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Année universitaire 2019 − 2020

Math1301 2ème année MPCI FST de l’USTTB

Fiche No 1 d’Algèbre linéaire 2


Exercice 1 On considère l’espace vectoriel R2 [x] = {ax2 + bx + c/ a, b, c ∈ R} muni de sa base
canonique B0 .
1. Montrer que la famille B = {x(x − 1), x(x + 1), (x + 1)(x − 1)} est une base de R2 [x].
2. Déterminer la matrice de passage de B0 à B et celle de B à B0 .
3. On considère l’opérateur de dérivation

d : R2 [x] −→ R2 [x]
0
p 7−→ p

Montrer que d est une application linéaire et donner sa matrice dans la base B0 . En déduire
la matrice de d dans la base B en utilisant la relation qui donne la matrice d’une application
dans une nouvelle base. Calculer de 2 façons les composantes de d(3x2 − x + 5) dans B.

Exercice 2 Rappeler la définition d’une forme linéaire sur un K-espace vectoriel E, puis donner
l’expression d’une forme linéaire su E = R3 . Déterminer la forme linéaire f sur R3 telle que

f (1, 1, 1) = 0, f (2, 0, 1) = 1 et f (1, 2, 3) = 4.

Exercice 3 Soit A ∈ Mn (R).


1. Montrer que l’application
φA : Mn (R) −→ R
M 7−→ tr(AM )
est une forme linéaire sur Mn (R).
2. Montrer que l’application
φ : Mn (R) −→ (Mn (R))∗
A 7−→ φA
est une application linéaire.

Exercice 4 1. Dans chacun des cas suivants, montrer que la famille {v1 , v2 , v3 } est une base de
R3 et déterminer sa base duale.
(a) u1 = (1, 0, −1), u2 = (−1, −1, 2), u3 = (−2, 1, −2)
(b) u1 = (1, 0, −4), u2 = (0, 1, −4), u3 = (0, 0, 4)
(c) u1 = (0, −1, 1), u2 = (−1, 0, 1, u3 ) = (1, 1, 1)
(d) u1 = (1, −1, 1), u2 = (0, 2, 1), u3 = (1, 1, −1)
(e) u1 = (2, 1, −1), u2 = (1, 2, −1), u3 = (2, 2, −1)
(f) u1 = (2, 1, 2), u2 = (1, 2, 2, u3 ) = (−1, −1, −1)
(g) u1 = (−1, −5, −2), u2 = (−2, −2, 0), u3 = (1, 1, 2)
(h) u1 = (−1, −2, 1), u2 = (−5, −2, 1), u3 = (−2, 0, 2)
(i) u1 = (1, −1, 0), u2 = (1, 0, 1), u3 = (0, 1, −1)
(j) u1 = (2, 1, 1), u2 = (1, 2, 1), u3 = (1, 1, 2)

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2. Déterminer la base duale de la base canonique du R-espace vestoriel Rn [x] des polynômes de
degré n à coefficients dans R. Indication : utiliser x ∈ E, x = e∗1 (x)e1 + · · · + e∗n (x)en

Exercice 5 Soit E un espace vectoriel sur R de dimension 3 et B = (e1 , e2 , e3 ) une base de E.


Dans chacun des cas suivants, montrer que les formes linéaires donneés f1 , f2 , f3 forment une base
de E ∗ et déterminer sa base préduale.
(a) f1 = 2e∗1 + e∗2 + e∗3 , f2 = −e∗1 − e∗3 , f3 = e∗1 + 3e∗2
(b) f1 = e∗1 + e∗2 − e∗3 , f2 = e∗1 − e∗2 + e∗3 , f3 = e∗1 + e∗2 + e∗3
(c) f1 = e∗1 + 2e∗2 + 3e∗3 , f2 = 2e∗1 + 2e∗2 + 4e∗3 , f3 = 3e∗1 + 4e∗2 + 6e∗3
(d) f1 = 12 (e∗1 + e∗2 + e∗3 ), f2 = 12 (−3e∗1 + e∗2 − e∗3 ), f3 = e∗1
(e) f1 = 7e∗1 − 9e∗2 − e∗3 , f2 = −6e∗1 + 8e∗2 + e∗3 , f3 = −5e∗1 + 6e∗2 + e∗3
(f) f1 = −e∗1 − 2e∗2 , f2 = −e∗2 + e∗3 , f3 = −e∗1 − e∗2 + e∗3
(g) f1 = 5e∗1 + e∗2 + 2e∗3 , f2 = e∗1 + e∗2 , f3 = −3e∗1 − e∗2 + 2e∗3

Exercice 6 Sur le R-espace vectoriel R2 [X] des polynômes de degré inférieur ou égal à 2, on
considère les formes linéaires φ−1 , φ0 , φ1 définies par :

∀ P (X) ∈ R2 [X], φ−1 (P ) = P (−1), φ0 (P ) = P (0), φ1 (P ) = P (1)

1. Montrer que B ∗ = (φ−1 , φ0 , φ1 ) est une base de (R2 [X])∗ .


2. En déduire qu’il existe des constantes α, β et γ tels que :
Z 1
∀ P (X) ∈ R2 [X], P (X)dX = αP (−1) + βP (0) + γP (1)
−1

3. Déterminer la base préduale B de B ∗ .


4. Calculer les constantes α, β et γ.

Exercice 7 Sur le R-espace vectoriel R3 [X] des polynômes de degré inférieur ou égal à 3, on
considère les cinq applications φ1 , φ2 , φ3 , φ4 et ψ définies par : pour tout P ∈ R3 [X]
Z 1
0 0
φ1 (P ) = P (0), φ2 (P ) = P (0), φ3 (P ) = P (1), φ4 (P ) = P (1) et ψ(P ) = P (t)dt
0

On considère la base canonique B = (1, X, X 2 , X 3 ) de R3 [X].


1. Montrer que φ1 , φ2 , φ3 , φ4 et ψ sont des formes linéaires sur R3 [X].
2. Quelles sont les coordonnées de φ1 , φ2 , φ3 et φ4 dans la base B ∗ ?
3. Prouver que (φ1 , φ2 , φ3 , φ4 ) est une base de (R3 [X])∗ et déterminer sa base peéduale (P1 , P2 , P3 , P4 ).
4. Déterminer quatres nombres réels α, β, γ et λ tels que

ψ(P ) = αφ1 (P ) + βφ2 (P ) + γφ3 (P ) + λφ4 P )

Exercice 8 Soient f et g deux formes linéaires sur R2 définies par

f (x, y) = x + y et g(x, y) = x − y.

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1. Montrer que (f, g) est une base de (R2 )∗ et déterminer sa base préduale.
2. Exprimer dans la base (f1 , f2 ) les formes linéaires

u(x, y) = x v(x, y) = y et w(x, y) = −x + 7y.

Exercice 9

1. Soit u1 , u2 et u3 les formes linéaires sur R3 définies pour tout (x1 , x2 , x3 ) ∈ R3 par

u1 (x1 , x2 , x3 ) = 2x1 + 4x2 + x3 , u2 (x1 , x2 , x3 ) = 4x1 + 2x2 + 3x3 , u3 (x1 , x2 , x3 ) = x1 + x2 .

Montrer que (u1 , u2 , u3 ) est une base de (R3 )∗ et déterminer sa base préduale.
2. Soit a, b ∈ R et soit u1 , u2 et u3 les formes linéaires sur R3 définies pour tout (x1 , x2 , x3 ) ∈ R3
par

u1 (x1 , x2 , x3 ) = x1 +ax2 +bx3 , u2 (x1 , x2 , x3 ) = ax1 +a2 x2 +x3 , u3 (x1 , x2 , x3 ) = bx1 +x2 +a2 x3 .

Trouver une une condition nécéssaire et suffisante sur a et b pour que (u1 , u2 , u3 ) soit une base
de (R3 )∗ .

Exercice 10 Soient E un K-espace vectoriel, f une application linéaire de E dans E de rang 1 et


u un vecteur non nul de E tel que Im(f ) = Ku.
1. Montrer qu’il exite une unique forme linéaire g sur E telle que

∀ x ∈ R, f (x) = g(x)u.

2. Montrer qu’il existe un unique α ∈ K tel que f 2 = αf . En déduire que si α 6= 0, alors f − IdE
est inversible.

Exercice 11 Soient n ∈ N∗ et x0 , x1 , . . . , xn des nombres réels deux à deux distints. Pour tout
i ∈ {0, . . . , n}, on pose
n
Y x − xj
∀ x ∈ R, Li (x) = .
j=0,j6=i
xi − xj

1. (a) Montrer que B = (L0 , . . . , Ln ) est une base de l’espace Rn [X] des polynômes de degré n
à coefficients dans R.
(b) Déterminer la base duale de B. Indication : utiliser x ∈ E, x = e∗1 (x)e1 + · · · + e∗n (x)en
2. Maintenant, on suppose que les nombres x0 , x1 , . . . , xn sont tous non nuls. On pose pour tout
i ∈ {0, . . . , n} :
ui : Rn [X] −→ R Z xi
.
p 7−→ p(x)dx
0

(a) Montrer que B1 = (u0 , u1 , . . . , un ) est une base de (Rn [X])∗


(b) Déterminer la base préduale de B1 .

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3. Maintenant, on prend n = 2, x0 = a, x1 = a+b 2


et x2 = b avec a < b. Montrer qu’il existe trois
uniques nombres réels α0 , α1 et α3 teles que
Z b
∀ p ∈ R2 [X], p(x)dx = α1 p(x1 ) + α2 p(x2 ) + α3 p(x3 ).
a

Indication : utiliser x ∈ E, x = e∗1 (x)e1 + · · · + e∗n (x)en

Exercice 12 Soit E un K-espace vectoriel.


1. Montrer qu’une forme linéaire non identiquement nulle sur E est surjective.
2. On appelle hyperplan de E, le noyau de toute forme linéaire sur E autre que la forme nulle.
Soit H un sous-espace vectoriel de E.
(a) Montrer que l’on a l’équivalence entre les deux énoncés suivants :
— H est un hyperplan de E. L
— Il existe une droite vectorielle D de E telle que E = H D.
(b) Montrer que deux formes linéaires non nulles sur E sont proportionnelles si et seulement
si elles ont le même noyau.

Exercice 13 Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie n et u1 , u2 , . . . , uk+1 ∈ E ∗ .


1. Montrer que
(a) si uk+1 ∈ Vect{u1 , . . . , uk }, alors
k
\ k+1
\
ker(ui ) = ker(ui ).
i=1 i=1

(b) si r est le rang de la famille {u1 , u2 , . . . , uk }, alors


k
!
\
dim ker(ui ) = n − r.
i=1

2. En déduire que la famille {u1 , u2 , . . . , uk } est liée si et seulement si

∃x ∈ E, ∀i ∈ {1, . . . , k} on a ui (x) = 0.

Exercice 14 Soit E un K-espace vectoriel.


1. Si u est une application linéaire de E dans E. Montrer que u est une homothétie si, et seulement
si, pour tout vecteur x de E, la famille {(x, u(x)} est liée.
2. Soit u l’endomorphisme de E dont la matrice dans la base canonique est
 
0 1 0
0 0 1
0 0 0

Déterminer ker(u), ker(u2 ), Im(u) et Im(u2 ).

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Exercice 15 Soient E et F deux espaces vectoriels de dimensions finies n ≥ 1 et m ≥ 1 sur un


corps K. Soit B0 une base de E et soit B1 une base de F .
1. Montrer que l’application

φ : L(E, F ) −→ Mmn (K)


f 7−→ MB1 (f (B))

est un isomorphisme d’espaces vectoriels.


2. En déduire la dimension de L(E, F ).

Exercice 16 On considère f ∈ L(E), où E est un K-espace vectoriel de dimension finie n. Soit
F ⊂ E un sous-espace vectoriel de dimension k invariant par f , c’est-à-dire f (F ) ⊂ F (on dit aussi
que F est stable par f ). Montrer l’existence d’une base B de E telle que la matrice de f dans cette
base s’écrive  
A C
MB (f (B)) = , avec
0 D
A et D des matrices carrées d’ordre respectifs k et n − k, 0 la matrice nulle de format [n − k, k] et
C une matrice de format [k, n − k]. (prendre une base de F et la completer en une base B de E)

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