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Correction du DS3 (05/12/2009)

Exercice 1 (3 points)
1. La solution f de l’équation différentielle y ′ − 2y = 0 qui vérifie f (1) = 2 est : f (x) = ke2x avec ke2 = 2, donc
k = 2e−2 et f (x) = 2e2(x−1) .
ex + e−x
2. Pour tout réel x, est égal à : 1 + e−2x
ex
2 2
3. ex = e−x équivaut à x2 = −x, donc x2 + x = 0, x(x+ 1) = 0. L’ensemble des solutions de l’équation ex = e−x
est : 0 et −1.
4. La fonction définie sur R par f (x) = x + ex a pour limite en −∞ : −∞ (par somme).
5. La courbe de la fonction exponentielle admet une asymptote horizontale.
6. Les courbes représentatives des fonctions solutions de l’équation différentielle y ′ = 2y − 6 ont pour asymptote
la droite d’équation y = 3 car les solutions sont y(x) = Ce2x + 3 et lim y(x) = 3.
x→−∞

Exercice 2 (5 points)
- Partie A : étude d’une fonction -
1. f est de√la forme f = uv avec u(x) = 1√+ x, u′ (x) = 1,
v(x) = 1 − x2 , v est de la forme v = V , avec V (x) = 1 − x2 , donc v est dérivable sur l’ensemble des réels x
V ′ (x) −2x
tels que 1 − x2 > 0 (donc si 0 6 x < 1) et v ′ (x) = p = √ , donc f ′ (x) = u′ (x)v(x) + u(x)v ′ (x)
2 V (x) 2 1 − x2

√ −x ( 1 − x2 )2 − (x2 + x) 1 − x2 − x2 − x 1 − x − 2x2
′ 2
f (x) = 1 − x + (x + 1) √ = √ = √ = √
1 − x2 1 − x2 1 − x2 1 − x2
2. Sur [0 ; 1[, f ′ (x) a le même signe que le numérateur 1 − x − 2x2 = −2x2 − x + 1, trinôme dont le discriminant
1
vaut ∆ = 9 > 0, donc le numérateur s’annule en x1 = −1 et en x2 = , et est positif entre les deux racines.
√ √ 2
3 3 3 2
Tableau de variation sur [0 ; 1[ : f (0) = 1, f ( 12 ) = = et limx→1− f (x) = 0
2 2 4

1
x 0 2 1
f ′ (x) 1 + 0 − ||

3 3
4
f (x)
1 0||

- Partie B : application -

1. a. h = 1 − x2 d’après le théorème de Pythagore appliqué au triangle BCH √ rectangle en H. Le trapèze ABCD
(b + B) × h (2 + 2x) 1 − x2 √
a pour bases b = 1, B = 1 + 2x, d’où : S(x) = = = (1 + x) 1 − x2 = f (x).
2 2
b. V (x) = Base × Hauteur = f (x) × 2 = 2f (x).
1
2. a. Le volume de la benne est maximal lorsque f (x) est maximal, soit lorsque x = d’après la partie A.
2

1 3 3
b. Le volume de la benne est alors 2f ( ) = .
2 2
\ = CH = x = 1 , donc la mesure de l’angle CBH
c. Dans ce cas, sin(CBH) \ en radians est π .
BC 2 6
Exercice 3 (4,5 points)
√ √
1. iy est solution de (E)√si et seulement si : √(iy)3 + ( 3 − i)(iy)√
2
+ (1 − √
i 3)(iy) − i = 0.
C’est-à-dire si iy 3 − ( 3 − i)y 2 + iy(1 − √
i 3) − i = 0, soit − 3y 2 + y 3 + i(y 3 + y 2 − y − 1) = 0.
y étant réel, il faut que la partie réelle − 3(y 2 − y) = 0 donc que y = 1 ou y = 0, et que la partie imaginaire
y 3 + y 2 − y − 1 = 0 soit (y + 1)(y 2
√ − 1) 2= 0, ce qui√ exclut la valeur √
y = 0, donc y √
= 1.
3
Inversement, pour z = i, i + ( 3 − i)i + (1 − i 3)i − i = −i − ( 3 − i) + i + 3 − i = 0, i est donc bien
solution de l’équation (E).
√ √
2. z 3 + (√3 − i)z 2 + (1 − i√3)z − i = (z − i)(z 2 + az + b) équivaut à :
z 3 + ( 3 − i)z 2 + (1 − i 3)z − i = z 3 + az 2 + bz − iz 2 − iaz − ib = z 3 + z 2 (a − i) + z(b − ia) − ib
donc
√ équivalent aux trois √ équations :
( 3 − i) = a − i, 1√− i 3 = b − ia et −i = −ib,
donc b = 1 et a = 3

3. a. L’équation z 2 + 3z + 1 = 0 a pour discriminant ∆ = 3 − 4 = −1, donc l’équation a deux solutions
complexes
√ conjuguées : √
− 3−i − 3+i
z1 = et z2 = .
2 2
b. L’équation (E) est une équation produit-nul. Les solutions de (E) sont donc z1 , z2 et i.

Exercice 4 (5 points)
u1 + 2v1 25 u1 + 3v1 37
1. u2 = = , v2 = = ,
3 3 4 4
25
u2 + 2v2 + 74 50+111
161 25
+ 111 433
u3 = = 3 4
= 6
= et v3 = 3 4
= .
3 3 3 18 4 48
un + 3vn un + 2vn 3un + 9vn − 4un − 8vn vn − un wn
2. a. wn+1 = vn+1 − un+1 = − = = = .
4 3 12 12 12
1
Donc (wn ) est une suite géométrique de raison 12 .
 n−1
1 11
b. wn = w1 q n−1
, w1 = 12 − 1 = 11, donc wn = 11 = n−1 , pour n > 1.
12 12
c. Puisque la raison de la suite (wn ) est comprise entre 0 et 1 la limite de la suite (wn ) est 0.
un + 2vn −2un + 2vn 2(vn − un ) wn
3. a. un+1 − un = − un = = =2 est strictement positif puisque wn > 0
3 3 3 3
11
d’après l’expression de la suite wn = .
12n−1
Donc la suite (un ) est strictement croissante.
un + 3vn un − vn wn
De même vn+1 − vn = − vn = = − , donc la suite (vn ) est strictement décroissante.
4 4 4
b. La suite u est décroissante, la suive v est croissante et la différence d a pour limite 0. Donc les deux suites
u et v sont adjacentes.
On peut en déduire qu’elles convergent vers la même limite l et que un < l < vn .
4. tn+1 − tn = 3un+1 + 8vn+1 − (3un + 8vn ) = un + 2vn + 2(un + 3vn ) − 3un − 8vn = 0, donc la suite t est
constante et égale à t1 = 99. (
tn = 3un + 8vn = 99
wn = vn − un = 1211 n−1

11 88
D’après la deuxième équation vn = un + . Donc d’après la première équation : 3un + 8un + 12n−1 = 99,
12n−1
d’où 11un = 99 − 1288 1 n−1

n−1 , donc, en divisant par 11 : un = 9 − 8 × 12 et en reportant :
11 1 n−1 11 1 n−1
 
vn = un + n−1 = 9 − 8 × 12 + n−1 = 9 + 3 × 12 .
12 12
 
1 1
5. Puisque 0 < 12 < 1, on a : lim = 0, d’où, par somme : lim un = lim vn = 9.
n→∞ 12n−1 n→∞ n→∞

Exercice 5 (2,5 points)


x2
1. La fonction f (x) = ex − est dérivable sur R+ de dérivée f ′ (x) = ex − x elle-même dérivable de dérivée
2
f ′′ (x) = ex − 1.
f ′′ (0) = e0 − 1 = 0, f ′ (0) = e0 − 0 = 1. ex > 0 si, et seulement si, x > 1, donc f ′ (x) = ex − 1 > 0 si x > 0,
donc la fonction f est strictement croissante sur R+ .
2. D’après le tableau de variations, f ′ (x) > 1 > 0 si x > 0, donc f est strictement croissante sur R+ .
x2 x2 ex x
On déduit que f (x) = ex − > f (0) = 0, donc ex > , donc > si x > 0.
2x 2 x 2
x e
lim = +∞, d’où lim = +∞ d’après le théorème des gendarmes.
x→+∞ 2 x→+∞ x
1 x 1
xe−x = x x = x = ex ,
e e x

d’où, par quotient : lim xe−x = 0.


x→+∞

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