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UNIVERSITE CATHOLIQUE D’AFRIQUE CENTRALE

INSTITUT CATHOLIQUE DE YAOUNDE

FACULTE DE SCIENCES SOCIALES ET DE GESTION

L’AUDIT DES STOCKS EN VUE DE L’OPTIMISATION


DU CONTROLE INTERNE :

Cas de l’Organisation de Lutte contre le Paludisme

Présenté et soutenu en vue de l’obtention du

Master en Comptabilité-Finance par :

OUM Gilbert Damien


Titulaire d’une Licence en Comptabilité-Finance

Sous la direction de :

OLOA Florent

Enseignant associé à la Faculté de Sciences Sociales de Gestion

Année Académique 2013/2014


Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

SOMMAIRE

DEDICACE ............................................................................................................................................ II

REMERCIEMENTS ............................................................................................................................... III

SIGLES ET ABREVIATIONS ................................................................................................................... IV

LISTE DES GRAPHIQUES ET TABLEAUX ................................................................................................ VI

AVANT PROPOS................................................................................................................................. VII

INTRODUCTION GENERALE.................................................................................................................. 1

PREMIERE PARTIE : APPROCHE THEORIQUE DES CONCEPTS ................................................................ 7

CHAPITRE I : LES OBJECTIFS DE L’AUDIT FINANCIER ET DU CONTROLE INTERNE. ................................. 8

SECTION 1 : L’AUDIT ........................................................................................................................ 8


SECTION 2 : LE CONTROLE INTERNE................................................................................................ 19

CHAPITRE II : LA DEMARCHE GENERALE DE L’AUDITEUR ................................................................... 31

SECTION 1 : LA DEMARCHE METHODOLOGIQUE EN AUDIT FINANCIER ............................................ 31


SECTION 2: LE REGIME DES STOCKS ................................................................................................ 43

DEUXIEME PARTIE : OPTIMISATION DU CONTROLE INTERNE DE L’OLP.............................................. 55

CHAPITRE III : PRISE DE CONNAISSANCE DE L’OLP ............................................................................. 56

SECTION 1 : LA PRESENTATION DE L’OLP ........................................................................................ 56


SECTION 2: LA CAMPAGNE DISTRIBUTION DES MILDA .................................................................... 69

CHAPITRE IV : L’OPTIMISATION DU CONTROLE INTERNE ................................................................... 76

SECTION 1 : L’EVALUATION DU CONTROLE INTERNE ....................................................................... 76


SECTION 2 : LES SUGGESTIONS ....................................................................................................... 93

CONCLUSION GENERALE ................................................................................................................. 102

BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................................................... 104

LISTE DES ANNEXES ......................................................................................................................... 106

TABLE DES MATIERES ............................................................................. ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

Mémoire rédigé par OUM Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finances de l’UCAC Page I
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DEDICACE

A toute notre famille, pour son immanquable soutien

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REMERCIEMENTS

Ce mémoire est le fruit d’un effort collectif, et nous ne saurions le commencer sans
adresser notre gratitude à tous ceux qui ont participé directement ou indirectement à sa
réalisation. Plus concrètement, nous tenons à exprimer notre gratitude à:

Mr Florent Oloa, qui malgré ses nombreuses occupations, a accepté de diriger


ce travail ;
Mr Jean Pierre Okalla Ahanda, Associé gérant du Cabinet Okalla Ahanda &
Associés qui nous a permis d’achever nos études ;
Mr Celestin Nenta, Coordonateur de la filière Comptabilité-Finance, pour son
encadrement et sa disponibilité ;
Mme Ngnami Chetou et Mr Albert Okalla, pour leurs conseils durant notre
stage académique ;
tout le personnel du Cabinet Okalla Ahanda & Associés pour leur accueil,
conseils et disponibilités ;
tout le personnel enseignant de l’Université Catholique d’Afrique Centrale
pour leur encadrement durant notre cursus ;
à Mesdames, Jeannette Nida, Marie-Madeleine Mbong, Sandrine Mbong pour
leur soutien moral, financier, et leurs encouragements durant notre parcours
académique ;
Nos frères, sœurs, camarades et amis pour nous avoir consacré de leur temps.

Tous ceux qui ont participé à la réalisation de ce mémoire et dont les noms n’ont pas
été cités, qu’ils trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude.

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

SIGLES ET ABREVIATIONS

AS : Aires de santé

AUSCGIE : Acte Uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et des


Groupements d’intérêt économique

CAC : Commissaires aux Comptes

CBAF : Chef bureau administratif et financier

CBS : Chef bureau santé

CEMAC : Communauté Economique et Monétaire des Etats de l’Afrique Centrale

CNCC: Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes

CNRBM: Comité National Roll Back Malaria

COSO: Committee of Sponsoring Organisation

CSSD : Chef service santé du district

DS: District de santé

FIDEF : Fédération Internationale des Experts-comptables Francophones

FMSTP : Fonds Mondial de Lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme

GTC : Groupe Technique Centrale

IAS: International Standard on Auditing

IASB: International Accounting Standard Board

IPSAS: International Public Sector Auditing Standard

ISA: International Standard on Auditing

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MILDA : Moustiquaires imprégnées à longues durées d’action

OAA : Cabinet Okalla Ahanda et Associés

OHADA : Organisation pour l’Harmonisation en l’Afrique du Droit des Affaires

OLP : Organisation pour la Lutte contre le Paludisme

ONECCA : Ordre Nationale des Experts Comptables du Cameroun

SEC: Securities en Exchange Commission

SIDA : Syndrome de l’immunodéficience acquise

UCAC : Université Catholique d’Afrique Centrale

URLP : Unité Régionale de lutte contre le paludisme

USA: United States of America

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LISTE DES GRAPHIQUES ET TABLEAUX

GRAPHIQUES

GRAPHIQUE 1 : EVOLUTION TEMPORELLE DE LA MORBIDITE PALUSTRE HOSPITALIERE .................... 60

SCHEMA

SCHEMA 1 : DESCRIPTION DE LA CAMPAGNE DE DISTRIBUTION DES MILDA ..................................... 78

TABLEAUX

TABLEAU 1: L’EVOLUTION PALUSTRE................................................................................................. 59

TABLEAU 2 : CONTRIBUTIONS DES PARTENAIRES DANS LA CAMPAGNE DE DISTRIBUTION ............... 70

TABLEAU 3: SYNTHESE PAR REGION DU DENOMBREMENT DES POPULATIONS ................................. 72

TABLEAU 4 : REPARTITION PAR REGION DES MILDA......................................................................... 73

TABLEAU 5: LES QUANTITES REÇUES DANS CHAQUE REGION ............................................................ 80

TABLEAU 6: LES STOCKS THEORIQUES ............................................................................................... 81

TABLEAU 7: ANALYSE DES ECARTS..................................................................................................... 83

TABLEAU 8: STOCKS DANS LES DISTRICTS AU 31/12/2011 ................................................................. 84

TABLEAU 9: DETERMINATION DU COUT UNITAIRE DES MILDA .......................................................... 85

TABLEAU 10: VALORISATION DES STOCKS AU 31/12/2011 ................................................................ 85

TABLEAU 11: DESCRIPTION DE LA GESTION DES MILDA AU NIVEAU DU DISTRICT ............................. 87

TABLEAU 12 : EVALUATION DES STOCKS PAR L’OLP ........................................................................ 100

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AVANT PROPOS

Dans le souci de répondre à la demande de plus en plus exigeante du marché du


travail, l’Institut Catholique de Yaoundé à travers la Faculté de Sciences Sociales et de
Gestion, offre à ses étudiants des formations professionnelles assorties de diplômes facilitant
leur insertion dans la vie active. Les études sont sanctionnées après trois années de formation
par une licence et à la fin de la cinquième année, par un Master.

Cette formation étant professionnalisante et se voulant complète, elle requiert à la fin


de la cinquième année, un stage académique de trois mois en entreprise, sanctionné par la
rédaction d’un mémoire. Le but de ce stage, obligatoire pour l’obtention du Master II, est de
permettre à l’étudiant d’une part, de compléter la formation théorique reçue, d’autre part de
s’imprégner des réalités du monde du travail.

En outre, le stage permet à la Faculté de juger l’aptitude professionnelle de l’étudiant,


son comportement et les capacités d’insertion dont il a fait preuve en entreprise. Pour les
entreprises, il s’agit de donner aux étudiants l’opportunité de conforter leurs connaissances.

C’est pour répondre à ces exigences, que nous avons effectué un stage académique au
Cabinet Okalla Ahanda & Associés.

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INTRODUCTION GENERALE

1 - CONTEXTE DE L’ETUDE

Suites aux crises Enron, Worldcom, Parmalat, etc. On aurait pu penser que l’ensemble
des dispositifs légaux et règlementaires mis en place à savoir la loi Sarbanes Oxley (SOX), la
loi sur la sécurité financière respectivement aux Etats Unis et en France, auraient suffi pour
prévenir tous types de risques au sein des entreprises notamment américaines et européennes.
Cependant, l’histoire économique et financière allait encore être bouleversée par le scandale
du LIBOR1. Les régulateurs reprochent à plusieurs banques (Barclays, Deutsche Bank, Royal
Bank of Scotland, etc) d’avoir manipulé le taux interbancaire, et d’avoir sous-estimé leur taux
d’emprunt afin de montrer qu’elle n’avait pas de problèmes de financement au plus fort de la
crise. Au delà des scandales, ce sont les procédures de contrôle interne de ses banques qui
sont pointées du doigt.

Le contexte camerounais est quant à lui marqué par la volonté des dirigeants de faire
du Cameroun un pays émergeant à l’horizon 2035. Toutefois, le pays est toujours classé
parmi les pays les plus corrompus. Les arrestations de hauts cadres nationaux sur lesquels
pèseraient des soupçons de détournements des fonds publics dans le cadre de l’Opération
épervier sont des exemples de malversations financières de la classe dirigeante. Ainsi, nous
pouvons évoquer d’abord le vol de matériels retrouvés chez l’ex administrateur général du
Chantier Naval et industriel du Cameroun (CNIC) et l’émission de douze (12) chèques
frauduleux. Ensuite la condamnation du Président du Conseil d'Administration André Booto
à Ngon, du directeur général Joseph Edou à quarante (40) ans de prison et de plusieurs
collaborateurs, au Crédit Foncier du Cameroun (CFC). Enfin, le tribunal de grande instance
du Mfoundi a reconnu coupable l’ancien directeur général Guy Roger Belinga de la Société
Immobilière du Cameroun (SIC) et plusieurs de ses collaborateurs pour les faits de
détournement de deniers publics, de coaction de détournement de deniers publics, de
complicité de détournement de deniers publics, et de tromperie envers associés.

1
London Interbank Offer Rate : Il s’agit d'un indice de taux calculé chaque jour ouvré à 11heures (heure
de Londres) et publié par la British Bankers Association (BBA), devant en principe refléter le taux moyen auquel
un échantillon de grandes banques établies à Londres prête "en blanc" (c’est-à-dire sans que le prêt soit gagé par
des titres) à d'autres grandes banques. L'échantillon des banques choisies est connu à l'avance et plutôt stable
dans le temps.

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L’actualité récente est marquée par l’arrestation du directeur général de la Société


Nationale de Raffinage (SONARA), l’affaire du BOEING de la Cameroon Airlines
(CAMAIR) dans laquelle se trouvent impliqués l’ancien Premier Ministre, des ministres et les
directeurs généraux, tous en détention, attendant que leurs contentieux soient vidés. Dans le
même ordre d’idée, la condamnation à vingt (20) ans de prison, de l’ancien ministre de la
santé publique Urbain Olanguena Awono, notamment pour le paiement des moustiquaires
qui n’ont jamais été livrées.

Un climat aussi tumultueux voire « malsain » nécessiterait davantage une accélération


des contrôles et un renforcement des systèmes de prudence au sein des entreprises tant
publiques que privées.

Malgré l’établissement d’un contrôle interne, d’un manuel de procédures et d’un


système de gestion des stocks de MILDA2 à l’OLP, celui- ci s’est rendu compte qu’il était
dans l’incapacité de déterminer la valeur du compte « stocks MILDA» dans les états
financiers à la fin de l’exercice 2011. C’est dans ce cadre qu’a été sélectionné le Cabinet
Okalla Ahanda & Associés afin qu’il élabore une base de données, qui permettra de
déterminer la valeur des stocks de MILDA à la clôture de l’exercice 2011. Tout ceci avant le
début de l’audit des rapports financiers par le Cabinet Mazars, sélectionné par le FMSTP.
C’est dans ce cadre que nous avons effectué une mission au sein de l’OLP ; mission qui a
constitué l’essentiel de notre travail.

2 -PROBLEMATIQUE

La théorie d’asymétrie de l’information a été évoquée pour la première fois par Joseph
STIGLITZ (1974). Il est admis que contrairement aux actionnaires et aux bailleurs de fonds,
le dirigeant dispose de l’information comptable et financière, l’information complète issue des
éléments de la comptabilité générale et du rapport d’audit interne.

En outre, MECKLING et JENSEN (1976) évoquent la théorie d’agence. Ils


considèrent que le fonctionnement des entreprises est caractérisé par des rapports
contractuels. Selon CORIAT et WEINSTEIN (1995), une relation d’agence se définit comme
un contrat par lequel une ou plusieurs personnes (le principal) engagent une ou plusieurs

2
Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action

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autres (l’agent) pour accomplir une action en son nom, ce qui implique une délégation à
l’agent d’un certain pouvoir décisionnel. Pour ces auteurs, cette relation est la base de tout
conflit dans l’entreprise notamment les conflits d’intérêts qui sont aussi facteurs de coûts
appelés « coûts d’agence ». Pour pallier à ces conflits, plusieurs outils ont été mis sur pied
comme l’audit. Ce dernier, apparaît dans ce cadre comme le mécanisme de contrôle et de
surveillance du dirigeant, plus enclin à faire supporter au principal des coûts d’agence et à ne
pas respecter toutes ses obligations contractuelles. Le coût d’agence comprend :

le coût de surveillance qui représente l’ensemble des dépenses engagées par les
actionnaires pour contrôler les actions des dirigeants et pour s’assurer du respect des
clauses contractuelles qui ont été préétablies. Il représente également l’ensemble des
dépenses engagées par les dirigeants pour satisfaire les exigences des créanciers et
notamment des banquiers. En effet, ces derniers ont l’habitude de demander ou
d’exiger des sociétés qui sollicitent auprès d’eux des crédits bancaires de soumettre
leurs états financiers au contrôle d’auditeurs indépendants afin de s’assurer que les
dirigeants n’ont pas manipulé les chiffres comptables et qu’ils n’ont pas transféré la
richesse des actionnaires à leur profit ;
le coût de signalisation qui représente l’ensemble des frais engagés par les dirigeants
pour émettre des signaux crédibles en ce qui concerne leurs performances de gestion
concernant des caractéristiques véritables des entreprises qu’ils gèrent ;
le coût résiduel ou perte résiduelle qui résulte de l’impossibilité d’exercer un
contrôle total sur l’action des dirigeants et se traduit par une perte de valeur de la
société.

La nécessité de disposer de données fiables sur les comptes annuels explique alors
l’apparition de moyens pour vérifier les états financiers produits par les dirigeants à
destination des tiers. Ces moyens se sont largement développés pour prendre leur forme
actuelle. C’est ainsi que l’audit financier, est selon MIKOL (1999), un examen critique
destiné à vérifier que l’activité de l’entreprise est fidèlement traduite dans les comptes
annuels conformément à un référentiel identifié.

Il est aussi important de noter que le concept d’audit est étroitement lié à celui du
contrôle interne car les méthodes du premier varient suivant l’évolution du second. Stéphanie
THIERRY-DUBUISSON (2004) admet que, sans examen du système d’organisation de

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l’audité et donc de son contrôle interne, il ne pouvait exister de mission d’audit « intelligente
», c'est-à-dire adaptée aux spécificités de l’audité.

Les stocks constituent un élément important des états financiers, notamment pour
l’Organisation de Lutte contre le Paludisme. En effet, les moustiquaires imprégnées à longue
durée d’action (MILDA) représentent 61% du coût total du projet financé par le Fonds
Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose, le Paludisme. Il semble alors intéressant
d’apprécier la contribution de l’audit des stocks à l’amélioration du contrôle interne. Dès lors
une question suscite notre attention : Comment l’audit des stocks peut optimiser le
contrôle interne d’une organisation?

3 –PROPOSITIONS DE RECHERCHE

De la problématique qui précède, nous avons déduit trois propositions de recherche


dont une principale et deux secondaires.

La proposition principale est la suivante : Bien que l’audit des stocks ait pour finalité
la certification du poste stock dans le bilan, il peut contribuer à l’amélioration du contrôle
interne de l’entité auditée.

De cette proposition, découlent deux autres qui décrivent le processus de la


contribution à l’efficacité du contrôle interne. Ainsi :

l’audit des stocks doit d’abord procéder à l’évaluation du contrôle interne ;


il doit faire des propositions concrètes pour combler les faiblesses mises en exergue.

4 -OBJECTIF

L’objectif poursuivi par notre recherche est de montrer et de faire comprendre


l’importance de l’audit des stocks dans l’amélioration du contrôle interne, ainsi que sa place
et son utilité dans les entreprises publiques et privées. Plus précisément, il s’agira de montrer
que:

l’audit des stocks permet de déterminer la valeur des stocks à la clôture de l’exercice
comptable ;
l’audit des stocks peut améliorer le système de contrôle interne.

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5 -INTERET DU SUJET

L’audit des stocks revêt un intérêt certain pour notre pays, l’OLP, les entreprises, les
étudiants et les futurs auditeurs.

Pour le système de santé camerounais

Améliorer la gestion des stocks (vaccins, tests de diagnostic rapide,


fournitures médicaux…).

Pour l’Organisation de Lutte contre le Paludisme

Améliorer la distribution et la traçabilité d’autres biens (moustiquaires,


fournitures médicaux…) ;
Réduire les risques d’erreurs et de fraudes dans la gestion des stocks.

Pour le Cabinet Okalla Ahanda & Associés

Promouvoir l’utilisation systématique des questionnaires de contrôle interne lors des


missions d’audit financier et de Commissariat aux Comptes.

Pour les entreprises

Faciliter la traçabilité des stocks et l’audit des stocks, notamment pour les
entreprises ayant plusieurs entrepôts ;
Réduire les fraudes, erreurs dans la gestion des stocks.

Au niveau professionnel et académique

Au niveau professionnel : Fournir aux jeunes et futurs auditeurs, un outil


pratique et facilement compréhensible de la portée d’une mission d’audit et des
étapes substantielles à suivre pour apprécier le niveau des stocks d’une entreprise;
Au niveau académique : Fournir aux étudiants un guide méthodologique
lorsqu’ils auront à cœur de traiter un sujet en relation avec l’audit financier.

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6 –APPROCHE METHODOLOGIQUE

Notre démarche méthodologique repose sur une étude de cas. A cet effet, nous nous
proposons de passer en revue la littérature traitant de l’audit financier et du contrôle interne
d’une part, de dérouler et ce dans le cadre d’une entreprise choisie à cet effet les étapes
conduisant à l’évaluation de son dispositif de contrôle d’autre part.

L’étude ayant permis la production de ce mémoire a été réalisée à l’Organisation de


lutte contre le paludisme, dont le siège est à Yaoundé (département du Mfoundi), via le
Cabinet OKALLA AHANDA & ASSOCIES dans le cadre d’une mission d’audit de
compilation. Le dépouillement des informations et leur analyse se sont faites au siège (Groupe
Technique Central) et dans les unités régionales de l’OLP.

7 -ENONCE DU PLAN

La présente contribution s’articule autour de deux (02) parties à savoir l’approche


théorique des concepts d’une part et l’optimisation du contrôle interne de l’OLP d’autre part.

La première partie se destine à mettre en exergue les objectifs de l’audit financier et du


contrôle interne (chapitre 1), pour ensuite évoquer la démarche générale de l’auditeur et les
stocks (chapitre 2).

La deuxième partie, qui s’attèle à allier la partie théorique susmentionnée à la pratique


traitera du cadre de l’étude en l’occurrence l’OLP (chapitre 3) du point de vue de sa
présentation, de son organisation et de son fonctionnement. L’optimisation du contrôle interne
à l’OLP (chapitre 4) tentera de clarifier notre modeste contribution à l’amélioration de la
gestion des stocks à l’effet de renforcer le dispositif de contrôle interne.

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

PREMIERE PARTIE : APPROCHE THEORIQUE DES CONCEPTS

Dans le présent cadre, nous allons mettre en évidence les fondements théoriques des
différents concepts. Nous allons au premier chapitre de cette tranche, présenter les généralités
sur les notions d’audit et du contrôle interne. Au second chapitre, nous aborderons la
démarche générale de l’auditeur et le régime des stocks.

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CHAPITRE I : LES OBJECTIFS DE L’AUDIT FINANCIER ET DU


CONTROLE INTERNE.

Afin de mieux cerner la notion de l’audit et du contrôle interne, il s’impose à nous de


parcourir les contours de l’audit (section1). Par ailleurs, nous nous appesantirons sur le
contrôle interne (section 2).

SECTION 1 : L’AUDIT

La perception du cadre conceptuel de l’audit passe par une mise au point de ce


concept, de ses objectifs, des normes qui régissent cette pratique et des risques qui la
jalonnent.

1.1 Définitions, typologies, acteurs de l’audit

1.1.1 Définitions

Selon la CNCC (2003), deux définitions complémentaires peuvent être énoncées,


l’une privilégiant la nature de la mission (un examen), l’autre mettant l’accent sur le mode
opératoire (un processus).

1.1.1.1 Définition de l’audit d’après sa nature

D’après cette approche, l’audit est un examen critique, progressif, méthodique et


constructif, mené avec discernement par un professionnel indépendant, en vue de délivrer
l’opinion attendue de l’auditeur sur la matière soumise à contrôle, au regard du référentiel
auquel la matière en question est soumise.

1.1.1.2-Définition de l’audit d’après son mode opératoire

L’audit est un processus d’accumulation d’éléments probants nécessaires et suffisants,


mené avec discernement, de manière critique, progressive, méthodique et constructive, par un

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professionnel indépendant, en vue de délivrer l’opinion attendue de l’auditeur sur la matière


soumise au contrôle, au regard du référentiel auquel la matière en question est soumise.

On note dans ces deux définitions que l’indépendance de l’auditeur est essentielle
voire primordiale, au même titre que l’existence d’un référentiel applicable à la matière
soumise au contrôle. Qui plus est, le respect par l’auditeur des règles professionnelles et d’un
code de déontologie est fondamental.

1.1.2 Les concepts voisins à l’audit

1.1.2.1 L’audit interne et l’audit externe

La CNCC définit l’audit interne comme « un service de contrôle au sein d’une entité
effectuant des vérifications pour le compte de celle-ci. Ces vérifications comprennent par
exemple l’évaluation, le contrôle de la pertinence, de l’efficience des systèmes comptables et
de contrôle interne ».

L’audit externe pour sa part, est un audit réalisé par une personne physique ou morale
extérieure à l’entreprise.

L’auditeur interne est un salarié de l’institution auditée qui sert les besoins de celle-ci,
tandis qu’un auditeur externe est un contractant indépendant.

1.1.2.2 Les typologies d’audit

Les typologies des missions d’audit s’abordent sous trois angles complémentaires, à
savoir l’audit opérationnel, l’audit de conformité, l’audit comptable et financier.

1.1.2.2.1 L’audit opérationnel

L’audit opérationnel est l’examen des informations relatives à la gestion des


différentes fonctions de l’entreprise en vue d’exprimer sur ces informations une opinion
responsable et indépendante par référence aux critères de régularité, de fiabilité et d’efficacité.

Il s’agit donc d’un examen des instruments dont dispose la direction de l’entité pour la
contrôler et la gérer. Les principaux objectifs de l’audit opérationnel sont de s’assurer que :

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les organisations sont efficaces ;


les instructions de la direction sont appliquées;
les procédures mises en place comportent les sécurités suffisantes ;
les informations fournies à la direction sont sincères ;
les opérations réalisées sont régulières.

1.1.2.2.2 L’audit de conformité

L’audit de conformité porte sur des processus, avec pour objectif de vérifier d’une part
la bonne application des instructions, définitions de fonctions, mode opératoire, restrictions
d’accès. D’autre part, il a pour but de s’assurer de la conformité des directives données et des
actes effectués avec les dispositions légales et réglementaires. Il peut être confié au service
d’audit interne.

1.1.2.2.3 L’audit comptable et financier

L’audit financier est l’examen critique des comptes annuels d’une entité économique
auquel procède un professionnel compétent et indépendant en vue d’exprimer une opinion
motivée sur la régularité, la sincérité et l’image fidèle des états financiers annuels d’une
entreprise. En d’autres termes, vérifier que la réglementation concernant la tenue des comptes
est correctement appliquée (régularité), qu’elle l’est de bonne foi (sincérité) et que
l’information présente une image fidèle de la réalité. De cette définition peuvent être extraite
plusieurs idées essentielles :

l’audit financier est une mission qui se conclut par l’expression d’une opinion sur
la validité des comptes annuels (mission d’opinion) ;
l’audit financier garantit la qualité des comptes annuels des tiers utilisateurs
(actionnaires actuels ou potentiels, personnels, clients, fournisseurs, banquiers,
etc.);
cette garantie ne peut être apportée que par un professionnel compétent et
indépendant. Par conséquent, l’audit financier est réalisé par un auditeur externe
c'est-à-dire non-membre du personnel de l’entité ;
la qualité des comptes annuels est appréciée par rapport aux normes comptables du
pays où est située l’entité.

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

L’audit comptable et financier peut être exécuté dans le cadre d’une mission légale ou
contractuelle.

1.1.3 Le Commissaire aux comptes et l’Expert-comptable

Les audits peuvent être réalisés soit par le CAC, soit par l’Expert-comptable.

1.1.3.1 Missions d’audit du commissaire aux comptes

L’AUSCGIE fait obligation à certaines sociétés et groupements de désigner un


commissaire aux comptes. Ceux-ci sont désignés par l’assemblée générale. Cependant, si
cette dernière omet d’élire le ou les commissaires aux comptes, la désignation peut être
obtenue par décision de justice à la demande de tout associé. Toutes les sociétés anonymes
(SA) qui ne font pas appel public à l’épargne doivent désigner un commissaire aux comptes
et un suppléant. Pour celles qui font appel public à l’épargne, la loi prévoit la désignation de
deux commissaires aux comptes et de deux suppléants (Article 702 de l’Acte Uniforme).
L’article 376 dudit acte uniforme, prévoit pour les sociétés à responsabilité limitée (SARL), la
désignation d’un commissaire aux comptes et d’un suppléant devient obligatoire, si les trois
conditions suivantes sont réunies :

l’effectif permanent supérieur à 50 personnes ;


le chiffre d’affaires annuel supérieur à FCFA 250 millions ;
le capital supérieur à FCFA 10 millions.

Lorsqu’un groupement d’intérêt économique (GIE) émet des obligations, il est obligé
de choisir un ou plusieurs commissaires aux comptes pour le contrôle de ses états financiers.

La loi pénale sanctionne toute entreprise qui remplit les conditions ci-dessus et qui ne
désigne pas un commissaire aux comptes.

1.1.3.1.1 Les conditions de désignation d’un commissaire aux comptes

Selon les dispositions de l’OHADA, les commissaires aux comptes sont choisis selon
qu’il existe un ordre des experts comptables ou non dans l’État abritant le siège de la société
faisant l’objet du contrôle. Lorsqu’il existe un ordre des experts comptables, seuls les experts
comptables agréés peuvent exercer les fonctions de commissaire aux comptes. Dans le cas

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 11
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contraire, ces fonctions sont assurées seulement par les experts comptables présents sur une
liste établie par une commission siégeant auprès de la cour d’appel.

1.1.3.1.2 Les missions et obligations du commissaire aux comptes

A en croire l’acte uniforme, le commissaire aux comptes a pour mission permanente, à


l’exclusion de toute immixtion dans la gestion de la société, de :

vérifier les valeurs et documents comptables de la société ;


contrôler la conformité de la comptabilité de la société avec les règles en vigueur ;
vérifier la sincérité et la concordance avec les états financiers de synthèse des
informations données dans le rapport de gestion du conseil d’administration (CA)
ou des assemblées généraux (AG), dans les documents sur la situation financière
et les états financiers adressés aux actionnaires ;
s’assurer que l’égalité entre associés est respectée.

S’agissant des obligations (article 710 à 717 AUSCGIE), le commissaire aux comptes :

doit informer les associés à qui il rend compte des manquements constatés, tout en
recommandant la cessation des faits incriminés ;
doit révéler au Ministère Public les faits délictueux dont il a eu connaissance dans
l’exercice de sa mission ;
peut se substituer au conseil d’administration pour convoquer l’assemblée générale
des actionnaires en cas de carence de cet organe ;
peut faire objection dès qu’il a connaissance des problèmes sérieux pouvant
compromettre la pérennité de la société contrôlée.

1.1.3.2 Missions d’audit de l’expert-comptable

L’audit contractuel, quant à lui, est une mission confiée au professionnel par toute
personne habilitée ou ayant un intérêt. Il convient de souligner que dans le cas d’espèce, les
termes et l’étendue du travail sont définis par les parties dans le cadre d’un contrat. Il peut
porter par exemples, sur les travaux suivants:

audit assistance : assistance de l’entreprise à arrêter ses états financiers ;

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 12
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

audit de consolidation : diligence auprès des filiales ou autres participations en cas


d’assistance à l’élaboration des états financiers (comptes) consolidés de la société
mère, ou holding ;
audit de transmission : diligence auprès des entreprises à céder, ou à racheter dans
le cadre de privatisation, acquisition, cession, apports partiel d’actifs ;
audit d'investigation (enquête) ;
audit des procédures et des systèmes.

1.1.3.2.1 Fondements économiques de l’audit contractuel

Selon OBERT et All (2009)3, la demande d’un audit peut être effectuée par l’entreprise
ou par des tiers.

1.1.3.2.1.1 Demande faite par l’entreprise

Les préoccupations d’un audit demandé par l’entreprise sont le plus souvent :

le besoin pour l’entreprise, de disposer d’une information nancière able, avant


de l’utiliser ou de la présenter à des tiers ;
l’appréciation de son organisation actuelle, en vue d’en déceler les insuffisances et
de l’améliorer ;
la nécessité d’éviter la survenance des fraudes, ou de détournements éventuels.

1.1.3.2.1.2 Demande faite par des tiers

Certains tiers en relation avec l’entreprise ont souvent intérêt à ce que les comptes qui
leur sont soumis soient préalablement audités avant de prendre des décisions susceptibles
d’avoir des incidences sur leur devenir et celui de l’entreprise. C’est ainsi que les banquiers
sollicités pour un emprunt, les salariés, par l’intermédiaire du comité d’entreprise ou des
syndicats, une entreprise désireuse de prendre une participation, un groupe minoritaire
d’actionnaires désirant être informés, la commission des marchés financiers, préalablement à
l’introduction en bourse des titres d’une société, seront à la base d’audits contractuels.

3
Comptabilité et audit, Dunod, Paris, pages 408.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 13
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.1.3.2.2 Fondements juridiques de l’audit contractuel

Le contrat qui lie l’auditeur est considéré par les juristes comme un contrat par lequel
l’une des parties s’engage à faire quelque chose pour l’autre, moyennant un prix convenu
entre elles.

1.1.3.2.2.1 Formation du contrat

L’offre émane généralement du client ; si un tiers est à l’origine de l’offre, celle-ci


devra être accompagnée de l’accord donné par l’entreprise à auditer. En raison même du
climat de confiance qui s’instaure entre le client et l’auditeur, la forme non écrite est parfois
employée. Cependant, il est conseillé par les normes professionnelles que l’expert-comptable
et son client définissent par un écrit ou lettre de mission leurs obligations réciproques.

1.1.3.2.2.2 Obligations de l’auditeur et de son client

En matière d’audit contractuel, l’obligation du professionnel est une obligation de


moyens, en raison même de l’impossibilité de vérifier l’exactitude ou le fondement de tous les
renseignements communiqués par le client. En fonction du contrat le liant à son client,
l’auditeur devra organiser son travail en conséquence et choisir les moyens nécessaires à
l’établissement de son opinion. Il aura ainsi recours aux techniques des sondages,
recoupements, indices, sous réserve d’un échantillonnage significatif et représentatif de
l’ensemble des éléments contrôlés.

1.2 Missions, normes et risques d’audit

Dans le souci d’harmoniser les pratiques d’audit et des services connexes au plan
mondial, le Comité des Normes Internationales d’Audit a publié un référentiel qui met en
évidence les frontières entre les missions d’audit et les autres services qui peuvent être
confiés à un professionnel comptable. Ce référentiel distingue, selon l’objectif recherché et les
conclusions auxquelles les missions aboutissent, quatre catégories de missions qui sont
résumées en annexe 1. En fonction de l’objectif recherché, le référentiel distingue les missions
d’assurance des autres missions.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 14
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.2.1 La mission d’audit

Dans une mission d’audit, l’auditeur donne une assurance élevée, mais non absolue,
que les informations, objets de l’audit, ne sont pas entachées d’anomalies significatives. Cette
opinion est exprimée positivement sous forme d’assurance raisonnable.

1.2.1.1 L’examen limité

L’auditeur donne une assurance modérée que les informations, objets de l’examen, ne
sont pas entachées d’anomalies significatives. Cette opinion est exprimée sous forme d’une
assurance négative.

1.2.1.2 La mission de procédures convenues

Ici, l’auditeur met en œuvre des procédures d’audit définies d’un commun accord entre
l’auditeur, l’entité et les tiers concernés pour communiquer les constatations résultant de ces
travaux.

1.2.1.3 La mission de compilation

Le professionnel utilise ses compétences de comptable pour recueillir, classer et


synthétiser des informations financières sans être tenu de contrôler les sources de ces
informations. Aucune assurance n’est exprimée dans le rapport. Dans ce mémoire, nous nous
intéressons plus à la « mission de compilation ».

Ces différentes missions d’audit se réalisent grâce aux normes établies.

1.2.2 Les normes d’audit

Le concept de norme permet d’exprimer l’opinion de la profession quant au


comportement, dans l’exercice de ses missions, d’un professionnel indépendant et compétent.
Cette normalisation a pour but d’harmoniser l’activité d’audit sur le plan réglementaire et
professionnel.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 15
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.2.2.1 Les normes réglementaires

Les normes réglementaires ont été élaborées par de nombreuses institutions et


organismes professionnels. C’est ainsi qu’on distinguera les normes internationales et les
normes nationales.

1.2.2.1.1 Les normes internationales

Les normes internationales d’audit ou « International Standards on Auditing –ISA » et


«International Public Sector Audiditing Standard-IPSAS », sont celles qui s'appliquent aux
missions d'audit d'informations financières. Elles sont définies par le Comité des Normes
Internationales d'Audit et Missions d'Assurance (International Auditing and Assurance
Standards Board - IAASB). Ce comité constitué par la fédération internationale des
comptables (International Federation of Accountants - IFAC) a pour but d'élaborer et de
publier, sous l’autorité de l’IFAC, des normes de haute qualité pour les missions d'audit,
d'assurance et de services connexes.

1.2.2.1.2 L’Acte Uniforme OHADA

L’auditeur doit s’assurer de la conformité du référentiel comptable applicable. Il s’agit


de l’AUSCGIE sise dans les Etats parties au traité à l’harmonisation du droit des affaires en
Afrique (OHADA).

1.2.2.1.3 Le règlement CEMAC

Le règlement CEMAC n°11/01 du 5 décembre 2001 précise les conditions d’agrément


à l’exercice de la profession d’expert-comptable et du commissariat aux comptes, la
responsabilité des commissaires aux comptes, les modalités de rémunération et les sanctions
en cas d’exercice illégal de la profession.

1.2.2.1.4 Le code de déontologie

Le code de déontologie a été élaboré par l’Ordre National des Experts Comptables du
Cameroun (ONECCA) suivant les principes fondamentaux d’intégrité, d’objectivité, de
compétence, d’indépendance, de secret professionnel et de respect des règles professionnelles.
Il définit les conditions d’obtention des autorisations d’exercer, de recherche des missions, les

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 16
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

relations avec les clients, les confrères et la profession, les modalités de fixation des
honoraires ainsi que les mesures disciplinaires applicables.

1.2.2.2 Les normes professionnelles

On distingue les normes générales des normes de travail et des normes de rapport.

1.2.2.2.1 Les normes générales

Elles fixent les règles déontologiques de la profession, en précisant les principes


fondamentaux de comportement du CAC ainsi que les règles générales à respecter par
l’auditeur à l’égard de sa mission et vis-à-vis des tiers. Nous pouvons citer entre autres :

la compétence ;
l’indépendance ;
le secret professionnel.

1.2.2.2.2 Les normes de travail

Elles sont propres à chaque cabinet et tiennent généralement compte des normes
nationales et internationales. Les normes de travail déterminent la démarche d’audit et les
diligences minimales à mettre en œuvre pour bien exécuter une mission d’audit.

1.2.2.2.3 Les normes de rapport

En fin de contrôle, l’auditeur doit faire la synthèse des anomalies qu’il a relevé et c’est
à la lumière de celles-ci qu’il rédige son rapport. Il doit tenir compte des constatations
significatives, c'est-à-dire celles qui, portant sur une erreur, une omission, une mauvaise
présentation ou une différence d’appréciation, sont de nature à remettre en cause la régularité
et la sincérité des états financiers. Les organisations professionnelles édictent les
recommandations à caractère général et standard pour la formulation de l’opinion exprimée
par l’auditeur. Le respect de ces diverses normes permet à l’auditeur de se prémunir des
divers risques d’audit.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 17
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.2.3 La notion de risque d’audit

1.2.3.1 risques d’audit

Le risque d’audit est le risque que l’auditeur exprime une opinion inappropriée sur des
états financiers qui comportent des inexactitudes importantes. Le risque d’audit est un
ensemble de trois composantes : le risque inhérent, le risque lié au contrôle interne et le risque
de non détection.

1.2.3.2 Le risque inhérent

Le risque inhérent existe quelque soit la nature du système de contrôle interne. Il


dépend de la nature des activités et des compétences de la direction de l’entreprise.
Cependant, il peut apparaître au niveau tant des états financiers que des soldes des comptes.

Au niveau des états financiers, il comprend entre autre l’intégrité, l’expérience, la


compétence de la direction, la nature des activités, les conditions économiques et
concurrentielles, les pressions fortes exercées sur la direction qui pourraient l’inciter à
présenter des états financiers inexacts. Au niveau des soldes des comptes, le risque inhérent
englobe :

le degré de jugement intervenant dans la détection des soldes des comptes ;


la sensibilité des actifs aux pertes et aux détournements (immobilisations, stocks,
liquidité, …) ;
les opérations ne faisant pas l’objet de traitement classique (les opérations
inhabituelles).

1.2.2.3 Le risque lié au contrôle

Le risque de contrôle interne réside dans la probabilité que le système de contrôle


interne (SCI) n’empêche pas ou ne détecte pas en temps voulu des inexactitudes significatives
dans une rubrique comptable ou dans un flux d’opérations, consécutives à une erreur
volontaire, involontaire ou à une fraude.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 18
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.2.2.4 Le risque de non détection

Le risque de non détection découle de la probabilité de ne pas identifier des


inexactitudes significatives dans un flux d’opérations ou dans une rubrique comptable au
moyen de contrôle déterminé.

Contrairement au risque inhérent et au risque lié aux contrôle interne qui concernent
l’entreprise, le risque de non détection est propre à l’auditeur. Il n’a pas la maîtrise des deux
premiers risques, il ne peut qu’en évaluer les conséquences potentielles. Par contre, il a la
responsabilité de sélectionner lui-même les procédés de vérification à mettre en œuvre. Ainsi,
parmi les risques de non détection on distinguera :

le risque aléatoire : risque découlant du choix d’un échantillonnage qui ne permet


pas la détection d’une inexactitude significative ;
le risque technique : portant sur une erreur dans le choix d’un procédé de
vérification, dans son application ou dans l’interprétation des résultats.

SECTION 2 : LE CONTROLE INTERNE

Le contrôle interne apparaît comme une plaque tournante de toute la démarche de


l’auditeur. Aussi, sera-t-il question dans ce chapitre de bien cerner cette notion. Nous allons
dans un premier temps rappeler les concepts voisins au contrôle interne, ensuite évoquer les
généralités de ce concept.

1.1 Généralités

1.1.1 Les concepts voisins au contrôle interne

Dans une entreprise, trois systèmes de contrôle, interdépendants, y ont leur place : le
contrôle stratégique, le contrôle de gestion et le contrôle opérationnel.

1.1.1.1 Le contrôle stratégique

Le contrôle stratégique, du ressort du management, consiste à identifier les domaines


d’actions, à évaluer les moyens nécessaires, et à ajuster la stratégie domaine par domaine, et
la stratégie globale.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 19
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.1.1.2 Le contrôle de gestion

Dans un contexte de mise en œuvre de la stratégie par l’entreprise, le contrôle de


gestion permet d’un côté de s’assurer de la cohérence des choix stratégiques et des actions
courantes (plans d’action et budgets, critères de gestion, critères de mesure de performances,
conséquences positives ou négatives..). De l’autre coté, de tirer des écarts et d’effectuer des
ajustements.

1.1.1.3 Le contrôle opérationnel

C’est le domaine privilégié du contrôle continu de l’ensemble des tâches familières et


répétitives.

1.1.2 Le contrôle interne

Pour couvrir les généralités du contrôle interne, nous passerons en revue les différentes
définitions de cette notion dynamique, ses objectifs, les principes qui la gouvernent et pour
finir nous éluciderons la version américaine du concept.

1.1.2.1 Les définitions du contrôle interne

Nous évoquerons les différentes définitions données au contrôle interne avant d’en
faire une synthèse.

1.1.2.1.1. Bertrand Fain et Victor Faure (1948)

« Le contrôle interne consiste dans une organisation rationnelle de la comptabilité et


du service comptable, visant à prévenir ou, tout au moins, à découvrir sans retard les erreurs
ou les fraudes ».

1.1.2.1.2 Ordre des Experts-Comptables de France (1977)

« Le contrôle interne est l’ensemble des sécurités contribuant à la maîtrise de


l’entreprise. Il a pour but, d’un côté, d’assurer la protection, la sauvegarde du patrimoine et la
qualité de l’information, de l’autre, l’application des instructions de la direction et de
favoriser l’amélioration des performances. Il se manifeste par l’organisation, les méthodes et
procédures de chacune des activités de l’entreprise pour maintenir la pérennité de celle-ci ».

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.1.2.1.3 Institut Canadien des Comptables Agréés (ICCA, 1986)

« Constituent le contrôle interne la structure administrative de l’entreprise et tous les


systèmes coordonnés que la direction met en place en vue d’assurer, dans la mesure du
possible, la conduite ordonnée et efficace de ses affaires :

Notamment la protection de ses biens, la fiabilité de ses livres et documents


comptables et la prompte préparation d’une information financière fiable ».

1.1.2.1.4 Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (1987)

« Le contrôle interne est constitué par les mesures de contrôle, comptable ou autre que
la direction définit, applique et surveille sous sa responsabilité, afin d’assurer la protection du
patrimoine de l’entreprise et de la fiabilité des enregistrements comptables et des comptes
annuels ».

1.1.2.1.5 Commission Tradeway (1992)

« Le contrôle interne est un processus mis en œuvre par le conseil d’administration, les
dirigeants et le personnel d’une organisation, destiné à fournir une assurance raisonnable
quant à la réalisation des objectifs suivants :

la réalisation et l’optimisation des opérations ;


la fiabilité des informations financières ;
la conformité aux lois et aux réglementations en vigueur.

1.1.2.1.6 International Federation of Accountants (IFAC, 1994)

« Le système de contrôle interne est l’ensemble des politiques et procédures mises en


œuvre par la direction d’une entité en vue d’assurer, dans la mesure du possible, la gestion
rigoureuse et efficace de ses activités. Ces procédures impliquent le respect des politiques de
gestion, la sauvegarde des actifs, la prévention et la détection des fraudes et des erreurs,
l’exactitude et l’exhaustivité des enregistrements comptables, l’établissement en temps voulu
d’informations financières fiables ».

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 21
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.1.2.1.7 Le règlement COBAC (2001)

Le règlement COBAC R-2001/07 définit le contrôle interne comme un : « ensemble


des dispositions décidé par l’organe délibérant et mis en œuvre par l’organe exécutif et
l’ensemble du personnel d’un établissement de crédit en vue de s’assurer que ses activités
sont convenablement maîtrisées à tous les niveaux pour lui permettre d’atteindre ses objectifs.
Il est constitué d’un contrôle permanent de premier niveau ou contrôle opérationnel subdivisé,
s’il y a lieu, en plusieurs échelons et d’un contrôle de deuxième niveau constitué par la
fonction d’audit interne ».

1.1.2.1.8 L’ONECCA (2010)

L’ONECCA n’a pas défini le contrôle interne lors de son 7e congres, mais il
recommande de s’en tenir à l’article 6 alinéa 2 du droit comptable OHADA : « les
responsables des comptes mettent en place et en œuvre des procédures de contrôle interne
indispensables à la connaissance qu’ils doivent normalement avoir de la réalité et de
l’importance des événements, opérations et situations liés à l’activité de l’entreprise ».

1.1.2.2 Synthèse des définitions du contrôle interne

S’il fallait résumer les différentes définitions, nous dirions que le contrôle interne est
l’ensemble des procédures (les procédures écrites, pour être plus restrictif) dans l’entreprise.
Cette définition, bien que restrictive, nous éclaire sur le travail qu’accomplit l’auditeur. La
tâche du reviseur portera sur la description, l’application et les risques encourus en cas de non
respect de ces procédures. Le contrôle interne apparaît comme un système de :

détection des fraudes et des erreurs : la version traditionnelle du contrôle interne


considère les procédures comme des techniques de contrôles à postériori ;
préventions : de plus en plus, les organisations travaillent sur des systèmes de
prévention des anomalies plutôt que de leur détection car les dommages générés
par les erreurs et fraudes sont souvent irréversibles.

1.1.3 Les objectifs du contrôle interne

Les objectifs du contrôle interne découlent de la définition que lui a donnée l’Ordre
National des Experts Comptables à savoir « … Il a pour but, d’un côté, d’assurer la

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

protection, la sauvegarde du patrimoine et la qualité de l’information, de l’autre, l’application


des instructions de la direction et de favoriser l’amélioration des performances… ». Nous
décelons ainsi quatre objectifs principaux du contrôle interne qui méritent d’être éclaircis.

1.1.3.1 La protection et la sauvegarde du patrimoine.

Le patrimoine de l’entreprise comprend notamment les biens corporels, incorporels,


l’image de l’entreprise, etc. Sauvegarder le patrimoine revient à éviter les erreurs
involontaires, les fraudes, les gaspillages, les dépenses inutiles, la perte des justificatifs. A ce
titre, GRAND et VERDALE (1999) pensent que le contrôle interne tente de limiter sept types
d’erreurs, à savoir :

l’enregistrement des transactions fictives ;


l’omission des transactions réelles ;
les erreurs d’imputation ;
les erreurs de présentation ;
les erreurs sur la date d’enregistrement ;
les erreurs sur les montants ;
les transactions non autorisées.

La protection renvoie à l’instant présent alors que la sauvegarde vise l’avenir.

1.1.3.2 La qualité de l’information

Les qualités de l’information à assurer sont autant d’objectifs à atteindre qui


permettent de satisfaire les différents utilisateurs de l’information. Les qualités d’une bonne
information sont les suivantes : la simplicité, la lisibilité, la pertinence, la disponibilité, la
rapidité, l’accessibilité, la rigueur, l’exhaustivité.

1.1.3.3 L’application des instructions de la direction

La décentralisation d’une organisation entraîne toujours des déformations ou des pertes


d’informations. C’est pourquoi, l’importance de cet objectif croît avec la dimension de
l’organisation.

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.1.3.4 L’amélioration des performances

Autrefois, le contrôle interne était considéré comme un système de vérification des


enregistrements comptables. Aujourd’hui, il est aussi vu comme un moyen qui doit contribuer
à l’amélioration des performances et qui s’insère dans le système de contrôle de qualité de
l’entreprise. Les recommandations de contrôle interne peuvent être faites par divers acteurs de
l’audit et doivent permettre d’améliorer le rapport « coût/avantage » du système.

1.1.4 Les principes du contrôle interne

Il n’est généralement admis que la mise en place d’un bon contrôle interne repose sur
des principes fondamentaux tels qu’énoncés dans les lignes qui suivent.

1.1.4.1 Le principe d’organisation

Ce principe est le premier car il ne peut exister de contrôle interne sans une
organisation qui soit :

préalable de sorte que l’improvisation reste l’exception ;


adaptée aux objectifs mais demeurant souple pour ne pas être vulnérable aux
évènements exceptionnels ;
formalisée afin d’être vérifiable et présente à l’esprit de ceux qui y vivent ;
fondée sur la séparation des fonctions : le cumul des tâches favorise des erreurs,
des négligences, des fraudes et leur dissimulation.

On distingue traditionnellement quatre types de fonctions qui doivent être bien


séparées. Il s’agit des fonctions :

opérationnelles : achats, ventes, investissement, management, etc;


de protection et détention des biens et valeurs exercées par les caissiers et
magasiniers ;
d’enregistrements exercés par la comptabilité ;
de contrôle.

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.1.4.2 Le principe de permanence

La permanence de l’organisation, des méthodes et des procédures est la condition sine


qua none de la maîtrise de la firme par ses dirigeants dans la mesure où elle garantit
l’existence de sécurité indispensable. Ce principe est le prolongement de principe comptable
de base, en l’occurrence la continuité de l’exploitation.

1.1.4.3 Le principe d’universalité

Ce principe signifie que le contrôle interne doit s’appliquer à l’ensemble du


patrimoine, du personnel, des informations dans l’ensemble.

1.1.4.4 Le principe d’intégration

Le contrôle interne n’est pas constitué par des systèmes et des procédures indépendants
coexistant parallèlement à d’autres mais il s’exprime à travers l’organisation-même de
l’entreprise et des modes opératoires en vigueur.

1.1.4.5 Le principe d’indépendance

D’après ce principe, les objectifs du contrôle interne sont à atteindre quels que soient
les méthodes, procédés et moyens de l’entreprise.

1.1.4.6 Le principe d’information

Dans le cas présent, l’information est à la fois un objectif et un moyen. Elle doit avoir
les qualités citées ci-haut et doit, dans l’optique plus particulière de contrôle interne, être
vérifiable.

1.1.4.7 Le principe d’harmonie

Le contrôle interne doit être adapté au fonctionnement de l’entreprise, aux sécurités


recherchées et aux coûts des contrôles.

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.2 La version américaine du contrôle interne

La vague des scandales financiers de 2001 et 2002 dans les entreprises qui sont
supposées avoir les meilleurs systèmes de contrôle interne montrent que le contrôle interne a
des limites quant à la réalisation de ses objectifs. C’est pour remédier à ces insuffisances que
les Etats-Unis ont instauré la loi Sarbanes-Oxley. Avant de voir l’impact de cette loi sur le
contrôle interne, il serait important de comprendre ce qu’elle est, ses caractéristiques et les
mesures qu’elle préconise.

1.2.1 La Sarbanes-Oxley Act (SOX)

1.2.1.1 Présentation

La loi Sarbanes-Oxley tient son nom de deux membres du congrès américain qui en
ont été les rédacteurs ; ce sont Paul Sarbanes (président de la commission des affaires
bancaires) et Michael Oxley (président de la commission des services financiers). Cette loi a
été votée par le congrès en juillet 2002 et ratifiée par le Président Georges W. BUSH le même
mois suite aux scandales ENRON et WORLDCOM. Cette loi implique que les présidents des
sociétés aux USA certifient leurs comptes auprès de la Securities and Exchange Commission
(SEC). Guidée par les principes qui sont l’exactitude, l’accessibilité à l’information, la
responsabilité des gestionnaires et l’indépendance des vérificateurs, cette loi vise à augmenter
la responsabilité corporative et à mieux protéger les investisseurs pour établir la confiance sur
les marchés.

1.2.1.2 Les mesures de la loi

La loi SOX distingue six grandes mesures principales :

la responsabilité de la direction générale et de la direction financière :


afin d’améliorer l’accès et la fiabilité de l’information, les entreprises doivent à la
SEC des informations complémentaires aux principes comptables guidant la
présentation des comptes, changement dans la propreté des actifs détenus par les
dirigeants (transactions hors bilan, code éthique, etc) ;
depuis le 26 avril 2003, les entreprises devraient avoir mis sur pied les comités de
vérification : ceux-ci sont habiletés à recevoir des plaintes venant des actionnaires

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 26
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

ou encore des employés concernant la comptabilité de l’entreprise et les


procédures de vérification ;
la rotation des vérificateurs externes ;
un nouvel organisme de réglementation et de surveillance des cabinets comptables;
la responsabilité des professionnels.

1.2.1.3 Les caractéristiques de la loi SOX

On distingue trois principales caractéristiques de la loi SOX.

1.2.1.3.1 La loi américaine de portée internationale

La loi américaine s’impose à toutes les entreprises cotées aux USA, c’est-à-dire non
seulement aux entreprises américaines cotées et leurs filiales mais aussi toute entreprise non
américaine cotée aux USA et ses filiales. C’est pour cela qu’on dit que la loi SOX s’étend au-
delà des frontières des USA.

1.2.1.3.2 Le rapport de la direction sur le contrôle interne concerne le reporting


financier

La section 404 de cette loi impose aux sociétés de mettre en place d’une part des
procédures de contrôle interne adéquates sur le reporting financier dont l’efficacité sera testée
chaque année par la direction de la société ainsi que les auditeurs externes. L’établissement
d’un rapport sur le contrôle interne lié au reporting financier d’autre part. Ce dernier rapport
doit contenir les éléments suivants :

une déclaration de la responsabilité de la direction dans la mise en œuvre d’un


système de contrôle interne garantissant l’exactitude du reporting financier ;
une évaluation de la direction sur l’efficacité du système de contrôle interne en
date de fin d’année civile ;
une déclaration identifiant le cadre de référence utilisé par la direction pour cette
évaluation ;
une certification indépendante par les auditeurs externes de l’évaluation faite par la
direction sur l’efficacité du contrôle interne.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 27
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

Toutefois, elle recommande sans exiger l’emploi du référentiel utilisé par COSO, un
groupe américain dont le but est d’améliorer la qualité du reporting financier à travers
l’éthique du contrôle interne efficace et la gouvernance d’entreprise.

1.2.2 Committee of sponsoring Organisations

1.2.2.1 Définition du contrôle interne par COSO

Le contrôle interne est un processus intégré mis en œuvre par la direction et le


personnel d’une organisation et destiné à traiter les risques et à fournir une assurance
raisonnable quant à la réalisation dans un cadre de mission de l’organisation, des objectifs
généraux suivants :

exécution d’opérations ordonnées, éthiques, économiques, efficientes et efficaces ;


respects à rendre compte ;
conformités aux lois et règlements ;
protections des ressources contre les pertes et les mauvais usages et les dommages.

De cette définition, on en déduit les caractéristiques et les objectifs du contrôle interne


d’après COSO.

1.2.2.2 Les caractéristiques du contrôle interne de COSO

Le contrôle interne est un processus intégré et dynamique : le contrôle interne doit


s’adapter constamment aux changements auxquels une organisation est confrontée. Le
management et le personnel doivent être impliqués dans le processus afin de traiter les risques
et de fournir une assurance raisonnable quant à la réalisation des missions de l’organisation et
des objectifs généraux.

Le contrôle interne est mis en œuvre, exécuté et suivi par le responsable et les autres
personnels : sur ce point, disons que le contrôle interne n’existe que par les personnes qui le
font fonctionner.

Le contrôle interne et la réalisation des objectifs de l’organisation : toute organisation


a une finalité, une mission et le contrôle interne doit aider à leur réalisation.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 28
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

Le contrôle interne doit traiter les risques : la tache du management est d’identifier et
de maîtriser les risques afin de maximiser la probabilité de réalisation de la mission.

Le contrôle interne fournit une assurance raisonnable : aussi bien conçu et appliqué
soit-il, le contrôle interne ne peut donner à la direction une assurance absolue quant à la
réalisation des objectifs généraux.

La réalisation des objectifs : tout système de contrôle interne est conçu en vue de la
réalisation d’une série d’objectifs généraux mais interdépendants. Ces objectifs sont réalisés
par le canal de nombreux sous objectifs, fonctions, processus et activités spécifiques.

1.2.2.3 Les objectifs du contrôle interne d’après COSO

Les objectifs du contrôle interne selon le COSO :

exécution d’opérations ordonnées, éthiques, économiques, efficientes et efficaces.


Cet objectif impose que les opérations soient cohérentes par rapport à la mission
de l’organisation ;
respect des obligations à rendre compte. Cet objectif est la traduction de l’exigence
ou l’obligation des organismes et des personnes qui les composent à rendre compte
et de répondre de leurs décisions, de leurs actes, de leur loyauté et de tous les
aspects de leur performance ;
conformité aux lois et règlements.

D’après la norme COSO, les organisations sont tenues d’observer un nombre de lois et
règlementations : protection des ressources contre les pertes, les mauvais usages, les
dommages dus aux abus et gaspillages, à la mauvaise gestion, aux erreurs, à la fraude et aux
irrégularités.

De toute la dissertation précédente, il faut retenir que le bon système de contrôle


interne est celui qui permet :

de faire ;
de faire sans erreur ni gaspillage ;
de faire mieux.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 29
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

L’objet du chapitre 1 était de passer en revue les concepts d’audits et de contrôle


interne. Dans cette mouvance, les différentes missions d’audit ont été élucidées, ainsi que les
normes réglementaires, professionnelles et la notion sur le risque d’audit. Nous nous sommes
également appesanti sur le contrôle interne, en ressortant ses concepts voisins, les généralités
à savoir ses différentes définitions, ses objectifs, la Sarbanes Oxley-Act et le COSO.

Une vision globale de l’approche théorique de l’audit et du contrôle interne est


susceptible de faciliter là démarche générale de l’auditeur et l’audit des stocks. C’est l’objet
du chapitre II.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 30
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

CHAPITRE II : LA DEMARCHE GENERALE DE L’AUDITEUR

Pour réaliser sa mission, dont l’aboutissement est la rédaction d’un rapport exprimant
son opinion et ses recommandations, l’auditeur financier doit suivre une démarche formalisée
qui comprend des étapes et utiliser des techniques d’audit appropriées (section 1). Les stocks
étant une composante importante des états financiers ; une description détaillée sera abordée
pour une meilleure gestion de ceux-ci (section 2).

SECTION 1 : LA DEMARCHE METHODOLOGIQUE EN AUDIT FINANCIER

Les auditeurs ne travaillent pas au hasard, au gré de leur inspiration. Ils respectent une
méthodologie qui comprend des étapes de travail et les techniques à mettre en œuvre lors de
chacune de ces étapes. Par conséquent, il importe de présenter les différentes approches
d’audit avant de décliner la démarche de l’auditeur.

1.1 Les approches d’audit

1.1.1 Les assertions d’audit

Elles sont le fondement de la démarche d'audit. En effet, l'objectif des travaux réalisés
est de collecter des preuves d'audit, démontrant que chaque assertion est vérifiée pour chaque
élément significatif des comptes. D’après la FIDEF, le professionnel doit vérifier que les
comptes annuels répondent aux assertions suivantes :

exhaustivité : toutes les transactions et tous les événements qui se sont produits au
cours de la période, ont été toutes enregistrées et figurent ainsi dans les comptes de
l’entité ;
exactitude : toutes les transactions enregistrées sont arithmétiquement correctes;
valorisation : les éléments financiers sont correctement évalués ;
existence : les actifs et les passifs existent à la date de clôture. Les transactions
enregistrées au compte de résultat correspondent à des évènements économiques
qui se sont produits pendant la période;

Mémoire rédigé par OUM Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finances de l’UCAC Page I
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

séparation des exercices : les transactions enregistrées, ont été rattachées dans la
bonne période ;
droits et obligations : les actifs et les passifs de l’entreprise correspondent
respectivement aux droits et obligations de l’entreprise à la date de clôture ;
présentation et information : l’information comptable et financière est présentée,
classée et décrite selon le référentiel comptable applicable.

1.1.2 Les approches d’audit

La littérature distingue trois types d’approches d’audit à savoir l’approche par les
processus opérationnels, l’approche classique et l’approche par les risques.

1.1.2.1 L’approche par les processus opérationnels

Cette approche inclut dans l’audit le rôle de conseil, ce qui naturellement altère d’une
façon ou d’une autre la règle de non immixtion dans le processus d’audit financier. De
surcroît, cette approche n’a pas encore fait l’objet d’une normalisation par les praticiens de
l’audit et par conséquent ne sera pas abordée en profondeur.

1.1.2.2 L’approche classique

La logique de l’approche classique voudrait que l’audit se fasse en sens inverse du


processus d’établissements des comptes annuels. Il s’agit pour l’auditeur de se fixer comme
point de départ les états financiers déjà établis pour parvenir aux pièces comptables ayant
soutenu leur établissement. En effet, l’objectif fondamental ici est la recherche des fraudes et
des erreurs. L’auditeur se rassure donc que les informations contenues dans les états
financiers sont justifiées par des preuves certaines. Signalons que dans cette approche, le
professionnel s’intéresse aux domaines significatifs et ne procède pas à l’évaluation du
système de contrôle interne. Or, dans notre environnement où le risque est devenu un
paramètre essentiel sinon incontournable de la gestion des entreprises, cette approche semble
inadaptée. C’est pourquoi, les professionnels ont développé l’approche par les risques qui est
la plus utilisée de nos jours.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 32
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.1.2.3 L’approche par les risques

L’entreprise est perçue comme une somme de risques, l’auditeur avant d’effectuer
quelques contrôles que ce soit, doit d’abord identifier les zones à risques sur lesquelles
porteront en priorité ses travaux. L’appréhension des risques se fait à travers une évaluation
des systèmes de l’entité à auditer.

1.1.2 La démarche de l’auditeur

Ainsi, la démarche qui sera développée dans les lignes qui suivent se résume en :

l’acceptation et la planification des travaux ;


l’évaluation du contrôle interne et du risque d’audit ;
l’obtention des éléments probants et la rédaction des rapports.

1.1.2.1 L’acceptation de la mission

La norme ISA 210 établit les principes concernant l’accord avec le client sur les termes
et les conditions de la mission d’audit. En principe, les termes convenus professionnellement
appelées les termes de référence doivent être mentionnés dans une lettre de mission ou tout
autre type de contrat. Dans ce document, il est précisé :

l’objectif de l’audit des états financiers ;


la responsabilité de la direction concernant la préparation et la présentation des
états financiers ;
l’étendue des travaux d’audit en faisant référence à la législation applicable, aux
directives, aux recommandations des organismes professionnels dont l’auditeur est
membre;
la forme de tout rapport ou toute autre communication des résultats de la mission ;
le risque inéluctable de non détection d’une anomalie significative ;
la nécessité de l’accès sans restriction à tout document comptable ou autre
information demandée dans le cadre de l’audit.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 33
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.1.2.2 La planification

Conformément à la norme ISA 300, l’auditeur doit établir une stratégie générale
d’audit définissant l’étendue, le calendrier et l’orientation des travaux d’audit, devant servir
de guide à l’élaboration du plan de mission.

1.1.2.2.1 La stratégie d’audit

La détermination de la stratégie préliminaire d’audit fournit à l’auditeur les points


essentiels tout en mettant en exergue les attentes du client et les obligations de l’auditeur.

A cette étape de la démarche, tous les points significatifs et l’approche d’audit doivent
être consignés dans un document. Ce document est mis à jour en fonction de l’évolution des
travaux et des résultats qui en découlent. Dans le cadre de la stratégie préliminaire, l’auditeur
doit effectuer un certain nombre de travaux, à savoir :

l’examen analytique global des états financiers et des faits marquants ;


le calcul du seuil de signification préliminaire (SSP) et de l’erreur tolérable ;
l’identification des comptes ou des groupes de comptes significatifs.

1.1.2.2.2 La revue analytique

Cet examen permet d’identifier les zones à haut risque, de mettre en œuvre des
procédures de contrôle plus étendues et inversement des procédures minimales pour les zones
à faible risque. A ce niveau, un risque d’audit peut naître d’une variation significative
inattendue entre les données de la période précédente et celle de la période ou d’une absence
de variation attendue compte tenu de l’évolution globale de l’activité. Par exemple,
l’augmentation des frais de transport sur achats de 70% alors que sur la même période les
achats ont baissé de 80% constitue une incohérence sur laquelle l’auditeur devra insister.
Cette incohérence fait ressortir un risque potentiel, celui de la réalité des charges de transport.

1.1.2.2.3 Le seuil de signification

Pour la CNCC, le seuil de signification est la mesure que peut faire l’auditeur du
montant à partir duquel une erreur, une inexactitude ou une omission peut affecter la
régularité et la sincérité des comptes annuels ainsi que l’image fidele du résultat des

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

opérations, de la situation financière et du patrimoine de l’entreprise. La fixation des seuils de


signification permet :

de mieux orienter et planifier la mission en concentrant les travaux sur les éléments
significatifs et sur les chiffres qui dépassent le seuil de signification ;
d’éviter les travaux inutiles lors de la recherche d’éléments probants, par exemple
éviter de longues recherches sur un poste mineur car, même s’il recèle des erreurs,
celles-ci seront inférieurs au seuil de signification ;
de justifier les décisions concernant l’opinion émise.

1.1.2.2.4 Les systèmes significatifs

Tout système de traitement des informations comptables qui a une incidence sur les
comptes annuels est un système significatif. Dans toute entreprise, les systèmes de traitement
des cycles d’achat, de stock, de vente, de trésorerie, de paie, d’immobilisation, sont à priori
tous significatifs. Les risques que recèlent ces systèmes doivent néanmoins êtres appréciés en
fonction des réalités de l’entreprise ; par exemple, le système des stocks recèle moins de
risques dans une entreprise dont les stocks sont emmagasinés dans un seul lieu, que dans une
entreprise ayant des entrepôts éparpillés sur plusieurs sites.

1.1.2.2.5 L’identification des comptes ou des groupes de comptes significatifs

Les domaines significatifs sont des comptes qui en raison de leur montant peuvent
receler des erreurs supérieurs au seuil de signification, des comptes qui, en raison de leur
nature, présentent une importance particulière. Il s’agit :

des comptes par lesquels transitent des mouvements importants même si leur solde
est nul à la clôture de l’exercice des comptes ;
de l’importance du compte par rapport à un critère juridique ou économique ;
des comptes affectés par les jugements et les estimations (provisions,
amortissements).

Il existe par ailleurs des comptes qui recèlent une forte potentialité d’erreur et que
l’auditeur examine même si leur montant est en dessous du seuil de signification. Nous
pouvons citer les :

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

comptes qui font appel à une technique comptable complexe ;


comptes et opérations qui par nature sont porteurs de risque (comptes d’attente à
régulariser, opérations avec l’étranger, comptes affectés par un changement de
législation…) ;
comptes révélés anormaux par l’analyse indiciaire ou à risque par la connaissance
générale de l’entreprise ;
comptes débiteurs alors qu’ils devraient normalement être créditeurs (vice-versa) ;
comptes dont les intitulés sont étonnants (par exemple compte privé DG).

1.1.2.2.6 La rédaction du plan de mission

Le plan de mission ou programme de travail est un ensemble d’instructions à


l’attention des collaborateurs participant à l’audit. Ces instructions servent à contrôler la
bonne exécution de l’audit. Le programme peut également préciser les objectifs de l’audit
pour chaque rubrique et un budget d’heures. Il reste à préciser que ce programme de travail
est élaboré après appréciation du risque d’audit. L’auditeur doit mettre à jour et modifier sa
stratégie générale d’audit et le plan de mission, au besoin, tout au long de l’audit.

1.2 Evaluations des contrôles

1.2.1 Evaluation du contrôle interne

La méthodologie d’évaluation du contrôle interne présenté en annexe 2, nous permet


de suivre la démarche de l’auditeur.

1.2.1.1 La prise de connaissance du contrôle interne existant

Elle consiste à recenser toutes informations devant permettre à l’auditeur d’acquérir


une connaissance précise de l’entreprise auditée. La prise de connaissance peut s’effectuer
selon cinq techniques :

la prise de connaissance des documents existants : l’auditeur devra consulter les


documents internes à l’entreprise (organigramme, diagramme, manuels de
procédures, rapports des auditeurs internes) et les documents externes à
l’entreprise (dossier constitué par les auditeurs lors de précédentes interventions) ;

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

la conversation : elle consiste à interviewer les personnes qui mettent en œuvre les
procédures de contrôle interne ;
l’analyse des circuits par diagrammes : le diagramme est une représentation
schématique de la circulation des informations ;
les questionnaires : un grand nombre d’interrogations précises, permet à l’auditeur
de déceler les forces et les faiblesses du contrôle interne ;
les grilles d’analyse : elles permettent de repérer les cumuls de fonctions grâce à
un tableau à double entrée faisant ressortir les fonctions assumées par les postes de
travail.

1.2.1.2 La matérialisation de la compréhension

Elle comprend 04 étapes à savoir :

la description des procédures ;


l’examen de la séparation des fonctions ;
l’identification des contrôles clés ;
les tests de fonctionnement (ces tests sont destinés à vérifier que la procédure
appliquée par l’auditeur correspond à ce qui est réellement pratiqué dans
l’entreprise).

De manière générale, il existe 02 principaux moyens de décrire les procédures :

le narratif qui est une description littéraire des procédures ;


le diagramme de circulation des documents ou flow-chart établi à l’aide d’un
symbole prédéfini qui donne une image graphique de l’ensemble des opérations.

1.2.1.3 L’évaluation préliminaire du contrôle interne

L’évaluation préliminaire du contrôle interne consiste à évaluer l’efficacité des


systèmes comptables et de contrôle interne de l’entité en termes de prévention ou de détection
et de correction des anomalies significatives. Lors de cette phase, l’auditeur va chercher à
dégager les points forts et les points faibles théoriques du contrôle interne. A cette fin,
l’auditeur utilise en général les guides d’identification par cycles de contrôle interne encore
appelés questionnaire de contrôle interne. La synthèse de cette évaluation préliminaire permet
d’identifier les points forts et les points faibles théoriques.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 37
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.2.1.4 La vérification du fonctionnement du système et l’étude des faiblesses

1.2.1.4.1 La vérification du fonctionnement du système

Elle a pour but d’apporter à l’auditeur des éléments de preuve sur la qualité du
fonctionnement du système. Elle est faite à base des tests de permanence. Ils visent à vérifier
que les points forts du système font l’objet d’une application permanente.

1.2.1.4.2 L’étude des faiblesses

L’auditeur effectue une étude complémentaire afin de mesurer l’impact éventuel de la


faiblesse du contrôle interne sur les comptes.

1.2.1.5 Evaluation définitive du contrôle interne

L’objectif que poursuit l’auditeur en appréciant le contrôle interne est de déterminer


dans quelle mesure il pourra s’appuyer sur ce contrôle interne pour définir la nature et
l’étendue de ses travaux. A ce stade d’évaluation, l’auditeur devra procéder à la rédaction
d’un rapport qui reprend les forces et faiblesses dégagées et les recommandations appropriées.

1.2.1.6 L’orientation du programme de contrôle des comptes

La compréhension des aspects pertinents des systèmes comptables et de contrôle


interne ainsi que celle de l’évaluation du risque d’audit permettront à l’auditeur :

d’identifier les types d’anomalies significatives potentielles qui peuvent se


produire dans les états financiers ;
de prendre en considération les facteurs qui aggravent le risque d’anomalies
significatives ;
d’élaborer des procédures d’audit appropriées.

1.2.2 Tests sur les contrôles

Encore appelés tests de conformité, les tests sur les contrôles permettent à l’auditeur de
s’assurer que les contrôles mis en place sont utilisés et fonctionnent comme prévu tout au
long de la mission. Bien appréhender la notion de tests de contrôle impose d’abord de
présenter les types de contrôle, leurs natures avant d’aborder l’étendue des tests.

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.2.2.1 Les types de contrôle

Toute politique ou procédure mise en place par le client doit s’appuyer sur des
contrôles pour empêcher que des erreurs se produisent dans les traitements ou pour détecter et
corriger les erreurs qui peuvent se produire. Il s’agit donc pour l’auditeur d’identifier ceux que
l’entreprise a mis en place pour permettre la prévention ou la détection des risques identifiés.

1.2.2.1.1 Les contrôles de prévention

Lorsqu’ils sont matérialisés, ils ne constituent par forcément une preuve d’audit
réellement exploitable. Par exemple, l’apposition d’un paraphe sur une liasse pour indiquer
que le signataire l’a approuvé ne signifie pas nécessairement que le superviseur l’a
soigneusement revue avant de la signer ; la liasse peut n’avoir été visée que sur la base d’une
revue superficielle (ou même ne pas avoir été contrôlée du tout). Ces derniers sont souvent
accompagnés d’éléments laissant supposer que le contrôle est effectué (initiales, signatures...).
Lorsque les contrôles de prévention sont informatisés, il peut s’avérer difficile pour l’auditeur
de s’assurer du fonctionnement de l’application.

1.2.2.1.2 Les contrôles de détection

Ce sont des contrôles privilégiés par l’auditeur car ils présentent une vision globale et
peuvent s’appliquer à un grand nombre d’opérations. Ces contrôles sont matérialisés par des
éléments probants, comme par exemple un rapprochement bancaire mensuel. Pour obtenir une
force probante satisfaisante quant à l’efficacité du rapprochement, il suffit d’examiner les
preuves que le rapprochement a été effectué correctement et qu’il a fait l’objet d’une
supervision rigoureuse.

Plus efficaces, les contrôles de détection s’accompagnent souvent d’éléments prouvant


que le contrôle a correctement été fait. Pourtant, les contrôles de prévention sont souvent
accompagnés d’éléments laissant supposer que le contrôle a été effectué correctement.

1.2.2.2 Nature des tests sur les contrôles

Les objectifs de l’auditeur lorsqu’il effectue les tests sur les contrôles sont de
déterminer, pour la période considérée, si le contrôle testé a fonctionné comme prévu, s’il a

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

porté sur l’ensemble de la période prévue, s’il a couvert toutes les opérations concernées et
s’il a donné lieu à la correction des erreurs identifiées.

On distingue généralement 04 types de tests sur les contrôles :

l’observation : l’auditeur peut assister à la préparation d’un rapprochement. Il


devra aussi vérifier qu’un rapprochement bancaire est fait chaque mois ;
l’entretien : compte-rendu sur la fréquence, la supervision, les anomalies
rencontrées concernant la réalisation des rapprochements ;
L’examen de la preuve : il consiste par exemple à vérifier que les rapprochements
sont correctement effectués ;
la redétermination : elle consiste à refaire les contrôles.

1.2.2.3 Etendue des tests sur les contrôles

Lors de la détermination de l’étendue des tests sur les contrôles, l’auditeur doit prendre
en compte un certain nombre d’éléments :

la compétence du personnel, en particulier celle de la personne qui effectue le


contrôle ;
l’indépendance de celui qui effectue les contrôles par rapport aux procédures de
traitement ;
le degré de supervision exercé par ses superviseurs ;
la fréquence des contrôles contribuent à l’appréciation du fonctionnement ;
le niveau de confiance que l’on compte donner au contrôle pour limiter les tests de
validité;
la fréquence d’exécution d’un contrôle;
le degré de force probante des éléments de preuve fournis par le contrôle ;
l’importance relative de l’erreur qui peut survenir si le contrôle ne fonctionne pas.
Elle dépend de l’importance des transactions réalisées, de la complexité des
transactions et de son volume.

1.2.3 De l’obtention des éléments probants aux rapports

Les normes précisent que l’auditeur doit réunir les éléments suffisants et adéquats pour
parvenir à des conclusions raisonnables sur lesquelles il base son opinion.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 40
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.2.3.1-L’obtention des éléments probants

1.2.3.1.1. Généralités sur les éléments probants

La norme internationale d’audit (ISA 500) a pour objectif de déterminer la qualité et


la quantité des éléments probants à réunir pour l’audit des états financiers et les procédures
permettant de les réunir. L’auditeur doit réunir les éléments probants qui montrent d’un coté
que les systèmes sont conçus de manière à prévenir ou à détecter les anomalies significatives.
De l’autre coté, que ces systèmes existent et ont fonctionné de manière satisfaisante pendant
toute la période.

Les éléments probants sont constitués de documents justificatifs et de documents


comptables supportant les états financiers et qui corroborent les informations provenant
d’autres sources. Si on avait à classer les éléments probants par ordre de fiabilité croissante,
nous dirons que :

les éléments d’origine externe sont plus fiables que ceux d’origine interne ;
les éléments d’origine interne sont plus fiables lorsque les systèmes comptables et
de contrôle interne sont efficaces ;
les éléments obtenus directement par l’auditeur sont plus fiables que ceux fournis
par l’entreprise ;
les éléments sous forme de documents et de déclarations écrites sont plus fiables
que les déclarations verbales.

1.2.3.1.2. Les procédures d’obtention des éléments probants

Pour arriver à réunir les preuves d’audit, l’auditeur peut utiliser les huit (08) techniques
suivantes comme le recommande la CNCC :

l’inspection physique et l’observation qui consistent à examiner les actifs, les


comptes ou à observer la façon dont une procédure est appliquée ;
la confirmation directe ou circularisation consiste à obtenir, auprès des tiers qui
entretiennent des relations commerciales ou financières avec l’entreprise, des
informations sur le solde de leurs comptes avec l’entreprise ou sur des opérations
effectuées avec elle ;

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 41
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

l’examen des documents reçus par l’entreprise et qui servent de justificatifs à


l’enregistrement des opérations ;
l’examen des documents créés par l’entreprise (copie des factures clients, comptes,
balances, rapprochements);
les contrôles arithmétiques des documents justificatifs et des documents
comptables;
les analyses, estimations, rapprochements et recoupements effectués entre les
informations obtenues et les documents examinés, tous autres indices recueillis ;
l’examen analytique qui consiste d’abord à faire des comparaisons entre les
données résultant des comptes annuels et des données antérieures, postérieures et
prévisionnelles de l’entreprise ou d’entreprises similaires et établir des relations
entre elles. Ensuite, analyser les fluctuations et les tendances. Enfin, étudier et
analyser les éléments inhabituels résultant de ces comparaisons ;
les informations verbales obtenues des dirigeants et salariés de l’entreprise.

1.2.3.2-la rédaction des rapports

La collecte des éléments probants doit permettre à l’auditeur de rédiger les rapports
dans lesquels il ressort les conclusions de son travail. Ses conclusions varient selon qu’il
s’agisse d’une mission d’audit, d’examen limité, de procédures convenues, de compilation
(voir annexe 1).

La présentation de la démarche de l’auditeur financier terminée, nous évoquerons le


régime des stocks.

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

SECTION 2: LE REGIME DES STOCKS

Les stocks tels que définis dans les lignes qui suivent, feront l’objet d’une analyse
exhaustive.

2.1 LES STOCKS

2.1.1 Présentation

Selon le droit comptable OHADA, les stocks comprennent les marchandises, matières
ou fournitures, produits intermédiaires, produits résiduels, produits finis, produits en cours et
les emballages, qui sont la propriété de l’entreprise.

2.1.1.1 Les marchandises

Est considéré comme marchandises, tout ce que l’entreprise achète pour le revendre en
l’état sans transformation notable ni intégration à d’autres biens et services produits.

2.1.1.2 Les matières et fournitures consommables

Les matières et fournitures consommables sont constituées par tous les produits,
matières, substances ou fournitures acquis par l’entreprise, qui concourent, par leur
consommation à la fabrication, au traitement ou l’exploitation sans entrer dans la composition
des produits traités ou fabriqués.

2.1.1.3 Les produits intermédiaires

Les produits intermédiaires sont ceux ayant atteint un stade d’achèvement mais
destinés normalement à entrer dans une nouvelle phase du cycle d’exploitation.

2.1.1.4 Les produits résiduels

Les produits résiduels comprennent les déchets et rebuts de fabrication et par


extension, les produits finis et les produits intermédiaires invendables ou inutilisables.

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

2.1.1.5 Les produits finis

Les produits finis correspondent aux biens et services ayant atteint le stade
d’achèvement définitif dans le cycle de fabrication ou de production.

2.1.1.6 Les produits en cours

Les produits en cours sont les biens et services non achevés à la date de clôture de
l’exercice.

2.1.1.7 Les emballages

Les emballages sont des objets destinés à contenir les produits ou marchandises et
livrés à la clientèle en même temps que leurs contenus.

2.1.2 Distinction entre les stocks et les immobilisations

Deux critères permettent de distinguer entre les éléments classés en stocks et ceux qui
doivent être immobilisés. Le premier critère est celui de la destination, le second a trait à la
durée d'utilisation sensée être supérieure à l'exercice pour les immobilisations.

2.1.2.1 Le critère de la destination

Un stock est destiné à être vendu ou à être consommé dans le processus de production.
Alors qu’une immobilisation est destinée à être utilisée dans l’activité courante de
l’entreprise.

2.1.2.2 Le critère de la durée d’utilisation

Une immobilisation est un bien qui sert de manière durable l’activité de l’entreprise.
Pourtant le stock représente un bien non durable.

Un bien considéré comme étant une immobilisation pour une entreprise peut
représenter un stock pour une autre entreprise. Par exemple, un immeuble construit par une
entreprise de promotion immobilière et destiné à la vente est traité comme élément de stocks
alors qu'il est traité en tant qu'immobilisation par l'entreprise qui l'a acheté pour y abriter ses
services.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 44
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

2.1.3 La gestion des stocks

Selon MARTIN-BONNEFOUS et all4 (2003), l’un des objectifs de la gestion des


stocks est précisément d’aller vers une performance accrue par une meilleure maitrise des
stocks. Cette gestion implique le magasinage avec entrée, stockage, sortie des articles, le
classement des stocks en catégories, la tenue d’un fichier consacré à la tenue des stocks,
l’imputation dans la comptabilité des mouvements (entrées /sorties).

2.1.3.1 La fiche manuelle

La fiche de stocks est tenue par le magasinier qui enregistre manuellement la date,
l’origine, la destination, la nature, la qualité et les quantités des stocks entrées ou sorties de
l’entrepôt. Toutefois, la gestion des stocks peut être aussi informatisée, à l’aide des progiciels
de gestion intégrée (Sage, Ciel…), ou des tableurs (Lotus123, Microsoft Excel et Quattro
Pro). Dans le cadre de nos travaux, nous utiliserons Microsoft Excel.

2.1.3.1 La gestion des stocks sous Microsoft Excel

GERVAIS (1994)5 présente Excel comme une véritable feuille de calcul électronique.
Ce tableur évite de dessiner les tableaux à l’aide de la règle, de la gomme et du crayon.
L’utilisateur peut :

définir l’allure de ses tableaux (lignes, colonnes) et la présentation du texte ;


supprimer, insérer, modifier des cellules ou des plages de cellules, des feuilles, des
commentaires, etc. ;
planifier des calculs simples (somme, soustraction, multiplication ou division) ou
complexes (emploi des formules comme si et somme.si) ;
lier les feuilles ou plages de cellules entre elles;
trier par ordre chronologique le texte, les chiffres, les couleurs… ;
confectionner des graphiques ;
sécuriser, protéger, et sauvegarder ses données, etc.

4
La gestion de la production, Editions d’organisation, Paris, page 122
5
Contrôle de gestion, Economica, page 595

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 45
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

2.1.4 Les travaux de fin d’exercice

A la clôture de l’exercice comptable, plusieurs travaux doivent être réalisés.

2.1.4.1 L’inventaire physique

2.1.4.1.1 L’obligation d’inventaire

Dans le souci de respecter les conditions de régularité et de sincérité des états


financiers, de l’organisation comptable, l’article 17, alinéa 6, du droit comptable OHADA
recommande d’effectuer un contrôle par inventaire de l’existence et de la valeur des biens,
créances et dettes de l’entreprise. L’opération d’inventaire consiste à relever tous les éléments
du patrimoine de l’entreprise en mentionnant la nature, la quantité et la valeur de chacun
d’eux à la date de l’inventaire. Les données d’inventaire sont organisées et conservées de
manière à justifier le contenu de chacun des éléments recensés du patrimoine.

2.1.4.1.2 Les sanctions pénales

Le livre de procédures pénales, en son article L108 punit quiconque omet de passer ou
de faire passer des écritures ou fait passer des écritures inexactes ou fictives, dans les livres-
journaux et d’inventaire prévus par l’acte uniforme OHADA, ou dans les documents qui en
tiennent lieu, ainsi que toute personne qui est convaincue d’avoir établi ou aidé à établir de
faux bilans des peines ci-après :

emprisonnement d’un (1) à cinq (5) ans ;


d’une amende de cinq cent mille (500 000) à cinq millions (5 000 000) de francs
CFA ;
de l’une de ces deux peines seulement.

2.1.4.2 Les dépréciations des stocks

2.1.4.2.1 Définition

Ce sont des dévalorisations subies par des stocks de marchandises, de matières, et


autres approvisionnements résultant de causes diverses dont les effets ne sont pas jugés
irréversibles.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 46
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

2.1.4.2.2 La provision pour dépréciation des stocks

A l’inventaire, lorsque la valeur vénale est inférieure au coût d’achat ou de production,


l’entreprise doit comptabiliser une provision. Une telle dépréciation peut être due à la
détérioration des stocks ou à la baisse des cours au niveau du marché. Tant que la provision
reste probable, il faudra l’ajuster d’année en année. Par contre, lorsque l’événement attendu se
réalise ou si la cause de la dépréciation disparait, il convient de solder la provision.

2.1.4.3 La valorisation des stocks

2.1.4.3.1 L’OHADA et la norme ISA 2

Le droit comptable OHADA et la norme ISA 2 préconisent que le coût des stocks doit
comprendre les :

coûts d’acquisition : prix d’achat, droits de douanes, autres taxes (hormis les taxes
récupérables auprès de l’administration fiscale), frais de transport, etc.;
coûts de transformation : frais généraux fixes (amortissements), frais généraux
variables (matières premières, main d’œuvre…) ;
autres coûts encourus pour amener les stocks à l’endroit et dans l’état où ils se
trouvent.

2.1.4.3.2 La norme IPSAS 12

La norme comptable internationale du secteur public recommande en son article 12


que « Les stocks doivent être évalués au plus faible du coût et du coût de remplacement
courant s’ils sont détenus à des fins :

de distribution à un coût nul ou symbolique ;


de consommation dans le processus de production de biens destinés à être
distribués à un coût nul ou symbolique. »

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 47
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

2.1.4.4 Le traitement comptable

2.1.4.4.1 Les stocks en cours de route, en dépôt ou en consignation

Le compte 38 et ses subdivisions sont utilisés comme compte de passage pour


enregistrer les marchandises expédiés mais non encore réceptionnés.

2.1.4.4.2 En cas d'inventaire permanent

Le compte 31 « Marchandises est débité », à chaque entrée en stock, du coût des


marchandises achetées (prix d'achat et frais accessoires d'achat) par le crédit du compte 6031
«Variations des stocks de marchandises». Par contre à chaque sortie, le compte 31
«Marchandises» est crédité du coût des marchandises vendues, calculé selon la méthode du
P.E.P.S ou du coût moyen unitaire pondéré (C.M.U.P.) par le débit du compte 6031
«Variations des stocks de marchandises».

Le compte des stocks est crédité ou débité à la clôture de l'exercice, après inventaire
physique, pour régularisation du stock des marchandises, respectivement des différences
constatées en moins ou en plus, par rapport à l'inventaire permanent par le débit ou le crédit
du compte «Variations des stocks de marchandises».

2.1.4.4.3 En cas d'inventaire intermittent, à la clôture de l'exercice :

Le compte 31 « Marchandises » est débité du montant du stock final, déterminé par


inventaire extra-comptable et évalué conformément aux règles précisées dans l'évaluation des
stocks (méthode P.E.P.S. ou du coût moyen unitaire pondéré) par le crédit du compte 6031
« Variations des stocks de marchandises ». Il est crédité du montant du stock initial, pour
solde par le débit du compte 6031 «Variations des stocks de marchandises».

2.1.4.4.4 Les dépréciations des stocks

En fin d'exercice, le compte 39 « Dépréciation des stocks» est crédité des dépréciations
constatées sur les stocks à la fin de l’exercice par le débit du compte 6593 « Charges
provisionnées d'exploitation sur stocks » ou par le débit du compte 839 « Charges
provisionnées H.A.O ». Par contre il est débité des dépréciations existant au début de
l'exercice sur les stocks, pour solde par le crédit du compte 7593 « Reprises de charges

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 48
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

provisionnées d'exploitation sur stocks » ou par le crédit du compte 849 « Reprises de charges
provisionnées H.A.O ».

2.2 Les contrôles de la gestion des stocks

2.2.1 La gestion des stocks

ANGOT et all (2004)6 présentent les contrôles à effectuer pour une meilleure gestion
des stocks.

2.2.1.1La commande

2.2.1.1.1 Objectifs

Il est important de savoir préalablement qui peut initier la commande ? Quand passer
la commande ? Ensuite, quelle quantité faut-il commander ? Enfin, à quels fournisseurs faut-il
s’adresser ?

2.2.1.1.2 Conditions de fiabilité

Une demande d’achat (bon de réquisition) doit être établie par chaque service
utilisateur et transmise au service « achats ». Un bon de commande doit être
systématiquement rédigé sur des formulaires standards et prénumérotés par le service «
achats » et ce, à partir de la demande d’achat.
La commande doit être faite par une personne distincte de celles qui s’occupent :
de la réception ;
du stockage ;
de la tenue d’inventaire permanent ;
de l’enregistrement comptable du paiement des factures.
Les personnes qui sont agréées à émettre des bons de commande doivent être
désignées par écrit et un montant maximum autorisé doit être fixé par la direction. Les
quantités à commander doivent être fixées uniquement en fonction des besoins de
l’entreprise. La signature des personnes autorisées doit apparaitre sur le bon de
commande. Cela signifie que cette signature soit bien connue de la personne chargée de

6
Audit comptable-Audit informatique, De Boeck, Bruxelles, page 161

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 49
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

vérifier les bons de commande avant leur envoi. On doit recommander l’existence d’un
fac-similé des signatures autorisées. Le choix du fournisseur doit permettre d’obtenir le
meilleur prix.

2.2.1.2 La livraison

2.2.1.2.1 Objectifs

Ils se résument d’abord au respect des délais de livraison. Ensuite, à l’acceptation


d’une livraison si et seulement si elle correspond à une commande. Enfin, l’exécution des
livraisons selon les spécifications de la commande.

2.2.1.2.2 Conditions de fiabilité

Un bon d’entrée (ou de réception) prénuméroté doit être établi pour chaque réception.
Les livraisons ne peuvent être acceptées que dans la mesure où la réception correspond à un
bon de commande. Il est par conséquent nécessaire que le service de réception possède une
copie de l’ordre d’achat l’autorisant à effectuer l’entrée de la marchandise. Deux types de
contrôle doivent être effectués, à savoir rapprochement entre le bon de commande et le bon de
réception) et le contrôle de qualité (par un spécialiste). Les contrôles de qualités et de
quantités doivent être matérialisés sur le bon de réception. Ainsi, à l’acceptation de la
livraison, un double du bon de réception doit être transmis au service « achat », à la
comptabilité et au magasin.

2.2.1.3-Les mouvements de stocks

2.2.1.3.1 Objectifs

S’assurer que tout mouvement soit autorisé par une personne appartenant soit au
service : « achat » (réception des matières premières et autres fournitures), « fabrication »
(entrée dans la fabrication et les commandes en cours), « ventes » (expédition des produits
finis).

2.2.1.3.2 Conditions de fiabilité

Toutes entrées et toutes sorties de stock doivent être matérialisées par un document
standardisé prénuméroté et signé par le magasinier.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 50
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

2.2.1.3.2.1 A l’entrée

Les quantités reçues doivent être rapprochées de celles mentionnées sur les bons de
livraisons ou les états de production. Les retours clientèles doivent être rapprochés des
documents justificatifs d’approbation. La qualité des marchandises reçues doit être contrôlée.

2.2.1.3.2.2 A la sortie

Des bons de sortie prénumérotés doivent être établis d’une manière systématique. La
prénumérotation permet des contrôles ultérieurs. Leurs signatures, à la fois par le requérant et
le magasinier, confirme la sortie. Les sorties doivent être rigoureusement vérifiées, soit aux
portes de l’usine soit au chargement des véhicules.

2.2.1.3.2.3 La procédure recommandée

Celle-ci consiste, à l’aide d’un document unique, le bulletin de livraison prénuméroté,


établi en plusieurs exemplaires, à déclencher simultanément la sortie physique du produit, la
sortie comptable du fichier d’inventaire permanent et la facturation. Une sortie immédiate du
système informatique, permet de renforcer la qualité des dispositifs du système de contrôle
interne tout en diminuant le nombre de documents requis.

2.2.1.4 La protection

2.2.1.4.1 Les objectifs

Il s’agit d’éviter les gaspillages, prélèvements non autorisés et vols.

2.2.1.4.2 Les conditions de fiabilité

Des procédures rigoureuses doivent être mises en place afin de :

faciliter l’identification et le rangement comptable des stocks ;


rendre les magasiniers responsables des quantités placées sous leur contrôle ;
éviter les risques de détérioration ;
revoir périodiquement les valeurs d’assurance.

La mise en place d’une organisation rationnelle doit être de nature à :

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 51
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

limiter au maximum les mouvements de stocks ;


réduire au maximum la dispersion des marchandises ;
détecter sans retard les stocks obsolètes, les stocks périmés,etc ;
éviter la détérioration et le vol ;
séparer les marchandises, appartenant à l’entreprise de celles qui ne lui
appartiennent pas ;
garantir un maximum de sécurité dans l’enregistrement des stocks.

Le regroupement des produits par nature, la limitation aux seuls magasiniers de l’accès
aux marchandises améliorent la protection, facilitent le comptage physique.

2.2.1.5 L’inventaire physique

2.2.1.5.1 Objectifs

Ce recensement a pour visée la confrontation entre la réalité du patrimoine de


l’entreprise et les données comptables.

2.2.1.5.2 Conditions de fiabilité

L’inventaire doit être soigneusement préparé et des instructions claires doivent être
établies. Dans le but de respecter la coupure des exercices, la comptabilité doit d’un côté
obtenir la liste des bons de réception pour lesquels les factures ne sont pas encore parvenues à
l’entreprise (ou non encore approuvées) et inversement. Etablir la liste des factures
correspondant aux marchandises non encore réceptionnées de l’autre côté.

Il s’agira pour les mois qui précédent et suivent la clôture, à porter sur les bons de
réception, factures un tampon portant la mention « avant inventaire » et « après inventaire »,
afin de permettre à la comptabilité de savoir dans quel exercice, il faut enregistrer la facture,
On peut également se baser sur la suite chronologique des bons de réceptions et de sortie.

Lorsque l’entreprise utilise un système d’inventaire permanent (intégré ou non à


l’instrument logiciel comptable), les contrôles tournant sont à repartir tout au long de
l’exercice en fonction d’un planning assurant une couverture totale des stocks. Pour les
marchandises chez les tiers (en consignation), une procédure doit comporter d’une part la

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 52
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

tenue d’un fichier au sein de l’entreprise. Une confirmation écrite des quantités à la clôture de
l’exercice d’autre part.

Les écarts constatés sont à comptabiliser sans délai après avoir préalablement été
approuvés par un responsable de l’entreprise.

2.2.1.5.3 L’absence de l’auditeur lors de l’inventaire

La norme ISA 501 intitulé « éléments probants » stipule en son article 6 que « Si, en
raison de circonstances imprévues, l’auditeur ne peut pas être présent à la prise d’inventaire
physique, il doit effectuer ou observer des comptages à une autre date, et mettre en œuvre des
procédures d’audit pour vérifier les mouvements de stocks survenus entre les deux dates».
L’article 7 de cette norme ajoute que « S’il n’est pas faisable en pratique d’être présent à la
prise d’inventaire physique, l’auditeur doit mettre en œuvre des procédures d’audit de
remplacement pour obtenir des éléments probants suffisants et appropriés concernant
l’existence et l’état des stocks ».

Pour évaluer le contrôle interne d’une entreprise, l’auditeur dispose du questionnaire


du contrôle interne.

2.2.2 Le questionnaire de contrôle interne

La technique la plus utilisée pour évaluer les risques dus à la conception des systèmes
repose sur l’utilisation de questionnaires de contrôle interne qui donnent la liste des
principaux points de contrôle interne qu’il est généralement nécessaire de vérifier. Les points
à examiner qui figurent dans les questionnaires de contrôle interne se présentent sous la forme
de questionnaires de type fermés ou de types ouverts.

2.2.2.1 Les questionnaires de type « ouverts »

Les questionnaires ouverts n’autorisent pas de réponses succinctes du type oui/non et


obligent ainsi l’auteur à avoir une grande expérience et faire un effort de description, de
compréhension et de jugement.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 53
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

2.2.2.2 Les questionnaires de type «fermés »

Dans les questionnaires fermés, l’auditeur répond par « oui » ou par « non », ou par
« question non applicable dans cette entreprise ». Ils sont conçus de telle sorte qu’une réponse
négative révèle une anomalie. Dans le cadre de ce mémoire, nous utiliserons le questionnaire
de contrôle interne « fermé ».

2.2.2.3 Le questionnaire de contrôle interne des stocks

Suivant SCHICK (2004), le questionnaire de contrôle interne des stocks vise à


s’assurer que :

les séparations de fonction sont suffisantes ;


les mouvements de stocks sont saisis et enregistrés (exhaustivité) ;
les stocks enregistrés existent et appartiennent à l’entreprise (réalité) ;
les stocks enregistrées sont correctement évalués (évaluation).

L’annexe 3 présente exhaustivement tous ces volets.

Cette partie nous a permis de mieux appréhender d’une part la démarche


méthodologique de l’auditeur financier, à travers l’approche d’audit, l’acceptation et la
planification de la mission, l’évaluation du dispositif de contrôle interne, les contrôles à
effectuer et l’obtention des éléments probants. D’autre part, le régime des stocks a été mieux
cerner, ses composantes, sa gestion manuelle, informatisée, comptable. Des contrôles
spécifiques aux stocks ont été dévoilés.

Avec ces spécificités sur les stocks, nous avons atteint notre objectif d’élucider les
notions d’audit, de contrôle interne d’une part. La méthodologie de l’auditeur financier et le
régime des stocks ont été exposés d’autre part. A présent, il ne nous reste plus qu’à utiliser les
techniques décrites pour aider l’OLP à se rapprocher davantage d’un contrôle interne de
qualité tel que décrit ci-haut.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 54
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

DEUXIEME PARTIE : OPTIMISATION DU CONTROLE INTERNE


DE L’OLP

Optimiser c’est améliorer, rendre meilleur. Notre objectif, dans le cadre présent, est de
faire des recommandations en vue d’optimiser le système de contrôle interne de l’OLP.
Puisque cet exercice se fait dans le cadre précis de l’audit contractuel, il est important de
suivre la démarche du métier. Restant dans cette logique, nul professionnel ne nous contredira
si nous avançons que la connaissance générale du client est un élément fondamental et même
primordial dans le déroulement de l’audit. Aussi, voulons-nous consacrer le premier chapitre
de cette seconde partie à la prise de connaissance générale de l’OLP avant de venir au motif
de notre travail, c’est-à-dire l’optimisation du contrôle interne de ladite organisation ; ce qui
fera l’objet du second chapitre de cette partie.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 55
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

CHAPITRE III : PRISE DE CONNAISSANCE DE L’OLP

Le partenariat entre l’Etat du Cameroun et divers bailleurs de fonds a permis de créer


plusieurs organisations, dont le but est d’éradiquer certaines maladies7. Cette phase de notre
étude nous permettra de prendre connaissance de l’activité de l’une de ses organisations, à
savoir l’Organisation de Lutte contre le Paludisme (section 1). L’évaluation du contrôle
interne de la gestion des stocks de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action
(MILDA) sera réalisée par la suite (section 2).

SECTION 1 : LA PRESENTATION DE L’OLP

Il est question de présenter les généralités et l’organisation interne de l’OLP.

1.1 Généralités de l’OLP

Avant d’évoquer l’organisation de l’OLP, il est important d’avoir une connaissance


précise du paludisme. Afin de mieux comprendre pourquoi autant de ressources humaines et
financières sont mobilisées dans le souci d’éliminer cette maladie.

1.1.1 Le Paludisme

1.1.1.1 Présentation

Le paludisme est une maladie infectieuse affectant l’Homme, les oiseaux et les singes,
due à un parasite appelé Plasmodium, transmis par la piqûre d’un moustique (anophèle
femelle), et caractérisée par des accès de fièvre (40 à 41°degré Celsius) récurrents. Les
complications potentielles du paludisme sont liées dans la majorité des cas à une infection au
Plasmodium Falciparum.

La gravité du paludisme dépend du type de plasmodium impliqué, de la quantité de


parasites dans le sang, et du sujet lui-même (âge, degré d’immunisation…). Le paludisme est
ainsi très sévère chez les enfants entre trois mois et quatre ans (protégés par les anticorps

7
Paludisme, SIDA, tuberculose, Ver de Guinée, lèpre, trypanosomiase, etc.

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

maternels pendant les premiers mois de leur vie, ils n’acquièrent leurs propres anticorps
qu’aux alentours de 4 ans).

1.1.1.2 La femme enceinte

L’infection par un plasmodium chez la femme enceinte a des conséquences très


sévères, en particulier si l’infection a lieu pendant le premier ou le troisième trimestre de la
grossesse : elle peut se traduire par un avortement spontané ou la mort néonatale. Dans les cas
moins sévères, elle s’accompagne de risques élevés de prématurité, ou de mise au monde d’un
enfant de faible poids.

1.1.1.3 Le traitement

Le paludisme, corrélé depuis l’Antiquité aux zones humides, est jusqu’à la fin du
e
XIX siècle attribué au « mauvais air » (malaria) des marais. C’est pourquoi, après la Seconde
Guerre Mondiale le paludisme est éradiqué dans les régions tempérée de l’Europe, grâce à
l’épandage massif de Dichlorodiphényltrichlotoéthane (DTT) et à de larges campagnes
d’assèchement des marais. Aujourd’hui, le DDT est interdit dans de nombreux pays à cause
de sa toxicité et à l’apparition de plusieurs formes résistantes.

1.1.1.4 La résistance

L’utilisation massive de molécules antipaludéennes a entraîné l’apparition de souches


de plasmodiums résistantes à ces traitements. Cette résistance est en hausse constante, en
particulier en Afrique subsaharienne à cause de l’emploi massif de la chloroquine. Pour
surmonter les phénomènes de résistance, on utilise généralement des combinaisons de
molécules à base d’Artémisine.

1.1.1.5 La prévention

Elle est basée sur deux axes stratégiques essentiels, à savoir le traitement préventif
intermittent (TPI).et la lutte anti vectorielle (LIV).

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 57
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.1.1.5.1 Traitement préventif intermittent

Les femmes enceintes reçoivent gratuitement ce traitement pendant les consultations


prénatales dans les formations sanitaires.

1.1.1.5.2 La lutte anti-vectorielle

La promotion de l’utilisation de MILDA ne vise pas à protéger uniquement les


couches les plus vulnérables à savoir les enfants de moins de cinq ans et les femmes
enceintes, mais toutes les tranches d’âges de la population.

1.1.1.6 Un problème de santé publique

Malgré le succès partiel des efforts d'éradication des années soixante, les stratégies de
contrôle du paludisme des années quatre vingt, le paludisme reste encore un important
problème au Cameroun. Selon l’Institut National de la Statistique (2010), il est à l’origine de
40 à 50% des consultations médicales, 30% des hospitalisations, 40% des décès chez les
enfants de moins de 5 ans, et 35 à 40% des décès enregistrés dans les formations sanitaires.
Le paludisme est en outre une maladie appauvrissante qui diminue le capital humain (26% des
arrêts maladies sont dus au paludisme) et consomme 40% du budget santé des ménages
camerounais. Il est ainsi responsable d’une perte annuelle de 1.3% du produit intérieur brut 8.

1.1.2 Historique de L’OLP

Suite à la conférence mondiale sur la relance de la lutte contre le paludisme tenue à


Amsterdam au Pays-Bas en 1992, le Cameroun a élaboré un document sur une Organisation
de lutte contre le paludisme (OLP). En 1997, le gouvernement Camerounais signe la
déclaration de lutte contre le paludisme et adhère à l'initiative mondiale « Faire Reculer le
Paludisme » (FRP) ou « Roll Back Malaria » en avril 1999. En juillet 2002, le premier
Secrétaire Permanent de l’Organisation de lutte contre le paludisme est nommé. La première
mission était de rendre l’OLP visible et efficace par l’élaboration d’une politique cohérente et
la recherche de financement. L’OLP ne dispose pas d’une ligne budgétaire propre, le

8
PIB : somme des valeurs ajoutées réalisées à l’intérieur d’un pays par les agents économiques
(ménages, entreprises, administrations) pour une période donnée.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 58
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

financement extérieur est quasi inexistant et l’organisation est logée dans un bureau de la
Direction de la Santé Communautaire. Des négociations avec le Ministre de la Santé Publique
ont abouti dès mars 2003 à l’hébergement du Groupe Technique Central dans un bâtiment
adéquat, à la dotation en personnel au niveau central, provincial et à l’affectation d’une ligne
budgétaire démontrant ainsi aux partenaires la volonté politique. Cette volonté du
gouvernement s'est aussi matérialisée par la ratification de la déclaration d'Abuja sur la lutte
contre le paludisme en Afrique, à faire de la lutte contre le paludisme une priorité dans la
stratégie de lutte contre la pauvreté au Cameroun. Pour faire face à cette situation, le
Cameroun a adopté en Avril 2002 un Plan Stratégique National de Lutte contre le Paludisme
(PSNLP) révisé en 2007, fondé sur les concepts de la nouvelle Initiative Roll Back Malaria et
qui s’articule autour de trois axes stratégiques techniques qui sont :

le partenariat (ONG, associations, les privés, les agences de développement…) ;


les activités communautaires ;
un appui de haut niveau de la part des responsables politiques.

1.1.3 Les objectifs de l’OLP

1.1.3.1 L’impact de l’OLP

Le tableau ci-dessous nous montre une chute du nombre d’hospitalisation lié au


¨Paludisme entre 2008 et 2011.

Tableau 1: l’évolution palustre

Libellés Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
2008 36,07 36,57 36,61 39,95 39,54 37,21 40,25 41,92 41,12 46,66 44,94 44,51
2009 36,45 34,56 33,21 37,26 38,19 36,66 38,23 43,59 40,26 43,56 41,36 36,88
2010 33,48 34,1 34,57 36,05 34,86 36,55 34,59 37,92 36,51 40,72 37,51 35,14
2011 28,30 28,39 30,21 29,46 29,58 32,11 32,04 31,22 31,67 32,98 31,67 29,78

Source : Rapport OLP 2011

De ces données, le graphique ci-après a pu être élaboré.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 59
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

Graphique 1 : Evolution temporelle de la morbidité palustre hospitalière

50

45

40

35

30
2008
25
2009
20
2010
15 2011

10

Source : Rapport OLP 2011

L’évolution temporelle de la morbidité hospitalière mensuelle entre 2008 et 2011,


laisse entrevoir un net recul qui s’observe sur les données mensuelles. Toutefois, la tendance
et la saisonnalité sont maintenues. La saison pluvieuse et la création des marécages
conduisent au grand pic de transmission qui s’observe au mois d’octobre.

1.1.3.2 les objectifs

Il s’agit essentiellement de ceux retenus au niveau du Plan Stratégique Mondial de


Lutte contre le Paludisme (PSMLP):

80% des personnes à risque de paludisme soient protégées grâce à des méthodes
appropriées de lutte anti-vectorielle comme les moustiquaires imprégnées

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 60
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

d’insecticide, des pulvérisations intra-domiciliaires d’insecticide et une meilleure


gestion de l’environnement ;
80% des patients de paludisme bénéficient d’un diagnostic et d’un traitement
efficace à savoir une combinaison thérapeutique à base d’Artémisine et cela dans
le courant du premier jour après le début de la maladie ;
80% des femmes enceintes reçoivent un traitement préventif.

Après avoir rappelé l’historique et les objectifs de l’OLP, il serait judicieux de


connaître son organisation interne (annexe 4).

1.2 Organisation interne

1.2.1 Organisation du Groupe Technique Central

Créé par la décision N°0334/MSP/CAB du 29 Juillet 2002, le GTC est l’organe


exécutif du Comité National Roll Back Malaria. A ce titre, il assure :

la coordination et la gestion de l’OLP, sur l’ensemble du territoire national, en


collaboration avec les administrations, les collectivités locales, la société civile, les
partenaires nationaux et internationaux impliqués ;
l’appui technique aux partenaires privés et publics ainsi qu’aux services extérieurs
du Ministère de la Santé Publique impliqués dans la lutte contre le paludisme ;
la coordination de la politique de communication en matière de lutte contre le
paludisme ;
l’appui à toute structure partenaire (gouvernementale et non gouvernementale)
dans l’élaboration et l’exécution des stratégies de communications appropriées ;
la coordination des activités de surveillance épidémiologique et comportementale ;
la coordination des activités de recherche et de formation.

Il est en outre chargé de :

préparer le plan annuel budgétisé des activités de lutte contre le paludisme suivant
les orientations définies par le CNRBM qu’il présente à celui-ci pour adoption ;
assurer le suivi – évaluation de la mise en œuvre du plan stratégique national de
lutte contre le paludisme ;

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 61
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

assurer la gestion des fonds mis à la disposition de l’OLP par l’Etat, les partenaires
nationaux et internationaux et leur disponibilité au niveau des structures
d’exécution du programme conformément aux règles et procédures d’utilisation ;
assurer la gestion du personnel mis à la disposition du programme ;
rendre mensuellement, trimestriellement et semestriellement compte au CNRBM
de toutes ses activités ;
tenir la comptabilité de ses opérations.

Dirigé par un Secrétaire Technique, le Groupe Technique Central comprend une unité
de contrôle de gestion et sept sections :

Section audit interne ;


Unité de contrôle de gestion ;
Section administration et finance ;
Section prise en charge des cas ;
Section prévention ;
Section passation des marchés publics ;
Section surveillance, suivi et évaluation ;
Section Information, Education, Communication (IEC) /mobilisation sociale et
partenariat.

1.2.1.1 La section d’audit interne

Placé sous l’autorité du Secrétariat Technique elle assure :

le contrôle du respect des procédures administratives, comptables et financières du


programme ;
la mesure et l’analyse des indicateurs de gestion en vue d’apprécier les
performances du programme en matière de gestion financière et comptable ;
le contrôle de la régularité des informations contenues dans les rapports financiers,
le contrôle à posteriori des engagements et des dépenses ;
l’information du Secrétariat Technique sur les forces et les faiblesses, ainsi que
sur le niveau d’avancement de la mise en œuvre du programme à travers les
rapports périodiques;

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

la détection des risques susceptibles d’entraver la bonne marche du Programme sur


le plan comptable, financier et organisationnel.

1.2.1.2 Unité de contrôle de gestion

Cette unité assure :

l’élaboration des rapports de contrôle budgétaire mensuels, trimestriels et annuels ;


le contrôle à priori de l’engagement des dépenses ;
le déroulement des activités conformément aux prévisions ;
l’apporter au Secrétaire Permanent et au Secrétariat Technique des informations
administratives, financières et techniques nécessaires au suivi des performances et
à la prise de décisions stratégiques ;
l’élaboration des rapports de contrôle budgétaire mensuels, trimestriels et annuels,
ainsi que de l’analyse des écarts.

1.2.1.3 Section administration et finances

Placée sous l’autorité d’un chef de section, la Section Administration et Finances


assure sous la responsabilité du Secrétaire Permanent, le fonctionnement administratif et la
gestion financière et comptable du GTC/OLP. Elle assure notamment :

le suivi des décaissements des fonds en faveur du OLP ;


le transfert des fonds vers toutes les structures partenaires et communautés de base
tant au niveau central que local, conformément au plan d’action annuel budgétisé
et aux procédures édictées à cet effet ;
le contrôle de l’utilisation des fonds par les structures liées au Groupe Technique
Central à travers des conventions et/ou contrats ;
le suivi de la consommation des matières en collaboration avec le comptable
matières du CNRBM ;
l’application rigoureuse des procédures financières et comptables adoptées
conjointement par les bailleurs des fonds nationaux, internationaux et le CNRBM ;
la gestion du personnel technique et administratif du programme ;
l’élaboration du rapport de la gestion administrative et financière du programme;
la gestion et le suivi de l’utilisation du patrimoine du programme.

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

La section administration et finances comprend une unité financière et comptable, une


unité administrative et du personnel. Les attributions de chacune de ces deux unités sont
présentées dans les lignes qui suivent.

1.2.1.3.1 Unité financière et comptable

L’unité financière et comptable assure :

le suivi des opérations de mise à disposition des fonds au CNRBM ;


le transfert des fonds vers toutes les structures partenaires et communautés de base
tant au niveau central que régional, conformément au plan d’action annuel
budgétisé et aux procédures édictées à cet effet ;
le contrôle de l’utilisation des fonds par les structures liées au Groupe Technique
Central à travers des conventions et/ou contrats ;
la tenue de la comptabilité selon les normes comptables édictées à cet effet ; le
respect des procédures de décaissement ;
l’archivage et la mise à la disposition des auditeurs des pièces justificatives ; le
contrôle physique de l’utilisation des fonds par les bénéficiaires ;
le suivi de la consommation des matières en collaboration avec le comptable
matières du Comité national Roll Back Malaria ;
l’application rigoureuse des procédures financières et comptables adoptées
conjointement par les bailleurs nationaux et internationaux et le CNRBM.

1.2.1.3.2. Unité Administrative et du Personnel

Par contre, l’unité administrative et du personnel assure :

le suivi de l’entretien des équipements et du matériel ;


le suivi des dépenses de consommation de carburant et d’entretien des véhicules ;
le suivi des formalités administratives relatives aux assurances des équipements ;
le suivi de la gestion des stocks, de fournitures ; la gestion administrative des
immobilisations ; la tenue du fichier et des dossiers individuels du personnel ;
la rédaction des termes de référence des postes à pourvoir et des contrats de travail
; la préparation des éléments de paie du mois à transmettre à l’unité chargée de la
tenue de la comptabilité ;

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 64
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

le suivi du respect du règlement intérieur.

1.2.1.4 Section prise en charge des cas

Placée sous l’autorité d’un chef de section, elle est chargée :

du suivi des activités de prise en charge correcte des cas de paludisme dans les
formations sanitaires et à domicile ;
de l’élaboration et de la diffusion des directives nationales en matière de traitement
du paludisme ;
de l’identification des mécanismes d’approvisionnement en médicament pour le
traitement du paludisme.

1.2.1.5 Section prévention

La section prévention assure :

le suivi des activités de formation et de recherche dans le domaine de la


prévention;
l’élaboration et la diffusion des directives nationales en matière de prévention ;
l’identification et la mise en place des mécanismes d’approvisionnement en
matériel destinés à la prévention.

1.2.1.6 Section IEC/mobilisation sociale et partenariat

Cette section assure :

la coordination des activités de sensibilisation sur le paludisme ;


le soutien technique à tous les acteurs nationaux (secteurs public et privé) dans
l’élaboration des programmes de sensibilisation sur le paludisme ;
la mise en place d’un mécanisme d’implication des ONG et des associations dans
la lutte contre le paludisme.

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.2.1.8 Section surveillance, suivi et évaluation

Placée sous l’autorité d’un chef de section, elle :

élabore le plan stratégique en vue de son approbation par le CNRBM ;


élabore le plan d’action annuel du GTC ;
assure la collecte et l’exploitation des données de suivi sur la base des indicateurs
de performance et d’impact des différents plans d’action exécutés et appuyés par le
Groupe technique Central ;
prépare les rapports mensuels, trimestriels et annuels.

1.2.1.9 Section passation des marchés

En ce qui concerne les marchés de sous-traitance, la section de passation des marchés


assure :

la préparation, le suivi du planning de lancement et d’exécution des appels


d’offres;
la programmation détaillée des activités relevant de la fonction de passation des
marchés;
la constitution et la mise à jour régulière d’un fichier des sous-traitants et autres
institutions spécialisées intervenant dans l’encadrement des communautés;
la préparation des dossiers d’appel d’offres conformément à réglementation en
vigueur et les accords de financement et aux directives des bailleurs des fonds
(Fonds Mondial notamment) en la matière;
la préparation, avec le concours des spécialistes en cas de nécessité
(spécifications techniques), des termes de référence des dossiers d’appel d’offres ;
la participation à l’évaluation technique et financière des offres ;
la rédaction, le classement des procès-verbaux de dépouillement et d’analyse des
offres ;
la préparation des dossiers et correspondances à adresser au Fonds Mondial ;
le suivi des obligations contractuelles des consultants.

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.2.2 Les unités régionales de lutte contre le paludisme (URLP)

Créé sur la décision N°0334/MSP/CAB du 29 Juillet 2002, les URLP mènent les
activités, sous la supervision des délégués régionaux de la santé publique. Elles ont pour
missions d’organiser, de coordonner, de suivre et d’évaluer la mise en œuvre de la lutte contre
le paludisme au niveau de la région. A ce titre, elles sont chargées de :

appuyer les districts dans la préparation, la mise en œuvre et l’évaluation des plans
d’action annuels budgétisés ;
préparer le plan d’action régional de lutte contre le paludisme à partir des plans
d’action des districts de santé ;
coordonner l’activité intersectorielle de lutte contre le paludisme ; gérer les
financements alloués à la lutte contre le paludisme au niveau régional ;
préparer un rapport mensuel des activités ;
assurer le suivi-évaluation de la mise en place de la stratégie de lutte contre le
paludisme ;
instruire tout dossier à lui confié par le Groupe Technique Central de Lutte contre
le Paludisme ;
assurer la collecte et le transfert des pièces justificatives des dépenses des activités
de la région au GTC.

1.2.2.1. Cellule surveillance, suivi évaluation

Sous l’autorité du chef d’unité, le chef de la cellule surveillance, suivi et évaluation a


pour mission de :

veiller au bon fonctionnement du logiciel de gestion des données ;


mettre à la disposition de la section de l’URLP et du GTC des données de qualité
sur les indicateurs de suivi évaluation;
travailler en étroite collaboration avec le GTC pour développer et renforcer le
suivi des produits pharmaceutiques subventionnés (Moustiquaires, médicaments et
autres produits) et produire des données de qualité pour assurer le bon
déroulement des opérations de quantification, d’approvisionnement de
distribution et prévenir les ruptures de stocks et les péremptions ;
proposer des modifications nécessaires à l'amélioration d'outils de collecte ;

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

s'assurer que les données disponibles dans les rapports des formations sanitaires
reposent sur des supports standards dans tous les sites de collecte ;
veiller à l'application du système de gestion des données tel que défini dans le
manuel de suivi évaluation ;
assurer le reporting;
assurer le suivi des activités de lutte contre le paludisme ;
former et recycler les points focaux chargés de la gestion de l’information
épidémiologique et des produits pharmaceutiques ;
participer à la mise en œuvre des études ;
assurer le contrôle de la qualité des données.

1.2.2.2 Cellule comptable de la région

Sous l’autorité du Chef de l’Unité Régionale, le comptable est responsable de la saisie


des dépenses et du contrôle des fiches de consommation des intrants (médicaments,
moustiquaires, etc). A ce titre, elle est chargé de :

recueillir les justificatifs des activités ;


participer au contrôle interne en analysant les justificatifs qui lui ont été remis ;
établir et saisir les fiches d’imputation comptables y relatives (Factures,
décomptes, opérations de trésorerie, paie et immobilisations);
établir et archiver les attestations de retenue à la source (TVA et IR);
établir les demandes de retrait de fonds;
établir les ordres de mission et des fiches des perdiems de mission ;
procéder au suivi des stocks des intrants ;
procéder aux inventaires périodiques à faire parvenir au GTC pour consolidation ;
transmettre au GTC des rapports mensuels sur ses états financiers au plus tard le 5
du mois pour la version électronique et le 10 du mois pour les documents
physiques.

Après avoir présenté l’organisation interne, il nous revient de présenter les partenaires
de l’OLP lors de la campagne de distribution des MILDA.

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

SECTION 2: LA CAMPAGNE DISTRIBUTION DES MILDA

Pour réaliser ses missions et objectifs au quotidien, l’OLP s’appuie sur le système de
santé camerounais et de nombreux partenaires.

2.1 Le partenariat

2.1.1 Le système de santé camerounais

Le Cameroun bénéficie d’un potentiel en structures sanitaires significatifs, dont


l’organisation générale est présentée en annexe 5. Une description du district de santé, de
l’aire de santé et du point de distribution sera abordée.

2.1.1.1 Le district de santé

Un district de santé peut couvrir plusieurs entités administratives limitrophes, et


correspond à un ou deux arrondissements, dont il épouse les limites administratives. Il ne doit
en aucun cas être à cheval sur deux départements/arrondissements. Par contre, un département
peut comprendre un ou plusieurs districts de santé. Le DS veille à la viabilisation des
structures de santé, sert de relais entre les structures de santé et les services déconcentrés de
l’Etat, ainsi que des collectivités décentralisées. Enfin, il assure la continuité des soins pour
les malades et ceux dont l’état nécessite des compétences non disponibles au premier échelon

2.1.1.2 L’aire de santé

C’est une subdivision territoriale du district de santé, construite autour d’une formation
sanitaire à savoir le centre médical assisté (CMA) et le centre de santé intégré (CSI). Il est
également composé de structures de dialogues : le comité de santé (COSA) et le comité de
gestion (COGE).

2.1.1.3 Les points de distribution

Ce sont des sites où les moustiquaires sont données gratuitement aux ménages.

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

2.1.2 Les partenaires lors de la campagne de distribution

Avant de présenter le bailleur de fonds du projet, à savoir le FMSTP, nous allons


d’abord dérouler le rôle des partenaires au projet.

2.1.2.1 Les partenaires de la campagne

Plusieurs organisations, entreprises nationales et internationales ont participé à la


campagne comme le montre le tableau ci-dessous :

Tableau 2 : Contributions des partenaires dans la campagne de distribution

Libellés Contributions
Agence camerounaise -Appui à la mobilisation sociale de la cérémonie de lancement officiel de
pour le marketing la campagne de distribution gratuite de 7 112 074 MILDA.
social (ACMS) -Formation des superviseurs et agents dénombreurs, des responsables de
districts et aires de santé.
Cameroon Oil Appui à la communication du lancement de la campagne MILDA
Transportation
Company(COTCO)

Fondation MTN Appui à la communication du lancement de la campagne MILDA

Malaria No More -Lancement et suivi de la campagne Night Watch à la radio et à la


télévision ;
- Confection des calendriers bilingues sur l’importance de l’utilisation de
la moustiquaire imprégnée avec pour message « N’oubliez pas de dormir
sous moustiquaires imprégnées »
Organisation Mondiale Appui à la formation technique des logisticiens dans les 10 régions.
de la Santé (OMS)
Partenariat Accompagnement stratégique
international « Faire
Reculer le Paludisme »
UNICEF Appui à la communication du lancement de la campagne MILDA, appui
des équipes de supervision de la campagne MILDA
United Nation Appui au financement du dénombrement des ménages pour la campagne
Foundation MILDA.

Source : Rapport OLP 2011

La synergie du partenariat national (public-privé) a abouti à l’accord de financement


de la neuvième série (Round 9) du Fonds Mondial de Lutte contre le SIDA, la Tuberculose et
le Paludisme.

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

2.1.2.2 le Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme

Selon le rapport « OLP 2011 », le financement du projet s’élève environ à un montant


de plus de soixante quatorze milliards de francs CFA pour une durée de cinq ans. Le coût total
des stocks de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action représente 74% du projet sur
les deux premières années du projet, et 61% sur les cinq ans.

2.1.2.2.1 Présentation

Le Fonds mondial est une institution financière internationale, créée en 2002 dont la
mission est d'attirer et de décaisser des fonds pour la prévention et le traitement du sida, de la
tuberculose et du paludisme. Il encourage les partenariats entre gouvernements, société civile,
secteur privé et communautés affectées, considérés comme la solution la plus efficace pour
atteindre celles et ceux qui en ont besoin. Cette démarche novatrice s’appuie sur les notions
d’appropriation par les pays et de financement selon les résultats ; ce qui signifie que les pays
mettent en œuvre leurs propres programmes en fonction de leurs priorités et que le Fonds
mondial en assure le financement pour autant qu’ils donnent des résultats susceptibles d’être
vérifiés.

2.1.2.2.2 Admissibilité aux financements

Les critères suivants sont pris en considération au moment d’établir l’admissibilité à


une reconduction de financement:

niveau de revenu fondé sur les classifications de revenus de la Banque Mondiale


publiées en juillet de chaque année ;
appartenance au G209 et charge de morbidité10 pour les pays à revenu
intermédiaire de la tranche supérieure, définie selon les données fournies par
l’OMS et l’ONUSIDA.

La raréfaction des aides (crise financière, terrorisme, corruption) a contribué à la mise


en place du «financement basé sur la performance».

9
Groupe de 19 pays les plus industrialisés+l’Union européenne
10
Nombre de personnes atteintes d’une maladie donnée à un moment donné, dans une population.

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

2.1.2.2.3 Le financement basé sur la performance

Il a pour objectif de s'assurer que les décisions de financement reposent sur une
évaluation transparente des résultats par rapport aux cibles assorties de délai. Ce mode de
financement encourage la responsabilisation et incite les bénéficiaires à utiliser les fonds de
manière efficace afin d'obtenir de meilleurs résultats.

2.2 Description de la campagne de distribution gratuite des MILDA

2.2.1 Dénombrement de la population

Dans le souci de déterminer les quantités à commander, un recensement de la


population a été effectué. La synthèse dudit dénombrement des ménages est indiquée dans le
tableau ci-dessous.

Tableau 3: Synthèse par région du dénombrement des populations

Population % de dénombrement
REGIONS Population estimée
dénombrée de la population

Région 1 1 406 176 1 225 825 87,17%


Région 2 749 009 566 949 75,69%
Région 3 1 810 644 1 844 500 101,87%
Région 4 1 854 056 1 549 356 83,57%
Région 5 1 604 400 1 621 489 101,07%
Région 6 2 969 181 2 309 908 77,80%
Région 7 3 570 905 3 494 830 97,87%
Région 8 888 350 792 012 89,16%
Région 9 3 778 584 3 565 353 94,36%
Région 10 1 041 407 941 184 90,38%
TOTAL 19 672 712 17 911 406 91,05%

Source : Rapport OLP 2011

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

2.2.2 Commande et réception

Le bon de commande transmis au FMSTP avait pour objectif de fournir une


moustiquaire pour deux personnes dans un ménage recensé. Cependant, certaines régions
avaient déjà reçu des moustiquaires financées par les fonds PPTE (pays pauvres très endettés).
Les quantités commandées par région sont fournies dans le tableau ci-après :

Tableau 4 : Répartition par région des MILDA

REGIONS
Quantités commandées
Région 1 656 733
Région 2 328 363
Région 3 640 361
Région 4 856 182
Région 5 799 859
Région 6 870 590
Région 7 1 141 480
Région 8 380 469
Région 9 954 362
Région 10 481 831
TOTAL 7 110 230

Source : Rapport OLP 2011

Le FMSTP a transféré ladite commande aux fournisseurs. Des conteneurs de MILDA


en provenance d’Asie et des Etats-Unis d’Amérique ont été réceptionnés au Port Autonome
de Douala, et acheminés aux différentes régions.

La mise en place des commissions de réception des MILDA s’est constituée au niveau
régional, de districts et des aires de santé. La mise à disposition des documents de traçabilité
(Bordereau de livraisons, Procès-verbaux de Réception11, fiches de mouvements

11
Annexe 12

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

d’entrepôts12, registres et vouchers) à tous les niveaux, permettra d’assurer le suivi des
MILDA du Port Autonome aux bénéficiaires.

2.2.3 Sécurisation et transport

Les MILDA stockées dans les magasins de régions ont été transférées dans les
magasins de districts correspondants. La sécurisation des magasins de régions et de districts
de santé par le personnel de Sécurité (compagnie de gendarmerie) a été effectué dès
l’entreposage effectif des moustiquaires. L’aménagement des magasins d’entreposage s’est
opéré dans le cas échéant selon des recommandations fortes du bailleur (portes métalliques,
grilles, extincteurs ……). Enfin, le transport des MILDA des districts de santé vers les aires
de santé et les points de distribution s’est effectué selon le calendrier relatif à chaque Région.

2.2.4 Distribution des MILDA dans les ménages

Les MILDA ont ensuite été gratuitement offertes aux populations ayant participé au
recensement. Les ménages ayant reçu les moustiquaires devaient posséder un voucher de
dénombrement et la carte nationale d’identité, donc le numéro devait être enregistré sur un
registre, contre décharge afin d’obtenir des moustiquaires.

2.2.5 Le suivi de la distribution des moustiquaires

Dans le souci de contrôler les mouvements des MILDA, des fournisseurs jusqu’aux
populations, l’OLP a élaboré un fichier Excel dénommé « Grille de supervision de la
traçabilité des MILDA ». Cette base de données a été élaborée à partir des informations
fournies par les BL, PVR, les fiches mouvements d’entrepôts. L’illustration de la grille de
supervision de la région 7 est faite en annexe 6 :

Nous constatons d’une part que cette base de données ne fournit aucune indication sur
les stocks au 31 Décembre 2011. D’autre part, aucun inventaire physique n’a été réalisé à la
clôture de l’exercice 2011. L’absence de base de données entraine l’incapacité des services
comptables régionaux d’arrêter et de transférer les comptes de l’exercice 2011 au GTC.

12
Annexe 13

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 74
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

Au cours de ce chapitre, nous avons d’abord présenté les généralités de l’OLP.


Ensuite, nous nous sommes appesantis sur les contributions de ses partenaires, notamment
celui du principal bailleur de fonds du projet, à savoir le FMSTP. Enfin une description
détaillée de la distribution des MILDA a été dévoilée. Les lacunes observées au niveau de la
grille de supervision de la traçabilité, nous pousse à évaluer le contrôle interne de la gestion
des stocks de MILDA.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 75
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

CHAPITRE IV : L’OPTIMISATION DU CONTROLE INTERNE

L’objet de ce chapitre sera d’une part de déterminer la valeur des stocks à la clôture de
l’exercice 2011, et d’évaluer le contrôle interne des stocks à l’OLP, afin de déceler ses
faiblesses d’autre part. Enfin, des suggestions seront proposées afin d’améliorer le contrôle
interne dans cet organisation.

SECTION 1 : L’EVALUATION DU CONTROLE INTERNE

Nous allons tout d’abord présenter une planification de la mission, dans le souci
d’élaborer une narrative de la gestion des stocks au niveau des districts. Ensuite, la
détermination de la valeur des stocks à la clôture de l’exercice 2011 va conclure cette section.
Enfin une appréciation du contrôle interne sera élaborée.

1.1 La planification de la mission

1.1.1 Les termes de référence

La mission a pour principal objectif de concevoir et mettre en place une base de


données en vue entre autres de présenter la situation théorique et physique des stocks de
moustiquaires au 31.12.2011. Les objectifs spécifiques de la mission sont les suivants :

reconstituer sur la base des procès-verbaux de réception et bordereaux de livraison


des transitaires, le volume des stocks livrés au niveau des magasins régionaux ;
reconstituer sur la base des bordereaux de distribution au niveau régional et des
procès-verbaux de réception au niveau des districts, les stocks de moustiquaires
effectivement reçus par les districts et aires de santé sur l’ensemble du territoire ;
confirmer la réalité des inventaires physiques de stocks effectués au 31.12.2011 ou
à toute date voisine, et rapprocher lesdits stocks aux stocks théoriques ;
déterminer et analyser les écarts éventuels sur stocks à chaque niveau (région,
district de santé, aire de santé);
reconstituer les fiches de stocks des moustiquaires au niveau des régions, des
districts de santé et des aires de santé.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 76
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.1.1.1 La durée d’exécution

La mission sera exécutée dans un délai maximum de trois (3) semaines à partir de la
date de notification (à l’auditeur) de l’ordre de services de démarrer.

1.1.1.2 Les délais et le budget

Compte tenu du délai de trois (3) semaines susmentionné, du budget, de l’absence des
documents de traçabilité (BL et registres) des aires de santé et sites de distributions, il a été
convenu avec l’OLP que les descentes sur le terrain et les contrôles intensifs se dérouleront
d’abord au niveau des régions et des districts. Les stocks des aires de santé, les quantités
effectivement distribuées aux populations seront contrôlées au cours des missions ultérieures.

1.1.1.3 La stratégie d’audit de compilation

Les entretiens avec le Secrétaire Technique, le Secrétaire Permanent de l’OLP et leurs


collaborateurs ont contribué à la maîtrise du système mis en place pour l’approvisionnement,
le stockage et la distribution des moustiquaires d’une part, et le système de reporting d’autre
part. A l’issue de ces entretiens, un schéma de la campagne de la distribution a été conçu et un
chronogramme détaillé d’intervention a été élaboré et mis en œuvre. L’illustration de cette
campagne de distribution est faite dans le schéma ci-après.

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Schéma 1 : Description de la campagne de distribution des MILDA

Fournisseurs
(Namko, Mema) FMSTP

Livraison des MILDA

GTC

Port de Douala Transfert de la


comptabilité
Régions
Documents (PVR, BL, Fiche de stocks)

Districts de santé
Documents (PVR, BL, Fiche de stocks)

Aires de santé
Documents (PVR, BL, Fiche de stocks)

Sites de distribution
Documents (PVR, BL, Fiche de stocks)

Ménages
Documents (Registres)

Source : Auteur

Avant d’apprécier le système de contrôle interne, il est indispensable de déterminer les


quantités de MILDA stockées dans les DS au 31/12/2011.

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1.1.2 L’audit de compilation

La mission d’audit de compilation consiste d’abord à exploiter les documents fournis


par l’OLP. Ensuite, il sera question de consolider les informations recueillies. Enfin, évaluer
et comptabiliser les stocks.

1.1.2.1 Exploitation des documents

1.1.2.1.1 La création d’un plan comptable

Compte tenu du nombre de districts, aires de santés, sites de distribution, une


nomenclature des mouvements de stocks a été élaborée (voir annexe 7).

1.1.2.1.2 La saisie

La seconde étape qui s’est déroulée au GTC, d’une durée de dix (10) jours, a été
consacrée à l’exploitation des documents relatifs aux mouvements des stocks de
moustiquaires.

A l’aide des BL13, nous avons créé un masque de saisie comprenant la date, le code, le
libellé de l’opération, les quantités « entrées », « sorties », le solde (Stock initial+entrées-
sorties) et les observations. La saisie a débuté par les BL fournis par le transitaire, ensuite les
mouvements de la région vers les DS, et maintenant les DS vers les aires de santé ou des sites
de distribution. Nous allons noter certains retours de stocks vers les DS, un seul retour au
niveau régional.

1.1.2.1.3 Les quantités reçues au niveau régional

Nous avons d’abord effectué un rapprochement entre les quantités commandées et les
quantités livrées d’une part, d’autre part entre les quantités livrées et celles reçues. Le but de
cette opération est de connaître les quantités envoyées par les fournisseurs Namko et Mema.

13
Annexe 10

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Tableau 5: Les quantités reçues dans chaque région

Quantités Quantités Quantités


Libellés Ecart 1( ) Ecart 2( -µ)
commandés( ) livrées ( ) reçues (µ)
Région 1 656 733 656 733 0 656 733 0
Région 2 328 363 328 400 -37 328 400 0
Région 3 640 361 640 811 -450 640 811 0
Région 4 856 182 856 850 -668 856 850 0
Région 5 799 859 799 660 199 799 660 0
Région 6 870 590 870 970 -380 870 970 0
Région 7 1 141 480 1 141 480 0 1 141 480 0
Région 8 380 469 380 469 0 380 469 0
Région 9 954 362 954 870 -508 954 870 0
Région 10 481 831 481 831 0 481 831 0
Total 7 110 230 7 112 074 - 1 844 7 112 074 0

: Selon le rapport OLP 2011

: Selon les BL du transitaire

µ : Selon les procès-verbaux de réception de chaque région

Source : Auteur

Par rapport aux quantités commandées, les fournisseurs ont livré un surplus de 1 844
MILDA. Ces 7 112 074 MILDA ont été effectivement reçues au niveau régional. Le respect
des délais de livraison n’a pas été contrôlé car n’étant pas inclu dans les termes de référence.

Nous nous intéresserons uniquement aux districts de la région 7. En annexe 8, nous


montrons les mouvements dans le district 14.

1.1.3 La consolidation

L’utilisation des fonctions de Microsoft Excel tel que « somme.si (plage ; critère ;
[somme plage]) » facilite la détermination des quantités reçues et livrées aux différentes
localités. Par exemple, lorsqu’on se trouve au DS 14 et que l’on souhaite déterminer la
quantité de MILDA provenant de la région, on écrit la formule : « =somme.si(E :E ;
"=12" ;G :G) ».E :E représente la colonne du code et G :G, celle de la colonne entrée.

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

Le regroupement des fichiers de chaque région, DS, AS et sites de distributions, nous a


permis de confectionner un fichier consolidé pour chaque région.

1.1.3.1 Les stocks théoriques

Dans le souci de déterminer les stocks théoriques de districts, un rapprochement a été


effectué entre les quantités reçues et livrées.

Tableau 6: Les stocks théoriques

Quantités reçues Quantités livrées


DISTRIBUTIONS

DISTRIBUTIONS
STOCKS
DISTRICTS

DISTRICTS

DISTRICTS
THEORIQUES

TOTAL (b)
TOTAL (a)
REGION 7

REGION 7
SITES DE

SITES DE
(a-b)
AIRES

AIRES
Districts 1 31 224 0 0 0 31 224 215 31 009 0 31 224 0
Districts 2 49 985 0 0 0 49 985 2 400 47 585 0 49 985 0
Districts 3 46 245 227 0 0 46 472 0 30 437 16 035 46 472 0
Districts 4 54 750 0 0 0 54 750 4 393 50 357 0 54 750 0
Districts 5 54 047 0 2 888 56 935 0 54 142 0 54 142 2 793
Districts 6 84 188 6 315 0 0 90 503 0 33 981 63 503 97 484 -6 981
Districts 7 78 535 0 200 0 78 735 3 777 69 583 0 73 360 5 375
Districts 8 50 899 0 0 0 50 899 0 50 899 0 50 899 0
Districts 9 78 568 228 0 0 78 796 0 78 796 0 78 796 0
Districts 10 114 954 22 821 11 796 0 149 571 300 149 317 0 149 617 -46
Districts 11 84 085 0 0 0 84 085 8 415 78 424 0 86 839 -2 754
21
14
Districts 12 28 892 0 372 0 29 264 4 994 24 160 29 175 89
Districts 13 46 902 0 0 0 46 902 1 972 44 930 0 46 902 0
Districts 14 89 939 0 0 0 89 939 5 909 84 030 0 89 939 0
Districts 15 18 156 2 204 100 0 20 460 0 20560 0 20 560 -100
Districts 16 20 892 0 0 0 20 892 0 20 892 0 20 892 0
Districts 17 39 260 0 0 0 39 260 3 352 35 908 0 39 260 0
Districts 18 63 066 0 0 0 63 066 5 753 56 751 0 62 504 562
Districts 19 106 893 0 0 0 106 893 15 440 91 453 0 106 893 0
Total 1 141 480 31 795 15 356 0 1 188 631 21 56 920 1 053 214 79 538 1 189 693 -1 062

Source : Auteur

Nous constatons que des mouvements de stocks et des inventaires physiques ont été
effectués au cours de l’exercice 2012. L’objectif de cette mission étant de déterminer le stock

14
Annexe 14

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théorique et physique au 31 Décembre 2011, le test de cut-off a été effectué afin de respecter
cet objectif.

1.1.3.2 La séparation des exercices

Nous avons rapproché le solde théorique au 31/12/2011 et le solde physique


reconstitué au 31/12/2011. Nous avons décelé des écarts comme le montre l’annexe 9.

1.1.3.3 Analyse des écarts

Des descentes ont été organisées sur le terrain afin d’élucider (annexe 9) les écarts
recensés ci-dessus, de corriger des erreurs éventuelles et incompréhension qui seraient nées de
l’exploitation de la documentation de gestion des stocks des moustiquaires au niveau central.
La durée de cette phase était de sept (7) jours).

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Tableau 7: Analyse des écarts

Ancien Nouvel
Districts Observations
écart écart
District 1 0 0 Rien à signaler (RAS)
District 2 0 0 RAS
District 3 0 0 RAS
District 4 -356 0 Les AS1 (50), AS2 (2), AS3 (200), AS4 (104) ont fait des
retours vers le district de 356. Ils n’ont pas élaboré de BL.
District 5 2 793 0 Nous avons obtenu et saisi des approvisionnements pour
l'AS 6.
District 6 -7700 0 Les mouvements de 40 BL ont été annulées car étant ceux
des mouvements de l’aire de santé vers les sites ou des
retours des sites vers les aires de santés. Les 719 MILDA en
stocks dans le magasin du district sont les retours des aires
de santé.
District 7 5375 0 Les BL 0128712, BL 0128717, BL 0128718(annexe15)
d'approvisionnements des AS, respectivement pour les
quantités en MILDA de 4 675, 100 et 600 n'ont pas été saisi.
Les mouvements après le 31/12/11 sont de 200 MILDA au
lieu de 600.
District 8 0 0 Nous n’avons pas pu entrer en contact avec les responsables
de ce district.
District 9 0 0 RAS
District 10 -2573 0 Les responsables du district ont omis d'enregistrer plusieurs
mouvements de stocks, notamment les retours des aires de
santé et des sites de distribution.
District 11 -2754 0 Nous avons dû réaliser une autre saisie, car plusieurs
mouvements de stocks n'ont pas été saisis.
District 12 89 0 L’écriture du BL 0151652 est annulée parce qu’il s’agit d’un
retour du site de distribution vers l’AS 7.
District 13 0 0 RAS
District 14 0 0 RAS
District 15 -100 0 Il a eu un retour de 100 MILDA, BL 0126230.
District 16 0 0 RAS
District 17 -49 0 Il a eu un retour de 49 MILDA(annexe 16), BL 0189427.
District 18 545 0 L’écriture du BL 0184972 (469 MILDA) est annulée car il
s’agit d’un mouvement de l’AS 3 vers l’AS 10. Le BL
0187832 (76 MILDA) est aussi annulé, c'est une opération
entre l’AS 7 et l'AS 10.
District 19 0 0 RAS

Source : Auteur

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.1.3.4 La détermination des stocks à la clôture de l’exercice

Après avoir résolu le dilemme des écarts entre les stocks théoriques et les stocks
physiques reconstitués, nous nous proposons de présenter les stocks au 31/12/2011.

Tableau 8: Stocks dans les districts au 31/12/2011

MOUVEMENTS
ENTRE DATE
STOCKS INVENTAIRES PHYSIQUES
INVENTAIRE ET LE
31/12/2011
ECART
DISTRICTS Physique
théorique (a-b)
reconstitué
au Date
Théorique Entrée sortie Solde Physique au
31/12/2011 d'inventaire
31/12/2011(b
(a)
)
Districts 1 0 0 0 0 0 0 0 14/09/2011 0
Districts 2 0 0 0 0 0 0 0 15/05/2012 0
Districts 3 0 0 0 0 0 0 0 03/03/2012 0
Districts 4 356 356 0 0 0 356 356 04/03/2012 0
Districts 5 0 0 0 0 0 0 0 05/05/2012 0
Districts 6 719 719 0 0 0 719 719 12/04/2012 0
Districts 7 0 0 200 200 0 0 0 30/04/2012 0
Districts 8 0 0 0 0 0 0 0 0
Districts 9 0 0 0 0 0 0 0 25/11/2011 0
Districts 10 2 527 3 576 1 203 2 252 -1 049 2 527 3 576 26/05/2012 0
Districts 11 0 0 0 0 0 0 0 25/01/2012 0
Districts 12 0 0 0 0 0 0 18/04/2012 0
Districts 13 0 0 0 0 0 0 0 06/03/2012 0
Districts 14 0 0 0 0 0 0 0 25/04/2012 0
Districts 15 0 0 0 0 0 0 0 25/04/2012 0
Districts 16 0 0 0 0 0 0 0 17/05/2012 0
Districts 17 49 49 0 0 0 49 49 16/05/2012 0
Districts 18 17 17 0 0 0 17 17 23/04/2012 0
Districts 19 0 0 0 0 0 0 0 30/04/2012 0
Total 2 949 4 717 1 403 2 452 -1 049 3 668 4 717 0

Source : Auteur

Dans la région 7, les districts avaient au 31 décembre 2011 4 717 MILDA en stock.

1.1.4. L’évaluation

1.1.4.1 Le calcul du coût unitaire

Les factures envoyées par les fournisseurs Namko et Mema, permettent de calculer le
coût unitaire des moustiquaires.

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Tableau 9: Détermination du coût unitaire des MILDA

Coût total en Coût total en Coût unitaire


Fournisseurs MILDA (a)
Euro15 FCFA (b) (b/a)
Namko 5 675 373 18 169 306 11 918 283 300 2 100
Mema 1 436 701 5 475 591 3 591 752 500 2 500
Total 7 112 074 23 644 897 15 510 035 800 2 181

Source : Auteur

Il nous revient de calculer la valeur des stocks de MILDA au niveau des districts de la
région 7.

1.1.4.2 La valorisation des stocks

Les moustiquaires emmagasinées dans les districts de la région 7 au 31/12/2011, proviennent


uniquement du fournisseur Namko.

Tableau 10: Valorisation des stocks au 31/12/2011

Quantités stockées au Coût unitaire en


Libellés Coût total (a x b)
31/12/2011 (a) FCFA (b)
Districts 4 717 2 100 9 905 700

Source : Auteur

1.1.4.3 La comptabilisation

L’écriture comptable est donnée ci-dessous :

Débit Crédit Libellé Débit Crédit

3370 Stocks de MILDA 9 905 700


6037 Variation de stocks de MILDA des DS de la région 7 9 905 700

"Constatation des stocks MILDA dans les DS de la région 7


au 31/12/2011"

15
1 euro = 655,957 FCFA

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

L’ensemble des informations recueillies au GTC, à l’URLP et dans les districts lors de
l’exploitation des documents, permettent d’apprécier les forces et les faiblesses du contrôle
interne de l’OLP.

1.2 Appréciation du contrôle interne au niveau des districts

Avant d’évaluer le contrôle interne des districts sur la gestion des stocks, une
description de la gestion des stocks au niveau des districts est nécessaire.

1.2.1 La narrative

Aucune mention n’est faite au niveau du manuel de procédures envoyé au FMSTP, ni


sur la description des responsabilités au niveau des districts, ni sur la description de la gestion
des MILDA. Toutefois, les entretiens réalisés avec les différents responsables des districts
permettent d’élaborer la narrative dans le tableau ci-dessous :

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

Tableau 11: Description de la gestion des MILDA au niveau du district

RESPONSABLES DESCRIPTION DOCUMENTS


Après le recensement de la population, une commande est
GTC Bon de commande
adressée au FMSTP.
Il reçoit la commande et la transfère aux fournisseurs (Namko
FMSTP Bon de commande
et Mema).
Ils réceptionnent la commande, produisent, livrent les MILDA
Namko et Mema Factures, BL
au Port Autonome de Douala , transfèrent la facture au GTC.
Il reçoit les MILDA au PAD et les achemine dans les
Le transitaire BL
différentes régions.
Le Délégué
Régional du
MINSANTE, Le Les différents responsables du MINSANTE et de l'URLP
BL, PVR
chef de l’URLP, le participent à la réception des MILDA.
logisticien, le
comptable matière.
Chaque réception est accompagnée d'un bon de livraison du
transitaire, qui est complété de la mention "reçu le…..." par le BL
logisticien régional et conservé par lui.
Le logisticien Fiche de
régional Mise à jour de la fiche (manuelle) des stocks. mouvement
d'entrepôt
Il remet les MILDA aux transporteurs. Il signe les bons de
livraison prénumérotés en 4 exemplaires: - 01 de couleur
BL
Blanc -01 de couleur bleu -01 de couleur jaune -01 de
couleur vert.
Le transporteur Il transporte les MILDA vers les DS. BL
fiche de
Le logisticien
Mise à jour de la fiche (manuelle) des stocks. mouvement
régional
d'entrepôt
CSSD, CBAF,
Le CSSD et son équipe réceptionnent les MILDA en
CBS, le comptable BL, PVR
provenance de l'URLP.
matière
Le chef CBS réceptionne les MILDA des transporteurs. Il
signe les bons de livraison prénumérotés en 4 exemplaires: -
CBS le bleu est conservé par le transporteur - le vert est retourné BL
au magasinier de l'URLP-le jaune est retourné au statisticien
de l'URLP-le blanc est conservé par le CBS.
Le logisticien
Sauvegarde et archive les BL de couleur vert. BL
régional
Le statisticien Sauvegarde et archive les BL de couleur jaune. BL
Grille de
Mise à jour du fichier Excel "grille de supervision de la supervision de la
Le statisticien
traçabilité des MILDA région". traçabilité des
MILDA

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Fiche de
CBS Mise à jour de la fiche des stocks. mouvement
d'entrepôt
Il remet les MILDA aux transporteurs. Il signe les bons de
livraisons prénumérotés en 4 exemplaires: - le bleu sera
conservé par le transporteur - le vert sera retourné au CBS-le
CBS BL
jaune sera retourné au statisticien de l'URLP-le blanc sera
conservé par le chef de l'aire de santé ou du point de
distribution.
Le Chef de l’aire
Les responsables de l’AS participent à la réception des
de santé et son PVR, BL
MILDA en provenance du DS.
équipe
Le responsable des
Il reçoit les MILDA et signe les BL en 04 exemplaires (bleu,
stocks au niveau de BL
vert, jaune, blanc).
l’AS
BL, Fiche de
Il reçoit les BL de couleur verte et mets à jour de la fiche des
CBS mouvement
stocks.
d'entrepôt
CBS, CBAF Le CBS et le CBAF participent à l'inventaire physique PV d'inventaire
CBS Il transfert les documents au statisticien. PV d'inventaire
BL, PV
d'inventaire, grille
Mise à jour du fichier Excel dénommé "grille de supervision
Le statisticien de supervision de
de la traçabilité des MILDA"
la traçabilité des
MILDA.
BL, PV
d'inventaire, grille
Il photocopie des différents BL de couleur jaune pour élaborer de supervision de
Le statisticien
le rapport 2011 qui sera envoyé au GTC. la traçabilité des
MILDA, rapport
régional 2011

Source : Auteur

1.2.2 Le questionnaire de contrôle interne des stocks

Les réponses aux différentes questions peuvent être Oui (O), Non (N) et Non
Applicable (NA). Le « Oui » et le « Non applicable » représentent des points forts du contrôle
interne, tandis que le « Non », correspond à une faiblesse du système qui doit être améliorée.

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1.2.1 La séparation des tâches

Personnels concernés

Membre de
Comptable

Chauffeur
Fonctions Observations

la société
matière
CBAF
CSSD

civile
CBS
1 Magasin X
2 Réception X X X X X
3 Expédition X X
4 Tenue de fiches de stocks
X
en quantités
5 Tenue de l'inventaire
X X
permanent/intermittent
6 Responsable de
X
l'inventaire physique
7 Rapprochement
inventaire physique - X
inventaire permanent
8 Approbation des
ajustements après X
inventaire
9 Rapport sur les stocks
obsolètes, périmés, volés, X
inutilisables, etc.
10 Autorisation de cession Les MILDA
des stocks détériorés ou NA sont interdites de
inutilisés vente
11 Rapprochement
comptabilité NA
générale/analytique
12 Définition des prix de
NA
revient
13 Comparaison prix de
NA
revient/prix de vente

Source : Auteur

Nous constatons que le chef CBS assure à la fois l’entretien du magasin, la réception
des MILDA, l’expédition, la tenue des fiches de stocks, la tenue de l’inventaire et les rapports
sur les stocks obsolètes, périmés, volés.

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1.2.2 L’exhaustivité

QUESTIONS OUI NON N/A COMMENTAIRES


Les mouvements de stocks suivant sont-ils saisis sur des
documents standards au moment où ils ont lieu:
a) réception ? X C 2.1
b) transferts vers la production ? NA
c) transferts inter-ateliers ? NA
d) transferts de la production vers les magasins de
NA
produits finis ?
e) expéditions ? X C 2.1
f) autres mouvements (à préciser)……………………… NA

S'ils existent :
a) ces documents sont-ils prénumérotés ? X
b) sont-ils utilisés pour mettre à jour les fiches de stocks ? X C 2.2
c) sont-ils utilisés pour mouvementer le stock théorique ? X C 2.2
La séquence numérique de ces documents est-elle utilisée
pour:
a) vérifier s'ils sont tous transmis aux personnes
X C 2.3
chargées d'enregistrer les mouvements ?
b) vérifier que tous les mouvements sont enregistrés ? X C 2.3
Les quantités en stocks figurant:
a) sur les fiches de stock sont elles rapprochées des
X C 2.2
stocks de la comptabilité ?
b) dans le stock théorique sont-elles
régulièrement rapprochées des existants X C 2.2
physiques ?
Les stocks suivants sont-ils identifiés régulièrement:
a) stocks détériorés ? X
Les MILDA se
b) stocks périmés ? X périment après cinq
ans
Si oui, les informations correspondantes sont-elles saisies
immédiatement:
a) sur les fiches de stocks ? X C 2.2
b) dans le stock théorique ? X C 2.2

Source : Auteur

Nous observons, le renseignement non exhaustif des documents standards et des


informations contradictoires entre lesdits documents.

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1.2.3 La réalité

QUESTIONS OUI NON N/A COMMENTAIRES


Les conditions de stockage permettent-elles d'éviter:
a) les détériorations ? X La confection des portes
métalliques et la
présence des forces de
l'ordre au niveau du DS,
b) l’accès par des personnes non autorisées ? X permettent d'éviter les
détériorations et l'accès à
des personnes non
autorisées

Les stocks suivants sont-ils comptés physiquement au


moins une fois par an ?
a) matières premières et fournitures ?
X
b) travaux en cours ? X
c) produits finis ? X
d) autres stocks à préciser (MILDA) X C 3.1
Si l'inventaire est réalisé en une seule fois, les
X C 3.2
procédures d'inventaire sont-elles fiables ?
Si des inventaires tournants sont effectués:
a) existe-t-il un programme qui permet de suivre
l'avancement des comptages ? X
Les inventaires
b) les procédures utilisées permettent-elles de
tournants ne sont pas
s'assurer que tous les stocks d'un même produit sont X
effectués
comptés en une seule fois ?
c) les mouvements physiques et comptables sont-ils
X
arrêtés simultanément pour chaque produit compté ?
Les quantités comptées
Les quantités comptées sont-elles rapprochées des ont été rapprochées des
X
quantités théoriques ? quantités théoriques par
le statisticien en 2012
Les écarts éventuels sont-ils:
a) expliqués ? X C 3.3
b) enregistrés sur les fiches de stocks après
X C 3.3
autorisation par un responsable ?
Les stocks détenus par des tiers sont-ils:
a) suivis sur des fiches de stocks distinctes ? X
b) contrôlés régulièrement ? X
Les stocks détenus pour le compte de tiers sont-ils:
a) isolés ? X
b) confirmés régulièrement avec les tiers ? X

Source : Auteur

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 91
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

Les inventaires ne sont pas effectués à la clôture de l’exercice. Les écarts constatés par
le statisticien n’ont pas été expliqués.

1.2.4 L’évaluation

QUESTIONS Oui Non N/A COMMENTAIRES


Des fiches de production sont-elles utilisées pour suivre
X
et contrôler le stade d'avancement des travaux en cours ?
Les coûts de production de stocks incorporent-ils:
a) les charges directes ? X
b) les charges indirectes ? X
Si les charges indirectes sont imputées:
a) sont-elles justifiées ? X C 4.1

b) les clefs de répartition utilisées sont-elles réalistes ? X

Les charges imputées à la production sont-elles X


rapprochées de la comptabilité générale ?
Les coûts standards sont-ils:
a) déterminés sur la base des formules de fabrication ? X
b) établis en tenant compte de conditions normales
X
d'activité ?
c) comparés avec les fiches de fabrication (surtout pour
X
les nouveaux produits) ?
d) mis à jour annuellement ? X
Les écarts entre coûts standards et coûts réels sont-ils:
a) saisis régulièrement ? X
b) analysés ? X
c) communiqués à la direction ? X
d) réintégrés, si nécessaire, à la valeur des stocks pour
X
obtenir le coût de production réel ?

Source : Auteur

L’OLP a intégré les frais de transports dans la valorisation des stocks. Pourtant la
convention signée avec le FMSTP, préconise de valoriser les stocks au coût unitaire facturé
par les fournisseurs.

La détermination et la valorisation des MILDA entreposées dans les DS au 31/12/2011


terminées, l’apport des suggestions relatives aux faiblesses constatées seraient susceptibles de
renforcer le contrôle interne de l’OLP.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 92
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

SECTION 2 : LES SUGGESTIONS

Il est question dans cette section, de faire des propositions au niveau de la séparation
des tâches, l’exhaustivité, la réalité et l’évaluation.

2.1 La séparation des tâches

2.1.1 Le cumul des fonctions

C1.1 Le Chef Bureau Santé (CBS) assurait la gestion du magasin, la tenue des fiches
de mouvements d’entrepôt, établissait le rapport sur les stocks obsolètes d’une part. Il
participait également à la réception, l’expédition, l’inventaire des MILDA d’autre part.

Suggestions : Il serait souhaitable que des tâches comme la tenue de l’inventaire et le


rapport sur les stocks périmés ou volés soient exécutés par d’autres personnes.

C1.2 Certains magasiniers sont à la fois responsables des stocks du district, des aires
de santé ou des points de distributions. Ce qui conduit à des livraisons à soi-même.

Suggestions : Dans le souci de respecter le principe de la séparation des fonctions, il


faudrait recruter des magasiniers dans chaque formation sanitaire (DS, AS).

2.1.3 Anomalie au niveau du manuel de procédures

C1.3 Le manuel de procédures élaboré par le cabinet comptable Diole, prévoit au point
3.6 de la table des matières, une description détaillée de l’organisation administrative et
financière de l’unité de district. Ce point 3.6 est inexistant dans ledit manuel de procédures.

Suggestion : Modifier le manuel de procédures, en insérant et en décrivant


succinctement le rôle de chaque responsable du district.

2.2 L’exhaustivité

2.2.1 La tenue des documents de traçabilité

C2.1.1 Le manque d’harmonisation des documents standards tels que les PVR et fiches
d’inventaire. Ceux-ci varient selon les formations sanitaires.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 93
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

Suggestion : Des mesures doivent être prises pour que les responsables des formations
sanitaires (DS et AS) utilisent les documents confectionnés dans le cadre de la campagne de
distribution des MILDA.

C2.1.2 Nous avons observé d’une part le renseignement non exhaustif des documents
standards tels que bordereaux de livraisons, des procès-verbaux de réception, des fiches de
mouvements d’entrepôt. D’autre part des informations contradictoires entre lesdits
documents.

Suggestions : Remplir convenablement les documents standards (PVR, BL, fiches de


mouvements d’entrepôt) dans le but de faciliter le rapprochement solde théorique et solde
physique d’un côté. S’assurer de la cohérence entre les quantités et les numéros de BL
enregistrés dans la fiche de stocks et celle figurant sur les BL, de l’autre côté.

C2.1.3 le district 13 n’a pas établi de fiche de mouvement d’entrepôt, rendant ainsi
difficile le rapprochement entre les stocks théoriques et physiques.

Suggestion : Etablir des fiches de mouvements d’entrepôt, afin de faciliter le


rapprochement solde théorique, solde physique.

C 2.1.4 : Il ressort de nos entretiens avec les responsables du district, que le mauvais
ou l’absence de remplissage des documents (BL et Fiche de mouvements d’entrepôt)
proviennent en partie des absences et du manque d’assiduité durant la formation de certains
responsables de districts.

Suggestion : Sensibiliser le personnel sur l’importance des formations organisées par


les partenaires de l’OLP afin d’améliorer la performance de celui-ci et sur les risques que
lesdits responsables encourent sur le plan pénal.

C 2.1.5 Afin d’être archivé au GTC, les documents standards (PVR, BL, Fiche de
mouvements d’entrepôt, PV d’inventaire) ont été confiés à un prestataire externe régional.
Ceux-ci ont été mal reprographiés et classés. Aucun contrôle n’a été effectué par la suite. Les
BL 0174231 et 0174233 (annexe 15,16) étaient absents des documents envoyés et
sauvegardés au GTC.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 94
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

Suggestion : Acheter un scanner, un photocopieur afin de préserver la confidentialité


des documents internes à l’entreprise. Améliorer le contrôler des documents avant leur
archivage.

C 2.1.6 Comme l’annexe 11 le montre si bien, le modèle de la fiche de mouvements


d’entrepôt ne comporte pas de colonne qui mentionne le solde après une opération d’entrée
ou de sortie de MILDA.

Suggestion : Modifier le modèle de la fiche de mouvement d’entrepôt en insérant des


colonnes qui feront ressortir distinctement les quantités entrées, sorties et le solde (stock
initial+entrées-sorties).

C2.1.7 Les procès verbaux de réception n’ont pas été établis pour chaque entrée de
stocks dans les magasins de districts.

Suggestions : Etablir des procès verbaux pour chaque réception, afin de renforcer le
contrôle qualité des quantités reçues d’une part. D’autre part de réduire le risque de vol,
d’erreur.

C2.1.8 Plusieurs BL ont été confectionnés sans les signatures desdits responsables des
magasins. Le BL 189427 en annexe 16 est un exemple parmi tant d’autres.

Suggestions : Toutes entrées et toutes sorties de stocks doivent être matérialisées par
un document standardisé prénuméroté et signé par le magasinier.

C2.1.9 Au cours de notre mission, nous n’avons pas obtenu les registres émargés par
les bénéficiaires finaux de moustiquaires, pour la justification des quantités de MILDA
effectivement distribuées aux populations. Seuls les rapports d’activité de la campagne de
distribution ont été mis à notre disposition.

Suggestions : Les copies des folios des registres émargés par les bénéficiaires des
moustiquaires doivent systématiquement êtres transmises aux délégations régionales et au
GTC de l’OLP pour exploitation et justification des quantités effectivement distribuées.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 95
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

2.2.2 Les contrôles à partir des documents standards

C2.2.1 Les fiches de mouvement d’entrepôt ne sont pas prénumérotées. Les


responsables des stocks ne paginent pas lesdites fiches de stocks de manière exhaustive.

Suggestion : Confectionner des fiches de mouvements d’entrepôts prénumérotées.

C2.2.2 Durant la campagne de distribution des MILDA, les documents standards


souvent inexistants ou anormalement renseignés, n’ont pas été toujours utilisés pour mettre à
jour la fiche de stocks, ni pour mouvementer le stock théorique.

Suggestion : Dans le souci de faciliter la recherche du stock théorique réel, utiliser les
documents standards (PVR et BL) pour mettre à jour la fiche de stocks, et mouvementer le
stock théorique.

C2.3.1La séquence numérique des documents n’est ni utilisée pour vérifier s’ils sont
transmis aux personnes chargées d’enregistrer les mouvements, ni pour vérifier si tous les
mouvements sont enregistrés. Les responsables des districts ayant égaré certains BL, ils ont
plutôt confectionné d’autres BL pour justifier les mouvements des stocks. Tout ceci conduit à
des divergences dans les séquences numériques entre les BL contenus dans le rapport
d’activité 2011, ceux de la fiche de mouvement d’entrepôt d’un coté et ceux possédés par les
responsables de stocks de districts. Par exemple, la fiche de mouvement d’entrepôt présente le
BL 0128718 pour un approvisionnement de 600 MILDA au DS 7, pourtant celle qui nous a
été présentée par le responsable des stocks porte le BL0134422 (voir annexe 15).

Suggestion : Il faudrait utiliser la séquence numérique des BL pour contrôler


l’exhaustivité de l’enregistrement des mouvements de stocks d’une part, et renforcer le
système d’archivage et de sauvegarde des bordereaux de livraison d’autre part.

C2.3.2 Le manque d’information sur certaines fiches de stocks ne permet pas de


rapprocher les quantités figurant dans la comptabilité et ceux de la fiche de mouvement
d’entrepôt, ni de la grille de supervision de la traçabilité, conduisant ainsi à des anomalies
dans la tenue de la comptabilité.

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

Suggestion : Dans le souci d’avoir des états financiers qui reflètent l’image fidele de la
réalité des opérations et qui ne contiennent d’anomalies significatives, un perfectionnement
dans la tenue des fiches de stocks est souhaitable et des rapprochements mensuels ou annuels
avec les informations issues de la comptabilité permettraient de réduire ces erreurs.

C2.3.3 L’absence de renseignement sur les BL, PVR et fiches de mouvements


d’entrepôt, ne permet pas de rapprocher régulièrement le stock théorique des existants
physiques.

Suggestion : Utiliser systématiquement les documents standards (PVR, BL, fiches de


mouvements d’entrepôt, grille de supervision de la traçabilité) pour comparer le stock
théorique au stock physique.

C2.3.4 Les détériorations des MILDA ne sont pas saisies de manière exhaustive sur les
fiches de stocks et dans le stock théorique.

Suggestion : Saisir immédiatement sur les documents standards (BL, PVR, fiches de
mouvements d’entrepôt, grille de supervision de la traçabilité) les stocks endommagés

C2.3.6 Les responsables impliqués dans la gestion des stocks n’ont pas respecté la
distribution des BL selon le jeu de couleurs (Blanc, Bleu, Vert, Jaune). Ainsi, nous avons
retrouvé des expéditeurs qui possédaient les quatre (04) couleurs.

Suggestions : Respecter la destination des BL selon leurs couleurs, afin de faciliter les
contrôles d’une part. Réduire le risque d’erreur et de fraude, d’autre part.

2.3 La réalité

2.3.1 L’inventaire physique

C.3.1.1 Comme le montre le tableau ci-après, des districts de santé ont réalisé des
comptages physiques avant le 31/12/2011.

Districts Date d'inventaire


District 1 14/09/2011
District 9 25/11/2011

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 97
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

Suggestions : Réaliser les inventaires physiques à la clôture de chaque exercice.

C 3. 1.2 Certains districts ont réalisé les inventaires au cours de l’exercice 2012.

Districts Date d'inventaire


District 2 15/05/2012
District 3 03/03/2012
District 4 04/03/2012
District 5 05/05/2012
District 6 12/04/2012
District 7 30/04/2012
District 10 26/05/2012
District 11 25/01/2012
District 12 18/04/2012
District 13 06/03/2012
District 14 25/04/2012
District 15 25/04/2012
District 16 17/05/2012
District 17 16/05/2012
District 18 23/04/2012
District 19 30/04/2012

Suggestion : Effectuer des comptages physiques à la fin de chaque exercice.

C3.2.1 Le District 8 n’a pas renseigné sa date de réalisation de l’inventaire physique.

Suggestion : Remplir correctement la fiche d’inventaire et renseigné la date à laquelle,


l’inventaire physique s’est déroulé.

C 3.2.2 Plusieurs responsables des inventaires n’ont pas participé à la réalisation des
dénombrements physiques, ils ont signé les fiches d’inventaire plus tard.

Suggestion : Préconiser la présence de tous les responsables des inventaires lors des
comptages et les sensibiliser sur les risques encourus au niveau pénal.

C 3.2.3 Plusieurs responsables ne maîtrisent pas la notion d’inventaire. Pourtant les


inventaires physiques des stocks au 31 décembre de chaque année sont une disposition légale
et obligatoire du droit comptable OHADA.

Suggestions : Le GTC doit prendre des dispositions pour que l’ensemble des stocks de
l’organisation (Délégations régionales, districts de santé, aire de santé, point de distribution et

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

tout autre site de stockage) soit impérativement inventorié à la fin de chaque année de manière
exhaustive.

C 3.2.4 La mission a constaté qu’aucune instruction, ni procédures spécifiques


d’inventaires physiques n’avaient été préparées et transmises aux responsables des stocks à la
clôture de l’exercice. Ceci a conduit à des travaux d’inventaires physiques des stocks qui
n’ont pas été effectués de manière harmonisé d’une entité à une autre.

Suggestions : Le GTC procède à la rédaction des procédures spécifiques de prise


d’inventaire à la fin de chaque année et que des instructions spécifiques soient données aux
gestionnaires des stocks à cet effet.

2.3.2 Ecarts entre les soldes théoriques et physiques

C 3.3.1 la mauvaise tenue des fiches de mouvement d’entrepôt ne permet pas


d’expliquer les écarts constatés.

Suggestion : Améliorer la tenue des documents standards pour un meilleur


rapprochement entre les stocks théoriques et les stocks physiques. L’utilisation d’un tableur
ou d’un progiciel comptable peut optimiser ce rapprochement.

C 3.3.2 : Les responsables de districts n’enregistrent pas les écarts sur les fiches de
stocks. C’est le statisticien au niveau régional qui a essayé vainement d’établir et de constater
les écarts et de les expliquer.

Suggestion : Le rapprochement entre le stock théorique et stock physique devrait


d’abord se dérouler au niveau des districts. Ensuite les écarts constatés devraient être
expliqués par les responsables des districts. Enfin, les données relatives à la gestion des stocks
seraient transmises à la comptabilité et au statisticien de la région, pour consolidation.

C 3.3.3 Nous avons parfois noté un conflit d’autorité entre certains responsables des
districts qui ont rang de sous-directeur dans l’administration camerounaise et le statisticien
qui est un jeune diplômé de l’Institut Sous régional de Statistique et d’Economie Appliquée
(ISSEA) d’une part ; une situation similaire avec les responsables du GTC qui ne répondent
pas aux sollicitations du statisticien lors de l’analyse et la justification des écarts d’autre part.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 99
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

Suggestion : L’insertion et la description détaillée des tâches et responsabilités dans le


manuel de procédures pourraient résorber cette difficulté.

2.4 L’évaluation

2.4.1 La date de valorisation

C.4.1.1 L’OLP a valorisé les stocks inventoriés aux différentes dates d’inventaires, soit
un total de 3 668 MILDA.

Suggestion : Dans le souci de respecter le principe de la séparation des exercices et les


prescriptions du droit comptable OHADA, il convient de rattacher les charges et produits à
leur exercice. Pour cela il faut plutôt tenir compte des 4 717 MILDA emmagasinés dans les
districts à la clôture de l’exercice 2011.

2.4.2 Ecriture d’ajustement

C.4.1.2 L’organisation a valorisé les 3 668 moustiquaires au coût unitaire des


fournisseurs 2 181, majoré du coût unitaire du transport, à savoir 79 F/MILDA. Ce qui donne
un coût unitaire total de 2 200F/MILDA. Lesdits frais de transport ayant déjà fait l’objet d’un
enregistrement en comptabilité au poste « 6130 Transport MILDA-FMSTP ».

Tableau 12 : Evaluation des stocks par l’OLP

Coût total Coût total FCFA Coût


Libellés MILDA (a)
Euro (b) unitaire (b/a)
Fournisseurs (a) 7 112 074 23 644 897 15 510 035 800 2 181

Transport (b) 7 112 074 - 135 129 406 19


Total (a+b) 7 112 074 23 644 897 15 645 165 206 2 200
Stocks
inventoriés 3 668 - 8 069 600 2 200

Source : Auteur

Suggestion : les MILDA distribuées dans la région 7 proviennent uniquement du


fournisseur Namko. Ils ont été transportés gracieusement dans les districts par les camions du
Ministère de la défense. Dans le souci de respecter la prescription de la norme IPSAS 12 et

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 100
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

celle du FMSTP, qui voudraient que la valeur des MILDA ne comprennent que le montant de
la subvention du bailleur de fonds, nous proposons les écritures d’ajustements ci-après :

Débit Crédit Libellés Débit Crédit


___________________31/12/11___________________
6033 Variation de stocks de MILDA 8 069 600
3310 Stocks de MILDA 8 069 600
"Annulation de la constatation des stocks des DS de la
région 7"
______________________d°________________________
3310 Stocks de MILDA 9 905 700
6033 Variation de stocks de MILDA 9 905 700
"Constatation du stock dans les DS de la région 7 au
31/12/2011"

Grace à une bonne connaissance de l’OLP, de ses activités et procédures, nous avons
reconstitué la valeur des stocks dans les districts au 31/12/2011. Ceci a permis de déceler des
anomalies et de formuler des suggestions dans le souci d’améliorer le contrôle interne au sein
de l’OLP.

Dans cette deuxième partie, il était question de valider l’hypothèse principale, selon
laquelle l’audit des stocks peut contribuer à l’amélioration du contrôle interne, et d’entériner
les postulats secondaires : l’audit des stocks doit procéder à l’évaluation du contrôle interne et
il doit effectuer des propositions concrètes pour combler les faiblesses mises en exergues.

Pour ce faire, nous avons étudié le cas de l’Organisation de Lutte contre le Paludisme
(OLP), entité éprouvant des difficultés pour déterminer la valeur des stocks à la clôture de
l’exercice 2011. Les entretiens avec les responsables du GTC, de la région 7, des districts de
ladite région, l’exploitation des documents relatives à la campagne de distribution, ont permis
d’abord de reconstituer et de valoriser les stocks emmagasinés dans lesdits districts. Ensuite,
de déceler des anomalies lors de la gestion au niveau des districts. Enfin, d’apporter des
suggestions afin d’améliorer le contrôle interne au sein de l’OLP. D’où la validation de
l’interconnexion entre l’audit des stocks et l’optimisation du contrôle interne.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 101
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

CONCLUSION GENERALE

L’étude présentée cherche à valider la pertinence de l’audit comme outil


d’amélioration du contrôle interne. Ainsi elle tente d’une part d’enrichir les pratiques
camerounaises en matière de gestion des stocks, en leur fournissant un outil accessible.
D’autre part, elle se veut être une preuve supplémentaire de l’importance de l’audit et du
contrôle interne dans une entreprise.

D’un point de vue théorique, l’audit consiste à examiner sur la base des sondages, les
éléments probants justifiants les informations contenues dans les comptes annuels. Il consiste
aussi à évaluer les principes comptables suivis et les estimations retenues pour l’arrêté des
comptes annuels et à apprécier leur présentation générale. L’audit requiert ainsi la mise en
œuvre des diligences permettant d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes annuels ne
comportent pas d’anomalies significatives. Le contrôle interne quant à lui, est un système
d’organisation qui a pour objectif la protection et la sauvegarde du patrimoine, l’application
des instructions de la hiérarchie, l’amélioration des performances et de la qualité de
l’information. Il se fonde sur des principes qui sont entre autres l’organisation,
l’indépendance, l’universalité, l’information, l’harmonie.

L’audit procède d’une démarche méthodologique et responsable déroulée par des


professionnels aguerris. Cette démarche, quelque soit le secteur, doit comprendre la prise de
connaissance des activités du client, l’acceptation et la planification de la mission,
l’évaluation du dispositif de contrôle interne et du risque d’audit, l’obtention d’éléments
probants et la rédaction des rapports.

Les stocks étant une composante importante des états financiers, une présentation, et
une gestion comptable et les contrôles à effectuer pour une meilleure gestion de ceux-ci ont
été présentés. Bon nombre d’entreprises ne prennent pas en compte ce pan des états
financiers. Il était donc question de mettre en œuvre une étude sur l’évaluation du contrôle
interne des stocks.

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 102
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

C’est dans cette optique que l’organisation de lutte contre le paludisme, confrontée à
une incapacité à déterminer les stocks de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action à
la clôture de l’exercice 2011, a fait l’objet d’une étude de cas. Dans cette partie pratique, nous
avons présenté le contexte de la mission et les origines de l’OLP. Ensuite, une présentation
détaillée des différentes sections de cette organisation et une description précise de la
campagne de distribution des MILDA ont été effectuées. Cette phase de notre étude a dévoilé
de nombreuses irrégularités. Afin de déceler les faiblesses de la gestion comptable des stocks,
une évaluation du contrôle interne a d’abord été menée. Ensuite, une base de données
retraçant les mouvements de stocks entre la région, les districts, les aires de santé, a été
confectionnée afin de déterminer les stocks théoriques dans chaque district. Le rapprochement
entre les stocks inventoriés et ladite base donnée a permis de reconstituer les stocks
emmagasinés dans les districts à la clôture de l’exercice 2011. Enfin, des suggestions ont été
fournies à l’OLP afin qu’il puisse renforcer son système de contrôle interne.

L’étude empirique menée a permis de mettre en évidence plusieurs résultats et


d’atteindre les objectifs que l’on s’est fixé. En premier lieu, cet examen a prouvé l’importance
de l’évaluation du contrôle interne dans le souci de déceler les faiblesses d’une organisation,
d’optimiser le contrôle interne et le management d’une organisation. La recherche a
également montré en deuxième lieu, qu’une mission d’audit de compilation des stocks permet
de déterminer la valeur du compte « stocks » dans les états financiers à la clôture d’un
exercice comptable.

Enfin, les résultats de cette étude permettent de se prononcer sur la place fondamentale
du système de contrôle interne dans l’amélioration des processus et de la performance d’une
organisation. Toutefois l’actualité nous démontre le contraire, d’où des questionnements.
D’abord, est ce qu’avec autant de faiblesses au niveau du contrôle interne, les entreprises
camerounaises des secteurs publics et privées, peuvent-elles être performantes ? Ensuite, quel
est l’impact de ces irrégularités sur la performance selon le modèle de KAPLAN et
NORTON ? Enfin, pourront-elles permettre au Cameroun de réussir le pari de pays émergent
à l’horizon 2035 ?

Mémoire rédigé par Oum Gilbert Damien en vue de l’obtention du Master en Comptabilité et Finance de l’UCAC Page 103
Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

BIBLIOGRAPHIE

OUVRAGES

ANGOT Hugues, FISCHER Christian et THEUNISSEN Baudouin (2004), Audit


comptable-Audit informatique, Edition de Boeck Université, Bruxelles.

GERVAIS Michel (1994), Le contrôle de gestion, Edition Economica, Paris.

GRAND Bernard et VERDALE Bernard (1999), Audit comptable et financier, Edition


Economisa, Paris.

MAIRESSE Marie-Pierre et OBERT Robert (2009), Comptabilité et audit, Dunod,


Paris.

MARTIN-BONNEFOUS Chantal, PILLET Maurice, COURTOIS Alain (2003),


Gestion de la production, Edition d’organisations, Paris.

MIKOL Alain(1999), Les audits financiers : comprendre les mécanismes de contrôle


légal, Edition d’Organisations, Paris.

Premium consultant (2010), Excel 2010, fonctions et formules, Edition Micro


Application, Paris.

SCHICK Pierre (2004), Guide de self-audit, Edition d’organisation, Paris.

SITES INTERNET

www.theglobalfund.org

www.ifac.org

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

AUTRES

Acte Uniforme OHADA, relatif au droit comptable.

Acte Uniforme OHADA, relatif aux Droits des Sociétés et des Groupements d’Intérêts
Economiques.

Code général des impôts 2011.

Normes internationales d’audit publiées par l’IFAC, traduction de la FIDEF.

Règlement COBAC R-2001/07.

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

LISTE DES ANNEXES

ANNEXE 1 : DIAGRAMME REFERENTIEL POUR L’AUDIT ET LES SERVICES CONNEXES

ANNEXE 2 : METHODOLOGIE D’EVALUATION DU CONTROLE INTERNE

ANNEXE 3 : LE QUESTIONNAIRE DE CONTROLE INTERNE DES STOCKS

ANNEXE 4 : ORGANIGRAMME DE L’OLP

ANNEXE 5 : LES DIFFERENTS NIVEAUX DU SECTEUR DE SANTE CAMEROUNAIS.

ANNEXE 6: GRILLE DE SUPERVISION DE LA REGION 7

ANNEXE 7 : CODIFICATION DES MOUVEMENTS

ANNEXE 8: MOUVEMENTS DES STOCKS AU DISTRICT 14

ANNEXE 09 : RECONSTITUTION DES QUANTITES STOCKEES AU 31/12/2011

ANNEXE 10: BORDEREAU DE LIVRAISON DU TRANSITAIRE

ANNEXE 11: FICHE DE MOUVEMENT D’ENTREPOT DE LA REGION 7

ANNEXE 12: PROCES VERBAL DE RECEPTION DU DISTRICT 14

ANNEXE 13: FICHE DE MOUVEMENT D’ENTREPOT DU DISTRICT 14

ANNEXE 14: PROCES VERBAL DE RECEPTION DU DISTRICT 12

ANNEXE 15 : MOUVEMENT AU NIVEAU DU DISTRICT 7

ANNEXE 16: BORDEREAU DE LIVRAISON DISTRICT 17

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

Annexe 1 : Diagramme référentiel pour l’audit et les services connexes

Services
Audit connexes

Nature du Procédures
Audit Examen limité Compilation
service convenues

Niveau
d'assurance Assurance élevée, Pas
Assurance modérée Pas d'assurance
donné par mais non absolue d'assurance
l'auditeur

Assurance positive Assurance négative


sur sur la (les) Constats
Identification
Rapport la(les)assertion(s) assertion(s) découlant des
des
(conclusion retenue(s) sous retenue(s) sous procédures
informations
fournie) tendant tendant mises en
comptables
l'établissement des l'établissement des œuvre
états financiers états financiers

Source : Normes Internationales d’Audit, traduction française, IFAC HANDBOOK


1998, Edition CNCC/IFAC

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

Annexe 2 : Méthodologie d’évaluation du contrôle interne

Source : Cours Bell Bell Jean Marc, Cours audit et commissariat aux comptes, MCF2,
2011/2012.

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Annexe 3 : Le Questionnaire de contrôle interne des stocks

1-L’évaluation de la séparation des taches

Personnels concernés

Fonctions Observations

1 Magasin
2 Réception
3 Expédition
4 Tenue de fiches de stocks
en quantités
5 Tenue de l'inventaire
permanent/intermittent
6 Responsable de
l'inventaire physique
7 Rapprochement
inventaire physique -
inventaire permanent
8 Approbation des
ajustements après
inventaire
9 Rapport sur les stocks
obsolètes, périmés, volés,
inutilisables, etc.
10 Autorisation de cession
des stocks détériorés ou
inutilisés
11 Rapprochement
comptabilité
générale/analytique
12 Définition des prix de
revient
13 Comparaison prix de
revient/prix de vente

Source : SCHICK Pierre, Guide du self audit

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2-L’exhaustivité

QUESTIONS OUI NON N/A COMMENTAIRES


Les mouvements de stocks suivant sont-ils saisis sur des
documents standards au moment où ils ont lieu:
a) réception ?
b) transferts vers la production ?
c) transferts inter-ateliers ?
d) transferts de la production vers les magasins de
produits finis ?
e) expéditions ?
f) autres mouvements (à préciser)………………………

S'ils existent :
a) ces documents sont-ils prénumérotés ?
b) sont-ils utilisés pour mettre à jour les fiches de stocks ?
c) sont-ils utilisés pour mouvementer le stock théorique ?
La séquence numérique de ces documents est-elle utilisée
pour:
a) vérifier s'ils sont tous transmis aux personnes
chargées d'enregistrer les mouvements ?
b) vérifier que tous les mouvements sont enregistrés ?
Les quantités en stocks figurant:
a) sur les fiches de stock sont elles rapprochées des
stocks de la comptabilité ?
b) dans le stock théorique sont-elles
régulièrement rapprochées des existants
physiques ?
Les stocks suivants sont-ils identifiés régulièrement:
a) stocks détériorés ?
b) stocks périmés ?
Si oui, les informations correspondantes sont-elles saisies
immédiatement:
a) sur les fiches de stocks ?
b) dans le stock théorique ?

Source : SCHICK Pierre, Guide du self audit

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3-La réalité

QUESTIONS OUI NON N/A COMMENTAIRES


Les conditions de stockage permettent-elles d'éviter:
a) les détériorations ?
b) l’accès par des personnes non autorisées ?

Les stocks suivants sont-ils comptés physiquement au


moins une fois par an ?
a) matières premières et fournitures ?

b) travaux en cours ?
c) produits finis ?
d) autres stocks à préciser (MILDA)
Si l'inventaire est réalisé en une seule fois, les
procédures d'inventaire sont-elles fiables ?
Si des inventaires tournants sont effectués:
a) existe-t-il un programme qui permet de suivre
l'avancement des comptages ?

b) les procédures utilisées permettent-elles de


s'assurer que tous les stocks d'un même produit sont
comptés en une seule fois ?
c) les mouvements physiques et comptables sont-ils
arrêtés simultanément pour chaque produit compté ?
Les quantités comptées sont-elles rapprochées des
quantités théoriques ?
Les écarts éventuels sont-ils:
a) expliqués ?
b) enregistrés sur les fiches de stocks après
autorisation par un responsable ?
Les stocks détenus par des tiers sont-ils:
a) suivis sur des fiches de stocks distinctes ?
b) contrôlés régulièrement ?
Les stocks détenus pour le compte de tiers sont-ils:
a) isolés ?
b) confirmés régulièrement avec les tiers ?

Source : SCHICK Pierre, Guide du self audit

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4-L’évaluation

QUESTIONS Oui Non N/A COMMENTAIRES


Des fiches de production sont-elles utilisées pour suivre
et contrôler le stade d'avancement des travaux en cours ?
Les coûts de production de stocks incorporent-ils:
a) les charges directes ?
b) les charges indirectes ?
Si les charges indirectes sont imputées:
a) sont-elles justifiées ?

b) les clefs de répartition utilisées sont-elles réalistes ?

Les charges imputées à la production sont-elles


rapprochées de la comptabilité générale ?
Les coûts standards sont-ils:
a) déterminés sur la base des formules de fabrication ?
b) établis en tenant compte de conditions normales
d'activité ?
c) comparés avec les fiches de fabrication (surtout pour
les nouveaux produits) ?
d) mis à jour annuellement ?
Les écarts entre coûts standards et coûts réels sont-ils:
a) saisis régulièrement ?
b) analysés ?
c) communiqués à la direction ?
d) réintégrés, si nécessaire, à la valeur des stocks pour
obtenir le coût de production réel ?

Source : SCHICK Pierre, Guide du self audit

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Annexe 4 : Organigramme de l’OLP

Source : OLP

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Annexe 5 : Les différents niveaux du secteur de santé camerounais

Structures de
système
national
Structures Structures de Structures de
Niveau Compétences d’approvision
administratives soins dialogue
nement en
médicaments
(SYNAME)

Centre National
d’Approvisionne
Hôpitaux Généraux
Elaboration des ment
de référence, Centre
concepts, de la Médicaments
Services Centraux Hospitalier et Conseils
politique et des (CENAME),
Central du Ministère de la Universitaire (CHU), d’Administration ou
stratégies ; grossistes,
Santé Publique. Hôpitaux Centraux, Comités de gestion
Coordination ; répartiteurs privés
les Organismes sous-
Régulation. Centrales d’achat
tutelles.
du Secteur Privé à
but non lucratif

Centre
d’Approvisionne
ment
Appui technique Hôpitaux Pharmaceutique Fonds spéciaux
Délégations
Intermédiaires aux districts de Provinciaux et Provincial provinciaux pour la
Provinciales
santé Assimilés (CAPP) ; promotion de la santé
Pharmacies des
hôpitaux Centraux
et Généraux

Hôpitaux de District, Comité de Santé du


Pharmacies des
Services de Santé Mise en œuvre Centres Médicaux District (COSADI),
Périphériques formations
de District des programmes d’Arrondissement, Comité de gestion du
Sanitaires
Centres de santé District (COGEDI).

Source : Cadre conceptuel du District de santé

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Annexe 6: Grille de supervision de la région 7

Nombre
Nombre Nombre Date de
Nombre total de Stock
total de Nombre Nombre total de l'informati
total de MILDA physique
Numéro MILDA total de total de MILDA on (par
MILDA envoyées des
du reçues des MILDA à MILDA restant rapport
reçues dans les MILDA
District autres distribuer distribuées (stock aux
depuis la autres restants
Districts (E=A+B-D) (F) théorique quantités
région (A) districts (H)
(B) ) (G) en stock)
(D)
District 1 31 224 - 215 31 009 31 009 - - 14/09/2011
District 2 49 985 - 2 400 47 585 46 682 903 - 15/05/2012
District 3 46 245 227 - 46 472 46 403 69 - 03/03/2012
District 4 54 750 - 4 393 50 357 49 977 380 356 04/03/2012
District 5 54 047 - 165 53 882 53 880 2 - 05/05/2012
District 6 84 188 6 315 - 90 503 89 675 828 719 12/04/2012
District 7 78 535 - 3 777 74 758 73 763 995 - 30/04/2012
District 8 50 899 - - 50 899 50 899 - -
District 9 78 568 228 - 78 796 78 693 103 - 25/11/2011
District 10 114 954 25 444 303 140 095 137 521 2 574 2 527 26/05/2012
District 11 84 085 - 8 415 75 670 75 670 - - 25/01/2012
District 12 28 892 - 4 994 23 877 23 877 - - 18/04/2012
District 13 46 902 - 1 972 44 930 42 549 2 381 - 06/03/2012
District 14 89 939 - 5 909 84 030 83 039 991 - 25/04/2012
District 15 18 156 2 304 - 20 460 20 460 - - 25/04/2012
District 16 20 892 - - 20 892 20 892 - - 17/05/2012
District 17 39 260 - 3 352 35 908 35 889 19 49 16/05/2012
District 18 63 066 - 5 753 57 313 57 107 206 17 23/04/2012
District 19 106 893 - 15 440 91 453 90 712 741 - 30/04/2012
Total 1 141 480 34 518 57 088 1 118 889 1 108 697 10 192 3 668

Source : OLP

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Annexe 7 : Codification des mouvements

Entrée Sortie Nature de l'opération

10 20 Approvisionnement Fournisseur - Région (Procès verbal)

11 21 Ecart sur livraison (Procès verbal/ Bordereau transitaire)

12 22 Approvisionnement Région - District de santé (Procès verbal)

13 23 Approvisionnement District de Santé vers Aire de santé

14 24 Approvisionnement District de Santé - Point de distribution

15 25 Approvisionnement Aire de Santé - Point de distribution

16 26 Transfert Région – Région

17 27 Transfert District – District

18 28 Transfert Aire de santé - Aire de Santé

19 29 Retour District de santé – Région

110 210 Retour Aire de santé - District de santé

111 211 Retour Point de Distribution - District de santé

112 212 Retour Point de Distribution -Aire de santé

Source : OAA

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Annexe 8: Mouvements des stocks au District 14

Date Code Libellé Entrée Sortie Solde Observations


12/09/2011 12 APPROV DS 14-BL0174230 8 150 8 150
BL 0174231 (Fiche de
12/09/2011 12 APPROV DS 14-BL0174232 8 150 16 300 stocks)
13/09/2011 12 APPROV DS 14-BL0174237 8 150 24 450
13/09/2011 12 APPROV DS 14-BL0174235 8 150 32 600
13/09/2011 12 APPROV DS 14-BL0174243 8 500 41 100
13/09/2011 12 APPROV DS 14-BL0174241 8 250 49 350
13/09/2011 12 APPROV DS 14-BL0174238 8 200 57 550
13/09/2011 12 APPROV DS 14-BL0174244 8100 65 650
BL 0174233 (Fiche de
13/09/2011 12 APPROV DS 14-BL0174234 8 100 73 750 stocks)
15/09/2011 12 APPROV DS 14-BL0174057 8 350 82 100
15/09/2011 12 APPROV DS 14-BL0174066 7 839 89 939
18/11/2011 27 APPROV DS 10-BL159522 5 682 84 257
24/11/2011 23 APPROV AS 3-BL159201 4 107 80 150
24/11/2011 23 APPROV AS 1-BL159202 5 000 75 150
24/11/2011 23 APPROV AS 7-BL159203 5 350 69 800
24/11/2011 23 APPROV AS 10-BL159204 3 000 66 800
24/11/2011 27 APPROV DS 3-BL159503 227 66 573
25/11/2011 23 APPROV AS 4-BL159514 3 024 63 549
25/11/2011 23 APPROV AS 5-BL159206 5 670 57 879
25/11/2011 23 APPROV AS 6-BL159207 2 500 55 379
25/11/2011 23 APPROV AS 1-BL159208 5 000 50 379
25/11/2011 23 APPROV AS 2-BL159209 3 803 46 576
25/11/2011 23 APPROV AS 6-BL159210 5 600 40 976
25/11/2011 23 APPROV AS 8-BL159211 6 650 34 326
25/11/2011 23 APPROV AS 9-BL159212 3 218 31 108
25/11/2011 23 APPROV AS 10-BL159213 3 000 28 108
25/11/2011 23 APPROV AS 11-BL159214 3 264 24 844
26/11/2011 23 APPROV AS 6-BL159221 2 232 22 612
26/11/2011 23 APPROV AS 1-BL159216 3 260 19 352
26/11/2011 23 APPROV AS 7-BL159217 5 046 14 306
26/11/2011 23 APPROV AS 6-BL159218 5 627 8 679
26/11/2011 23 APPROV AS 8-BL159219 6 548 2 131
26/11/2011 23 APPROV AS 10-BL159220 2 131 0
TOTAL 89 939 89 939 0
INVENTAIRE 25/04/2012 0
ECART 0

Source : Auteur

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Annexe 09 : Reconstitution des quantités stockées au 31/12/2011

MOUVEMENTS
ENTRE LA DATE STOCKS PHYSIQUES
INVENTAIRE ET LE
31/12/2011
STOCKS Stocks
DISTRICTS ECARTS
THEORIQUES théoriques Physique
Stocks de (a-b)
au reconstitué Date
Entrée sortie Solde l’inventaire
31/12/2011(a) au d'inventaire
physique
31/12/2011(b)

Districts 1 0 0 0 0 0 0 0 14/09/2011 0
Districts 2 0 0 0 0 0 0 0 15/05/2012 0
Districts 3 0 0 0 0 0 0 0 03/03/2012 0
Districts 4 0 0 0 0 0 356 356 04/03/2012 -356
Districts 5 2 793 2 793 0 0 0 0 0 05/05/2012 2 793
Districts 6 -6 981 -6 981 0 0 0 719 719 12/04/2012 -7 700
Districts 7 5 375 5 375 600 600 0 0 0 30/04/2012 5 375
Districts 8 0 0 0 0 0 0 0 0
Districts 9 0 0 0 0 0 0 0 25/11/2011 0
Districts 10 -46 -46 0 0 0 2 527 2 527 26/05/2012 -2 573
Districts 11 -2 754 -2 754 0 0 0 0 0 25/01/2012 -2 754
Districts 12 89 89 0 0 0 0 18/04/2012 89
Districts 13 0 0 0 0 0 0 0 06/03/2012 0
Districts 14 0 0 0 0 0 0 0 25/04/2012 0
Districts 15 -100 -100 0 0 0 0 0 25/04/2012 -100
Districts 16 0 0 0 0 0 0 0 17/05/2012 0
Districts 17 0 0 0 0 0 49 49 16/05/2012 -49
Districts 18 562 562 0 0 0 17 17 23/04/2012 545
Districts 19 0 0 0 0 0 0 0 30/04/2012 0
Total -1 062 -1 062 600 600 0 3 668 3 668 -4 730

Source : Auteur

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Annexe 10: Bordereau de livraison du transitaire

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Annexe 11: Fiche de mouvement d’entrepôt de la région 7

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Annexe 12: Procès verbal de réception du district 14

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Annexe 13: Fiche de mouvement d’entrepôt du district 14

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Annexe 14: Procès verbal de réception du district 12

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Annexe 15 : Mouvement au niveau du district 7

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Annexe 16: Bordereau de livraison district 17

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TABLE DES MATIERES

DEDICACE ............................................................................................................................................ II

REMERCIEMENTS ............................................................................................................................... III

SIGLES ET ABREVIATIONS ................................................................................................................... IV

LISTE DES GRAPHIQUES ET TABLEAUX ................................................................................................ VI

AVANT PROPOS................................................................................................................................. VII

INTRODUCTION GENERALE.................................................................................................................. 1

PREMIERE PARTIE : APPROCHE THEORIQUE DES CONCEPTS ................................................................ 7

CHAPITRE I : LES OBJECTIFS DE L’AUDIT FINANCIER ET DU CONTROLE INTERNE. ................................. 8

SECTION 1 : L’AUDIT ........................................................................................................................ 8


1.1 Définitions, typologies, acteurs de l’audit............................................................................... 8
1.1.1 Définitions .................................................................................................................................... 8
1.1.1.1 Définition de l’audit d’après sa nature ................................................................................... 8
1.1.1.2-Définition de l’audit d’après son mode opératoire ................................................................. 8
1.1.2 Les concepts voisins à l’audit......................................................................................................... 9
1.1.2.1 L’audit interne et l’audit externe ........................................................................................... 9
1.1.2.2 Les typologies d’audit............................................................................................................ 9
1.1.2.2.1 L’audit opérationnel ...................................................................................................... 9
1.1.2.2.2 L’audit de conformité .................................................................................................. 10
1.1.2.2.3 L’audit comptable et financier ..................................................................................... 10
1.1.3 Le Commissaire aux comptes et l’Expert-comptable .................................................................... 11
1.1.3.1 Missions d’audit du commissaire aux comptes..................................................................... 11
1.1.3.1.1 Les conditions de désignation d’un commissaire aux comptes ...................................... 11
1.1.3.1.2 Les missions et obligations du commissaire aux comptes ............................................. 12
1.1.3.2 Missions d’audit de l’expert-comptable ............................................................................... 12
1.1.3.2.1 Fondements économiques de l’audit contractuel ......................................................... 13
1.1.3.2.2 Fondements juridiques de l’audit contractuel .............................................................. 14
1.2 Missions, normes et risques d’audit ..................................................................................... 14
1.2.1 La mission d’audit ....................................................................................................................... 15
1.2.1.1 L’examen limité .................................................................................................................. 15
1.2.1.2 La mission de procédures convenues................................................................................... 15
1.2.1.3 La mission de compilation ................................................................................................... 15
1.2.2 Les normes d’audit ..................................................................................................................... 15
1.2.2.1 Les normes réglementaires ................................................................................................. 16

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.2.2.1.1 Les normes internationales ......................................................................................... 16


1.2.2.1.2 L’Acte Uniforme OHADA.............................................................................................. 16
1.2.2.1.3 Le règlement CEMAC................................................................................................... 16
1.2.2.1.4 Le code de déontologie ............................................................................................... 16
1.2.2.2 Les normes professionnelles ............................................................................................... 17
1.2.2.2.1 Les normes générales.................................................................................................. 17
1.2.2.2.2 Les normes de travail .................................................................................................. 17
1.2.2.2.3 Les normes de rapport ................................................................................................ 17
1.2.3 La notion de risque d’audit.......................................................................................................... 18
1.2.3.1 risques d’audit .................................................................................................................... 18
1.2.3.2 Le risque inhérent ............................................................................................................... 18
1.2.2.3 Le risque lié au contrôle ...................................................................................................... 18
1.2.2.4 Le risque de non détection .................................................................................................. 19
SECTION 2 : LE CONTROLE INTERNE................................................................................................ 19
1.1 Généralités.......................................................................................................................... 19
1.1.1 Les concepts voisins au contrôle interne...................................................................................... 19
1.1.1.1 Le contrôle stratégique ....................................................................................................... 19
1.1.1.2 Le contrôle de gestion......................................................................................................... 20
1.1.1.3 Le contrôle opérationnel ..................................................................................................... 20
1.1.2 Le contrôle interne ..................................................................................................................... 20
1.1.2.1 Les définitions du contrôle interne ...................................................................................... 20
1.1.2.1.1. Bertrand Fain et Victor Faure (1948) ........................................................................... 20
1.1.2.1.2 Ordre des Experts-Comptables de France (1977).......................................................... 20
1.1.2.1.3 Institut Canadien des Comptables Agréés (ICCA, 1986)................................................. 21
1.1.2.1.4 Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (1987)....................................... 21
1.1.2.1.5 Commission Tradeway (1992)...................................................................................... 21
1.1.2.1.6 International Federation of Accountants (IFAC, 1994) .................................................. 21
1.1.2.1.7 Le règlement COBAC (2001) ........................................................................................ 22
1.1.2.1.8 L’ONECCA (2010)......................................................................................................... 22
1.1.2.2 Synthèse des définitions du contrôle interne ....................................................................... 22
1.1.3 Les objectifs du contrôle interne ................................................................................................. 22
1.1.3.1 La protection et la sauvegarde du patrimoine. ..................................................................... 23
1.1.3.2 La qualité de l’information .................................................................................................. 23
1.1.3.3 L’application des instructions de la direction........................................................................ 23
1.1.3.4 L’amélioration des performances ........................................................................................ 24
1.1.4 Les principes du contrôle interne................................................................................................ 24
1.1.4.1 Le principe d’organisation ................................................................................................... 24
1.1.4.2 Le principe de permanence ................................................................................................. 25
1.1.4.3 Le principe d’universalité .................................................................................................... 25
1.1.4.4 Le principe d’intégration ..................................................................................................... 25
1.1.4.5 Le principe d’indépendance ................................................................................................ 25
1.1.4.6 Le principe d’information .................................................................................................... 25

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.1.4.7 Le principe d’harmonie ....................................................................................................... 25


1.2 La version américaine du contrôle interne............................................................................ 26
1.2.1 La Sarbanes-Oxley Act (SOX) ....................................................................................................... 26
1.2.1.1 Présentation ....................................................................................................................... 26
1.2.1.2 Les mesures de la loi ........................................................................................................... 26
1.2.1.3 Les caractéristiques de la loi SOX ......................................................................................... 27
1.2.1.3.1 La loi américaine de portée internationale ................................................................... 27
1.2.1.3.2 Le rapport de la direction sur le contrôle interne concerne le reporting financier ......... 27
1.2.2 Committee of sponsoring Organisations ...................................................................................... 28
1.2.2.1 Définition du contrôle interne par COSO.............................................................................. 28
1.2.2.2 Les caractéristiques du contrôle interne de COSO ................................................................ 28
1.2.2.3 Les objectifs du contrôle interne d’après COSO.................................................................... 29

CHAPITRE II : LA DEMARCHE GENERALE DE L’AUDITEUR ................................................................... 31

SECTION 1 : LA DEMARCHE METHODOLOGIQUE EN AUDIT FINANCIER ............................................ 31


1.1 Les approches d’audit.......................................................................................................... 31
1.1.1 Les assertions d’audit.................................................................................................................. 31
1.1.2 Les approches d’audit ................................................................................................................. 32
1.1.2.1 L’approche par les processus opérationnels......................................................................... 32
1.1.2.2 L’approche classique ........................................................................................................... 32
1.1.2.3 L’approche par les risques ................................................................................................... 33
1.1.2 La démarche de l’auditeur........................................................................................................... 33
1.1.2.1 L’acceptation de la mission.................................................................................................. 33
1.1.2.2 La planification ................................................................................................................... 34
1.1.2.2.1 La stratégie d’audit ..................................................................................................... 34
1.1.2.2.2 La revue analytique ..................................................................................................... 34
1.1.2.2.3 Le seuil de signification ............................................................................................... 34
1.1.2.2.4 Les systèmes significatifs ............................................................................................. 35
1.1.2.2.5 L’identification des comptes ou des groupes de comptes significatifs ........................... 35
1.1.2.2.6 La rédaction du plan de mission................................................................................... 36
1.2 Evaluations des contrôles .................................................................................................... 36
1.2.1 Evaluation du contrôle interne .................................................................................................... 36
1.2.1.1 La prise de connaissance du contrôle interne existant .......................................................... 36
1.2.1.2 La matérialisation de la compréhension............................................................................... 37
1.2.1.3 L’évaluation préliminaire du contrôle interne ...................................................................... 37
1.2.1.4 La vérification du fonctionnement du système et l’étude des faiblesses ............................... 38
1.2.1.4.1 La vérification du fonctionnement du système............................................................. 38
1.2.1.4.2 L’étude des faiblesses.................................................................................................. 38
1.2.1.5 Evaluation définitive du contrôle interne ............................................................................. 38
1.2.1.6 L’orientation du programme de contrôle des comptes ......................................................... 38
1.2.2 Tests sur les contrôles................................................................................................................. 38
1.2.2.1 Les types de contrôle .......................................................................................................... 39

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Audit des stocks en vue de l’optimisation du contrôle interne : Cas de l’OLP

1.2.2.1.1 Les contrôles de prévention ........................................................................................ 39


1.2.2.1.2 Les contrôles de détection........................................................................................... 39
1.2.2.2 Nature des tests sur les contrôles ........................................................................................ 39
1.2.2.3 Etendue des tests sur les contrôles...................................................................................... 40
1.2.3 De l’obtention des éléments probants aux rapports..................................................................... 40
1.2.3.1-L’obtention des éléments probants ..................................................................................... 41
1.2.3.1.1. Généralités sur les éléments probants ........................................................................ 41
1.2.3.1.2. Les procédures d’obtention des éléments probants .................................................... 41
1.2.3.2-la rédaction des rapports .................................................................................................... 42
SECTION 2: LE REGIME DES STOCKS ................................................................................................ 43
2.1 LES STOCKS ......................................................................................................................... 43
2.1.1 Présentation ............................................................................................................................... 43
2.1.1.1 Les marchandises................................................................................................................ 43
2.1.1.2 Les matières et fournitures consommables.......................................................................... 43
2.1.1.3 Les produits intermédiaires ................................................................................................. 43
2.1.1.4 Les produits résiduels.......................................................................................................... 43
2.1.1.5 Les produits finis ................................................................................................................. 44
2.1.1.6 Les produits en cours .......................................................................................................... 44
2.1.1.7 Les emballages.................................................................................................................... 44
2.1.2 Distinction entre les stocks et les immobilisations........................................................................ 44
2.1.2.1 Le critère de la destination .................................................................................................. 44
2.1.2.2 Le critère de la durée d’utilisation ....................................................................................... 44
2.1.3 La gestion des stocks................................................................................................................... 45
2.1.3.1 La fiche manuelle ................................................................................................................ 45
2.1.3.1 La gestion des stocks sous Microsoft Excel........................................................................... 45
2.1.4 Les travaux de fin d’exercice ....................................................................................................... 46
2.1.4.1 L’inventaire physique .......................................................................................................... 46
2.1.4.1.1 L’obligation d’inventaire.............................................................................................. 46
2.1.4.1.2 Les sanctions pénales .................................................................................................. 46
2.1.4.2 Les dépréciations des stocks................................................................................................ 46
2.1.4.2.1 Définition.................................................................................................................... 46
2.1.4.2.2 La provision pour dépréciation des stocks .................................................................... 47
2.1.4.3 La valorisation des stocks .................................................................................................... 47
2.1.4.3.1 L’OHADA et la norme ISA 2 .......................................................................................... 47
2.1.4.3.2 La norme IPSAS 12 ...................................................................................................... 47
2.1.4.4 Le traitement comptable..................................................................................................... 48
2.1.4.4.1 Les stocks en cours de route, en dépôt ou en consignation .......................................... 48
2.1.4.4.2 En cas d'inventaire permanent .................................................................................... 48
2.1.4.4.3 En cas d'inventaire intermittent, à la clôture de l'exercice : .......................................... 48
2.1.4.4.4 Les dépréciations des stocks........................................................................................ 48
2.2 Les contrôles de la gestion des stocks .................................................................................. 49
2.2.1 La gestion des stocks................................................................................................................... 49

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2.2.1.1La commande ...................................................................................................................... 49


2.2.1.1.1 Objectifs ..................................................................................................................... 49
2.2.1.1.2 Conditions de fiabilité ................................................................................................. 49
2.2.1.2 La livraison.......................................................................................................................... 50
2.2.1.2.1 Objectifs ..................................................................................................................... 50
2.2.1.2.2 Conditions de fiabilité ................................................................................................. 50
2.2.1.3-Les mouvements de stocks ................................................................................................. 50
2.2.1.3.1 Objectifs ..................................................................................................................... 50
2.2.1.3.2 Conditions de fiabilité ................................................................................................. 50
2.2.1.4 La protection ...................................................................................................................... 51
2.2.1.4.1 Les objectifs ................................................................................................................ 51
2.2.1.4.2 Les conditions de fiabilité ............................................................................................ 51
2.2.1.5 L’inventaire physique .......................................................................................................... 52
2.2.1.5.1 Objectifs ..................................................................................................................... 52
2.2.1.5.2 Conditions de fiabilité ................................................................................................. 52
2.2.1.5.3 L’absence de l’auditeur lors de l’inventaire .................................................................. 53
2.2.2 Le questionnaire de contrôle interne........................................................................................... 53
2.2.2.1 Les questionnaires de type « ouverts » ................................................................................ 53
2.2.2.2 Les questionnaires de type «fermés ».................................................................................. 54
2.2.2.3 Le questionnaire de contrôle interne des stocks .................................................................. 54

DEUXIEME PARTIE : OPTIMISATION DU CONTROLE INTERNE DE L’OLP.............................................. 55

CHAPITRE III : PRISE DE CONNAISSANCE DE L’OLP ............................................................................. 56

SECTION 1 : LA PRESENTATION DE L’OLP ........................................................................................ 56


1.1 Généralités de l’OLP ........................................................................................................ 56
1.1.1 Le Paludisme .............................................................................................................................. 56
1.1.1.1 Présentation ....................................................................................................................... 56
1.1.1.2 La femme enceinte ............................................................................................................. 57
1.1.1.3 Le traitement ...................................................................................................................... 57
1.1.1.4 La résistance ....................................................................................................................... 57
1.1.1.5 La prévention...................................................................................................................... 57
1.1.1.5.1 Traitement préventif intermittent ............................................................................... 58
1.1.1.5.2 La lutte anti-vectorielle ............................................................................................... 58
1.1.1.6 Un problème de santé publique .......................................................................................... 58
1.1.2 Historique de L’OLP..................................................................................................................... 58
1.1.3 Les objectifs de l’OLP .................................................................................................................. 59
1.1.3.1 L’impact de l’OLP ................................................................................................................ 59
1.1.3.2 les objectifs ........................................................................................................................ 60
1.2 Organisation interne ........................................................................................................... 61
1.2.1 Organisation du Groupe Technique Central ................................................................................. 61
1.2.1.1 La section d’audit interne .................................................................................................... 62
1.2.1.2 Unité de contrôle de gestion ............................................................................................... 63

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1.2.1.3 Section administration et finances....................................................................................... 63


1.2.1.3.1 Unité financière et comptable ..................................................................................... 64
1.2.1.3.2. Unité Administrative et du Personnel......................................................................... 64
1.2.1.4 Section prise en charge des cas ........................................................................................... 65
1.2.1.5 Section prévention.............................................................................................................. 65
1.2.1.6 Section IEC/mobilisation sociale et partenariat .................................................................... 65
1.2.1.8 Section surveillance, suivi et évaluation ............................................................................... 66
1.2.1.9 Section passation des marchés ............................................................................................ 66
1.2.2 Les unités régionales de lutte contre le paludisme (URLP) ............................................................ 67
1.2.2.1. Cellule surveillance, suivi évaluation ................................................................................... 67
1.2.2.2 Cellule comptable de la région ............................................................................................ 68
SECTION 2: LA CAMPAGNE DISTRIBUTION DES MILDA .................................................................... 69
2.1 Le partenariat ..................................................................................................................... 69
2.1.1 Le système de santé camerounais ............................................................................................... 69
2.1.1.1 Le district de santé .............................................................................................................. 69
2.1.1.2 L’aire de santé .................................................................................................................... 69
2.1.1.3 Les points de distribution .................................................................................................... 69
2.1.2 Les partenaires lors de la campagne de distribution..................................................................... 70
2.1.2.1 Les partenaires de la campagne........................................................................................... 70
2.1.2.2 le Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme ............................. 71
2.1.2.2.1 Présentation ............................................................................................................... 71
2.1.2.2.2 Admissibilité aux financements ................................................................................... 71
2.1.2.2.3 Le financement basé sur la performance ..................................................................... 72
2.2 Description de la campagne de distribution gratuite des MILDA ........................................... 72
2.2.1 Dénombrement de la population ................................................................................................ 72
2.2.2 Commande et réception ............................................................................................................. 73
2.2.3 Sécurisation et transport............................................................................................................. 74
2.2.4 Distribution des MILDA dans les ménages ................................................................................... 74
2.2.5 Le suivi de la distribution des moustiquaires................................................................................ 74

CHAPITRE IV : L’OPTIMISATION DU CONTROLE INTERNE ................................................................... 76

SECTION 1 : L’EVALUATION DU CONTROLE INTERNE ....................................................................... 76


1.1 La planification de la mission ............................................................................................... 76
1.1.1 Les termes de référence.............................................................................................................. 76
1.1.1.1 La durée d’exécution........................................................................................................... 77
1.1.1.2 Les délais et le budget ......................................................................................................... 77
1.1.1.3 La stratégie d’audit de compilation........................................................................................... 77
1.1.2 L’audit de compilation ................................................................................................................ 79
1.1.2.1 Exploitation des documents ................................................................................................ 79
1.1.2.1.1 La création d’un plan comptable.................................................................................. 79
1.1.2.1.2 La saisie ...................................................................................................................... 79
1.1.2.1.3 Les quantités reçues au niveau régional ....................................................................... 79

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1.1.3 La consolidation.......................................................................................................................... 80
1.1.3.1 Les stocks théoriques .......................................................................................................... 81
1.1.3.2 La séparation des exercices ................................................................................................. 82
1.1.3.3 Analyse des écarts .............................................................................................................. 82
1.1.3.4 La détermination des stocks à la clôture de l’exercice .......................................................... 84
1.1.4. L’évaluation ............................................................................................................................... 84
1.1.4.1 Le calcul du coût unitaire .................................................................................................... 84
1.1.4.2 La valorisation des stocks .................................................................................................... 85
1.1.4.3 La comptabilisation ............................................................................................................. 85
1.2 Appréciation du contrôle interne au niveau des districts....................................................... 86
1.2.1 La narrative ................................................................................................................................ 86
1.2.2 Le questionnaire de contrôle interne des stocks .......................................................................... 88
1.2.1 La séparation des tâches ........................................................................................................ 89
1.2.2 L’exhaustivité ........................................................................................................................ 90
1.2.3 La réalité ............................................................................................................................... 91
1.2.4 L’évaluation ........................................................................................................................... 92
SECTION 2 : LES SUGGESTIONS ....................................................................................................... 93
2.1 La séparation des tâches ..................................................................................................... 93
2.1.1 Le cumul des fonctions................................................................................................................ 93
2.1.3 Anomalie au niveau du manuel de procédures ............................................................................ 93
2.2 L’exhaustivité ...................................................................................................................... 93
2.2.1 La tenue des documents de traçabilité ........................................................................................ 93
2.2.2 Les contrôles à partir des documents standards........................................................................... 96
2.3 La réalité ............................................................................................................................. 97
2.3.1 L’inventaire physique .................................................................................................................. 97
2.3.2 Ecarts entre les soldes théoriques et physiques ........................................................................... 99
2.4 L’évaluation ...................................................................................................................... 100
2.4.1 La date de valorisation .............................................................................................................. 100
2.4.2 Ecriture d’ajustement ............................................................................................................... 100

CONCLUSION GENERALE ................................................................................................................. 102

BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................................................... 104

LISTE DES ANNEXES ......................................................................................................................... 106

TABLE DES MATIERES ...................................................................................................................... 107

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