Vous êtes sur la page 1sur 17

Sommaire

Introduction Générale .................................................................................................... 2


Chapitre I : Généralités sur la fibre optique ................................................................... 3
I/- Historique sur les supports de transmission : ........................................................ 3
II/- Généralité sur la technologie de la fibre optique : .............................................. 4
1- Présentation de la fibre optique : ........................................................................ 5
2- Principe de fonctionnement :.............................................................................. 6
3- Les types de fibre optique : ................................................................................ 6
Les fibres optiques multimodes ........................................................................... 6
La fibre monomode ............................................................................................. 7
4- Les paramètres de la fibre optique : ................................................................... 7
a- Ouverture Numérique ...................................................................................... 7
b- Longueur d’onde de coupure........................................................................... 7
c- Dispersion intermodale .................................................................................... 7
d- Atténuation ...................................................................................................... 9
Chapitre II : Fibre optique à dispersion négative ........................................................ 10
I/- Introduction : ....................................................................................................... 10
II/- Dispersion chromatique : ................................................................................... 10
1- Temps de groupe : ............................................................................................ 10
2- Dispersion chromatique : ................................................................................. 11
III/- Dispersion normale et anormale : ..................................................................... 12
1- Les paramètres de dispersion : ......................................................................... 12
2- Exemple explicatif : ......................................................................................... 15
IV/- conclusion : ....................................................................................................... 16
Conclusion général....................................................................................................... 17

1
Introduction Générale

Le développement de télécommunication s’est caractérisé par l’utilisation d’un


domaine de fréquence de plus en plus vaste, depuis les quelques kilohertz des
premiers lignes téléphoniques jusqu’au quelques dizaines de gigahertz des liaisons
radio. Il était donc a priori logique que la lumière puisse être utilisée afin de prolonger
le spectre. Elle ne pouvait cependant devenir un moyen de télécommunication que
dans la mesure où il était possible de moduler une source optique à des fréquences
élevées et de transmettre les signaux sur un rapport stable et peu atténuant. Le premier
problème a été résolus par la mise au point des dispositifs a semi-conducteurs comme
les Lasers et le second par les fibres optiques.

Depuis 25 ans, la fibre optique a supplanté le câble coaxial dans la plupart des réseaux
de télécommunications sur support, tout du moins pour les hauts débits. Mais son
apparition a nécessité la conception et les développements de nouveau composants
optiques ou optoélectroniques performants.

Actuellement la fibre optique est devenu une solution incontournable dans la


transmission moyennes et longues distances. Cette technologie a permis d’atteindre
de hauts débits et réduit, en même temps, les pertes, de 20 dB/km en 1970 à 0.2
dB/km actuellement.

Dans les chapitres qui viennent nous nous approchons de près de cette nouvelle
technologie ; de l’architecture de liaisons aux différent éléments qui la constituent
ainsi que son principe de fonctionnement.

2
Chapitre I

Généralités sur la fibre optique

I/- Historique sur les supports de transmission :


Dans les années 70 Les réseaux de télécommunication reposaient sur deux types
de systèmes : le câble coaxial et les faisceaux hertziens :

Le câble coaxial possède, quant à lui, une longueur du pas de régénération beaucoup
plus faible du fait de la très forte atténuation du milieu.

Le système de base de ces réseaux a une capacité de 140 Mbit/s avec un espacement
entre chaque répéteur de l'ordre de 2 km. Les derniers développements sur ces lignes
de transmission ont permet d'obtenir une capacité de 560 Mbit/s avec le même
espacement entre répéteurs. Comme à l'époque les câbles interurbains disposaient
typiquement de 8 à 12 paires, la capacité d'une ligne atteignait 2 ou 3 Gbit/s.

Le réseau hertzien est basé sur une infrastructure de relais (distant d'environ 50 km les
uns des autres) et utilise diverses bandes de fréquences essentiellement autour de 6/7
GHz et 11 GHz. De 1975 à 1985, la recherche se concentre sur les problèmes que
pose l'augmentation de la bande passante liée au passage de l'analogique au
numérique, et des développements importants voient le jour. Ainsi, des faisceaux
hertziens permettant la transmission de 8 canaux (7 plus un canal de secours) à 140
Mbit/s, soit environ 1 Gbit/s sur un lien sont disponibles dès la fin des années 80. Le
rendement spectral, qui représente l'efficacité dans l'utilisation du spectre, atteint alors
environ 4 bit/s/Hz, grâce à des schémas de modulation performants.

C’est vers le début des années 1950 que la première application fructueuse de la fibre
optique eut lieu mais transmission ne pouvait toujours pas être faite sur une grande
distance étant donnée la piètre qualité des fibres utilisées.il fallait attendre jusqu’à
1960 ou l’apparition de laser offrit en effet la possibilité de transmettre un signal sans
pertes sur une grande distance.

La fibre optique a lancé donc une nouvelle ère de communication tout en offrant des
solutions prometteuses quant à la qualité et à la vitesse de transmission des données.
Dans la partie qui suit nous allons définir les principales caractéristiques de la fibre
optique ainsi que ses types. Nous allons nous consacré par la suite à l’étude de la
dispersion dans la fibre optique notamment la dispersion négative qui fera le sujet du
présent rapport.

3
II/- Généralité sur la technologie de la fibre optique :
Le principe majeur de toute transmission de données est de faire transiter les
informations entre un émetteur et un récepteur tout en réduisant les pertes, aussi bien
que les défauts du signal reçu, pour veiller au bon transfert de l’information.

En gros, l’organisation d’une chaine de transmission se présente de la manière suivante :

Données à émettre :

 Signal analogique : audio, vidéo


 Signal numérique : vidéo, téléphone, donnée informatique

Modulateur :

Un signal ne peut se propager seul, il doit y avoir pour support un signal porteur qui sera
modulé par le signal à transmettre.

Emetteur :

C’est le dispositif qui permet la transmission par onde électromagnétique du signal modulé

Récepteur :

Il reçoit des ondes électromagnétique, les convertis en signaux électrique, joue le rôle inverse
de l’émetteur

Démodulateur :

Sélectionne et reconstitue le signal modulé transmis par l’émetteur.

4
1- Présentation de la fibre optique :
La fibre optique est un guide d'onde qui exploite les propriétés réflectrices de la
lumière, elle transmet l'information sous forme de lumière à travers des longues
distances avec un débit élevé. Elle peut être représentée par une partie centrale (cœur)
d'indice de réfraction n1 entourée d'une gaine dont l'indice de réfraction n2 est
légèrement plus faible.

 Le cœur :

Généralement en slice, un composé du silicium, il peut aussi être en plastique ou en


quartz fondu. La fibre optique utilisée pour la transmission de l’information
numérique possède un cœur de silice très pure, pouvant être « dopé » afin de modifier
son indice de réfraction 𝑛𝑐 . C’est à l’intérieur du cœur que va se propager la lumière
en suivant les lois de réfraction.

 La gaine :

Constituée de mêmes matériaux que le cœur qu’elle entoure, de la silice, cependant


c’est une silice de moins bonne qualité. La gaine n’étant pas destinée à transmettre de
lumière. Elle permet au phénomène de réflexion totale de s'appliquer par son indice
de réfraction beaucoup moins élevé que celui du cœur.

 Le revêtement de protection :

Généralement en plastique, il assure la protection mécanique de la fibre. Il sert


également pour la flexibilité de la fibre et facilite sa manipulation. Cette couche
extérieure n’intervient pas dans la transmission de la lumière.

5
2- Principe de fonctionnement :

Lorsqu'un rayon lumineux entre dans une fibre optique à l'une de ses extrémités avec
un angle adéquat, il subit de multiples réflexions totales internes. Ce rayon se propage
alors jusqu'à l'autre extrémité de la fibre optique sans perte, en empruntant un
parcours en zigzag. La propagation de la lumière dans la fibre peut se faire avec très
peu de pertes même lorsque la fibre est courbée.

3- Les types de fibre optique :

 Les fibres optiques multimodes

 Fibre a saut d’indice

C'est le type de fibre le plus simple, directement issue des applications optiques
traditionnelles.

Dans cette fibre, le cœur est homogène et d'indice n1. Il est entouré d'une gaine
optique d'indice n2 inférieur à n1. Ces indices sont peu différents et doivent être de
l'ordre de 1,5. Quant à la gaine optique, elle joue un rôle actif dans la propagation, et
ne doit pas être confondue avec le revêtement de protection déposée sur la fibre. Le
rayon lumineux est guidé par la réflexion totale au niveau de l'interface cœur- gaine,
sinon il est réfracté dans la gaine.

La capacité de transmission de ce type de fibre est d'environ 100 Mbits/s. Cette valeur
correspond également à la bande passante. On peut également exprimer la bande
passante en Mhz.km. Ici pour la fibre à saut d'indice elle est de 22 Mhz.km. Cette
capacité est assez faible car chaque rayon doit parcourir une distance différente. Par
conséquent il faut à l'extrémité « attendre » que tous les faisceaux soient arrivés.

 Fibre a gradient d’indice

Le cœur de ces fibres est constitué de plusieurs couches de verres dont l'indice de
réfraction est différent à chaque couche et l'indice de réfraction diminue de l'axe
jusqu'à la gaine. Le guidage est cette fois dû à l'effet du gradient d'indice. Les rayons
suivent une trajectoire d'allure sinusoïdale. La gaine n'intervient pas directement, mais
élimine les rayons trop inclinés. L'avantage avec ce type de fibre est de minimiser la
dispersion du temps de propagation entre les rayons.

6
 La fibre monomode

Le but recherché dans cette fibre est que le chemin que doit parcourir le faisceau soit
le plus direct possible. Pour cela on réduit fortement le diamètre du cœur qui est dans
la plupart des cas inférieur à 10pm.

La dispersion modale est quasi nulle. Comme on ne casse pas le faisceau lumineux la
bande passante est donc augmentée, environ 100 Ghz.km ou de 1000 Mbits/s.

4- Les paramètres de la fibre optique :

a- Ouverture Numérique

L'ouverture numérique ON définit l'angle sur lequel la lumière peut pénétrer dans la
fibre. Plus ON est grande plus il est facile d'injecter la lumière dans la fibre.

7
L’ouverture numérique est régit par l’équation :

𝑶𝑵 = √𝒏𝟐𝒄𝒐𝒆𝒖𝒓 − 𝒏𝟐𝒈𝒂𝒊𝒏𝒆

b- Longueur d’onde de coupure


La longueur d’onde de coupure est celle au-dessus de laquelle la fibre devient
monomode :

𝝀𝒄 = (𝟐𝝅𝒂 × 𝑶𝑵)/𝑽

O.N :l’ouverture numérique

a : le rayon du cœur

V : fréquence de coupure

Si 𝑉 < 2.405 la fibre est monomode.

Si 𝑉 > 2.405 la fibre est multimode.

c- Dispersion intermodale
A l’entrée de la fibre optique, on envoie une impulsion lumineuse infiniment
étroite.(Dirac) Cette impulsion excite tous les modes de propagation de la fibre (0 <
𝜃𝑛 < 𝜃𝐿).

A la sortie de la fibre, on constate que l’impulsion s’est élargie dans le


domaine temporel.

→ C’est le phénomène de dispersion intermodale.

8
Si on envoie dans le guide d’onde des impulsions lumineuses qui
correspondent à la transmission d’un signal numérique, en sortie du guide d’ondes
ces impulsions vont se déformer.

Si la durée Tb séparant 2 impulsions est suffisamment brève, les signaux se


recouvrent en sortie rendant le décodage impossible. (Interférence Inter Symbole ou
I.I.S.)

 Il faut augmenter la période du signal numérique.


 Le phénomène de dispersion modale se traduit par une limitation
de la bande passante du guide d’onde.

d- Atténuation
L'atténuation correspond à une diminution de la puissance du signal transmis. Elle
s’exprime très souvent en décibels (dB). On définit un coefficient d’atténuation α pour
une ligne de transmission de longueur L qui s'exprime en dB/Km tel que :

10 𝑃𝑆
𝛼(𝜆)(𝑑𝐵/𝐾𝑚) = − 𝑙𝑜𝑔 [ ]
𝐿 𝑃𝐸

𝑃𝐸 : Puissance injectée à l’entrée de la fibre


𝑃𝑆 : Puissance reçue a la sortie de la fibre.

9
Chapitre II

Fibre optique à dispersion négative

I/- Introduction :
Ce chapitre est consacré pour l’étude d’une fibre optique à dispersion négative,
pour cela nous allons présenter la notion de la dispersion chromatique et ses
paramètres, enfin nous allons voir l’effet de ses paramètres sur la propagation des
impulsions lumineuses.

II/- Dispersion chromatique :

1- Temps de groupe :
Le temps de groupe 𝑡𝑔 est définie comme étant le temps nécessaire pour qu’une
impulsion se propage dans une fibre de longueur L, son expression est donnée par :

𝐿 𝑑𝛽
𝑡𝑔 = =𝐿∗
𝑣𝑔 𝑑𝜔

Où : - 𝜔 c’est la pulsation et vaut : 2𝜋𝜈

- 𝛽 c’est la constante de propagation axiale c’est à dire la projection de la


constante de propagation k sur l’axe de propagation de l’impulsion.

En effet :

2𝜋 2𝜋
𝛽 = 𝑘. cos(𝜃) = 𝑘0 ∗ 𝑛1 ∗ cos(𝜃) = ∗ 𝑛1 ∗ cos(𝜃) = ∗ 𝑛𝑒
𝜆 𝜆

Où : - 𝑘0 c’est la constante de propagation dans le vide.

- 𝑛1 c’est l’indice de réfraction du cœur de la fibre.

- 𝜃 c’est l’inclinaison du rayon lumineux avec l’axe de propagation.

- 𝑛𝑒 c’est l’indice effectif.

Si on travaille à une pulsation 𝜔 autour de 𝜔0 , on peut exprimer 𝑡𝑔 de la façon


suivante :

𝑑𝛽 𝑑2𝛽
𝑡𝑔 = 𝐿 ∗ [( ) + (𝜔 − 𝜔0 ) ( 2 ) ]
𝑑𝜔 ω=ω0 𝑑𝜔 ω=ω
0

10
La relation ci-dessus exprime le développement limité du deuxième ordre de 𝑡𝑔
autour de 𝜔0 telle que :

- le premier terme correspond à la dispersion intermodale qui est due aux


différents temps de propagation des différents modes à l’intérieur d’une fibre.

- le second terme correspond à la dispersion chromatique due aux différents


temps de propagation des composantes spectrales de l’impulsion.

2- Dispersion chromatique :
Comme s’était déjà énoncé au paragraphe précédent que la dispersion
chromatique est due aux différents temps de propagation des composantes spectrales
de l’impulsion, donc ce problème vient du fait que le temps de propagation de groupe
𝑡𝑔 varie avec la longueur d’onde en effet les sources ne sont pas rigoureusement
monochromatiques.

Autrement dit la dispersion chromatique est la cause principale de


l’élargissement des impulsions.

Pop Pop

𝜏
t Fibre optique t
Impulsion d’entrée Impulsion de sortie
Fig.II.1

Or 𝜏 c’est l’élargissement temporel maximum à la sortie de la fibre, il est


donné par la formule suivante :

𝑑𝑡𝑔
𝜏= ∗ Δ𝜆
𝑑𝜆

Avec Δ𝜆 est le largueur spectral de l’impulsion.

La dispersion chromatique 𝐷𝑐ℎ𝑟𝑜𝑚 peut alors se définir par la relation suivante :


𝜏
𝐷𝑐ℎ𝑟𝑜𝑚 =
𝐿Δ𝜆

Alors :

𝑑𝛽
𝜏 1 𝑑𝑡𝑔 1 𝑑𝑡𝑔 𝑑𝜔 1 𝑑𝜔 𝑑 (𝐿 𝑑𝜔) 𝑑𝜔 𝑑 2 𝛽
= ∗ = ∗ ∗ = ∗ ∗ = ∗
𝐿Δ𝜆 𝐿 𝑑𝜆 𝐿 𝑑𝜔 𝑑𝜆 𝐿 𝑑𝜆 𝑑𝜔 𝑑𝜆 𝑑 2 𝜔
1
𝑑 ( ) 𝑑2𝛽
= 2𝜋𝑐 ∗ 𝜆 ∗
𝑑𝜆 𝑑𝜔 2

11
Ce qui implique que :

𝜏 2𝜋𝑐 𝑑 2 𝛽
=− 2 ∗
𝐿Δ𝜆 𝜆 𝑑𝜔 2

D’où :

2𝜋𝑐
𝐷𝑐ℎ𝑟𝑜𝑚 = − ∗ 𝛽"0
𝜆2

L’unité de 𝐷𝑐ℎ𝑟𝑜𝑚 est : 𝒑𝒔. 𝒏𝒎−𝟏 . 𝒌𝒎−𝟏 .

A ce niveau en peut définir une dispersion négative ou positive selon la valeur de


𝛽"0 :

 Si 𝛽"0 < 0 ⇒ dispersion négative


 Si 𝛽 "
0
>0 ⇒ dispersion positive
 Si non 𝛽"0 = 0 ⇒ pas de dispersion

III/- Dispersion normale et anormale :


Notre sujet d’étude est consacré à la dispersion négative, mais dans ce qui suit
nous allons introduire les autres cas c'est-à-dire où 𝐷𝑐ℎ𝑟𝑜𝑚 positive ou nulle.

1- Les paramètres de dispersion :


Les paramètres de dispersion de 𝐷𝑐ℎ𝑟𝑜𝑚 sont tous les paramètres qui affecte 𝛽 " 0 ,
donc en général on dit que 𝛽 " 0 c’est le paramètre principale qui agit sur 𝐷𝑐ℎ𝑟𝑜𝑚 et
c’est celui qui détermine la nature de dispersion : positive ou négative.

Nous avons déjà vu que 𝐷𝑐ℎ𝑟𝑜𝑚 est relié avec 𝛽 " 0 par :

2𝜋𝑐
𝐷𝑐ℎ𝑟𝑜𝑚 = − ∗ 𝛽"0
𝜆2

Déterminant l’expression de 𝛽 " 0 :

On a :

𝐿 𝐿 𝑑𝛽 𝐿𝜆2 𝑑𝛽
𝑡𝑔 = = ∗ =− ∗
𝑣𝑔 𝑐 𝑑 (2𝜋) 2𝜋𝑐 𝑑𝜆
𝜆

Donc :

12
1 𝑑𝑡𝑔 1 2 𝑑 2 𝛽 𝜆 𝑑𝛽
𝐷𝑐ℎ𝑟𝑜𝑚 = ∗ =− 𝜆 −
𝐿 𝑑𝜆 2𝜋𝑐 𝑑𝜆2 𝜋𝑐 𝑑𝜆

Or :

2𝜋 𝑑𝛽 2𝜋 2𝜋 𝑑𝑛𝑒
𝛽 = 𝑛𝑒 ∗ 𝑘0 = 𝑛𝑒 ⇒ = − 2 𝑛𝑒 +
𝜆 𝑑𝜆 𝜆 𝜆 𝑑𝜆

Ce qui implique :

𝑑2𝛽 2𝜋 𝑑𝑛𝑒 4𝜋 2𝜋 𝑑 2 𝑛𝑒 2𝜋 𝑑𝑛𝑒


=− 2 + 3 𝑛𝑒 + − 2
𝑑𝜆2 𝜆 𝑑𝜆 𝜆 𝜆 𝑑𝜆2 𝜆 𝑑𝜆
𝑑𝛽 𝑑2 𝛽
En substituant et dans la relation de 𝐷𝑐ℎ𝑟𝑜𝑚 par leurs expressions :
𝑑𝜆 𝑑𝜆2

𝜆 2𝜋 2𝜋 𝑑𝑛𝑒 𝜆2 2𝜋 𝑑𝑛𝑒 4𝜋 2𝜋 𝑑 2 𝑛𝑒 2𝜋 𝑑𝑛𝑒


𝐷𝑐ℎ𝑟𝑜𝑚 = − [− 2 𝑛𝑒 + ]− [ 2 + 3 𝑛𝑒 + − 2 ]
𝜋𝑐 𝜆 𝜆 𝑑𝜆 2𝜋𝑐 𝜆 𝑑𝜆 𝜆 𝜆 𝑑𝜆2 𝜆 𝑑𝜆

𝜆 𝑑 2 𝑛𝑒
⇒ 𝐷𝑐ℎ𝑟𝑜𝑚 = −
𝑐 𝑑𝜆2

D’où :

𝜆 𝑑 2 𝑛𝑒 2𝜋𝑐
𝐷𝑐ℎ𝑟𝑜𝑚 =− = − ∗ 𝛽"0
𝑐 𝑑𝜆2 𝜆2

Finalement :

𝜆3 𝑑 2 𝑛𝑒
𝛽"0 =
2𝜋𝑐 2 𝑑𝜆2

L’unité de 𝛽 " 0 est (𝑝𝑠 2 . 𝑘𝑚−1 ).

Donc pour tracer la variation de 𝛽 " 0 en fonction de la longueur d’onde 𝜆 il


faut que 𝑛1 et la valeur le l’inclinaison du rayon lumineux dans le cœur de la fibre 𝜃
car :

𝑛𝑒 = 𝑛1 cos(𝜃).

Les deux figures ci-dessous représentent la variation de 𝐷𝑐ℎ𝑟𝑜𝑚 et 𝛽 " 0 en


fonction de la longueur d’onde 𝜆.

13
Fig.II.2 Paramètre de dispersion 𝛽 " 0 en fonction de 𝜆

Fig.II.3 𝐷𝑐ℎ𝑟𝑜𝑚 en fonction de 𝜆

14
D’après les figures II.2 et II.3 nous pouvons remarquer que les courbes
changent de signe à la valeur de la longueur d’onde 𝜆 = 𝜆𝐷=0 , ce point est connu sous
le nom ZDW qui signifie : longueur d’onde de dispersion zéro.

Donc pour 𝜆 = 𝜆𝐷 la dispersion est nulle c'est-à-dire que l’élargissement


temporel 𝜏 à la sortie de la fibre est nul.

Dans la pratique il faut utiliser une source monochromatique qui a une


longueur d’onde près de 𝜆𝐷 pour avoir un élargissement temporel minimum.

 Pour 𝜆 < 𝜆𝐷 : les composantes spectrales de fréquences inférieurs possèdent


des vitesses de propagation plus élevées que les fréquences supérieurs. C'est-à-
dire que les fréquences de l’impulsion envoyée augmentent avec le temps.
 Pour 𝜆 > 𝜆𝐷 : c’est l’inverse du cas précédente et que les fréquences diminue
avec le temps.

2- Exemple explicatif :
Au-dessous de ZDW les longueurs d’ondes supérieures comme le rouge (700
nm) possèdent des vitesses de propagation moins élevées par rapport aux longueurs
d’ondes inférieures comme le bleu (500 nm) Et pour des longueurs d’ondes au-dessus
de ZDW on aura l’inverse.

Amplitude

Rouge Bleu
𝐷𝑐ℎ𝑟𝑜𝑚 < 0

Impulsion émise
t(ps)
Amplitude

Amplitude

t(ps) 𝐷𝑐ℎ𝑟𝑜𝑚 > 0

t(ps)

Fig.II.4

15
IV/- conclusion :

Dans ce chapitre nous avons introduit la notion de la dispersion. Nous avons discuté les
paramètres qui agissent sur cette dispersion et nous nous sommes intéressé par la suite à la
dérivée second de la constante de propagation β" 0 qui définit la nature de la dispersion.

Nous avons montré la relation entre β" 0 et la dispersion chromatique, après nous avons tracé
ses variations en fonction de la longueur d’onde.

16
Conclusion général

Le présent travail avait comme objectif l’étude de la dispersion dans les fibres optiques, plus
notamment les fibres à dispersion négative.

Le premier chapitre était une brève introduction à la technologie de pointe de la fibre


optique. Nous avons de même rappelé les principales caractéristiques de la fibre.

Nous avons consacré le deuxième chapitre à l’étude d’une fibre optique à dispersion
négatif, nous avons présenté la notion de la dispersion chromatique et ses paramètres
et nous avons vu l’effet de ses paramètres sur la propagation des impulsions
lumineuse.

En plus de la fibre à dispersion négatif nous pouvons trouver toute une variété des
fibres ; les fibres a dispersion décalée par exemple. Toutes ces technologies visent à
éviter l’effet de dispersion ou bien à la corriger dans le but d’augmenter la bande
passante pour les transmissions.

17