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Université Hassan II de Casablanca

Faculté des sciences Ben M’sik


Département de Géologie

Année universitaire 2018-2019


Prof. Hassan LEMACHA
LA GÉOTHERMIE
Définition:
La géothermie, du grec géo (la terre) et thermie (la chaleur),
est la science qui étudie les phénomènes thermiques internes
du globe terrestre et la technique qui vise à l'exploiter. Par
extension, la géothermie désigne aussi l'énergie
géothermique issue de la chaleur du sous–sol de la terre
produite par la présence du magma en dessous de la croûte
terrestre.

La géothermie est la récupération de cette


chaleur dans le sol. 2
LA GÉOLOGIE
Définition:
La Géologie est la science qui étudie le globe terrestre.
Cette étude nous permettra de connaître la structure de la terre, les
matériaux qui la constituent et leur ordre de dépôt. On pourra donc retracer
l'histoire de la terre et par conséquent celle de l'homme.

Différentes disciplines de la géologie:


La géologie comporte de nombreuses disciplines scientifiques :
 la minéralogie, qui étudie les éléments constitutifs des roches, donc la
forme, la nature, la composition et les propriétés chimiques et
physiques des minéraux ;
 la pétrographie, qui décrit les roches, étudie leur constitution et réalise
leur classification;
 la paléontologie, qui étudie les organismes passés grâce à la
description et à l'analyse des restes fossilisés ; (la micropaléontologie)
 la stratigraphie, qui répertorie et ordonne dans le temps la succession
des strates de roches, à l'aide de principes géométriques simples,
d'observations de terrains, d'analyse du contenu en fossiles des roches,
de la datation radio-chronologiques des roches.
 la géologie structurale qui est l'étude des déformations des roches et
des mécanismes présidant à la déformation de ces roches à toutes les
échelles ; à grande échelle, on parle de tectonique ;
 la géodynamique, qui étudie les conséquences morphologiques des
processus tectoniques et d'érosion ;
 la sédimentologie qui étudie les roches et les formations sédimentaires;
Si l'étude porte sur la succession régulière des différentes couches ou
strates sédimentaires, il s'agit de stratigraphie ;
 la métallogénie, qui étudie les mécanismes de formation des gisements
métallifères et se propose de définir des outils méthodologiques et des
guides de prospection utilisables par les explorateurs et prospecteurs
miniers ;
 l'hydrogéologie, qui étudie les écoulements des eaux souterraines,
sachant que la nature du sous-sol traversé par les eaux influence
directement la quantité et la qualité de l'eau émergeant à la source ou
exhaurée du forage ;
 la géotechnique, qui fédère la géologie de l'ingénieur, du génie civil, la
géophysique, la géo-mécanique (mécanique des sols, mécanique des
roches, hydraulique souterraine) pour permettre l'adaptation des
ouvrages à leurs sites de construction ;
 La géophysique, Méthodes électrique, gravimétrique, sismique réflexion
et réfraction, magnétique, etc.
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SYSTÈME SOLAIRE

Quelques définitions:

 L’Univers est l’ensemble de tout ce qui existe. On l'appelle également

le Cosmos ou l'Espace lorsqu'on parle du milieu extraterrestre.

 La Cosmologie est l’étude de la structure, de l’origine et de l’évolution

de l’Univers.

 L’Astronomie est la science des corps célestes. (céleste est un mot qui

est relatif au ciel).

 L’Astrophysique est l'étude des propriétés physiques des corps

célestes.
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NOTRE GALAXIE, LA VOIE LACTEE

Notre Galaxie vue du haut

Soleil

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Telluriques

Gazeuses
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LA TERRE notre planète vivante

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La structure interne de la Terre
L'intérieur de la Terre est constitué d'une succession de couches de
propriétés physiques différentes:
 au centre, le noyau, qui forme 17% du volume terrestre, et qui se
divise en:
 noyau interne solide
 noyau externe liquide
 puis le manteau, qui constitue le gros du volume terrestre, 81%, et qui
se divise en:
 manteau inférieur solide
 manteau supérieur principalement plastique, mais dont la
partie tout à fait supérieure est solide;
 finalement, la croûte (ou écorce), qui compte pour moins de 2% en
volume et qui est solide.
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la géologie
peut vous convenir!

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Notre planète vivante est sans cesse en activité

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Les matériaux de la croute terrestre:
La croute terrestre est constituée de trois types de matériaux:

 Roches sédimentaires: qui se forment à la surface de la terre raison

pour laquelle on les appelles des roches Exogènes.

 Les roches magmatiques: qui prennent naissance par consolidation

d’un magma issu de la profondeur. (roches Endogènes)

 Les roches métamorphiques: qui résultent de la transformation à l’état

solide et à haute profondeur de roches préexistantes (sédimentaires,

magmatiques ou métamorphiques) sous l’action de l’élévation de la

température et de la pression.

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Notre planète vivante est sans cesse en activité
comme en témoignent:

 les tremblements de terre,

 L’activité volcanique,

 les migrations des nuages dans l'atmosphère,

 le flux et le reflux des marées,

 les cours d'eau ...

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Les tremblements de terre
L’activité volcanique
31
Les migrations des nuages dans l'atmosphère
Le flux et le reflux des marées
Les cours d'eau
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Ce ci montre en effet que
cette planète a une forte activité interne ainsi qu'une activité externe efficace.

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La terre est une planète dynamiquement et
thermiquement active, à l’intérieur comme à
l’extérieur.

La géologie traite l’histoire de la terre, son origine, sa


forme, les matériaux qui la composent et les
processus qui influent et qui ont influé sur elle, et
aussi l’histoire de la vie sur la terre.
Pendant longtemps, autre la recherche fondamentale, le
rôle principal des géologues s'est cantonné à:
 la prospection,
 l'étude et l'évaluation des réserves de matières
minérales utiles:
 matières énergétiques (charbon, pétrole, gaz
naturel), minerais, eau, matières premières minérales
diverses,
 l'étude des sites et à la préparation des grands
travaux de génie civil.
De nos jours, il s'est élargi aux problèmes liés à la
gestion des ressources naturelles et de
l'environnement,

ce qui fait du géologue

un acteur indispensable au développement de la


société.
C'est grâce aux géologues que l'homme peut:

 découvrir

 gérer mieux son environnement

 comprendre les grands cataclysmes et tenter

d'en réduire les effets néfastes (tremblements

de terre, éruptions volcaniques, etc...)


Définition:

LA CARTE TOPOGRAPHIQUE : est une représentation plane d’une


portion de la surface terrestre.

RELIEF : interface terre solide - atmosphère sculpté par l’érosion (ou/et


l’homme)

RELIEF 3D

CARTE TOPOGRAPHIQUE 2D
Projection cylindrique conforme de Mercator 1512-1594
Projection conique conforme de Lambert 1728 - 1777
Facteur de réduction des surfaces horizontales nécessaire pour
passer du terrain à un support de faibles dimensions

Longueur mesurée sur la carte


Echelle =
Longueur mesurés sur le terrain

Echelle des cartes utilisées en sciences de la Terre :


1/10 000, 1/25 000, 1/50 000 et le 1/100 000

Une échelle est d’autant plus grande que le


dénominateur est plus petit
Remplir le tableau suivant:

Echelle Distance sur la carte Distance réelle

10 cm 8 km

1/20 000 10 cm

1/50 000 1 cm

13 cm 2,6 km

7 cm 7000 m

0,5 m 25 km

1/50 000 10 km

1/80 000 5 cm

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On appelle altitude d’un lieu la distance verticale entre ce lieu et le niveau
zéro de référence = niveau moyen des mers.

C’est une ligne imaginaire dont tous les points sont à la même altitude
par rapport à une altitude choisie comme zéro.
Au Maroc ce zéro est le niveau moyen de la mer (NMM).
Autrement dit, c’est la ligne d’intersection de la surface topographique
avec un plan horizontal d’altitude donnée.
- Courbes de niveau : maitresse, normale, intercalaire
- Les points côtés
- Comment trouver la valeur de l’équidistance des courbes?
- La notion de pente et sa valeur P = tg (α) = h/d
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Flanc à pente constante : courbes de niveau à espacement régulier
Flanc à pente variable
Rupture de pente
Forte pente

Rupture de pente verticale :


abrupt
Falaise : interruption de la
continuité des courbes de

falaise
niveau. A traiter comme deux
profils topo différents
Les vallées : morphologie variable :
- vallée à fond en V et flancs à pente régulière
- vallée à fond plat (en U) et flancs à forte pente
THALWEG :
ensemble des points les plus bas de la vallée
= ligne d’écoulement des eaux
Flanc de vallée ou de montagne recoupé par des mini-vallées
Sommets de morphologies différentes :
-ligne de crête
-sommet arrondi
Tracé le profil topographique mais ne pas oublier sa présentation

 Positionner les points A et B


 Orientation du tracé
 Titre du profil
 Identification des différents éléments de la topographie
 Indiquer l’échelle de la carte
 Indiquer la source et l’auteur
Les 4 domaines structuraux du Maroc:

 Le domaine Rifain

- Le plus septentrional du Maroc

- Constitue la partie sud-orientale de la chaine alpine périméditerranéenne

- Formé de terrains allochtones chevauchant la Meseta

- Représente aussi des terrains paléozoïques qui affleurent dans la partie

interne de la chaine.
 Le domaine Atlasique

- Ce domaine est constitué de deux chaînes de montagne, le Haut Atlas et

le Moyen Atlas

- Le Moyen Atlas a une direction NE – SW, il sépare la Meseta en deux.

- Le Haut Atlas situé entre le domaine Mesetien au nord et l’Anti Atlas au

sud, il se prolonge en Algérie et en Tunisie par l’Atlas Saharien.

- Ce domaine est formé d’une épaisse série permo-mésozoïque et

cénozoïque, plissée au cours de l’orogenèse atlasique (l’âge des phases

de plissement est le jurassique supérieur et le tertiaire.

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 Le domaine Mesetien (deux parties)

- Le domaine de la chaine hercynienne du Maroc.

- Il est constitué d’un socle Paléozoïque déformé, érodé et couvert en

discordance par des séries méso-cénozoïques non déformées.

1- Meseta Occidentale, dite marocaine: constitue de 3 grands massifs

paléozoïques: le Massif central ou Maroc central, les Rehamna et les Jbilet.

2- Meseta Orientale ou oranaise: composée de plusieurs boutonnières

(Jerada, Debdou, Mekam et Midelt).

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 Le domaine Saharien

- Ce domaine fait partie du Bouclier Ouest Africain

- Il est formé de séries du protérozoïque inférieur, extrêmement déformées

et métamorphisées au cours de l’orogenèse éburnéenne.

Tous ces domaines sont caractérisés par la présence de

chaînes de montagnes, les chaînes récentes du cycle

alpin et les chaînes anciennes, érodées, du cycle

hercynien et des cycles précambriens

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Définition:

Un bassin versant est une aire


délimitée par des lignes de partage
des eaux, à l'intérieur de laquelle
toutes les eaux tombées alimentent un
même exutoire: cours
d'eau, lac, mer, océan, etc. Une ligne
de crête se confond très souvent avec
une ligne de partage des eaux.

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Formation des hydrocarbures:

 La sédimentation
 La transformation
 La migration

http://www.ping.be/at_home/petroleflash.htm

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Stratégies de recherche :

 Utiliser les techniques de recherches


d'hydrocarbures dans les couches profondes
(sismique de réflexion et de réfraction).

 Comprendre les différentes conditions favorables à


la formation des gisements d'hydrocarbures.
Activités envisageables
• Activité 1 :
Montrer que la vitesse de propagation des ondes sismiques varie en
fonction des matériaux traversés : « A la recherche des
hydrocarbures »

• Activité 2 :

 Comprendre les différentes conditions de formation des


gisements.

 Observation de lames minces de roche mère et de pétrole.

A partir de l'analyse des documents proposés et les indications


fournies par le modèle, retrouver les conditions permettant
l'existence d'un gisement d'hydrocarbures.

08/06/2011 - Lycée Champollion - Lattes


Quand et où trouve-t-on ces conditions favorables à cette forte
productivité et à la conservation ?

Documents à proposer :

• Carte de la productivité primaire océanique actuelle + carte de la


teneur en MO des sédiments marins.
http://smsc.cnes.fr/Ic/Fr/fig3p165.png
http://oceancolor.gsfc.nasa.gov/cgi/l3
• Carte des courants marins
http://www.alertes-meteo.com/cartes/courants-marins.jpg
• Animation upwelling + conditions anoxiques
http://www.plancton-du-monde.org/ressources/videos/animations.html
http://www.greenseaupwelling.com/Upwelling.html
http://www.total.com/fr/total-en-images-900569.html&mediaId=2328

Dans les bordures continentales, avec un climat planétaire chaud


accentuant les conditions anoxiques.

08/06/2011 - Lycée Champollion - Lattes


Pour conserver la MO, il faut une épaisseur des sédiments importante et
un enfouissement rapide.
Ces deux conditions existent lors d’une subsidence rapide et
importante.

• Où trouve-t-on des zones de subsidence avec effondrement rapide du


plancher ?

 Nécessité d’une tectonique en divergence avec des failles normales


pour un effondrement.

• Comment retrouver une zone ancienne zone de divergence?

 Comparaison par rapport à l'actuel : les zones de marges passives.


http://www.didiersvt.com/cd_1s/html/c5/c5a2.htm

En appliquant le principe d’actualisme, détermination des zones


de subsidence anciennes, ayant pu recevoir d’importants dépôts
de MO.
http://geology-guy.com/teaching/iac/animations/pangaea.htm
08/06/2011 - Lycée Champollion - Lattes
Les fluides migrants de la roche mère doivent être piégés dans une
roche réservoir. (Observation de lames de roche-mère, de roche
réservoir et lame pétrole)

Quelles sont les conditions permettant la création d’un piège à


hydrocarbures ?

• Le piégeage des hydrocarbures dans des roches réservoirs nécessite :

 Des pièges résultant le plus souvent, d’une tectonique


en compression (failles inverses, plis…),

 Des « roches couvertures » empêchant la migration


des hydrocarbures en surface.

08/06/2011 - Lycée Champollion - Lattes


• La formation de gisements d’hydrocarbures nécessite :

 La formation d'un bassin et positionnement géographique


favorable au dépôt de MO et de sa conservation.
 Une tectonique (subsidence ) en cours de dépôt pour
l’enfouissement rapide.
 Un piège géologique (roches imperméables).

=> Retrouver les zones où ont pu se former des gisements


d’hydrocarbures.
http://geology-guy.com/teaching/iac/animations/pangaea.htm

La rare coïncidence de toutes ces conditions explique la


rareté des gisements dans l'espace et le 08/06/2011
temps. - Lycée Champollion - Lattes
la géothermie, une nouvelle
ressource d’énergie
Pb : dans quel contexte géologique développer la géothermie ?

1/ Une Terre qui chauffe

Il existe dans les roches de la croûte et du manteau, des éléments radioactifs qui
en se désintégrant libèrent de l’énergie thermique : c’est que l’on appelle l’énergie
géothermique.

 Uranium 235 et 238


 Thorium 232
 Potassium 40

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Le flux géothermique mesure la quantité d’énergie libérée par la Terre par unité de
surface et par unité de temps. Exemple : J/m2/s ou W/m2 ; 1 watt (W) = puissance
développée par 1 joule pendant 1 seconde. En moyenne, le flux géothermique
terrestre est de l’ordre de 60 mW m-2.

90
La répartition mondiale du flux géothermique est très hétérogène et elle reflète
parfaitement les phénomènes géologiques profonds, à savoir :

Flux géothermique élevé Flux géothermique faible

1. Au niveau de la dorsale = formation de la 1. Au niveau des plaques


croûte océanique par remontée profonde du plongeantes froides des
manteau zones de subduction.
2. Au niveau des zones de rifting = par 2. Au niveau des grandes
amincissement de la croûte continentale et plaques stables
remontée de l’asthénosphère
3. Au niveau des points chauds
4. Au niveau des arcs volcaniques associés aux
zones de subduction

91
2/ Une Terre qui chauffe MAIS qui se refroidit

La production de chaleur générée par


désintégration radioactive est dissipée vers la
surface terrestre. La structure actuelle de la
Terre en « pelure d’oignon » est la
conséquence directe de cette déperdition de
chaleur :
 En surface la lithosphère atteste d’un
refroidissement suffisant avec des roches
au comportement cassant.
 En dessous le manteau asthénosphérique
atteste de roches toujours solides mais
ductiles car très chaudes
 Enfin le noyau externe (en dessous de 2900
km) est liquide car les températures
permettent la fusion des roches.
Schéma de la Terre en profondeur
92
L’évacuation de la chaleur se fait donc différemment dans la lithosphère rigide et
dans le manteau ductile :
 Par conduction, c’est à dire de proche en proche sans déplacement de
matière, dans la lithosphère.
 Par convection, avec déplacement de matière, comme dans le manteau où
l’on observe les cellules de convection. En effet la matière chaude, moins
dense, remonte vers la surface. Là elle se refroidit, devient donc plus dense
et finit par replonger.

La convection, avec ses mouvements de


matière, est beaucoup plus efficace que
la conduction pour évacuer la chaleur.
Une soupe brulante refroidit plus vite si
elle est remuée à la cuillère ☺ bon
appétit.
93
Le gradient géothermique traduit l’augmentation de la température avec la
profondeur. Selon la région l’augmentation de température avec la profondeur est
différente ce qui traduit des variations du flux géothermique.

Exemple de gradient géothermique superficiel obtenu par forage au Texas –


dans cet exemple le gradient géothermique est de 80°C/Km 94
Transfert par conduction =

gradient élevé

Transfert par convection =

gradient faible

La Terre est un réservoir à fort


potentiel énergétique. On observe sur la
totalité du globe une élévation de la
température au fur et à mesure que l‘on
fore vers le noyau terrestre, c’est le
gradient géothermique. En moyenne il
est de l’ordre de 30° par kilomètres de
profondeur et le flux géothermique
associé (quantité de chaleur transmise
par conduction puis dissipée par unité
de surface) est de 60 mW.m-². Ces
valeurs moyennes varient en fonction
de la nature du sol et de la proximité
d’une zone instable telle qu’une faille
géologique, zone volcanique etc.…
Gradient géothermique terrestre en profondeur. 95
Conséquences :

 Dans la lithosphère, siège de conduction, le gradient géothermique est très élevé


 Dans le manteau, siège de convection, le gradient géothermique est beaucoup
plus faible

On a pu visualiser indirectement les mouvements de matière, dans le manteau, liés à


la convection. En effet la température du manteau, influence directement la vitesse
de propagation des ondes sismiques.

 Un refroidissement de celle-ci nous avais permis de mesurer une accélération


des ondes sismiques.
 Un réchauffement de celle-ci nous avais permis de mesurer un ralentissement
des ondes sismiques.

96
Grâce à la tomographie sismique, le géologue peut ausculter la Terre en

profondeur et interpréter les mouvements de matière :

 Les plaques lithosphériques océaniques froides, donc plus denses, plongent

au niveau des zones de subduction.

 A l’aplomb des points chauds des panaches mantelliques chauds, donc

moins denses, remontent vers la surface en évacuant la chaleur.

97
3/ La géothermie, une ressource gratuite et qui ne libère pas de CO2

La géothermie consiste à récupérer l’eau qui circule dans la croute et qui s’est, à

son contact, réchauffée. Selon la température de l’eau, trois types d’exploitation

sont envisageables :

Type de Température Flux Gradient Contexte Applications


géothermie fluides géothermique géothermique géologique possibles
circulants (mW/m2) (°C pour
(°C) 100m)

Bassin
Basse Chauffage de
< 100 60 1à3 sédimentaire ;
température serres
exemple Paris

Moyenne Entre 100 et Rift ; exemple Chauffage


100 à 200 3 à 10
température 150 Soultz collectif

Zone de
Haute subduction ; Production
> 150 > 200 10 à 50
température exemple de la d’électricité
Guadeloupe

Tableau comparatif des géothermies. 98


Bien sûr, c’est le contexte géologique qui détermine les ressources géothermiques
d’une région.
La géothermie ne peut être envisagée partout dans le monde.
Au laboratoire, on peut évaluer la conductivité thermique sur des échantillons:

conductivité Flux géothermique d'une région =


gradient géothermique local x conductivité de la roche
type de roche thermique (en
W.m-1.°K-1)
AN :
granite 2,5 à 3,8
gradient géothermique moy = 80 °C/Km
péridotite 4,2 à 5,8
conductivité thermique calcaire = 2.5 unité
calcaire 1,7 à 3,3
flux géothermique = 80 X 2.5 = 200 mW/m2
charbon 1
roches Les roches sédimentaires sont globalement de mauvais
environ 5
salines conducteurs thermiques et contribuent donc au freinage
Métaux (Ag) 420 des transferts de chaleur dans la croute et permettent
Bois 0.1 une forme de stockage de chaleur.
99
La Terre machine thermique
100
Géothermie et eaux souterraines:

Fumeroles vapeur d’eau et


soufre Vapeur d’eau HP
10
1
L’extraction de l’énergie géothermique peut être divisée en quatre catégories

organisées en niveaux de température : la haute température, la moyenne

température, la basse température et la très basse température. Seuls les sites

à hautes et moyennes températures sont susceptibles de permettre la

production d’électricité tandis que les sites aux basses températures qui utilisent

des nappes d’eau chaude du sous-sol profond et aux très basses températures

qui utilisent des pompes à chaleur permettent la production de chaleur.

102
1- La haute température

La géothermie haute température utilise des eaux et des vapeurs à plus de


180 °C, qui entraînent des turbines à des fins de production d’électricité. La
production de vapeur peut être :
Soit directe comme pour la centrale Bouillante située en Guadeloupe et bâtie
au pied du volcan la Soufrière. Cette centrale d’une puissance totale de 15 MW
produit près 10% de l’électricité nécessaire à la Guadeloupe.
Soit créée artificiellement dans un massif cristallin. Le principe repose alors
sur l’injection d’eau sous pression dans la roche à trois, quatre ou cinq
kilomètres de profondeur. L’eau se réchauffe en circulant dans les failles et la
vapeur qui s'en dégage puis est pompée jusqu'à un échangeur de chaleur
permettant la production d'électricité. Plusieurs expérimentations de cette
technique sont en cours dans le monde, certains sites sont situés en France.

103
2- La moyenne température

La géothermie moyenne température a pour vocation la production d’électricité.


Un échange thermique est alors réalisé entre un fluide principal, à une
température comprise entre 100°C et 180°C, et un fluide secondaire plus volatile.
Ce dernier entraîne alors une turbine qui entraîne un générateur d’électricité.

3- La basse température
La géothermie basse température consiste en l'extraction d'une eau à moins de
90°C dans des gisements situés entre 1 500 et 2500 mètres de profondeur.
L'essentiel des réservoirs exploités se trouve dans les bassins sédimentaires de la
planète qui recèlent généralement de roches poreuses (grès, conglomérats, sable)
imprégnées d'eau. Le niveau de chaleur est insuffisant pour produire de l'électricité
mais parfait pour le chauffage des habitations et certaines applications industrielles.
Les principales applications de la géothermie basse température concernent le
chauffage de logements collectifs par réseaux de chaleur dans les bassins Parisien
et Aquitain. 104
1- La très basse température

La géothermie très basse température s’intéresse essentiellement aux


ressources souterraines à faible profondeur dont la température est inférieure à
30°C. Les principales applications sont la production d’eau chaude sanitaire, le
chauffage et le rafraîchissement des bâtiments. Le fonctionnement est alors basé
sur l’association d’un échangeur thermique placé le sol et d’une pompe à chaleur.
Les échangeurs thermiques sont les capteurs horizontaux, les capteurs verticaux,
des corbeilles ou les fondations du bâtiment. L’utilisation d’une pompe à chaleur
permet par la suite une revalorisation énergétique en redistribuant l’énergie
récupérée à un niveau de température plus élevé (fonctionnement en mode
chauffage) ou plus bas (fonctionnement en mode rafraîchissement). La géothermie
très basse température permet également un rafraichissement direct sans faire
recours à la pompe à chaleur ce qui réduit les consommations d’électricité pour le
refroidissement de façon significative.

105
Dans le cas de la géothermie très basse température les profondeurs associées
sont variables. Elles varient de 0,5 à 3 m pour des capteurs horizontaux à 100m
pour des capteurs verticaux.
Remarque : A part les sondes verticales, la désignation de géothermie est
quelque peu abusive, étant donné que pour ces faibles profondeurs, la chaleur
stockée par le terrain provient essentiellement de l’énergie solaire ou du
ruissellement d’eau de pluie mais très peu des profondeurs de la croûte terrestre.

Les capteurs horizontaux Les capteurs verticaux Les corbeilles


106
(1) Capteurs verticaux (tube en U), (2) Capteurs verticaux (tube en double U), (3-4) Corbeilles, (5) Capteurs horizontaux
Quelques échangeurs thermiques utilisés pour la géothermie à très basse température

Les fondations géothermiques 107


Les mécanismes:

108
Méthodes d’exploitation:

 Systèmes d’exploitation «conventionnels»:usage courant


Profondeur entre 0 et 3000 mètres
Profondeur (mètres)

– Captage de sources d’eaux chaudes en surface


– Échangeur enterré 0,5 -2,5
– Prélèvement dans une nappe phréatique 1 -30
– Géo-structures énergétiques 5 -40
– Sondes et champs de sondes géothermiques 50 -250
– Eaux captées par les tunnels > 500
– Nappes d’eau profondes 500 -3000
– Sondes profondes 500 -3000

 Systèmes géothermiques stimulés: en cours de développement


Profondeur entre 3000 et 7000 mètres

109
Types d’énergie

I- Introduction
II- définition
III- les énergies fossiles
1- pétrole
2- gaz naturel
3- charbon
IV- l’énergie nucléaire
V- les énergies renouvelables
1- énergie solaire
2- énergie géothermique
3- énergie éolienne
4- énergie hydraulique
5- énergie marémotrice
6- énergie verte
VI - Conclusion

110
I- Introduction
 Aujourd’hui, l’homme arrive à un tournant de son histoire. Les formes d’énergie
qu’il utilise le plus, les énergies fossiles vont bientôt se raréfier. Elles ne se
reconstitueront que dans des millions d’années! De plus, la consommation
toujours plus importante de ces énergies fossiles libère de grandes quantités de
gaz carbonique CO2. Ce gaz, en s’accumulant, a tendance à provoquer de
graves bouleversements climatiques.
 L’énergie, c’est au quotidien une force en action !
 La flamme de la cuisinière à gaz fournit l’énergie nécessaire à l’eau de cuisson
des pâtes.
 L’énergie produite par les réacteurs d’un avion lui permet de voler et de ne pas
s’écraser au sol.
 L’énergie d’une chute d’eau permet de fabriquer de l’électricité.
 L’énergie lumineuse du soleil alimente la croissance des plantes.

111
II- définition

L'énergie caractérise la capacité à produire des actions, par exemple à

engendrer du mouvement, modifier la température d'un corps ou à

transformer la matière. L'énergie provient de différentes sources que l'on

trouve dans la nature : le bois, le charbon, le pétrole, le gaz, le vent, le

rayonnement solaire, les chutes d'eau, la chaleur interne de la terre

l'uranium. Elle peut prendre différentes formes : chaleur, énergie

musculaire, énergie mécanique, chimique, énergie électrique par exemple.

Ses formes multiples peuvent se transformer l'une en l'autre.

112
III- Les énergie fossiles

Le pétrole et le gaz:

 Le pétrole est un concentré d’énergie parfait : liquide, il est

facilement transportable.

 En le brûlant en petites quantités, on obtient suffisamment

d’énergie pour faire tourner des moteurs qui entraînent

toutes sortes de véhicules et permettent à toutes sortes de

machines de fonctionner.

113
QU'EST-CE QUE LE PETROLE ?

Le pétrole est un mélange naturel d'hydrocarbures et de composés


hétéro-atomiques dont la majeure partie est de poids moléculaire élevé
(résines et asphaltènes). Il fait partie, avec le charbon, des sédiments
organiques, c'est-à-dire qu'il se forme au sein de certaines séries
sédimentaires par transformation de la matière organique d'origine
biologique qui y est incorporée lors du dépôt.

Composition élémentaire en poids: elle est assez précise


80 % <C< 90 %,
10 % <H< 14 %,
0<S< 3 %,
0<O< 2 %,
0<N< 1 %.
Ce sont donc des sources de carbone et d'hydrogène, dont la combustion
est recherchée comme source d'énergie
114
 Le gaz naturel est aussi un combustible très énergétique.

 Le pétrole et le gaz sont constitués d’hydrocarbures, des

molécules composées de carbone et d’hydrogène. On sait

que ces hydrocarbures ne peuvent pas résister très

longtemps à la surface de notre terre car ils sont attaqués

par l’oxygène et dévorés par les bactéries qui vivent dans

les milieux où il y a de l’air (bactéries aérobies). Ainsi, ils

sont assez rapidement transformés en gaz carbonique

(dioxyde de carbone CO2) et en eau. 115


116
Les énergies au Maroc
 Spécifiés du Maroc: un pays disposant d’atouts;
 Des réformes engagées assez tôt dans le secteur de
l’énergie;
 Une ouverture du secteur énergétique aux privés pour un
partenariat « gagnant-gagnant »;
 Une position géographique privilégiée;
 Un potentiel de bassins sédimentaires favorable à
l’exploration pétrolière;
 D’importants gisements en énergies renouvelables;

117
 La distribution du pétrole brut est répartie de manière inégale à
l’échelle mondiale
 Production du pétrole en 2005** 103 b/j
 Etats-Unis 7 332
 Mexique 3 760
 Canada 3 014
 Arabie Saoudite*11 090
 Consommation du pétrole en 2005 103 b/j
 Etats-Unis 20802
 Canada 2290
 Mexique 2078
 Arabie Saoudite 2000
 Les principaux pays consommateurs sont, sans surprise, les pays
développés d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Asie
118
 La production de gaz naturel dans le monde par pays (2005)
 Etats-Unis 512(milliards de m3/an
 Canada 186
 Mexique 43
 Arabie saoudite 71
 Algérie 88
 Les consommateurs de gaz dans le monde en 2005 sont :
 Etats-Unis 630 (Gm3)
 Canada 97
 Mexique 50
 Iran 102
 Arabie Saoudite 71

119
Au Maroc
 La forte dépendance des énergies fossiles avec importation de 96%
des besoins.
 En 2005, la consommation d’énergies commerciales s’est élevée à
12.3 MTEP (Mégatonne équivalent pétrole)
 Pour le produits pétroliers 62%,
 Bilan énergétique MAROCAIN (consommation):

2005
1980

• Consommation= 4,96 MTep • Consommation = 12,25 MTep

• 82,50% des produits pétroliers • 59,50% des produits pétroliers

• 1,11% du GAZ NATUREL • 3,30% du Gaz naturel

120
Le charbon :
 Comme le pétrole et le gaz naturel, le charbon est une
énergie fossile. Il est le résultat d’une transformation
profonde de matière organique végétale : des végétaux
engloutis par les eaux, accumulés rapidement en masse et
préservés du pourrissement et de l’oxydation.
 le charbon est un des moyens les plus économiques pour
produire de l’électricité, C’est une source d’énergie primaire.
 Parmi les énergies fossiles, le charbon est celle qui produit
le plus de dégagements de CO2, le principal gaz à effet de
serre.
121
 Le charbon est plutôt mieux réparti à la surface de la terre que le
pétrole.
 La Consommation de charbon en millions de tonnes
 Chine 2333
 Etats-Unis 1125
 Inde 507
 La production de charbon dans le monde par pays (2005)
 Chine2430
 Etats-Unis1131
 Inde473
 Australie 414
 Bilan énergétique MAROCAIN (consommation)
1980 2005
• 7,92% de charbon • 31.90% de charbon
122
IV- L'énergie nucléaire

 L’énergie nucléaire est dégagée par la désintégration du


noyau de certains atomes, des atomes instables.
 Pour acquérir une meilleure stabilité, l’atome instable va se
transformer en un autre type d’atome en expulsant de
l’énergie sous forme de rayonnements: c’est le phénomène
de la radioactivité.
 la plupart des éléments sont stables. Mais certains sont
instables et, pour parvenir à la stabilité, ils se désintègrent
progressivement en émettant une ou plusieurs particules .
et donc de l’énergie sous forme de rayonnements.
123
 l’énergie nucléaire est utilisée pour produire de l’électricité:
On utilise pour cela un minerai, l’uranium, dont l’un des
isotopes, l’Uranium 235 est instable. Il est fissile, c’est à
dire que son noyau peut se casser en deux sous l’effet
d’un neutron qui le percute. C’est ce qu’on appelle la
fission nucléaire et cette réaction libère beaucoup
d’énergie.
 le noyau se casse, en dégageant :
 de la chaleur ;
 des rayonnements;
 un ou plusieurs neutrons ;
124
 L’énergie nucléaire ne représente que 7% de l’énergie primaire et 15%
de l’électricité produite dans le monde.
 Production d'électricité nucléaire en 2005 (GKWh)
 Etats-Unis 782
 France 429
 Japon 278

125
V- Les énergies renouvelables
1- L’énergie solaire :
 Le soleil est à l’origine de toutes les énergies sur terre (à
l’exception de l’énergie nucléaire). Le rayonnement solaire
apporte à la Terre de la chaleur et de la lumière.
 Nous pouvons utiliser l’énergie solaire de 3 façons :
 En utilisant directement la chaleur : on peut construire des bâtiments
et des habitations en fonction des effets bénéfiques du soleil pour le
chauffage en hiver, C’est ce qu’on appelle l’architecture solaire
passive.
On peut aussi utiliser des capteurs de chaleur solaire (capteurs
thermiques) pour chauffer les bâtiments.

126
 En transformant la lumière en électricité, grâce aux capteurs
photovoltaïques.
 En transformant la chaleur en électricité, grâce à des centrales
électriques solaires par voie de haute température.

 Aujourd’hui, le solaire est encore très largement une énergie


des pays développés, même si le principal fabricant de
composants est la Chine.
127
2- L’énergie géothermique :
 La géothermie est une énergie renouvelable, à condition que l’eau
chaude souterraine soit exploitée avec modération, car elle ne se
réchauffe que lentement.

 on distingue 3 types d’énergie géothermique :


 La géothermie basse énergie
 La géothermie moyenne énergie
 La géothermie haute énergie
 La production d’électricité géothermique augmente lentement (9% en
deux ans entre 2005 et 2007).
 Les principaux pays producteurs d’électricité géothermique en
2007 sont les suivants:
 Philippines1970 (MWe)
 Etats-Unis2687
 Indonésie992
 Mexique953 128
3- L’énergie éolienne :
 Une éolienne : c’est une machine de grandes dimensions, perchée très
haut. Cette haute taille est la conséquence des progrès techniques
accomplis dans les dix dernières années afin d’améliorer la puissance
électrique et la compétitivité des éoliennes.

129
 L’utilisation moderne du vent comme source d’énergie, ce sont les

grandes éoliennes qui fleurissent en parcs dans des zones où le vent est

fréquent et assez fort. Elles sont utilisées pour produire de l’électricité.

 Production d'énergie éolienne

La capacité de production électrique totale installée dans le monde était

à fin 2005 de 3 870 GW. et La capacité de production éolienne atteignait,

elle, 93,7 GW fin 2007.

 Au Maroc:

En 2005 la Consommation d’énergie éolienne est :0,40%

130
4- L’énergie hydraulique :
 L’énergie hydraulique est connue depuis longtemps. C’était celle des
moulins à eau, qui fournissaient de l’énergie mécanique pour moudre le
grain ou puiser de l’eau.
 l’énergie hydraulique nous sert principalement à fabriquer de l’électricité
dans les centrales hydroélectriques.

 Production d'énergie hydraulique


La production hydroélectrique mondiale en 2005 atteint 2 900 TWh
(milliards de kWh). Cela représente 16,7 % de la production totale
d’électricité (17 350 TWh).

 Au Maroc la consommation d’énergie hydraulique en

1980 2005
• 8,47% d’électricité hydraulique • 3,50% d’E Hydr.
131
5- L’énergie marémotrice :
 Ce n’est pas tout à fait une énergie du futur, puisqu’il existe déjà des
centrales électriques fonctionnant grâce à l’énergie des marées.
 La plus importante se trouve en France: c’est l’usine marémotrice de la
Rance. elle représente 90% des thalasso-énergies exploitées de la
planète.
 Production d'énergie marémotrice
Le potentiel de l’énergie des marées dans le monde est difficile à
calculer.
Il pourrait se situer entre 500 et 1 000 TWh/an (production mondiale
d’hydro-électricité : 2 700 TWh en 2002).

132
6- L’énergie verte :
 L’énergie verte, c’est celle qui nous vient des végétaux. Beaucoup de
végétaux sont de véritables petites usines à fabriquer de l’énergie
chimique à partir de l’énergie lumineuse du soleil. Grâce aux réactions
de photosynthèse.
 Production d'énergie verte
 En Europe, les pays principaux producteurs d’énergie à partir du bois en
2003 / 2004 sont:
 France 9,0
 Suède 7,9
 Finlande 6,9

133
VI- Conclusion

Face à un contexte énergétique complexe, le Maroc:

 Garde toutes les options ouvertes;

 Participe à l’intégration régionale dans le système

d’approvisionnement énergétique;

 Exploite toutes les opportunités qu’offrent les nouvelles

réponses aux changements climatiques.

134