation
▪ Prix de risque
On comprend donc qu’en général, un investisseur rationnel va plutôt opter pour un
portefeuille composé d’actifs financiers diversifiés (actifs risqués et non risqués) afin de
prétendre à une efficience maximale et un risque limité.

Bien qu’il soit difficile d’évaluer son efficacité, le MÉDAF reste un outil de mesure de
performances permettant de comparer le travail du gestionnaire et les réalités du marché, et
indiquant par ailleurs le taux d’actualisation approprié pour calculer les revenus futurs d’une
entreprise.

Alors que le MÉDAF repose uniquement sur l’évaluation du bêta, outil de mesure du risque
variable, d’autres modèles proposent des méthodes alternatives permettant également de
déterminer le risque financier.

Des modèles semblables au MEDAF ont été établit dans le but de contourner les problèmes tels
que l’instabilité du béta. Ainsi le MEA est un modèle d’évaluation de titres plus général que le
MEDAF. Contrairement au MEDAF, le MEA est un modèle multifactoriel, c’est-à-dire qu’il y a
plusieurs sources de risque. Ce modèle est basé sur le fait qu’il n’y a pas d’opportunité d’arbitrage,
puisqu’il n’est pas possible de réaliser un portefeuille à prix nul, sans risque, et qui a un rendement
positif .
Chapitre2 : le modèle d’évaluation par arbitrage APT

Face à l’instabilité des bêtas observée dans le MÉDAF, Stephen Alan Ross (économiste
américain, né en 1944) présente en 1976 un modèle alternatif basé sur la théorie de l’arbitrage.

Selon lui, il existe plusieurs facteurs économiques qui influencent les rentabilités:

▪ D’une part, des facteurs généraux qui influencent simultanément plusieurs


rentabilités.
▪ Et d’autre part, des facteurs propres à un actif qui n’influencent que la rentabilité de cet
actif.

La théorie de l’arbitrage avance, en outre, que les facteurs spécifiques aux différents titres sont
indépendants des facteurs généraux et qu’ils sont aussi indépendants les uns des autres.

Le principe d’arbitrage s’observe dès que deux titres, ayant les mêmes sensibilités face aux
différents facteurs, ne jouissent pas de la même espérance de rendement. S’il n’y a pas
d’occasion d’arbitrage, autrement dit s’ils ont la même espérance de rendement, le risque du
marché de ’actif doit être calculé par les bêtas relatifs aux facteurs du marché non spécifiés
qui affectent tous les investissements.

Section 1 : présentation du APT


Le modèle d’évaluation par arbitrage a été conçu par Ross en 1976 comme une alternative au
modèle d’équilibre des actifs financiers (MEDAF). La principale critique adressée à ce dernier est
qu’il est impossible de représenter le vrai portefeuille de marché. Or, l’utilisation d’une
approximation du portefeuille de marché empêchant d’avoir un test valide du modèle peut poser
des problèmes si, par exemple, on essaye de mesurer la performance d’un portefeuille.

Ross a, en conséquence, tenté de mettre en place un modèle d’évaluation des actifs financiers
dans lequel le portefeuille de marché n’intervient pas, et de façon plus générale qui ne soit pas
basé sur l’équilibre du marché des actifs financiers.
Le modèle de Ross (1976) repose essentiellement sur l’hypothèse selon laquelle un modèle
statistique, appelé modèle factoriel, décrit les rentabilités des actifs financiers. Cette dernière
hypothèse indique, en particulier, que les rentabilités des actifs financiers sont influencées par
des facteurs qui peuvent être classés en deux catégories :

• Des facteurs économiques qui affectent l’ensemble des actifs appelés facteurs communs
ou systématiques ;
• Des facteurs économiques ou autres qui affectent seulement un ou plusieurs actifs
(entreprise, secteur ou industrie), appelés facteurs spécifiques.

Section2 : Ses hypothèses et sa formule mathématique


Le modèle de Ross (1976) repose essentiellement sur l’hypothèse selon laquelle un modèle
statistique, appelé modèle factoriel, décrit les rentabilités des actifs financiers. Cette dernière
hypothèse indique, en particulier, que les rentabilités des actifs financiers sont influencées par
des facteurs qui peuvent être classés en deux catégories :

• des facteurs économiques qui affectent l’ensemble des actifs appelés facteurs communs ou
systématiques.

• des facteurs économiques ou autres qui affectent seulement un ou plusieurs actifs (entreprise,
secteur ou industrie), appelés facteurs spécifiques.

Ceci constitue l’hypothèse de base du modèle d’évaluation par arbitrage. De façon plus formelle,
cette hypothèse s’écrit en supposant qu’il y ait K facteurs f influençant la rentabilité, de la façon
suivant :
Section 3 : une comparaison avec le CAPM

Le modèle de l’arbitrage est une rupture par rapport au MEDAF, c’est-à-dire qu’il ne développe
pas et n’approfondit pas ce dernier, mais il constitue une approche nouvelle d’évaluation des
actifs. Le modèle de l’arbitrage (APT) est présenté comme un grand progrès par rapport au MEDAF.
L’APT est destiné à remplacer le MEDAF en considérant que le risque d’un actif est affecté par
plusieurs facteurs économiques et financiers et non plus par un seul facteur de risque (risque du
marché) bêta.
Le modèle de l’arbitrage (APT) a pour objet de compléter le MEDAF en considérant que plusieurs
variables affectent le rendement espéré d’un actif et non plus une seule variable comme c’est le
cas avec bêta. Le modèle de l’APT est attrayant, mais il n’y a pas, à l’heure actuelle, de tests
empiriques qui le valident de façon décisive. Ce modèle représente une voie prometteuse pour
l’avenir mais ne peut, dans l’état actuel des choses, en tant que tel, remplacer le MEDAF dans
l’évaluation des actifs financiers.

En résume, Nous retrouvons une relation proche de celle du MEDAF. Les seules différences sont
que :

➢ premièrement, dans le MEDAF, il y a une seule prime de risque, car il y a une unique
source de risque, le risque associé au portefeuille
➢ de marché, tandis que, dans le modèle d’arbitrage, il y a plusieurs primes de risque, car il
y a plusieurs sources de risque, les risques associés aux différents facteurs communs
➢ deuxièmement, dans le modèle d’évaluation par arbitrage, le portefeuille de marché n’a
pas de rôle particulier.

1. Les avantages du modèle APT


Les avantages du modèle d’arbitrage par rapport au MEDAF sont :

✓ qu’il utilise le concept d’arbitrage moins contraignant que le concept d’équilibre


✓ que les hypothèses faites soit sur les rentabilités des actifs financiers, soit sur les
fonctions d’utilité des individus sont beaucoup moins fortes
✓ que le portefeuille de marché n’apparaît pas et, par conséquent, que les problèmes de
testabilité du MEDAF lié au portefeuille de marché n’existent pas avec le modèle
d’évaluation par l’arbitrage.

2. Les inconvénients par rapport au CAPM


S’il y a des avantages, il y a aussi des inconvénients qui sont les suivants :

✓ le modèle d’arbitrage n’indique pas quel est le nombre de facteurs communs et quels
sont les facteurs économiques influençant les rentabilités des actifs financiers.
✓ la relation finale est approximativement vérifiée, car la diversification des risques spécifiques
est approximativement réalisée, ce qui est à l’origine de plusieurs problèmes lors des tests
du modèle d’arbitrage.
Chapitre3 : Quelques mesures de performance

Section1: le ratio de Sharpe


Le ratio de Sharpe : mesure l’écart de rentabilité d’un portefeuille d’actif financier par rapport au
taux de rendement d’un placement sans risque, divisé par un indicateur de risque, l’écart type de
la rentabilité de ce portefeuille, c’est-à-dire sa volatilité.

Avec :

–Rp : le taux de rendement du portefeuille considéré

–Rf : le taux de placement sans risque

– σp : l’écart type du taux de rendement du portefeuille considéré.

Il a pour objet de mesurer si le gestionnaire peut obtenir un rendement supérieur à la moyenne


mais avec davantage de risques. Comme l’écart type de la rentabilité d’un fonds tend à baisser
avec le nombre de titres composant le fonds, un fonds mieux diversifié qu’un autre générera une
valeur supérieure de ce ratio qu’un fonds moins diversifié.

Le ratio de Sharpe reste un outil souvent limité lorsqu’il s’agit de mesurer un portefeuille
traditionnel en pourcentage par rapport à un point de repère ou un indice boursier. Par ailleurs,
les fonds alternatifs, ne se prêtent pas à l’utilisation d’un tel ratio car ils sont par définition dé-
corrélés du marché en recherchant une performance absolue. Pour ces derniers, leur seul vrai
point de repère reste le cash, quel que soit l’état du marché.

Section2 : le ratio de Treynor


Cet outil privilégie les mesures marginales du risque, tel le bêta, plutôt qu’une mesure globale
comme l’écart type, car la gestion est le plus souvent répartie entre différents gestionnaires. Il
rapporte la prime de risque (RP – RF) à la mesure de risque systématique du portefeuille,

Soit :

Avec :

-Rp : le taux de rendement du portefeuille considéré

-Rf : le taux de placement sans risque

-βp : le coefficient de sensibilité du portefeuille considéré.

Section3 : l’alpha de Jensen


Le coefficient ou l’alpha de Traynor (1965) : Il mesure l’excédent de rentabilité, positif ou négatif,
réalisé sur le portefeuille par rapport à ce que son risque aurait justifié si l’on se réfère au MEDAF.
Soit pour un portefeuille risqué P:

Avec :

–Rp, le rendement du portefeuille

–RM, la rentabilité du portefeuille de marché

–Rf, le taux sans risque

– σp, la volatilité du portefeuille.


Une valeur positive (négative) de l’alpha indique une performance réalisée supérieure (inférieure)
à la « normale ». Un alpha de 3 signifie que le fonds surperforme de 3 % son indice de référence.
Plus l’alpha est élevé et positif, meilleur est le produit par rapport à son indice et meilleur est son
gérant. Son calcul est variable et ce coefficient n’est pas stable dans le temps. Du point de vue
pratique, l’estimation de l’alpha exige de réunir un échantillon de données indépendantes sur les
ren-tabilités réalisées des fonds étudiés, du taux sans risque et de l’indice de marché retenu.
Conclusion :
L’analyse de la rentabilité et du risque d’un projet unique est préalable à l’étude de la gestion du
risque d’un ensemble ou d’un portefeuille de projets d’investissement. Une entreprise peut
réaliser simultanément plusieurs projets d’investissement durant l’année avec pour résultat des
fluctuations de taux de rendement des différents projets qui ne se font pas dans le même sens et
se neutralisent ainsi en partie. L’analyse de la covariance du coefficient de corrélation et du
coefficient de variation permet de mieux situer la notion du risque et de préciser sa mesure.

L’avantage de la diversification est de réduire le risque d’un portefeuille d’actifs tout en


préservant son taux de rendement moyen lorsque les rendements individuels des actifs
considérés ne sont pas parfaitement corrélés. Il en résulte une augmentation du rendement de
l’investisseur par unité de risque. Une diminution de la variabilité du taux de rendement d’un
portefeuille, toutes choses égales, est favorable à l’investisseur, car elle minimise le risque
spécifique. Le risque auquel fait face l’investisseur est le risque du marché, qui devient la
référence incontournable en matière de rémunération d’un actif. Nous avons souligné que le
risque de marché bêta n’était pas diversifiable, mais lié à des événements macroéconomiques
tels qu’une récession ou une expansion économique. Le risque du marché d’un portefeuille
d’actifs est incompressible, puisqu’il n’est pas diversifiable. Il est égal à la moyenne pondérée
des bêtas individuels des actifs qui constituent ce portefeuille. Le modèle du marché, la théorie
du portefeuille, le modèle d’évaluation des actifs financiers et l’APT améliorent et mettent en
évidence les facteurs qui permettent de déterminer les taux de rendement exigés et la valeur
intrinsèque des actifs.
Bibliographie
• Evaluation, relation risque-rendement et produits dérivés

Auteur : Faouzi Rassi

Edition : la presse de l’université de Québec 2013

• L'évaluation des actifs financiers et la relation risque-rendement


Auteur : Faouzi Rassi
Edition : la presse de l’université de Québec 2013
• Introduction à la finance : Pack enseignant

Auteur: Christophe Casteras

Editeur: Editions Corroy 2011

• Les grands auteurs en finance Ed. 2

Auteur: Michel Albouy et Gérard Charreaux

Editeur: EMS Editions 2017

• Le coût du capital : Théories, mesures et pratiques.

Auteur: Franck Bancel.

Edition : RB édition 2014

• Revue banque RB edition: Bankers, Markets and Investors 87 Mars-April 2007


• « Un MEDAF à plusieurs moments réalisés »

Auteur: Christophe Hurlin et Patrick kouontchou et Bertrand Maillet.

Editeur: (HAL archives ouvertes)


• Modèles d’évaluation d’arbitrage ou d’équilibre : une comparaison APT et CAPM

Journal de la société statistique de Paris, tome 133 (1992)

• Inefficience et dynamique des marchés financiers

Auteur : Jean Michel Sahut

Edition : le Harmattan 2009

• Gestion financière de l'entreprise


Auteur : Georges Depallens et Jean-Pierre Jobard.
Edition : Dunod 2017

• Finance : le nouveau paradigme


Auteur : Philipe herlin
Edition : Editions d'Organisation 2010

• Gestion de portefeuille : une approche quantitative


Auteur : Pierre Clauss
Edition : Dunod 2011
• Portefeuille de projets : la gestion de projet par étapes
Auteur : Hugues Marchat
Edition : Editions d’organisation 2009

• Guide complet de construction et de gestion de portefeuille : Edition3


Auteur : Lukasz Snopek
Edition : Maxima 2018

• Traité de gestion de portefeuille


Auteur : François-Éric Racicot et Raymond Théoret
Edition : Presses de l'Université du Québec 2004

• Marchés financiers : Gestion de portefeuille et risques Edition 6


Auteur : Bertrand jaquillat et Bruno Solnik et Christophe Perignon
Edition : Dunod

• Risk management, edition2


Auteur : Laurent Pirandello,
Edition : Dunod

• DSCG 2 - Finance : Corrigés du manuel Ed. 6


Auteur: Pascal Barneto, Georges Gregorio
Edition : Dunod 2017

• DSCG2 Finance Manuel Ed:7