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L’Etat économique et social du monde

La deuxième révolution industrielle et ses conséquences

Dynamisme et innovations
Deuxième RI depuis les années 1880 = fait marquant du 1er 20ème siècle même si prépondérance
production artisanal et agriculture.
Progrès industriel  apparition nouvelles sources d’énergies : pétrole et électricité complétant et
relayant « charbon-vapeur » (base de l’industrialisation). 1873 => électricité par chutes d’eau (houille
blanche) et centrales thermiques brûlant charbon. « Fée électricité » => innovations ds éclairages
(ampoule Edison 1879), transports (tramway), production de chaleur pour métallurgie et chimie,
communication (téléphone de Bell en 1876). Pétrole : éclairage, chauffage (dans marine à vapeur par
ex), mise au point du modèle à combustion interne, assemblage de pièces mobiles (propriété de
lubrifiant).
Acier = métal de référence, aluminium commence à le concurrencer (constructions aéronautiques).
Industrie chimique = diversification [engrais, détergents, explosifs ac dynamite de Nobel, matières
plastiques et textiles, pharmacie, photo (pellicule de Eastman), ciné]. Constructions mécaniques et
électriques = nouveautés pour fabrication (machines-outils). Constructions auto et aéronautiques
annoncent transfo radicales ds modes de vie.

Une intégration mondiale sans cesse plus étroite


Economie = intégration plus poussée par migrations humaines, échanges commerciaux et relations
financières  transports ferroviaires et maritimes (vitesses élevées et baisse des coûts de déplacement).
Obstacles juridiques s’atténuent : baisse tarifs douaniers (mais protectionnisme ++ 1880s). Etalon-or.
Début 20ème => +sieurs dizaines de millions d’indiv vivent à l’étranger mais liens ac pays origine d’où
réseaux vivants entre pays et continents. Commerce international augmente plus vite que production dc
moteur pour celle-ci => entre 1800 et 1913, volume/hab multiplié par 25, intensification flux financiers,
investissement international âge d’or entre 1870 et 1914. Economie en voie de « mondialisation ».

Les transformations du capitalisme libéral


Institutions éco ont évolué en s’adaptant à la marché irrégulière de l’activité économique => prospérité
et dépression (1873-95 et crises en 1903-1904, 1907 et 1911-13).
Capitalisme libéral triomphant => concentration financière et technique. Trusts par banques puissantes
=> exigences de financement de l’industrie et des transports modernes et force pour résister aux crises.
Pb : moins de concurrence libre et égale fondement du capitalisme libéral car tête de cartels pdt crise
d’où organisation de la concurrence ie limitation du champ d’application géo, technique, pour les prix.
Concentration technique progresse => grosses usines. Organisation Scientifique du Travail (OST) =>
hiérarchie, discipline. Travail à la chaîne ac études de Taylor = apparition aux US avant 1914,
standardisation des produits (baisse du coût marginal de fabrication). Henry Ford associe taylorisation et
standardisation ds usine de Red River (Dearborn près de Chicago), salaires substantiels (five dollars a
day) => motivation, achat possible de voitures d’où Fordisme (pduction et distrib de masse) modèle
dominant jusqu’aux 1980s. Etat intervient au-delà des fonctions monétaires et douanières  législations
sociales (Allemagne et Angleterre = ébauche des politiques de Welfare state).

L’évolution des structures professionnelles


Paysanneries = tradition et stabilité sociale. Puissantes oligarchies de propriétaires écrasent masses
paysannes sous-prolétarisées => enlisement ds éco archaïque. Pays + dvp => paysan tradi remplacé par
agriculteur-exploitant (formation technique plus poussée) ac internationalisation. Emplois indus =
changement social : urbanisation, essor indus, multiplication activités de service (exode rural), ceintures
de banlieues ouvrières autour des gdes villes indus d’Europe. Accroissement du prolétariat ouvrier =>
« classe sociale » consciente de spécificité et intérêts particuliers => syndicats, idéologies socialistes.
Marxisme voit ici base affrontement révolutionnaire. Employés « à cols blancs » (services publics ou
privés) = entre contestation et désir d’intégration ds société par appartenance aux classes moyennes
modèles = bourgeoisie.
L’Europe du Nord-Ouest, dominante mais contrastée (carte page 16)

Un rayonnement planétaire
Maîtrise des échanges internationaux de biens et services => puissance éco et financière mondiale début
20ème. GB, Allemagne, France = 44% commerce mondial en 1900 et 55,3% ac Pays-Bas et Belgique,
USA = 11%. Commerce mondial même si échanges intra-européens plus actifs (41% échanges
britanniques, 2/3 commerce allemand et fçais). Division internationale du travail, prééminence Europe :
- « usine du monde » => importation de 80% de ses achats des produits primaires de faible valeur
mais ventes = 90% du total de produits manufacturés valorisés par travail => échange en faveur des
pays européens
- prix directeurs déterminés en Europe (quasi-monopole fourniture et cours des produits bruts fixés par
Bourses de commerce surtout à Londres)
- maîtrise des grands moyens de transport de masse, ferroviaires et maritimes => contrôle fonctions de
transit et redistribution des produits. Lloyd’s et maisons de négoce international ds ports allemands 
infos sur état des marchés et assurance échanges internationaux
- équilibre des flux financiers. Balances comm des gds pays euro déficitaires, balances des comptes
net excédent (revenus invisibles du fret, assurances, rentes). Livre-sterling = devise centrale, gde
monnaie de réserve et de facturation internationale, la City Londres= centrale de l’économie mondiale.
Réseau bancaire concentré = instrument souple et efficace.
Veille WW1, GB, Fce, Allemagne = 83% investissement international. Europe N-O créancière prospère.

Les fondements de la puissance européenne


4 piliers :
- force démographique : population euro * 5 pdt 19ème siècle =>progrès santé et alimentation. 1900 :
Europe + Russie = 423 millions ie 27% total. Allemagne+Fce+RU = 137 millions 50 millions à
l’étranger (25millions aux US 1861-1910).
- Avance intellectuelle et technologique. 1901-13 => tous les prix Nobel scientifiques : physique
(Becquerel, Curie, Marconi), chimie (Rutherford, Curie), physio et médecine (Pavlov, Carrel).
Littérature ac Mommsen, Mistral, Kipling. Prix Nobel de la paux : H. Dunant ac la Croix-Rouge.
- Puissance industrielle. 1914, industrie = 54% des actifs en GB, 49% en Allemagne, 33,5% en Fce et
Europe occidentale = 44% pdtion indus mondiale. Foyers manufacturiers : énergie, textile, métallurgie,
chimie, constructions électriques et mécaniques. Trusts ou Konzerne en Allemagne.
- Suprématie monétaire Gold Standard => gdes monnaies euro convertibles en or, réseaux bancaires.

Contrastes et contradictions en Europe


Reclassement ds hiérarchie puissances européennes : essoufflement éco GB, dynamisme allemand, Fce
Belle Epoque prospère. Veille WW1, GB = premier pôle commercial et financier. Livre sterling =
meilleure liquidité internationale. Banques GB les Big Five soutiennent ac 5000 succursales les activités
financières et internationales de la City. 1914, GB = 41% investissement international direct à long
terme, rendement Kx placés à l’extérieur = 10% revenu national GB. Cepdt, croissance ralentie depuis
1880, production indus 2%/an (derrière Allemagne début 1890s). Exportations GB +2,2%/an (1900-13),
3,2% Allemagne, 4,3% Fce. Croissance annuelle au-dessous de 1% (1900-13) => malaise éco.
Dynamisme éco allemande  industrie ac maîtrise techniques modernes, organisation rationnelle
production (cartels par ex). Puissance indus de la Ruhr, essor pduction, succès commerciaux. Prospérité
fçaise entre 1985 et 1914 => industrie du caoutchouc, électricité, construction auto. Cepdt, indus
anciennes piétinent et agriculture = 40% éco fçaise en 1910. Equilibre entre masse dominante de petites
ets nationales et grosses affaires mondiales => 1913 seulement 8% échanges internat (11% en 1900).
GB ventes sur marchés extra-européens mais concurrence. Protectionnisme et rivalités impérialistes.
- malaise agricultures euro : pas d’autosuffisance ni rémunération suffisante=>goulot d’étranglement
- crises cycliques : marasme marchés financiers puis éco par liaisons bancaires et commerciales.
- Montée contestation sociale dvp prolétariat ouvrier. Trade-Unions se fédèrent en 1900, CGT en
1902. Multiplication des grèves à caractère révolutionnaire. Partis socialistes augmentent audience ds
assemblées représentatives euro.
Pôles ascendants et pôles attardés (tableau page 23)

Les Etats-Unis d’Amérique, première puissance productive du monde


- Dans domaine agricole : ¼ pdtion mondiale de blé, ½ coton, ¾ maïs.
- Dans domaine industriel : 36% houille, 70% pétrole, 1er rg pour pduction d’acier et auto
Atouts importants comme espace immense, ressources variées, peuplement dynamique, maîtrisé par
réseau ferroviaire le plus long du monde (424000 kms en 1914).
Système de pduction fondé sur recours au machinisme et OST (taylorisme, fordisme), règles acceptées
par American Federation of Labour (syndicalisme).
Prudence commerciale et fragilité financière = limites. Protectionnisme => essor pduction nationale mais
peu de rayonnement extérieur. 1913 : création du Federal Reserve Board => système monétaire et
financier peu cohérent et économiquement peu efficace à ordonner.

Le Japon en voie d’industrialisation


Exception en Asie orientale, croissance spectaculaire et indépendance politique, civilisation originale et
liberté éco. Révolution Meiji  dynamismes latents de la société tradi pour transposer ds monde indus
les hiérarchies et paternalisme de organisation agricole et féodale. Gdes ets japonaises (zaïbatsu) =
émanation gdes familles comme Mitsui, Mitsubishi, Sumitomo, Yasuda. (cadres ds caste militaire).
Infrastructure ferroviaire et portuaire (Osaka et Nagasaki). Politique nataliste + enseignement =>
expansion marché intérieur et formation main d’œuvre.
1914 => traits de modernité, industrie équilibre agriculture. Pays très subordonné à contrainte extérieure.
Tendance à l’expansionnisme à l’encontre de la Chine et de la Russie en 1905.

Les mondes en marge de l’industrialisation


Amérique latine et Afrique noire = population peu nombreuse et territoire immense ac nbx obstacles
naturels. Cepdt, situations différenciées : Amérique latine émancipée avant 1840, Afrique noire sous
tutelle colonialisme européen (récente). Amérique latine marquée par structures de l’époque coloniale.
Paysannerie majoritaire, dominée par gds propriétaires latifundiaires soutenus par clergé. Besoins pays
dvp => orientation économie vers spéculation agricole et minières pr exportation. Pression interne et
externe => monopduction et monoexportation : caoutchouc et café = 90% exportations Brésil, élevage
84% Uruguay, Argentine = grenier céréalier. Réseau ferré insuffisant, peu adapté ; industries = manque
de bases énergétiques et sidérurgiques.
Moyen-Orient et Maghreb => soumis à stratégie d’encerclement économique et financier =>
démembrement empire ottoman. Spéculations agricoles en liaison ac besoins européens => coton en
Egypte, tabac en Turquie, élevage du ver à soie au Liban. Kx pénètrent secteurs éco essentiels : chemins
de fer, banques, manufactures, services publics, pétrole.
Asie = retard. Inde = joyau de la couronne britannique ; Chine : rivalités des puissances => partage de
son territoire. Exploitation par puissance de l’immobilisme d’une société trop attachée aux valeurs
anciennes. Richesses chinoises inexploitées ou accaparées par Euro et Jap.
Empire russe => 5ème rg puissances indus mais structures caractéristiques d’une société agricole
archaïque, dvp indus récent et limitéonéreux prêts étrangers. Déséquilibres croissance éco => essor
mvts révolutionnaires

Des déséquilibres annonciateurs du sous-développement


Déséquilibres structurels => sous-dvp. Activités modernes dispersées, peu importants (10-20% revenu
national), se dvp au détriment des activités tradi indisp et servent plus intérêts puissances dominantes.
Fossé => désarticulation économique, opposition villes/campagnes.
Modestes profits locaux accaparés par élite. Dvp impossible  pauvreté chronique (famines,
épidémies), peu de scolarisation, revenus incapables de soutenir conso et de permettre épargne pour
décollage éco.