Vous êtes sur la page 1sur 5

L’essentiel de l’information

scientifique et médicale

www.jle.com

Le sommaire de ce numéro

http://www.john-libbey-eurotext.fr/fr/
revues/medecine/ipe/sommaire.md?type=
text.html

Montrouge, le 19/11/2019

Sergio J. Villaseñor Bayardo

Vous trouverez ci-après le tiré à part de votre article au format électronique (pdf) :
Un cas de dépression mixtèque

paru dans
L’Information psychiatrique, 2019, Volume 95, Numéro 9

John Libbey Eurotext

Ce tiré à part numérique vous est délivré pour votre propre usage et ne peut être transmis à des tiers qu’à des fins de recherches personnelles
ou scientifiques. En aucun cas, il ne doit faire l’objet d’une distribution ou d’une utilisation promotionnelle, commerciale ou publicitaire.
Tous droits de reproduction, d’adaptation, de traduction et de diffusion réservés pour tous pays.
© John Libbey Eurotext, 2019
Cas clinique
L’Information psychiatrique 2019 ; 95 (9) : 745-8

Un cas de dépression mixtèque

Résumé. Notre équipe de travail a mené un projet de recherche intitulé « Déve-


Sergio J. Villaseñor Bayardo loppement d’un modèle de soins en santé mentale des migrants autochtones de la
Martha P. Aceves Pulido région métropolitaine de Guadalajara »1 au Mexique. À la suite de cette recherche,
un livre intitulé Manuel sur les soins de santé mentale pour les migrants autoch-
Professeurs à l’Université de Guadalajara tones dans la région métropolitaine de Guadalajara (Université de Guadalajara,
2016) a été publié.
Au cours du projet, de multiples entretiens ont été menés avec des migrants
autochtones qui ont permis de connaître le récit de la population souffrant de
dépression. Nous présentons ici un cas emblématique de ceux rassemblés dans
Rubrique dirigée par Martin Reca
la population mixtèque ou mieux appelée dans leur langue Ñu’u savi, qui se traduit
par Peuple de pluie.
Mots clés : migrant, dépression, ethnopsychiatrie, culture, médecine tradition-
nelle, cas clinique, Mexique

Abstract. Depression in a Mixtec patient. In Mexico, our work team conducted


a research project titled “Développement d’un modèle de soins en santé mentale
des migrants autochtones de la région métropolitaine de Guadalajara” (“Develop-
ment of a Mental Health Care Model for Indigenous Migrants of the Metropolitan
Region of Guadalajara”)1 . A book was published on the basis of this research:
Manuel sur les soins de santé mentale pour les migrants autochtones dans la région
métropolitaine de Guadalajara (A Manual of Mental Health Care for Indigenous
Migrants of the Metropolitan Region of Guadalajara) (University of Guadalajara,
2016).
During the project, we carried out multiple interviews with indigenous migrants,
giving us the opportunity to hear the stories of a population suffering from depres-
sion. In this article, we present an emblematic case among those from the Mixtec
population—or rather, in their own language, Ñu’u savi: rain people.
Keywords: migrants, depression, ethnopsychiatry, culture, traditional medicine,
clinical case, Mexico

Resumen. Un caso de depresión mixteca. Nuestro equipo de trabajo llevó a


cabo un proyecto de investigación titulado : “Desarrollo de un modelo de atención
en salud mental de los migrantes autóctonos de la región metropolitana de Gua-
dalajara” en México1 . Como corolario de esta investigación, se publicó un libro
titulado: Manual de cuidados en salud mental para migrantes autóctonos en la
región metropolitana de Guadalajara (Universidad de Guadalajara, 2016).
Durante el proyecto, múltiples entrevistas fueron llevadas a cabo con migrantes
autóctonos las cuales han permitido conocer el decir de la población que padece
depresión. Presentamos aquí un caso emblemático entre los que se recogen entre
la población mixteca o mejor designada en su propia lengua Ñu’u savi, que se
traduce por Pueblo de lluvia.
Palabras claves: migrantes, depresión, etnopsiquiatría, cultura, medicina tradi-
cional, caso clínico, México

Introduction Pour mieux comprendre la vision du monde de ce


groupe, nous présentons certaines de leurs croyances
Dans le cas des peuples autochtones migrants souf- concernant la santé et la maladie.
frant de dépression, la rencontre de discours et de récits Doña Paola, une guérisseuse mixtèque, sage de la
hautement exclusifs est impliquée. Cette rencontre est communauté, a déclaré dans une interview qu’il était
possible à partir du système d’idées qui les a produits, nécessaire de faire appel à des saints et à des bonnes
les acteurs n’ayant d’autre choix que de jouer pleinement âmes (anima’a) pour demander ce dont nous avions
doi:10.1684/ipe.2019.2025

leur rôle culturel et de perpétuer le « destin » défini par besoin. Vous devez rechercher quel saint est approprié
leur culture. et ce dont nous avons vraiment besoin.

Correspondance : S.J. Villaseñor Bayardo


<villasenorsergio7@gmail.com> 1
Conacyt: 2012-01-182680.

Pour citer cet article : Villaseñor Bayardo SJ, Aceves Pulido MP. Un cas de dépression mixtèque. L’Information psychiatrique 2019 ; 95 (9) : 745-8
doi:10.1684/ipe.2019.2025 745

© John Libbey Eurotext, 2019


S.J. Villaseñor Bayardo, M.P. Aceves Pulido

Le copal (résine ou encens) capte les mauvaises vibra- En ce qui concerne ses parents, elle mentionne qu’ils
tions et à travers lui, Doña Paola demande à tous les étaient très « réprimandeurs » avec elle. Une des raisons
dieux, à Marie, à toutes les vierges, aux saints et aux était qu’ayant emmené les animaux de ses grands-
bons morts. On demande également aux collines de ne parents à la montagne, les animaux avaient mangé
pas manquer de nourriture. Elle explique : le champ de maïs d’autres familles, c’est pourquoi ils
San Andrés est un dieu, san Basilio, san Marcos, san l’avaient battue. Les abus venaient de sa mère et de son
Mateo, san Francisco, la Vierge du Rosaire, María Can- grand-père maternel dans une plus grande mesure. Elle
delaria, santo Santiago, ils sont nombreux et ils sont des a subi tous les abus de ses parents jusqu’à son mariage,
dieux, ils sont tous des saints. . . Dieu le père éternel est à l’âge de 22 ans.
grand, et il y en a un petit qui est Jésus, fils de Marie, et Elle arrive à Guadalajara à l’âge de 17 ans et vit
saint Joseph, père de Jésus. avec ses parents et ses frères et sœurs dans la colonie
Ils sont nombreux, ils vivaient sur terre et maintenant ferroviaire2 . Ses parents ont reçu plusieurs demandes en
ils sont au paradis en tant que père éternel. Ils suivent mariage pour leur fille à l’âge de 16 ans, puis à 17 ans. Elle
Jésus. a décidé de se marier à l’âge de 22 ans, plus pour éviter
Le soleil est un autre Dieu (Doña Paola, 2016). les réprimandes de sa mère que par sa propre convic-
Doña Paola mentionne que tous sont bons et qu’il tion. La mère a dit qu’elle avait déjà refusé trop souvent.
existe des éléments de la nature qui peuvent donner Ñu Dziyo ne savait rien de l’homme qui l’avait deman-
de bonnes et de mauvaises choses aux gens, comme dée en mariage. Elle se sentait triste parce qu’elle pensait
certaines pierres sur la colline où se cachent des êtres que ses parents ne l’aimaient pas, d’où leur insistance à
du soleil et d’autres des ténèbres, mauvais vent et le vouloir la marier.
bon vent qu’elle appelle respectivement Tachi Quini et Les abus de ses parents ont pris fin quand elle
Tachi va’a. s’est mariée. L’union avec son mari s’est déroulée
à la manière traditionnelle mixtèque : la famille de
l’homme, accompagnée de quelqu’un qui « sait parler »,
Cas clinique demande en mariage la fille de la famille. Habituel-
lement, la jeune femme ne connaît pas son prochain
Nous allons présenter le cas de Ñu Dziyo, une femme mari, elle l’a peut-être vu mais ne lui a pas parlé car
de 54 ans dont le nom est égal à celui d’une déesse pré- les fréquentations sont interdites jusqu’à ces jours-là.
hispanique nommée Chalchiuhtlicue, en langue nahuatl. La réponse de la femme est donnée au bout de trois
Il est étroitement lié à la déesse Mayahuel, principale- jours. Elle décide si elle accepte de se marier ou non.
ment dans les aspects liés à la mère nourricière. C’est Ñu Dziyo a accepté et depuis ce jour, elle est avec son
la femme qui nourrit l’homme pour qu’il puisse vivre mari.
et se multiplier. Elle est la déesse des eaux terrestres, Celui qui parle représente la famille et offre une dot
vivantes, celles qui coulent. Le milieu d’action de cette aux parents ; cette dot doit être utilisée par les parents
divinité est la nature aquatique, d’où ses caractéristiques pour les célébrations et les cérémonies du mariage, qui
de germination et de fertilisation, ce qui en fait une durent presque toujours trois jours.
source de vie par excellence. De là également son carac- Le processus qui va de la demande de main à la fin
tère de pureté, dans les cérémonies rituelles, lequel est de la fête prend entre 10 et 20 jours. De nos jours, tout
invoqué pour laver le corps afin de le purifier, permettre le monde ne suit pas ce processus, mais il reste majori-
la régénération et la renaissance. tairement pratiqué. L’un des changements, c’est que la
Cette femme d’origine mixtèque est née à San Andrés fête dure une seule journée.
La Montaña. Elle est mère de deux filles mariées. Elle Dans la culture mixtèque, la plupart du temps, les pre-
vit à Guadalajara depuis l’âge de 18 ans. Ses premiers mières années du mariage se passent dans la maison de
souvenirs se rapportent à l’âge de 8 ans lorsqu’elle ren- la famille du mari, jusqu’à ce qu’ils aient les moyens de
trait de l’école : elle a commencé à faire des tortillas, à devenir indépendants.
laver la vaisselle, à laver les vêtements et à préparer à Aujourd’hui, une des filles de Nu Dziyo est déjà mariée
manger. et vit à Monterey. Nu Dziyo ne vit donc plus avec son
Elle est la sixième de neuf enfants. Quand elle est petit-fils, elle va les voir une ou deux fois par an. Son
née, ses deux sœurs aînées étaient déjà mariées. C’est autre fille, l’aînée, n’est pas mariée parce qu’elle a décidé
pourquoi elle a dû faire le ménage, les autres membres de suivre d’abord le chemin académique et a l’intention
de la fratrie étant des garçons. Elle ne pouvait pas de rompre avec la tradition et de ne pas quitter ses
profiter des jeux pour enfants car elle devait remplir parents. Ses parents la soutiennent et sont disposés à
ses obligations à la maison tous les jours. Ce qu’elle parler à la personne qui veut l’épouser et à prendre la
appréciait le plus était le temps passé avec son jeune place pour leur offrir la dot.
frère. En raison de cette proximité, elle était triste
parce que son frère était maltraité à l’école par d’autres
enfants et ils se moquaient de lui. 2
Lieu d’établissement des migrants indigènes.

746 L’Information psychiatrique • vol. 95, n ◦ 9, novembre 2019

© John Libbey Eurotext, 2019


Un cas de dépression mixtèque

Quand Ñu Dziyo s’est mariée, elle a à peine parlé ce dernier mode de souffrance, la cata’tiinina ; nous
à son mari, ils se sont juste salués, elle a dit qu’elle ne pouvons donc l’appeler tristesse et nous devons la
« était très gênée, qu’elle avait très peur parce qu’ils comprendre dans le cadre culturel et symbolique auquel
étaient nombreux dans sa famille ». Elle mentionne que elle appartient.
les deux étaient tristes. Ils ont commencé à se parler Des problèmes de santé et une inquiétude excessive
après vingt jours de mariage et l’initiative a été prise par à leur sujet : les hypochondries font également partie du
le mari. tableau présenté par Ñu Dziyo.
Elle a eu deux avortements et n’a pu concevoir En ce qui concerne la rythmopathie, dans le cas
qu’après s’être tournée vers une personne qui savait de l’informatrice, elle se manifeste par la difficulté à
« frotter3 ». Ce n’est qu’à l’âge de 30 ans qu’elle a eu s’endormir la nuit, et à l’heure matinale où elle se
sa première fille. réveille. Elle dit qu’entre 4 ou 5 heures du matin, elle
Il convient de noter que, dans le contexte de la famille se réveille et que son rêve s’échappe, pensant tellement
de son mari et de la communauté qui vit dans le quar- aux inquiétudes mentionnées ci-dessus que sa tête lui
tier de Constancio Hernández, Ñu Dziyo est connue pour fait mal. De plus, elle se dit très fatiguée et « paresseuse »
ses compétences culinaires. Les femmes qui veulent pendant la journée, ce qui la pousse à vouloir dormir.
apprendre à cuisiner l’accompagnent, y compris lors des Par contre, on a constaté une modification de l’appétit,
fêtes au cours desquelles elle dirige les activités liées à car même si elle mange bien, elle dit ne pas aimer la
la nourriture. nourriture.
Dans sa maison, il y a toujours de la nourriture pour Vous trouverez ci-dessous certains contenus culturels
ceux qui veulent venir. Et elle reçoit ses visiteurs avec de présentés dans le récit de Ñu Dziyo :
la nourriture. Ceci est très représentatif dans la culture Elle raconte ses rêves. Ce qu’elle pensait après un
mixtèque, autochtone et mexicaine du rôle maternel de rêve signifiait que son père était déjà mort, que quelque
la femme, du rôle nourricier joué par la femme, et en chose allait peut-être arriver à sa mère qui habite dans
particulier du rôle de cette patiente nommément. le village. Elle a commencé à penser : comment va-t-elle
Après avoir contextualisé la vie de l’informatrice, il faire maintenant qu’elle s’en va ? Sa mère ne sait pas
est nécessaire de mentionner les symptômes dépressifs comment voyager seule et, encore moins, loin.
présents. Suivant le modèle à quatre dimensions pour le « Je ne sais pas, comme dans un rêve, je rêve et là je
diagnostic de la dépression de Francisco Alonso Fernán- pense, je pense. . . Ce soir, je rêvais qu’une de mes nièces,
dez, nous voyons que dans le récit de Ñu Dziyo, deux qui m’appelait dans le rêve – elle s’appelle Alberta –, elle
dimensions apparaissent : il s’agit de l’humeur triste et m’appelait et me disait de venir, venir maintenant, parce
de la rythmopathie. que mon père était déjà mort, qu’il était sur le point de
Elle présente une préoccupation constante pour ses mourir, qu’il ne respirait plus, que c’était pour voir ce
filles et pour son bien-être. Elle s’inquiète de savoir si la que nous allions faire avec lui, mais mon père n’était
famille du mari de sa plus jeune fille la maltraite, tout pas là, à sa place il y avait ma mère. Voilà pourquoi j’ai
en craignant que sa plus jeune fille ne soit laissée seule pensé que c’était ma mère qui allait mourir. Elle m’a dit
(sans sa famille) quand ses parents mourront. Une telle d’apporter de l’argent, l’Alberta m’a dit d’apporter des
préoccupation lui cause une intense tristesse, comme pièces rouges pour les mettre dans les mains de mon
elle le dit elle-même. Bien que la tristesse que vit Ñu père, comme dans nos traditions, et il s’est levé. . . C’est
Dziyo doive être comprise de manière différente, il ne pourquoi je pense. . . Je pense que ma mère va mourir
s’agit pas de tristesse au sens occidental, ni d’un état là-bas et je ne sais pas, je continue de penser, et c’est
dépressif en soi, bien qu’il puisse en partager certains comme ça. . . Et le soleil se lève. . . Que vais-je faire ? »
symptômes. Cette émotion nous rappelle la saudade des Elle dit qu’elle rêve toujours de choses différentes.
Portugais. Dernièrement, elle a rêvé de choses violentes et laides,
Pour les Mixtèques, il existe deux types de tristesse, elle rêve toujours, elle nous dit toujours son rêve et tou-
– une soi-disant cantiín’ina, qui est un sentiment jours la mort, ou quelque chose qui se répète et elle
simple, semblable à la tristesse qui peut provoquer des commence à le mettre en lien avec sa vie quotidienne.
pleurs. Il s’agit d’un état temporaire ; Elle dit que maintenant ce qu’elle ressent c’est de la
– d’autre part, la cata’tiínina peut être, elle aussi, peur, qu’elle est très triste, c’est-à-dire depuis que son
momentanée, mais il s’agit d’un état beaucoup plus autre fille s’est mariée, qu’elle est partie, c’est comme
complexe, car elle comprend des sentiments de tris- une maladie dont elle souffre et depuis lors, elle a cette
tesse, d’angoisse, d’inquiétude et de peur. tristesse.
L’informatrice mentionne que lorsqu’elle parle de Elle mentionne deux causes possibles de ces rêves.
ses problèmes et de ce qu’elle ressent, elle éprouve Elle mentionne que les mauvais rêves peuvent être cau-
sés par une mauvaise âme qui apporte le vent ou Tachi
Quini. Ces mauvais esprits viennent de personnes qui
meurent violemment ou font du mal à d’autres per-
3
Faire des massages. sonnes au cours de leur vie.

L’Information psychiatrique • vol. 95, n ◦ 9, novembre 2019 747

© John Libbey Eurotext, 2019


S.J. Villaseñor Bayardo, M.P. Aceves Pulido

Dans ce cas, Ñu Dziyo devrait faire appel à une per- Conclusion
sonne sage qui sait lire les rêves ou les cartes pour
interpréter l’origine de son rêve. Nous pouvons conclure que, bien que l’histoire de Ñu
Selon Mme Paula, ces maladies peuvent provenir de Dziyo ait souligné ses difficultés à porter et mettre au
l’air de tachi, De tachi malo, tachi quini. monde des enfants, son rôle de mère peut être considéré
La tristesse vient de personnes qui ne vont pas bien comme un appui en lien avec une certaine représenta-
et s’empare de la personne qui vit la tristesse. Par tion bien caractérisée, l’emblème maternel, lequel donne
ailleurs, il existe une cata’tiínia liée au passé de la du sens à son état et permet de comprendre que, avec
personne. ses larmes constantes, elle purifie sa propre existence et
Madame Paula, déjà mentionnée précédemment, fait fait appel à ceux qui l’entourent.
remarquer qu’il y a des gens avec de « mauvaises vibra- Il s’agit donc pour nous d’une maladie dépressive,
tions » ou Ventachi des envieux qui barrent votre chemin. certes, mais ne nécessitant pas de prise en charge médi-
Ce sont des envieux ou ivií ini, des « fous » qui n’ont pas cale moderne compte tenu de son expression et de son
de travail (« fous » pas dans le sens de maladie men- insertion culturelles.
tale, mais parce que leurs pensées sont mal dirigées,
orientées vers le mal). Ces « fous » envieux s’appellent Liens d’intérêt les auteurs déclarent ne pas avoir de
Quini na. lien d’intérêt en rapport avec cet article.

748 L’Information psychiatrique • vol. 95, n ◦ 9, novembre 2019

© John Libbey Eurotext, 2019