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Droit de la consommation- Droit de la concurrence

• Droit de la consommation : droit qui vise à protéger le consommateur, il


concerne les multiples contrats que celui-ci sollicite dans sa vie quotidienne
(prêt immobilier, achat à crédit, assurance mais aussi santé, sécurité, hygiène
des produits qu’on consomme)

• Loi de 1993 : Code de la consommation = compilation de plusieurs textes sur


le droit de la consommation

• Influence des sources communautaires (Communauté Européenne) sur le


droit de la consommation. Cela s’exprime par des directives qui doivent être
transposés en lois internes aux états membres.

• Les 3 objectifs du droit du consommateur :

1) Assurer l’information du consommateur (pour qu’il puisse agir librement


avec des informations véridiques)èDROIT A L’INFORMATION DU
CONSOMMATEUR
2) Agir en faveur en faveur du consommateur pour rétablir un équilibre
dans ses rapports avec les professionnels è Réglementation pour ne
pas forcer la main aux consommateurs avec des pratiques agressives.
3) Assurer au consommateur un accès à la justice par la mise en place de
procédures ou associations de consommateurs.

La juriste prudence : …….des décisions que prennent des tribunaux

Le consommateur est un non-professionnel mais pas de def précise. C’est une


personne physique qui acquiert des biens de consommation pour son usage
personnel ou pour sa famille. Il a des non-qualités, une certaine ignorance.

Le but est de placer le consommateur en dehors de tte activité professionnelle,


commerciale ou lucrative.

Le consommateur est en situation de faiblesse il est donc important que son


consentement soit éclairé (SON DROIT DE SAVOIR).

L’info du consommateur joue sur ses capacités d’autoprotection en augmentant son


degré de connaissance et donc ses droits. L’info permet au consommateur de se
faire sa propre opinion et d’agir en toute connaissance de cause.
Les 2 objectifs dans l’obligation d’informer :

-­‐ Protéger le consentement du consommateur


-­‐ Protéger la santé et la sécurité du consommateur
-­‐ Prévenir le consommateur des produits ou risques.

Différentes catégories d’info :


-­‐ L’information sur le produit et service è connaitre les caractéristiques de ce
dernier avant achat
-­‐ L’info peut porter sur le contrat en lui-même ou les clauses qui le composent.

L’information indirecte : permet au consommateur averti d’être édifié sur la qualité


des produits et leur valeur intrinsèque ; par l’utilisation qui est imposée aux
professionnelles d’une dénomination ou terminologie réglementée.
Par ex : la réglementation sur le foi gras et le chocolat par rapport au % de chocolat
= obligation d’info.

Loi 111-1 : tout professionnel vendeur doit avant la conclusion du contrat mettre le
consommateur en mesure de connaitre les caractéristiques essentielles de bien ou
de service.

Il peut utiliser tt moyen pour informer le consommateur, mais pas assorti de


préjudices. Il peut y avoir rétraction ou annulation de contrat d’après un délai
auprès des tribunaux.

Il peut y avoir dommages et intérêts et condamnation pénale pour tromperie et


défauts d’informations.

Tout vendeur de produit ou prestataire de service doit informer le consommateur des


prix, des limitations éventuelles sur la responsabilité contractuelle et les conditions
particulières de la vente. Il s’agit d’une directive au sein de l’UE. Le nom respect de
ces directives est condamné par une condamnation. Peut-être condamné par
DGCCRF.

Les caractéristiques des contrats : Lorsque les contrats sont conclus, les clauses
doivent être interprétées dans le sens le plus favorable au consommateur. Lorsqu’il y
a clause abusive∗, on peut demander l’annulation de ses clauses.

∗Clause abusive (codifié dans le code de la consommation : L132-1) = une clause


qui a pour objet ou effet de créer au détriment du consommateur un déséquilibre
significatif entre les droits et obligations des parties du contrat.

L’appréciation du caractère abusif de la clause doit s’effectuer à la conclusion de ce


contrat, en prenant en considération toutes les circonstances entourant la conclusion
de ce contrat ainsi que toutes les clauses de ce dernier.
Ex : imposer au consommateur qui n’exécute pas ses obligations une mesure
disproportionnellement élevée. Ou, lorsque le professionnel modifie unilatéralement,
sans raison des caractéristiques de produit à livrer ou sans notice à fournir.

Les sanctions de la clause abusive : suppression de cette clause. Si le


consommateur a subit un préjudice, il peut en demander réparation. Les personnes
qui peuvent agir en justice, tt comme les associations de consommateurs démontrent
le caractère abusif .

Le consommateur face à la publicité


La publicité joue un rôle de vecteur de séduction auprès du consommateur è
Pouvant devenir dangereux pour le consommateur è protection du consommateur
face à la publicité.
En France, il n’y a pas de définition générale de la publicité. Il faut donc se fonder sur une directive européenne
(n°84/450/CEE du 10 septembre 1984), qui la définit comme « toute forme de communication faite dans le cadre d'une
activité commerciale, industrielle, artisanale ou libérale dans le but de promouvoir la fourniture de biens ou de services,
y compris les biens immeubles, les droits et obligations ». La publicité mensongère est donc une définition négative de
la publicité, dont dispose le Code de la consommation aux articles L121-1 à L121-7.

Art. L.121-1 - Est interdite toute publicité comportant, sous quelque forme que ce soit, des allégations, indications ou
présentations fausses ou de nature à induire en erreur, lorsque celles-ci portent sur un ou plusieurs des éléments ci-
après ; existence, nature, composition, qualités substantielles, teneur en principes utiles, espèce, origine, quantité,
mode et date de fabrication, propriétés, prix et conditions de vente de biens ou services qui font l'objet de la publicité,
conditions de leur utilisation, résultats qui peuvent être attendus de leur utilisation, motifs ou procédés de la vente ou de
la prestation de services, portée des engagements pris par l'annonceur, identité, qualités ou aptitudes du fabricant, des
revendeurs, des promoteurs ou des prestataires.

Les formes de mensonges peuvent êtres multiples, mention illisible ou invisible, image trompeuse, omission et bien
d’autres encore. De nombreux éléments peuvent être mensongers, comme sur la qualité substantielle, le prix, les
conditions générales de vente, la propriété des biens ou des services, ou encore, l’identité, la qualité ou l’aptitude du
fabricant, du revendeur ou du prestataire de services.

Le législateur (CSA) doit encadrer la publicité afin qu’elle soit loyale.

Loi 1994 : la pub doit utiliser la langue française.

Le consommateur ne doit pas toujours être agressé commercialementè pub


réglementée (ex : durant les interruptions TV). Depuis plusieurs années,
publipostage (lorsqu’on utilise un reportage.) Il existe également une réglementation
pour la publicité par téléphone (ex : lorsque le consommateur est sur liste blanche il
ne peut pas être démarché).

La publicité face aux produits dangereux et mensongers


L’alcool et le tabac sont considérés comme dangereux. La loi EVIN 1991 limite et
encadre la publicité sur ces produits.

Le sponsor tabac ou parrainage est interdit.


En 2007 : loi de Xavier Bertrand = interdiction de fumer dans les lieux publics. Le but
est de protéger le consommateur pour qu’il ne soit pas trompé par une publicité
fausse, ou exagéré ou trompeuse.

L’interdiction de la publicité trompeuse et mensongère : Article L-121-1. L’erreur peut


porter sur la nature du produit, sa composition, l’espcae, la teneur en principes utiles,
l’origin,e, la quantité, le mode et la date de fabrication, prix et conditions de vente du
beine et service et condition de leur utilisation.

Les sanctions sur une publicité mensongère ou trompeuses peuvent être pénales
(amende + 2 ans de prison et annonce rectificative) ou civiles (versement de
dommages et intérêts).

Les pratiques :
• La promotion de la vente è motivation de toucher pour que le
consommateur achète.
• Les techniques agressives : On vient réglementer les techniques agressives
ex : lors des promotions, réduction sur les prix : il doit y avoir le prix initial +
nouveau prix.

La publicité ne peut-être faite que sur des services disponibles.

Tout produit ou service doit être vendu au prix annoncé et les rabais (prix annoncé)
doivent être réels.

• Crédits (techn. agréssives). Il faut protéger le consommateur face à


l’endettement. Par ex : taux bas, mais que les trois premiers mois

• Prix d’appel : consiste à orchestrer une campagne publicitaire en faveur d’un


produit proposé à un prix bas. Pb de quantité insuffisantes face à la demande
et du couples consommateurs se retrouvent à acheter des produits moins
avantageux.
• Les cadeaux : viennent susciter les achats du consommateur même s’ils ne
correspondent pas à un besoin réel.

Depuis 1986, légiférer le rapport entre professionnels et consommateurs, et on a


identifié les cadeaux et ventes avec primes.

Le cadeau est remis gratuitement au consommateur, sans qu’il y’ait obligation


d’achat ou recours à un service payant.

Si le cadeau est remis lors d’unen loterie ou d’un jeux concours, c’est un lot.

Le cadeau s’oppose à une prime. La prime : l’objet est remis à l’occasion d’une
vente ou prestation de service (obligation d’achat).

• Les loteries à but commercial : elles sont prohibées lorsque les 4


éléments suivants sont cumulativement réunis :
1) Le hasard intervient dans le résultat
2) L’espérance d’un gain est créée chez le participant
3) Un sacrifice pécuniaire, si minime soit-il est nécessaire pour participer
4) Une publicité est faite de l’opération

Si les 4 éléments ne sont pas réunis, elles sont dites licites.

Par exception, sont autorisées les loteries de bienfaisance, les loteries à but culturel
et philanthropiques, celles proposées dans l’enceinte des fêtes foraines et celles
organisées par l’Etat (ex : loto).

• Les ventes en solde = promotion par le prix.

Il est nécessaire de prévenir le consommateur face aux promotions déguisées, aux


fausses soldes.

Définition des soldes (du code du commerce) : ventes accompagnées ou


précédées de pub et annoncées comme tendant, par une réduction de prix à
l’écoulement accéléré de marchandises en stock (exclut tt réapprovisionnement du
commerçant des produits soldés ; c’est la distinction avec les promotions).

Ces ventes ne peuvent être réalisées qu'au cours de 2 périodes par ans, d'une durée
maximale de six semaines dont les dates sont fixées par un arrêté préfectoral.

Elles ne peuvent porter que sur des marchandises proposées à la vente et payées
depuis au moins un mois avant le début des soldes.

II. - Dans toute publicité, enseigne , dénomination sociale ou nom commercial,


l'emploi du mot : solde(s) ou de ses dérivés est interdit pour désigner toute activité,
dénomination sociale ou nom commercial, enseigne ou qualité qui ne se rapporte
pas à une opération de soldes telle que définie au I ci-dessus.

• La liquidation

Définition du code du commerce : tend à un écoulement accéléré, tout ou partie


des stocks en raison de cessation du commerce, changement d’activité ou
modification substantiel des conditions d’exploitations du commerce (ex : travaux de
rénovation ou changement d’enseignes).

La durée ne peut excéder deux mois et est soumise à une autorisation préalable du
préfet. La demande au préfet doit être accompagnée d’un inventaire détaillé des
produits liquidés et seuls ces produits pourront être vendus à prix réduit.

• Magasins d’usines / dépôt d’usines : seulement par des industriels qui


vendent directement aux consommateurs la partie de leur production non-
écoulée ou faisant l’objet de retour.
Toute fraude est contrôlée par la Direction Générale de Consommation et
Répression des Fraudes : DGCCRF

Les ventes en solde et de liquidation suivent la règle du double étiquetage. De


même, le prix de référence ne peut excéder le prix le plus bas pratiqué au
cours des 30 derniers jours précédant l’annonce de réduction.

• La vente par démarchage à domicile et assimilé : depuis 1972


réglementation plus stricte concernant le démarchage à domicile ou sur els
lieux de travail, même si c’est à la demande du consommateur. Le
consommateur est plus vulnérable lorsqu’il est dans son domaine privé.
Il ya obligation de rédiger un contrat écrit, possibilité de se rétracter
pendant 7 jours, un formulaire détachable doit être intégré avec le
contrat, avant l’expiration des 7 jours le professionnel n’a pas le droit
d’effectuer des prestations pour le client ni de recevoir une
contrepartie (ex : un acompte).

Quand ces conditions ne sont pas respectées, les peines encourues par
le démarcheur sont : -emprisonnement (max 1 ans), -amendes, -
nullité du contrat.

La protection du consommateur face aux techniques de vente à distance :


ordonnance du 23 aout 2001, code de la consommation l121-16.

Définition de vente à distance : toute vente d’un bien ou toute fourniture


de prestations (de ventes ou de services) sans la présence physique
simultanée du consommateur et du professionnel et qui pour conclure le
contrat utilise exclusivement une ou plusieurs technique de
consommations à distance.
(Ex : télé-achat, tel, internet, courrier)

Sont exclus tous les contrats portant sur des services financiers ou ventes
aux enchères.