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UNE INTERFACE NORD /SUD : L’ESPACE MEDITERRANEEN

Manuel p 294 à 325

La Méditerranée a souvent été, au cours des siècles, une zone de contacts entre des civilisations
différentes. Aujourd'hui, elle apparaît comme l'un des espaces où les clivages sont les plus sensibles
entre le Nord et le Sud. Les disparités démographiques et les écarts de développement sont en effet
considérables. Ils alimentent de nombreuses migrations et sont entretenus par des échanges
économiques et financiers inégaux. Ces contrastes, ces flux et ces contacts créent des tensions
politiques, sociales ou culturelles dans certains lieux ou territoires. Ils permettent aussi des apports
mutuels fructueux et encouragent le développement de multiples formes de coopération.
Lieu de fractures et de tensions, la Méditerranée peut-elle être aussi une aire de coopération ?
Elle se présente à la fois comme la mer des fractures et celle du dialogue et des échanges. Quel bilan
et quel avenir pour cet espace ?

I. LA MEDITERRANEE, LA MER DES FRACTURES.

1. Une interface géographique et culturelle complexe.


Manuel cartes p 300-301

a/ Une mer, trois continents, un climat commun


• La Méditerranée est «la mer au milieu des terres». En effet, c'est une mer presque fermée,
qui communique avec l'océan Atlantique par le détroit de Gibraltar, avec la mer Noire par les
détroits des Dardanelles et du Bosphore et avec la mer Rouge, depuis le percement du canal
de Suez (1869),
• Cette mer, qui s'étend sur environ 4 000 km d'Ouest en Est, borde trois continents :
l'Europe, l'Afrique et l'Asie. (Entre la rive européenne et la rive africaine, la largeur varie
entre un maximum de 1 600 kilomètres et un minimum de 15 kilomètres, au détroit de
Gibraltar). Elle est à la fois un trait d'union et une frontière entre eux. Elle est aussi une
interface, une zone de contact et d'échanges, entre le Nord développé et le Sud en
développement.
• L'unité du bassin méditerranéen vient du climat (étés chauds et secs, hivers plutôts doux) et
du paysage végétal naturel, ou transformé par les hommes : il est marqué par l'olivier, le
chêne vert, le pin et les plantes odorantes (romarin, lavande).
Son unité politique a été réalisée à l'époque de l'empire romain. Ensuite, cet espace s'est
divisé en États distincts, mais les échanges entre les rives de la Méditerranée n'ont jamais été
complètement interrompus.

b/ Trois religions, deux civilisations dominantes


Le Bassin méditerranéen est le lieu de naissance des trois grandes religions monothéistes du monde : le
judaïsme, le christianisme et l'islam. Elles ont donné naissance à deux civilisations qui se sont
affrontées pour la maîtrise de cette région : la civilisation chrétienne et la civilisation musulmane.
Les religions sont entremêlées, notamment au Moyen-Orient (Liban, Palestine) et en Europe, dans
les Balkans (Bosnie). Jérusalem est un symbole de cette situation : c'est une ville sainte à la fois pour
les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans.
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2. La mer des conflits

a/ Une histoire très agitée


• Pendant l'antiquité, les Grecs ont dispersé leurs cités sur les îles et les côtes de la
Méditerranée et les Romains ont organisé leur empire autour d'elle, au point de l'appeler «
Notre mer » Mare Nostrum.
• Le déclin de l'Empire romain et la diffusion de l'Islam ont transformé l'histoire de la mer
Méditerranée, qui est alors marquée par l'affrontement entre Chrétiens et Musulmans.
(Croisades)
• Les grandes puissances européennes ont intégré les rives de la Méditerranée dans leurs
empires coloniaux au XIXe siècle, ce qui lui donne à nouveau une certaine unité, unité qui
disparaît après 1945 avec le processus de décolonisation du monde arabe.

b/ Une zone de tensions


• Les rivalités territoriales sont nombreuses du fait de l'imbrication des multiples
communautés (nationales ou religieuses) : en Palestine, en Bosnie, au Kosovo, à Chypre
(entre Grecs et Turcs).
• Des tensions se manifestent dans les opinions publiques : dans les pays arabes, on accuse
l'Europe de ne pas avoir renoncé aux méthodes coloniales ; de leur côté, les opinions
européennes ont tendance à assimiler les Musulmans aux Islamistes.

c/ Les enjeux de l'eau dans le monde méditerranéen


• L'eau est abondante au nord du bassin méditerranéen, en Europe ; elle est rare au sud, en
Afrique et en Asie.
• Au nord, dix pays disposent de 1 000 km 3 d'eau pour une population de moins de 200
millions d'habitants.
Au sud et à l'est, huit pays disposent de 150 km 3 d'eau pour une population totale de 150
millions d'habitants, qui risque de doubler en trente ans, ce qui est une source de conflits
potentiels entre les pays du Sud

3. Les déséquilibres : le fossé Nord / Sud


On distingue un Nord riche d'un Sud pauvre, même si des nuances existent au sein de ces deux
ensembles. L'écart entre eux tend à s'accroître pour des raisons essentiellement démographiques et
économiques.

a/ La fracture démographique
Manuel p 303 Carte n° 3
Un fossé s'est créé entre le Nord et le Sud, sur le plan démographique. Cela s'explique par des
dynamiques démographiques divergentes d'une rive à l'autre de la Méditerranée.
• A la différence du Nord, le Sud n'a pas achevé sa transition démographique. Alors que les
taux de natalité sont faibles en Europe (autour de 10 ‰), ils dépassent le seuil de 20 ‰ sur
les rives africaines et asiatiques.
• Pourtant, dans ces pays, on assiste à une baisse de la fécondité ; ex. : la Tunisie est passée
d'un indice de fécondité de 6 en 1975 à 2 en 2008. Le taux de fécondité est le nombre
d'enfants par femme en àge d'en avoir.

b/ La fracture économique

− La ligne de la fracture économique Nord/Sud est difficile à tracer.


Manuel p 304 Carte n° 1
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Les pays les plus riches, c'est-à-dire, ceux de l'Union européenne, se concentrent au Nord. Les pays les
plus pauvres, sont les PSEM, les pays du sud et de l'est de la Méditerranée. Mais l'Albanie, située en
Europe peut être classée dans le Sud du point de vue économique. Inversement, Israël, situé à l'est
peut être classé dans le Nord.

- Plusieurs éléments indiquent que les écarts de richesse entre le Nord et le Sud s'accentuent.
• Les pays du nord de la Méditerranée fabriquent des produits à forte valeur ajoutée (produits
de haute technologie). Les pays du Sud fournissent surtout des productions à faible valeur
ajoutée (produits agricoles et miniers). Le Nord s'enrichit donc plus vite que le Sud.
• Les pays du nord de la Méditerranée produisent les 9/10 du PNB de l'ensemble des pays
méditerranéens. Dans les pays de l'Union Européenne qui bordent la Méditerranée, l'IDH est
supérieur à 0,800. Dans les PSEM, l'IDH est nettement inférieur, compris entre 0,600 et
0,800.
L'IDH, indicateur de développement humain, fait la synthèse de quatre indicateurs de
base : le PIB/hab, l'espérance de vie, le taux de scolarisation des jeunes et et le taux
d'alphabétisation des adultes ; il varie entre 0 et 1

II. LA MEDITERRANEE, LA MER DU DIALOGUE ET DES ECHANGES

1. L'essor des échanges économiques

a/ L'échange inégal
• L'échange inégal se caractérise par la forte différence de valeur ajoutée des produits
échangés. Il est défavorable aux pays du Sud.
• Les pays du Nord exportent, vers le Sud, des productions qui nécessitent une main-d'œuvre
qualifiée : des machines, des automobiles, des avions, des armes, des médicaments. Les PSEM
exportent des produits bruts : du pétrole, du gaz naturel pour l'Algérie et la Libye, des produits
agricoles et phosphates pour le Maroc. Certains exportent aussi des produits industriels simples à
fabriquer : des produits textiles, pour la Tunisie et la Turquie.
• En valeur, les États méditerranéens de l'UE exportent six fois plus que les autres États
méditerranéens, pourtant plus nombreux.

b/ Vers une évolution de ces échanges ?


L'UE, qui a besoin de nouveaux marchés pour alimenter sa croissance, cherche à rééquilibrer ses
relations commerciales avec les PSEM. Une étape a été franchie en 1995, au sommet de Barcelone
qui a donné naissance à un partenariat entre l'UE et les PSEM ; l'objectif est la mise en place d'une
zone de libre-échange autour de la Méditerranée, à l'horizon de 2010. Ce partenariat entre tous les
Etats du bassin méditerranéen a été confirmée au sommet de Paris pour la Méditerranée en juillet
2008. Ainsi se dessine un ensemble régional euro-méditerranéen, regroupant des pays ayant des
niveaux de développement différents.

2. Des peuples en mouvement : les migrations

a/ Appel à la main-d'œuvre étrangère, puis fermeture de l'Europe


• Après la Seconde Guerre mondiale, l'Europe occidentale, manquant de main-d'œuvre, a fait
appel à des populations étrangères, d'abord d'Europe du Sud (Espagne, Portugal), puis du
Maghreb et de Turquie. Ainsi, en France, le nombre des étrangers est passé de moins de
deux millions en 1954 à plus de quatre millions en 1974.
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Cette situation a officiellement pris fin en 1974-1975, lorsque les États européens,
confrontés à la crise de leur économie, ont décidé de stopper le recrutement de main-d'œuvre
étrangère.
• La main-d'œuvre à laquelle les entreprises européennes ont fait appel est composée
d'hommes qui, une fois établis en Europe, ont fait venir leur famille (regroupement
familial). C'est la raison pour laquelle la fermeture des frontières ne s'accompagne pas d'une
disparition complète des flux migratoires : les familles continuent à venir.
• À partir de 1985, les politiques migratoires européennes commencent à s'harmoniser avec
la création de l'«espace Schengen». (espace dans lequel les personnes circulent librement,
sans contrôle systématique aux frontières)

b/ Les migrations Sud-Nord : quelles motivations ?


Manuel p 298 Dessin humoristique
p 303 Carte n° 4
• La recherche d'un travail constitue la première motivation de l'émigration . Elle touche
d'abord les campagnes les plus pauvres du Sud. Elle devient ensuite une solution au
chômage urbain de ces mêmes pays.
• Les principaux foyers de départ des migrants économiques sont la Turquie et l'Egypte (2,5
millions à 3 millions de migrants chacun), le Maroc (1,3 million), l'Algérie (800 000).
• Ce mouvement migratoire est sélectif : il concerne essentiellement les hommes entre 15 et
45 ans peu qualifiés, employés pour les travaux les plus pénibles et les moins payés.
• Les flux migratoires peuvent avoir aussi pour origine des raisons politiques . Le départ est
alors une question de survie. Par exemple, les Palestiniens qui ont émigré, à partir de 1948
vers les pays voisins (Jordanie, Liban, Syrie) : presque 1 million de réfugiés (selon l'ONU) .

c/ Les migrations clandestines


• Depuis la fermeture des frontières aux travailleurs étrangers, les autorités françaises,
italiennes et espagnoles doivent faire face à un nouveau type de migration, difficilement
contrôlable, l'immigration clandestine, issue du Maghreb et des Balkans.
• Ainsi, on évalue à près de 50 000, les Marocains qui émigrent clandestinement chaque
année, en passant par le détroit de Gibraltar ou par la Tunisie dans des conditions
épouvantables. Seule une coopération Nord / Sud peut endiguer ce phénomène.

3. Le tourisme méditerranéen, un bilan mitigé

a/ Le premier espace touristique mondial


Manuel p 296-297 Photo
• Avec 270 millions d'arrivées internationales en 2007, la Méditerranée est la première
destination touristique du Monde : 30% des arrivées internationales. À ces chiffres, il faut
ajouter les touristes nationaux : Français en Provence-Alpes-Côte d'Azur ou en Languedoc-
Roussillon, Espagnols en Catalogne et Andalousie. Au total, on estime que le tourisme a
créé 5 millions d'emplois autour de la Méditerranée
• La rive Nord est le littoral touristique majeur. Elle bénéficie d'une avance sur celle du Sud :
l'activité touristique est beaucoup plus ancienne, les aménagements sont plus massifs et la
fréquentation plus forte.

b/ Des flux révélateurs des contrastes de développement


• Le phénomène touristique est révélateur de l'opposition Nord / Sud puisque, 80% des
arrivées sont issues d'Europe et ne concernent que la rive nord . (Plus de 200 millions
d'arrivées touristiques sur rives européennes en 2007, contre 60 millions seulement pour les
rives africaines et asiatiques)
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• Certains États du sud ne reçoivent pratiquement pas de tourisme international : Algérie,


Libye, Liban ou Syrie. Mais le tourisme national y remplit les stations balnéaires (de bord
de mer) en été.

c/ Des formes d'accueil diversifiées


La forme d'accueil la plus ancienne est celle de la station balnéaire permettant un tourisme de
masse. Puis est apparue la formule des villages et clubs de vacances, coupés du reste du pays et
fonctionnant comme des enclaves, en Tunisie, au Maroc, en Turquie. Les villes d'art et d'histoire
privilégient le tourisme culturel : Rome et Athènes au nord, Jérusalem, Istanbul, Le Caire,
Marrakech, à l'est et au sud.

d/ Quelles retombées ?
• Cette activité a un poids important dans le PIB des PSEM, où elle est devenue un pilier de
l'économie. En effet, l'entrée de devises (monnaies étrangères) permet de compenser le
déficit de la balance commerciale de la plupart de ces pays.
• Le développement du tourisme balnéaire pose cependant un certain nombre de problèmes :
dégradation de l'environnement, fragilité des économies dépendantes de l'activité
touristique ; en elle est fortement dépendante de la conjoncture internationale : les actes
terroristes (en Egypte en 1998 et 2005, au Maroc en 2003) et les conflits armés au Moyen-
Orient font baisser la fréquentation touristique des PSEM.

III.QUEL BILAN ? QUEL AVENIR POUR L’INTERFACE MEDITERRANEENNE ?

1.le clivage Nord/sud, encore une réalité

a/ Un Sud en difficulté et divisé


Les PSEM cumulent plusieurs handicaps :
• Croissance démographique mal maîtrisée.
• Urbanisation mal maîtrisée, entraînant des problèmes de logement et d'équipement
urbain.
• Montée du chômage et émigration de nombreux cadres, dont le départ freine le décollage
économique.
• Développement de l'islamisme, à l'origine de tensions politiques.
• Dans ce contexte, la Méditerranée est perçue comme une frontière séparant une aire
prospère au nord, d'une d'une zone agitée et dangereuse, au sud et à l'est.

b/ Une convergence difficile entre Nord et Sud


• Les écarts de développement entre Nord et Sud de la Méditerranée ne s'atténuent pas, car le
processus d'union pour la Méditerranée, décidé, à Paris en 2008, n'en est qu'à son tout début.
• Bien des régions du sud et de l'est du bassin méditerranéen ont encore une agriculture
traditionnelle, alors que beaucoup de régions du nord ont bénéficié de l'irrigation ou du
draînage. Ainsi, l'Andalousie et la région de Valence en Espagne, la Campanie en Italie ou la
côte israélienne sont devenues exportatrices de fruits ou de légumes et emploient de
nombreux immigrés pour les travaux saisonniers.
• Au Nord, la construction de l'Union Européenne a accru les échanges entre les pays
méditerranéens qui en font partie, ce qui a permis à l'Espagne et à la Grèce de réaliser un
rattrapage économique remarquable. Au Sud, des économies restées trop longtemps
autarciques (repliées sur elles-mêmes) et des réglementations étatiques gênent l'esprit
d'entreprise et freinent le développement.
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2 .Les effets spatiaux

a/ La littoralisation
L'un des effets de la mondialisation, est la littoralisation de l'espace méditerranéen, c'a-d, la
concentration des activités et des hommes sur les littoraux. Les facteurs de ce processus sont le
commerce maritime, le tourisme et le phénomène de « sun belt » ou héliotropisme, c'a-d, l'attrait
pour les régions ensoleillées.
Le bassin méditerranéen se caractérise par la littoralisation de sa population.
Manuel p 302 Carte n°1
• Dans le N. O. de la Méditerranée, plus de 60 % de la population) vit à moins de 10 km de
la mer. Il s'agit d'un phénomène récent qui s'accentue. L'opposition, entre le littoral
dynamique et l'arrière-pays qui se vide, est récente. Les populations ont quitté les montagnes,
attirées par les activités littorales.
Par contre dans les PSEM, l'opposition entre un littoral peuplé et un arrière-pays désertique
est ancienne.
• La situation des métropoles méditerranéennes est diverse.
Au nord, où l'urbanisation est très forte, la transition démographique est terminée et les
populations augmentent surtout par le biais des migrations. Les littoraux sont fréquemment
saturés, mais la richesse des États rend les problèmes gérables.
Dans les PSEM, l'urbanisation est en pleine expansion, du fait l'exode rural et du fort
accroissement naturel lié à la transition démographique en cours. L'urbanisation pose des
problèmes de gestion : les bidonvilles se développent et les retards de développement
entraînent une congestion des villes et une pollution difficilement maîtrisables.

b/ Des dégradations environnementales préoccupantes


• Les littoraux sont des espaces saturés et dégradés Ils sont fréquemment soumis au manque
d'eau et à la pollution.
• Les espaces montagnards, déboisés et dépeuplés, sont soumis au ravinement et à la mise en
friche qui favorise les incendies.
• Les arrière-pays arides sont des milieux à l'équilibre très fragile, mis en péril par
l'assèchement des nappes phréatiques. L'irrigation peut entraîner une salinisation des sols qui
les rend stériles..
• Le milieu maritime subit une forte dégradation : appauvrissement des eaux par des pêches
excessives, pollutions liées aux rejets domestiques, agricoles, industriels ou d'hydrocarbures.

c/ La coopération environnementale
• Le besoin d'une coopération internationale pour la protection de la Méditerranée s'est fait
sentir dès les années 1970. C'est en 1976 que la première convention méditerranéenne (la
convention de Barcelone) a été signée pour prévenir et réduire la pollution provoquée par
les navires ou issue du continent.
• Les efforts pour combattre les dégradations concernent surtout les espaces maritimes. Les
pays du Nord, principaux pollueurs industriels et agricoles ont pris des mesures depuis une
vingtaine d'années et le traitement des eaux progresse, les rejets sont mieux contrôlés: la
pollution des eaux est stable depuis 20 ans.
Grands pollueurs domestiques, les PSEM deviennent aussi des pollueurs industriels et ils
commencent seulement à mettre en place des procédures de prévention et de traitement. Une
prise de conscience collective du besoin d'une gestion commune des littoraux et des espaces
maritimes est apparue avec le Plan Bleu (ONU, 1975), mais la coopération reste insuffisante.
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• Afin de protéger les espèces marines menacées, les pays méditerranéens se sont fixé
plusieurs objectifs lors de la déclaration de Gênes de 1985 : mise en place d'équipements
d'épuration des eaux usées dans les villes, réduction des pollutions industrielles et
atmosphériques.

Conclusion

La géographie de la Méditerranée est d'abord culturelle, elle induit à la fois l'unité et la


fragmentation. La Méditerranée est une «rencontres de civilisations». L'espace méditerranéen est un
espace pluriculturel, où la frontière Nord-Sud reste l'élément dynamique d'organisation.
Il est une frontière planétaire où les inégalités de développement se rencontrent, laissant penser que
deux Méditerranées coexistent sans se réunir. Il est donc tout à fait représentatif du monde dans la
mesure où l'on y retrouve les clivages et les relations entre les pays du Nord, dominants, et les pays
du Sud dominés,un microcosme de toutes les oppositions qui peuvent être rencontrées de nos jours
dans le monde.

CROQUIS GEOGRAPHIQUE
Manuel p 324-325