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Performances des matériaux et

leur structure
(Liaisons chimiques)

1.1 Propriétés des matériaux et leur structure

Performances Microstructures

Science et génie des matériaux :

Procédés Structure Propriétés Fonctions

1
Exemple : Oxyde d’aluminium Al2O3

1. Crystal simple (alumine) transparent

2. Polycristal très dense (non poreux) translucide

3. Polycristal (porosité 5%) opaque

1.2 La classification des matériaux

L matériaux
Les té i peuventt êt
être classés
l é selon
l :

• leur composition chimique


• leur structure atomique (arrangement des atomes)
• leurs propriétés

2
1.3 Les propriétés des matériaux

• Les propriétés mécaniques qui reflètent le comportement


des matériaux déformés par des forces

• Les propriétés physiques qui mesurent le comportement


des matériaux soumis à l’action de la température, des
champs électriques ou magnétiques ou de lumière.

• Les propriétés chimiques qui caractérisent le


comportement des matériaux dans un environnement réactif

1.4 Abondance des matériaux et la composition de


la croûte terrestre

3
1.5 La classification des matériaux (selon structure)

Semi
Liaisons métalliques
conducteurs Métaux et
alliages

Biomatériaux

Composites

Polymères
Céramiques
(plastiques)
Fibres de carbone + époxydes
Fibres de verre + polyesters
Liaisons covalentes
Liaisons faibles (Van der Waals, Liaison Hydrogène) Liaisons fortes
(covalente + ionique)

4
Attraction (-)

1.6 Cohésion du matériau et Force


attractive
liaisons
Force

r0
0
1.6.1 Force et énergie
g de liaison
Répulsion ((+)

Force
A B répulsive
FA   ; FB   b ; 0  a  b
ra r
liaison inonique : a  2 ; 7  b  10
Répulsion (+)
otentielle

EP  E A  EB   FA dr
r
d   FB dr
r
R
Energie po

d
 
r0 Distance interatomique
A l'équilibre : EP (r0 )  E0 0
Attraction (-)

E0
E0 : Energie de liaison ou de cohésion

5
Attraction (-)
Force
attractive

Bons nombre de propriétés

Force
r0
dépendent de : 0

Répulsion ((+)
• E0
• La forme de la courbe Force
répulsive
• du type de liaison
• Exemples :

Répulsion (+)
– Etat solide, liquide et gazeux

otentielle
– Rigidité mécanique (pentes à ro )
– Expansion thermique (profondeur du

R
Energie po
puits )
r0 Distance interatomique
0

Attraction (-) E0

1.6.2 Types de liaison

Deux types de liaisons :

• liaison primaire ou chimiq e (forte):


o chimique (forte) seulement
se lement les
couches d’électrons externes de l’atome sont
impliquées. La condition couche vide/pleine est
remplie (ionique, covalente, métallique)

• liaison secondaire ou physique (faible) : plus


faible que les liaisons primaires,
primaires influence les
propriétés physiques du matériau (Van der Waals,
hydrogène), Energies entre 4 et 40 kJ/mol

6
1.6.3 Liaison ionique (électrons volés), forte

La victime : Na ; Le voleur : Cl
e-
- - -
- - -
+
- Cl - Na - Cl - - Na
- - - -
- -

liaison forte dans le solide,


600-1500 kJ/mole

Liaison plus faible dans


l’eau, 41 kJ/mole

1.6.3 Liaison ionique (électrons volés)

Isotrope ou non orientée ou


non directionnelle (champ
d’attraction sphérique)

Prédominante dans les


céramiques

Halogénures alcalins (NaCl, KCl, ...),


Alcalino-terreux (MgCl2, CaCl2, BaCl2, …)
Majorité des oxydes (céramiques) MgO, CaO,…

7
1.6.4 Liaison covalente, forte
• liaison forte (200-700kJ/mole)
• partage de 1 ou plusieurs paires
électrons pour compléter leur
couche électronique extérieure à 8
él t
électron
• Ex. molécules d’éléments non
métallique :O2, N2, CH4 , diamant
• Molécules avec atomes
dissimilaires: CH4, H2O, HNO3,
SiO2
H
orientée ou directionnelle

H C H

1.6.5 Liaison métallique, forte

Energie de liaison :
70 à 850 kJ/mole + + + +
+ + + +
• Les électrons périphériques ne
sont plus attachés à un atome
+ + + +
• Ils sont délocalisés dans le solide Illustration schématique
sous forme de nuage qui assure de liaison métallique
la cohésion
Caractère isotrope

8
1.6.6 Liaisons secondaires, faibles

Liaison van der Waals Liaison d’hydrogène


• Proviennent des dipôles atomiques • Cas spécifique de van der
ou moléculaires Waals
• Existe entre tous les atomes,, mais • Dans les molécules où H
non significative en présence de est lié par covalence
liaisons primaires • H2O, NH3(azote), HF
• Liaison faible 8-31 kJ/mole • Faible : 50 kJ/mole
• Prédomine dans les gaz rares
• Dans les structures moléculaires
liées par covalence

1.6.7 Liaison mixte ou hybride : le cas du


carbone et du graphite
Graphite Diamant

9
1.6.8 Caractère mixte ou hybride des
liaisons atomiques
Diamant, Si, Ge
Covalente

Fe, Ni, Co
SiO2

mica
Métallique
Van der Waals Cu, Na, Ag
H2O, N2, Cl2
Ionique
NaCl, MgO, Al2O3

Energie de liaison et température de fusion de


diverses substances

10
Résumé
• Les propriétés chimiques des éléments ne sont
fonctions que leurs électrons périphériques (de
valence)
• Les liaisons chimiques sont essentiellement de
nature électrostatiques : ioniques, covalente et
métallique
• La liaison ionique a un caractère isotrope par
transferts d’électrons
• La liaison covalente : partage d’électrons de valence,
caractère orienté

• L liliaison
La i métallique
ét lli : iisotrope,
t nuage d’él
d’électrons
t quii
assurent la liaison entre les ions métalliques.
• La nature des liaisons détermine en grande partie les
propriétés des phases condensées (solide ou
liquide) : ductilité des métaux, fragilité des
céramiques, transparence, conductivité,
comportements des polymère, etc..

Testez vos connaissances! (1)


• La classification des matériaux est basée sur :
A) l’abondance relative des éléments
B) la structure à l’échelle atomique
C)) le type
yp de défaut existant dans les matériaux

• La liaison ionique est formée par le partage des électrons de 2 atomes


A) Vrai B) Faux

• La nature électrostatique des liaisons les rend


A) non-directionnelle B) Faible

• La liaison entre les atomes dans la molécule d’hydrogène est appelée


la « liaison hydrogène »
A) Vrai B) Faux

11
Testez vos connaissances! (2)
• La température de fusion élevée résulte de :
A) force de liaison faible
B) force de liaison forte
C) conductivité électrique forte
D) lla présence
é d
des liliaisons
i secondaires
d i

• Dans le graphique ci-contre la liaison est :


A) ionique B) covalent
O -- Mg++
C) van der Waals D) métallique

• Le graphite est un bon lubrifiant car:


A)) les feuillets d’atome sont liées ensemble p
par des liaisons
covalentes
B) les atomes dans les feuillets sont liés ensemble par des liaisons
covalentes
C) Les feuillets sont liés les uns aux autres par des liaisons de van der
Waals

Liaisons et propriétés
e : elevé, m: moyen, f : faible
Dilata-
Nature de Temp. Rigidi-té Conduct.
Liaison Exemple tion Ducti-lité
la liaison fusion (E) Élec.
Therm.

Coval. Diamant

Ionique NaCl

Méttal. Cu,Na,

H2,Cl2,
V.Walls
CH4

12
1.7 Structure et organisation des solides
Matériaux cristallins, Matériaux amorphes

• 1.5.1 Monocristal
lacunes

Cristal idéal :
L’arrangement régulier
s’étend à l’infini.

Défauts
auto-interstitiels

Cristal réel : arrangement


régulier et périodique
+ défauts

• 1.7.1 Exemple : Silicium

Poudre de silicium

Diamant de silicium

Monocristal de silicium
Polycristal de silicium

13
1.7.2 Les réseaux cristallins Les quatorze réseaux spatiaux
de Bravais : quatorze façons de distribuer
périodiquement des points dans l’espace

Ces réseaux sont répartis en sept systèmes


cristallins qui diffèrent entre eux par leurs
éléments de symétrie.

1.7.3 Matériaux polycristallins


Cristallite
(grain)

Joint de
grain

Section d’un lingot de


plomb polycristallin très pur

14
(a), (b), (c)
Schémas des diverses
étapes de la solidification
d’un matériau polycristallin

(d)
Représentation de la
structure granulaire
Les ligne sombres sont
Les joints de grains

1.7.4 Matériaux amorphes


Structure amorphe :
• dense et peu structurée
• Similaire à celle des liquides
• Certaine périodicité à petite distance

Schémas bidimensionnel : (a) SiO2 cristallin, (b) SiO2 amorphe

15
Structure du verre
de silicate de sodium
(ordinaire)

Résumé

• Structure cristalline :
• Distribution périodique des atomes ordonnées à grande
distance (ordre à longue distance par rapport au rayon
atomique)
q )
• Matériaux métalliques, grand nombre de céramiques,
polymères semi-cristallins.
• Détermination : par les phénomènes de diffractions
(Diffraction X (Bragg), électrons, neutrons)

• Structure amorphe :
• dense et ppeu structurée
• Similaire à celle des liquides
• Certaine périodicité à petite distance (qq diamètres
atomiques, ordre à courte distance)
• Verres minéraux, verres métalliques, polymères

16
Testez vos connaissances!(3)
• Un solide dans lequel les atomes similaires sont dans des positions
similaires par rapport à leur voisinage est un solide
A) polycristallin B) amorphe C)monocristallin

• Un matériau cristallin contient toujours:


A) des cristaux de différentes compositions chimiques
B) des cristallites de même composition mais avec des
structures différentes
C) Des cristallites avec différentes orientations

• Lorsqu’on parle d’un solide avec un ordre à longue distance, c’est


en comparaison avec la taille :
A) d’un électron B) d’un atome C) d’une cristallite

1.8 Céramiques
Keramikos (substances brûlées)

• Matériaux inorganiques combinaison d’éléments


métalliques(Mg, Fe, Al,…) et non métalliques (souvent
oxygène)
yg ) ((oxydes
y métalliques),
q )
• Réfractaire, grande dureté, grande inertie chimique,
• Faible conductivités thermique, électrique,
• Semi conductivité
• Supraconductivité
• Fragilité, faible résistance au choc thermique

• Silicates
• Verres minéraux
• Béton de ciment
• Céramiques techniques
à haute résistance mécanique et
thermique

17
1.8.1 Cristaux ioniques
(céramiques)
• La valence( nombre de charge)
• Le caractère ionique joue un rôle
important (électronégativité)
• La taille relative des ions Rc/Ra

Chlorure de Sodium NaCl Chlorure de césium CsCl


CFC Cubique simple

Pérovskite BaTiO3
CFC

Fluorine CaF2
Sulfure de zinc (blende) ZnS Cubique simple
CFC

18
1.8.2 céramiques de silicates

Cristobalite, SiO2

Schémas 2D: (a) SiO2 cristallin, (b) SiO2 amorphe Verre ordinaire, amorphe

1.8.3 céramique, carbone

Graphite Diamant Fullerène, C60

19
1.9 Métaux et alliages

• Structure cristalline
• Grande ductilité
• Grande ténacité
• O
Opacité
ité ett éclat
é l t métallique
ét lli
• Bonne conductivités thermique, électrique,

Cubique centrée Hexagonale compacte


Cubique à faces centrées HC, 0.74
CFC, 0.74 (compacité) CC, 0.68

1.10 Polymères
• Très grosses molécules (plusieurs centaine de milliers
d’atomes)
• Des chaînes
• Composés organiques basés sur carbone, hydrogène et
d’autres éléments non métalliques

• Thermoplastiques
p q (linéaires),
( ), molécules de
taille limitée

• Réticulés (3D), une seule macro-molécule


(thermodurcis, élastomères)

20
1.11 Matériaux composites
• 2 ou 3 types de matériaux peuvent être combinés pour former
des composites avec les meilleures caractéristiques de chaque
composant: résine époxyde renforcée de fibre de verre
composite léger à haute résistance, béton

2. Propriétés thermiques

Elles permettent d’interpréter les réactions d’un matériau aux

variations de la température

1. Capacité
p thermique
q
2. Dilatation thermique
3. Conductivité thermique

21
2.1 Energie de liaison

E0 correspond à l’énergie Diagramme de


potentielle à T=0°K Condon-Morse
Répulsion (+)

Répulsion (+)
Energie potentielle

Energie potentielle
Distance interatomique Distance interatomique
r0 r0
0 0
on (-)

n (-)
Attraction
Attractio

E
E 0
0

Liaison Forte Liaison faible

Vibration des atomes


(dans les solides)

12 14
• Les atomes vibrent à très haute fréquence > 10 à 10 Hz
( ultrasons ~ 10 Hz )
9

• Les atomes sont des oscillateurs couplés


• Les vibrations produisent des ondes élastiques (phonos ou
d acoustique,
ondes ti sonores)) quii se propagentt d
dans lle réseau
é
cristallin
• ondes lumineuse photons
• L’amplitude des vibrations croit avec T
• Le point d’ébullition est proportionnel à la profondeur du puits

22
Vibration des atomes : Modes propres (1D)

Energies de liaisons et températures de


fusion de diverses substances

23
2.2 Dilatation thermique

• Coeff. de dilatation thermique linéaire


l f  l0
  l (Tf  T0 )
l0
• Ou l
  l T
l0
• Coeff. de dilatation thermique volumique

V
  v T
V0
• Pour un matériaux isotrope v=3 l

Effet de la température sur


la distance interatomique

T3
  r T  1 E0 T2
T1
Répulsion (+)

E0
T0
Energie potentielle

r
0

r0 r’0 Distance interatomique


0 T3
Attraction (--)

T3 T2
T2
T1
T1

E0 E0
T0
T0

24
Effet de la température sur
la distance interatomique

• Expansion thermique est


reflétée par une augmentation

Répulsion (+)
de distance moyenne entre les

Energie potentielle
atomes

•Due à la forme asymétrique


du puits, plutôt qu’à la r r’0 Distance interatomique
0
cinétique des vibrations 0

Attracction (-)
T3
atomiques
T2
T1
•Pour la majorité des
matériaux, plus grande est E0
T0
l’énergie de liaison, plus
profonde et plus étroite sera la
courbe d’énergie et plus faible
sera la dilatation.

Coefficient (linéaire) de dilatation thermique

(linéaire) pour différentes classes de matériaux

Métaux Céramiques Polymères

5x10-6 à 25x10-6 (°C-1) 0.5x10-6 à 15x10-6 (°C- 50x10-6 à 400x10-6 (°C-1)


1)

 petit et matériau Coeff. plus élevé, peu


Fe-Ni-Co et Fe-Ni isotrope => résistance branchés
(Kovar): ≈1x10-6 (°C-1) au choc thermique (Faible : bakélite,
réticulé)

25
2.3 La capacité thermique ou calorifique

• L’augmentation de température d’un matériau résulte


de l’absorption d’énergie.

• La capacité calorifique C indique l’aptitude d’un


matériau à absorber la chaleur :

dQ : apport de chaleur
dQ
C  J / mol  K  
dT dT : augmentation de temp.
• Cv : La dérivée/T de l’énergie interne molaire du corps

• Cp : La dérivée/T de l’enthalpie molaire du corps

• Par unité de masse, on parle de chaleur spécifique c[J/Kg.K]

2.2 La capacité thermique ou calorifique

• La capacité calorifique se mesure de deux façons :

• A pression constante Cp et volume constant Cv


• En général C p  Cv

C p  Cv
 0.01 pour le cuivre,, T=20°C
p
Cp
C p  Cv
 0.67 pour un gaz monoatomique
Cp

26
Effet de la température
sur la capacité calorifique
R constante des gaz
Variation de Cv
en fonction de la h : constante de Plank
température k B : constante
t t ded Boltzmann
B lt
h
D  D
2 kB D température de Debye
D : fréqu. max.
Pour nombreux solides :
 D  à la température ambiante
Cv  3R  25 J/mol  K (monoatomique) T  
D
Cv  3R x p (p : nmbre d'atomes)
A basse température : Cv  AT 3 A : constante indép. de T

Capacité calorifique molaire


(valeur théorique : 25 J/mol K)
T 300 K 500 K 1000 K
Elément
Be 16.4 22.2
C(diamant) 6 24
6.24 13 4
13.4 21 6
21.6
Al 24.3 25.8
Cu 24.2 26.1 28.9
Pb 26.8 29.4

Elément D(K)
C(diamant) 3000
Quelques
Al 390
températures Cu 320
de Debye Mo 380
Ag 226
Pb 90

27
2.4 Conduction thermique
Transmission de chaleur de particule à particule dans les corps
solides, liquides ou gazeux sans déplacement global de la matière.
• Conductibilité thermique : l’aptitude à transmettre la chaleur
(loi de Fourrier)

T
J    S  (régime permanent
x ou stationnaire)

J : flux de chaleur (W)


S
: coeff. de conductibilité thermique (W/m°K)

S : surface
(m2)
∆T/ ∆x : gradient de température (K/m)
∆x

Mécanismes de conduction de chaleur


• Dans les solides la chaleur est transportée par la vibration de
ondes de réseau (phonons) et par les électrons libres:

   p  e
p mouvement des phonons de la région de haute température à
la région de basse température dans un corps sous l’effet d’un
gradient de température
e les électrons libres ou conducteurs d’une région chaude se
voient leur énergie cinétique augmenté , ils migrent vers les
régions froides
W/m K
matériaux conducteurs: pierre, béton 0.6< 
Isolants briques : 0.2< 
Bons isolants: bois, laine minérale 
Air immobile: 

28
Métaux  p  e
th
• Conductivité thermique Conductivité électrique L 
elT
L : constante de Lorentz
• Métaux purs : électrons plus efficace
que les phonons,
pas de diffusion + plus rapide
≈ 20 à 400 W/mK
• Alliages et métaux
avec impuretés =>  plus faible,

Alliage cuivre-zinc

Céramiques  p  e

• Peu d’électrons libres


• Phonons moins efficaces
dus aux imperfections du
réseau
• Matériaux amorphes plus isolant
(diffusion)

 = 2 à 50 W/m K
 diminue avec la porosité
(air= 0.02W/m K)

 diminue lorsque
la température augmente

29
Polymères
 p  e
  ≈ 0.3 W/mK
 Transfert de chaleur par vibration et rotation des
chaînes
  dépend du degré de cristallinité
 Matériaux élaborés par moussage, polymères
expansés (Sagex: polystyrène expansé)

Tableau de propriétés thermiques

30
Testez vos connaissances! (1)
• Conductivité thermique d’un monocristal
A) est plus grand qu’un polycristal
B) plus petite qu’un polycristal
C) est identique à celle d’un polycristal

• Conductivité des matériaux amorphes > matériaux cristallins


A) vrai B) faux

• Les métaux ont une plus grande conductivité que les céramiques
car
A) contribution de p < e B) p > e

• Matériau poreux avec un réseau de pores connectés (porosité ouverte)


est plus isolant que le même matériaux avec des pores déconnectés
(porosité fermée)
A) vrai B) faux

Testez vos connaissances! (2)


• Quelle configuration choisir pour un matériau isolant
 e élevé et p faible B) p élevé et e faible
C)) e et p faibles D)) e et p élevés

• Conductivité d’un matériau humide > matériau sec


A) vrai B) faux

31
Comparaison des propriétés thermiques des matériaux

Composé Phase  (10-6.K-1)  (W/m-1.K-1)

Azote gaz - 0.03

200
Eau Liquide 0.050

Solide
Aluminium 24 350

Fer solide 12 120

granite polycristal 7-9 3

Solide amorphe
Verre de silice 0.5 1
et inorganique
Solide amorphe
Polystyrène ≈150 0.15
et organique

2.4 Contraintes thermiques

• Contraintes provenant d’une restriction de expansion/contraction


thermique
• 1D   E l (T0  Tf )  E l T

• 3D   E l T / (1  v)

• Contrainte résultant du gradient de température


• Choc thermique des matériaux fragiles

RCT (résistance au choc thermique)


 r  r : résistance à la rupture
RCT 
E l E : module d'élasticité

Ex : Verre sodocalcique  l  9x10-6 (C-1 )


En réduisant CaO et Na2O par ajout de B2O3  l  3x10-6 (C-1 )
(Pyrex)

32
3. Propriétés Mécaniques
Elles reflètent le comportement du matériau sous
l’effet de forces ou déplacements

3.1 Contraintes et déformations

Traction simple

dF
  F    dA
dA

dF

F
 : contrainte
t i t
A0
l  l0 l
  : déformation
F l0 l0

33
3.1 Contraintes et déformations

F
Compression  0
A0

dF
 F    dA l  l0
dA  0
l0
dF

3.2 Loi de Hooke (élasticité)

Module d’élasticité :

F l
 
A0 l0

 E

E : module d'élasticité ou
module d'Young

34
3.2 Loi de Hooke (élasticité)

Coefficient de Poisson  z 
lz
l0 z
z  E z  x   y   z
F
z
Déformation volumique
V   x   y   z
 (1  2 ) z
y

x F

3.2 Loi de Hooke (élasticité)


Torsion simple :
  tan( ) : le cisaillement ou distorsion
  contrainte de cisaillement ou cission
G : module de cisaillement ou de Coulomb

F

A0
  G
E
G
2(1   )

35
Propriétés élastiques de quelques substances

Propriétés élastiques de quelques substances

36
3.3 Caractérisation des propriétés mécaniques

Essais de traction :

Résistance en traction

3.3 Diagramme contrainte-déformation

Céramiques

verre

37
3.3 Diagramme contrainte-déformation
polymères

Fragile

Ductile (plastique)

Elasticité caoutchoutique
(élastomères)

2.3 Diagramme contrainte-déformation


Essais de compression :
Le béton et ses constituants

50

40 granulat
Contraint. MPa

béton
30

pâte de
20 ciment
C

10 High
Strength
0
1000 2000 3000
Déformation, 10-6

38
2.3 Diagramme contrainte-déformation

Essais de compression (béton)

Module Tangent
g
Tangente Tangente Module sécant
initiale

1 Corde
Contrainte
C

Sécant

Déformation
Attraction (-)

3.4 Relation avec la structure


atomique Force
attractive
Force

r0
Force et énergie de liaison 0 r
A B
Répulsion ((+)

Ep   
r rn
Force
dE répulsive
FR  P
dr
Répulsion (+)
otentielle

dFR d 2 EP dE p
 = ; 0
dr dr 2 dr
r
R
Energie po

r0 r0 r0

r0 Distance interatomique
0
nB(n  1)
Attraction (-)

2A
    cste
 
( n  2)

 
3
(1 n ) (1 n ) E0
A A
nB nB

39
3.4 Relation avec la structure atomique

Module d’élasticité
dFR 1
E   r
dr 
(  : courbure de EP )

Résistance théorique

2 E s E
Rth   ;
r0 10
 s : énergie de surface
(correspond à l'énergie supplémentaire nécessaire
pour maintenir les atomes de surfaces avec leur voisins)

4. Propriétés optiques

La réponse du matériaux à la lumière

40
4.1 Interaction de la lumière et d’un solide

• La réponse
p du matériaux à une exposition
p à une radiation
électromagnétique en particulier la lumière
• Interaction de la lumière avec un solide
• L’intensité du faisceau incident est égale à la somme des intensités
transmises

I0  It  Ia  Ir
• Matériaux transparents : transmettent la lumière avec peu d’absorption
ett réflexion
éfl i
• Matériaux translucides : la lumière est transmise de manière diffuse
• Matériaux opaques : pas de transmission

4.2 Comportement du rayon lumineux


interagissant avec divers milieux

a) Corps transparent b) Corps translucide b) Corps opaque et


(Verre minéral, (PE, Al2O3 fritté) brillant (métal)
monocristal
i t ld
de Al2O3,
PMMA)

41
4.3 Spectre de rayonnement

Spectre solaire
comparé à la
sensibilité
ibilité d
de
l’œil et au
rayonnement
thermique

4.4 Transparence

Transparence d’un verre courant, Transparence d’un verre en fonction


d’un verre réfléchissant et d’un verre de la teneur en oxyde de fer
acrylique

42