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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR


Y» ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE yAlS^alj,

UNIVERSITE KASDI MERBAH


OUARGLA
FACULTE DES SCIENCES ET TECHNOLOGIE ET SCIENCES DE LA
MATIERE
DEPARTEMENT D'HYDRAULIQUE ET DE GENIE CIVIL

Mémoire de fin d'étude


En vue de l'obtention du diplôme de MASTER
Spécialité génie civil

OPTION : Construction Civile et Industrielle


THEME :

Modélisation Numérique D'un Pieu Isolé


Sous Charge Axiale
Présenté par :
• LOTFI MERABET
• OMAR LOUAHADJ

Soutenu Publiquement le :
Devant le Jury :
• Président : Mm. MAOUCHE.H
• Examinateur : M. ZANKHRI. A
• Examinateur : M. KEBAILI .M
• Encadreur : M.KHELASSI. A

Année Universitaire 2010/2011


REMERCIEMENTS

D'abordje remercie Dieu le tout puissant du bien fait

Au terme de cette étude en achevant notre mémoire

Nous voulons exprimer notre sincère gratitude à notre encadreur

« Mr Khelassi Amar »

A notre enseignant

« Mr Djireb Samir »

qui nous ont aidé pour faire ce travail.

Et aussi nos remerciements s'adressent aussi à

Tous les enseignants du département d'hydraulique et de génie civil

A tous ceux qui nous ont aidés et encouragé de près ou de loin

Nous leur disons

Merci
Je rends grâce à Dieu et dédie ce travail:

J Mon père, pour ta disponibilité et tes précieu^conseils.


Ma mère, pour son soutien materneC inconditionnel
J Mesfrères et sœurs, sur quij'ai toujours pu compter.
J Toute [a promotion 2010-2011
J Tous Ces enseignants qui ont contriôué à mnaformation.
J Tous ceux^qui me sont chers

LOTFIMERABET
Tout d'aôordje tiens à remercier Ce Tout (Puissant de m 'avoir donner Ce
courage et [a patience pour arriver à cet stade afin de réafiser ce travaif
que je dédie à:

mes très chers parents qui m'ont guidé durant tes moments
les pCus péniôles de ce long chemin, ma mère qui a été à mes
côtés et ma soutenu durant toute ma vie, et mon père qui a
sacrifié toute sa vie afin de me voir devenir ce que je suis,
merci mes parents.
J A mes très chersfrères et à sœurs.
J toute mafamiCk sans exception.
J A tous mes amis.
J A toute la promotion 2011
J Enfin, je remercie mon 6inôme MMERABATLotfi qui a
contriôué à la réalisation de ce modeste travaif.

LOUAHADJ Omar
SMOMMAIRE

Introduction générale

Partie A RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE


CHAPITRE 1 : LE SOL

1.1 Introduction 3
1.2 Notions Elémentaires Sur La Rupture Des Sols 3
1.3 Notion sur la mécanique de milieu continue 4
1.3.1 Tenseur des contrainte 4
1.3.2 Equations De L'équilibre Local 5
1.3.3 Condition Aux Limites 6
1.4 Le Cercle de Mohr 6
1.4.1 Le cercle de Mohr à deux dimensions 7
1.4.2 Composantes des contraintes en 2D 7
1.5 Critère De Mohr-Coulomb 8
1.5.1 Notion De Courbe Intrinsèque 8
1.5.2 Critère De Coulomb 9
1.6 Résistance au cisaillement des sols 10
1.7 L'interface sol-structure 10
1.7.1 Définition 10
1.7.2 Étude en laboratoire de l'interface sol-structure 10
1.7.3 la boite de cisaillement direct 11
1.7.4 principe de l'essai 11
1.7.5 les résultats d'essais de la boite de cisaillement 12

CHAPITRE 2 : FONDATIONS
2.1 Définition 13
2.2 Différents types des fondations 13
2.2.1 Les fondations superficielles 13
2.2.2 Les fondations profondes 14
2.2.2.1 Introduction 14
2.2.2.2 Définition 14
2.2.2.3 Historiques 16
2.2.2.4 Principes de fonctionnement 19
2.2.2.4.1 Cas d'un pieu isolé 19
2.2.2.4.2 Cas de groupes de pieux : 20
2.2.2.5 Classification des pieux 21
2.2.2.5.1 Pieux refoulant le sol à la mise en place 21
2.2.2.5.2 Pieux ne refoulant pas le sol à la mise en place 24
2.2.2.5.3 Pieux particuliers 28
2.2.2.6 Classification des pieux selon Terzaghi 28

CHAPITRE 3 : CALCULE DE LA CAPACITE PORTANTE


DES FONDATIONS PROFONDES

3.1 Généralités 29
3.2 Aperçu sur les paramètres influençant la capacité portante d'une
fondation Profonde 29
3.2.1 Densité du massif 30
3.2.2 Etat de surface des inclusions 31
3.2.3 Effet du temps 31
3.3 Formules de battage 32
3.3.1 Généralités 32
3.3.2 Formule des Hollandais 32
3.3.3 Formule de Crandall 33
3.4 Détermination de la charge portante par les formules statiques 33
3.4.1 Expression générale de la force portante Q l 33
3.4.2 Pression limite et résistance limite sous la pointe 34
3.4.3 Frottement latéral 36
3.5 Calcul de la charge portante Q l à partir de l'essai au Pressiomètre 38
3.5.1 Qu'est-ce que le pressiomètre ? 38
3.5.2 Généralités 40
3.5.3 Contrainte limite de pointe q p et résistance limite de pointe Q p 40
3.5.4 Frottement latéral Q f 42
3.6 Calcul de la charge portante Q l à partir de l'essai au Pénétromètre 43
3.6.1 Qu'est-ce que le pénétromètre ? 43
3.6.1.1 Le pénétromètre dynamique 43
3.6.1.2 Le pénétromètre statique 44
3.6.2 Généralités 45
3.6.3 Contrainte limite q p sous la pointe 46
3.6.4 Frottement latéral unitaire limite, 48
3.7 Tassement d'un pieu isolé 48
3.8 Frottement Négatif Sur Les Pieux 50
3.8.1 Description du phénomène 50
3.8.2 Principe de l'évaluation du frottement négatif maximal 51
3.8.3 Hauteur d'action du frottement négatif 52
3.8.4 Contrainte verticale effective a' v . Effet d'accrochage 53

Partie B ETUDE NUMERIQUE


CHAPITRE 4 : LES LOIS DE COMPORTEMENT

4.1 Introducti on 56
4.2 Lois de comportement et mécanique des milieux continus 56
4.3 Lois de comportements linéaires des matériaux 57
4.3.1 Modèle élastique linéaire isotrope (loi de Hooke) 57
4.3.2 Loi de comportent élastique parfaitement plastique 58
4.3.3 Loi de comportement de Mohr-Coulomb 61
4.3.3.1 Détermination des paramètres du critère de Mohr-Coulomb 61
4.4 Les Modules élastiques 62
4.4.1 Module de Young 62
4.4.2 Coefficient de Poisson 63
4.4.3 Le Module volumique 63
4.4.4 Le Module de cisaillement 64

CHAPITRE 5 : LE CODE FLAC


5.1. C'est quoi FLAC ? 66
5.2. Méthode des différences finies : 67
5.3. Forces non équilibrées (unbalanced force) : 68
2D
5.4. Présentation du code bidimensionnel (FLAC ) : 69
3D
5.5. Présentation du code tridimensionnel (FLAC v 3.00) : 70
3D
3D
5.5.1. Méthodologie de simulation avec F L A C : 72

5.5.2. Génération de maillage : 74

5.5.3. Modèles de comportement : 75

5.5.3.1. Le modèle élasto-plastique de Mohr-Coulomb dans

FLAC 3 D 75

5.5.3.2. Modèle de comportement de l'interface : 78

5.6. CONCLUSION : 82

CHAPITRE 6 : ESTIMATIONNUMERIQUE DE LA
CAPACITE PORTANTE D 'PIEU
6.1 Introducti on 83

6.1.1 Avant de commencer de moduler avec FLAC 83

6.1.1.1 FLAC terminologie 83

6.1.1.2 Command syntaxe 84

6.1.1.3 types de fichiers 84


3D

6.1.2 Introduction à l'interface graphique de Flac 85


2D
6.1.3 Introduction à l'interface graphique de Flac 87

6.2 Présentation du cas étudie 88

6.3 La Modélisation avec F L A C 89


3D
6.3.1 FLAC 89

6.3.1.1 Procédure de simulation : 89

6.3.1.1.1 Maillage et conditions aux limites : 89

6.3.1.1.2 Modèle de comportement : 92

6.3.1.1.3 Modélisation du pieu - interface : 93

6.3.1.1.4 mettre le system dans un état d'équilibre 94

6.3.1.1.5 Le chargement du pieu 95

6.3.1.2 Les résultats 98


2D
1.1.1. FLAC 102
6.3.2.1 La méthodologie de simulation 102
6.3.2.1.1 Maillage 102
6.3.2.1.2 Modèle de comportement : 103
6.3.2.1.3 Modélisation du pieu - interface : 104
6.3.2.1.4 conditions aux limites 106
6.3.2.1.5 mettre le system dans un état d'équilibre 106
6.3.2.1.6 Le chargement du pieu 107
6.3.2.2 Les résultats 109
6.4 Comparaison Des Résultats 111

Conclusion 114
Références bibliographiques
Annexes
LISTE DES FIGURES

Figure : 1.1 Courbe contrainte-déformation 3


Figure : 1.2 Coupe d'un massif sol et ligne de glissement 4
Figure : 1.3 Composante du tenseur de contrainte en un point M 5
Figure : 1.4 Vecteur contraint à la surface du solide 6
Figure : 1.5 Tri-cercle de mohr 7
Figure : 1.6 repère de référence 7
Figure : 1.7 Courbe intrinsèque 9
Figure : 1.8 Résistance de cisaillement de sol 9
Figure : 1.9 Principe de boite de cisaillement direct 11
Figure : 1.10 Courbe de contraint - déplacement 12
Figure : 1.11 Courbe résistance de cisaillement 12
Figure : 2.1 Différents types de fondations superficielles 13
Figure : 2.2 Le domaine de la fondation profonde 15
Figure : 2.3 Définitions de la hauteur d'encastrement géométrique D et mécanique D e 16
Figure : 2.4 Frottement négatif et le frottement positif 19
Figure : 2.5 Bulbe de répartition des contraintes 20
Figure : 2.6 Profilés métalliques battus 22
Figure : 2.7 Pieu battu moulé 23
Figure : 2.8 Pieu foré à la boue 24
Figure : 2.9 Différents types de barrettes 25
Figure : 2.10 Pieu foré tubé 25
Figure : 2.11 Pieu Starsol de Solétanche 26
Figure : 3.1 Capacité portante d'un pieu en compression 30
Figure : 3.2 Mobilisation des charges d'un pieu 30
Figure : 3.3 Effet de la rugosité de l'inclusion : Comparaison des courbes de mobilisation
frottement- déplacement (Schlosser et Guilloux 1981) 31
Figure: 3.4 Comportement général d'un pieu isolé soumis à une charge verticale 34
Figure: 3.5 Variation de la charge Qp en fonction de la profondeur D 34
Figure: 3.6 Pressiomètre Ménard 39
Figure: 3.7 Courbes de Frottement latéral unitaire limite le long du fût du pieu 42
Figure: 3.8 Résistance de pointe équivalente 47
Figure : 3.9 Lois de mobilisation du frottement latéral et de l'effort de pointe unitaire 49
Figure : 3.10 Évaluation du frottement négatif sur un pieu isolé 51

Figure: 3.11Calcul du frottement négatif pour un pieu isolé dans un sol homogène

chargé par un remblai 54

Figure: 4.1 Principe de loi de comportement élastique 58

Figure: 4.2 Comparaison des critères de Mohr-coulomb et tresca dans l'espace des contraintes

principales d'après Itasca (2000) 59

Figure: 4.3 Comparaison des critères de Drucker-Prager et Von-Mises dans l'espace des

contraintes principales d'après Itasca (2000) 60

Figure: 4.4 Principe de loi de comportement élastique parfaitement plastique 60

Figure: 4.5 Modélisation d'un essai triaxial de compression par la loi de Mohr-Coulomb 62

Figure: 4.6 Diagramme contrainte - déformation 63

Figure: 4.7 Illustration de compression uniforme 63

Figure: 4.8 S c h é m a de p r i n c i p e d u c i s a i l l e m e n t 65

Figure : 5.1 Cycle élémentaire du calcul explicite par différences finies, d'après Itasca 68
3D
3D
Figure : 5.2 Exemple d'un modèle FLAC 71

Figure : 5.3 Méthodologie de modélisation numérique avec FLAC (Itasca manuel) 73

Figure : 5.4 Orientation des noeuds et des faces dans une zone de brique (Itasca manuel) 74

Figure : 5.5 Illustration des contraintes principales induites dans un élément 75

Figure : 5.6 Critère de rupture de Mohr-Coulomb dans FLAC3D, d'après Itasca 3D


76
Figure : 5.7 Distribution de secteurs représentatifs à nœuds d'interface (Manuel FLAC ) 78
3D
Figure : 5.8 Détail des composants d'un élément d'interface (Manuel FLAC ) 79
3D
Figure : 5.9 Dimension de la zone utilisée pour le calcul des raideurs (Manuel FLAC ) 81
3D

Figure : 6.1 La fenêtre principale de FLAC 85

Figure : 6.2 Les éléments de menu 85

Figure : 6.3 La boite de dialogue file/call 84

Figure : 6.4 Fenêtre d'affichage 84

Figure : 6.5 La fenêtre principale de FLAC 2D 85

Figure : 6.6 Maillage utilisé pour la simulation 3D


98
3D
Figure : 6.7 Conditions aux limites pour l'analyse FLAC 90

Figure : 6.8 Interface sol-pieu 91

Figure : 6.9 Forces non équilibrées 92

Figure : 6.10 Contrainte axial Vs Z déplacement du point (0.0.0) 96

Figure : 6.11 Contrainte axial Vs step 97

Figure : 6.12 déplacement du point (0.0.0) selon Z Vs step 97


Figure : 6.13 Les vecteurs vitesses 98
Figure : 6.14 Les vecteurs déplacements 99
Figure : 6.15 Maillage utilisé pour la simulation 101
Figure : 6.16 Nomenclature d'interface 103
Figure : 6.17 Schéma présenté les deux interfaces 103
2D
Figure : 6.18 Conditions aux limites pour l'analyse F L A C 104

Figure : 6.19 Forces non équilibrées 105


2D
Figure : 6.20 Vecteur de vitesse pour l'analyse F L A C 107

Figure : 6.21 La courbe de déplacement par apport les steps 108


Figure : 6.22 Courbe de charge limite par apport les steps 108
Figure : 6.23 La courbe de la capacité portance force-déplacement 109
LISTE DES TABLEAUX

Tableau : 3.1 Influencede la densité du massif sur le coefficient de pression des terres 30
Tableau: 3.2 Valeurs du coefficient ^ p o u r quelques pieux 36
Tableau: 3.3 Valeurs de k p selon le fascicule 62 41
Tableau: 3.4 Choix de la courbe de frottement latéral 43
Tableau: 3.5 Valeurs de kc selon le fascicule 62 46
Tableau: 3.6 Catégories conventionnelles de sols 48
Tableau: 3.7 Valeurs du terme K tan 5 pour l'évaluation du frottement négatif 52
Tableau: 4.1 critère de plasticité usuel pour les sols 58
Tableau: 4.2 les relations entre modules élastiques 65
Tableau : 5.1 Historique de développement de FLAC 67
Principales notations
Lettres latines :

pp : coefficient réducteur de section de l'effort de pointe


ps coefficient réducteur de section de l'effort de frottement latéral
A : aire de la section droite
P : périmètre de la section du pieu
qpu : résistance limite de pointe
qsu : frottement latéral unitaire limite dans couche i
ei : épaisseur de la couche i
h : hauteur d'ancrage
P1e : pression limite nette équivalente
P1(Z) : pression limite nette à la profondeur z
d : pris en général égal à 0
D : hauteur d'encastrement réelle du pieu
Qs lim : le frottement latéral limite (avec fs (_ qs) le frottement latéral unitaire limite)
QP lim : la résistance en pointe limite (avec qp la résistance en pointe unitaire limite).
P : pression (N/m2)
Kh (z) : le coefficient de la réaction à une profondeur z (N/m3).
Y (z) : le déplacement du pieu pour une profondeur z (m).
P : la réaction d sol (N/m)
ES : le module de réaction du sol pour une profondeur z (N/m2).
B : le diamètre de pieu (m).
EP : module d'élasticité du pieu.
IP : moment d'inertie de la section transversale du pieu
Z : profondeur dans le sol.
A : un coefficient adimensionnel fonction de la densité du massif de sable (tableau 1.2)
Z : la profondeur (m).
Y : le déplacement latéral (m).
Pus : réaction ultime du sol en surface ;
Pus : réaction ultime du sol pour les couches profondes ;
B : le diamètre du pieu ;
CU : cohésion non drainée du sol (KPa)
J : constante empirique dont les valeurs comprises entre 0.25 et 0.5 ont été déterminées par des essais sur site
ZC : profondeur critique
Ks : module de réaction latérale dans un sable
KC : module de réaction latérale dans une argile
Pd : résistance latérale de dimensionnement
Plim : valeur asymptotique de l'hyperbole pour y —>
ki : pente initiale de la courbe
P'o : pression effective (après excavation)
CU : contrainte de cisaillement caractéristique non drainée représentative des conditions de chargements
considérées.
Pd : Pds pour un chargement statique
Pd : Pdc pour un chargement cyclique triaxial statique non drainé sur un échantillon de sol non remanié.
K : la raideur initiale de la courbe P-y ;
Pu : la résistance ultime du sol ;
Y : le déplacement latéral
Ko : coefficient des terres au repos ;
Ka : coefficient des terres actives
kh : module initial de réaction à la profondeur z,
Pmax : pression limite à la profondeur z,
Y : poids volumique du sol
D : diamètre du pieu,
n : accélération centrifuge.

Lettres grècques
y : Le poids volumique du sable.

a : Un coefficient rhéologique caractérisant le sol (tableau 4)

se : Valeur moitié de la déformation correspondant au maximum de la contrainte déviatorique dans un essai


triaxial non drainé.

mc y : Coefficient de sécurité caractéristique du matériau

a : Plin/Pd = rapport de rupture, toujours supérieur à 1

P : Coefficient dépendant du sol et des conditions de chargement (tableau 6)

d ^ : Angle de frottement pour le projet

^ : Angle de frottement réel

E, : Coefficient empirique (tableau 5)

s C : Déformation verticale à la moitié de la variation des contraintes principales d'un essai

9 : L'angle de frottement (degré) ;


Introduction Générale
INTRODUCTION GENERALE

Un ingénieur sage a dit une fois "Une structure n'est pas plus forte que ses

connexions. " Bien que cette déclaration invoque généralement des images de connexions

entre les différents éléments de structure. Elle s'applique également à celles qui existent entre

une structure et le sol qui la supporte. Ces connexions sont connues comme ses fondements.

M ê m e les anciens bâtisseurs savaient que les structures les plus soigneusement conçus

peuvent échouer si elles ne sont pas soutenues par des fondations appropriées. La Tour de

Pise en Italie nous rappelle cette vérité. (« Échec » le plus connu du monde fondation)

Bien que les constructeurs aient reconnu l'importance des bases solides pour

d'innombrables générations. L'histoire de la construction de la fondation s'étend sur des

milliers d'années. La discipline de l'ingénierie de fondation telle que nous la connaissons

aujourd'hui n ' a commencé à se développer qu'à la fin du XIXe siècle.

Les fondations sont des éléments fondamentaux dans un projet de construction

car la pérennité de l'ouvrage dépend de leur qualité. Les fondations reprennent et transmettent

au sol toutes les charges - permanentes, accidentelles et charges d'exploitation. Il est donc

important qu'elles soient calculées et réalisées avec le plus grand soin.

La différence existante entre le nombre de programmes de calcul des fondations superficielles

et ceux de calcul des fondations profondes est surprenante. Si les programmes de calcul de

fondations superficielles sont assez nombreux et vulgarisés, il n'en est pas de même pour les

programmes des fondations profondes. Ces derniers sont plutôt rares et peu accessibles dans

notre environnement, aussi bien aux étudiants qu'aux professionnels. Aussi, la pratique des

fondations profondes n'est pas courante et la documentation fait défaut.

Actuellement, il existe, très peu d'entreprises capables de réaliser ce genre de

fondations et la plupart des fondations réalisées, même celles de certains grands ouvrages

telles que les ponts, sont superficielles parce que leur calcul est relativement simple et leur

réalisation est plutôt facile et assez bien maîtrisée; or, compte tenu des désordres liés au
tassement des sols ou à un remaniement parfois imprévisible du sol, il est préférable de
recourir à des fondations profondes pour un meilleur ancrage et une fiabilité accrue.

Cette étude sera principalement axée sur les fondations profondes circulaires et en béton
armé. Nous nous focaliserons surtout sur l'aspect géotechnique des fondations profondes dont
nous présenterons les différentes méthodes de calcul. Les différentes méthodes exposées
reposent sur la détermination de la pression limite de pointe pour laquelle on recourt aux
essais in situ (essai pénétrométrique, essai pressiométrique et formules dynamiques) et sur
l'évaluation du frottement latéral.

L'objectif le plus important de ce travail et de faire une modélisation numérique d'un pieu
isolé rigide en béton armé dans un sol sableux, chargé axialement par une charge statique.
Avec cette modélisation nous cherchons à comprendre le comportement du pieu et essayons
d'obtenir toutes les données possibles afin de recueillir plus de connaissance sur les pieux
Le code utilisé pour faire ce travail se nomme : « FLAC » développé par Itasca Consulting
Group.
PARTIE A : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

CHAPITRE 1 : Le SOL
1.1. INTRODUCTION
Le sol qui supporte les charges transmises par la fondation devrait être assez résistant pour

que le système fondation-sol soit en sécurité et stable durable utile sans tassements excessifs. Ainsi,

la stabilité et les aspects de tassements du sol doivent être analysés pour arriver à la pression de

conception qui peut être sans risque portée par le sol de sorte que le type de fondation, la forme, la

taille et d'autres paramètres puissent être choisis et conçus en conséquence. La résistance au

cisaillement ultime au-delà dont le sol s'effondre ou devient instable s'appelle la capacité portante.

Ceci atteindre la rupture de sol et donc fait des déformations dans la superstructure menant pour

s'effondrer. La fondation descend dans le sol comme si il n'y a aucune résistance du sol ci-dessous.

ce phénomène s'appelle la rupteur de capacité portante du sol.

1.2. NOTIONS ELEMENTAIRES SUR LA RUPTURE DES SOLS


Lorsque le chemin expérimental suivi permet de grandes déformations, on obtient une courbe

contrainte - déformation (loi de comportement) qui a l'allure de la figure suivant

Figure : 1.1 Courbe contrainte-déformation

On fait les hypothèses suivantes :

• dans le domaine des petites déformations : on considère que le comportement est linéaire et
on applique la théorie de l'élasticité linéaire.
• dans le domaine des grandes déformations : le comportement est irréversible, on considère que l'on
peut utiliser la théorie de la plasticité parfaite.

Considérons un massif de sol chargé et les contraintes qui résultent de ces charges en un point M du

massif. En augmentant les charges, on augmente les contraintes. Ces dernières ne peuvent augmenter

indéfiniment : en effet, les contraintes de cisaillement atteindront sur certaines faces dites surfaces de
glissement ou surface de rupture une limite au-delà de laquelle les particules de sol glisseront les unes

sur les autres (fig. 1.2).

La rupture du sol se produit par glissement relatif des grains les uns par rapport aux autres et non par

rupture des grains eux-mêmes.

Figure : 1.2 Coupe d'un massif sol et ligne de glissement

1.3. NOTION SUR LA MECANIQUE DES MILIEUX CONTINUS


Les méthodes de calcul utilisées habituellement en mécanique de sol supposent que le sol est un

matériau continue c'est-à-dire un milieu physique continue dont les transformations sont continués.

L'hypothèse est d'autant meilleure que les particules sont petites. Donc pour résoudre un problème

mécanique des solides déformables trois relations de base sont nécessaires

• Les équations d'équilibre, qui font appel à la notion de contraintes


• Les équations de compatibilité qui relient déformation et déplacement
• Les relations contraintes-déformations

1.3.1. TENSEUR DES CONTRAINTES


Le vecteur contrainte T(M,n) s'exerçant en M sur une facette dS se décompose suivant la

normale M n à la facette et suivant le plan de la facette en une contrainte normale a n et une contrainte

tangentielle (fig. a). On appelle le tenseur des contraintes en un point M l'ensemble des contraintes en

ce point ; obtenu en donnant à la facette toutes les orientations possibles (fig. 1.3)

ax xY TXZ
Il est noté : (X) {M, xyz} = ( Txy ay xyz
xzx xzy az (11)
1.3.2. EQUATIONS DE L'EQUILIBRE LOCAL
L'équilibre statique d'un parallélépipède élémentaire au sein d'un milieu continu, s'écrit

dax , drxy , dxxz „0


ax + ay i az— x = (11)
drxy day dryz _ y _ q
dx dy dz
(12)
dxxz 3xyz daz Z ~ 0
dx dy dz
(13)

Ou X,Y et Z désignent les composantes des forces de volume F .


Dans le cas d'un problème bidimensionnel il vient :

dox dxxy _ ^ _ q
(1.4)
dx dy

dTx
dx
y | y y=o
drj
dy
(15)

Généralement les forces de volume se réduisent aux forces de pesanteur. si l'axe Oy est pris vertical
ascendant, X=0 et Y= - y

: la poids volumique de sol


1.3.3. CONDITION AUX LIMITES
L'équilibre d'un élément de volume débouchant à la surface du solide fournit les conditions aux

limites (fig.1.4)

On écrit l'identité : ( £ ) . n = F

a,ax+ p.rxy+ y .TXZ = X (1.6)

J a .Txy+p.ay+y. Ty z = Y (1.7)

a .TXZ + ((.T yz + y .az = Z (1.8)

Figure : 1.4 Vecteur contrainte à la surface du solide

On appelant X,Y et Z les composantes de la force extérieure F appliquée à l'unité de surface du corps

et en désignant par a , ( et y les cosinus directeurs de la normale à la facette de l'élément appartenant

à la surface du solide

1.4. CERCLE DE MOHR


Pour étudier l'état des contraintes autour d' un point (Proposée par Christian Otto Mohr en 1882),

on utilise une représentation appelée diagramme d e Mohr qui consiste à représenter le plan du tenseur

contraintes dans des axes liés à la facette

• axe des abscisses (ôa) confondu avec la normale à la facette,


• axe des ordonnées (OT) confondu avec le support du composant tangentiel de la contrainte.
Le cercle de Mohr offre une représentation graphique et exacte de la relation entre les contraintes

principales (a-I, a 2 , 03) et les contraintes normales et cisaillant (a n , T) pour tous les plans dans l'espace

Lorsque la facette tourne autour de M, l'extrémité du vecteur contraint reste située dans le plan

de Mohr, à l'intérieur de deux triangles curvilignes délimités par trois cercles, ces diamètres sont

(ai - a 2 ), (o2 - 03) et ( ai - a 3 ).

Lr
-Lieu des
^maxi T(M,n)

o
1
0 2

Figure : 1.5 Tri-cercle de Mohr

1.4.1. CERCLE DE MOHR A DEUXDIMENTIONS


Généralement les problèmes de mécanique des sol sont traités à deux dimensions soit parce que
les ouvrages considérés ont une géométrie constante dans les plans perpendiculaires à la contrainte
intermédiaire a 2 et qu'ils sont suffisamment longs (talus, remblais, semelles filantes,...) ; ou soit qu'il
existe une symétrie de révolution (fondation circulaire, p i e u x , . . )
On se place dans un plan privilégié perpendiculaire à la contrainte principale intermédiaire, ce
plan d'étude contient à la fois les contraintes principales max ( a i ) et min (a 3 ), la normale (Mri)
n
considérée et le vecteur contrainte (M, n).
Le diamètre de cercle de Mohr est ( a i - a 3 ) .

1.4.2. COMPOSANTES DES CONTRAINTES EN 2D


Pour un repère de référence {M, xy}, le tenseur des contraintes c'écrit
/ ax rxy\
(
Txy ay )

la normale Mn à la facette considérée fait un angle 9 avec l'axe Mx


(a = cosO
n
/? = sinO .t
n (M ( )
T ,n) = a = ( ) ( )
g ) " Uxy ay s j n9

Figure : 1.6 Repère de référence


Si l'on écrit la première condition d'équilibre (somme des forces est nulle), on aura l'état de contrainte
sur le plan incliné de «0»

On = Ox . cos 2 0+ O y - X + a y + -x
- a y COS (-20) +TXy .cos (-20+-) (1.9)

T(M, n)

Tn = - X - £ y .sin (-20) +Txy .sin ( - 2 0 + | ) (1.10)

Donc
L'équation de cercle de Mohr est :

• Le Centre de coordonnées ((o x o y )/2) (111)


• Le rayon R = V ( ( ax + a y ) / 2 ) ) 2 + r x y 2 (1.12)

Les contraintes principales sont (o x = 03 ; o y = Oi)

O! = ( (ax + a y ) / 2) ) 2 + V ( ( a x + a y ) / 2 ) ) 2 + r x y 2 (1.13)

O3 = ( ( ax + a y ) / 2 ) ) 2 - V ( ( a x + a y ) / 2 ) ) 2 + r x y 2 (1.14)

Les directions principales

On = (Oi+ O3»/2 + ((Oi - O3)/2).cos20 (1.15)

Tn = ((Oi - O3)/2).sin20 (1.16)

1.5. CRITERE DE MOHR-COULOMB


1.5.1. NOTION DE COURBE INTRINSEQUE
En Mécanique des Sols on utilise la notion de courbe intrinsèque due à Caquot. La théorie est
applicable à un matériau homogène et isotrope. Dans le plan de Mohr ( <r,r) la limite d'écoulement est
représentée par une courbe, appelée courbe intrinsèque, qui sépare la zone des états de contrainte
possibles de la zone des états de contrainte impossibles à développer dans le matériau, l'écoulement se
produisant avant.
La courbe intrinsèque est l'enveloppe des cercles de Mohr pour lesquels débute l'écoulement

du matériau (cercles de Mohr de rupture). Lorsqu'un cercle est tangent à la courbe intrinsèque,

l'écoulement se produit par glissement suivant la direction de la facette qui correspond au point de

contact entre le cercle et la courbe.

Pour les sols, sa détermination expérimentale de la courbe intrinsèque est relativement aisée.

1.5.2. CRITEREDE COULOMB


L'expérience montre que la courbe intrinsèque d'un sol est constituée par deux demi-

droites symétriques par rapport à l'axe (O <') appelées droites de Coulomb.

Sols pulvérulents: les demi-droites passent par I' origine des axes.

Sols cohérents : les demi-droites ne passent pas par l'origine des axes donc il existe une résistance au

cisaillement sous contrainte normale nulle.

Équation des droites:

Pour les sols pulvérulents : | r' f | = <'. tan <p (fig.6-a) (117)

Pour les sols cohérents : | r' f | = c '+ <'. tan <p (fig.6-b) (118)

r'f: contrainte tangentielle de rupture.

Figure : 1.8 Résistance au cisaillement de sol


1.6. RESISTANCE A U CISAILLEMENT DES SOLS
Les matériaux peuvent généralement subir une rupture due à la traction, la compression, le
cisaillement ou une combinaison de ces facteurs. Les sols et les roches sont rupture à cause de
cisaillement ; l'effort de cisaillement de cisaillement correspondant au-delà dont le sol rupture s'appelle
la résistance au cisaillement du sol et est exprimée par l'équation de Coulomb

T = c + a tan 9 (119)

La résistance au cisaillement dépend de c et de 9 qui sont fonction de plusieurs paramètres :

• C : composition du sol (mêmes particules, deux arrangements).


• e : indice des vides
• ' : contrainte effective (condition de drainage).
• H : histoire des contraintes
• T : température.
• 8: déformation
• S : structure du sol.
• a : direction des contraintes principales pour matériaux anisotrope.

1.7. L'INTERFACE SOL-STRUCTURE


1.7.1. DEFINITION
L'interface sol-structure est définie comme la fine zone de sol qui se forme entre la surface de la
structure et le volume du sol l'entourant ; ce contact permet le transfert du chargement de la structure
vers le sol

1.7.2. ETUDE ENLABORATOIRE DE L 'INTERFACE SOL-


STRUCTURE
La plupart des dispositifs d'essai d'interface de sol-structure sont conçus pour mesurer le
déplacement relatif entre le sol et les matériaux structuraux sous les charges appliquées. Pour le but de
déterminer les caractéristiques de sol (angle de frottement interne de sol, la cohésion, la droite de
coulomb. etc ).
Pour déterminer deux types d'appareils sont couramment utilisés:

• l'appareil de cisaillement direct : utilisé pour les sols


• l'appareil triaxial : utilisé pour les sols fin (argile, limon)

Les essais d'interface ont été réalisés sur plusieurs types d'interfaces : sol-structure, sol-roche,
roche-roche et sol-sol. On note qu'une partie importante de ces essais sont consacrés à l'interface
sol-béton les résultats de ces essais ont permis de divulguer les principaux aspects fondamentaux du

comportement des interfaces.

1.7.3. LA BOITE DE CISAILLEMENT DIRECT


Dans notre étude nous nous intéressons sur le sable et le béton, l'appareil utilisé est la boite de

cisaillement direct à cause de sa simplicité, facilité d'exécution des expériences et de ses résultats

obtenus

1.7.4. PRINCIPE DE L 'ESSAI


L'échantillon de sol et béton à étudier est placé entre deux demi-boites qui peuvent se déplacer

horizontalement l'une par rapport l'autre, un piston permet d'exercer sur le sol un effort normal N et

sur l'autre demi-boite une vitesse constante pendant toute la durée de l'essai.

Figure : 1.9 Principe de boite de cisaillement direct

La force de cisaillement T est mesurée à l'aide d'un anneau dynamométrique, Un capteur de

déplacements permet de déterminer le déplacement relatif des deux demi-boites un second capteur

vertical, permet de mesurer la variation d'hauteur de l'échantillon (tassement ou gonflement).

On exerce sur le plan de séparation des deux demi-boites une contrainte dont les composantes

normales et tangentielles ont pour valeur moyenne


N T
< =- et r =- A : la section de l'éprouvette.
A A ^
L'essai consiste à faire croitre T j u s q u ' à la rupture.
1.7.5. LES RESULTATS D'ESSAIS DE LA BOITE DE CISAILLEMENT
La figure1.10 : représente La courbe de contraintes -déplacements pour trois contraintes normales

différentes

La figure1.11 : représente la résustance de cisaillement par apport au contraintes normal

Figure : 1.11 Enveloppes typiques de rupture


PARTIE A : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

CHAPITRE2 : FONDATIONS
2.1 Définition

On appelle fondation la base des ouvrages qui se trouve en contact direct avec le

terrain d'assise et dont la fonction est de transmettre à ce dernier le poids de l'ouvrage, les

surcharges prévues et accidentelles auxquelles peut être soumis l'ouvrage. Une fondation est

donc destinée à transmettre au sol, dans les conditions les plus favorables, les charges

provenant de la superstructure. Porosité compressibilité

2.2 Différents types des fondations

Suivant l'importance des charges et la résistance du terrain on opte pour :

• Des fondations superficielles, lorsque les couches de terrain sont capables de


supporter l'ouvrage sont à une faible profondeur.
• Des fondations profondes, lorsque les couches de terrain capables de
supporter l'ouvrage sont à une grande profondeur

2.2.1 Les fondations superficielles

Lorsque le terrain résistant se trouve à une faible profondeur et qu'on peut facilement

y accéder (nappe phréatique absente ou rabattue à l'inferieur d'Un batardeau par exemple), la

fondation est établie directement sur le sol à proximité de la surface. On réalise alors, en

général, un élargissement ou empattement de la base des murs ou des piliers.

On appelle fondations superficielles toutes les fondations dont l'encastrement D dans le sol

n'excède pas une fois et demie la largeur B de la semelle (ou le plus petit côté B) (DTR-BE

1.31).

Pour un ouvrage, on pourra opter pour des fondations superficielles si les sols sont assez

homogènes et comportent des couches porteuses assez proches de la surface; autrement, le

choix se portera sur les fondations semi profondes ou profondes. Parmi les fondations

superficielles, on distingue: (voir figure 2.1)

a. Les semelles isolées, de section carrée, circulaire ou rectangulaire et supportant des


charges ponctuelles.
b. Les semelles filantes dont la longueur est très grande par rapport à la largeur et
supportant un mur ou une paroi.
c. Les radiers ou dallage, de grandes dimensions et occupant la totalité de la surface de
la structure, ont une épaisseur h dictée par la descente des charges et le calcul béton
armé.
Figure : 2.1 Différents types de fondations superficielles

2.2.2 Les fondations profondes

2.2.2.1 Introduction

Souvent, les couches superficielles d'un terrain sont compressibles, molles, peu
résistantes et l'amélioration de leur portance s'avère difficile voire impossible ou trop coûteuse
alors que les couches sous-jacentes sont résistantes à partir d'une certaine profondeur. Si la
fondation est exécutée directement sur ces couches de faible résistance, des tassements
incompatibles à la stabilité de l'ouvrage pourraient se produire. Il est donc naturel, et parfois
nécessaire, de fonder l'ouvrage sur ce substratum.
Les fondations profondes sont celles qui permettent de reporter depuis la surface les charges
ducs à l'ouvrage qu'elles supportent sur des couches situées jusqu'à une profondeur variant de
quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres. Lorsque le sol en surface n'a pas une
résistance suffisante pour supporter ces charges par l'intermédiaire de fondations
superficielles (semelles ou radiers).

2.2.2.2 Définition
Une fondation profonde est caractérisée par la manière dont le sol est sollicité pour
résister aux charges appliquées.

• résistance en pointe
• par frottement latéral
• résistance en pointe et frottement latéral (cas courant)
Ses dimensions sont définies par :

• D : Longueur de fondation enterrée dans le sol


• B : largeur de la fondation ou diamètre

Au-delà de D/B > 6, et D > 3 m. Nous sommes dans le domaine des fondations

profondes (D.T.R. B.C .2.33.2)

Figure : 2.2 Le domaine de la fondation profonde

Un pieu est une fondation élancée qui reporte les charges de la structure sur des couches de

terrain de caractéristiques mécaniques suffisantes pour éviter la rupture du sol et limiter les

déplacements à des valeurs très faibles. Le mot pieu désigne aussi bien les pieux, les puits et

les barrettes.

On désigne par pieu, une fondation profonde réalisée mécaniquement et par puits une

fondation profonde creusée à la main sous la protection d'un blindage. Une barrette est un

pieu foré de section allongée ou composite (en T ou en croix par exemple)

Les 3 parties principales d'un pieu sont

• La tête

• La pointe

• Le fût compris entre la tête et la pointe.

Modélisation Numérique D'un Pieu Isolé Sous Charge Axiale


La hauteur d'encastrement mécanique D e est un paramètre conventionnel de calcul destiné à

tenir compte du fait que les caractéristiques mécaniques des sols au-dessus de la base du pieu.

La longueur d'ancrage h est la longueur de pénétration du pieu dans les couches de terrain

résistantes.

D ' u n point de vue mécanique on distingue la longueur D du pieu de la hauteur d'encastrement

mécanique D .

Cette valeur de D tient compte du fait que les caractéristiques mécaniques de la couche

d'ancrage sont nettement supérieures à celles des sols de couverture traversés par le pieu.

On considère qu'un élément de fondation est de type profond lorsque sa hauteur

d'encastrement relatif D e /B est supérieure à 5 (Fascicule 62 titre V)

Figure : 2.3 Définitions de la hauteur d'encastrement géométrique D et mécanique D e

2.2.2.3 Historiques:

Dans l'époque médiévale, des pieux de chêne et l'aulne one été utilisés dans les

fondations des grands monastères dans le fenlands. D'East anglia. En chine, l'empilage de

bois a été utilisé par les bâtisseurs de ponts de la dynastie des han (200avant JC à l'an 200)

La capacité de charge des pieux de bois est limitée par la circonférence du bois et de la

capacité du matériau à résister à conduire par le marteau, sans avoir à subir des dommages en

raison de scission ou de fragmentation .ainsi primitive règles doivent avoir été établies dès les

premiers jours de l'empilage par laquelle la charge admissible sur un tas a été déterminée à
partir de sa résistance à la conduite par un marteau de connaître le poids et connu avec une
hauteur de chute.
De connaissances a été accumulée en ce qui concerne également la durabilité des pieux de
différentes espèces de bois, et les mesures prises pour prévenir la dégradation par la
carbonisation du bois ou en maçonnerie de construction des radeaux sur pilotis têtes coupées
au-dessous du niveau de l'eau

• Bois, en raison de sa force combinée à la légèreté et la facilité de coupe et de


manutention, reste le seul matériau utilisé pour l'empilage jusqu'à relativement
récemment. Il a été remplacé par le béton et l'acier seulement parce que ces nouveaux
matériaux pourraient être fabriqués dans les unités qui ont été capable de soutenir la
compression, flexion et traction.
• Béton, en particulier, est adaptable aux in-situ des modes de construction qui facilité
l'installation de bases entassés dans des trous percés dans les situations ou le bruit, les
vibrations et le haut-sol a dû être évité.
• Béton armé, qui a été élaboré comme un moyen structurel à la fin du XIXe et du
début du XXe siècle, largement remplacé le bois de grande capacité pour les travaux
de battage sur la terre. Il pourrait être préfabriqué dans diverses formes structurelles de
façon à convenir aux imposées du chargement et de conditions de terrain, et sa
durabilité a été satisfaisante pour la plupart des sols et des conditions d'immersion. Le
partiel remplacement des conduits en béton par des pieux de nombreuses formes de
coulé in situ des pieux a été dus davantage à l'élaboration de machines hautement
efficace pour le forage des trous de forage.

• L'acier : a été utilisé dans une mesure croissante, pour l'empilage en raison de sa
facilité de fabrication et de manutention et de sa capacité à résister à difficile de conditions.
Les Problèmes de corrosion des structures maritimes ont été surmontés par l'introduction de
revêtement durable (protection cathodique).
La technique des micropieux a été développée en 1952 par l'entreprise Fondedile sous la
direction technique de F. Lizzi (1982a). Ces premiers pieux de petits diamètres (B = 100 mm)
étaient forés et scellés au terrain par un mortier (fig2.3). Ils ont été initialement utilisés en
Italie pour les travaux de reprise en sous-oeuvre de bâtiments anciens et étaient connus sous
l'appellation de 'pieux racines' (ou "pali radice").
L'essor de cette technique dans les années 50 en Italie résulte du besoin de la restauration des
bâtiments historiques endommagés par la deuxième guerre mondiale. Les micropieux
présentent ainsi une solution technique simple et avantageuse pour les travaux de reprise en
sous-œuvre :
La légèreté et le faible encombrement des matériels utilisés s'adaptent bien aux conditions
d'intervention. En outre, leur mise en place n'entraîne que de faibles et minimales
perturbations à l'équilibre de la structure, du sol et de l'environnement.
Le développement de ce système de fondations profondes découle de la diversité de ses
applications et de ses multiples avantages. En effet, à la fin des années 50, la pratique des
micropieux s'étend à la stabilisation des pentes, aux renforcements des sols et à la protection
des ouvrages souterrains. Les micropieux y sont utilisés en réseaux enchevêtrés ("réseaux de
pali radice"). Au niveau technique, on observe l'apparition des micropieux injectés sous forte
pression qui ont permis d'obtenir des portances plus élevées (Lizzi, 1982b).
L'entreprise Fondedile introduit la technique du pieu racine en Grande Bretagne en 1962 pour
la restauration des bâtiments anciens. En 1965, des micropieux similaires aux 'pieux racines'
sont utilisés en Allemagne pour la réalisation des ouvrages souterrains en milieu urbain. Les
pieux racines sont également utilisés lors de l'exécution des travaux du métro de Milan en
Italie.

Les entrepreneurs européens commencent à développer leurs propres techniques au début des
années 60. Leurs filiales mondiales participent, par la suite, à l'exportation de la technique
vers les autres continents.
En France, la pratique des systèmes de fondations par micropieux concerne plusieurs
domaines d'application. Si l'usage de cette technique est moins répandu en France qu'en Italie,
les recherches menées en France, quant à elles, ont donné un élan à la maîtrise de cette
technique sur une échelle internationale. Dès le début des années soixante, le développement
de la mise en place des micropieux s'inspire de la méthode d'injection sélective du coulis des
tirants d'ancrages. Cette nouvelle méthode d'injection de coulis acquiert aux micropieux une
portance plus importante et une meilleure adaptation aux contraintes du sol.

Ce n'est qu'en 1973 que l'entreprise Fondedile introduit, en Amérique du Nord, le pieu racine
pour l'exécution de travaux de reprise en sous-oeuvre dans les villes de Boston et New York.
Le premier réseau de 'pieux racines' est réalisé aux Etats-Unis en 1975 pour la stabilisation de
la fondation d'une pile d'un pont sur l'autoroute 55 au Missouri. L'expansion de l'application
de cette technique aux Etats-Unis débute vers le milieu des années 80.
2.2.2.4 Principes de fonctionnement
2.2.2.4.1 Cas d'un pieu isolé

Un pieu transmet au sol les charges qu'il supporte :

• par l'appui de sa base sur le sol résistant (effort de pointe noté Qp)
• par le frottement latéral entre le sol et le pieu (effort de frottement latéral noté Qs)

L'effort de pointe est proportionnel à :


• section de la base du pieu
• à la résistance du substratum

L'effort de frottement latéral est proportionnel à :

• la surface de contact entre le pieu et le sol


• au coefficient de frottement pieu-sol (rugosité du pieu, pression latérale, angle de
frottement interne du sol)

Le frottement latéral du pieu n'est mobilisable que s'il y a déplacement relatif entre le pieu et
le sol.
Si le pieu a tendance à s'enfoncer dans un sol stable, le frottement sol-pieu génère un effort
vertical ascendant (frottement positif).
Si au contraire, le pieu étant immobile, le sol à tendance à tasser, le frottement sol-pieu est
négatif. Cela a pour conséquence de surcharger le pieu

Figure : 2.4 Frottement négatif et le frottement positif


2.2.2.4.2 Cas de groupes de pieux :

D'une part, lorsque les pieux sont suffisamment rapprochés, il ne suffit pas de
vérifier la résistance d'un pieu isolé. En effet, il arrive que la charge limite d'un groupe de
pieux Qgu soit inférieure à la somme des charges limites de chaque pieu isolé Qui.
Le coefficient d'efficacité du groupe de pieu se définit comme suit :

Ce=Q±- (2.1)
e v 7
ZQm
D'autre part la diffusion des contraintes en profondeur sous un groupe de pieux est différente
de celle sous un pieu isolé. Il se produit un effet radier.
Cela a pour conséquence de transmettre les contraintes en profondeur bien au-delà de celles
générées par un pieu isolé.

Q Q Q Q Q QQ
1 li li il 1 1

Kulhr (le répartition


des conlrafnlcs

Couche compressible

Groupement de pieux
Pieu isolé
La zone compressible n 'estpas La zone compressible est influencée par

influencée par le pieu l'effet radier du groupe de pieux

Figure : 2.5 Bulbe de répartition des contraintes


2.2.2.5 Classification des pieux

Traditionnellement, on classe les pieux :

• soit suivant la nature du matériau constitutif : bois, métal, béton ;


• soit suivant le mode d'introduction dans le sol :
> pieux battus, façonnés à l'avance et mis en place, le plus souvent, par battage,
> pieux forés, exécutés en place par bétonnage dans un forage, à l'abri ou non
d'un tube métallique.

Pour l'évaluation de la force portante, notamment, il est plus important de considérer le type
de sollicitation imposée au sol par la mise en place du pieu. C'est ainsi que l'on distingue :

• les pieux dont la mise en place provoque un refoulement du sol ;


• les pieux dont l'exécution se fait après extraction du sol du forage et qui, de ce fait, ne
provoquent pas de refoulement du sol ;
• certains pieux particuliers dont le comportement est intermédiaire.

2.2.2.5.1 Pieux refoulant le sol à la mise en place

Les principaux types de pieux actuels entrant dans ce groupe sont les suivants.

••• Pieu battu préfabriqué

Ces pieux, préfabriqués en béton armé ou précontraint, sont fichés dans le sol par battage ou
vibrofonçage.

••• Pieu en métal battu

Ces pieux, entièrement métalliques, constitués d'acier E 24-2 ou similaire avec addition
éventuelle de cuivre (0,2 à 0,5 %), sont fichés dans le sol par battage. Leurs sections sont
(figure 2.6) :

• en forme de H ;
• en forme d'anneau (tube) ;
• de formes quelconques, obtenues par soudage de palplanches par exemple (pal pieux).
Figure : 2.6 Profilés métalliques battus

••• Pieu en béton foncé


Ces pieux sont constitués d'éléments cylindriques en béton armé, préfabriqués ou coffrés à
l'avancement, plus de 3 m de longueur et de 30 à 60 cm de diamètre. Les éléments sont
foncés dans le sol à l'aide d'un vérin qui prend appui sous un massif de réaction.

••• Pieu en métal foncé


Ces pieux, entièrement métalliques, sont constitués d'acier E 24-2 ou similaire avec addition
éventuelle de cuivre (0,2 à 0,5 %). Ils sont foncés dans le sol à l'aide d'un vérin qui prend
appui sous un massif de réaction.

••• Pieu battu pilonné


Un tube, muni à sa base d'un bouchon de béton ferme, est enfoncé par battage sur le bouchon.
En phase finale, le béton ferme est introduit dans le tube par petites quantités, successivement
pilonnées à l'aide du mouton de battage au fur et à mesure de l'extraction du tube. Suivant les
cas, les pieux peuvent être armés.

••• Pieu battu moulé


Un tube, muni à sa base d'une pointe métallique ou en béton armé, ou d'une plaque
métallique raidie ou d'un bouchon de béton, est enfoncé par battage sur un casque placé en
tête du tube ou par battage sur le bouchon de béton. Le tube est ensuite rempli totalement de
béton d'ouvrabilité moyenne, avant son extraction. Le cas échéant, ces pieux peuvent être
armés.
••• Pieu battu enrobé
Ce pieu à âme métallique (acier E 24-2 ou similaire) est constitué :

• de tubes d'acier de 150 à 500 mm de diamètre extérieur ;


• de profilés H ;
• de caissons formés de profils ou de palplanches à 2, 3 ou 4 éléments.

La pointe du pieu comporte un sabot débordant qui assure un enrobage du métal du fût du
pieu de 4 cm au minimum. Au fur et à mesure du battage, un mortier est envoyé par un ou
plusieurs tubes débouchant au voisinage du sabot afin de constituer l'enrobage en remplissant
le vide annulaire laissé par le débord de celui-ci.

Figure : 2.7 Pieu battu moulé

••• Pieu tubulaire précontraint


Ce pieu est constitué d'éléments tubulaires en béton légèrement armé, assemblés par
précontrainte, antérieurement au battage. Les éléments ont généralement 1,5 à 3 m de
longueur et 0,70 à 0,90 m de diamètre intérieur. Leur épaisseur est voisine de 0,15 m. Des
passages longitudinaux de 2 à 4 cm de diamètre sont ménagés pour permettre l'enfilage des
câbles de précontrainte. La mise en œuvre est normalement faite par battage avec base
ouverte. Le lançage et le havage (benne, émulseur) peuvent être utilisés pour la traversée des
terrains supérieurs. Ils sont interdits sur la hauteur de la fiche.
••• Pieu vissé moulé
Ce procédé, qui ne s'applique pas aux sols sableux sans cohésion situés sous la nappe en

raison des éboulements importants qu'il risquerait de provoquer, consiste à faire pénétrer dans

le sol, par rotation et fonçage, un outil en forme de double vis surmonté d'une colonne

cannelée. Cet outil est percé dans l'axe de la colonne cannelée et muni d'un bouchon. Au

sommet de la colonne est disposé un récipient rempli de béton. L'extraction de l'outil est

obtenue en tournant dans le sens inverse de celui de la pénétration. Le béton prend en continu,

sous l'effet de la gravité, la place laissée par l'outil.

2.2.2.5.2 Pieux ne refoulant pas le sol à la mise en place


••• Pieu foré simple (et barrette exécutée dans les mêmes conditions)

Mis en œuvre à partir d'un forage exécuté dans le sol par des moyens mécaniques tels que

tarière, benne, etc. Ce procédé, qui n'utilise pas le soutènement de parois, ne s'applique que

dans les sols suffisamment cohérents et situés au-dessus des nappes phréatiques.

••• Pieu foré à la boue et barrette


Mis en œuvre à partir d'un forage exécuté dans le sol par des moyens mécaniques tels que

tarière, benne, etc., sous protection d'une boue de forage. Le forage est rempli de béton de

grande ouvrabilité sous la boue, en utilisant une colonne de bétonnage (figure 2.8).

Figure : 2.8 Pieu foré à la boue


Modélisation Numéri
Les formes de section des différents types de barrettes exécutées dans ces conditions sont
données à la figure 2.9

• Pieu foré tubé


Mis en œuvre à partir d'un forage exécuté dans le sol par des moyens mécaniques tels que
tarière, benne, etc., sous protection d'un tubage dont la base est toujours située au-dessous du
fond de forage. Le tubage peut être enfoncé jusqu'à la profondeur finale par vibration, ou
foncé avec louvoiement au fur et à mesure de l'avancement du forage. Le forage est rempli
partiellement ou totalement d'un béton de grande ouvrabilité, puis le tubage est extrait sans
que le pied du tubage puisse se trouver à moins de 1 m sous le niveau du béton, sauf au
niveau de la cote d'arase (figure 2.10).

Figure : 2.10 Pieu foré tubé


• Puits
Fondations creusées à la main. Les moyens de forage employés exigent la présence d'hommes
au fond du forage. Les parois du forage sont soutenues par un blindage.

• Pieu tarière creuse


Mis en œuvre avec une tarière à axe creux, d'une longueur totale au moins égale à la
profondeur des pieux à exécuter, vissée dans le sol sans extraction notable de terrain. La
tarière est extraite du sol sans tourner pendant que, simultanément, du béton est injecté dans
l'axe creux de la tarière, prenant la place du sol extrait.
On distingue trois types de matériel :

• Type 1 : la tarière creuse continue sans enregistrement spécifique des paramètres de


forage et de bétonnage ;
• Type 2 : la tarière creuse continue avec enregistrement spécifique des paramètres de
forage et de bétonnage (profondeur, pression du béton, quantité de béton) ;

• Type 3 : la tarière de type 2 équipée d'un tube de bétonnage télescopique rétracté


pendant la perforation et plongeant dans le béton pendant l'opération de bétonnage
(exemple : pieu StarsolJ, f i g u r e 2.11)

Figure : 2.11 Pieu Star sol de Solétanche


• Micropieux
La technique d'utilisation des micropieux prennent de plus en plus d'importance dans la
géotechnique contemporaine, pour les problèmes les plus variés. On distingue, dorénavant,
quatre types de micropieux :

• Type I : c'est un pieu foré tubé, de diamètre inférieur à 250 mm. Le forage est équipé
ou non d'armatures et rempli d'un mortier de ciment au moyen d'un tube plongeur.
Le tubage est récupéré en l'obturant en tête et en le mettant sous pression au-dessus
du mortier. Ces micropieux ne sont pas utilisés pour les ouvrages de génie civil ;

• Type II : c'est un pieu foré, de diamètre inférieur à 250 mm. Le forage est équipé
d'une armature et rempli d'un coulis ou de mortier de scellement par gravité ou sous
une très faible pression au moyen d'un tube plongeur. Lorsque la nature du sol le
permet, le forage peut être remplacé par le lançage, le battage ou le fonçage ;

• Type III : c'est un pieu foré, de diamètre inférieur à 250 mm. Le forage est équipé
d'armatures et d'un système d'injection qui est un tube à manchettes mis en place
dans un coulis de gaine. Si l'armature est un tube métallique, ce tube peut être équipé
de manchettes et tenir lieu de système d'injection. L'injection est faite en tête à une
pression supérieure ou égale à 1 MPa. Elle est globale et unitaire. Lorsque la nature
du sol le permet, le forage peut être remplacé par le lançage, le battage ou le fonçage ;

• Type IV : c'est un pieu foré de diamètre inférieur à 250 mm. Le forage est équipé
d'armatures et d'un système d'injection qui est un tube à manchettes mis en place
dans un coulis de gaine. Si l'armature est un tube métallique, ce tube peut être équipé
de manchettes et tenir lieu de système d'injection. On procède à l'injection à
l'obturateur simple ou double d'un coulis ou mortier de scellement à une pression
d'injection supérieure ou égale à 1 MPa. L'injection est répétitive et sélective.
Lorsque la nature du sol le permet, le forage peut être remplacé par le lançage, le
battage ou le fonçage

• Pieu injecté, sous haute pression, de gros diamètre

Ce type de pieu, par opposition aux micropieux de type III et IV, regroupe les pieux de forts
diamètres, supérieurs à 250 mm. Le forage est équipé d'armatures et d'un système d'injection
constitué par un ou plusieurs tubes à manchettes. Lorsque l'armature est un tube métallique,
ce tube peut faire office de tube à manchettes. Dans certains cas, le tube métallique peut être
équipé d'une succession de clapets spéciaux indépendants ou de rampes spéciales qui
permettent l'injection. L'armature peut être également constituée par des profilés (H ou
caissons de palplanches). Le scellement au terrain est effectué par injection sélective sous
haute pression d'un coulis ou d'un mortier à partir d'un obturateur simple ou double.

2.2.2.5.3 Pieux particuliers


Il s'agit des pieux métalliques (H, tubes, palpieux) étudiés au paragraphe 2.2.5.1
(Figure 2.6), mais qui sont battus sans obturation de la base. Leur section réelle en pointe est
faible par rapport à l'encombrement extérieur du pieu. Pour le calcul de la force portante, ils
feront l'objet de recommandations particulières.

2.2.2.6 Classification des pieux selon Terzaghi


La classification des pieux faite par Terzaghi repose sur leur mode de fonctionnement. Ainsi,
on distingue:

• Pieux flottants dans un sol à gros grains, très perméable.


Lors du battage, le pieu refoule et compacte le terrain. Au voisinage du pieu, la porosité et la
compressibilité du sol sont réduites , de ce fait, le frottement latéral sur le pieu est augmenté.
Ces pieux transmettent d'ailleurs la plus grande partie des charges par l'Intermédiaire du
frottement latéral, d'où l'appellation « pieux flottants».

• Pieux flottants dans un sol à grains fins de faible perméabilité


Ces pieux se comportent de manière identique aux pieux précédents, mais ne compactent pas
le sol de façon appréciable.

• Pieux chargés en pointe.


Ils reportent pratiquement toutes les charges sur une couche résistante située à une profondeur
importante au-dessous de la construction.

Remarque:
Les sols sont, dans la pratique, très hétérogènes. Aussi, le calcul des fondations sur pieux
implique-t-il obligatoirement des simplifications radicales. Les finesses théoriques telles que
celles qui concernent le calcul de la résistance à la rupture des groupes de pieux au moyen de
la théorie de l'élasticité sont illusoires et peuvent être négligées.
PARTIE A : RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE

CHAPITRE 3 : CALCUL DE LA CAPACITE


PORTANTE D'UN PIEU
3.1 Généralités
Les fondations profondes, pieux, micropieux et barettes, présentent des avantages importants
pour la construction en génie civil. Ils permettent de profiter des couches résistantes, sur les
sites présentant des caractéristiques mécaniques insuffisantes, pour la reprise des efforts
transmis par les ouvrages. Ces efforts sont repris par la fondation sous forme de frottement
latéral mobilisé le long du fût et de résistance en pointe. Malgré les avancées importantes
réalisées dans le domaine, le dimensionnement des fondations profondes reste un problème
difficile, lié à des mécanismes de comportement complexes et encore assez mal connus. C'est
pour cette raison que le dimensionnement des pieux reste encore souvent lié à l'utilisation de
méthodes de calcul reposant sur l'expérience (essais de chargement statique, essais
pénétrométriques et pressiométriques) ou sur des méthodes empiriques.

3.2 Aperçu sur les paramètres influençant la capacité portante


d'une fondation profonde
La capacité portante s'écrit dans le cas des pieux qui travaillent en compression :
Q l = Q p + Q f - W et dans le cas des pieux qui travaillent en arrachement Q l = Q f + W ( W étant le
poids du pieu). La mobilisation des charges totale Ql, de frottement Qf et en pointe Qp en
fonction du tassement des pieux est donnée sur la figure 3.2 où le poids du pieu est négligé.
Dans la suite, on considère le frottement positif lorsque la contrainte de cisaillement est
dirigée vers le haut (figure 3.1) On s'intéresse ici aux paramètres influençant le frottement
axial Q f et la résistance en pointe Qp. Plus particulièrement, on discute de l'effet de la densité
du massif, de la rugosité du pieu et de l'effet du temps en termes de fluage et vitesse de
chargement sur la mobilisation du frottement axial et la résistance en pointe au cours du
chargement du pieu.
Charge Q
:
vcv ii •
YV^Sw
i
\1 i• \ \
Vil •• • \' \ (Q conventionnelle
\1i i lors des essais
Tassement 11 ii pour w >0,1 D)
de la tête 111i
du pieu 11
li|i
(i•
li

, Qs 1 . Q
P .

Figure : 3.1
Figure : 3.2
Capacité portante d'un pieu en compression
Mobilisation des charges d'un pieu

3.2.1 Densité du massif


La plupart des auteurs ont évalué l'influence de la densité initiale du sable par l'évolution du

coefficient de poussée des terres K et donc des contraintes normales à l'interface. Le tableau

suivant résume la valeur de K en fonction de la densité. À noter que parfois certains auteurs

donnent l'effet combiné entre la densité du sable, le mode d'installation et la rugosité du pieu.

Type de pieu K (Sable lâche) K(Sablc dense)


Pieu en acier 0,5 1
FOND (l 972) Pieu béton aigueux 1 2
Pieu béton lisse 0,5 1
Pieu bois conique 1,5 4
Puechet al. (1979) Type de pieu K (Dr=20%) K (Dr=70%)
Pieu modèle moulé 1,5 3,8
Type de pieu K (Dr<30%) K (Dr>70%)
Eissautier (1986) Pieu battu 2à3 3à5
Pieu foré 0,75 à 1,5 1à2

Tableau : 3.1 Influence de la densité du massif sur le coefficient de pression des terres
3.2.2 État de surface des inclusions
L'état de rugosité du pieu a un effet non négligeable sur le comportement en frottement. Une
surface du pieu plus rugueuse (striée) conduit à en une courbe de cisaillement avec pic,
supérieure à la courbe correspondante avec une surface lisse (Schlosser et Guilloux 1981)
(Fig : 3.3).

3.2.3 Effet du temps


Jardine et al. (2006) ont montré des augmentations remarquables dans les capacités
portantes des pieux dans les mois qui suivent l'installation. Les résultats obtenus dans les
sables de Dunkerque montrent une augmentation de la capacité entre 70% et 90% sur 6 mois.
La résistance en pointe n'évolue pas, mais le frottement axial est très influencé. Par ailleurs,
l'influence de la vitesse de chargement est également un paramètre à prendre en compte qui
peut avoir un effet non négligeable sur le comportement de l'interface sol-pieu. En ce qui
concerne la résistance en pointe, l'influence n'est pas considérable (Dayal et Allen 1975 ;
Juran et Tumay 1989 ; De Gennaro 1999). Par contre, l'influence de la vitesse de cisaillement
varie selon le type de l'essai. Par exemple, De Gennaro (1999), a montré qu'en chambre
d'étalonnage et à l'ACSA, une multiplication de la vitesse de cisaillement par 10 réduit la
valeur de la contrainte maximale de cisaillement de 20%. Les observations expérimentales de
Hungr et Morgenstern (1984a et 1984b) ne confirment pas ce fait. Dans la littérature, ce
problème est loin d'être clarifié.

3.3 Formules de battage.


3.3.1 Généralités
De très nombreux types de pieux sont enfoncés dans le sol par battage à l'aide d'un mouton et
d'une sonnette. Souvent, on détermine l'enfoncement moyen du pieu, mesuré soit, sous un
coup, soit, de préférence sous une volée de 10 ou 20 coups de mouton. La précision de la
mesure de l'enfoncement est beaucoup plus grande dans les deux derniers cas. Cet
enfoncement moyen est souvent appelé refus.
L'obtention d'un certain refus est généralement une condition nécessaire mate non
suffisante pour arrêter le battage. Il arrive, en effet, que des pieux pour lesquels le refus n'a
pas été atteint soient en mesure de porter des charges importantes, mais inversement, il arrive
également que l'application de la charge résultant des formules de battage au refus mesurée
soit risquée.

Lorsque le battage s'effectue dans un milieu cohérent immergé, il est nécessaire de


procéder à des essais de chargement in situ afin de vérifier les charges portantes déduites des
formules de battage.
L'utilisation des formules de battage est sujette à des critiques, mais on continue de l'utiliser
en raison de leur emploi relativement simple. Les résultats découlant de leur utilisation. ont
fait l'objet d'études systématiques et on peut être assuré, pour certaines de ces formules,
d'obtenir des résultats qui concordent de manière satisfaisante avec les résultats des essais de
chargement.

3.3.2 Formule des Hollandais.

1 M XH
2

Q= xg (3.1)

Q: charge portante admissible du pieu en N ;


H : hauteur de chute du mouton en m;
M : masse du mouton en kg;
P : masse du pieu en kg ;
e : enfoncement permanent ou refus moyen en m ;
g : accélération de la pesanteur en m/s ;
F : coefficient de sécurité, en général pris égal à 6.
La formule des Hollandais donne suivant les cas, une sécurité excessive ou insuffisante et
pour cette raison, ne doit être utilisée qu'avec une extrême prudence

3.3.3 Formule de Crandall.


Crandall propose la formule suivante pour le calcul de la force portante d'un pieu:
_ 1 M XH
2

Q
v
= - X n X aq y
(3.2)
F (e+|)x(MxP) '

Q: charge portante admissible du pieu en N ;


H : hauteur de chute du mouton en m;
M : masse du mouton en kg;
P : masse du pieu en kg ;
e : enfoncement permanent ou refus moyen en m ;

e1 : représente le raccourcissement élastique du pieu exprimé en m


g : accélération de la pesanteur en m/s 2 ;
F : coefficient de sécurité, il est recommandé d'utiliser un coefficient de sécurité F égal à 3

3.4 Détermination de la charge portante par les formules statiques


On a vu plus haut que la charge portante Q l d'un pieu se décomposait en deux termes :
la force limite de pointe encore appelée le terme de pointe Qp et le frottement latéral Qf qui est
La force résultant du frottement entre le pieu et les couches de sol traversées. Alors que le
terme de pointe ne dépend généralement pas ou peu du type de pieu, le frottement latéral est
fonction des matériaux constitutifs du sol, du pieu et du mode de mise en place de ce dernier.
Ce terme est le plus difficile à évaluer et on s'attelle plus au calcul de la force limite de pointe
Q p Cependant, les difficultés liées à la détermination exacte de la force résultant du frottement
latéral ne doivent pas conduire l'ingénieur géotechnicien à la négliger car ce terme a son
importance dans la charge portante totale du pieu.

3.4.1 Expression générale de la force portante Ql


Soit un pieu isolé fiché dans un terrain multicouche et soumis à une charge Q(voir
figure 3.4).La charge Q l est équilibrée d'une part par la résistance Q p que rencontre le pieu sur
sa pointe et d'autre part par la résultante Q f des forces de frottement qui s'exercent sur la
surface latérale du pieu au contact du terrain.
Q
t t
t t
t t ]e:.q

D t t

Qf t t
t t

/
t

Figure: 3.4 Comportement général d'un pieu isolé soumis à une charge verticale

3.4.2 Pression limite et résistance limite sous la pointe.


La méthode la plus ancienne pour déterminer la pression limite est fondée sur les

formules de Terzaghi pour le calcul de la capacité portante des fondations superficielles. Ainsi

pour une semelle circulaire de rayon r, ancrée à une profondeur D. l'expression de la capacité

portante brute est la suivante:

q = 0.6XfXrxWf + f X D x W q + 1.3xCxWc (3.3)

Pour les fondations profondes, cette expression devient:

qp = 0.6 x y x r x Ny + a v x Nq + 1.3 x C x Ne (3.4)

En général on néglige le terme y x r x N y.On détermine alors des coefficients plus élevés

qui sontN q, N c tabulés en Annexe 3.1.

Profondeur critique

L'expérience montre que, dans un sol homogène, la charge

limite de pointe QP augmente avec la profondeur D, j u s q u ' à

une profondeur dite profondeur critique DC au-delà de

laquelle elle reste constante. Cette profondeur critique varie,

en principe, avec :

— le type de sol ;
Fig: 3.5 Variation de la charge Qp en fonction de la profondeur D
— la résistance du sol ;
— le diamètre du pieu.

Si q p est la pression limite sous la pointe et « A » la section droite du pieu, on a :

q = ax Nq
p v m a x + 1. 3 xC x N c m a x (3.5)
Cette formule n'est valable que lorsque l'on a atteint l'ancrage critique D c , c'est-à-dire D > D ,
c

Dans le cas contraire D < D c ,on utilisera la formule pour lesfondations superficielles

(formule 3.3).

Lorsque l'ancrage du pieu dans la couche porteuse est supérieur à D c , la formule donnant la

pression limite de pointe s'écrit :

q = axN qmax+ûxCxN
p Cmax (3.6)
Avec :

a : constante ayant les dimensions d'une pression égale à 50kPa ;

X : coefficient de forme.

X = 1.3 pour les pieux de section circulaire ou carrée.

B
À = 1 + 0.3 -
Li
L: plus grande dimension de la section transversale.

Dans les sols purement cohérents, la formule précédente de q p (formule 3.6) est remplacée

par: qp = 7ÀxC u (3.7)


Les caractéristiques à considérer sont l'angle de frottement interne effectif p ' dans les sols

pulvérulents et les caractéristiques non drainées (C u et ^ u ) dans les sols cohérents.

La résistance limite à la pointe Qp est alors donnée par :

Qp=Axqp (3.8)
Lorsque la résistance limite devient constante en milieu homogène.

Dans un sol multicouche, l'ancrage critique est plus faible et dépend de la contrainte

verticale <r v exercée par les couches supérieures. Les résultats expérimentaux ont conduit à

retenir les règles suivantes;

> Dans une monocouche (sol homogène), l'ancrage critique est donné par
l'expression

D c = max {6B; 3mètres}

> Dans un multicouche : D c = 3B


Un multicouche vrai est un multicouche dans lequel l'épaisseur et le poids volumique des

couches supérieures à la couche d'ancrage sont tels que la contrainte verticale effective a au
v

niveau de cette couche est supérieure ou égale à 100 kpa.

Pour le calcul de N c , N q et D c . Caquot et Kérisel ont proposé les formules suivantes :

Pour 9 = 0 : Nq = 1 , Nc= 7

Pour 9T ^ 0 : N q4 = e t a n 0 , Nc =
tan <p^
_B 2
- — X Nq max3

3.4.3 Frottement latéral


Le frottement latéral Q f est la résistance au cisaillement (contrainte tangentielle)

pouvant être mobilisée au contact du pieu et du sol pendant leur déplacement relatif .il est pris

en compte seulement sur la hauteur D-D c . Il est assez difficile à évaluer et on s'intéressera aux

cas de sollicitations particulières. On le calcule par la formule suivante :

qf = K x a x tanç + c
v (3.9)
: étant le frottement latéral unitaire

Pour les sols purement cohérents. Le frottement latéral unitaire est donné par la formule

q =/lxc
f u (3.10)

: étant la cohésion non drainée du sol

Les valeurs du coefficient ( sont données dans le tableau 3.2. Toutefois, les valeurs de

q f obtenues avec la formule 3.10doivent être bornées supérieurement à une valeur plafond

Rfmax
qf= min
{( x c u ; qf max} ( 3 1 1 )

Pieu Forés (1) gros Forés Battus Injectés


diamètre
Fût en béton 0.6 0.7 0.7 -

Fûten acier -0 0.5 0.5 -

Faible pression - - - 1.0

Forte pression - - - 1.5

(1)pieux de diamètre >1,50m, barrettes, puis coulés à pleine fouille.

Tableau: 3.2 Valeurs du coefficient (pour quelques pieux.


Les valeurs de q f m a x s o n t données annexe 3.2

Pour les sols non cohérents (pulvérulents ou grenus), le frottement latéral unitaire est estimé
par:

qf _ K x a x tanp v (3.12)

Où a v est la contrainte effective verticale à mi-hauteur de la couche où l'on calcule le

frottement latéral (contrainte moyenne).

K et 9 sont respectivement le coefficient de poussée du sol sur le pieu et l'angle de frottement

interne de sol.

La valeur de est calculé par la formule suivent :

K _ il + ssii nn ccpp pour les pieux coulée sur place

1 + s i n q>
K = pour les pieux battu
l - s i n cp

Pour les sols cohérents le sol doit être assimilé, soit à un sol purementcohérent de
manière à être ramené à l'un des deux cas précédents.
Remarque:

• A titre indicatif, on adopte pour le frottement unitaire des sols non cohérents
(pulvérulents), les valeurs suivantes:
> limon, sable lâche ou craie molle: qf _ 35 kPa.

> sable moyen à très compact: q f = 80 à 120 KPa

> craie altérée: q f = 80 à 150 KPa

On peut généralement exprimer le frottement unitaire d'un sol par la formule :

K x a x tan (p
v a en prenant pour le facteur K x tan (p les
a valeurs suivantes:

> Sols pulvérulents : 0.30


> Argiles et vases: 0.20 à 0.25
> Pieux battus dans les argiles très molles: 0.10
> Pieux métalliques ou chemisés enduits de bitumes : 0.05

• Lorsque le frottement latéral le long du pieu est positif on dit que le pieu lasse plus
que le sol et c'est le cas le plus courant, le frottement latéral est dirigé vers le haut et
participe à la résistance du pieu et on a :
• Par contre, lorsque le frottement latéral est négatif on dit le sol tasse plus que le pieu et
surcharge ce dernier plutôt que de le soutenir, le frottement latéral est dirigé vers le
bas et la force portante s'en trouve réduite:

Qi = Q -Qf
P (3.14)

3.5 Calcul de la charge portante Qt à partir de l'essai au


Pressiomètre.
3.5.1 Qu'est-ce que lepressiomètre ?
C'est au milieu des années 1950 que Louis M E N A R D , Ingénieur Civil des Ponts et

Chaussées et Master of Sciences de l'Université de l'Illinois, met au point un appareil de

dilatation cylindrique qui, en dépit d'une théorie semi-empirique, est de nos jours l'essai

géotechnique in situ le plus utilisé en France. Le pressiomètre M E N A R D est un essai de

chargement de sol en place, réalisé à l'aide d ' u n e sonde cylindrique dilatable, laquelle est

disposée au sein du terrain, dans un forage préalable. Cette sonde, constituée de trois cellules,

est gonflée par de l'eau et de l'air comprimé, exerçant ainsi sur la paroi du forage des pressions

rigoureusement uniformes. Les déplacements de cette paroi s'accompagnent donc d'une

augmentation de volume de la sonde qui est alors lue, pour chacune des pressions, en fonction

du temps. Le pressiomètre représente un type d'essai géotechnique évolué puisqu'il permet

d'obtenir une relation entre contrainte (pression appliquée) et déformation (variation du

volume d'eau dans la sonde). Le pressiomètre est constitué de trois éléments principaux :

• Un contrôleur pression-volume (C.P.V)


Il permet d'exercer les pressions dans la sonde et de mesurer la variation
correspondante de volume de celle-ci. Il comprend un réservoir de liquide à niveau
visible (eau additionnée d ' u n peu d'antigel coloré afin d'améliorer la visibilité du
ménisque) ainsi q u ' u n système de mise en pression (manomètres pouvant atteindre
100 bars).
• Une sonde pressiométrique
Cette sonde se présente sous la forme d ' u n unique cylindre en acier, dont la partie
centrale de mesure est recouverte d ' u n e membrane souple. Une gaine plus rigide
recouvre ensuite l'ensemble de la sonde, isolant donc de part et d'autre de la cellule

centrale deux petites cellules de garde. Lors de l'essai, l'opérateur met sous pression
ces deux dernières grâce à un gaz comprimé, tandis que la cellule de mesure est
remplie par le liquide du C.P.V.
• Une tubulure de liaison
Les trois grandeurs déduites de l'essai pressiométrique, sont :
^ La pression de fluage PF :
La pression de fluage définit la limite entre le comportement pseudo-élastique et l'état
plastique du sol.
^ La pression limite PL :
Cette pression correspond à la rupture du sol en place (directement liée à la portance
maximale de celui-ci). Elle se traduit lors de l'essai pressiométrique par, sous une faible
augmentation de la pression appliquée, une forte augmentation du volume injecté, c'est-à-dire
de grandes déformations.
> Le module de déformation pressiométrique E :
A un coefficient près, ce module est égal à l'inverse de la pente de la partie linéaire de la
courbe pressiométrique nette. Cette partie linéaire représente en fait une réaction pseudo
élastique du sol sous la sollicitation pressiométrique. Le module E est directement lié à la
compressibilité du sol ; c'est pourquoi il est utilisé dans les calculs de tassements de sols.

Le pressiomètre est un appareil délicat à manier, qui donne une loi rhéologique complète (E,

Pf et Pl). Toutefois, le pressiomètre ne permet pas de donner de solutions pour des problèmes

de consolidation et de résistance au cisaillement.

Cet essai ne fournit qu'une reconnaissance ponctuelle (tous les mètres au mieux) au droit du

forage préalable. De plus, c'est essentiellement l'expérience de l'opérateur qui garantit la

qualité de ce type d'essai

Les annexes (3.4), (3.5) représentent les documents de réponse pour les essais de

Pressiomètre Ménard

UNITÉ DE CONTRÔLE o o
TUBUL'
COAXI,
1
SURFACE

RÉSERVOIR
DE GAZ

Figure: 3.6 Pressiomètre Ménard


3.5.2 Généralités
La méthode pressiométrique est fondamentalement empirique el sa propriété la plus
remarquable est qu'elle est applicable à tous les sols et à tous les types de pieux sans
limitation. Elle ne met cependant pas à l'abri des évolutions de certains sites pour des causes
naturelles ou artificielles (roches solubles, phénomènes de fontis, frottement négatif, efforts
parasites divers, ..) et tous ces points doivent être étudiés, le cas échéant.

3.5.3 Contrainte limite de pointe qp et résistance limite depointe Qp


La résistance à la pointe et le frottement latéral sont calculés à partir des pressions
limites mesurées au pressiomètre. La contrainte limite de pointe se calcule par application
d'une formule liant la pression limite Ple de l'essai pressiométrique à la pression de rupture
sous la pointe.

q = K (Pi - P ) + q
P p e 0 0 (3.15)

Dans laquelle P et q 0 sont respectivement les pressions horizontale et verticale totales des
0

terres au niveau considéré .Ces termes sont souvent négligés, ce qui nous donne:

qp = KpxPie (3.16)

P l e est la pression limite nette équivalente donnée par la formule:

p i e = i ; k £ 7 i ( S )^
p e-")
Avec :a= max { - ; 0.50 m}

b :min {a, h}

h : ancrage dans la couche où se situe la pointe du pieu.


La pression limite nette équivalente peut également être calculée a partir de la formule
suivante :
Pi e = V Pi 1 x P l 2 x Pi 3 (3.18)
Les trois valeurs P , P , P i 1 i 2 i 3 représentent les pressions limites P l mesurées un mètre au-
dessus de la pointe, au niveau de la pointe et un mètre en dessous de la pointe.
Pour une couche uniforme, on a :
Le coefficient de portance K est fonction de la catégorie du sol, de la nature du pieu et de la
hauteur d'encastrement équivalente De. Ses valeurs, données par le fascicule 62, sont fournies
au tableau 3.4
Eléments mis en œuvre sans Eléments mis en œuvre avec
Nature des terrains
refoulement du sol refoulement du sol

Argiles. Limons A 1,1 1,4


B 1,2 1,5
C 1,3 1,6
Sables. Graves A 1,0 4,2
B 1,1 3,7
C 1,2 3,2
Craies A 1,1 1,6
B 1,4 2,2
C 1,8 2,6
Marnes. Marno-calcaires 1,8 2,6
Roches altérées (1) 1,1 à 1,8 1,8 à 3,2
(1 ) valeur deKppour ces formations est prise égale à celle de la formation meuble du tableau à laquelle le matériau concerné
s'apparente le plus. Le calcul proposé ici n'affranchit, en aucun cas, d'avoir recours aux méthodes spécifiques de la mécanique des roches.

Tableau: 3.3 Valeurs de kp selon le _ fascicule 62.

La hauteur d'encastrement équivalente D e est donnée par la formule:

D = Pie^ S y m d z = ±Y.i
e PliXhi (3.19)

Avec :
> P (Z):
l Pression limite obtenue à la profondeur Z par interpolation linéaire entre
les P l mesurées Immédiatement de part et d'autre de cette profondeur ;
> hi: épaisseur de la couche rencontrée;
> D : hauteur d'encastrement réelle du pieu.

La résistance totale mobilisable par effort de pointe est donnée par


Qp=AxqP (3.20)

A étant la section droite du pieu,

Remarque:

Les valeurs de K P données dans le tableau 3.4ne sont valables que pour de vraies fondations,

c'est-à-dire pour un ancrage relatif ^ > 5

D'après la formule 3.15, un ancrage tel que a = — ou 0.5 mest toléré. Ceci est acceptable

lorsque le pieu est fiché dans une couche très résistante (rocher peu altéré par exemple). Dans
les sols meubles, il est vivement conseillé d'adopter un ancrage minimal de 3B avec un

minimum de 1.50 m dans la couche porteuse.

3.5.4 Frottement latéral Qf


Des corrélations ont été établies entre la pression limite Pl du sol el le frottement

latéral unitaire qf. La méthode générale consiste à choisir, en fonction de la nature du sol et du

type de pieu, une courbe représentant une relation particulière entre P l et q f

Les lois q f =f(P\) sont données par les courbes Q1 à Q7de la figure 3.6 et le choix de la courbe

à considérer est donné par le tableau 3.5. Les expressions mathématiques de ces courbes sont

données parle fascicule 62.

Figure: 3.7 Courbes de Frottement latéral unitaire limite le long du fût du pieu
N a t u r e du sol

Type de pieu Argiles. L i m o n s Sables. Graves Craies Marnes Roches

A B c A B c A B c A B

Foré s i m p l e Q, QI,Q2U1 Q2,Q3ili QI Q3 QA.QBUI Q3 Q4 Q5UI QS


Foré à la boue QL QI,Q2M QI Q 2 . QI 121 Q 3 ,Û 2 121 QI Q3 Q.» . Q 5 M QS Q4 QBIII QB
Foré t u b é
(tube récupéré) QI Û1,Q 2 131 QI Q 2 . QI 121 Q 3 . Q2121 QI Q2 Q 3 .Q 4 131 Q3 Q4
Foré t u b é
(tube perdu) QI QI Q2 141 Q2 Q3
Puits QI Q2 Q3 QI Q2 Q3 Q4 Q5 QB
Métal battu f e r m é QI Q2 Q2 Q3 14) Q3 Q4 Q4
Battu préfabriqué
béton Q
1 Q2 Q3 (4) Q3 Q4 Q4
Battu m o u l é QI c2 Q2 Q3 Ql Q2 Q3 Q3 Q4
Battu e n r o b é QI c2 Q3 Q4 141 Q3 Q4

Injecté basse
pression QI c2 Q3 Q2 Q3 Q4 QB
Injecté haute
pression 161 Q4 Q
s
Q 5 QE Q 5 Q 6 QE Q7GI
(1) Réalésage et rainurage en fin de forage.
(2) Pieux de grande longueur (supérieure à 30 mi.
(3) Forage à sec, tube non louvoyé.
(4) Dans le cas des craies, le frottement latéral peut être très faible pour certains types de pieux. Il convient d'effectuer une étude spécifique dans chaque cas.
(5) Sans tubage ni virole foncés perdus (parois rugueuses).
(6) Injection sélective et répétitive à faible débit.
(7) Injection sélective et répétitive à faible débit et traitement préalable des massifs fissurés ou fracturés avec obturation des cavités.

Tableau: 3.4 Choix de la courbe de frottement latéral.

3.6 Calcul de la charge portante Qi à partir de l'essai au Pénétromètre.


3.6.1 Qu'est-ce que le pénétromètre ?
Ces appareils sont constitués d'une tige métallique enfoncée dans le sol par battage ou

vérin pour mesurer la résistance à l'enfoncement en fonction de la profondeur.

Il existe deux sortes de pénétromètres:

3.6.1.1 Le pénétromètre dynamique


L'essai de pénétration dynamique est sans doute le plus ancien des essais

géotechniques in situ, son principe demeurant très simple, à l'instar du clou que l'on enfonce

dans une planche grâce à un marteau.

L'essai de pénétration dynamique permet de simuler le battage d'un pieu et de déterminer la

résistance dynamique que le terrain oppose à l'enfoncement de celui-ci. Il consiste à faire

pénétrer dans le sol par battage un train de tiges lisses, muni à son extrémité d'une pointe de

section connue. Le battage est assuré par une masse, appelée mouton, tombant d'une hauteur

bien déterminée.
Pour une énergie de battage constante, fonction des caractéristiques de l'appareillage utilisé,
on compte le nombre N de coups de mouton correspondant à un enfoncement donné du train
de tiges dans le terrain. Ce nombre purement empirique peut par la suite être transformé en
une résistance dynamique en fonction du type du pénétromètre utilisé.
Ainsi, l'essai de pénétration dynamique permet d'obtenir des renseignements relatifs :

• à la succession des différentes couches de terrain,


• à l'homogénéité globale d'une couche donnée (présence d'anomalies locales),
• au repérage d'une couche résistante dont l'existence est déjà connue.

L'essai de pénétration dynamique est un outil économique, facile à mettre en œuvre, ce qui
permet la reconnaissance des sols sur un assez grand nombre de points, et ce en un minimum
de temps.
Les résultats des essais de pénétration dynamique sont fournis sous forme d'un diagramme en
coordonnées normales où est reportée, en fonction de la profondeur (pas de 10 cm en général),
la valeur de la résistance dynamique en bars, déduite de l'application de la formule de battage
choisie par l'entreprise
Ce diagramme présente donc un profil de la résistance du terrain jusqu'à la profondeur de fin
de l'essai.

Dans la mesure où les résultats obtenus ne mettent en jeu que la résistance de pointe, le
pénétromètre dynamique permet une estimation en continu de la résistance du terrain.
Il est en outre impératif de noter que le pénétromètre dynamique ne doit jamais être utilisé
seul. En effet, cet essai présente un caractère empirique.
Le pénétromètre dynamique n'est pas adapté à l'étude des sols très lâches et des sols
cohérents : dans les niveaux argileux très plastiques, le frottement assez important du terrain
contre les tiges peut fausser l'interprétation de l'essai.
L'essai de pénétration dynamique donne essentiellement des indications qualitatives sur les
caractéristiques du sol
Les annexes, (3.6), (3.7) représentent les documents de réponse pour les essais de pénétration
dynamique

3.6.1.2 Le pénétromètre statique (Annexe 3.8)


Après l'essai de pénétration dynamique, voyons l'essai de pénétration statique. Le
principe : l'enfoncement d'une tige dans le sol. Alors la différence?
L'enfoncement est réalisé en continu et à vitesse constante, il est couplé avec un
enregistrement des paramètres.
Je recommande ce type d'essai, offrant une interprétation des résultats plus précis et plus
fiables.
Plusieurs types de machine existent :

• le pénétromètre statique léger : machine peu encombrante, profondeur d'investigation


limitée par son poids
• le pénétromètre statique-dynamique lourd : environ 18 à 20T, se présente sous la
forme d'un camion et permet de disposer des meilleurs résultats, je recommande son
utilisation dans un maximum d'études géotechniques. Bien sûr, s'agissant d'un essai
"aveugle", il devra être complété par des sondages permettant de visualiser la nature
exacte du terrain (sondages à la pelle, forages destructifs).

Grâce à cet essai, on obtient de nombreuses valeurs :


• la résistance de pointe, c'est-à-dire la force nécessaire pour provoquer la rupture du sol
sous une pointe avec un diamètre et un angle normalisé.
• le frottement latéral que subit le train de tige. Le frottement latéral donne
d'importantes précisions sur la nature du sol, par exemple, une argile exerce une force
de frottement beaucoup plus élevée qu'un sable.

3.6.2 Généralités
Il existe une similitude de sollicitation du sol entre un essai au pénétromètre statique et
un pieu soumis à une charge verticale centrée et cela laisse supposer que cet essai permet
d'obtenir une bonne appréciation de la force portante des pieux. Cet essai, qui se fait par
enfoncement des tiges dans le sol se fait à vitesse constante et lente au moyen de vérins, est
limité aux pieux fichés Jans des terrains meubles.

Selon le fascicule 62, la hauteur d'encastrement équivalente est donnée par la formule :
D
e = i H~ceC C l c (z) dz(3.21)

• q ce représente la résistance de pointe équivalente du sol sous la base de la fondation,


calculée suivant les indications du paragraphe 3.
• q (z) est la résistance de pointe lissée donnée à la profondeur z par l'essai
pénétrométrique.
• d est généralement pris égal à 0, sauf s'il existe des couches de très mauvaises
caractéristiques en surface, dont on ne désire pas tenir compte dans le calcul de
l'encastrement.
3.6.3 Contrainte limite qp sous la pointe.
La contrainte limite ou pression limite sous la pointe est donnée par:

q p = KX c q e(3.22)
c

Dans laquelle représente te coefficient de portance. Ce coefficient dépend de la nature du

sol et du mode de mise en œuvre du pieu (foré ou battu) et traduit la proportionnalité entre la

résistance de pointe du pieu et celle du pénétromètre. Ses valeurs, données par le fascicule 62

sont présentées dans le tableau 3.6.

Les catégories de sol A, B, C sont définies au tableau3.7

Tableau: 3.5 Valeurs de kc selon le fascicule 62

La résistance de pointe équivalente est donnée par la formule:


_ 1 RD+3a
hJ-QrtXJr>_ 6 qce (Z) rfz(3.23)

a : max { - , 0.50m}

b: min{a, h}, h étant l'ancrage de la fondation dans la couche porteuse :

qce :Résistance de pointe corrigée (figure 3.6)


Figure: 3.8 Résistance de pointe équivalente.

est obtenue comme suit:

• Calcul de la contrainte moyenne qc m , sur la hauteur b à +3a par rapport àla base du
pieu.

• Plafonnement à 1.3 q c m des résistances supérieures à cette valeur, soit q ce (z) le


diagramme écrêté.

• calcul dc la nouvelle moyenne avec prise en compte des valeurs plafonds

Pressiomètre Pénétromètre
Classe de sol
fp (MPa) <j c (MPa)

A Argiles et limons m o u s < 0,7 < 3,0


Argiles. Limons B Argiles et limons fermes 1,2 à 2,0 3,0 à 6,0
C Argiles très fermes à dures > 2,5 > 6,0
A Lâches < 0,5 <5
Sables. Graves B M o y e n n e m e n t compacts 1,0 à 2,0 8,0 à 15,0
C Compacts >2,5 >20,0
A Molles < 0,7 <5
Craies B Altérées 1,0 à 2,5 > 5,0
C Compactes >3,0
A Tendres 1,5 à 4,0
Marnes. Marno-calcaires
B Compacts >4,5
A Altérées 2,5 à 4,0
Roches f i t
B Fragmentées >4,5
(!) L'appellation de roches altérées ou fragmentées peut regrouper des matériaux calcaires, schisteux ou d'origine granitique. S'il est difficile parfois de fixer des
limites précises avec les sols meubles qui constituent leur phase finale d'évolution, on réservera toutefois cette classification aux matériaux qui présentent des
modules pressiométriques supérieurs à 50 à 80 MPa.

Tableau: 3.6 Catégories conventionnelles de sols.


Remarque:

• Les valeurs de k c données dans le tableau 3.6 ne sont valables que pour de vraies
fondations profondes, c'est-à-dire pour une hauteur d'encastrement équivalente telle
que — > 5

• D'après la formule 3.20, un ancrage tel que a = - ou 0.50 m est toléré. Dans les sols
meubles, il est vivement conseillé d'adopter un ancrage minimal de 3B avec un
minimum de 1.50 m dans la couche porteuse.

3.6.4 Frottement latéral unitaire limite,


Il est difficile et peu pratique d'évaluer le frottement latéral unitaire le long du pieu à
partir du frottement mesuré lors de l'essai pénétrométrique mais il existe une relation entre le
frottement latéral unitaire limite q f du pieu et la résistance à la pénétration statique q c :

q f = ^(3.24)

Les valeurs du coefficient/? ont été données dans le tableau 3.2 plus haut.

Néanmoins, comme précédemment (paragraphe 4.3), il convient de plafonner la valeur de q f


donnée par cette formule, soit:

q = m in [ j , q m ax}(3.25)
f f

3.7 Tassement d'un pieu isolé


Le tassement d'un pieu isolé sous les charges usuelles (combinaisons quasi
permanentes, ou même rares) est en général faible et ne constitue pas un paramètre de calcul
déterminant pour la plupart des structures de génie civil. Dans certains cas de groupes de
pieux, il peut être, par contre, impératif de prévoir le tassement, et une estimation fiable
suppose, bien souvent, que l'on soit déjà en mesure d'estimer correctement le tassement d'un
pieu isolé.
L'interprétation des résultats de l'ensemble des essais de chargement en vraie grandeur
effectués par les Laboratoires des Ponts et Chaussées montre que le tassement en tête des
pieux n'excède que très rarement le centimètre, sous une charge de référence égale à 0,7 Q p et
ce, pour une gamme de pieux dont la longueur de fiche varie de 6 à 45 m et dont le diamètre
B est compris entre 0,30 et 1,50 m. Ces résultats permettent de proposer les règles simples

suivantes pour estimer, dans les cas courants, le tassement sous la charge de référence 0,7 Q p

• pour les pieux forés :S r e f = 0,006 B (avec des valeurs extrêmes de 0,003 et 0,010
B) ;
• pour les pieux battus :S r f = 0,009 B (avec des valeurs extrêmes de 0,008 et 0,012
e

B) ;

Lorsque les pieux comportent une partie libre importante (pieux colonnes, double chemisage),

il y a lieu de corriger ces valeurs en ajoutant le raccourcissement propre des pieux sur leur

hauteur libre.

Le tassement en tête d'un pieu isolé peut être calculé de manière plus précise si l'on connaît

les lois de mobilisation du frottement Ten fonction du déplacement vertical S du pieu en

chaque section de celui-ci, ainsi que la loi de mobilisation de l'effort de pointe q en fonction

du déplacement vertical Sp de celle-ci (méthode des fonctions de transfert de charge). Une

méthode de détermination de ces lois à partir du module pressiométrique E M , des valeurs de

frottement latéral limite q s et de la résistance limite en pointe qP, calculées dans les conditions

définies dans le paragraphe 5, est proposée à la figure 3.8.

Figure : 3.9 Lois de mobilisation du frottement latéral et de l'effort de pointe unitaires

K = 2 E m / B K p = 1 1 Em / B (3.26)
t

Pour les pieux forés dans des sols granulaires, les valeurs suivantes sont proposées par le

fascicule 62, titre V

Kt = 0 . 8 E m / B Kt = 4 . 8 EM/B (3.27)
En l'état actuel de nos connaissances, cette méthode semble fournir des résultats satisfaisants
pour des charges dont la valeur n'excède pas celle de la charge de référence 0,7 Q P
Pour les pieux battus dans les sols fins ou des sols granulaires, on pourra, pour le moment,
retenir les mêmes règles.

Le recours aux méthodes de fonctions de transfert de charge nécessite l'utilisation de


l'ordinateur afin de résoudre l'équation d'équilibre sous chaque palier de chargement. Cela est
dû aux non-linéarités introduites par les lois de mobilisation ou à leur hétérogénéité traduisant
l'hétérogénéité du sol. La méthode des différences finies ou la méthode des matrices-
transferts permettent alors d'utiliser la solution analytique dans chaque couche homogène du
système sol-pieu.
De nombreuses études théoriques en milieu linéaire élastique isotrope ont été menées dans le
but de prévoir le tassement des pieux dans de tels milieux et des abaques sont disponibles.
La difficulté des méthodes élastiques réside, en fait, dans le choix du module d'Young à
prendre en compte. Celui-ci peut être déterminé à partir de corrélations avec les
caractéristiques du sol (cohésion non drainée Cu dans le cas des argiles et indice de densité ID
dans le cas des sables) ou, encore mieux, à partir d'un essai de chargement de pieu en vraie
grandeur.

3.8 FROTTEMENT NEGA TIF SUR LES PIEUX.


3.8.1 Description du phénomène.
Le frottement négatif se manifeste lorsque le terrain traversé par le pieu est le siège
d'un tassement ou lorsqu'une couche du sol prend appui sur le pieu et le charge. Ceci se
produit dans trois cas principaux, lors du rabattement d'une nappe phréatique, en raison de la
surcharge de couches très compressibles par des remblais ou pendant la consolidation du sol.
La charge ainsi ajoutée peut être grande. Le sol s'enfonce par rapport au pieu et non l'inverse
comme c'est le cas dans des conditions courantes de sollicitations des pieux. S'il y a
déplacement, il se produit alors un frottement au contact

sol-pieu (voir figure 3.9). Il se développe donc un frottement latéral dirigé vers le bas qui
provoque un effort de compression dans le pieu.
3.8.2 Principe de l'évaluation du frottement négatif maximal
On calcule la valeur maximale, à long terme, par la méthode suivante (Figure 3.9).

1 * R
1, H
i 1 N

1 \fn
z
r D 1 -
a
'h
s.
1
2fl
T \
s2
t
CL
N niveau de la nappe et terrain naturel S-| sol compressible
R remblai S2 substratum
Q p = Û + G sf

Figure : 3.10 Évaluation du frottement négatif sur un pieu isolé

À un niveau donné z , la valeur du frottement négatif unitaire limite est donnée par :

f =o
n H tan ô = av tan ô

Avec :

• a H et a v contraintes effectives à long terme horizontale et verticale, à l'interface sol-


pieu,
• K rapport —

• S angle de frottement du contact sol-pieu.

On en déduit le frottement négatif total dans le remblai et la couche de sol compressible :

G K tan 5 d
sf = P f _ h °v z(3.28)
Avec :

• P : Périmètre du pieu (2 n R pour un pieu circulaire, R rayon du pieu),


• H : hauteur du remblai,
• h : hauteur d'action du frottement négatif dans le sol compressible.

Type de pieu

Nature du terrain Pieux


Pieux Pieux
forés
forés battus
tubés

Tourbes sols organiques 0,10 0,15 0,20

Argiles mous 0,10 0,15 0,20


Limons fermes à durs 0,15 0,20 0,30
très lâches 0,35
Sables
lâches 0,45
Graves
autres 1,00

Tableau : 3.7 Valeurs du terme K tan 5 pour l'évaluation du frottement négatif

On pourra adopter les valeurs de K tan S données au tableau 3.8, dépendant de la nature du

sol et du type de pieu.

Un moyen utilisé pour réduire le frottement négatif consiste à enduire les pieux de bitume, du

moins dans les sols fins. Dans ce cas, le produit K tan S est pris égal à 0,05 au maximum.

3.8.3 Hauteur d'action du frottement négatif


La hauteur h ne représente pas forcément toute la couche de sol compressible. En

effet, le frottement négatif n'apparaît que si le tassement du sol autour du pieu est supérieur au

tassement propre du pieu. En pratique, on retiendra pour h l'une ou l'autre des deux valeurs

suivantes, selon la qualité du sol.

• En sol suffisamment compressible

h 1 : profondeur où la contrainte a v devient égale à la contrainte effective préexistante à toute

surcharge et en l'absence du pieu. Cette condition n'est possible que si l ' o n prend en compte

un effet d'accrochage du sol autour du pieu (§ 3.8.4).

• En sol très peu compressible

Où, manifestement, la valeur calculée pour h1 est excessive :

Modélisation Numérique D'un Pieu Isolé Sous Charge Axiale


h 2 :profondeur où le tassement prévisible final du sol atteindra, après mise en place du pieu,

0,01 B (où B = 2 R est le diamètre ou la largeur du pieu).

Ce tassement peut être calculé par les méthodes œnométriques habituelles (calcul à effectuer

sans tenir compte de la présence du pieu).

3.8.4 Contrainte verticale effective a'v. Effet d'accrochage


L'expression générale de la contrainte verticale effective à l'interface sol-pieu est de la
/

forme suivante dans les intervalles où d a 1 ( z ) /dz est constant :

1 d a\(z) 1 da^(z)
= +e <<0) -
m dz m dz (3.30)

avec m
,2
K tan <5 où A, coefficient d'accrochage.
1+A R (3.31)
prend les valeurs suivantes,
si K tan <5« 0,15,
1 (3.32)
A=
0,5 + 25 K tan <5
(3.33)
A = 0,385 - K tan S si 0,15 K tan 5 « 0,385 ,
A= 0 si K tan 33= 0,385 , (3.34)

(z) contrainte verticale effective à l'emplacement du


pieu, régnant en l'absence de celui-ci ;
A = 0 (et m = 0) correspond à l'accrochage maximum pour lequel :

O.I7:
àai(z)
, Il , -- 7 —-j—- -,(7! (3.35)

A = oo correspond à l'accrochage nul pour lequel :

(Jy(Z) = 0
(pas de frottement négatif).

• Dans le cas simple d'un sol homogène de poids volumique déjaugéy'

situé sous un remblai apportant une surchargeA a ' ( z ) Figure 3.10


Figure: 3.11 Calcul du frottement négatif pour un pieu isolé dans un sol homogène

chargé par un remblai

01 '(z) = y'z +AO (z)

l'expression de o1 '(z) à prendre en compte pour le calcul du frottement négatif devient :

oy'(z) - - [ / +
m dz
]+ e [ov'(0)+
-mz
m v dz
)] (3.36) (3.36)

Le frottement négative total, dans la couche compressible, j u s q u ' à la cote z est donné par :

GSF = 2 n R K t AN < ? [y 'Z + A a ' (Z) - A a ' ( 0) + AoV ( 0) - AoV ( z ) ] (3 3 7 )

• Dans le cas général où X ^ 0 ( ou m ^ 0) a v ( z ) est inférieur à a{(z)et atteint la valeur


à une certaine profondeur. Cette profondeur h1 détermine un point neutre au-
dessous duquel il n ' y a plus de frottement négatif.

On obtient alors :

• Si h (calculé) < D

Gsf = 2 n R K 1a n S [ A a ' ( h 1 ) - A a ' ( 0 ) + A 0V ( 0 ) ] (3.38)


• S i h1 (calculé) > D

Gsf = 27TR£TAN£ ^ ' D + A ' (D) _ A ' (Q) + A a v ' (Q) _ A a v ' ( D ) ] (3.39)

Dans le cas où l'on peut considérer la surcharge comme uniforme et indéfinie


A a ' ( z ) = q0 et l'accrochage comme maximal dans le remblai

a v ( 0 ) = ° l ( 0 ) = q0 Ces expressions deviennent :

• Si hi (calculé) < D

„ 2nRKtan 5 . ,
(3 40)
G
sf = — - — qo

(Proportionnalité entre G s f et q 0 )
• S i h1 (calculé) > D

Gsf = 27TR£TAN£ ^ ^ + qQ _ Aa v ' (D ) ] (3.41)

Il y a lieu, évidemment, d'ajouter le frottement négatif dans le remblai sus-jacent.


Si h 2 est largement inférieur à h 1 ou à D (sol très peu compressible), on utilise les mêmes
méthodes jusqu'à Z = h 2 uniquement.

Dans un but de simplification, on peut parfois se contenter d'estimer une borne supérieure du
frottement négatif en supposant que l'accrochage est maximal, soit X = 0 (ou m = 0)
conduisant à :

a' ( z) = q o+Y'z (3.42)

L'application de cette relation au cas courant de la figure 3.9 conduit à la force totale de
frottement négatif limite :

(3.43)

Ce type d'expression, fréquemment employé, donne donc une borne supérieure du frottement
négatif limite, l'accrochage étant maximal (X = 0) et la prise en compte du frottement négatif
se faisant dans toute la couche du sol compressible
h = D ce qui peut être justifié dans le cas d'une surcharge q 0 sur un sol suffisamment
compressible.
PARTIE B : ETUDE NUMERIQUE

CHAPITRE 4 : LES LOIS DE COMPORTEMENT


4.1. Introduction
Dans les méthodes de calcul des ouvrages, les matériaux du Génie Civil (sols, bétons,
roches, métaux, liquides, gaz) sont assimiles le plus souvent à des milieux continus. Comme
tout milieu continu, ces matériaux sont soumis à un certain nombre de principes généraux de
la physique et de la mécanique, tels que la conservation de l'énergie, la conservation de la
quantité de mouvement, etc. L'expérience quotidienne montre cependant que, sous l'effet des
mêmes actions extérieures, des volumes identiques d'acier, de sable et d'eau, par exemple, ne
se comportent pas de la même manière. Les lois générales de la physique ne permettent pas de
distinguer le comportement de ces différents matériaux. Il convient donc de caractériser le
comportement spécifique du milieu continu, équivalent au matériau étudié. C'est l'objet de la
loi de comportement, associée à un matériau, qui caractérise son évolution sous l'effet
d'actions extérieures données ; elle est propre à ce matériau et traduit, lorsque l'on passe d'un
matériau a un autre, les différences de comportement observées dans la pratique.

4.2. Lois de comportement et mécanique des milieux continus


Une loi de comportement exprime les relations existantes entre les contraintes (les
contraintes effectives, dans le cas d'un sol saturé) et les déformations d'un petit élément de
volume macroscopique de matériau .La connaissance de cette loi est indispensable pour
rendre complet le système des équations de la mécanique des milieux continus ou du calcul
des structures. En effet, tout problème de mécanique comporte quinze inconnues, à savoir les
six composantes indépendantes du tenseur des contraintes (oij), les six composantes
indépendantes du tenseur des déformations (Sj) et les trois composantes du champ de
déplacements (u i ). Pour résoudre le problème, on dispose de trois équations scalaires
traduisant l'équilibre local du système mécanique et de six équations cinématiques exprimant
les déformations à partir des dérivées partielles du champ de déplacements :

GijJ + f - P i=
ti 0
(41)

Sy = 1 / 2 ( U i j .Uj i ) (4.2)

Où les f représentent les composantes des forces de masse et p l a masse volumique du

matériau. La virgule dans les indices permet de distinguer la dérivation par rapport à une
composante des coordonnées: par exemple, ui,j représente la dérivation de la composante ui
du déplacement par rapport à la composante j des coordonnées (x i ) . La notation u i
symbolise la dérivation seconde de la composante u i du déplacement par rapport au temps.
La résolution du problème nécessite donc six équations complémentaires ; ces équations sont
fournies par la loi de comportement, qui relie le tenseur des contraintes au tenseur des
déformations. Les six équations de comportement peuvent prendre des formes très diverses,
mais le schéma élastoviscoplastique permet une description relativement satisfaisante du
comportement des massifs de sol sous des sollicitations monotones.

4.3. Lois de comportements linéaires des matériaux

4.3.1. Modèle élastique linéaire isotrope (loi de Hooke)


Les lois de comportement décrivent les relations entre les contraintes a i j et les

déformations Sj dans un solide. La plus simple est celle qui relie linéairement les

déformations aux contraintes, c'est l'élasticité linéaire donnée par la loi de Hooke.

L'élasticité linéaire et isotrope dans un solide est caractérisée entre autre par la linéarité et la

réversibilité des déformations. Elle s'exprime par deux équations principales :

(1+v)
l-^Tl/j Vv
Sj = - — E
Oij - - Okk Oij (4.3)

(1+v) _ E .v
_
°ij = S i j - Skk Oij (4.4)
(1+1?) ( 1 - 2 v )

Ou :
E : module de Young,

v: est le coefficient de poisson,

8ij : est l'indice de Kronecker.

On aura donc une relation entre E et G de la forme :

E
G = — et I = G. Y (4.5)
2 ( 1 + 17) '

G : module de cisaillement

Y : Déformation angulaire

L'hypothèse la plus élémentaire pour définir le comportement élastique du sol est donc de
considérer que le matériau est isotrope et homogène et ainsi approcher son comportement à
l'aide de la loi de Hooke généralisée, ce qui permet de caractériser le comportement du sol
avec un minimum de paramètres. Le modèle à un paramètre représentant le solide élastique
est le ressort.

Modèle analogique

Figure : 4.1 Principe de loi de comportement élastique

Le cas de l'élasticité linéaire correspond à la situation dans laquelle il existe une relation
linéaire entre le tenseur des contraintes et le tenseur des déformations élastiques. Ce n'est
généralement pas le cas des sols qui, même pour de faibles déformations, ont un
comportement élastique non linéaire.

4.3.2. Loi de comportent élastique parfaitement plastique


Les lois de comportement utilisées couramment par les ingénieurs pour décrire les massifs de
sol sont des lois élastoplastiques parfaites (sans écrouissage), composées d'une élasticité
linéaire isotrope ou anisotrope, d'un critère de plasticité et d'un potentiel plastique.
L'application de ces modèles s'est révélée très fructueuse et a permis d'analyser la rupture des
massifs de sol dans les problèmes de fondations, de pentes, de tunnels, de soutènements, etc.
Les principaux critères de plasticité employés sont présentés dans le tableau suivant :

Type de critère Formule de critère N Type de sol


Tresca a i -a 3 -2cu cu Argiles et limons à court terme

Mohr-Coulomb a i - a 3 - s i n ^ ( a i + a 3 ) -2c. s i n ç C et ç La plupart des sols à long


terme.
Drucker-Prager ^ J 2 - a I i - k ou q - ap - k K et a Sables et argiles à long terme.

Matsuoka-Nakai (I1I2 / I 3 ) - k K Sables


(1974)
2 K
Von Mises J2 - K Métaux

Figure : 4.1 Tableau Critères de plasticité usuels pour les sols.


n : est le nombre de paramètres du critère
Les invariants de contraintes sont définis par les relations suivantes :

I1=axx + ayy + azz (4.6)

2 2 2
I2= axx ayy + axx azz + ayy azz - axy - axz - ayz (4.7)

I a
3 xx ayy azz - a
xx azy - a
yy axz - a
zz axy -
2axy a
yz a
xz ( 4
' 8 )

9 9 9 9 9
J 2 = [(axx - ayy) + ( a x x - a z z ) + (ayy -azz ) ] / 6 + ( axy ) + ( a x z ) + ( a y z ) (4.9)

Des analogies peuvent être établies entre les critères de Mohr- Coulomb et de Drucker-Prager,
qui permettent de relier les paramètres a , P et k au paramètre^

2 s i n (Û
a = -;=; :—r (4.10)
V3 ( 3 - s i n p )

6 c cos (p
k = -F=; :—: (4.11)
V3 ( 3 - s i n p )

Figure :4.2 Comparaison des critères de Mohr-coulomb et tresca dans


l'espace des contraintes principales d'après Itasca (2000).
Figure :4.3 Comparaison des critères de Drucker-Prager et Von-Mises dans
l'espace des contraintes principales d'après Itasca (2000).

0 £p C S3 Model analogique
A

Figure :4.4 Comparaison des critères de Drucker-Prager et Von-Mises dans


l'espace des contraintes principales d'après Itasca (2000).

La déformation totale est définie comme la somme d'une déformation réversible (élastique) et
d'une déformation irréversible (plastique)

de = ds e +ds p (4.12)
4.3.3. Loi de comportement de Mohr-Coulomb
Cette loi élastique parfaitement plastique est utilisée pour décrire de manière

approchée le comportement des sols pulvérulents (sables) et des sols cohérents à court et à

long terme

(argiles et limons). Dans l'espace des contraintes principales (a1 a3 ) ,la surface de rupture

est une pyramide de section hexagonale d'équation:

F ( a i j )= |a 1 - a 3 |-( a 1 + a 3 )sinp - 2 c cos p = 0 (4.13)

Ou a 1 et a 3 représentent les contraintes principales extrêmes ( a 1 > a 3 ) avec la convention de

signe suivante : les compressions sont comptées positivement). Lorsque ( p = 0° et y = 0°),

L a loi est appelée loi de Tresca et est utilisée pour l'étude des sols cohérents à court terme ; la

pyramide dégénère alors en cylindre.

Le potentiel plastique s'écrit :

G ( a i j ) = |a1 - a 3 | - ( a 1 + a 3 ) s i n y (4.14)

Lorsque les angles p et y sont égaux la règle d'écoulement est associée.

4.3.3.1. Détermination des paramètres du critère de Mohr-Coulomb


La partie élastique du comportement est définie par l'élasticité linéaire isotrope de

Hooke. Au total, le modèle comprend cinq paramètres : E (module de Young) , u (coefficient

de Poisson),c (la cohésion),p (angle de frottement) , y (angle de dilatance) . Ces paramètres

sont déterminés couramment à partir des résultants d'essais de laboratoire (oedométre et

appareil triaxial). La figure 4.5 représente la modélisation d'un essai triaxial de compression

par la loi de Mohr- Coulomb. La valeur des paramètres se déduit d'une identification entre

cette représentation et les tangentes et asymptotes aux résultats d'essais reportées sur les

mêmes diagrammes. Cette figure montre également qu'il y a cinq inconnues pour quatre

équations et qu'il faut donc au moins deux essais triaxiaux pour déterminer tous les

paramètres. En général, trois essais sont réalisés à différentes pressions de confinement. La

cohésion c et l'angle de frottement sont aussi traditionnellement calculés dans le plan de

Mohr (a, x) à partir des états de contraintes à la rupture, estimés pour chaque essai triaxial.
Figure : 4.5 Modélisation d'un essai triaxial de compression

4.4. Les Modules élastiques

4.4.1. Module de Young


Le module de Young (module d'élasticité longitudinale) est la constante qui relie la

contrainte de traction (ou de compression) et la déformation pour un matériau élastique

isotrope.

Le physicien britannique Thomas Young (1773-1829) avait remarqué que le rapport entre la
contrainte de traction appliquée à un matériau et la déformation qui en résulte (un
allongement relatif) est constant, tant que cette déformation reste petite et que la limite
d'élasticité du matériau n'est pas atteinte. La loi d'élasticité est la loi de Hooke :

a = E. s (4.15)

Où :

• G : la contrainte
• E : le module de Young

• s : l'allongement relatif, ou déformation


Figure : 4.6 Diagramme contraintes-déforma tions

4.4.2. Coefficient de Poisson


contraction transversale unitaire (lo-l)/lo
D =
allongement axial unitaire (L—Lo)/Lo
(4.16)

Le coefficient de Poisson fait partie des constantes élastiques. (Siméon Denis Poisson) Il est
compris entre -1 et 0,5. Les valeurs expérimentales obtenues dans le cas d'un matériau
parfaitement isotrope sont très proches de la valeur théorique (1/4). Pour un matériau
quelconque, on obtient en moyenne 0,3. Il existe également des matériaux à coefficient de
Poisson négatif : on parle alors parfois de matériaux aux étiques.

4.4.3. Le Module volumique

C'est la constante qui relie la contrainte au taux de déformation d'un matériau isotrope soumis
à une compression isostatique. Il permet d'exprimer la relation

Figure : 4.7 Illustration de compression uniforme


de proportionnalité entre le premier invariant du tenseur des contraintes et le premier invariant

du tenseur des déformations :

S= K e (4.17)

Où :

• K le module volumique.
i
• S= On est la contrainte isostatique

• e = X £ii = £11 + £ 2 2 + £33 est le taux de déformation isostatique.

Le module d'élasticité isostatique représente la relation de proportionnalité entre la pression et

le taux de variation du volume :

AP = -K . AV/V o (4.18)

Le module volumique à quelque synonymes comme : (bulk modulus en anglais) Le module

d'élasticité isostatique, module d'élasticité à la compression isostatique, module de rigidité à la

compression, module d'élasticité cubique, module de compressibilité, module de compression

hydrostatique

4.4.4. Le Module de cisaillement


La déformation produite par les tensions résultant d'un couple de forces tangentielles

est le cisaillement pur. Elle se traduit par une déformation angulaire dont l'angle y est

proportionnel à i ; c'est le second aspect de la loi de H O O K E :

i = G •y (4.19)
Figure : 4.8 Schéma de principe du cisaillement

La relation entre modules élastiques pour des matériaux homogènes et isotropes K, E, G et

U sont les suivent :

Couple de K Module E Module G Module de U Coefficient


paramètres volumique de Young cisaillement depoisson
( E .G ) E.G E G ^ -1
2G
3(3G - E )

( K . G) K 9GK G 3K - 2G
3K +G 2(3 K + G)
(E. U)
E E Ev U
3(1 - 2v) (1 + v ) ( l - 2v)
(G. U)
2G (1 + v) 2G(1 + v ) G U
3(1 - 2v)
(K. U)
K 3K(1 - 2v) - 2v) U
2(1 + v )

(K .E) K E 3K(3K - E) 3K-E


9K-E 6K

Tableau 4.2 Les relations entre les modules élastiques


PARTIE B : ETUDE NUMERIQUE

CHAPITRE 5 : LE CODE FLAC


5.1. C'est quoi FLAC ?
FLAC (Fast Lagrangian Analysis of Continua), C'est un code en différences finies

développé par la société américaine ITASCA Consulting Group en 1986. Il simule le

comportement des structures en sols, en roches ou autres matériaux qui se plastifient quand

leur surface de charge est atteinte. Les matériaux sont représentés par des éléments ou des

zones qui forment le maillage ajusté par l'utilisateur pour avoir la forme de l'objet à modéliser.

Chaque élément se comporte selon sa description par une loi contrainte/déformation linéaire

ou non linéaire aux chargements appliqués ou aux conditions aux limites imposées. Le

matériau peut se plastifier et s'écouler, et le maillage peut se déformer (en mode grande

déformation) et se déplacer avec le matériau qu'il représente.

Une des spécificités de FLAC (et de tous les logiciels ITASCA) est le macro-langage FISH,

qui permet à l'utilisateur de définir de nouvelles variables, procédures, sorties graphiques, et

même d'écrire sa propre loi de comportement. La formulation de FLAC est parfaitement

adaptée à la modélisation des problèmes de géo-mécanique en plusieurs phases, comme une

séquence excavation - construction - chargement.

Starfield et Cundall, fondateurs du Code FLAC, ont insisté que la méthodologie des

modélisations numériques en géo-mécanique doite être différente de celle de l'ingénierie de

structure. Ils ont signalé qu'il est impossible d'obtenir des données complètes sur les sols ou

les roches du site; par exemple : l'état des contraintes initiales, les propriétés et les

discontinuités ne peuvent être que partiellement bien connues. Cette situation est incompatible

avec la conception suivie dans les logiciels populaires utilisés pour la conception (boite noire

qui accepte uniquement d'un côté l'introduction des données et de l'autre côté donne les

résultats de prédiction du comportement).

Au contraire, les logiciels en géo mécanique doivent être conçus et utilisés pour découvrir les

mécanismes en absence des données nécessaires pour la prédiction. Quand le comportement

du système est défini, il est approprié d'utiliser des calculs simples de la conception du

processus.

D'une autre manière, les logiciels en géo mécanique ne doivent pas être utilisés uniquement

dans la conception, mais aussi comme un outil d'expérimentation numérique qui aide et donne

au concepteur un aperçu sur les mécanismes possibles.

Avant de discuté les particularités du code FLAC2D et FLAC3D il est nécessaire de donné un

aperçu rapide sur la méthode de différences finies adopté dans FLAC (2D et 3D).
DATE VERSION MAJOR ADDITIONS
Février 1986 Ver. 1.0 First commercial release ofthe PC version.
Mars 1987 Ver. 2.0 Interface logic added.
Novembre 1988 Ver. 2.1 Thermal and creep options made available.
juin 1989 Ver. 2.2 Goundwater flow added.
Septembre 1991 Ver. 3.0 FISH added. Dynamic option made available.

Novembre 1992 Ver. 3.2 FISH constitutive modeling capability added.


Avril 1995 Ver. 3.3 Pile elements and CamClay model added. New manual
prepared.
Septembre 1998 Ver. 3.4 Windows-console version, and manual provided on CD-
ROM

Tableau : 5.1 Historique de développement de FLAC

5.1. Méthode des différences finies :

Comme le soulignent Billaux et Cundall (1993), la méthode des différences finies est
l'une des plus anciennes méthodes de résolution numérique d'un système d'équations
différentielles. Pour des conditions initiales et des conditions aux limites données, la solution
est unique.
La plupart des méthodes utilisant les différences finies adoptent une discrétisation du milieu
en mailles rectangulaires exclusivement. L'approche retenue par Itasca est basée sur la
méthode de Wilkins (1964), qui permet de formuler les équations des différences finies pour
des éléments quelconques. On peut leur donner n'importe quelle forme aux limites et, faire
varier les propriétés d'un élément à l'autre. De ce point de vue, elle est donc aussi
performante que la méthode des éléments finis.
Dans cette méthode, chaque dérivée est remplacée directement par une expression algébrique
écrite en fonction des variables de champs (c'est-à-dire les contraintes ou les déplacements)
uniquement définis au niveau de points discrets dans l'espace.

De plus, le code FLAC se distingue essentiellement par son schéma de résolution explicite,

qui permet de ne combiner les matrices élémentaires, ainsi un gain substantiel de place
mémoire. En effet, seules les variables à la fin de chaque pas de temps sont stockées et non la
matrice de rigidité, comme cela est le cas pour la méthode aux éléments finis.

Figure : 5.1 Cycle élémentaire du calcul explicite par différences finies, d'après Itasca.

5.2. Forces non équilibrées (unbalancedforce) :


Dans un modèle à éléments finis, il est nécessaire que le processus de chargement soit
représentatif de celui subi réellement par le massif. On y arrive en décomposant le chargement
total en incréments de chargement, chaque incrément étant suffisamment petit pour que la
solution converge après quelques itérations, malgré la réponse non-linéaire du massif.
Toutefois, au fur et à mesure que le système modélisé devient de plus en plus non-linéaire et
que l'incrément de chargement devient de plus en plus petit par rapport au chargement total,
la technique incrémentale devient similaire à la modélisation d'un comportement quasi
dynamique du massif, répondant à l'application graduelle du chargement total.
Afin de surmonter cela, une technique de relaxation dynamique a été proposée (Otter et al,
1966) et a été appliquée, en premier, aux modèles géomécaniques par Cundall (1971). Dans
cette technique, des forces non équilibrées agissent au niveau de points d'intégration
matériels, et provoquent une accélération de la masse associée à ces points, en appliquant les
lois du mouvement de Newton. Un nouveau bilan des forces est alors dressé pour chaque
point d'intégration matériel dans le modèle.

Cette technique d'amortissement a pour effet une accélération de la convergence et réduit


considérablement les effets d'oscillation mécanique. De plus, elle a l'avantage de pouvoir
gérer des non-linéarités à la fois géométriques et rhéologiques, pour un surcoût de calcul
relativement faible qui dépend linéairement du nombre d'éléments utilisés.
Par ailleurs, la divergence numérique révèle en général dans le modèle des comportements
provoqués par des anomalies physiques (amorce de rupture, hétérogénéité des matériaux).
Une fois que le modèle a été divisé en éléments, que les propriétés des matériaux ont été
assignées et que les chargements ont été appliqués, certaines techniques doivent être utilisées
pour redistribuer les forces non équilibrées, et donc déterminer la solution du nouvel état
d'équilibre.

La méthode des différences finies cherche pour cela à minimiser l'énergie potentielle totale du
système, afin d'établir les relations d'équilibre : les déplacements sont les inconnues de ces
équations simultanées.

La force maximale non équilibrée est déterminée pour l'ensemble des mailles. L'évolution de
cette force peut être affichée sur l'écran ou visualisé comme un graphe. Cette force est
importante pour l'indication de l'équilibre du modèle.

Notons R le rapport en pourcentage de la force non équilibrée maximale sur la force interne
représentative. Une valeur de R de 1% à 0.1% peut être acceptable pour l'indication de
l'équilibre en fonction du degré de précision voulu: R = 1% peut être considérée suffisante
pour une étape intermédiaire dans une séquence d'opération, tandis que R = 0.1% peut être
utilisée pour un état final.

5.3. Présentation du code bidimensionnel (FLAC2D) :

FLAC2D a été conçu pour opérer dans un espace bidimensionnel. Bien souvent, il est
possible de tirer parti des symétries du système étudié, afin de réduire la complexité du
modèle, et donc les temps de calcul. Ainsi, un maillage d'éléments finis de massif n'est pas
systématiquement à trois dimensions. En effet, si l'une des dimensions de l'ouvrage est
prépondérante (remblai de grande longueur, section courante d'un tunnel, etc.) et si toutes les
autres caractéristiques du modèle (chargements, conditions aux limites, interfaces) le
permettent, il est possible d'analyser l'ouvrage dans un plan. Cette analyse, dite en
déformations planes, suppose que la composante du déplacement perpendiculaire au plan
considéré est uniformément nulle.
L'utilisateur construit alors son maillage dans un plan, mais admet implicitement qu'il

bénéficie d'une profondeur égale à l'unité. Les forces appliquées sur ce type de modèle ne

s'expriment pas en Newton, mais en Newton par mètre (force par unité de longueur).

L'utilisation de modèles bidimensionnels permet bien sûr de réduire considérablement les

temps de calcul, mais rend surtout possible le raffinement géométrique des systèmes étudiés.

En effet, pour de nombreux problèmes tridimensionnels, les maillages raffinés sont difficiles,

voire impossibles à réaliser car la taille des systèmes matriciels peut très vite dépasser la

capacité des ordinateurs utilisés, notamment pour des calculs non-linéaires complexes. Par

conséquent, les maillages sont fréquemment plus grossiers dans le cas tridimensionnel que

dans le cas bidimensionnel et la modélisation est plus approximative.

Le logiciel FLAC2D intègre de nombreux modèles constitutifs, adaptables à un grand nombre

de matériaux, géologiques ou non. Chacun d'entre eux nécessite l'apport de paramètres

mécaniques spécifiques, descriptifs de la rhéologie du matériau.

Les modèles disponibles dans FLAC2D sont modèle nul (pour les sols retirés ou excavés),

élasticité isotrope ou anisotrope, élasto-plasticité ( cam-clay modifié, Druker-Prager,

Mohrcoulom standard ou avec écrouissage positif (ou négatif) et écrouissage et changement

de volume, élasto-plasticité (Mohr-coulomb) avec plan de discontinuité localisé (faille,etc.))

5.4. Présentation du code tridimensionnel (FLAC33Dv 3.00) :

FLAC3D (Fast Lagrangian Analysis of Continua in 3D) est un outil avancé pour mener à

bien des études complexes de géotechnique et d'interaction sol-roche / structures. Grâce à ses
3D
nombreuses fonctionnalités, FLAC résout de multiples problèmes :

• Dimensionnement de pentes, talus ou fouilles et analyse de leur stabilité ;


• Dimensionnement de fondations superficielles et profondes ;
• Etude de barrages en terre ou en béton ;
• Excavations souterraines avec phasages complexes ;
• Interaction Sol-Structure ;
• Matériaux à loi de comportement spécifique développée par l'utilisateur.

Des éléments de coque, soutènement, géo grille, poutre, câble, pieux et boulons, sont

disponibles dans le logiciel et rendent ainsi possible l'analyse de nombreux problèmes

d'interaction sol-structure.
3D
Le modèle de FLAC est créé par l'utilisateur pour simuler un problème physique
3D
(figure 5.2). FLAC est basé sur un format de commande parce que la plupart des analyses

exigent l'utilisation de fichiers d'entrée de données.


3D
FLAC peut être employé comme "laboratoire numérique" pour examiner des idées.
L'utilisateur implique un ordre des commandes qui définissent les conditions de problème
pour la solution numérique.

Un modèle numérique en géotechnique devrait être employé principalement pour comprendre


les mécanismes dominants affectant le comportement du système. Une fois le comportement
du système est compris, il est alors approprié pour développer des calculs simples pour un
processus de conception.

3D
Figure : 5.2 Exemple d'un modèle FLAC
5.4.1. Méthodologie de simulation avec FLAC3D :

Afin d'installer un modèle pour réaliser une simulation avec FLAC3D, trois composants

fondamentaux d'un problème doivent être indiqués :

1. Générer le maillage ;

2. Définir les paramètres constitutifs; et

3. Appliquer les conditions initiales et aux frontières.

3D
La figure 5.3, (adoptée du manuel FLAC ) présente les grandes lignes de la stratégie

utilisée pour modéliser l'excavation d'une tranchée. La simulation se fait par phases et la

réponse du système et systématiquement examinée après chacune des phases de calcul pour

s'assurer de la validité des résultats.


Figure : 5.3 Méthodologie de modélisation numérique avec FLAC (Itasca manuel)
5.4.2. Génération de maillage :
3D
La génération de maillage dans FLAC implique de raccorder l'ensemble des formes

de maillage de la connectivité spécifique (désignée sous le nom des primitives) pour former

un modèle complet avec la géométrie désirée. Plusieurs types des formes primitives sont

disponibles, et ceux-ci peuvent être reliés et conformés pour créer les géométries

tridimensionnelles complexes.

Le maillage de FLAC3D est produit avec la commande G E N E R A T E zone. Cette commande

peut être employée indépendamment pour créer un modèle réparti en zones d'une forme

primitive; chaque forme a un type spécifique de connectivité.

Plusieurs formes primitives sont établies dans le générateur pour accélérer la génération de

maillage pour des formes de problème simples. Ceux-ci incluent la brique, la cale, la

pyramide et des formes de cylindre

Une zone est un domaine géométrique fermé, avec des noeuds aux sommets et des faces

formant la surface de la zone. L'orientation relative des noeuds et des faces est montrée sur la
3D
figure 5.4, pour la forme brique. Plusieurs commandes de FLAC et le langage FISH, se

rapportent à cette orientation.

Figure : 5.4 Orientation des noeuds et des faces dans une zone de brique (Itasca manuel)
5.5.3. Modèles de comportement :

Le code FLAC3D incorpore un grand nombre de lois constitutives. Celles-ci peuvent être

regroupées en trois catégories : nulle, élasticité, plasticité. Il est possible de modifier ou

d'ajouter des lois de comportement en utilisant le langage de programmation FISH.

5.5.3.1. Le modèle élasto-plastique de Mohr-Coulomb dans


FLAC3D :
La surface de charge pour ce modèle correspond à un critère Mohr-Coulomb (rupture

en cisaillement) avec critère supplémentaire de rupture par traction. La position d'un point de

contrainte sur cette surface est contrôlée selon une règle non associée pour la rupture en

cisaillement et une règle associée pour la rupture en traction. Tout champ de contraintes peut

être exprimé en termes de contraintes principales a i , a 2 et a 3 (figure 5.5) et déformations


3D
principales S i , S 2 et 83. La convention de signe, dans FLAC , attribuant des v a l e u r s

n é g a t i v e s à la c o m p r e s s i o n , et p o s i t i v e s à la traction.

Le critère de rupture employé dans le modèle FLAC3D est Mohr-Coulomb composée avec

critère de rupture en traction. Les contraintes principales sont ordonnées de la manière

suivante :

G 1 < G 2 < <J3 (5.1)

Figure : 5.5 Illustration des contraintes principales induites dans un élément.


L'enveloppe de rupture (aussi appelée surface de charge) de Mohr-Coulomb (figure 5.6) est
définie du point A au point B par la relation suivante, qui fait intervenir les caractéristiques de
résistance au cisaillement du matériau :

s
f = O1-O2Nv + 2C^N; (5.2)

Du point B au point C, la rupture est contrôlée par la résistance à la traction du matériau G t :

= <J (5.3)
ft 3~

Figure : 5.6 Critère de rupture de Mohr-Coulomb dans FLAC3D, d'après Itasca.

Où 9 est l'angle de frottement, c : la cohésion ,c t : la résistance à la traction et


l+sin(<p)
AL = (5.4)
V l-sin(<p)

La résistance à la traction du matériel ne peut pas dépasser la valeur de a3 correspondant au


point d'intersection des lignes droites f s = 0 et a1 = a3 dans le plan f (alt a3) On donne
cette valeur maximale :

a,t _
t a n (p
(5.5)
Dans le domaine plastique, une loi d'écoulement définit le comportement du matériau lorsque

les déformations sont irréversibles. La fonction de potentielle plastique est décrite au moyen

de deux fonctions g s et g t la fonction g s


correspond à une loi non associée et a la forme:

gs = a ± - a3Ny (5.6)

Avec :
l+sinm (5 )
T 1 -sin(¥) v
'

Où y est l'angle de dilatance du matériau.


La fonction g1 correspond à une règle d'écoulement associée et est écrite :

gt = - ^ (5.8)

> Paramètres du modèle :


Ce modèle est appelé par la commande Mod M, les paramètres sont donnés par la commande

prop comme suit:

1. B u l k : module volumique, K;

K = - T - ^ (5.9)y
v
3 ( 1 - 2v)

E : Module de Young
v : Confisions de poisson

2. S h e a r : module de cisaillement, G;
(5.10)
2 ( 1 +v) v '

E : Module de Young

v : Confisions de poisson

3. C o h e s i o n : cohésion du sol;
4. F r i c t i o n : angle de frottement interne ;
5. Dilation : angle de dilatance, y ;
6. T e n s i o n : contrainte limite de traction.
5.5.3.2. Modèle de comportement de l'interface :
Les éléments d'interface sont utilisés pour représenter de manière simplifiée le
comportement des joints ou les couches minces, et les liaisons entre éléments de structure et
éléments de sol/roche.
3D
FLAC représente des interfaces comme collections d'éléments triangulaires (éléments
d'interface), dont chacun est défini par trois nœuds (nœuds d'interface).Des éléments
d'interface peuvent être créés à n'importe quel emplacement dans l'espace. Généralement,
des éléments d'interface sont fixés à une face de surface de zone; deux éléments triangulaires
d'interface sont définis pour chaque face quadrilatérale de zone.
Des nœuds d'interface sont alors créés automatiquement à chaque sommet d'élément
d'interface. Quand une autre surface de modèle entre en contact avec un élément d'interface, le
contact est détecté au nœud d'interface, et est caractérisé par des rigidités normales et de
cisaillement, et des propriétés de glissement.

Chaque élément d'interface distribue son secteur à ses nœuds. Chaque nœud d'interface a un
secteur représentatif associé. L'interface entière est ainsi divisée en nœuds actifs d'interface
représentant la surface totale de l'interface.
La figure 5.7 illustre la relation entre les éléments d'interface et les nœuds d'interface et le
secteur représentatif lié à un nœud individuel.

Figure : 5. 7 Distribution de secteurs représentatifs à nœuds d'interface (Manuel FLAC*D)


La relation fondamentale de contact est définie entre le nœud d'interface et une face de
surface de zone, également connus sous le nom de face de cible. La direction normale de la
force d'interface est déterminée par l'orientation de la face de cible.
Le modèle constitutif est défini par un critère de résistance au cisaillement de coulomb qui
limite la force de cisaillement agissante à un nœud d'interface, des rigidité normale et de
cisaillement, contraintes de traction et cisaillement, et un angle de dilatance qui cause une
augmentation de la force normale effective sur la facette cible après que la limite de résistance
de cisaillement soit atteinte. La figure 5.8 illustre les composants du modèle constitutif
agissant au nœud d'interface (P).

Figure : 5.8 Détail des composants d'un élément d'interface (Manuel FLAC3D)

Trois options sont disponibles pour spécifier le comportement de l'interface :


1. L'interface collée : l'interface reste élastique si les contraintes restent au-dessous des
contraintes limites. Il y a une force de lien de cisaillement aussi bien qu'une force de
résistance en traction. Si la limite de traction ou cisaillement est dépassée le long de
l'interface, alors l'interface casse et les forces normales et tangentielles sont ramenées
à une valeur nulle. La valeur de la force limite de cisaillement est donnée en fonction
de la limite de traction. La valeur par défaut de la résistance à la traction est zéro.

2. Glissement : un lien intact, par défaut, empêche tout le comportement de glissement


ou séparation. Il y a une propriété facultative qui cause la séparation des liens intacts.
3. Résistance au cisaillement : un lien est intact ou cassé. S'il est cassé, alors le
comportement du segment d'interface est déterminé par le frottement et la cohésion (et
bien sûr la Rigidité).C'est le comportement de défaut, si les forces limites ne sont pas
placées (zéro).
Le critère de résistance au cisaillement de Mohr-Coulomb limite les forces de cisaillement par

la relation suivante:

fs max = c A + ta n p ( f - p A )
n (5.11)

C : est la cohésion le long de l'interface ;

A : est le secteur représentatif associé au nœud d'interface ;

9 : angle de frottement de l'interface ;

force normale ;

p est la pression de pore (interpolé du face cible).

Si le critère est violé, c'est-à-dire si ^ 1 > fs max alors f s


1 1 = fs max

Pendant le glissement, le déplacement de cisaillement peut causer une augmentation de

l'effort normal effectif sur le joint, selon la relation :

(5.12)

Où y l'angle de dilatance de l'interface; et

|fS| 0 est la force de cisaillement avant que la correction ci-dessus soit faite.

Les contacts d'interface sont détectés seulement aux nœuds d'interface et les forces de contact

sont transférées seulement aux nœuds d'interface. L'état de contraintes associé à un nœud est

assumé pour être uniformément distribué au secteur entier représentatif du nœud.

Les propriétés d'interface sont associées à chaque nœud; les propriétés peuvent varier du

nœud au nœud.

Par défaut, l'effet de pression de pore est inclus dans le calcul d'interface en employant la

contrainte effective comme la base pour la condition de glissement.

> Choix des propriétés mécaniques :


L'attribution des propriétés mécaniques (en particulier rigidités) à une interface dépend de la

manière dans laquelle l'interface est employée. D ' u n e manière générale les valeurs

recommandées par les auteurs de FLAC consistant à prendre K n et, K s dix fois plus élevés

que la raideur équivalente de la zone voisine la plus raide. La rigidité apparente d'une zone

dans la direction normale est :


(5.13)
min

K et G sont le module volumique et de cisaillement respectivement; et


AZ m i n est la plus petite dimension dans la direction normale (voir figure 5.9)
La notation Max [] indique que la valeur maximale sur toutes les zones adjacentes à l'interface
doit être employée.

Interface

Figure : 5.9 Dimension de la zone utilisée pour le calcul des raideurs (Manuel FLAC 3D ).

Cette recommandation permet de ne pas pénaliser les temps de calcul lors de la prise en
compte d'une interface.
Les propriétés mécaniques des joints sont conventionnellement dérivées de tests en
laboratoire (c'est-à-dire de cisaillement direct et tests triaxiaux), Ces essais peuvent fournir
des propriétés physiques pour l'angle de frottement, la cohésion, l'angle de dilatance et
traction limite, aussi bien que les rigidités normaux et de cisaillement

> Paramètres du modèle :


Les paramètres à définir sont:

1. Cohésion: cohésion de l'interface

2. Dilation : angle de dilatance de l'interface

3. Friction : angle de frottement de l'interface.

4. K n : rigidité normale;

5. K s : rigidité de cisaillement;

6. Tension : Contrainte de traction.


5.6. CONCLUSION :

L'étude détaillée du comportement d'un massif de sol soumis à un certain nombre de

sollicitations nécessite de connaître la loi de comportement du sol. Celle-ci permet de

définir le tenseur des déformations et celui des contraintes en chaque point du milieu soumis à

ces sollicitations.

Plusieurs équipes de recherche en mécanique des sols et des roches proposent des lois de

comportement élasto-plastique complexes comprenant de nombreux paramètres et qui

permettent ainsi un excellent calage sur les résultats expérimentaux., le modèle de Mohr-

Coulomb largement connu et utilisé dans la simulation des ouvrages géotechniques a été

retenu.

Le développement des grands codes de calcul a évolué de pair avec les langages et le matériel

informatique. Beaucoup de ces grands codes ont démarré dans les années 1970 et sont basés

sur une conception de type « boite noire », qui impose en général à l'utilisateur de se plier aux

exigences du code, conçu pour résoudre des problèmes donnés. L'outil de simulation

numérique ne doit pas être une boite noire qui offre uniquement une solution aux données

introduites. Mais plutôt, il doit permettre aussi des expérimentations numériques. Le Code

FLAC respecte cette particularité en offrant la possibilité à l'utilisateur de tester ces idées,

d'introduire ses propres modèles de comportement et de modéliser les séquences de

construction.

L'exploitation des résultats d'un calcul tridimensionnel nécessite une large gamme de

représentations graphiques pour l'examen et la présentation des résultats à chaque étape de

l'analyse, le code FLAC3D donne la possibilité de la définition rapide des vues et sorties

graphiques à partir de l'interface graphique.


PARTIE B : ETUDE NUMERIQUE

CHAPITRE 6 : ESTIMATION NUMERIQUE DE LA


CAPACITE PORTANTE D'UN PIEU
6.1 Introduction
6.1.1 Avant de commencer de moduler avec FLAC
Il y a peu de chose qu'il faut savoir avant de commencer la modélisation avec flac :

• Il faut comprendre la terminologie de FLAC est cela inclue les noms


descriptifs
• Il faut connaitre La syntaxe de la langue d'entrée de FLAC
• Il faut avoir connaissance des types de fichiers crées par FLAC

6.1.1.1 FLAC terminologie


• FLAC M O D E L : est créé par l'utilisateur pour simuler un problème physique .quand
on parle du FLAC model on parle d'une séquence de commande de flac qui décrit les
conditions du problème pour une solution numérique
• ZONE: le plus petit domaine géométrique ou se font les changements des
phénomènes .Dans FLAC le modèle se divise en zones quadrilatérale. Autre terme
pour ZONE est ELEMENT
• GRIDPOINT: sont les coins de la zone de différence fini
• FINITE DIFFERENCE GRID: est un assemblage de un ou plusieurs zones de
différence finis
• M O D E L BOUNDARY: périphérique des limites intérieures de la grille de différence
fini
• BOUNDARY CONDITION : description d'une condition contrôlée sur la longueur
des limites du model
• INITIAL CONDITIONS : état de tous les variables dans le modèle
• NULL ZONES : zones sans aucun matériel
• CONSTITUTIVE M O D E L : représente le comportement des déformations et des
contraintes qui devraient se faire dans la zone du modèle du FLAC
• ATTACHED GRIDPOINTS : paire de grille sont unies mais affairent a des zones
séparées
• INTERFACE : connexion entre deux grilles
• UNBALANCED FORCE : indique le moment d'équilibre de l'état mécanique pour
l'analyse statique .le model doit être dans un état d'équilibre exact si le vecteur de la
force nodal nette dans chaque point de grille est nul
• STEP : la solution d'un problème exige un nombre des STEP de calcule. Durant
l'avancée du travaille les informations associée avec le phénomène sous investigation
augmentes dans les zones de la grille de différences finis, un certain nombre de step
sont demandes pour arriver à l'état d'équilibre .les problèmes typiques sont résolus de
2000 à 4000 step .les problème complexes peuvent demandes des dix aines de milliers
aux dix aines des millions de step pour arriver à l'état d'équilibre
6.1.1.2 Command syntaxe
Toute la commande émise consiste de : des commandes principale suivie de un ou plusieurs

mot clé ou valeurs suivant les besoins.

Command, mot clé et valeur numérique peuvent être séparés par un nombre quelconque

d'espaces ou par un des caractères suivants :

( )
La Point-virgule (;) s'utilise pour faire des commentaires. Tous ce qui est disposé sur la ligne

après le (;) est à ignorer.

Une ligne de commande peut contenir 80 caractères.

6.1.1.3 types de fichiers

RLE TYPE DEFAULT NAME DESCRIPTION

InitialtTation FLAC. INI Fomiatted ASCII file, created by the user, wliich FLAC wilt
file automatically acçess upon stait-up o r w h e n a N E W command is issued.

Data files any nanie or extension Fomiatted ASCII file containing a sequence oiFLAC commands that
may he used — describe a problem. A data file is read intoFLAC with the CALL
".DAT" is suggested command.

Save files FLAC.SAV Binary file created when the S A V E command is issued. Contains
values ofall state variables and conditions at the time S A V E is invoked.
The state can be restored later with the R E S T O R E command.

Log files FLAC.LOG Fomiatted ASCII file created when the command S E T l o g o n is issued.
Records ail text appearing on the screen.

liistory files FLAC.IHS Fomiatted ASCII file created when the command HISTORY Write « is
issued. where n is a liistory number. History values ofvariables
seleeted by the H I S T O R Y command are recorded.

Movie files FLAC.MOV Binary file created when the command M O V I E o r ) is issued. Graphics
images are captured for play-back on the computer monitor as a movie
at a later time (oniy opérâtes in DOS version of FL4C).
3D
6.1.2 Introduction à l'interface graphique de Flac

Figure : 6.1 La fenêtre principal de FLAC 3D

u n d e r s c o r e indicates hot k e y m a i n m e n u bar

P FLAC3D 5/0.4II / C l s Q
[ST Pot fflndoN 1
dnt
s*Q ellipsis indicates a dialog box will follow o n i t e m selection
Mode) >
Restnre a r r o w indicates a d r o p d o w n m e n u wiil follow o n i t e m selection
S«ve
ImpctQfxj , tick m a r k indicates currently s e l e c t e d o p t i o n
©
PrtitTvpe •
t G E M E " u p p e r m o s t " panel Is currently active
PryitS«tKi... (
Es»
JP9H«
«txHe

[ P Command Window ^ Q 1

* fiil nodel spécifié infornation has been cleared *

nac3C<j)

flashing c u r s o r indicates text entry point

Figure : 6.2 Les éléments de menu

current directory name displayed go up one croate a new folder


selector Is used to change directory directory level In thls directory

Cet Col File show file détails


(l.e., name. slze, type)
Look il: • rci à El 85

_DI»dïmd
ib _ifi ah
My Rec€f* _}Riie
_j optant
Figure : 6. 3 La boite de dialogue file/call

view name in the title bar

plot caption
drag divider to reslze

main
wlndow

plot
wlndow

P C o m m a n d W î n d o w T R E N C M 1 OAT
t i a c ; i i » p a u s c Kcy : i n e gt-oup o t u o m r c 3 zones is naneo LXCJ
F l a r . 3 P > g r o i i [ i F x c ? 1 n a g t* ,1 n () c v o l 7
Criiup assii|npil i : o l o r t iijlil ll*i|t*iila
Group nsrie * x c 2 a s s i g n é e t o >£ z o n e s
FLat3D>paUïe k e y
J
; llte
FIa(?3û>g» nup F x r l N h l f r r a n g p uni 1
oulure
q r o u p uf 2 ioneu il. njm'd kxcZ
command
firraiip eolnr Wilra line window
Uriiup ndne Hssitpivi!
t*xt:l l u l|S / u n e s
[riaL-3P>pdU»0 k*y ; ïlie y r u u p of o o l u r v 1 zones is nanvd Cxcl
FiacSOfe
pac3DI I
X flashing cursor indicates text entry point

Figure : 6 4 Fenêtre d'affichage


2D
6.1.3 Introduction à l'interface graphique de Flac
Au contraire de l'interface 3D l'interface 2D et dotée d'un bouton pour chaque tache :
• On crée la grille avec le bouton BUILD
• On lui donne la forme géométrique avec le bouton ALTER
• Les matériaux et leurs propriétés se fait avec le bouton IN SITU
• Le suivie des variables du model et l'accès aux fonctions FISH existantes sont
autorisés par le bouton UTILITI
• Le bouton SETTINGS permet de changer les conditions globales du model durant l'analyse
• Tous les types d'affichages sont accessibles avec le bouton PLOT
• Les calculs se fond avec le bouton RUN

Modeling
Stage
FLAC 5.00 329 - Uasca Consulting Gloup. In< Tabs
Main Sun look ttsw
Menu Ccrtdo H«<»<l Eufc Iri S II. IIINy StJbrgi Fd F

BHSEffi 0 m sa m a
j Qlid Smoe Qk>:>. Tsdel Clspe
U <1 ... Model
Project.<No name View
TiU«.<No kU»>
Mollet Options Pane
Cwfa.i9ioft Oplkvu
Resource [71 A»b,mnctiy
Panes - CIGWFkm
• P_5IKKÏ
M • Ad>.sUot Slreïi

C»i-s jiidVa stJe: j


GvilemcfUnàt

User lrt«f«ce Opfo-u


C Indwto Sliudud ElwwnU?
O IrKicde Advanced ConttftUbv* Modefc?
C Ircluie FecUx-tfsa/et; cakilatonsî
PlfljMt Rcco'd lofnval
M.
Project |Cfl» ?] Rkyv cick lo lerume litte cv drtos ries
Model
Status y
Options
Bar Dialog

Figure : 6.5 La fenêtre principal de FLAC 2D


6.2 Présentation du cas étudie

On considéré le cas d'un pieu isole en béton armé chargée axialement dans le sable

Les propriétés du sable sont

La densité (y) 1600 kg/m

Model de Young (E) 30 MPa

Coefficient de Poisson (u) 0,25

La cohésion (c) 0 kPa

L'angle de frottement interne 30°


L'angle de dilation 0

Les caractéristiques du pieu sont les suivant :

La densité (y) 2500 kg/m 3

Model de Young (E) 33000 MPa

Coefficient de Poisson (u) 0,2

La longueur 5m

Diamètre 0.6 m

D'après l'article § 2.2.2, Nous avons :

D/B > 6 5/0.6 = 8.33 > 6 c'est vérifier


D >3 5>3
6.3 La Modélisation avec FLAC
6.3.1. FLAC3D
3D
Il y a plusieurs méthodes pour calculer la capacité portante d'un pieu avec FALC

,nous avons utilisé la méthode la plus simple .

Cette méthode est basée sur un simple principe :

On donne au pieu une vitesse très faible et les résultats nous donnent la charge nécessaire

pour avoir cette vitesse

On peut connaitre la capacité portante du pieu quand la vitesse du pieu n ' a plus besoin

de charge supplémentaire .cette état de fait nous donne la capacité portante du pieu

6.3.1.1. Procédure de simulation :


Pour exécuter une analyse avec le code FLAC3D, des étapes spécifiques qui doivent

être considérées dans n'importe quelle modélisation, ces étapes sont les suivantes :

1. génération de maillage ;
2. frontières et conditions initiales ;
3. choix du modèle constitutif et propriétés des matériaux ;
4. mettre le system dans un état d'équilibre
5. chargement et séquence de modélisation ;
6. interprétation des résultats.

6.3.1.1.1 Maillage et conditions aux limites :


Le maillage d'un ouvrage de géotechnique est déterminé par les données géométriques

du projet et par les caractéristiques géotechniques du terrain. Pour un modèle tridimensionnel,

ces informations doivent être aussi exactes que possible. Il convient de répartir la densité des

éléments en fonction des données géotechniques.

Les recommandations données par Mestat (1998) pour la construction d'un maillage

tridimensionnel sont les suivantes :

• les symétries compatibles avec le problème mécanique (géométrie, conditions aux


limites, chargements) doivent être utilisées au maximum, afin de réduire la taille du
système étudié.
• le maillage doit être resserré dans les régions situées directement autour de l'ouvrage
et là où des concentrations de contraintes sont attendues. en dehors de ces zones, des
éléments de taille plus importante sont mis en place pour atteindre les frontières
extérieures. Il n ' y a pas de règle précise pour augmenter la taille des éléments, il suffit
d'assurer une augmentation progressive et régulière loin des zones sensibles.
Les commandes suivant sont utilisé pour la création du maillage :

Pour le sol :
gen zone radcyl p0 (0,0,0) p1 (8,0,0) p2 (0,0,-5) p3 (0,8,0) &
p4 (8,0,-5) p5 (0,8,-5) p6 (8,8,0) p7 (8,8,-5) &
p8 (.3,0,0) p9 (0,.3,0) p10 (.3,0,-5) p11 (0,.3,-5) &
size 3 10 6 15 ratio 1 1 1 1.15
gen zone radcyl p0 (0,0,-5) p1 (8,0,-5) p2 (0,0,-8) p3 (0,8,-5) &
p4 (8,0,-8) p5 (0,8,-8) p6 (8,8,-5) p7 (8,8,-8) &
p8 (.3,0,-5) p9 (0,.3,-5) p10 (.3,0,-8) p11 (0,.3,-8) &
size 3 6 6 15 ratio 1 1 1 1.15 fill
gen zone reflect dd 270 dip 90

Pour le pieu :
gen zone cyl p0 (0,0,6) p1 (.3,0,6) p2 (0,0,1) p3 (0,.3,6) &
p4 (.3,0,1) p5 (0, 3,1) &
size 3 10 6
gen zone cyl p0 (0,0,6.1) p1 (.3,0,6.1) p2 (0,0,6) p3 (0,.3,6.1) &
p4 (.3,0,6) p5 (0,.3,6) &
size 3 1 6

Command Définition
Gen zone Cree des zones dans le volume 3D
radcyl (annexe 6.1) Grille autour d'un tunnel cylindrique
cyl (annexe 6.2) Grille de forme cylindrique
size Donne le nombre des zones dans chaque

& forme
Démontre que la ligne suivante est la
continuation de la ligne précédente
P0,P1,P2 Les références des points des coins des
formes
gen zone reflect Cree une surface de symétrie
ratio Spécifie le ratio utilisé pour crée les espaces
des zones avec une géométrie croissante ou
décroissante
fill Si cette condition est effectuer la région
intérieure des formes : radial tunnel, cylindre,
radial brick, se remplira de zones
Figure : 6.6 Maillage utilisé pour la simulation

Les conditions aux limites sont prises en compte en bloquant les déplacements horizontales et

verticales pour la limite inférieure et les limites éloignée dans les directions x et y. Les limites

latérales correspondant aux plans x = 0 et y = 0 sont limités dans les directions x et y,

respectivement (figure 6.2). Les frontières adoptées sont suffisantes pour que le mécanisme de

rupture ne les intercepte pas.


Les conditions eaux limites sont fixées avec la commande fix :
fix z range z -8.1 -7.9
fix x range x -8.1 -7.9
fix x range x 7.9 8.1
fix y range y -.1 . 1
fix y range y 7.9 8.1

Command Définition
fix Permet de fixer la vitesse
rang Permet de déterminer un volume dans l'espace 3D
3D
Figure : 6.7 Conditions aux limites pour l'analyse F LAC

6.3.1.1.2 Modèle de comportement :


Le modèle élastique parfaitement plastique de Mohr-Coulomb inclut dans le code
3D
FLAC est adopté pour le sol.
3D
Le modèle élastique inclut dans le code FLAC est adopté pour le pieu.
Le modèle de comportement et les propriétés sont définis comme suit :
model mohr range group sable
prop bulk 2e7 shear 12e6 coh 0 fric 30 range group sable
model elas range group pieu
prop bulk 2e7 shear 12e6 range group pieu

Command Définition
mod Permet de choisir le mode de comportement
mohr Le modèle élastique parfaitement plastique de Mohr-Coulomb
elas Le modèle élastique
prop Permet de définir les propriétés du système

shear module de cisaillement


bulk module volumique
group
Une collection des zones identifiées par un nom unique
coh
cohésion
fri angle de frottement interne
6.3.1.1.3 Modélisation du pieu - interface :
La modélisation d'un pieu constitue également un problème d'interaction sols-structure
faisant intervenir le comportement des sols, la rigidité du pieu.
Dans notre étude le pieu rigide est modélisé par des zones, et connecté au sol via des éléments
d'interface ayant un comportement de type Mohr-Coulomb (figure 6.3). L'interface est
caractérisée par un angle de frottement S = 20 , une cohésion nulle, une rigidité normale
Kn=109 Pa/m, et une rigidité de cisaillement Ks=109 Pa/m. Les valeurs de rigidité de l'interface
sont choisies de manière à simuler un contact rigide entre le sol et l'écran.

Figure : 6.8 Interface sol-pieu

Pour l'interface les commandes suivant sont utilisé :


interface 1 face range cylinder end1 (0,0,0) end2 (0,0,-5.1) radius .31 &
cylinder end1 (0,0,0) end2 (0,0,-5.1) radius .29 not
interface 2 face range cylinder end1 (0,0,-4.9) end2 (0,0,-5.1) radius .31
interface 1 prop kn 1e9 ks 1e9 fric 20 coh 0
interface 2 prop kn 1e9 ks 1e9 fric 20 coh 0

Command Définition
Interface 1 C'est l'interface crée dans la surface latérale
Interface 2 C'est l'interface crée dans le point
cylinder forme cylindrique
End 1,end 2 Cordonnés du centre supérieur et inferieur du cylindre
radius Rayon du cylindre
not Ne pas prendre en considération la ligne antérieur
Ks rigidité de cisaillement
Kn rigidité normale

6.3.1.1.4 Mettre Le System Dans Un Etat D 'équilibre


On peut dire que le système est en état d'équilibre si le vecteur de la force nodal net
dans chaque point de la grille est égal à zéro. Pour ce la environ 1840 step sont demandé.

x10"4
FLAC3D 3.00
Step1341
14:02:59 Fn Sep 09 2011
1.8-

History
1 Max. Unbalanced Force 1.6-
Linestyle
7,952e-Q01 <-> 1,990e+0M

Vs. 1.4-

Step
1.000e+001 <-> 1 840e+003
1.2-

1.0-

o.e-

0.6-

0.4-

0.2-

0.5 1.0 1.5


Itasca Consulting Group, Inc.
Mirneapolis, MN USA X10"3

Figure : 6.9 Forces non équilibrées

<X9~\
6.3.1.1.5 Le chargement du pieu
Le chargement du pieu ne se fait pas directement car le chargement de ce dernier est
3D

très difficile à poursuivre est pour cela, on donne au pieu une vitesse très petite .FLAC
augmente automatiquement la force nécessaire pour que le pieu soit en mouvement.
Cette vitesse s'applique en augmentant graduellement de zéro à la vitesse voulue, vu la
différence importante de rigidité entre le sable et le pieu ceci nous aidera pour ce problème,
La FISH fonction -vitesse- est utilisée pour appliquer la vitesse sur les points de grille
supérieur de pieu identifies par la FISH fonction trouve_add, la vitesse graduelle sera
appliqué sur 30000 steps du 0 j u s q u ' à 10- m/s .La FISH fonction contrainte_APP calcule la
contrainte axiale sur le pieu et enregistre les valeurs sur une courbe graphique.
La FISH fonction -vitesse
def vitesse
while_stepping
if step < ncut then
udapp = float(step) * udmax / float(ncut)
else
udapp = udmax
endif
ad = top_head
loop while ad # null
gp_pnt = mem(ad+1)
gp_zvel(gp_pnt) = udapp
ad = mem(ad)
endloop
end

La FISH fonction contrainte_APP


def contrainte_app
ad = top_head
zftot = 0.0
loop while ad # null
gp_pnt = mem(ad+1)
zf = gp_zfunbal(gp_pnt)
zftot = zftot + zf
ad = mem(ad)
endloop
contrainte_app = zftot / 0.1414
end
La FISH fonction trouve_add,
def trouve_add
top_head = null
gp_pnt = gp_head
loop while gp_pnt # null
if gp_zpos(gp_pnt) > 0.05 then
new = get_mem(2)
mem(new) = top_head
mem(new+1) = gp_pnt
top_head = new
endif
gp_pnt = gp_next(gp_pnt)
endloop
end
trouve_add

Les fonctions précédents ne peut pas être exécute séparément, des autre command sont

nécessaire pour l'exécution du programme, et le programme final seras comme suite :

pieu chargé axialement

PIEU CHARGE AXIALEMENT DANS LE SABLE

gen zone radcyl p0 (0,0,0) p1 (8,0,0) p2 (0,0,-5) p3 (0,8,0) &


p4 (8,0,-5) p5 (0,8,-5) p6 (8,8,0) p7 (8,8,-5) &
p8 (.3,0,0) p9 (0,.3,0) p10 (.3,0,-5) p11 (0,.3,-5) &
size 3 10 6 15 ratio 1 1 1 1.15
gen zone radcyl p0 (0,0,-5) p1 (8,0,-5) p2 (0,0,-8) p3 (0,8,-5) &
p4 (8,0,-8) p5 (0,8,-8) p6 (8,8,-5) p7 (8,8,-8) &
p8 (.3,0,-5) p9 (0,.3,-5) p10 (.3,0,-8) p11 (0,.3,-8) &
size 3 6 6 15 ratio 1 1 1 1.15 fill
gen zone reflect dd 270 dip 90
group sable
interface 1 face range cylinder end1 (0,0,0) end2 (0,0,-5.1) radius .31 &
cylinder end1 (0,0,0) end2 (0,0,-5.1) radius .29 not
interface 2 face range cylinder end1 (0,0,-4.9) end2 (0,0,-5.1) radius .31
gen zone cyl p0 (0,0,6) p1 (.3,0,6) p2 (0,0,1) p3 (0,.3,6) &
p4 (.3,0,1) p5 (0, 3,1) &
size 3 10 6
gen zone cyl p0 (0,0,6.1) p1 (.3,0,6.1) p2 (0,0,6) p3 (0,.3,6.1) &
p4 (.3,0,6) p5 (0,.3,6) &
size 3 1 6
gen zone reflect dd 270 dip 90 range z 1 6.1
group pieu range z 1 6.1
ini z add -6.0 range group pieu
model mohr range group sable

prop bulk 2e7 shear 12e6 coh 0 fric 30 range group sable
model elas range group pieu
prop bulk 2e7 shear 12e6 range group pieu
interface 1 prop kn 1e9 ks 1e9 fric 20 coh 0
interface 2 prop kn 1e9 ks 1e9 fric 20 coh 0

ini dens 1600 range group sable


ini dens 1600 range group pieu
model null range z -0.1 0.15

fix z range z -8.1 -7.9


fix x range x -8.1 -7.9
fix x range x 7.9 8.1
fix y range y -.1 .1
fix y range y 7.9 8.1
set grav 0 0 -10
hist unbal
solve rat 1.e-6
model elas range group pieu
prop bulk 13.9e9 shear 10.4e9 range group pieu
ini dens 2500 range group pieu
call trouve_add.fis
solve rat 1.e-6
ini state 0
ini xdis 0 ydis 0 zdis 0
; Monitor le chargement sur le pieu
def contrainte_app
ad = top_head
zftot = 0.0
loop while ad # null
gp_pnt = mem(ad+1)
zf = gp_zfunbal(gp_pnt)
zftot = zftot + zf
ad = mem(ad)
endloop
contrainte_app = zftot / 0.1414
end
fix z range z 0.05 .15 group pieu
; le vitesse
def vitesse
while_stepping
if step < ncut then
udapp = float(step) * udmax / float(ncut)
else
udapp = udmax
endif
ad = top_head
loop while ad # null
gp_pnt = mem(ad+1)
gp_zvel(gp_pnt) = udapp
ad = mem(ad)
endloop
end

hist gp zdis 0,0,0


hist contrainte_app
set mech damp comb
set udmax = -1e-8 ncut 30000
step 50000000

Remarque :
• les lignes commencent avec « ; » sont des commentaires ou des vides.

6.3.1.2 Les résultats.

Nous n'avons pas encore arrivé à un résultat final car le calcule prend plus de temps
que nous l'avons.
Les résultats suivant sont prise après 31491790 step et nous a demandé plus d'un moi de
calcule avec un PC Intel Core 2 duo 1.8 Ghz pour les attendre.
La capacité des charge applicable sur le pieu a attendre 1.61 Mpa et continue à augmenté

Figure : 6.10 Contraint axial Vs Z déplacement du point (0.0.0)


La figure 6.10 représente la contraint axiale appliqué sur le pieu contre le déplacement d'un
point situé dans le centre du pieu ces cordonnée sont (0.0.0)
Les résultats nous montrent que la force appliquée n'a pas encore arrivé un état stable : le sol
résiste encore et pour arriver à la vitesse il faut plus de force

Figure : 6.11 Contraint axial Vs step

Figure : 6.12 Z déplacement du point (0.0.0) Vs step


La figure 6.11 représente la contraint axiale appliqué sur le pieu contre les step :la progression
de la charge applicable avec le temps
La figure 6.12 représente le déplacement du point (0.0.0) avec le temps
13
-
La vitesse au début était très faible et égale a 3.33 *10 et elle a contenu à augmenter
jusqu'à 1*10- .dans les premier 30000 step la courbe de déplacement n'est pas une ligne
continue mais car la vitesse n'est pas constante .Mais après la step 30000, la courbe de
déplacement devient une ligne continue et attendre un déplacement de 30 cm
rLA.cjnj.oo V i e w Title: u n _ p i e u _ i s o l é _ c h a r g é _ a x i a l e m e n t _ d a n s _ l e _ a b l e

Stsp 31491790 Model Perspective


11:49:57 S u n S e p 11 2011

Center: Rotation: iiJ 11H i 1 ,U• 1


X: 4.132e-001 X: 0.179
Y: 4.008e+000 Y: 359.983
Z:-6.351 e+000 Z: 0.175

Ang.: 22.500 ' 4 n II 01us k\

M a g f a c = 0.000e+000
i i u Ufi
Velocity
Maximum2 1.003e-008
Unestyle

itasca Consulting Group, Inc.


Minneapolis.MN USA

Figure : 6.13 Les vecteurs vitesse


Les figures 6.13 représentes les vecteurs vitesses du gp (gride point ou point de la grille) ,
Elle indique les points on mouvement et la direction qu'ils prennent
FLA.C3D3.00 View Title: Lin_pieuJsole_charge_axialement_dans_le_able

Step 31491790 Modal Perspective


11:51:25 Sun Sep 11 2011

Center: Rotation:
<:-1.77Se-015 <: 0.000
Y: -l.OOOe+OOO Y: 0.000
Z: -3.950e+000 Z: 0.000
Dist: 4.825e+001 Mao.: 1
Ang.: 22.500

M a g f a c = 0.000e+000

Déplacement
M a r a m u m = 3.147e-Q01

Itasoa Consulting Group Inc.


Minneapolis. M i l USA

Figure : 6.14 Les vecteurs déplacements

La figure 6.14 représente les vecteurs déplacements et la direction de déplacement


6.3.2 FLAC 2D
6.3.2.1 La méthodologie de simulation
2D 3D
La méthode de simulation de FLAC et celle de FLAC sont identique, la différence c'est
les commandes, chaqu'un a ses propre commandes et on peut trouver des commandes
communes.
Les commandes utiliser dans le la simulation 2D sont :
6.3.2.1.1 Maillage
Config ax
grid 30 30

Pour le sol :
gen 0 0 0 10 0.4 10 0.4 0 i 1,5 j 1,21
gen 0.4 0 0.4 15 15 15 15 0 i 5,31 j 1 31 rat 1.1 1z
group soil i 1,5 j 1,21
group soil i 5,31 j 1 31

Pour le pieu:

gen 0 10 0 15 .4 15 .4 10 i 1,5 j 21,31


group pill i 1,4 j 21,31

Figure 6.15 Maillage utilisé pour la simulation


Command Définition

Ax la géométrie axisymétrique

Grid Créer une initiale grille, spécifier le nombre de colonnes et des


lignes des zones
Gen Cree des zones dans le volume 3D

Rat Spécifie le ratio utilisé pour crée les espaces des zones avec
une géométrie croissante ou décroissante

6.3.2.1.2 Modèle de comportement :


Pour le sol :
model mohr

prop density 1.6e-3 bulk 20 shear 12 friction 30

Pour le pieu:
model elastic i 1,4 j 21,31
prop density 2.5e-3 bulk 18333.333 shear 13750

Command Définition

model Permet de choisir le mode de comportement


Mohr Le modèle élastique parfaitement plastique de Mohr-Coulomb

elastic Le modèle élastique

prop Permet de définir les propriétés du système

shear module de cisaillement


bulk module volumique

fric angle de frottement interne

6.3.2.1.3 Modélisation du pieu - interface :


2D
Pour créer l'interface entre le sol et le pieu, le FLAC recommander de créer un partie nulle
auteur de pieu, puis on éliminer cette partie par le déplacement de pieu, on déterminer
l'interface par le contact des deux structure (sol - pieu)
Pour l'interface les commandes suivant sont utilisé :

model null i 1 4 j 20
model null i 4 j 21 31
model null i 1 j 1 20
model null j 30 i 4 31

ini x add .1 i 1,4 j 21,31


ini y add -.5 i 1,4 j 21,31

interface 1 Aside from 4,21 to 4,31 Bside from 5,20 to 5,30


int 1 kn 1e4 ks 1e4 fric 20 ; [MPa]
int 2 Aside from 2,20 to 4,20 Bside from 1,21 to 4,21
int 2 kn 1e4 ks 1e4 fric 20 ;[MPa]

Command Définition
model Permet de choisir le mode de comportement
Null Zones nul
Ini Certaines variables de gridpoint ou de zone sont assignées des
valeurs initiales
Add ajoute la valeur spécifique
Int 1 C'est l'interface crée dans la surface latérale
Int 2 C'est l'interface crée dans le point
Ks rigidité de cisaillement

Kn rigidité normale

Figure : 6.16 Nomenclature d'interface


Figure : 6.17 Schéma présenté les deux interfaces

6.3.2.1.4 conditions aux limites


fix x i 2 j 1 20
fix x i 1 j 21 31
fix x i 31
fix y j 1

Command Définition
Fix Permet de fixer la vitesse

2D
Figure : 618 Conditions aux limites pour l'analyse FLAC
6.3.2.1.5 mettre le system dans un état d'équilibre

Figure : 6.19 Forces non équilibrées

6.3.2.1.6. Le chargement du pieu


ini yvel -5e-1 i 1,4 j 21 31

Command Définition
Yvel la vitesse direction y

La FISH suivent destiné pour calcule la contrainte axiale sur le pieu


La FISH fonction - n_stress
def n_stress
xxx=0.0
loop i (1,4)
xxx= xxx + syy(i,19)
end_loop
n_stress = -(xxx/3)
displacement = -ydisp(2,21)
f_point = (-xxx/3)* 0.2826 * 1000 ;kN

La FISH fonction s_stress


def s_stress
sss=0.0
loop j (20,30)
sss= sss + sxy(5,j)
end_loop
s_stress=-sss/10
f_lateral =(-sss/10)*9.42* 1000
end

La FISH fonction la_force


def la_force
la_force= f_lateral + f_point
end

-pieu chargé axialement •

PIEU CHARGE AXIALEMENT DANS LE SABLE

Config axisymmetry
grid 30 30
;
model mohr
generate 0 0 0 10 0.4 10 0.4 0 i 1,5 j 1,21
gen 0.4 0 0.4 15 15 15 15 0 i 5,31 j 1 31 rat 1.1 1z
prop dens 1.6e-3 bulk 20 shear 12 friction 30 ;[MPa]
group soil i 1,5 j 1,21
group soil i 5,31 j 1 31
;
model elastic i 1,4 j 21,31
gen 0 10 0 15 .4 15 .4 10 i 1,5 j 21,31
prop density 2.5e-3 bulk 18333.333 shear 13750 i 1,4 j 21,31;[MPa]
group pill i 1,4 j 21,31
;

model null i 1 4 j 20
model null i 4 j 21 31
model null i 1 j 1 20
model null j 30 i 4 31
;

initial x add .1 i 1,4 j 21,31


ini y add -.5 i 1,4 j 21,31
;

interface 1 Aside from 4,21 to 4,31 Bside from 5,20 to 5,30


int 1 kn 1e4 ks 1e4 fric 20 ; [MPa]
int 2 Aside from 2,20 to 4,20 Bside from 1,21 to 4,21
int 2 kn 1e4 ks 1e4 fric 20 ;[MPa]

fix xi 2 j 1 20
fix xi 1 j 21 31
fix xi 31
fix yj 1
set gravity 10 ; m/s
;

solve

ini yvel -5e-1 i 1,4 j 21 31

;fish pour estimation la contraint de point


def n_stress
xxx=0.0
loop i (1,4)
xxx= xxx + syy(i,19)
end_loop
n_stress = -(xxx/3)
displacement = -ydisp(2,21)
f_point = (-xxx/3)* 0.2826 * 1000 ;kN
end
;

;fish pour la contraint latéral


def s_stress
sss=0.0
loop j (20,30)
sss= sss + sxy(5,j)
end_loop
s_stress=-sss/10
f_lateral =(-sss/10)*9.42* 1000
end
;

def la_force
la_force= f_lateral + f_point
end
;

hist unbal
hist la_force
hist ydisp i 2 j 21

Step 16500

note :

• tout est-ce-qui il est écrire après le point-virgule « ; »il ne tient pas on considération,
par suite on peut écrire un commentaire.

6.3.2.2. Les résultats.


2D

Les résultats obtenue par le programme du calcule FLAC après plus de 30000 step est :

La figure 6.20 : représente la distribution de la charge sur le sol.


La figure 6.21 : représente l'enfoncement de la pointe du pieu par apport au step.la courbe de
déplacement a pris une ligne continue car la vitesse donnée au pieu est constant.
L'enfoncement a attendre 6 cm.
La figure 6.22 : représente l'augmentation de la charge de la résistance de sol en cour de
mouvement du pieu par apport au step.la stabilisation de la courbe nous indique que la valeur
maximale supportée par le sol égale 1035 kN.
La figure 6.23 : représente qu'après 4 cm d'enfoncement du pieu le sol à attendre sa limite de
résistance avec une charge de 1035kN.

Vecteur de vitesse pour l'analyse FLAC


2D
Figure : 6.20
Figure : 6.21 La courbe de déplacement par apport au step

Figure : 6.22 Courbe de charge limite par apport les steps


Figure : 6.23 La courbe de la capacitéportance force-déplacement

6.4 Comparaison Des Résultats


D'après le paragraphe § 3.4.2 la capacité portant d'un pieu isolé sous charge axiale

avec les propriétés indiqué dans le paragraphe § 6.2

La charge total ou limite supporté par le sol est calculé par la formule suivant :

Ql= Qp + Qs (6.1)
Telle que :
• Q l : la charge limite de pieu
• Qp : la charge supportée par la base du pieu
• Qs : la charge supporté par la surface latérale

Pour la surface latérale :


La contraint qs due au frottement du sol sur la surface latérale du pieu ; si qs est le frottement
latéral unitaire limite, la charge limite par frottement latéral est :

Qs = qs . As (6.2)
As : surface latérale du pieu

qs =k a tan f + c (6.3)

sol pulvérulent (c = o) donc la formule (6.3) devient

qs = k a tan f (6.4)

• f : l'angle de frottement interne de sol


• a : y. z

k : rapport entre la contrainte normale au pieu et la contrainte parallèle à l ' a x e à la profondeur


z (assimilée à la contrainte verticale qz),

Pour le pointe

La contraint unitaire du sol sur la pointe qp conduisant à la charge limite de pointe pour un sol
pulvérulent
Qp = qp . Ap (6.5)

• Ap section droite de la pointe

qp = a Nq (6.6)

Nq facteurs de capacité portante de profondeur, fonctions de f uniquement, a 50 Kpa

Application numérique

Frottement latérale

qs =k a tan f

qs = 0.33 * 16 *5 *tan(30)

qs = 15.39 kN/m2

Qs = qs . As

Qs = 15.39 *5 *0.6 *3.14

Qs = 145.03 kN

Résistance de point

qp = a Nq

qp = 50 * 56.904
qp = 2845.213 kNm

Qs = qp . Ap

Qp= 2845.213 * 0.32 * 3.14


Qp = 804.057 kN

La charge totale

Ql= Qp + Qs
Ql = 804.057 + 145.03

Q l = 949.087 kN

Donc la contrainte applicable sur le pieu résultant de cette force égale :

a = Ql /A
Ql : charge total

A : surface du pieu

Donc la contrainte applicable sur le pieu :

a = 949.087/(0.3*0.3*3.14) = 3.35MPa

Les résultats obtenus de Flac 2D nous montre que le calcule de flac 2D est un peu proche de

celle de la méthode analytique et avec plus de précisions : 949.087 Kn avec la méthode

analytique, 1035 Kn Avec la méthode manuelle.

Malgré que les résultats obtenue avec F L A C 3D ne sont pas final, les résultats du calcule

manuelle nous indique que nous somme dans la bonne direction : 3.35 M P a avec le calcule

analytique, 1.6 M p a et en court d'augmentation.


Conclusion
CONCLUSION

Nous avons présenté dans ce mémoire un travail de recherche théorique et


numérique sur les pieux et la capacité portante des pieux.
A travers l'étude bibliographique (Partie A), nous avons décrit

• le sol,

• les pieux et leurs différents types.

• Les méthodes utilisées pour déterminer la capacité portante des pieux

• les paramètres influençant la capacité portante des pieux .

La partie B a été consacrée à l'étude numérique. Au début nous avons expliqué


les lois de comportements telles que :

• élastique

• élastique parfaitement plastique

Après nous avons expliqué le mode de fonctionnement de FLAC et les données


essentielles de l'utilisation de FLAC et en dernier nous avons procéder à une
simulation d'un pieu dans un milieu sableux à l'aide de FLAC 2D et FLAC 3D.
Les résultats obtenus avec FLAC 2D était très proches des résultats obtenus par
les méthodes analytiques ; ceci est une preuve que la méthode numérique malgré son
peu d'utilisation ne diffère pas beaucoup des autres méthodes utilisées pour
déterminer la capacité portante d'un pieu.
Par contre les résultats obtenus par FLAC 3D n'étaient pas suffisants pour
faire des comparaisons avec la méthode analytique, mais elle nous a permis
d'apprendre une autre méthode de calcul.

Nous avons mieux compris le comportement du pieu dans son milieu pendant
qu'il subit des charges extérieures
Malgré la précision des calculs par la méthode numérique, l'obtention des résultats
demande un temps très long et n'importe quelle erreur si petite qu'elle soit nous
entraine à de faux résultats, et pour cela il faut toujours faire des comparaisons avec la
méthode analytique.
ANNEXE
Annexe 3.1

N N
9 N d m a x cmax 9 N d m a x cmax

0 1 0 21 14,69 35,66
1 1,13 7,45 22 16,91 39,39
2 1,28 7,93 23 19,52 43,62
3 1,44 8,46 24 22,57 48,44
4 1,63 9,03 25 26,16 53,95
5 1,84 9,66 26 30,39 60,26
6 2,09 10,34 27 35,40 67,51
7 2,36 11,09 28 41,34 75,87
8 2,67 11,91 29 48,43 85,56
9 3,03 12,82 30 56,90 96,83
10 3,44 13,81 31 67,08 109,98
11 3,90 14,91 32 79,36 125,40
12 4,43 16,13 33 94,23 143,56
13 5,03 17,47 34 112,33 165,06
14 5,73 18,96 35 134,47 190,62
15 6,52 20,62 36 161,69 221,17
16 7,44 22,47 37 195,35 257,91
17 8,50 24,53 38 237,20 302,32
18 9,72 26,84 39 289,56 356,35
19 11,14 29,44 40 355,52 422,50
20 12,78 32,36 41 439,17 504,06

Valeur des facteurs de portance N D max et N C max des fondations profondes en fonction
de l'angle de frottement interne de sol ( 9 )
ANNEXE 3.2

ARGILES - LIMONS SABLES - G RAVES CRAIES


A B C A B C A B
_ _ t1)
0 75 200 200 200 125 80
-

Foré
- qs<r>3X (kPa) 15 40 80(1} 40 80(1> - _ 120 40 120
r
100 1Û0(2) 100 (2) 250 250 300 125 100

Foré tubé (tube récupéré) qsm„(kPa) 15 40 60<2> 40 80(2> 40 120 40 80

fi
-
120 150 300 300 300
(3)
Métal battu fermé qs m»x (kPa) 15 40 80 „ _ 120
-
75 -
150 150 150
(3)
Battu à fût béton Qs max (kPa) 15 80 80 - _ 120
Remarques
(1) Pieux réalisés et rainurés en Tin de forage, uniquement.
(2) Forage à sec. tube non louvoyé.
(3) Le frottement latéral peut être très faible dans les craies avec ces types de pieux. A défaut d'essai de
chargement statique sur le site même, il convient de se référer à des essais de chargement exécutés
dans des conditions similaires.

Valeur de P et qf max d'après le fascicule 62.


Feuillet d'essai pour l'essai de pressiométrique Ménard

PROCÈS-VERBAL I DOSSIER N«
ÉTABLI PAR : FIRME U£U =
I SONDAGE P
SONDAGE PRESSIOMÉTRIQUE MÉNARD PLAN D'IMPLANTATION
v

Effectué conformément
-j
à la norme NF P 94-110 *-
PP CF.COUPS SCHÉMATIQUEMATÉRIEL
n p r r > l lOtr 0#"| l ' i n Y i n n i - l
RÉSISTANCE
IV X •• ... _
0-0 PreMion limita natte p-t i M1ÊTR QUE
MOOULE PRESSO
DU SOL HT OUTILS A LA
' VANCEMENT A"A Pr&uicn de lluig* nette p, 6
m/T.N. o-o Contrainte totale horizontale Ov*t M
lieu) - • m/T.lg UTILISÉS 0 2 4 5 8 0 20 te 60 80 KC

1_ r!
i

2_ 2
i

i. 3

!
U
t I
I
!

3 5

6_ 6

2_ 'i

8_ S

9_ 9

i
-
»
10 10
!
: i
11 I
1".

12 i 1J
« •
0
HS • Pf . P| # E exprimés en MPa
Feuillet d'essai pour l'essai de pressiométrique Ménard

!/> c
Temps
Volume ern3
ESSAI PRESSIOMETRIQUE MENARD
13 Pression : Effectué conformément à la norme NF P 94-110
N° LIEU SONDAGE
Dossier CHANTIER
Matériel OUTIL Forage fait avant l'essai
de forage de ; m à m
GAINE S O U P L E D Cote c o n d i t i o n n e u Cote essai
DATE : / / HEURE TUBE LANTERNE • pression 2 c = Zs =
ETALONNAGE

DIFFERENCE T jd,i
PRESSION L 9 * " " q u ' J

ftilier
0

COURBE
BRUTE

OBSERVATIONS t
Cote nappe

ADRESSE
FIRME: TEL. .•
- Schéma de principe d'un pénétromètre - Schéma de principe de la pointe d'un
dynamique - pénétromètre dynamique -

C o u p e d u sol Résistance d y n a m i q u e u n i t a i r e de p o i n t e (MPa)


10 20 30 40 50
0-
1-
Sable
grossier 2- -m
3-
4-
5-
6
7-
Argile
8-
limoneuse
et s a b l e u s e 9-
?
10-
11-
12-
\
13-
14- V
Sable
limoneux 15- i
et g r a v i e r s 16-
17-
P r o f o n d e u r (m)

- Profil de pénétration dynamique -


FEUILLE D'ESSAI M
x
h =. 5 - 5 (yn\ a>
qd = f ( N ) = K * N H -
CT~
N :nombre de coups pour un enfoncement de 10 cm.
/lh ZÀOQÏK
K :coefficient qui dépend du poids total, donc du nombre de tiges.
tP
a>
CL
Nombre de Profondeur Nombre de Coefficient Nombre de Profondeur Nombre de Coefficient fD
qd ( Mpa ) qd ( Mpa ) &
tiges m coups N K tiges m coups N K ; •,
o
0
1fD
3-
ex.
n>
&
Xi
O
m
n>
&
O)
n>
Gn
<y>
P
I—* •
Pu
a>

P

iK
5h-i •
O
3
6
'<
Ci
P

C
CD
-Schéma de principe du pénétromètre statique-

OVOMKKI
rtM'KAM'bO^ IMfCu» O m M M
•>»N
• «1 M » » » • 11 «i
1—
«

\-l s
tttt
H» - • •

><
<
c
T ]
f\ \
il s

< £
" MM

Résultat d'un essai géotechnique au pénétromètre statique


- grille cylindrique -
ratio ri <r2><r3>

size ni <n2><n3>
dimension d1 <d2><d3><d4><d5>
ratio r1 <r2><r3>
size n1 <n2><n3>

- grille radcyline
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

COURS GÉOTECHNIQUE INSA institut national des sciences appliquées de Toulouse


Jacques Lérau 2005

ELEMENT DE GÉOTECHNIQUE, D Amttrano, J,P. Piguet 2003

FOUNDATION DESIGN THEORY AND PRACTICE. N. S. V. K A M E S W A R A R A O


Universiti Malaysia Sabah, Malaysia 2011

MODELISATION EXPERIMENTALE ET NUMERIQUE D U COMPORTEMENT DES


INTERFACES SOL-STRUCTURE these de Tallh naoui. 2008

MEMOIRE D'INGENIEUR Fondations Profondes Dimensionnement et conception d'un


programme de calcul. D. Gildas Sleeve MONTCHO Juillet 2005 UNIVERSITE CHEIKH

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FONDATIONS PROFONDES, Techniques de l'Ingénieur, Roger FRANK.

ETUDE DE L'EVOLUTION DES PARAMETRES DYNAMIQUES DES SOLS A PARTIR


D'ESSAIS GEOPHYSIQUES, Thème de Lila SACI. 2010

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MEMOIRE D'INGENIEUR Etude comparative entre Méthodes de calcul des pieux:
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RÉPONSE DYNAMIQUE DES PIEUX EN ZONE SISMIQUE, thèse R A H M A N I Saida

FOUNDATIONS DESIGNE, principales end practices DONALD.P. Codoto

MEMOIRE M A G I S T E R E N GENIE CIVIL Réponse Dynamique Des Pieux En Zone


Sismique Par R A H M A N I S A I D A Université de BATNA

DTR.BE 1.32 travaux des fondations profondes

DTR .BC.2.331 règle de calcules des fondations superficielles


AIDE MÉMOIRE MÉCANIQUE DES SOLS Y.Ves.BERTHAUD

AIDE MÉMOIRE DE MÉCANIQUE DE SOL , GERARDE Degoutte ROYET Poul

ITASCA CONSULTING GROUP, INC., «FLAC3D manual Version 2.1», Minneapolis,


Minnesota, 2002.

ITASCA CONSULTING GROUP, INC. «FLAC2D manual Version 4.00», Minneapolis,


Minnesota, 2002.

LOI DE COMPORTEMENT DES GÉOMATÉRIAU ET MODÉLISATION PAR LA


MÉTHODE DES ÉLÉMENTS FINIS, laboratoire pontes et chaussés , PHILLIPE Mesta

MODÉLISATION DES SOLS ET DES OUVRAGE DANS LEUR ENVIRONNEMENT


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