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2009

Problèmes
économiques et
contemporains
Mineur

Reportez-vous aux indications de pages à droite. Pages qui font


références à L’économie politique – Base méthodologiques et
problèmes fondamentaux, SILEM A. [éd. A. COLIN – coll. CURSUS – 4ème
Edition].
Certaines notions et termes sont précisés, grâce aux définitions
proposées dans Le Lexique économique, SILEM A. Albertini J-M [Dalloz
– 8ème édition].

Les passages tirés de ces deux ouvrages sont donc soumis au


copyright©.

FAIVRE-MALFROY Florian
http://univ-lyon3histgeo.sup.fr
10/11/2009

Problèmes économiques et contemporains 1


Introduction - Objet d’économie générale :

1. Définition de l’économie :
Il n’y a pas de fait économique en soi. L’économie est une construction scientifique, un regard particulier
sur le fait social qui est un tout. Le fait social caractérise quelque chose de limite. L’économie est illimitée,
sans frontière culturelle. L’économie se fait par un vendeur et un acheteur, cela est analysable sous
différentes perspectives qui forment les sciences sociales, économiques, juridiques, et sociologiques.

A. Un exemple de fait social

Il faut considérer 3 notions :


- L’acheteur fait une demande (contre un prix)
- Car le vendeur fait une offre (pour un prix)
- Les bénéfices (après avoir rembourser les facteurs de production)

Toute demande est une offre réciproque, est une demande réciproque :
- Le consommateur demande du pain, le boulanger offre du pain. Le consommateur offre un autre
bien (ici de la monnaie) en contrepartie. Il n’y a un équilibre de l’offre et de la demande.
- Le prix demandé par l’offreur n’est accepté que si le bien procure une satisfaction supérieur à la
peine que représente le sacrifice d’une certaine somme d’argent ou de travail pour avoir cette
somme d’argent, car les biens, à la disposition du demandeur pour se procurer.
- Chaque acteur cherche à obtenir le plus et à dépenser le moins. Le prix qui résulte de cette
confrontation est-ce qui permet de réaliser l’équilibre satisfaction des 2 acteurs. Cette situation
correspond à l’ « OPTIMUM DE PARETO ». On ne peut s’améliorer la situation d’un agent sans
détériorer celle d’au moins un autre Oeconomicus.
Du point de vu juridique, l’acte d’achat ou de vente (à un prix fixé) d’une quantité donnée de pain -
d’une certaine qualité - correspond à un accord ou contrat synallagmatique entre le demandeur
(acquéreur ; acheteur) et le boulanger (offreur ; vendeur).
Le contrat est dit « synallagmatique » ou encore « bilatéral » lorsque ses dispositions mettent à la
charge de chacune de parties : l’exécution de protestations qu’elles se doivent réciproquement. Il
peut se plaindre et demander remboursement.
- Fait social vu par la sociologie :
Du pouvoir de vie de l’anthropologie et de la sociologie étudiant les groupes sociaux des sociétés
traditionnelles ou actuelles, le consommateur de baguette, ne doit pas être stéréotypé.

B. Définition de l’économie, de la politique économique, de la société économique :

Le mot économique vient du grec « oeconomicus » qui signifie l’usage, la loi, la règle de conduite ou
gestions de la maison, de la propriété de l’avoir.
Cela a été fondé par Xénophon (au IVème siècle) élève de Socrate. Il en a fait le titre de son livre dans
lequel il expose les règles de gestions du domaine. De nos jours, nous pourrions considérer comme le 1er
livre de ce que recouvre la discipline gestion ou économie de l’Entreprise.

Economie : Science de richesses matérielles, soit le substantialisme


Selon Adam SMITH : « une science qui enseigne, ou se propose d’enseigner de quelle façon une nation
peut s’enrichir ».
Différents Robert Turgot et J-B. Say : définissent d’économie.

Par science richesses, on entend science qui étudie la production, la distribution, la consommation du bien
et de services qui ont de la valeur ; la valeur étant acquise par des biens rares qui répondent aux besoins
des hommes qui vivent en société.
La valeur dans l’économie de marché est ce qui résulte de l’échange de bien contre de la monnaie,
considérée comme l’équivalent générale de toutes les marchandises dans une société d’offre précédant de
la demande.

Problèmes économiques et contemporains 2


Ploutologie – chrématistique – catallactique – économie politique science économique – économie.
L’acteur est encastré dans la société :

Typologie des biens économiques :

Biens économiques Biens libre


Biens Matériel Biens immatériels
Biens tangible Biens intangibles
Biens Services
Biens Divisibles Biens Indivisibles
Biens Individuel Biens Collectifs
Biens Privés Biens Publics
D’expérience permanant D’expérience unique
Bien Fongible Biens Non-Fongible Biens culturels
Biens interchangeables Biens Uniques Biens communs

Tableau 1 : La Typologie des biens économiques :

Consommation rivale Consommation non-rivale


Exclusion Bien marchands purs : Biens mixtes :
Possible - Chaussure - Autoroutes à péage, et biens de club
- Nuit à l’Hotel (téléphone, abonnement).
- Coupe de cheveux
Exclusion Bien Collectif impairs : - Collectifs purs deviennent publics
Impossible - Ressources naturelle - Santé publique
épuisables à accès libre - Défense nationale
(poisson en mer). - Croissance économique
- Propreté des rues

Tableau 2 : La Typologie des biens économiques :

Exclusion / rivalité Non : Usage gratuit Oui : usage payant (financement direct)
Oui

Non

Problèmes économiques et contemporains 3


Théorie de la valeur :
- La valeur subjective :

Aristote faisait remarquer que le pauvre et le riche n’accordent pas la même valeur aux choses.
La valeur est-ce quelque chose qui exige du temps de travail, ou est-ce quelque chose de rare.
Economie s’oppose à chrématistique.

Saint-Augustin après Aristote affirmait que chacun a sa propre échelle de valeur pour apprécier chaque
chose. C’est la conception qui caractérisera plus tard le néo-mercantilisme (Bernoulli, Abbé Galbani,
Beccaria, Condillac) et le néo-marginalisme de l’école autrichienne (Von Mishes, Hayeck) en passant par
Turgot, Jean-Baptiste Say. Selon cette conception l’intensité du besoin pour un consommateur ou un
utilisateur détermine la valeur, cette intensité est variable en fonction de l’environnement, de la rareté
relative du bien.
On peut rapprocher cette théorie avec celle du « Nobody knows », comme valeur subjective, où on ne sait
jamais ce qui va marcher.
Ainsi la valeur de l’eau n’est pads la même selon que l’on se trouve dans un désert comme le Sahara au
mois de juillet ou au bord d’un torrent dans les Alpes. Plus l’eau est abondante, plus on est porté à la
gaspillé. Et à ne pas lui accorder de la valeur. La valeur décroit lorsque les quantités du bien augmentent ;
telle est le principe de la théorie de la valeur utilité : L’utilité marginale décroît lorsque les quantités
consommées augmentent. Un premier verre d’eau donne un plaisir plus gans que le 4ème. Telle est la
justification de l’allure de la courbe de demande en fonction du prix.

L’utilité marginale : dérivée de l’utilité totale : 1ère loi de Gossen.


Page 74-75
Il y a une dérivée de l’utilité totale. Petit à petit la demande (sur l’ordonnée de l’utilité marginale) baisse en
fonction de la quantité. Au finale elle ne coupe pas l’abscisse, il y aura toujours une certaine valeur de
l’objet demandé.
La théorie quantitative de la monnaie : quand il y a trop de monnaie il y a une hausse des prix.
L’inflation est du à une baisse de la demander par rapport à l’offre.
Cependant, relevons « le paradoxe du diamant et de l’eau » : le diamant qui n’est qu’objet de parure,
complètement vain, car il n’a pas de valeur à l’usage aura de la valeur et pourra être monnayé. Tandis que
l’eau essentielle, n’a pas de valeur.

- La valeur du travail :

Pour Sir William Petty, Adam Smith, David Ricardo, Karl Marx et beaucoup d’autres auteurs classiques : la
valeur d’une marchandise ou d’un service dépend des coûts de reproduction nécessaires pour obtenir cette
marchandise ou pour effectuer ce service.

Ces coûts de production reviennent, directement (le temps de travail vivant) et indirectement (les
machines, les matières premières sont du travail en conserve), à une dépense en force de travail.
Pour Marx, il est bien clair qu’il s’agit de prendre en compte le temps de travail social (i.e. moyen) direct et
indirect. Pour Karl Marx « temps de travail social » (sociale = moyen) est al mesure de la « valeur
d’échange ».
En d’autres termes, il ne faut pas être victime de la naïveté classique qui fait correspondre la valeur travail à
la une subie par le travailleur, surtout, comme le faisait remarquer J.K. Galbraith, lorsqu’on observe que ce
sont les travaux les plus pénibles qui sont les moins payés.

Pouvons-nous faire une synthèse ?


La désutilité du temps passé au travail (travailler c’est renoncer aux loisirs) pour justifier un salaire relève
de cette conception naïve de la subjectivité de la valeur. On ne renonce pas à un loisir, on recherche un
moyen d’existence. L’approche en temps de travail donne une base objective à l’échange. En raisonnant en
termes de coût de reproduction, les œuvres d’art sont exclues.

Problèmes économiques et contemporains 4


En comparant les deux théories de la valeur, on arrive à la synthèse d’Alfred Marshall : les deux lames
d’une paire de ciseaux :
• La lame du bas correspond au coût.
• La lame du haut correspond à l’utilité marginale.
Marché : L’équilibre entre l’offre et la demande :

Triangle de la normativité économique :


Objectif

réalisation des objectifs


Efficacité (i.e. degré de
Budgétisation
Pertinence

Moyens Résultat
Efficience : moyens/résultat
Soit l’inverse de la production.

II. Méthodes :
L’économie politique ou science économique est une science sociale.
Une démarche scientifique consiste en point de vue distant et analytique sur le phénomène. Mais les
économistes ne regardent pas tous les mêmes problèmes, ils n’ont pas les mêmes outils et leur
diagnostique sur un fait sociale peut ne pas être neutre sur l’évolution de ce fait.
Rapprochement avec Serge Latouche : il faut entretenir les différences.
Il est l’un des grands penseurs….
La culture détermine la façon de voir les choses.
Le cerveau s’identifie à ce qu’il a deja observé.
Théorie du cerveau Droit et Gauche.
Ainsi si l’on veut communiquer avec certaines personnes il faut comprendre leurs différences culturelles.

L’économie est une science sociale, qui simplicité les choses.

L’observateur, qu’est l’économiste, fait partie de la société qu’il observe. C’est « le paradoxe de l’œil qui se
regarde » évoqué par René Girard.
Une part de subjectivité dans les analyses économiques est difficile à éviter, même il est aussi difficile voir
impossible à l’identifier telle quelle. Les économistes peuvent alors avoir des points de vues différents dans
le cadre de l’analyse d’un même phénomène ce qui est évidement sans être impossibles (cf. les 2
approches de la lumière – corpusculaire et ondulatoire – présentée ensuite comme un phénomène
électromagnétique par Maxwell, preuve donc qu’il n’existe pas de science exacte), plus rare dans le
domaine des sciences physiques de la vie.

Problèmes économiques et contemporains 5


L’analyse économique peut être réalisée sous différentes perspectives :
Il y a 3 grandes perspectives (paradigmes) d’analyse qui se distinguent sur la base d’une critériologie plus
moins longue :

Classique – néoclassique. Chacune ayant donnée lieu à des formes particulières


en fonction des problèmes. Mais on peut facilement
Marxiste
passer de l’un à l’autre paradigme ou se trouver au
Keynésienne milieu de leur intersection.

2. Critères d’analyses p. 48-52

Les principaux critères qui permettent de distinguer les différentes approches (ou paradigmes) économiques sont
principalement :
- La taille et la nature de l‘unité économique (micro / méso / macro) , le
Micro : individu ou groupe
problème de no-bridge, sophisme de composition : ce qui est logique ou
Macro : groupes en relation
rationnel à un niveau ne l’est pas à un autre.

- La relation de détermination (l’individualisme/l’holisme) :


Individualisme méthodologique : considère que l’explication dernière des phénomènes sociaux se
trouve dans l’agrégation des comportements individuels = actionnisme (microéconomie, économie
néoclassique dans sa majorité). L’action de chacun détermine le mouvement collectif.
Holisme méthodologique : (grec. holos qui signifie « entier ») Affirme que l’on ne connait vraiment
un être ou une chose (objet d’étude) que si l’on connait l’ensemble du système dont il est fait
partie : déterminisme (marxisme).
- La production est égale à 9000 biens
- Ce qui fait représente un revenu de 900€
- On épargne 3000€
- Ce qui laisse 6000€ à dépenser
Production (Correspondant à la demande future)
- Donc l’offre ne sera pas supérieure à 6000 €
(Car l’offre correspond à la demande)
- Ainsi la production des entreprises sera réduite à la valeur
de 6000 de biens.
 Et ainsi de suite.

Revenu
Dépense

Epargne

- Variables d’état :
L’approche en termes de Flux opération (production, dépense, investissement, importation,
exportations, revenu, salaire, consommation, épargne, ou circuit = approche Keynésienne.
L’approche en terme de Stock, prix, marché, comportement, équilibre, offre et demande =
approche néoclassique = Main invisible.
(p.291)

- Variables temps :
Statique : hors du temps ou à la fin des temps : elle n’en prend pas compte de l’histoire.
En démographie : analyse transversale (classique) p.216
Métastatique ou statique comparative : analyse ex-ante i.e. avant, prévision, analyse ex-post i.e.
après, résultat = keynésienne.
Dynamique : Historique, diachronique (marxiste) : En démographie : analyse longitudinale. Quid du
principe d’Heisenberg (position ou mouvement).
Problèmes économiques et contemporains 6
- La période d’analyse [définitions d’Alfred Marshall de 1890]
Période infra-courte : pas de jeu possible ;
Période courte : modification des quantités de facteurs en réserves, utilisation des stocks ;
Période moyenne : changement des équipements ;
Période longue : tout est variable y compris les terrains, la construction) déduction de la définition :
la structure est ce qui est fixe à court terme et variable à long terme.

- La finalité :
Economie pure ou fondamentale (Walras)
Economie positive :
Descriptive
Explicative
Economie normative :
Approche axiologique
Approche nomologique

- Posture épistémologique (positivisme / constructivisme)


Qui procède de l’ « hypothèse phénoménologique fondatrice : connaissances sont perceptions –
conception d’expériences d’un sujet formant projet » (J.-L. Le Moigne, note de lecture, MCX, association
pensée complexe, 2003).

- Mode d’inférence [induction /déduction /abduction (intuition, mot abduction dû à C.S. Peirce]
Introduction : partir du cas particulier pour construire une loi générale
Déduction : descendre du général pour tester les hypothèses sur des cas particuliers.
Heuristique : ligne de conduite dans la résolution de problème sans l’objectif de l’obtention des solutions
optimales pour se contenter.

- Le critère de la démarcation entre science et non-science : vérificationnisme, confirmationnisme,


falsificationnisme (ou faillibilisme, réfutationnisme, informationnisme), vérisimilitude (ou vérisimilarité).

- Le critère de vérité : Réalisme des hypothèses / Instrumentalisme :


L’instrumentalisme (ou conventionnalisme) postule que les théories scientifiques ne sont pas le reflet plus
ou moins fidèle de la réalité mais les instruments sont l’objectif premier est de prédire et de contrôler la
réalité, plutôt que de l’expliquer. Les théories scientifiques ont pour fonction de servir à l’action.
L’essentiel est de pouvoir faire des prévisions avec des hypothèses fondées sur le passé.
Cf : p. 56-58
L’instrumentalisme découle du pragmatisme (la valeur pratique est le critère de vérité d’une théorie) et du
fonctionnalisme (John Dewey, Duhem, Milton Friedman).

- Les critères du post Keynésien : Alfred S. EICHENER pour évaluer une théorie :
Cf : Why economics is not yet a science (1983)
La cohérence i.e. la logique du raisonnement
Le portée, i.e. la capacité d’un raisonnement ou d’une théorie à englober tous les fait quelle entend
expliquer
La parcimonie ou rasdoir d’OCCAM qui vise à l’imiter le nombre d‘hypothèses.

- La Forme :
L’économie, science des comportements calculés, fait appel à la mesure. L’analyse économique s’expose
cependant sous deux formes de base, littéraire et de plus en plus mathématique.
L’économie littéraire est celle des débuts de la science économique. C’est encore tendance dominante de
l’école autrichienne bien qu’un grand nombre d’auteurs possède une bonne formation en mathématique.

Problèmes économiques et contemporains 7


- L’économie formalisée comprend l’économie mathématique et l’économétrie :
o L’économie mathématique est une branche des mathématiques appliquée à l’économie. Elle est
surtout présente en économie pure, dans la théorie de l’équilibre générale, dans la théorie des
jeux.
Rapport avec l’homo-oemicus : Etre rationnel (calculateur) - Bien informé - N’est pas influencé,
autonome et libre.
o L’économétrie a pour objet la mesure les grandeurs économique et de tester des relations de
causalité en se fondant sur l’examen des corrélations entre données.

- Le choix des variables :

Micro-économie Macro-économie
Revenu national Exogène Endogène
Exogène : variable
Emploi Exogène Endogène étrangère à la nation

Niveau général des prix Exogène Endogène Endogène : variable


attachée à la nation
Répartition des revenus Endogène Exogène
Prix relatifs Endogène Exogène
Structure de la consommation Endogène Exogène

- Le critère de l’idéologie est extra scientifique, mais c’est celui qui maintient l’économique ou économie
politique à lisière du champ scientifique. Trois doctrines de gestion sociale découlent des différentes
idéologies :
o Le Libéralisme, qui fait confiance à l’individu, au marché qui de définit comme un échange de
droits de propriété.
o Le Socialisme, qui préconise l‘appropriation et la gestion collective des biens de production dans
l’intérêt de la communauté pour mettre fin aux inégalités qui ne reposent pas sur le mérite. Cela
suppose une planification globale qui consiste en la définition préalable des besoins dans la
société et à l’orientation de la production dans la perspective de les satisfaire.
o L’interventionnisme, qui laisse l’incitative privée se déployer en la corrigeant de ses excès et en
assurant par l’intervention de la puissance publique (Etat ou autre collectivité) la production des
biens non pris en charges par le système de l’économie de marché.

Formule célèbre justifiant l’interventionnisme :


« Entre le fort et le faible, entre le riche et la pauvre […] c’est la liberté qui opprime et c’est la loi
qui affranchit » Père H. LACORDAIRE (1802 – 1861), dominicain, 52e Conférence Notre Dame.

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III. Les grilles de lecture de l’environnement économique :
p.48 à 115.

Les grandes classifications admises en économie politique sont :


- Les courants classique et néo-classique (et les NEC nouveaux économistes classiques) qui analyse les
comportements des unités économiques en termes de prix (ou de marché), en termes de coûts (aussi bien
absolues que relatifs), en statique ou à la fin du long terme (ils ne prennent pas compte de la notion de
temps) dans un monde où la monnaie ne perturbe pas la sphère réelle.

- Le courant marxiste qui analyse dans une perspective holiste (déterministe), les contradictions au sein des
mode de production et plus particulièrement les rapport sociaux de production en termes de « lutte des
classe » dans le cadre de l’économie de marché caractérisée par l’exploitation de la force de travail, seule
source de valeur.

- Le courant keynésien qui analyse, dans le court terme, les flux globaux de production, de revenu, de
consommation, d’épargne, d’investissement, d’importation et d’exportation dans le cadre de l’économie
nationale en prenant en compte l demande de monnaie, dont l »influence sur les flux globaux est affirme

- Et une tendance pragmatique que l’on qualifie d’hétérodoxe.

1. L’économie classique :
p.62
Fondements : « recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations » (1776) d’Adam SMITH
(1723-1790)

« Adam SMITH est redevable de la quasi-totalité de ses idées à ses prédécesseurs [Turgot, ministre sous
Louis XVI] » François Mathieu, Histoire de la pensée économique.

Les plus significatifs de ces précurseurs :


Aristote, Saint-Thomas d’Aquin…Turgot…

Le fondateur du mouvement est Adam SMITH, avec un livre référence : « Recherche sur la nature et les
causes de la richesse… »

Au sein du courant, se dessine une dichotomie :


- Un courant pessimiste : Robert Malthus, David Ricardo, J-S Mill, etc…
- Un courant optimiste : J-B. Say, Frédéric Bastiat.

Critiqué par les nationalistes et les historicistes (F. List, A. Wagner, M. Weber, Formule célèbre justifiant
etc…) l’interventionnisme
Les interventionnistes (Sismondi) « Entre le fort et le faible, entre le
Les socialistes (principalement K. Marx) riche et le pauvre, c’est la liberté
qui opprime et c’est la loi qui
affranchit ».
Il n’y a pas de conception unique de la valeur chez les classiques : Père Henri Lacordaire (1802-
- Adam SMITH, RICARDO : théorie de la valeur travail incorporé 1861).
(Le travail commandé n’apparait qu’une fois dans l’œuvre de SMITH).
- MALTHUS, SAY : théorie de la valeur utilité.

Division du travail dans l’entreprise (la manufacture à épingle de SMITH)


Division du travail entre les nations : les avantages absolus SMITH
Avantages et coûts relatifs comparatifs : RICARDO

Problèmes économiques et contemporains 9


• Théorie des avantages absolus d’Adam SMITH :
2 pays (Nord/Sud) – 2 produits (ordinateurs, blé).
On indique les nombres d’heures nécessaires pour Pays/produits NORD SUD
produire une seule unité du bien dans chaque pays. Ordinateur 1 000h 10 000h
Quintal de blé 2 000h 100h
Production totale en économie fermée :
Pour 13 000 heure de travail : 2 ordinateurs + 2
quintaux de blé : 4 unités.

Explications : mais en optant les hypothèses suivantes, l’échange est plus avantageux…
 Il faut privilégier la spécialisation des économies. Les pays doivent se spécialiser dans un domaine pour
pouvoir rentabiliser leurs industries : théories des avantages absolues d’Adam SMITH.

• La théorie des couts comparatifs de D. RICARDO :


Tout est moins cher au Portugal. Pays/produits Angleterre Portugal
Mais le Portugal a un avantage relatif en vin et Vin 120 80
l’Angleterre a un avantage relatif en drap.
Drap 100 90
La production mondiale passe ainsi de 4 à 4,325

RICARDO n’indique pas qui sera le bénéficiaire.


C’est J.S. Mill qui indique que le pays bénéficiaire est celui qui a la plus forte élasticité prix en valeur
absolue, i.e. celui qui a l’intensité de besoin la plus faible.
Le pays qui arrivera à se défaire d’une addiction, i.e. d’un produit, sera bénéficiaire ; contrairement au pays
qui ne pourra pas s’en passer (énergie fossiles…etc.), qui lui sera près à payer très cher pour se procurer le
produit. Le premiers pays est gagnant du second.

Cette théorie s’applique grâce à celle classique et néoclassique du commerce international :


o L’économie néoclassique explique la différence des coûts par la différence des dotations en
facteurs.
o Les échanges internationaux deviennent des échanges de produits incorporant des facteurs
abondants dans le pays exportateur et rares dans le pays importateur. Cela débouche sur
l’égalisation des prix des facteurs : Théorie de HOS.
o Contraction de Hecksher, Ohin, Samuelson
o Généralisation par Vanek : HOSV ou HOV.

• Loi de Malthus :
Croissance démographique (géométrique : X.2 tous 18
les 24 ans) plus rapide que celle des subsistances 16
(arithmétique : production augmente tous les 24 ans 14
12
d’un volume susceptible de nourrir 2 milliards
10
d’individus supplémentaires) 8 population
Méthode de calcul avec la règle du doublement : avec 6
1% de croissance annuel, doucement en 72 ans, avec 4 Subsistance
2% doublement en (72/2) 36 ans, avec 3%, c’est 72/2 2
0
soit 24 ans, etc.
Phénomène du Nénuphar : il double de taille 1 an 2 3 4 5 6
ans ans ans ans ans
de jour en jour.

La population croit géographiquement (proportionnelle : 1, 2, 4, 6,..)


Les subsistances croissent arithmétiquement (addition : 1, 2, 3, 4, 5…)

Problèmes économiques et contemporains 10


• Parenthèses sur l’économie de Marx - Hegel - Feuerbach
p.85
Marx montre que l’analyse de J-B Say est une analyse des aspects superficiels, et ne prend pas alors en
compte les faits réels. Il faut rechercher tout ce qui dépasse l’apparence : « Derrière l’apparence
recherchons l’essence », Marx.

Dans le Capital de 1867, il montre les contradictions des théories de J-B SAY, de RICARDO, d’Adam SMITH.
Ces contradictions qu’il met en exergue est le fait qu’il n’est pas vrai de dire que les entrepreneurs, les
capitalistes sont les responsables de la richesse. C’est le travail qui est le seul créateur de valeur. Le travail
fait la valeur, ainsi sans travail il n’y a pas de valeur.
Le salaire doit être égale à la valeur des marchandises (équivalent aux nécessités) et à la valeur de la force
de travail mis à disposition pour la création de l’objet = C’est la « plus-value », soit la mesure de la force
d’exploitation, de la force de travail. Les Libéraux tenterons l’augmentation de la plus value relative, soit
produire plus pour dépenser moins (point de vue du libéral). Sauf qu’il y a un savoir-faire en plus sur le
produit de départ. Il y a un phénomène de paupérisation des travailleurs, les entreprises deviennent de
plus en plus riches, même si les employés ont un revenu plus grand, mais la différence reste constante. On
assiste à une baisse importante du taux de profit, car il y a une accumulation de la plus-value et des stocks.
Augmentation de l’armée industrielle de réserve = Chômage.
EL remplacement des hommes par des machines, ne permet pas l’expansion car ces ou virés sans travail
n’achètent moins. Cela agit aussi sur le moral de ceux qui reste : ils ne veulent plus encourager ce système.
Les gens achètent moins, et donc ne participe plus au renouvellement économiques, à l’expansion
économique; et forment ainsi une armée de mécontents. Et cela découle selon Marx à une « Dictature du
prolétariat » jusqu’à la « suppression de l’Etat ».

Les erreurs économiques de Marx :


- D’abord c’est ignoré le pouvoir de régénérations de renaissance des entreprises capitalistes. Il y a des
entreprises qui disparaissent et d’autres qui naissent. Les États sont gérés par des hommes politiques qui
tentent de ne pas risquer le monopole, ou la privatisation.
- Marx raisonne en valeur ; et il n’y a aucun lien entre la théorie de la valeur et celle de la transformation.
- L’État ne peut réussir à appliquer ses théories aujourd’hui.

Ce qu’il faut retenir :


- Lorsque les entreprises se concentrent provoque la prolétarisation soit les employés redeviennent des
salariés.

• John Maynard Keynes (1883-1946)

Il écrit La théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936)


L’économie keynésienne est une réelle école avec des disciples keynésiens néo-keynésiens postkeynésiens
nouveaux économistes keynésiens; ayant tous un leader commun.
Il faut réfléchir par la demande et non pas par l’offre.

Comment déceler les théories keynésiennes :


- Analyse macroéconomique
(Agrégats : revenu national, produit national, dépense nationale)
- Analyse en termes de circuit
(Flux, opération : production, consommation, investissement épargne, etc.)
- Analyse d’une économie fermée
- Analyse Métastatique
(Statique comparative : ex-anté / ex-post ou prévisions/ résultats)
- Analyse à court terme
(« À long termes nous sommes tous morts »)
- Analyse par hypothèses

Problèmes économiques et contemporains 11


Hypothèses réalistes keynésiennes :
- L’information économique est imparfaite, incomplet et asymétrique.
- Les individus raisonnement en termes nominaux : phénomène d‘illusion monétaire.
(et non pas en termes réels)
- L’équilibre n’a rien d’axiologique, c’est une égalité comptable entre offre et la demande :
Optimum de Pareto
- Le chômage de masse et durable existe, c’est l’équilibre de sous-emploi.
- Les conventions réduisent une part de l’incertitude qui est la conséquence de l’information
imparfaite.
- Rigidité des prix à la baisse, ajustement par les quantités (par le stockage)

Effet RICARDO-HAYEK :
C’est la substitution du Capital au travail lorsqu’il y a une hausse des salaires.
Les facteurs de marche à court termes - car à long termes nous sommes tous morts.
L'effet Ricardo est une analyse du mouvement des prix relatifs et du salaire réel pour expliquer le
retournement du cycle. Le travail et le capital sont en perpétuelle concurrence : la demande de facteurs de
production est liée à l’évolution du prix relatif du travail et du capital. La proposition de Ricardo est : si le
taux salaire augmente, alors cela provoquera une substitution du capital au travail et inversement.

Théories :
- Demande effective : demande global (C+1) prévue, anticipée par les entrepreneurs qui aura des effets sur
l’emploi.
- Le chômage résulte de la sous-consommation (pas d’investissement, pas d’achat en prévision de l’avenir
sous motif de prévision) = euthanasie du rentier (diminution du taux d‘intéret). Éviter ce que les gens
épargnent.
- Le sous-emploi, l’existence de stock de marchandises et de facteurs de production inemployés invalident
la théorie quantitative de la monnaie.
- Rejet de la neutralité de la monnaie, donc de la dichotomie « sphère réelle » / « sphère monétaire ».
- La monnaie est demandée pour elle-même pour 3 motifs : transaction, précaution, spéculation.

Tableau synoptique de la théorie de al demande effective keynésienne :

Incitation à investir

Investissement Consommation
Production Emplois
prévue
Demande effective

Revenue national
Schéma complet p.103

Taux d’intérêt : variable clef de la demande effective via l’investissement : un taux élevé suscite une
augmentation de l’épargne, donc une diminution de la consommation et par conséquent un
affaiblissement de l’incitation à investir.
Taux élevé = incite à épargner - économiser
Taux bas = Incite à investir - dépenser

Multiplicateur d’investissement : inverse des fuites (formées par l’épargne, les impôts et cas d’économie
ouverte par les importations) : il faut investir et acheter des produit venant de son pays propre.
Dépense supplément : 1000 = revenu 1000
Ces 1000 font 750 de dépense
Ces 750 vont investir 750 dans une entreprise
Ces 750 font 562,5 de dépense
Ces 562,5 vont investir ….
En additionnant tous ces dépenses dans les entreprises, on arrive à 4000, soit un multiplicateur
d’investissement de 4.
Problèmes économiques et contemporains 12
Formule :
Sg = ___1000 * (1-0,75n)____
1-0,75
Où Sg : Somme géométrique

Le Multiplicateur est l’inverse des fuites


Les fuites sont les impôts, l’épargne, les importations
La propension marginale à consommer (c)
Augmentation de la consommation / augmentation du revenue national
La propension à épargner (s) = augmentation de l’épargnez / augmentation du revenue national
RN = C + S
1 = c + s ; 1-c = fuites = s
Le multiplicateur k = 1/(1-c) = 1/s

Augmentation dépense publiques (plan Bluch-Paulson) 1000 G$, la propension marginal à consommer est
de 0,75.

Lois des débouchés de J-B. Say :


« Le fait seul de la formation d’un produit ouvre dès l’instant même un débouché à d’autres produits pour
le montant de sa valeur » (in traité d’économie politique, 1803).
Sentence résumé par Keynes : « Les produits s’échangent contre les produits »
- Ou encore « l’offre crée sa propre demande ».
L’entrepreneur est celui qui prend des risques en se rémunérant qu’après avoir rémunérées les autres
facteurs (conception de Cantillon reprise par A. SMITH) mais qu’il faut distinguer du capitalisme passif.
Entrepreneur : celui qui a des idées
Capitaliste : passif, ne fait qu’investir de l’argent.

2. Les Doctrines et politiques économiques : Interventionnisme ou l’État providence

Pour lutter contre le chômage :


- Diminuer les impôts
- Augmenter les dépenses
- Baisser le taux d’intérêts (euthanasie du rentier).

Les fondements de la Nouvelles économies keynésiennes (NEK) reprennent l'hypothèse de l'information


imparfaite et de rigidité de prix à la baisse mais introduisent, en plus, des fondements micro-économiques
par le biais de la nouvelle microéconomie ou économie de l'information.
Tout ceci est en rapport avec l'économie de la communication qui prend en compte les comportements des
individus et surtout les événements d'actualité.
L'économie de l'information analyse les comportements rationnels dans les situations d'informations dites
asymétriques où certains individus disposent d'une information privée, inconnue des autres dans ce cadre,
deux types de problèmes peuvent apparaître l'anti-sélection et le risque moral

Les déséquilibres macro-économiques sont la résultante d’un défaut de coordination qui est lui-même la
conséquence des asymétries de l’information : telle est al théorie des nouveaux économistes Keynésiens
(NEK) qui généralisent, au niveau macroéconomique, le comportement.

L’asymétrie de l’information et le chômage :


- Incertitudes, problèmes de sélection adverse (Weiss, 1974) et d’aléa moral, et théorie du salaire
d’efficience.
- Théorie du salaire d’efficience : la productivité dépend du niveau de salaire, contrairement à la théorie
marginaliste d’un salaire qui s’aligne sur la productivité marginal.

Problèmes économiques et contemporains 13


L'anti-sélection
L'anti-sélection désigne une situation dans laquelle, sur un marché tous les interventions n'ont pas la
possibilité d'observer toutes les capacités critiques n‘ont pas la possibilité" d'observer toutes les
caractéristiques des biens échanger.
Dans cette situation, certains intervenant sont généralement plus d’un que d’autres et il est possible que le
fonctionnement du marché exclut échanges des profits de bonne qualités, boire même empêche le
déroulement de tous les échanges. Cette situation a été décrite pour la première fois par G. ARKERLOF
dans un article demeuré célèbre consacré au marché des voitures d’occasion.

L’apport de cet article se comprend à partir d’un exemple simple.


Considérons un marché des voitures d’occasion où il n’y a que 2 qualités possibles :
- une voiture de bonne qualité vaut Q = 20 000 $
- une voiture de mauvaise qualité vaut Q = 10 000 $
Supposons que seuls les vendeurs connaissent la qualité Q de leur véhicule.
Les acheteurs connaissent la proportion de voitures de bonne qualité, à savoir la moitié, mais sont
incapable de connaître la qualité de la voiture qui leur est proposée Les acheteurs sont identiques et
retirent de leur achat un gain (Q-P) égale à la différence entre la qualité Q et le prix P, tan disque les
vendeurs en tire un gain (P-Q).
Si l’information était systémique, les voitures seraient à leur prix objectif : les voitures de bonnes qualités
seraient payées 20 000 $ et les voitures de mauvaise qualité 10 000 $. Lorsque les acheteurs, il n’y a qu’un
seul prix P. Les acheteur refusent de payer une voiture 20 000 $ car ils savent que la moitié de voitures est
de mauvaise qualité.
Plus précisément, le gain moyen retiré de l’achat au prix :
P est égal à (0,5) (20 000) + (0,5) (10 000 - P = 15 00 - P.
Les acheteurs jugeant qu’une voiture de qualité moyenne vaut 15.000 $, sont prêt à payer P = 15.000 $.
Mais, à ce prix seuls les vendeurs de voitures de mauvaise qualité sont prêt à vendre. Conscients de cet
état de fait, les acheteurs refusent de payer ces voitures qui sont des évincés du marché. C’est le
phénomène d’anti sélection qui élimine des changes les produits de bonne qualité.
C’est une forme de Gresham : la mauvaise monnaie chasse la bonne.

Autre exemple avec les entreprises et les Salaires :


Une entreprise proposant un taux de salaire faible s’exposerait à n’attirer que les salaires les moins
performants. Dès lors, en situation d’asymétrie d’information sur les qualités réelles des populations, les
firmes vont augmenter le taux de salaire d’équilibre pour attirer les travailleurs avec les plus hauts salaires
de réservations, en espérant que ce soient aussi les plus efficaces.

p.108
Autre hypothèse de l’économe de l’information : aléas moral :

Lorsqu’il est difficile d’anticiper le comportement de l’acheteur après avoir acheté (ex-post) on parle de
« comportement caché » « d’aléa moral », « d’aléa de moralité « de hasard moral » ou de rinçure moral »
Ex : la garagiste qui fait une réparation qu’il n’a pas effectuer, le abrié qui s’entend avec son patron pour
un licenciement afin de profiter de l’assurance chômage, l’assurée contre le vol mais pas contre l’accident
qui cassez sa voiture et déclare qu’elle a été volé, le directeur générale qui par en vacance déclare au
actionnaire que c’est un voyage d’affaire etc. malhonnête.
Dans le modèle de « tir-au-flanc », Shapiro & Stieglitz proposent de substituer aux contrôles de
comportement couteux, et difficiles des taux de salaires majorés qui accroissent le coût d’opportunité du
licenciement et donc dissuadent les individus de tirer au flanc ».

Problèmes économiques et contemporains 14


3. L’économie néo-classique (≠à Keynes)

Les caractères de l’économie néoclassique apparue à la suite de la découverte multiple de la théorie de


l’inutilité marginale entre 1870 et 1874 (Jevons Menger…) sont à la fois un peu différentes que ceux se
l’économie classique et sont quasi.

Nb: Alors que Keynes s’appuie sur le mercantilisme (jean Bodin, Montchrestien, John Law), l’économie
néoclassique reprend les enseignements des néoclassiques reprend les enseignements des
néomercantilismes : bernoullien ber caria, Condillac : « un bien ne vaut pas parce qu’il coûte, mais coûte
parce qu’il vaut » approche sensualiste à la base de la théorie marginalise de la valeur.

Par rapport à l’économie classique, l’économie néoclassique propose soit la substitution de la théorie de
l’utilisé à celle de la valeur du travail pour expliquer la valeur, soit une combinaison des deux (les lames
d’une pire de ciseaux de Alfred MARSHALL fondateur de l’école de Cambridge en 1890), soit enfin le renvoi
de cette questions de la valeur )à la solution du problème de la valeur à la solution du problème de
l’équilibre générale en raison de l’interdépendance générale des marchés.

Par rapport à l’économie keynésienne, il faut noter que d’une part ces néoclassiques ne rejettent pas le
raisonnement macroéconomique (M. Friedman) et d’autre part, l’analyse néoclassique est compatible avec
n’importe quel système de régulation de l’économie (Marché/Etat). Mais cela ne cloisonne pas dans
opinion politique des (démocrates) socialiste.
En d’autres termes entreprendre un analyse. En d’autre termes entreprendre une analyse en termes
néoclassique, n’implique pas nécessairement une adhésion à l’idéologique du libéralisme économique.

L’économie Néoclassique a donné lieu a des développements de nombreuses écoles particulières qu’il est
difficiles de synthétiser : « école de Chicago », « école des choix publics ».

Ecole du « public choice »et des marchés politiques (théorème de l’électeur médian, cycles politico-
économiques) J.M. Bucchanan, G. Tillock, B. Frey, Denis Muler.
Courant de pensée né aux Et-U qui analyse la rationalité et la cohérence des décisions publiques en
appliquant à ce secteur les instruments de l’analyse microéconomique. C’est « l’étude économique des
procédures de décision non-marchandes ou, plus simplement, l’application des instruments d’analyse
économique à la science politique ; le domaine de l’analyse des choix publics est, de ce fait, identique à celui
de la science politique ; les théories de l’Etat, les procédures de vote, le comportement de l’électeur, les
politiques des partis, la bureaucratie… ». Les agents, dans la sphère publique, cherchent à maximiser une
utilité autre que monétaire : pouvoir, consommations collectives, biens et avantages en nature, etc. Il en
résulte, pour un homme politique qui cherche à être élu ou réélu, un programme destiné à satisfaire
l’électeur médian, dans le système du bipartisme. L’électeur médian est celui qui permet de passer de la
minorité à la majorité des voix©.

Plus le taux de chômage est fort – plus le prix du temps est bas : donc plus les pratiques de loisirs sont
prioritaires.

Il existe des cycles politico-économiques : Pendant l’élection les politiques tentent de lutter contre le
chômage, et après l’élection ils luttent contre l’inflation. Le candidat doit appliquer des méthodes de
communication : il cherche à séduire la droite et l’extrême droite (candidat de droite par exemple), puis de
séduire l’électeur médian, qui est ici au centre : c’est l’électeur qui fera le plus pencher la balance. Ensuite il
fera la conquête des partis.

Problèmes économiques et contemporains 15


4. Les hétérodoxies en économies :
p.109
Définition

Nombreux sont les économistes qui proposent d’essayer les oppitions paralinguistiques et tentent par
ailleurs de raisonner en combinant les approches keynésienne et néoclassique les approches keynésienne
et néoclassique (nouvelle économie keynésienne : NEK)

D’autres tentent de concilier l’usage de certains concepts marxistes avec une poche keynésienne
fatalement revisitée pour le rendre compatible avec la lingue période qui est au cœur du matérialisme
historique et dialectique (école de la régulation : Michel Aglietta, R Boyer, J. généreux, « alternative
économiques » Denis Clerc).

L’hétérodoxie caractérise le plus souvent don une démarche à l’intersection paradigmique et/ou
éventuellement à l’intersection disciplinaire (économie + sociologique, économie + histoire , économie +
droit économie + science politique, etc.?) c’est l’expression d’un point de vue différent du courant
dominant auquel on reste cependant attaché

L’économie évolutionnaire :
Richard Nelson et Sidney Winter : an evolutionnary théorie of économic hange.
Kenneth Boulding evolutionnary economics.

Il ajouter la dette reconnue à l’égard e H. A. Simon par la prise en compte de la rationalité limitée, le rejet
du comportement de maximisation du profit des entreprises pour un non réalisme. Il n’est pas possible
d’exploiter un ensemble quasi infini de possibilité par manque de temps, par un manque d’information sur
l’es même des ces manque d’information sur l’existence même de ces possibilités. La rationalité limitée
signifie que le dectique doit rechercher des solutions alternatives, a une connaissance incomplète et
inexact des conséquences des actions et choisit les actions doit ils espèrent quelle sont sert satisfaisante,
i.e. acceptables. Mais selon H.-A. Simon, la discision est délibératives, elle n’est pas le produit de routine et
du chemin de dépendance elle résulte d’une volonté d’agir pour atteindra des objectifs construit
consciemment.
Les théories plus réalistes considèrent que le comportement habituel ne relève pas de la rationalité pure ou
substantive, mais d’une rationalité limitée et procédurale (H.-A. Simon), compte tenu d’un système
d’information imparfait. L’habitude et l’expérience évitent à l’agent économique d’établir tous les
programmes alternatifs pour choisir le meilleur, au regard d’un objectif à atteindre.

L’économie évolutionnaire se caractérise par trois orientations majeures :


- L’analyse du comportement des firmes en référence à un principe de sélection qui agit sur l’évolution
des firmes en choisissant celles qui présenteraient les « gènes » les plus adaptés au contexte
concurrentiel ;
- L’interprétation du progrès technique (innovation) comme un processus cumulatif, localisé et
spécifique. Il serait le résultat de facteurs permanent – d’hérédité au sens biologique – qui sont les
« gènes » des firmes, et sont interprétés comme des « routines » appliquées par les agents et qui
fondent leurs comportements.
- La conception de l’environnement économique comme ensemble des écoutions possibles d’une
population d’organisations tributaire d’un principe de contingence et de variété, ce qui conduit à
attribuer une nature génétique aux enchainements sélectifs qui évoluent de façon irréversible.

Problèmes économiques et contemporains 16