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 Présentation de la recherche :

A l’ère de la société de l’information, de l’économie numérique et des savoirs faire


partagés , l’information est devenue la principale ressource économique et stratégique pour
les Etats, les organisations, quelle que soit leur forme, mais aussi pour les individus. , dans cet
environnement du multimédia et des autoroutes de l’information, le développement du
secteur digital constitue pour chaque Etat, un enjeu considérable, vue sa contribution à la
facilitation de la gestion et du traitement des données générées dans cette société connectée,
les bases de données représentent une importance capitale pour l’essor du réseau et des
inforoutes. Elles sont, par la même occasion, appelées à constituer des sources d’information
d’une ampleur et d’une richesse sans précédent.

Le Maroc et dans un souci de rendre son climat d’affaires plus en plus conforme
aux revendications de ces partenaires économiques , il a instauré depuis plusieurs années
des réformes qui visait à adapter son arsenal juridique aux exigences de ces conventions
internationales notamment ceux qui trait aux aspects du droit du numérique. La première de
ces lois1 est la loi 2-00 relative aux droits d’auteur et droit voisins, qui a défini dans son
premier article la notion de base de données et celle des programmes informatiques
,l’étude de la protection juridique de ces deux composantes de la sphère numérique
constitue l’objet dans notre présent projet de thèse.

 La Problématique de la recherche :

La question majeure qui se pose dans notre présente étude est de savoir si le
cadre légal réservé à la protection des œuvres au Maroc, répond-il aux
particularismes des logiciels et des base de donnés en tant qu’œuvres numériques ?

1
Dahir n°1-07-129 du 19 kaada 1428 (30 novembre 2007) portant promulgation de la loi n°53-05
relative à l’échange électronique de données juridiques.

La loi n° 132-13 portant approbation du protocole additionnel à la convention européenne pour la


protection des personnes à l’égard du traitement automatisé des données à caractère personnel
promulguée par le Dahir n° 1-14-136 du 3 chaoual 1435 (31 juill.2014)

La loi n° 09-08 promulguée par le dahir n° 1-09-15 du 18 février 2009 – 22 safar 1430, relative à la
protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel.
 Axes de la recherche :

 La protection des logiciels et de base de données par le droit d’auteur


 Les limites de La protection des logiciels et des bases de données par le Droit
commun
 L’étendu du concept de l’originalité sur les créations informatiques
 Le choix entre la protection par brevet et la protection par le droit d’auteur en
matière des logiciels
 La notion d’originalité et des infractions dans le domaine des bases de données et
des logiciels.
 L’approche sur une protection sui generis en matière des œuvres numériques

 Méthodologie de la recherche :

 Bibliographie nécessaire :

En traitant ce sujet, notre objectif est de mettre en évidence le rôle des conventions
internationales dans la protection de la propriété intellectuelle en général et en
particulier dans la protection des logiciels. Avec la globalisation des marchés et
l'importance des enjeux, se pose nécessairement le problème d'une protection efficace et
suffisante des intérêts des détenteurs de droits de propriété intellectuelle. Le droit
d'auteur semble correspondre à la protection recherchée en tant que droit sans
formalités qui dispose d'une large assise internationale de par l'existence depuis 1886 de
la convention de berne et de la convention universelle du droit d'auteur de 1952.
Aujourd'hui, le droit d'auteur a subi une transformation conceptuelle dans son essence
même l'évolution technique et sociale associée à la globalisation des marchés ont fait que
l'on assiste à un changement de philosophie du droit d'auteur international. En effet, les
impératifs de suprématie de l'économique ont poussé le droit d'auteur à avoir une
conception strictement marchande dans les instruments internationaux. Cette évolution
ne trouve pas de réponse adéquate dans les conventions sur le droit d'auteur en vigueur.
La protection se révèle insuffisante et inefficace à plusieurs égards, notamment se pose le
problème de l'application du droit conventionnel aux logiciels, face à l'échec de l'OMPI
à adopter un protocole additionnel à la convention de Berne qui l'adapte aux exigences
du droit d'auteur d'aujourd'hui et qui réponde aux questions soulevées par les nouvelles
technologies, on s'est tourné vers l'enceinte plus pragmatique du Gatt. L'adoption le 15
avril 1994 de la convention de Marrakech qui intègre un accord sur les aspects des
droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) constitue le point
de départ d'une nouvelle ère du droit d'auteur international.

Dans un contexte où les technologies se développent plus rapidement que nos modes de pensée,
nombreux sont les juristes qui s’improvisent auteurs, «vulgarisant» les notions de propriété
intellectuelle adaptées aux nouvelles techniques de création. Cet ouvrage constitue donc une
exception; seule l’excellente maîtrise de chacun des principaux systèmes de droits d’auteur,
nationaux, communautaire et international permet une analyse profonde et complète du droit positif
comparé en la matière. En effet, la première partie traitant des principes généraux des droits
d’auteur présente une jurisprudence très riche de manière concrète et les concepts juridiques y sont
si clairement exposés que la logique de la matière devient une évidence. Après l’étude des règles
communes essentielles aux contrats de droits d’auteur, avec une nette distinction entre les droits
économiques exclusifs, les droits à rémunération et les droits moraux, les dispositions régissant les
con901 © LEGER ROBIC RICHARD, 2002. * Alain STROWEL et Estelle DERCLAYE, Droit d’auteur et
numérique: logiciels, bases de données, multimédia – Droit belge, européen et comparé, édition
Bruylant (Bruxelles 2001), 488 pages; ISBN 2-8027-1518-6. ** Stagiaire française auprès du cabinet
d’avocats LÉGER ROBIC RICHARD, s.e.n.c et du cabinet d’agents de brevets et de marques de
commerce ROBIC, s.e.n.c. trats «particuliers» comme le contrat de commande sont décrites avec des
considérations pratiques décisives, preuves du recul nécessaire à la compréhension de leur équilibre,
trop souvent «instable». Les trois autres parties, le cœur de l’ouvrage réactualisé, traitent des
protections offertes par le droit d’auteur aux nouvelles formes de création: les programmes
d’ordinateur et les bases de données harmonisées par des directives communautaires ainsi que ce
qui est qualifiable de «multimédia». L’appréhension des caractéristiques «à part» de ces nouvelles
œuvres permet la compréhension de la nécessité de dispositions spécialement adaptées. Mais
comme le soulignent justement les auteurs, ces droits ne naissent pas «ex-nihilo», et on apprend à
user avec parcimonie de concepts tels que le «vide juridique», prôné par tant de professionnels lors
de l’avènement de ces nouvelles techniques de communication. Cette étude exhaustive n’omet pas
les moyens dits «résiduels» de protection, par le brevet, les semi-conducteurs et les codes source
dans le cas des programmes d’ordinateur, et par le droit sui generis et la concurrence déloyale
notamment concernant les bases de données. Les auteurs se livrent ensuite à la très controversée et
donc nécessaire qualification juridique de l’œuvre multimédia en se fondant sur le modèle des jeux
vidéo pour en dessiner le régime actuel et en anticiper les développements futurs. Ainsi, Alain
Strowel et Estelle Derclaye marquent cette œuvre de collaboration de l’empreinte de leurs
personnalités et l’on ne peut que les féliciter d’avoir ici exercé leur droit moral de divulgation.