Vous êtes sur la page 1sur 11

Section II: La cession

Article 603
La cession a pour but d'assurer le maintien d'activités susceptibles
d'exploitation autonome, de tout ou partie des emplois qui y sont
attachés et d'apurer le passif.

- 184 -

Elle peut être totale ou partielle. Dans ce dernier cas, elle ne doit pas
diminuer la valeur des biens non cédés ; elle doit porter sur l'ensemble
des éléments de production qui forment une ou plusieurs branches
complètes et autonomes d'activités.

En l'absence de plan de continuation de l'entreprise, les biens non


compris dans le plan de cession sont vendus et les droits et actions de
l'entreprise sont exercés par le syndic selon les modalités et les formes
prévues pour la liquidation judiciaire.

Sous-section première: Les modalités de la cession

Article 604
Toute offre doit être communiquée au syndic dans le délai qu'il a fixé et
qu'il a porté à la connaissance des contrôleurs. Sauf accord entre le chef
de l'entreprise, le syndic et les contrôleurs, un délai de quinze jours doit
s'écouler entre la réception d'une offre par le syndic et l'audience au
cours de laquelle le tribunal examine cette offre.

Toute offre comporte l’indication :

1. 1)  des prévisions d'activité et de financement

2. 2)  du prix de cession et de ses modalités de règlement

3. 3)  de la date de réalisation de la cession ;

4. 4)  du niveau et des perspectives d'emploi justifiés par l'activité

considérée

5. 5)  des garanties souscrites en vue d'assurer l'exécution de l'offre


6. 6)  des prévisions de vente d'actifs au cours des deux années

suivant la cession.

Sont joints à l'offre, les documents relatifs aux trois derniers exercices
lorsque l'auteur de l'offre est tenu de les établir.

Le juge-commissaire peut demander des explications complémentaires.

Le syndic informe les contrôleurs et les représentants du personnel du


contenu des offres.

Le syndic donne au tribunal tout élément permettant de vérifier le


caractère sérieux des offres.

- 185 -

Article 605
Le tribunal retient l'offre qui permet dans les meilleures conditions
d'assurer le plus durablement l'emploi attaché à l'ensemble cédé et le
paiement des créanciers.

Article 606
Le tribunal détermine les contrats de crédit-bail, de location ou de
fournitures de biens ou services nécessaires au maintien de l'activité de
l'entreprise au vu des observations des cocontractants de l'entreprise
transmises par le syndic.

Le jugement qui arrête le plan emporte cession de ces contrats.

Ces contrats doivent être exécutés aux conditions en vigueur au jour de


l'ouverture de la procédure, nonobstant toute clause contraire sous
réserve des délais de paiement que le tribunal, le cocontractant entendu
ou dûment appelé, peut imposer pour assurer la bonne exécution du
plan.

Article 607
Lorsque le tribunal est appelé à se prononcer sur la cession des contrats
mentionnés à l'article précédent ou sur le transfert des sûretés
mentionnées à l'article 617, le ou les cocontractants, le ou les titulaires
des sûretés sont convoqués à l'audience, par lettre recommandée avec
accusé de réception, par le greffier.

Article 608
En exécution du pian arrêté par le tribunal, le syndic passe tous les actes
nécessaires à la réalisation de la cession.

Dans S'attente de l'accomplissement de ces actes, le syndic peut, sous sa


responsabilité, confier au cessionnaire la gestion de l'entreprise cédée.

Article 609
La mission du syndic dure jusqu'à la clôture de la procédure.

Le tribunal prononce la clôture de la procédure après paiement du prix


de cession et sa répartition entre les créanciers.

En cas de cession totale des biens d'une société commerciale, celle-ci est
dissoute.

- 186 -

Sous-section II: Les obligations du cessionnaire

Article 610
Tant que le prix de cession n'est pas intégralement payé, le cessionnaire
ne peut, à l'exception des stocks, aliéner, donner en garantie ou donner
en location-gérance les biens corporels ou incorporels qu'il a acquis.

Leur aliénation totale ou partielle, leur attestation à titre de sûreté, leur


location gérance peuvent être autorisées par le tribunal après rapport du
syndic. Le tribunal doit tenir compte des garanties offertes par le
cessionnaire.

Article 611
Le tribunal peut assortir le plan de cession d'une clause rendant
inaliénable pour une durée qu'il fixe tout ou partie des biens cédés.

Article 612
Tout acte passé en violation des deux articles précédents, est annulé à la
demande de tout intéressé présentée dans le délai de trois ans à compter
de la conclusion de l'acte ou de sa publication.

Article 613
Le cessionnaire rend compte au syndic de l'exécution des dispositions
prévues par le plan de cession à l'issue de chaque exercice suivant la
cession. Si le cessionnaire n'exécute pas ses engagements, le tribunal
peut, d'office, à la demande du syndic ou d'un créancier, prononcer la
résolution du plan.

Dans ce cas, les biens sont réalisés dans les formes de la liquidation
judiciaire et leur prix affecté au paiement des créanciers admis.

Article 614
En cas de défaut de paiement du prix de cession, le tribunal peut,
d'office, à la demande du syndic ou de tout intéressé, nommer un
administrateur spécial dont il détermine la mission et sa durée qui ne
saurait excéder trois mois.

Le cessionnaire est convoqué par le greffier pour être entendu en


chambre du conseil.

- 187 -

Sous-section III: Les effets à l'égard des créanciers

Article 615
Le prix de cession est réparti par le syndic entre les créanciers suivant
leur rang.

Le jugement qui arrête le plan de cession totale de l'entreprise rend


exigible les dettes non échues.

Article 616
Lorsque la cession porte sur des biens grevés d'un privilège spécial, d'un
nantissement ou d'une hypothèque, une quote-part du prix est affectée
par le tribunal à chacun de ces biens pour la répartition du prix et
l'exercice du droit de préférence.
Article 617
Jusqu'au paiement complet du prix qui emporte purge des inscriptions
grevant les biens compris dans la cession, les créanciers bénéficiant d'un
droit de suite ne peuvent l'exercer qu'en cas d'aliénation du bien cédé
par le cessionnaire.

Toutefois, la charge des sûretés immobilières et mobilières spéciales


garantissant le remboursement d'un crédit consenti à l'entreprise pour
lui permettre le financement d'un bien sur lequel portent ces sûretés est
transmise au cessionnaire. Celui-ci sera alors tenu d'acquitter entre les
mains du créancier les échéances convenues avec lui et qui restent dues à
compter du transfert de la propriété, sous réserve des délais de paiement
qui pourront être accordés dans les conditions prévues au troisième
alinéa de l'article 606. Il peut être dérogé aux dispositions du présent
alinéa par accord entre le cessionnaire et les créanciers titulaires des
sûretés.

Article 618
Dans le cas prévu au premier alinéa de l'article précédent, le cessionnaire
informe préalablement le syndic de toute aliénation d'un bien cédé. Le
syndic avertit les créanciers bénéficiant du droit de suite.

- 188 -

Redressement par cession


Alternative au redressement par continuation, décision la plus avantageuse pour le débiteur, le
redressement par cession constitue une autre voie possible pour la restructuration de
l’entreprise. Elle s’impose lorsque l’entreprise est redressable mais que le débiteur ne dispose
pas des moyens pour assurer lui-même son redressement. C’est un dessaisissement du débiteur
qui permet de sauver l’entreprise de maintenir l’emploi en lui donnant un nouveau propriétaire en
principe plus solvable que l’ancien.
Le redressement par cession constitue l’un des innovations majeures de la nouvelle législation
sur les difficultés de l’entreprise.
Ce n’est pas un simple mode de réalisation des biens du débiteur mais une opération à but
économique, envisagée dans une perspective d’intérêt public, tendant à préserver les forces
vives de l’entreprise, à sauvegarder les richesses qu’elles recèlent à maintenir les emplois qui y
est attachés.
Cet objectif ne doit pas être recherché sur le compte de l’intérêt des créanciers. Il n’est donc
nullement question de rendre les biens de l’entreprise à un prix dérisoire ou symbolique, mais
d’obtenir un prix sérieux fondé sur la valeur économique réelle des biens vendus. Car l’un des
objectifs de l’article 603 organisant la vente c’est l’apurement du passif.
La cession peut être globale ou partielle. Lorsqu’elle est partielle, elle doit porter sur des
éléments « formant une ou plusieurs branches complètes et autonomes d’activités ». Il ne s’agit
donc pas de procéder à un « dépeçage » de l’entreprise, sans logique économique et
managériale. La cession partielle doit porter sur des agrégats intégrés permettent une
exploitation autonome et équilibré. La cession partielle ne doit pas diminuer la valeur des biens
non cédés (art 603)
Lorsqu’elle est totale, la cession peut se confondre avec la liquidation d’où la nécessité de les
distinguer.
En effet, lorsque la cession est totale, elle ne s’accompagne pas d’un plan de continuation,
puisqu’elle englobe l’ensemble des biens et moyens de patrimoine de l’entreprise, ne s’agit- il
pas d’une réalisation totale des biens du débiteur comme dans le cas de la liquidation?
En général, cession totale, vente globale de ses actifs indispensables au maintien de l’activité.
Les actifs non nécessaires sont vendus suivant les modalités de la liquidation judiciaires (art 603,
al 3).
En réalité, sur le plan économique, la cession totale et la liquidation sont quasiment identiques.
Cette identité peut être constatée uniquement dans le cas de la liquidation réalisée par vente
globale des unités de patrimoine (article 623).
Dans cette hypothèse, la liquidation par cession globale conserve la valeur économique de l’actif
réalisé elle est donc identique au terme d’effet économique au plan de cession globale. Par
contre, sur le plan juridique, des différences existent. D’abord, si on est dans le plan de cession
dans le cadre d’une procédure de redressement sera évité le prononce d’un jugement de la
liquidation avec les conséquences qu’il entraîne notamment le dessaisissement total du débiteur.
Ensuite, lorsque le débiteur est une personne morale de droit privé, sa personnalité morale survit
à la cession globale alors que dans la liquidation la société est dissoute. En conséquence, leurs
organes conservent leurs pouvoirs. Elles peuvent, après clôture de la procédure, entreprendre
une nouvelle activité.

Conditions :
La cession obéit à une procédure précise dont le syndic doit suivre la réalisation, de même qu’il
doit passer tous les actes nécessaires à la réalisation de la cession.
Les conditions sont fixées par l’article 604.
De manière globale, la cession de l’entreprise en difficultés s’analyse juridiquement comme une
vente. Elle doit donc réunir tous les éléments constitutifs de la vente : consentement, prix,
absence de vice de consentement et elle produit tous les effets : transfert de la propriété et de la
jouissance au bénéficiaire de la vente.
Spécifié importante : le choix du cessionnaire n’appartient pas au cédant, puisqu’il s’agit d’un
débiteur au redressement judiciaire mais au tribunal. Les cessionnaires sont mis en concurrence,
puisque le tribunal choisit entre plusieurs offres dont il est saisi. Il retient celle qui est la plus
favorable au maintien durable de l’emploi dans les meilleures conditions ….. des créanciers.
Arbitrage à faire  le tribunal est libre dans son choix. Souvent, il doit choisir entre des intérêts
opposés.
Si l’offre la plus favorable à l’emploi est la bonne est la bonne pour le règlement des créanciers,
que faire ?
La vente à prix dérisoire mais maintenir l’emploi et l’activité le tribunal doit-il arrêter un tel plan
de cession ?
Certaines décisions l’ont admis, d’autres l’ont refusé. Généralement, la liquidation ne donne pas
de meilleurs résultats. Car licenciements onéreux.  
Les tribunaux donnent en générale priorité au maintien d’activité. Car les licenciements sont
onéreux et grèvent largement le remboursement des créanciers.

SECTION-2 : La cession de l'entreprise

La cession d'entreprise a pour but d'assurer le maintien d'activités


susceptibles d'exploitation autonome, de tout ou partie des emplois qui
y sont attachés et d'apurer le passif (Article 621- 83 du code de
commerce français). Ainsi le tribunal peut ordonner à la fois la
continuation de l'entreprise et une cession partielle est soumise aux
mêmes règles que la cession totale, sous réserve des différences qui
seront soulignées au cours des développements de la situation de
l'entreprise. En pratique, cette technique de survie est surtout utilisée
pour les entreprises importantes. La loi soumet la cession de
l'entreprise en difficulté à des conditions particulières dérogatoires des
cessions classiques et lui fait produire un certain nombre d'effets.

A° Les conditions de la cession.

Il a été indiqué précédemment que des offres de reprise de l'entreprise


en difficulté peuvent être déposées dés le jugement qui ouvre la
procédure de redressement judiciaire.

Les articles 604 et suivants du code de commerce marocain précisent


le contenu et la présentation des offres dans la perspective d'un plan
de cession les offres d'acquisition doivent être reçues par le syndic
dans le délai fixé par celui-ci et qui l'a porté à la connaissance des
contrôleurs.

Toute offre doit indiquer : 1° les prévisions d'activités de financement ;


2° le prix de cession et ses modalités de règlement ; 3° la date de
réalisation de la cession ; 4° le niveau et les perspectives d'emploi
justifiés par l'activité considérée ; 5° les garanties souscrites en vue
d'assurer l'exécution de l'offre ; 6° les prévisions de ventes d'actifs au
cours des deux ans suivants la cession.

Le juge commissaire peut demander des indications complémentaires.


Le syndic donne au tribunal tout élément permettant de vérifier le
caractère sérieux de l'offre. Toute fois le code de commerce français
impose des conditions assez strictes à l'endroit du repreneur.

Ne peuvent être repreneur, directement ou par personne interposée les


dirigeants de la personne morale en redressement judiciaire, les
parents ou alliés jusqu'au deuxième degré de ces dirigeants ou du
débiteur. Une dérogation accordée par tribunal est possible pour les
exploitations agricoles.

L'objectif étant bien sûr d'éviter que le débiteur ne se porte acquéreur


de sa propre entreprise. Dés lors que toutes ces conditions sont
remplies, la cession de l'entreprise est ordonnée par le tribunal sans le
consentement du débiteur. Plusieurs solutions sont possibles.

L'ENTREPRISE EN DIFFICUL TE

1/La cession de l'entreprise peut être totale :

L'intégralité de l'actif est alors cédée au repreneur. Ce n'est pas celui


qui offre un prix d'achat le plus important qui a la priorité mais celui qui
propose un rachat qui préserve au mieux les intérêts des salariés et de
l'entreprise.

2/La cession peut être seulement partielle :

Elle porte sur un ensemble d'éléments d'exploitation qui forme une ou


plusieurs branches d'activités autonomes.

3/La cession peut être assortie d'une location gérance :

Le locataire gérant a l'obligation d'acquérir l'entreprise dans les deux


ans du jugement arrêtant le plan. A défaut, il risque de faire l'objet d'une
procédure de redressement judiciaire ouverte.

B° Les effets du Plan de cession

L'un des effets principaux du plan de cession est de transférer au


cessionnaire les contrats déterminés par le tribunal et qui sont
nécessaires au maintien de l'activité. Il s'agit des contrats de crédit bail,
de location, de fournitures de biens ou de services. Ce principe
s'applique aussi aux contrats conclus intuitu personae 14 et exige pas le
consentement du contractant cédé. Le crédit bail obéit à un régime
particulier : l'intégralité des sommes dues en vertu du contrat doit être
versée à l'établissement de crédit pour que l'entreprise puisse lever
l'option.
A l'égard des créanciers, le plan de cession doit permettre le règlement
du passif. Le jugement rend exigible les dettes non échues. Le prix de
cession est réparti par le commissaire à l'exécution du plan. En
principe, les créanciers sont payés suivant un rang déterminé. Des
exceptions sont cependant prévues.

--- Les créanciers titulaires de sûretés spéciales grevant des biens


inclus dans la cession se partagent en priorité une quote-part du prix de
cession.

--- Pour les titulaires de sûretés immobilières spéciales qui ont servi à
accorder un crédit à l'entreprise pour le financement d'un bien, la
charge des sûretés est transférée au repreneur qui doit honorer les
échéances postérieures à la gestion.

--- Les créanciers titulaires du droit de rétention ne subissent pas les


conséquences de la cession. Ils ne sont pas dessaisis du bien
légitimement retenu.

Pour les salariés, les contrats de travail sont maintenus sous réserve
des licenciements prévus par le plan.

Le plan de cession impose des obligations au cessionnaire.

La principale obligation est de payer le prix de cession dont le montant,


les modalités de payement et les garanties sont fixés par le tribunal.
Tant qu'il n'a pas payé l'intégralité du prix, il ne peut céder les biens
compris dans la cession.

Le cessionnaire doit rendre compte annuellement de l'exécution du


plan au commissaire à l'exécution du plan.

Il doit respecter l'inaliénabilité de certains biens prononcés par le


tribunal.

14 GUILLIEN R et VINCENT J (1999), lexique des termes juridiques,


Dalloz, page 299

L'ENTREPRISE EN DIFFICUL TE

En cas de difficultés d'exécution du plan, le cessionnaire peut


demander au tribunal une modification qui ne peut pas porter sur le
prix.

En cas de défaut de payement du prix de cession, le tribunal peut


d'office, à la demande du syndic ou « de tout intéressé, le cessionnaire
étant entendu en chambre du conseil, nommer un administrateur
spécial dont il détermine la mission et la durée de celle-ci, qui ne
saurait excéder 3 mois », en vertu de l'article 614 du code de
commerce marocain.

A défaut de solution ou, de manière générale en cas de non respect de


ses engagements par le cessionnaire, le tribunal peut prononcer la
résolution du plan. Elle a pour effets de rouvrir la procédure de
redressement judicaire initialement ouverte. Le cessionnaire peut
engager sa responsabilité et être personnellement soumis à une
procédure si les difficultés d'exécution du plan révèlent une cessation
de payement.

 
La cession de
l’entreprise : 
Introduction :

  Dans le cas où les résultats de l’entreprise ne permettent pas


d’envisager le remboursement des dettes, et si le redressement
de l’entreprise paraît impossible,  l’entreprise doit se tourner
rapidement  vers la voie de la cession.
 
La cession (totale ou partielle) a pour but d’assurer le
maintien d’activités susceptibles d’exploitation autonome tout ou
partie des emplois qui y sont attachés et d’apurer le passif.
 
Ce plan implique le transfert des actifs pour un prix déterminé.

1- Conditions de la cession :
Les offres d’acquisition peuvent être adressées au syndic dès
le jugement d’ouverture et doivent comporter les indications
suivantes :

 prévision d’activité et de financement 


 prix de cession et modalités de règlement 
 date de réalisation de la cession

 niveau et perspectives d’emploi  justifiés par l’activité


considérée
 prévisions de vente d’actifs au cours de deux années
suivant la cession.
 
Si les offres de rachat ne satisfont pas le tribunal, il prononce
la liquidation judiciaire ; dans le cas contraire, le tribunal ordonne
la cession, en organise les modalités et charge le syndic de
procéder aux formalités nécessaires.
 
La mission du syndic dure jusqu’ à la clôture de  la procédure
par le tribunal après  paiement du prix de cession et sa répartition
entre les créanciers. 
 
2- Effet du Plan de cession :
L'un des effets principaux du plan de cession est de
transférer au cessionnaire les contrats déterminés par le tribunal
et qui sont nécessaires au maintien de l'activité. Il s'agit des
contrats de crédit bail, de location, de fournitures de biens ou de
services.
Les effets à l'égard des créanciers:

Le plan de cession doit permettre le règlement du passif. Le


jugement rend exigible les dettes non échues. Le prix de cession
est réparti par le syndic entre les créanciers suivant leur rang.

 Les créanciers titulaires de sûretés spéciales grevant des


biens inclus dans la cession se partagent en priorité une
quote-part du prix de cession.
 Pour les titulaires de sûretés immobilières spéciales qui ont
servi à accorder un crédit à l'entreprise pour le financement
d'un bien, la charge des sûretés est transférée au repreneur
qui doit honorer les échéances postérieures à la gestion.
 Les créanciers titulaires du droit de rétention ne subissent
pas les conséquences de la cession. Ils ne sont pas dessaisis
du bien légitimement retenu.
 Pour les salariés, les contrats de travail sont maintenus sous
réserve des licenciements prévus par le plan.

Conclusion :

Le redressement de l’entreprise par voie de cession demeure


une opération risquée et réglementée. Au regard de cette
complexité, le recours à plusieurs professionnels apparaît adapté
pour garantir les chances de succès du plan de cession.