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Groupe Institut Supérieur de Commerce

et d’Administration des Entreprises


Centre de Casablanca

Mémoire de fin d’étude


Option : Audit et contrôle de gestion

Audit Financier des Immobilisations

Rédigé par : HAB El Mehdi

Encadré par Mme Nissrine BERGAM : Assistante Manager


Mr Karim CHARAF : Professeur à l’ISCAE

Année : 2012-2013
Audit financier des immobilisations

Remerciement
« Je tiens tout d’abord à présenter mes sincères remerciements à mes parents qui
m’ont soutenu tout au long de mon cursus académique. Mes remerciements vont
également à M. CHARAF Karim qui a eu l’amabilité de m’encadrer tout au long de
mon stage, pour ses conseils qui m’ont toujours été d’une aide précieuse ;

A tous les membres de Coopers&Lybrand Maroc, Je tiens à vous exprimer mes plus
vifs remerciements pour votre amabilité, ainsi que l’ambiance agréable qui régnait
tout au long de mon stage.

Mes remerciements s’adressent plus particulièrement aux membres du département


Audit, qui m’ont guidé dans mon travail en m’accordant un temps précieux.

A mon encadrante Mme. Nissrine BERGAM, Je tiens à vous exprimer mon immense
reconnaissance et respectueux dévouement. Vous avez toujours fait preuve de
compréhension, d’écoute et de conseil durant les missions que j’ai eu le plaisir de
mener en votre compagnie.

Votre simplicité, vos qualités humaines et professionnelles m’ont permis de tirer le


plus grand profit de mon stage au sein de votre cabinet.

Je marque spécialement ma profonde gratitude à l’ensemble du corps administratif et


professoral de l’Institut Supérieur de Commerce et d’Administration des Entreprises «
ISCAE » pour l’encadrement et la formation, et pour m’avoir offert la chance
d’entreprendre des expériences aussi enrichissantes.

Dans l'impossibilité de citer tous les noms, mes sincères remerciements vont à tous
ceux et celles, qui de près ou de loin, ont permis par leurs conseils et leurs
compétences la réalisation de ce mémoire. »

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Audit financier des immobilisations

Résume

« Dans un environnement instable, et face à une concurrence acharnée, les sociétés se


trouvent obliger de prendre les décisions qui s’imposent en temps voulu.
Pour ce faire, les entreprises ont intérêt à améliorer la qualité de l’information
financière présentée aux différents utilisateurs. D’où la nécessité de recourir à un audit
financier visant à exprimer une opinion sur la qualité des informations fournies.
Cette qualité s’apprécie par rapport à des critères précis tels que la régularité et la
sincérité des comptes ainsi que l’image fidèle, que ceux-ci donnent, du patrimoine, de
la situation financière et des résultats de l’entreprise.
Les immobilisations étant donnée une composante importante de l’actif des
entreprises surtout celles qui opèrent dans le secteur industrielles, leur vérification est
primordiale puisqu’elles traduisent le patrimoine durable en matière d’investissement
et de moyens servant aux activités d’exploitation.
Ayant participé à plusieurs missions de certification de comptes dans le secteur
industriel, j’ai choisis de traiter le sujet de l’audit financier des immobilisations
corporelles. Ainsi, à travers une entreprise de ce secteur, nous avons procédé à
l’application de cet audit qui s’est axée en premier lieu sur l’évaluation du contrôle
interne et en second lieu sur le contrôle des comptes.
L’appréciation du contrôle interne s’est basée sur une description des différentes
procédures d’investissement de la société concernée, du diagramme de circulation de
ces procédures et de la grille de séparation des tâches dont les objectifs principaux
sont :
 L’absence de cumul de tâches incompatibles des différents départements et
fonctions de l’entreprise auditée.
 L’exhaustivité, la réelle appartenance à l’entreprise et la correcte évaluation et
valorisation de toutes les immobilisations.
 La sécurité d’accès aux actifs et aux enregistrements.

Quant à la vérification des comptes des immobilisations corporelles, ce dernier s’est


fait en deux étapes :
 L’examen du fichier détaillé des immobilisations corporelles.

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Audit financier des immobilisations

 La validation de ces mêmes immobilisations et leurs amortissements.


Ces travaux de vérification ont été matérialisés par des tests qui pour la plupart étaient
satisfaisants.
Enfin, des recommandations par rapport aux procédures, au fichier d’immobilisations,
au manuel de procédures ainsi qu’à l’inventaire physique ont été suggérées pour
pouvoir pallier aux différents dysfonctionnements constatés. »

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Audit financier des immobilisations

Sommaire
Remerciement ........................................................................................................................... 0
Résume ...................................................................................................................................... 2
Introduction ............................................................................................................................... 6
Partie I : Cadre comptable et fiscal des immobilisations .......................................................... 8
I. Coopers & Lybrand AU MAROC ..................................................................................... 8
1. Une expérience étendue ................................................................................................. 8
2. Une équipe expérimentée et des moyens techniques modernes .................................... 8
3. Les domaines de compétence : ...................................................................................... 8
II. Cadre comptable et fiscal des immobilisations ................................................................. 9
1. Définition et classification des immobilisations ............................................................ 9
1.1. Définition ............................................................................................................... 9
1.2. Classification ........................................................................................................ 10
2. Les difficultés liées au traitement et gestion des immobilisations .............................. 11
2.1. Distinction entre charges et immobilisations ...................................................... 11
2.2. L’optimisation fiscale ........................................................................................... 11
3. Les modalités d’évaluation des immobilisations corporelles ...................................... 12
4. Traitements fiscaux ..................................................................................................... 19
4.1. Amortissements dérogatoires ............................................................................. 19
4.2. Voitures de tourisme : ......................................................................................... 19
4.3. Provisions pour investissement : ......................................................................... 20
4.4. Les plus ou moins-values d’actif : ........................................................................ 21
5. L’inventaire physique des immobilisations ................................................................. 22
5.1. Pourquoi un inventaire physique ?...................................................................... 22
5.2. La prise d’inventaire physique ............................................................................. 24
Partie II : Démarche d’audit des immobilisations ................................................................... 26
I. Objectifs et procédure d’audit des immobilisations ........................................................ 26
1. Objectifs de l’audit des immobilisations ..................................................................... 26
2. Procédures d’audit des immobilisations ...................................................................... 27
2.1. Risques d’audit liés aux immobilisations ............................................................ 27
II. Contrôle interne : Objectifs et principes .......................................................................... 31

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Audit financier des immobilisations

1. Documenter et évaluer les flux de transaction, les processus et les contrôles ............. 32
2. Tester et documenter le contrôle du pilotage du cycle des immobilisations : ............. 32
3. Evaluation du contrôle interne :................................................................................... 33
III. Contrôle des comptes : Objectifs et Principes ............................................................. 34
1. Le tableau des mouvements des immobilisations corporelles ..................................... 35
2. La revue analytique des variations .............................................................................. 37
3. Vérification de la distinction charge immobilisation................................................... 38
4. Test sur les acquisitions d’immobilisations ................................................................. 38
5. Test sur les cessions d’immobilisations....................................................................... 39
6. Validation des amortissements .................................................................................... 39
Etude d’un cas pratique........................................................................................................... 40
I. Prise de connaissance de l’entreprise ABC ..................................................................... 40
1. Présentation et activité de la société ABC ................................................................... 40
2. Principes et méthodes comptable ................................................................................ 40
2.1. Immobilisations en non-valeurs : ........................................................................ 41
2.2. Concessions ......................................................................................................... 41
2.3. Immobilisations corporelles et incorporelles ....................................................... 41
2.4. Stocks .................................................................................................................. 42
2.5. Subventions d’investissement : ........................................................................... 42
II. Appréciation du contrôle interne de l’entreprise ABC .................................................... 42
1. Description des procédures d’investissement de la société ABC : .............................. 43
2. Evaluation de procédure d’investissement : ................................................................ 49
3. Organisation liée aux immobilisations : ...................................................................... 51
III. Audit financier des immobilisations corporelles de la société ABC (Au titre de
l’exercice 2012) ....................................................................................................................... 52
1. Le tableau des mouvements des immobilisations corporelles ..................................... 53
2. La revue analytique des variations .............................................................................. 53
3. Test sur les acquisitions d’immobilisations ................................................................. 54
4. Validation des amortissements .................................................................................... 55
Conclusion ............................................................................................................................... 57
Annexes ................................................................................................................................... 58
BIBLIOGRAPHIE ........................................................................................................................ 72

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Audit financier des immobilisations

Introduction
L’information comptable est d’intérêt général, elle permet de gérer les entreprises et
donc à assurer leur pérennité, ainsi elle est destinée également à des tiers, notamment ;
investisseurs, personnel, état, actionnaires. Mais quelle serait l’utilité de comptes
annuels ou consolidés peu fiables ?
C’est pourquoi l’importance de la garantie de l’opinion émise par un auditeur
indépendant qui est essentielle.
La réalité des états financiers, la sincérité, L’image fidèle sont des objectifs que toute
entreprise doit s'assigner à atteindre dont le but d'obtenir des informations
transparentes et fiables disponible pour toute analyse ou étude.
Pour atteindre ces objectifs, il faut passer nécessairement par un audit financier et
comptable complet de l'entreprise.
Les immobilisations constituent une partie importante dans l'actif de l'entreprise tant
en terme d'investissements qu'en terme de moyens servant aux activités d'exploitation.
De ce fait, il est nécessaire de pouvoir s'assurer de la réalité de leur existence ainsi que
du reflet de cette réalité au niveau des états financiers de l'entreprise.
L'importance que revêt ce poste pour l'entreprise pousse donc à s’y intéresser
davantage. Pourquoi ? Quelles problématiques posent-elles pour les sociétés ?
En effet, les immobilisations, en plus de leur poids et de leur importance au sein d'une
entreprise, sont soumises à plusieurs contraintes qu'elles soient légales ou autres dont :
la formalisation des procédures qui leur sont relatives, l'obligation de procéder à un
inventaire physique au moins une fois par an, leur et leurs évaluations sont également
régies par des règles très complexes....
Ainsi, nous avons souhaité nous interroger sur les risques et les erreurs que confronte
une entreprise en inscrivant des immobilisations dans son patrimoine (mauvaise
évaluation, faux classement, taux de dépréciation inapproprié…) Plus précisément,
nous avons voulu déterminer comment un auditeur peut contrôler les immobilisations
inscrites dans le patrimoine de l’entreprise et ce par rapport au cadre réglementaire
marocain.
A travers ce mémoire, nous essaierons de relater l'ensemble de ces problématiques.

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Audit financier des immobilisations

Le présent rapport portera sur :


- Les immobilisations corporelles, leur comptabilisation, et le cadre réglementaire
marocain et international,
- l'aspect général d'une mission d'audit avec ses différentes étapes,
- l'aspect particulier de l'audit de la section immobilisations en mettant l'accent sur
leurs spécificités en tant qu'élément d'actif et sur les objectifs et les principes du
contrôle interne et du contrôle des comptes qui leurs sont relatifs.
Nous traiterons par la suite le cas d'une entreprise industrielle et commerciale où la
gestion des immobilisations corporelles est déterminante du fait que le dispositif de
production est l'essence même de son activité.
A partir de ces analyses, des disfonctionnements ont été constatés lesquels peuvent
avoir une incidence significative sur l'évaluation des biens et du patrimoine de
l'entreprise.
Et enfin, des recommandations ont été émises pour pouvoir y pallier de manière
concrète et effective.

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Audit financier des immobilisations

Partie I : Cadre comptable et fiscal des immobilisations

I. Coopers & Lybrand AU MAROC


1. Une expérience étendue
Coopers & Lybrand au Maroc exerce ses activités au Maroc depuis longtemps.
Grâce à cette longue présence, son personnel a acquis une longue expérience dans le
domaine de l’audit et du conseil.
Sa clientèle comprend des sociétés marocaines très importantes, parmi lesquelles des
banques, des assurances, des cimenteries, des sociétés touristiques et hôtelières, des
sociétés textiles et de confection, des sociétés du BTP ou de matériaux de
construction, des négociants d’engins de travaux publics, de mécanique et
d’assemblage de véhicules, de produits chimiques et pharmaceutiques, des sociétés du
secteur énergétique, des entreprises publiques...

2. Une équipe expérimentée et des moyens techniques modernes


Son effectif total est composé aujourd’hui de plus d’une vingtaine de personnes,
parmi lesquels trois associés marocains.
Ses collaborateurs nationaux et étrangers sont de formation universitaire ou sortis des
grandes écoles et comptent plusieurs années d’expérience professionnelle au Maroc.
Grâce à un respect strict des normes de la firme en matière de formation continue et à
la volonté des responsables de son cabinet marocain de maintenir un niveau élevé de
ses compétences, leurs collaborateurs, de l’assistant débutant à l’associé, suivent
chaque année des cycles de formation pour la mise à jour de leurs connaissances et
leur perfectionnement.
Chaque collaborateur est doté d'un micro-ordinateur pour contribuer efficacement à la
réalisation des missions. Grâce au serveur local, les collaborateurs sont en
permanence en contact avec le bureau.

3. Les domaines de compétence :


Les domaines de compétence touchent tous les besoins en matière d’audit,
d’assistance et de conseils, et plus particulièrement :
 Audit et commissariat aux comptes

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Audit financier des immobilisations

 Diagnostic, conception et mise en place de structures organisationnelles


 Elaboration de manuels de procédures
 Mise en place de systèmes d’information de gestion : comptabilité analytique,
contrôle de gestion, gestion budgétaire, gestion de trésorerie, gestion de stocks
 Consolidation: assistance à l’élaboration de comptes consolidés, mise en place
de processus de consolidation, audit des comptes consolidés
 Audit interne
 Corporate finance: évaluation d’entreprises, fusions et acquisitions, étude et
évaluation de projets, montages financiers, restructurations financières, conseil en
privatisation, recherche de partenaires, introduction en bourse
 Conseil juridique et fiscal : audit fiscal juridique, juridique et social, fusions
& acquisitions, optimisation fiscale, constitution de sociétés, assistance dans le cadre
d’un contrôle fiscal, contrats nationaux et internationaux
 Conseil en ressources humaines: assistance au recrutement, planification des
besoins en personnel, gestion administrative du personnel, définition du statut et des
grilles de salaires, gestion et planification des carrières, mutation des cadres.

II. Cadre comptable et fiscal des immobilisations


1. Définition et classification des immobilisations
1.1. Définition
On regroupe sous ce terme, l’ensemble des biens corporels et incorporels que
l’entreprise a l’intention de conserver ou s’utiliser pendant un temps relativement long
et qui par conséquent ne se consomment pas dès le premier usage.

Par extension, ce terme recouvre également des charges immobilisées


(immobilisations en non-valeur) et les immobilisations financières (titres de
participations, prêts ou autres créances à plus d’un an) ;

Les immobilisations se définissent donc par référence d’une part à l’utilité du bien
par rapport à l’activité de l’entreprise et d’autre part au non consommations par le
premier usage.

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Audit financier des immobilisations

1.2. Classification
On distingue :

1.2.1. Immobilisation en non-valeur


« Ce sont les immobilisations regroupant, à la clôture de l'exercice, des charges
qui ont concouru à l'établissement ou au développement de l'entreprise et qui doivent
profiter normalement aux exercices futures mais qui n'ont en principe aucune valeur
de revente à des tiers en tant que telles.

Exemple : charges à répartir sur plusieurs exercices.

1.2.2. Les immobilisations incorporelles :


Elles regroupent les dépenses constitutives de moyens d'activité générateurs de
revenus futurs et susceptibles d'avoir une valeur de revente à des tiers en tant que tel.

Exemple : fonds de commerce

1.2.3. Les immobilisations corporelles :


Elles portent sur des biens physiques à caractère durable, elles servent l’activité
sur plusieurs exercices. Elles sont généralement amortissables puisqu’elles sont
utilisées par l’entreprise pour l’exercice de son activité et par conséquent s’usent et
doivent être remplacées.

C’est sur cette catégorie des immobilisations que portera l’essentiel de ce mémoire.

Exemple : bâtiments, matériel de transport, etc.…

1.2.4. Les immobilisations financières :


Ce sont les immobilisations constituées par les sommes employées par
l'entreprise en achat de titres (durablement conservés) et en créances et prêts (nés à
plus d'un an d'échéance et non liés à l'exploitation.

Exemple : titre de participation »1

1
Manuel de procédure Coopers&Lybrand

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Audit financier des immobilisations

2. Les difficultés liées au traitement et gestion des immobilisations


2.1. Distinction entre charges et immobilisations
Cas des acquisitions nouvelles

« Sont considérées comme immobilisations, les dépenses qui ont pour résultat
l’entrée d’un nouvel élément destiné à rester durablement dans le patrimoine. »

Cas des acquisitions rattachées à des éléments existants

« Si la dépense a pour objet d’améliorer sa valeur vénale et de proroger la durée de


vie probable de l’immobilisation, il y a lieu de la comptabiliser dans le compte
d’immobilisation concerné. »

2.2. L’optimisation fiscale


Réactualisation des immobilisations

L’entreprise a tendance à recopier les immobilisations corporelles inscrites à son


bilan. Or il existe souvent des actifs qui ne sont plus utilisés.

Mettre au rebut les biens qui ne servent plus à rien permet de réaliser des
économies au niveau de l’impôt des patentes et de la taxe urbaine car les équipements
industriels sont taxés sur la base de leur valeur locative, déterminée en fonction du
prix de revient.

Distinction entre matériel et logiciel

Autre erreur fréquemment rencontrée : les sociétés déclarent l’intégralité de ce qui


figure au poste « Matériel de bureau et informatique » dans leur comptabilité. Or elles
ne sont tenues de déclarer que le matériel, et pas les logiciels. Le logiciel relève en
effet des immobilisations incorporelles. Il est donc recommandé, lors de l’acquisition
d’un nouvel outil informatique, de demander au fournisseur une facture détaillée.

Autres biens intangibles souvent déclarés à tort : les marques, dessins, brevets et
licences.

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Audit financier des immobilisations

Toujours selon la même logique, si un contrat de location inclut une prestation de


services, il suffit de réclamer une facture détaillée faisant ressortir d’une manière
distincte le matériel et la maintenance.

Optimisation du choix des dates d’investissements

Parfois, à quelques jours près, le report d’une décision d’investissement permet


d’optimiser le coût fiscal.

Ainsi il vaudrait mieux, mieux ne pas effectuer un investissement le 31 décembre


N, mais plutôt le 1er janvier N+1.

3. Les modalités d’évaluation des immobilisations corporelles


3.1. Valeur D'entrée : cas général (selon le CGNC)
Les immobilisations incorporelles et corporelles sont inscrites à :

« Leur coût d'acquisition pour les immobilisations acquises à titre onéreux, leur coût
de production pour celles qui sont produites par l'entreprise pour elle-même.

•Le coût d'acquisition :

Le coût d’acquisition est formé :

du prix d'achat augmenté des droits de douane et autres impôts et taxes non
récupérables et diminué des réductions commerciales obtenues et des taxes
légalement récupérables, des charges accessoires d'achat y afférentes, tels que :

* transports,

* frais de transit,

* frais de réception,

* assurances

A l'exclusion des taxes légalement récupérables.

Sont cependant à exclure des charges accessoires d'achat des immobilisations les frais
d'acquisition d'immobilisations qui consistent en :

12
Audit financier des immobilisations

* droits de mutation (enregistrement),

* honoraires et commissions,

* frais d'actes.

Ces frais sont à inscrire en " charges à répartir sur plusieurs exercices ", et amortir sur
cinq exercices au maximum.

Des charges d'installation qui sont nécessaires pour mettre le bien, en état d'utilisation
à l'exclusion des frais d'essais et de mise au point qui sont à classer dans les charges
de l'exercice ou, le cas échéant, susceptibles d'être répartis sur plusieurs exercices.

Les frais généraux et les charges financières engagés pour l'acquisition


d'immobilisations sont exclus du coût d'acquisition de ces immobilisations.

Toutefois, dans le cas exceptionnel d'un délai d'acquisition supérieur à un an, les frais
financiers spécifiques de préfinancement se rapportant à cette période peuvent être
inclus dans le coût d'acquisition de ces immobilisations avec mention expresse dans
l'ETIC.

•Le coût de production des immobilisations

Le coût de production des immobilisations est formé de la somme :

 du coût d'acquisition des matières et fournitures utilisées pour la production de


l'élément,
 des charges directes de production telles les charges de personnel, les services
extérieurs, les amortissements, …..
 des charges indirectes de production dans la mesure où elles peuvent être
raisonnablement rattachées à la production de l'immobilisation.

Toutefois, ce coût de production réel et complet ne comprend pas, sauf conditions


spécifiques de l'activité à justifier dans l’ETIC (AI) :

- les frais d'administration générale de l'entreprise,


- les frais de stockage,

13
Audit financier des immobilisations

- les frais de recherche et développement,


- les charges financières.

Néanmoins le coût de production des immobilisations peut comprendre le montant des


intérêts relatifs aux dettes contractées pour le financement de cette production depuis
le " préfinancement " spécifique jusqu'à la date normale d'achèvement de
l’immobilisation ou de sa mise en service si elle est exceptionnellement antérieure à
cette date.

Mention doit être faite dans l’ETIC de cette intégration de charges financières. »2

3.1.1. Valeur D'entrée : cas particuliers


•Immobilisations acquises par voie d'échange

« Les immobilisations sont comptabilisées à la valeur actuelle du bien cédé, présumée


égale à celle du bien acquis. Toutefois lorsque l'une de ces deux valeurs actuelles est
difficilement déterminable (exemple : valeur actuelle d'une " servitude " foncière), est
retenue comme valeur d'entrée la valeur actuelle dont l'estimation est la plus sûre.

•Immobilisations acquises à titre gratuit

La valeur d'entrée est égale à la valeur actuelle, " valeur estimée " à la date de l'entrée
en fonction du marché et de l'utilité économique du bien pour l'entreprise.

•Immobilisations acquises à titre d'apport

La valeur d'entrée est égale au montant stipulé dans l'acte d'apport.

•Immobilisations acquises au moyen de subventions d'investissement

Ces Immobilisations sont à enregistrer à leur coût d'acquisition ou à leur coût de


production, sans déduction de la subvention (portée au passif du bilan dans la rubrique
" capitaux propres assimilés ").

2
Code général de normalisation comptable

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Audit financier des immobilisations

Paiement à terme

La valeur d'entrée des biens, fondée sur le prix convenu, est indépendante des
modalités futures de règlement en cas de paiement différé.

Clause d'indexation de la dette

En cas de règlement différé avec indexation de la dette, les variations de l'indice


retenu restent sans influence sur la valeur d'entrée.

•Clauses de révision de la dette

Lorsque le prix n'est pas définitivement fixé à la date d'entrée de l’immobilisation, la


valeur d'entrée est modifiée, en hausse ou en baisse, en fonction des stipulations du
contrat, jusqu'à fixation du prix définitif.

•Immobilisations obtenues en " crédit-bail "

Ces biens n'entrant pas dans le patrimoine de l'entreprise ne peuvent figurer à l'actif de
son bilan aussi longtemps que n'est pas levée " l'option d'achat ".

En cas de levée de cette option, le bien est inscrit en " immobilisations " pour le prix
résiduel fixé dans le contrat.

•Ensembles immobiliers

La valeur d'entrée d'un ensemble immobilier, tel un terrain construit ou un immeuble


acheté, doit être ventilés entre ses deux éléments constitutifs :

- La valeur d'entrée du terrain ;

- La valeur d'entrée de la construction.

•Immobilisations acquises conjointement ou produites conjointement

La valeur d'entrée de ces immobilisations est déterminée à partir de leur coût global
d'achat ou de production, proportionnellement à la valeur relative qui peut être
attachée à chacune de ces immobilisations dès qu'elles peuvent être individualisées. »

15
Audit financier des immobilisations

3.1.2. Immobilisation amortissables : valeur nette d'amortissements


•Immobilisations amortissables

« Ce sont celles dont le potentiel de service attendu s'amoindrit normalement avec le


temps en raison :

- de phénomène d'usure ou de désuétude ;

- d'inadaptation aux conditions changeantes de la technique ou de l'économie


(obsolescence) ;

- de toute autre cause.

Ces amoindrissements de potentiel, de caractère prévisible et définitif ont pour


conséquence la constatation d'une réduction progressive de la valeur de
l’immobilisation, tout au long de son utilisation, jusqu'à une " valeur résiduelle "
souvent très faible, voire nulle, à la fin de la durée d'utilisation de l’immobilisation.

•Amortissement des immobilisations

L'amortissement est la répartition de la différence entre la valeur d'entrée et la valeur


résiduelle, (ou montant " amortissable " sur la durée d'utilisation de l'immobilisation.

Cette durée d'utilisation prévisionnelle peut être :

* Soit la " durée de vie " probable de l'immobilisation, laquelle est appréciée en
fonction de facteurs physiques (usure ...) ou économiques (obsolescence, marché ...)
qui la conditionnent.

A la fin de la " durée de vie ", la valeur résiduelle prévisionnelle est généralement à
considérer comme nulle ; le montant amortissable est alors égal à la valeur d'entrée ;

* Soit une " durée d'utilisation " propre à l'entreprise, inférieure à la durée de vie, et
choisie en fonction de sa politique ou de sa stratégie (renouvellement systématique au
bout de n années), ou d'autres facteurs (exemple : limites juridiques légales ou
contractuelles d'utilisation ...).

16
Audit financier des immobilisations

Dans cette hypothèse, la valeur résiduelle prévisionnelle est en principe relativement


importante ; elle doit faire l'objet d'une estimation raisonnable en fonction du prix de
cession probable exprimé en dirhams à la date d'entrée, ramené le plus souvent à un
pourcentage de cette valeur d'entrée ; le montant amortissable est alors égal à la
différence entre la valeur d'entrée et cette valeur résiduelle.

•Plan d'amortissement

La répartition systématique du montant amortissable sur chaque exercice pendant la


durée d'utilisation du bien constitue le " plan d'amortissement " de l'immobilisation.

Ce plan prend la forme d'un tableau préétabli faisant apparaître le montant des
amortissements successifs, leur cumul à la fin de chaque exercice ainsi que la " valeur
nette d'amortissements " en résultant.

Dans le cas particulier où ce tableau ne peut être préétabli, du fait que l'amortissement
annuel est calculé en fonction d'un paramètre physique ou économique (exemple :
nombre d'heures d'utilisation, nombre d'unité physiques fabriquées, nombre de
kilomètres parcourus ...), la règle retenue doit être clairement mentionnée dans le
tableau d'amortissement (mention du nombre d'unités préétabli correspondant au
montant amortissable).

Le mode de répartition de l'amortissement sur les différents exercices doit être choisi
sur la base de considérations essentiellement économiques : il peut conduire à des
amortissements annuels constants (méthode de l'amortissement linéaire), dégressifs ou
plus exceptionnellement progressifs.

•Début et fin du calcul de l'amortissement

Le calcul de l'amortissement est opéré dans les conditions suivantes :

Début du calcul :

L’amortissement est calculé à compter de la date de réception de l'immobilisation


acquise ou de la livraison à soi-même de l'immobilisation produite. L'entreprise peut

17
Audit financier des immobilisations

différer le calcul de l'amortissement jusqu'à la date effective de mise en service


lorsque l'immobilisation ne se déprécie pas notablement avec le temps.

Fin de calcul :

L’amortissement est calculé jusqu'à la date de sortie du patrimoine de l'immobilisation


dans la limite de la valeur d'entrée ;

En cas de sortie de l'immobilisation en cours d'exercice, il y a lieu de comptabiliser


l'amortissement couru depuis le début de l'exercice jusqu'à la date de sortie du bilan,
pour déterminer la valeur nette d'amortissements de l'immobilisation à cette date.

Lorsque le cumul des amortissements est égal à la valeur d'entrée, le calcul est arrêté,
et le bien figure au bilan pour une valeur nette d'amortissements nulle et y reste inscrit
aussi longtemps qu'il n'est pas cédé ou retiré du patrimoine. »3

3.1.3. Valeur actuelle :


« Conformément aux méthodes d’évaluation, la valeur actuelle d'une immobilisation
incorporelle ou corporelle est déterminée à partir du marché et de l'utilité du bien pour
l'entreprise.

La référence du marché est normalement le prix actuel d'achat de l'immobilisation (à


la date de l'inventaire), majoré des charges accessoires d'achat et d'installation, ou le
coût actuel de production pour les immobilisations produites par l'entreprise pour elle-
même et n'ayant pas d'équivalent sur le marché ; ces coûts sont corrigés en baisse en
fonction de l'usure ou de l'âge de l'immobilisation.

L'utilité du bien pour l'entreprise doit être tout particulièrement prise en considération
car l'immobilisation doit être évaluée dans l'état et le lieu où elle se trouve en fonction
de son utilisation future par l'entreprise.

Dans cette évaluation, il est normalement supposé que l'entreprise restera en


continuité d'exploitation" tout au long de la durée d'utilisation prévue du bien.

3
Code général de normalisation comptable.

18
Audit financier des immobilisations

Tenant compte de ces références, la valeur actuelle de l'immobilisation peut être


considérée comme étant le prix qu'accepterait d'en donner un acquéreur éventuel de
l'entreprise dans l'état et le lieu où elle se trouve.

La valeur actuelle de l'immobilisation ne doit pas, en conséquence, être confondue


avec son prix actuel de revente éventuelle.

En revanche, en l'absence de continuité d'exploitation, la valeur actuelle doit tenir


compte de la perspective plus ou moins proche de cession voire de liquidation de
l'entreprise ou de la branche d'entreprise concernée, ou de celle de la cession de
l'immobilisation ; la référence de marché devient alors le prix probable de cession
sous déduction des frais relatifs à cette cession (tels que démontage, transport ...). »4

4. Traitements fiscaux
A ce niveau nous allons appréhender les aspects nécessitant un traitement fiscal
particulier

4.1. Amortissements dérogatoires


Devant être justifié exclusivement par des considérations d'ordre économique,
l'amortissement comptable ne coïncide pas systématiquement avec l'amortissement
fiscal ou réglementaire autorisé :

- lorsque l'amortissement fiscal est inférieur à l'amortissement comptable, ce dernier


est maintenu en écritures, la différence faisant l'objet d'une " réintégration " fiscale
extra comptable ;

- lorsque l'amortissement fiscal est supérieur à l'amortissement comptable, il y a lieu


de porter dans les " provisions réglementées " l'excédent de l'amortissement fiscal sur
l'amortissement comptable dénommé " amortissement dérogatoire ".

4.2. Voitures de tourisme :


•Voitures appartenant à l’entreprise :

4
Code général de normalisation comptable.

19
Audit financier des immobilisations

En ce qui concerne les voitures de tourisme dont la valeur excèdent 300 000 dirhams
toutes taxes comprises, ils sont subit à un traitement spécifique au niveau des
amortissements.

Ce traitement consiste à réintégrer fiscalement le reliquat excédant l’amortissement


calculé sur la base des 300 000 dirhams autorisée par la législation fiscale.

Voiture faisant l’objet d’un contrat de crédit-bail :

Afin de réserver un traitement fiscale identique au véhicules acquis par les


entreprises et à ceux qui l’utilisent dans le cadre d’un contrat de location ou de crédit
bailla loi a prévue également la limitation de la déduction du montant des
amortissement présumé compris dans les redevances dues au titre des contrats de
location ou de crédit-bail des véhicules dont le coût d’acquisition ttc est supérieur à
200 000 Dhs.

Ainsi lorsqu’une entreprise utilise un véhicule de transport de personne dont le


coût d’acquisition est supérieur à 200 000 Dhs, elle doit réintégrer au résultat fiscal de
l’exercice considéré, et ce d’une manière extra comptable, la part des amortissements
réputées non déductible et présumée être comprise dans le montant des redevances
passées en charges.

4.3. Provisions pour investissement :


« Les entreprises sont autorisées à constituer en franchise d’impôts sur les sociétés
des provisions pour investissement, à hauteur de 20% de leur bénéfice imposable, en
vue d’investir en biens d’équipement, matériel et outillage (à l’exclusion toutefois des
terrains, des constructions autres qu’à usage professionnel et des véhicules de
tourisme), dans la limite de 30% de la valeur totale de l’investissement projeté.

En outre, les entreprises peuvent affecter tout ou partie de la provision pour


investissement aux opérations de restructuration et à la recherche et développement,
étant précisé que selon l’administration, lorsque la provision est utilisée pour
l’acquisition des biens d’équipement et des opérations de recherche et développement,
le montant total de la provision ne doit pas dépasser 30% de la valeur de ces biens.

20
Audit financier des immobilisations

La provision constituée à la clôture d’un exercice déterminé soit être inscrite au


passif du bilan, sous une rubrique distincte. Par ailleurs, la société doit présenter
l’appui de toute provision constituée, un état faisant ressortir la nature et le montant de
l’investissement projeté, afin de permettre à l’administration de suivre l’apurement de
la provision.

La provision pour investissement doit être utilisée avant la fin de la troisième


année suivant celle de sa constitution (cette durée étant portée à cinq ans pour les
sociétés de transport et de pêche côtière). Toute provision qui n’est pas utilisée
conformément à son objet est rapportée d’office au résultat de l’exercice au cours
duquel elle a été constituée ou à défaut, au premier exercice non prescrit, sans
préjudice de sanctions prévues pour défaut ou insuffisance de versement de l’impôt.
Les provisions utilisées conformément à leur objet peuvent être portées à un compte
de réserves, les sommes portées à ce compte ne pouvant recevoir d’affectation autre
que l’incorporation au capital social ou l’imputation sur le déficit reportable.

4.4. Les plus ou moins-values d’actif :


Le régime des plus-values et des moins-values d’actifs s’applique aux cessions
d’éléments d’actif immobilisés ; le régime fiscal diffère selon que la cession a été
réalisée en cours d’exploitation ou en fin d’exploitation.

Cessions intervenant en cours d’exploitation :

En principe, les plus-values provenant des cessions réalisées en cours


d’exploitation sont taxables comme un bénéfice ordinaire, à l’impôt sur les sociétés.

Cependant, les entreprises peuvent bénéficier sur option :

Soit d’un abattement appliqué sur les plus-values nettes globales, dont les taux varient
en fonction de la durée de détention des actifs immobilisés en cause :

- 25% si le délai écoulé entre l’année d’acquisition de chaque élément cédé et celle de
sa cession est supérieure à deux ans et inférieur à quatre ans ;

- 50% si le délai est supérieur à quatre ans et inférieur ou égal à huit ans ;

21
Audit financier des immobilisations

- 70% si ce délai est supérieur à huit ans. soit d’une exonération totale, si la société
s’engage à réinvestir la totalité du montant de la cession (et non la plus-value) de cet
élément d’actif, dans les trois ans suivant la date d’expiration de l’exercice de cession,
dans l’acquisition des biens d’équipement ou d’immeubles réservés à son exploitation,
qu’elle s’engage à conserver pendant cinq années au moins. Lorsqu’il s’agit de
terrains non bâtis l’exonération est subordonnée à l’affectation desdits terrains à
l’exploitation de l’entreprise ou à l’édification de constructions destinées au même
usage.

A défaut du respect de ces engagements de réinvestissements et de conservation, le


montant de la plus-value initialement exonéré est réintégré (après application des
abattements de 25%, 50% ou 70%) au bénéfice imposable de l’exercice de cession (ou
s’il est prescrit, au premier exercice de la période non prescrite), au prorata des
sommes non réinvesties ou désinvesties. »

5. L’inventaire physique des immobilisations


5.1. Pourquoi un inventaire physique ?
La loi 9-88 relative aux obligations comptables des commerçants précise dans son
article 5 :

« La valeur des éléments actifs et passifs de l’entreprise doit faire l’objet d’un
inventaire au moins une fois par exercice, à la fin de celui-ci ».

« Les immobilisations corporelles ou équipements durables constituent l’autre


ressource des entreprises et des collectivités. Depuis fort longtemps, les entreprises
anglo-saxonnes portent une attention particulière au tracking des matériels. »5

«Au Maroc, la gestion des immobilisations prend de l’ampleur de plus en plus.


Ainsi, les immobilisations bénéficient aujourd’hui de la mise en place de nouveaux
logiciels informatiques de gestion et de suivi du patrimoine immobilier. Enfin,
l’impact de la fiscalité a incité de nombreuses entreprises à abandonner une gestion

5
Les nouveaux instruments financiers : Guide de l’audit en entreprise ; de Jean François ABADIE
édition CLEI

22
Audit financier des immobilisations

approximative de leurs actifs immobiliers au profit de nouvelles méthodes et


techniques offerte par le marché.

L’expérience prouve que le fichier des immobilisations reflète de façon imparfaite


la réalité.

Les services comptables et techniques jugent souvent que ces fichiers manquent de
fiabilité, pour défaut de mise à jour. Nous allons rappeler les causes, les aspects liés à
l’inventaire physique des immobilisations :

Les situations à l’origine du besoin d’un inventaire physique :

 Le nombre important des immobilisations appartenant à l’entreprise ;


 Le défaut d’un suivi régulier du patrimoine immobilisé (mouvements entre
différents sites, dépréciations anormales ;…..)

Les risques liés à l’ignorance de l’obligation de l’inventaire physique :

Ils sont importants, à titre indicatif nous citons :

 infraction de la loi comptable ;


 Constatation des immobilisations inexistantes
 Surévaluation des immobilisations
 Coût fiscal élevé …..
 Les apports

Au niveau Comptable

 Vérification de la régularité et de la véracité des valeurs immobilières


 Respect de l’obligation légale de réaliser un inventaire annuel
 Suivi et appréhension des aspects liés à la gestion des immobilisations
(dépréciations anormales, mouvements entre différents sites,…)

Au niveau fiscal :

 Optimisation de la charge fiscale liée à la patente et la taxe urbaine.


 Distinction entre immobilisations et charge.

23
Audit financier des immobilisations

Au niveau technique

 Mise en concordance du fichier comptable avec la gestion physique des biens.


 Découpage et regroupement des immobilisations selon les principes
techniques applicable au sein de l’entreprise.
 Harmonisation du suivi des biens avec d’autres applicatifs.

Au niveau Analytique

 Répartition de l’analyse des coûts.


 Abonnement des amortissements
 Amélioration de la connaissance des coûts de gestion.

5.2. La prise d’inventaire physique


La prise de l’inventaire physique des immobilisations passe par la réalisation des
tâches suivantes :

 Elaboration de la procédure de l’inventaire physique


 Mise en œuvre des opérations de comptage
 Centralisation des résultats de comptage
 Réconciliation des résultats obtenus et des données comptabilisées
 Prise en charge des ajustements
5.2.1. L’exploitation des données de l’inventaire et rapprochement avec
les données comptables
Définition : le rapprochement consiste à établir une concordance entre les biens
inventoriés et le fichier des immobilisations

•Principes du rapprochement

Le rapprochement entre fichiers comptable et physique

Ces deux fichiers possèdent deux catégories de critères communs :

 Critères codifiés
 Le lieu géographique
 La notion de biens immatriculables ou dénombrables
 Critères non codifiés

24
Audit financier des immobilisations

 Informations relatives à l’ancien numéro d’inventaire, à la description, à la


marque, au type et au modèle.

Le principe du rapprochement réside dans la mise en correspondance d’un ou


plusieurs de ces critères par itérations successives. Ces itérations sont réalisées soit
par traitement automatique soit par pointage manuel.

Le résultat du rapprochement permettra, pour chaque immobilisation mise en


correspondance avec un bien physique, de confirmer:

 L’existence d’une part


 L’affectation et la localisation de l’autre part.

5.2.2. Détermination des écarts


Le rapprochement entre le fichier des biens physiques inventoriés et le fichier
comptable mettra en évidence deux catégories d’écarts :

Biens comptables non rapprochés :

Ces biens représentent ceux étant de nature inventoriable mais dont la quantité
présente en comptabilité excède celle relevée sur le terrain. Cet écart peut être causé
par plusieurs événements :

 Mises au rebut non signalées au service gestionnaire.


 Utilisation dans des locaux externes.
 Transfert sur d’autres sites.
 Perte de certains biens …
Biens physiques non rapprochés :

Cet écart est constitué par les biens inventoriés dont la quantité relevée sur le
terrain excède celle présente en comptabilité et peut être causé par plusieurs
événements :

 Non enregistrement en immobilisation d’investissements passés en charge.


 Indication lors des relevés d’inventaire d’un mode erroné de détention
(propriété au lieu de location)
 Non-respect du marquage imposé par la procédure transitoire

25
Audit financier des immobilisations

 Biens indûment écartés de la comptabilité


 Biens reçus à titre gracieux
 Biens appartenant à d’autres entités et prêtés à l’entreprise
 Biens identifiés à l’unité, faisant partie à l’origine d’un ensemble comptable.

5.2.3. Régularisations des écarts


Les écarts mis en évidence au terme de la phase de rapprochement (biens
comptables non retrouvés sur le terrain, biens physiques sans correspondance
comptable) seront proposés à l’organe habilité à approuver les écritures de
régularisation y afférentes.

L’ensemble des données du rapprochement sera regroupé et commenté dans un


rapport de synthèse qui servira de document de référence pour appuyer les
ajustements comptables à constater. »

Partie II : Démarche d’audit des immobilisations

I. Objectifs et procédure d’audit des immobilisations

1. Objectifs de l’audit des immobilisations


Pour émettre une opinion fondée, l’auditeur doit veiller au respect des sept principes
suivants:
 Exhaustivité : toutes les transactions liées aux immobilisations qui auraient dû
être enregistrés l’ont bien été.
 Exactitude : les immobilisations sont comptabilisées dans leurs propres
comptes, car une comptabilisation inadéquate peut entraîner un mauvais calcul des
dotations aux amortissements. La comptabilité doit différencier entre les
investissements et les charges d’entretien.
 Séparation des exercices : ça veut dire que toutes les transactions liées aux
immobilisations ont été enregistré dans la bonne période car les mises en service des
immobilisations ont un impact direct sur les dotations aux amortissements.
 Valorisation : cette assertion exige une évaluation correcte de
l’immobilisation, l’estimation de la valeur de l’immobilisation lorsqu’elle est produite

26
Audit financier des immobilisations

par l’entreprise doit faire l’objet d’un suivi particulier de l’auditeur. ce dernier doit
s’assurer que l’ensemble des frais immobilisés sont conformes au PCG : risque de
surestimation ou de sous-estimation du résultat.
 Droits et obligations : la société doit tenir à jour le registre des
immobilisations, elle doit aussi effectuer un inventaire des immobilisations afin de
s’assurer de leur état (dépréciation exceptionnelle)
 Présentation : chaque immobilisation devrait être rattachée au poste qui lui
est désigné afin que le lecteur ait une idée claire sur les immobilisations de
l’entreprise
 Existence : les écritures comptables sont fondées sur des flux existants. Le
risque est que des écritures soient passées sans fondement juridique précis.

2. Procédures d’audit des immobilisations

2.1. Risques d’audit liés aux immobilisations


Les risques d’audit peuvent être analysés selon les principes essentiels auxquels
doivent répondre les comptes d’immobilisations à savoir :
1- Les risques liés à la réalité ;
2- Les risques liés à l’exhaustivité ;
3- Les risques liés à la valorisation.
Ces risques généraux peuvent être détaillés de différentes manières. Nous proposons
de les analyser en deux grandes catégories de risques :
Les risques inhérents, qui sont des risques induits naturellement par chaque
type d’activité économique quel que soit l’entité économique qui les entreprend ;
Les risques de procédure : en vue de faire face aux risques inhérents ci-dessus
l’entreprise se trouve obliger de mettre en place un dispositif « de contrôle interne ».
Les risques de procédures expriment ainsi les failles de ce dispositif à éviter ou à
alerter sur la possibilité ou la survenance effective d’un risque inhérent.

2.1.1. Risques liés à la réalité des immobilisations


Les risques généraux qui peuvent touché la réalité des immobilisations se résument
comme suit :
 La comptabilisation d’actifs fictifs ;

27
Audit financier des immobilisations

 La sortie ou la perte non comptabilisées d’actif.


Si ces risques surviennent, la réalité comptable des immobilisations se trouve
surestimée par rapport à leur réalité « physique » (en particulier pour les
immobilisations corporelles).
Pour les immobilisations qui n’ont pas de matérialisation physique (certaines
immobilisations incorporelles telle que la recherche et développement …), la réalité
est généralement établie grâce à la justification, par des pièces et documents
juridiques authentiques et probants (factures, contrats, procès-verbaux, décomptes…),
qui concernent l’entreprise.
Basée sur la notion de patrimoine, la réalité « physique » d’une immobilisation est liée
à une réalité juridique. L’immobilisation corporelle est définie comme étant « une
chose sur laquelle s’exerce un droit de propriété ».
Cependant, à cette réalité juridique il y a deux exceptions :
 La première d’ordre particulier : en effet, certaines immobilisations
incorporelles telles que les brevets, les marques, les droits similaires peuvent être
inscrits à l’actif sans être nécessairement la propriété de l’entreprise ;
 La seconde d’ordre général : en effet, l’entreprise peut, sous certaines
conditions, déroger au principe de la patrimonialité et adopter le principe de la
prééminence de la réalité sur l’apparence juridique retenu par l’IASCF. La norme n° 9
de cette instance internationale stipule que « les transactions et autres événements de
la vie de l’entreprise doivent être enregistrés et présentés conformément à leur nature
et à leur réalité financière sans s’en tenir uniquement à leur apparence juridique ».
Ainsi, exception faite des cas ci-dessus la réalité physique des immobilisations
inscrites en comptabilité doit être appuyée par une réalité juridique.
Les principales sources des risques liés à la réalité des immobilisations se détaillent
comme suit :
 Risques inhérents : ces sources se rapportent à des caractéristiques relatives
aux activités, aux structures et aux politiques de l’entreprise telles que :
 l’implantation géographique éparpillée ;
 l’évolution technologique trop rapide ;
 des participations dans des secteurs en crise ;
 des échecs fréquents des projets de recherche ;

28
Audit financier des immobilisations

 des équipements acquis à l’étranger ;


 des emballages consignés auprès des revendeurs, …
 Risques de procédure : ces facteurs concernent la qualité des procédures en
place dans l’entreprise et en particulier à leur capacité à prévenir ou détecter ces
risques. Aussi, quel que soit l’activité, la structure et les politiques de l’entreprise, le
dispositif de contrôle interne doit intégrer des contrôles-clés dont l’objectif est de
prévenir ou détecter ces risques. Ces contrôles clés sont multiples et comprennent
principalement :
 une organisation basée sur la séparation des tâches d’engagement, de
réception, de
 conservation, de comptabilisation et de contrôle des immobilisations ;
 des inventaires physiques des immobilisations et leur rapprochement avec ce
qui figure dans les comptes ;
 le suivi du budget d’investissement et le contrôle régulier des
réalisations/prévisions ;
 la confirmation et contrôle régulier des immobilisations détenues par des
tiers…

2.1.2. Risques liés à l’exhaustivité des immobilisations


Le non exhaustivité des immobilisations se matérialise par les risques généraux
suivants :
 Entrées d’actifs non comptabilisées ;
 Entrées d’actifs comptabilisées à tort en charges ;
 Sorties ou pertes fictives comptabilisées.
Le non exhaustivité se traduit souvent par une minoration de la réalité comptable des
immobilisations par rapport à leur réalité physique et juridique.
Les sources de risques liés à l’exhaustivité des immobilisations sont multiples et
peuvent être classés en :
 Risques inhérents :
 implantation géographique éparpillée des sites administratifs et des sites de
production ;

29
Audit financier des immobilisations

 importance et fréquence des dépenses d’entretien, de réparation et leur


diversité ;
 composition complexe de coûts des immobilisations (coûts des matières,
charges engagées par l’entreprise, frais d’approche …).
 Risques de procédure : ces sources engendrées par l’incapacité des procédures
de contrôle à détecter ou prévenir le risque de non exhaustivité. Ceci se matérialise
souvent par les failles suivantes :
 absence d’une séparation des tâches liées à l’engagement, la réception, la
conservation, la comptabilisation et au contrôle des immobilisations ;
 absence de procédures permettant le respect d’une bonne séparation des
exercices ;
 absence des règles claires et préalablement définies de distinction entre
charges et immobilisations ;
 absence d’inventaires physiques et de raccordements avec la comptabilité …

2.1.3. Risques liés à l’évaluation des immobilisations


Les risques liés à l’évaluation des immobilisations sont appréhendés en égard au
respect des principes, méthodes et règles de présentation comptables. Ils se traduisent
par des mouvements ou situations d’immobilisations (entrées, sorties ou valeurs
d’inventaire) :
 Mal évalués ;
 Comptabilisés dans la mauvaise période ;
 Comptabilisés dans le mauvais compte ;
 Mal totalisés ou centralisés.
Les sources de risques liés à l’évaluation des immobilisations peuvent se résumer
comme suit :
 Risques inhérents :
 équipements acquis à l’étranger ;
 complexité et multiplicité de certains coûts d’immobilisations ;
 abandon d’activité ou de branches d’activité ;
 système comptable à prédominance manuelle.
 Risques de procédure, qui découlent souvent des situations suivantes :

30
Audit financier des immobilisations

 absence de règles claires et précises en matière de composition et de suivi des


coûts d’immobilisations acquises ou produites ;
 inadéquation de la politique d’amortissement par rapport aux durées de vie
économique et aux taux d’usage dans le secteur d’activité ;
 mauvaise application des règles comptables…
Signalons que si les risques ne peuvent être complètement éliminés, ils peuvent tout
au moins être considérablement réduits en maîtrisant les sources des risques de non
maîtrise.
En effet, si les premiers risques sont indépendants de la volonté et de l’action de
l’entreprise, les seconds dépendent fortement de ces deux facteurs.
Par ailleurs, à côté des risques liés à l’entreprise et à son contrôle interne, il existe des
risques liés à l’auditeur lui-même à savoir :
 les risques liés à l’utilisation de procédures d’audit inadaptées ou incomplètes ;
 les risques liés à une mauvaise application des procédures d’audit ;
 le risque d’échantillonnage.
La diversité de ces risques doit être connue. Elle ne manquera pas d’avoir un impact
certain sur l’opinion de l’auditeur.

II. Contrôle interne : Objectifs et principes


Le contrôle interne du module immobilisation se fait essentiellement en deux étapes :
Tout d’abord, documenter et évaluer les flux de transaction, les processus et
les contrôles ou en d’autres termes comprendre les procédures et les contrôles mis en
place par l’entreprise notamment en ce qui concerne l’acquisition, la cession, la mise
au rebut et le transfert des immobilisations ;
Ensuite, tester et documenter le contrôle de pilotage du cycle des
immobilisations, en d’autre terme, repérer les points faibles relatifs aux procédures et
évaluer les risques d’erreurs de telle manière à s’assurer que les objectifs
d’exhaustivité, de réalité, d’exactitude et de protection des actifs sont atteints.

31
Audit financier des immobilisations

1. Documenter et évaluer les flux de transaction, les processus et les


contrôles
A partir des descriptions de flux recueillies au cours de la phase préliminaire, l’on doit
documenter les procédures et les contrôles mis en place sur le cycle, à savoir :
 Identifier tous les flux de transaction significatifs, de la source à la balance
générale, en identifiant dans chaque cycle les fonctions clés ;
 Identifier les contrôles portant sur les applications y compris les contrôles
manuels et informatiques (procédures programmées, ..) ;
 Identifier les indicateurs clés à collecter (ou identifier les principaux
indicateurs que recueille la société), portant sur les données accumulées et les données
permanentes. Cette documentation une fois obtenue, peut être schématisée dans des
diagrammes de circulation. En effet, ces diagrammes sont le meilleur moyen pour
décrire les procédures de manière synthétique et concise.
Les contrôles relevés devront être rattachés aux objectifs de contrôle suivants :
 Exhaustivité de la saisie: En effet, il faudrait s’assurer qu’il y a une procédure
fiable permettant d’enregistrer les écritures relatifs à tous les mouvements des
immobilisations à savoir: acquisition, cession, mise au rebut, transfert;
 Exactitude de la saisie: Cette étape pourra notamment être vérifiée au niveau
du contrôle des comptes. A partir des pièces probantes on peut vérifier l’exactitude de
l’enregistrement;
 Autorisation: tout mouvement d’immobilisation doit être soumis à un visa de
la part de la personne habilité à cela.
 Sécurité d’accès aux actifs et aux enregistrements : L’existence physique
des biens doit être réelle, c’est pourquoi, il est nécessaire de sécuriser leurs accès et
les enregistrements qui leur sont relatifs ainsi que de vérifier la fiabilité des
procédures surtout celles de cessions et de mises au rebut.

2. Tester et documenter le contrôle du pilotage du cycle des


immobilisations :
Après avoir pris connaissance des contrôles et des procédures mis en place, il faut
s’assurer que :
a) Les immobilisations sont correctement comptabilisées et contrôlées :

32
Audit financier des immobilisations

Ce contrôle est basé sur plusieurs tests à savoir la vérification que :


 Le registre des immobilisations est tenu de manière suffisamment détaillé
(année, identification, coût, amortissement cumulé, taux) ;
 La balance générale concorde avec le registre des immobilisations ;
 Les immobilisations acquises en leasing sont identifiées et comptabilisées
séparément;
 L’inventaire physique des immobilisations est fait régulièrement, les écarts
sont analysés et corrigés ;
 Les immobilisations font l’objet d’un contrat de maintenance.
b) Les acquisitions et cessions d’immobilisations sont correctement autorisées et
Comptabilisées :
La procédure de cession, acquisition et mise au rebut est adéquate et correctement
autorisée.
c) Les amortissements sont correctement calculés
Les amortissements sont correctement calculés en accord avec la loi comptable
(s’assurer que les taux d’amortissement des véhicules de tourisme sont conformes
avec la loi fiscale)

3. Evaluation du contrôle interne :


Pour résumer tout ce qui a été dit précédemment, un questionnaire par objectifs peut
être utilisé en vue d’une meilleure appréciation du contrôle interne.
Ce questionnaire fait référence au suivi des mouvements à l’inventaire physique, à
l’enregistrement, au suivi comptable et à la protection des immobilisations.
Concernant le concept de séparation des tâches, l’idée fondamentale est qu’aucun
employé ou groupe d’employés ne doit être en mesure à la fois de commettre et de
dissimuler des erreurs ou irrégularités dans le cadre de ses fonctions. En général, les
fonctions incompatibles, et qui doivent donc être dissociées, se résument à
l’autorisation ou approbation d’opérations affectant les actifs, protection des actifs et
comptabilisation des opérations. La grille de séparation de tâches permet de détecter
ce type d’incompatibilité.

33
Audit financier des immobilisations

Un exemple de cette grille ainsi que celui du questionnaire de contrôle interne


concernant la section immobilisations est présenté dans la seconde partie de ce
mémoire (cas pratique).
Cette étape d’audit formalise l’analyse des risques inhérents et des facteurs
stratégiques identifiés. Elle résume les principaux risques d’inexactitudes au niveau
des comptes pris individuellement et dans leur ensemble.
En outre, elle permet de réaliser un audit des comptes fondé sur les risques ce qui
génère des gains de productivité.
Ce qui va aider encore plus dans la suite de cette procédure, c’est la prise en
considération :
Pour chaque compte significatif :
 Tous les risques identifiés et les erreurs potentielles correspondantes ;
 Les contrôles mis en place par la direction sur lesquelles nous pouvons nous
appuyer ;
 L’étendue des procédures de validation nécessaires compte tenu des risques et
du contrôle interne.
Pour chaque erreur potentielle pour laquelle un risque accru est identifié :
 Soit mettre en œuvre les procédures de validation directes ;
 Soit tester le fonctionnement des contrôles qui réduisent ce risque identifié.
Pour chaque erreur potentielle pour laquelle aucun ne risque accru n’est
identifié :
 Soit mettre en œuvre des procédures intermédiaires ;
 Soit adopter une stratégie fondée sur la fiabilité des systèmes

III. Contrôle des comptes : Objectifs et Principes


L’objectif de l’appréciation du contrôle interne était d’identifier les forces et les
faiblesses du système examiné en précisant l’impact des faiblesses sur les états
financiers et de déterminer dans quelle mesure l’auditeur pourra s’appuyer sur ce
contrôle interne pour fixer la nature, l’étendue et le calendrier de ses travaux de
contrôle des comptes. Ainsi, en fonction des conclusions qu’il aura tirées de
l’appréciation finale du contrôle interne, l’auditeur procédera, sur la base d’un

34
Audit financier des immobilisations

programme de contrôle qu’il aura établi, aux investigations directes lui permettant de
collecter des éléments probants et fonder son jugement sur l’ensemble des
informations synthétisées dans les comptes annuels.
Les éléments probants désignent "les informations obtenues par l'auditeur pour
aboutir à des conclusions sur lesquelles il fonde son opinion. Ces informations ayant
servi à l'établissement des comptes et qui viennent corroborer des informations
provenant d'autre source". Bien que ces éléments soient collectés lors des différentes
phases d'un audit, c'est dans la phase finale qu'ils sont en principe le plus significatif.
L’auditeur suit des programmes de travail standard qui permettent d’orienter les
procédures de validation relatives aux comptes des immobilisations. En fonction des
risques identifiés lors de l’évaluation du contrôle interne, des procédures de validation
adaptées seront insérées dans ces programmes de travail. Ces derniers doivent être
modifiés et/ou complétés si l’équipe d’audit juge que les procédures de validation
prévues ne permettent pas de couvrir les erreurs potentielles de manière adéquate ou si
elles ne sont pas adaptées aux spécificités de la mission.
En définitive, l'objet de cette phase est de collecter les éléments probants pour
permettre à l'auditeur de donner son opinion sur les états financiers. Pour ce faire, ce
dernier peut faire appel à un ensemble d'outils de validation tels qu'ils sont décrits ci-
dessous.

1. Le tableau des mouvements des immobilisations corporelles


En vue de valider les valeurs brutes des immobilisations corporelles à la clôture de
l'exercice, un tableau des mouvements détaillant, par catégorie d’immobilisations
corporelles, les soldes d’ouverture et de clôture, les acquisitions, cessions de
l’exercice, ainsi que les amortissements cumulés d’ouverture , de clôture et enfin les
dotations et reprises relatives à l’exercice de manière à vérifier la formule suivante:
Immobilisations corporelles brutes à l'ouverture + Acquisitions de
l'exercice - Cession de l'exercice = Immobilisations corporelles brutes à
la clôture.
Ensuite il faut :
Vérifier l’exactitude arithmétique des soldes ;

35
Audit financier des immobilisations

Pointer le solde des immobilisations corporelles à l’ouverture aux papiers de


travail de l’exercice précédent ;
Pointer le solde des acquisitions et cessions avec les fichiers de la société ;
Pointer le solde des immobilisations à la clôture avec la balance générale et le
fichier immobilisations.
a- Rapprochement du tableau des mouvements avec le fichier des immobilisations :

Cette technique repose sur des contrôles par recoupements internes. Ainsi,
l’authenticité et la véracité des opérations relatives aux immobilisations seront
confirmées grâce au rapprochement du fichier immobilisations avec le tableau des
mouvements.
b. Rapprochement du tableau de mouvements avec la balance générale :

L’étape suivante consiste à rapprocher le tableau des mouvements avec la balance


générale.

c- Les contrôles physiques :

L’objectif du contrôle physique est d’effectuer un rapprochement entre les fichiers des
immobilisations et à ce qui existent réellement. Pour un certain nombre de postes
d'immobilisations, ce contrôle présente peu d'intérêt. Pour les terrains pour s’assurer
de son existence il existe un meilleur outil de contrôle ; c’est la confirmation par la
conservation des hypothèques. Pour les bâtiments, la méthode présente davantage
d'intérêt, mais elle est globale, c'est-à-dire que l'on pourra constater que sur un
emplacement donné, est bien érigé un bâtiment dont il est fait mention dans les
comptes. L'auditeur pourra tout de même se faire une opinion sur la vétusté de
l'équipement et vérifier si son utilisation entre dans le cadre de l'objet social.
L'observation physique ne pourra que difficilement être pratiqué sur les agencements
et installations qui, par définition, constituent des immeubles par destination et sont
difficilement individualisables. C'est surtout à la catégorie des biens meubles que
pourra être appliquée cette technique.
Le réviseur pourra effectuer deux contrôles : il partira du fichier des immobilisations
pour constater ensuite l'existence des biens. De même, il notera, lors de la visite des
locaux, les caractéristiques de certains équipements choisis par lui et se fera présenter
par la suite les fiches comptables correspondantes. Mais il faut reconnaître que cette

36
Audit financier des immobilisations

technique de contrôle n'est applicable que s'il existe un bon contrôle interne des
immobilisations. Ceci suppose une organisation appropriée dont les éléments
principaux sont :
 Une nomenclature des immobilisations ;
 Un fichier des immobilisations comportant le numéro de nomenclature et la
localisation de l'immobilisation ;
 Des fichiers des mouvements d'immobilisations portant l'autorisation du
mouvement ;
 Des inventaires physiques périodiques effectués par l'entreprise.
Il doit donc exister une véritable comptabilité des immobilisations. L'auditeur peut
effectuer ce contrôle en cours d'exercice et profiter notamment d'un inventaire
physique fait par l'entreprise.

2. La revue analytique des variations


L’examen analytique est un ensemble de procédures de révision reposant sur des
techniques différentes et consistant à :
 Faire des comparaisons entre les données résultant des comptes et des
données antérieures,
 postérieurs ou prévisionnelles de l’entité ou des données similaires afin
d’établir des relations entre elles ;
 Analyser les variations significatives et les tendances ;
 Étudier et analyser les éléments résultant de ces comparaisons.

Elle consiste en un examen des éléments composantes un solde. Cette technique


permet d’examiner les opérations ou groupe de comptes qui sont significatifs par
rapport au solde et assortir les mouvements semblent anormaux.
Ainsi l’auditeur retiendra un compte dont le solde est important ou inhabituel.
La comparaison de données absolues :
Cette technique consiste à faire des analyses de données de l’exercice par rapport :
 À celle des périodes précédentes pour dire si l’évolution est cohérente ;
 À celles issues d’un budget pour voir si les objectifs fixés ont été atteints ;

37
Audit financier des immobilisations

 Aux mêmes données d’entreprises comparables pour identifier les


particularités d’une entité.
La comparaison de données relatives :
Il s’agit de déterminer et d’analyser les ratios significatifs (ratios d’exploitation, de
structure du bilan ou de rotation). Appelée aussi contrôle indiciaire cette technique a
l’avantage d’être pertinente dans la mesure où elle fait référence à plusieurs données
obtenues de façon indépendante.
L’analyse des tendances :
À ce stade, cet examen consiste à procéder à l’analyse des différents résultats, issus de
la comparaison de données absolues ou relatives, en essayant d’en tirer des règles plus
précises sur les relations qui existent entre les données utilisées.
Remarque : La revue analytique est très large à étudier. En audit c’est l’élément le
plus important qui complète l’évaluation du contrôle interne et conforte l’auditeur
dans sa conviction. Elle sera comparée à du ciment servant à coller les briques en
construction.

3. Vérification de la distinction charge immobilisation


Pour vérifier la comptabilisation des investissements en immobilisations, l’auditeur
peut réaliser un test sur les charges d’exploitation, plus particulièrement sur les
charges d’entretien, afin de s’assurer qu’elles ne comportent pas de dépenses
immobilisables.

4. Test sur les acquisitions d’immobilisations


La régularité des opérations affectant les immobilisations comptabilisées à l’actif du
bilan peut être contrôlée par un test visant à vérifier pour les principales acquisitions
de l’exercice : le caractère immobilisable de la dépense portée en compte
d’immobilisations, la propriété juridique des immobilisations, un examen des pièces
justificatives telles les factures. Pour les acquisitions, il faut valider :
 La comptabilisation hors taxe de celle-ci ;
 Le caractère immobilisable ;
 Le rattachement à l'exercice.

38
Audit financier des immobilisations

5. Test sur les cessions d’immobilisations


Après la récupération du détail des cessions, il faut choisir les montants les plus
importants des factures de vente afin de les pointer. L'amortissement des biens cédés
doit être pointé au Listing des amortissements, la VNC et le prix de vente au compte
de produits et charges.
L’auditeur procéder généralement à un examen des pièces justificatives (facture de
cession, acte notarié, procès-verbal de mise au rebut,), au recoupement des sorties
d’immobilisations avec les produits et charges exceptionnels sur opérations de capital
et au contrôle du traitement de la TVA sur les cessions. Toutes les pièces justificatives
relatives à cette opération ont été validées.
Remarque: Il faut que le scope soit supérieur à 70% du total des acquisitions/cessions à
du montant global des acquisitions/cessions de l'exercice pour que le risque soit minime.

6. Validation des amortissements


S’agissant des amortissements, l’auditeur procède :

 À l’examen des principes retenus par l’entreprise pour s’assurer de la


cohérence des principes de l’exercice antérieur.
 À l’examen de l’application des modes et taux d’amortissement conformes à
la réglementation fiscale ;
 À la vérification par sondages des taux et modes d’amortissement utilisé pour
les immobilisations acquises au cours des exercices antérieurs ;
 Au contrôle du calcul de la dotation aux amortissements pratiquée sur les
principales immobilisations acquises au cours de l’exercice ;
 Au contrôle du calcul des amortissements dérogatoires.
 À un travail particulier sur les immobilisations en cours. Il s’assure
notamment qu’elles ne doivent pas donner lieu à la constatation d’un amortissement.

39
Audit financier des immobilisations

Etude d’un cas pratique

I. Prise de connaissance de l’entreprise ABC

1. Présentation et activité de la société ABC


La société ABC opère dans un secteur industriel doté de la personnalité civile et de
l’autonomie financière.
Les droits et obligations de la société ABC sont définis dans un cahier des charges,
approuvé par décret, définissant les conditions techniques, administratives et
financières relatives à l’exploitation des ouvrages de production, de transport et de
distribution.
La mission d'audit financier qui a été confiée au cabinet Coopers & Lybrand et qui
s'est déroulée suivant des normes internationales reconnues, avait pour but la
certification des états de synthèse de la société ABC.
En effet, après avoir procédé à une prise de connaissance générale de l'entreprise, un
examen du contrôle interne a été opéré, puis, nous avons procédé à un contrôle des
comptes.
Les conclusions de cet audit ont été assorties de recommandations et de conseils
adressés aux dirigeants de l'entreprise.
A travers ce cas, nous essaierons de traiter spécifiquement la section immobilisations
corporelles de cette entreprise, en appliquant certains des contrôles et des procédures
cités au niveau de la première partie de ce rapport.
Par ailleurs, il est à signaler que compte tenu de l'obligation du secret professionnel à
laquelle sont soumis les auditeurs, des informations aussi bien quantitatives que
qualitatives ont été modifiées ou dissimulées de manière à répondre à cette obligation.

2. Principes et méthodes comptable


La société ABC a établi les comptes de 2012 en vertu des dispositions relatives aux
obligations comptables des commerçants et du plan comptable général des entreprises
marocaines. Les comptes ont été élaborés dans le respect de la permanence des
méthodes et de la continuité d'exploitation.

40
Audit financier des immobilisations

L'évaluation des éléments inscrits en comptabilité a été pratiquée par référence à la


méthode dite des coûts historiques. Plus particulièrement, les modes et méthodes
d'évaluation ci-après décrits ont été retenus pour les divers postes des comptes
annuels.

2.1. Immobilisations en non-valeurs :


Les immobilisations en non-valeurs représentent les frais d'études et de recherches
relatifs aux projets d'investissement de la société. Jusqu'en 1995, ces frais ont été
incorporés au prix de revient des immobilisations si celles-ci étaient réalisées.
Dans le cas contraire, ils étaient amortis dans un délai maximum de 5 ans. A compter
de 1996, ils étaient amortis en totalité. Depuis l’année dernière, la société ABC a
adopté de nouveau l’amortissement sur cinq ans de ces immobilisations.
Les primes de remboursement des obligations et les frais d'émission des emprunts à
l'exclusion des primes d'assurances sont amortis sur la durée de vie de ces emprunts.

2.2. Concessions
Les contrats de concession passés par la société ABC stipulent que tous les ouvrages
de production réalisés par le concessionnaire sont propriétés de la société ABC à leur
date de mise en service. La valeur contractuelle de ces ouvrages constitue la
contrepartie du droit de jouissance dont a bénéficié le concessionnaire. Ces ouvrages
sont inscrits comptablement à l’actif immobilisé de la société en contrepartie des
comptes de subventions. La reprise de ces subventions au niveau des produits se fait
d’une manière linéaire sur la durée de vie de la concession et est affectée à raison de
1/3 comme redevances d’exploitation (comptabilisé dans le poste “ production ”) et
les 2/3 restants comme produits de cession d’actifs considérés comme non courants.

2.3. Immobilisations corporelles et incorporelles


Les immobilisations sont enregistrées à leur prix d'achat majoré des frais d'approches,
les intérêts intercalaires n'étant plus comptabilisés à compter de l'exercice 1991. Elles
sont amorties selon le mode linéaire à des taux basés sur la durée de vie estimée de
chaque immobilisation. Toutes additions aux ouvrages déjà mis en service sont
amorties sur la durée de vie restante pour ces ouvrages.

41
Audit financier des immobilisations

2.4. Stocks
Les stocks sont valorisés à leur prix de revient moyen pondéré qui comprend le prix
d'achat et les frais d'approche (transport, droits de douane, différence de change...).
L’ajustement de la valeur des stocks est déterminée sur la base des articles destinés à
être réformés établies par les magasiniers.

2.5. Subventions d’investissement :


Ce sont des participations (n'ayant pas le caractère de fonds de dotation) reçues des
établissements publics, entreprises privées et particuliers au titre des travaux et
installations effectués par la société ABC ou par des tiers.
Ces subventions couvrent également les opérations liées à la production
concessionnelle.
Ces travaux et installations sont considérés propriété de la société ABC et enregistrés
dans des comptes d'immobilisations alors que les règlements reçus ou à recevoir sont
comptabilisés dans les comptes de subventions d'équipement. Ces subventions sont
ramenées aux produits et charges au rythme de l'amortissement des immobilisations
qu'elles ont financées.

II. Appréciation du contrôle interne de l’entreprise ABC


Après cette étape de prise de connaissance de l’entreprise, et avant de commencer à
auditer les comptes de la société, nous allons faire une description du système du
contrôle interne à travers deux procédures :
 Procédures d’investissements propres à la société ABC
 Procédures d’investissements réalisés par des tiers
Puis à l’aide de la grille de séparation des tâches, du questionnaire de contrôle interne
et du diagramme de circulation des documents, nous allons nous assurer que :
 Il n’existe pas un cumul de tâches incompatibles des différents services et
fonctions de l’entreprise auditée ;
 Toutes les immobilisations, ainsi que les charges et revenus connexes sont :
 enregistrés (exhaustivité) ;
 réels et appartiennent à l’entreprise ;
 correctement évalués et valorisés.

42
Audit financier des immobilisations

Nous vérifierons par la suite :


 Les schémas usuels de comptabilisation
 Le système d’organisation liée aux immobilisations à savoir l’existence :
− D’un fichier d’immobilisations.
− D’un inventaire physique.
− D’un manuel de procédure.

1. Description des procédures d’investissement de la société ABC :


Selon le manuel de procédure de la société, il existe deux procédures d’investissement
au sein de la société :
« − Procédures d’investissement propres à la société ABC
− Procédures d’investissement réalisées par des tiers
a) Procédure d’investissement propre à la société ABC

Phase 1 : Demande d’investissement


Objectif
S’assurer que les dépenses d’investissement sont autorisées
Intervenants et responsables
• Le chef du projet
• La Direction Financière/ Contrôle de Gestion (DF/CG)
• Le Chef de la division concernée
• Le contrôleur technique
• Le contrôleur de gestion de l’unité opérationnelle
• Le Directeur Concerné
• Le contrôleur de gestion de la Direction
• La Commission Budget d’Investissement et de Fonctionnement (CBIF)
• La Division Achats Courants et services
Modalités
• Etablissement de la demande d’investissement dans le système comptable par le chef
de projet.
• Validation de la demande d’investissement par :
− Le contrôleur de gestion de l’unité opérationnelle (CGO);
− Le chef de la division concernée;

43
Audit financier des immobilisations

− Le contrôleur technique;
− Le Directeur concerné;
− La DF/CG ;
− La CBIF.
•Création d’un ordre d’investissement par le chef de projet dans le système
comptable.

• Autorisation d’engagement (AE) :


− Lancement de la procédure workflow suite à la création de la demande d’achat,
− L’étude d’opportunité est faite par le CGO.
− Validation de l’étude d’opportunité du projet par :
+ le contrôleur de gestion opérationnel,
+ le contrôleur de gestion de la direction,
+ la DF/CG,
+ la DF,
+ la DG.
• Lancement du processus d’achat.
Phase 2 : Réalisation
Phase 2.1 : Réalisation directe
Objectif
S’assurer que toutes les immobilisations reçues sont contrôlées et enregistrées
Intervenants et responsables
• Le chef du projet
• Le magasinier
• Le Chef de division
• La Direction Financière/ Contrôle de Gestion
Modalités
• Réception :
− Quantitative par le magasinier ou par le contrôleur des travaux ;
− Qualitative par le chef de division.
• Etablissement d’un bon de réception par le magasinier, transmis après visa à la
comptabilité.

44
Audit financier des immobilisations

• Saisie de la réception par le magasinier ou le chef de projet, Contrôle qualitatif et


validation de la réception par le chef de division.
• Imputation automatique des réceptions sur l’ordre d’investissement et génération des
écritures comptables (2399XXXX à 4417XXXX) ou directement sur fiche
immobilisation en cours (239XXXXX à 4417XXXX).
• Lancement d’un programme de clôture comptable des ordres d’investissement à la
fin de chaque mois par DF/CG. Génération automatique des écritures comptables
(239XXXXX à 2399XXXX).
Les ordres d’investissement sont déversés automatiquement sur les fichiers
d’immobilisations en cours.
Phase 2.2. : Réalisation via les sorties de stocks
Objectif
Suivi de la réalisation des investissements et leur enregistrement.
Intervenants et responsables
• Le chef du projet
• Le magasinier
• La Direction Financière/ Contrôle de Gestion
Modalités
• Réservation des articles par le chef du projet en indiquant l’OI concerné.
• Constatation de la sortie du stock par le magasinier dans le système comptable et
l’imputation est faite automatiquement sur l’ordre d’investissement.
• Validation de la sortie par la hiérarchie de celui qui fait la réservation.
• Constatation de la sortie en référence à la réservation par le magasinier dans le
système comptable.
• Génération automatique des écritures comptables (6124XXXX à 31XXXXXX).
• Clôture des OI par DF/CG en fin de chaque mois et imputation comptable
automatique aux immobilisations en cours en contrepartie du compte immobilisations
produites par l’entreprise (239XXXXX à 714XXXXX).
Phase 2.3 : Réalisation via le suivi des activités
Objectif
Suivi de la réalisation des investissements et leur enregistrement.
Intervenants et responsables

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Audit financier des immobilisations

• Le responsable du centre de coût


• La Direction Financière / Contrôle de Gestion

•du calcul des amortissements à la fin de chaque mois et enregistrement des écritures
comptables d’amortissements.
Phase 4 : Cession des immobilisations
Objectif
Suivi et autorisation des sorties des immobilisations.
Intervenants et responsables
• Le chef de centre de coût
• Le chef de projet
• Le contrôleur de gestion opérationnel
• Le chef de division concerné
• La Direction Financière/ Contrôle de Gestion
• La Division Achats et Marchés /Achats Courants (DAM/AC)
• La commission de réforme
• Le Service Achats et Gestion des Stocks (AGS)
• La Direction Financière
Modalités
• Elaboration par le chef de centre de coût et le chef de projet de la liste du matériel à
réformer en précisant le code de la fiche immobilisation concernée et la valeur de
cession estimée
• Validation de la liste par:
− Le contrôleur de gestion opérationnel;
− Le chef de la division concernée;
− La DF/CG ;
− La DAM/AC ;
− La commission de réforme.
• Lancement d’un appel d’offre et choix de l’acquéreur par le service AGS ou
DAM/AC.
• Validation par DF/CG de la cession.
• Encaissement du produit de cession par la Direction Financière.

46
Audit financier des immobilisations

• Enlèvement du matériel par l’acquéreur.


• Comptabilisation de la sortie par la DF/CG.
• Mise à jour automatique des fiches immobilisations.
b) Procédure d’investissements réalisés par des tiers

Phase 1 : Régime normal


Phase 1.1 : Lancement et réalisation des travaux
Objectif
Suivi et enregistrement des travaux réalisés par des tiers.
Intervenants et responsables
• Les Agences de Distribution (AD)
• La Direction Commerciale et Marketing (DCM)
• Le Contrôleur de Gestion Opérationnel
• La Direction Financière/ Contrôle de Gestion
• Le Service Comptabilité de l’unité
Modalités
• Réception de la demande client par l'AD ou la DCM.
• Etablissement par l'AD ou la DCM d'une facture d’acompte sur travaux dans le
système comptable et remise d'une copie au client.
• Paiement de l’acompte par le client et transmission de l’avis de crédit ou du reçu de
paiement à l’AD ou à la DCM.
• Evaluation des travaux par le chef de projet et communication de l’estimation au
client.
• Paiement de l’estimation par le client :
− 100% du montant pour les particuliers au niveau des DDI (Direction de
Distribution),
− 50% du montant pour les administrations au niveau des DDI et autres clients DTR
(Direction Transport).
• Comptabilisation de l’acompte du client dans les comptes.
• Règlement du client (3421XXXX à 1311 9000).
• Comptabilisation dans le compte subventions reçues en contrepartie du compte
client.

47
Audit financier des immobilisations

• Création d’un ordre d’investissement par le contrôleur de gestion dans le système


comptable.
• Réalisation des travaux par la société ABC (réalisation directe ou via sortie des
stocks et suivi des activités. Cf. Phase 2.1, 2.2, 2.3).
• Clôture des ordres d'investissement par la DF/CG et imputation des travaux sur
immobilisation en cours.
Phase 1.2 : Mise en service
Objectif
Constatation et suivi des Immobilisations mises en service
Intervenants et responsables
• Le Chef du projet
• La Direction Financière / Contrôle de Gestion (DF/CG)
• Le contrôleur de Gestion Opérationnel (CGO)
• L'Agence de distribution
• La Direction Commerciale et Marketing
Modalités
• Préparation du décompte définitif par l'AD ou la DCM.
• Paiement de l’intégralité des travaux par le client.
• Création d’une fiche immobilisation en service dans le système comptable avec
précision du type de la subvention.
• Validation des fiches immobilisations en service par le CGO, le chef de département
comptabilité, le Chef de division, DF/CG.
• Transfert de la fiche immobilisation en cours à la fiche immobilisation en service par
le chef de projet et enregistrement comptable de l’immobilisation.
• Déclenchement du programme d'enregistrement des subventions et du programme
d'amortissement.
Phase 2 : Régime des peines et soins
Phase 2.1 : Réalisation
Objectif

S’assurer que tous les travaux sont suivis et enregistrés.


Intervenants et responsables

48
Audit financier des immobilisations

• Le chef du projet
• Le contrôleur de gestion opérationnel
• Le service comptabilité de l’unité
• La Direction Financière / Contrôle de Gestion
Modalités
• Paiement des peines et soins déterminés après évaluation des travaux.
• Création d’un ordre d’investissement dans le système comptable par le contrôleur de
gestion opérationnel.
• Le client s’occupe lui-même de la réalisation des travaux.
• La facture des travaux est communiquée par la suite à la société ABC.
• Enregistrement des travaux sur ordre d'investissement par le contrôleur de gestion
opérationnel.
• Clôture de l’ordre d’investissement et transfert des travaux réalisés sur l'OI vers la
fiche immobilisation en cours par DF/CG.
Phase 2.2 : Mise en service
Objectif
Constatation et suivi des immobilisations mises en service
Intervenants et responsables
• Le Chef du Projet
• La Direction Financière / Contrôle de Gestion
Modalités
• Création d’une fiche immobilisation en service dans le système comptable avec
précision du type de la subvention.
• Validation de la fiche immobilisation en service par DF/CG.
• Transfert de la fiche immobilisation en cours à la fiche immobilisation en service par
le chef de projet et enregistrement comptable.
• Déclenchement du programme d'enregistrement des subventions et du programme
d'amortissement à la fin de chaque mois. »

2. Evaluation de procédure d’investissement :


Après la description des procédures d’investissement, nous allons vérifier la
conformité, la réalité et l’exhaustivité de ces dernières.

49
Audit financier des immobilisations

Les travaux de contrôle et vérification à effectuer doivent d’une part permettre la


compréhension des procédures appliquées et d’autre part de définir le type et
l’étendue de contrôle des comptes relatifs au module immobilisation.
Points de contrôle à mettre en œuvre pour l'exécution des procédures
− S’assurer que les immobilisations reçues sont conformes aux cahiers des charges ;
− Vérifier que toutes les réceptions sont saisies et imputées sur les ordres
d’investissement correspondants ou immobilisations en cours concernées ;
− S’assurer que tous les ordres d’investissement ont été déversés sur les fichiers
d’immobilisations en cours ;
− S’assurer que toutes les cessions des immobilisations sont autorisées ;
− Vérifier la mise à jour des fiches immobilisations après chaque mouvement
(acquisition, cession, mise rebut, transfert, …) ;
− S'assurer que toutes les fiches immobilisations créées sont conformes à la typologie
en vigueur.
Points de contrôle à mettre en œuvre pour le contrôle des comptes des
immobilisations corporelles
− S’assurer de la permanence des méthodes d’évaluation utilisées et de leur
conformité avec les normes comptables admises au Maroc ;
− Vérifier la reprise des reports à nouveaux ;
− Effectuer le rapprochement du fichier des immobilisations avec la comptabilité ;
− S’assurer que le coût d’acquisition des immobilisations inscrites à l’actif n’inclut
pas certains frais non représentatifs d’une valeur vénale (droits de mutation,
honoraires ou commissions) ;
− Faire une revue des comptes de charges (réparations, etc.…) et s’assurer qu’il n’y a
pas lieu d’immobiliser certains frais ;
− Contrôler les immobilisations en cours par rapport aux fichiers des immobilisations
en cours ;
− S’assurer que les comptes d’immobilisations en cours ne contiennent pas d’actifs
déjà en service ;
− Pour les immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même, s’assurer que
les coûts imputés sont justifiés et que le formalisme exigé par les livraisons à soi-
même est respecté ;

50
Audit financier des immobilisations

− Vérifier par sondage les amortissements (base, taux, calcul, conformité avec les
comptes) ;
− Contrôler le traitement comptable des subventions et les problèmes fiscaux liés.
Liste des documents servants de base aux travaux de contrôle et vérification :
− Demande d’investissement,
− Ordre d’investissement,
− Fiche immobilisation en cours,
− Fiche immobilisation en service,
− Journal des immobilisations,
− Journal de trésorerie,
− Grand livre,
− Balance auxiliaire fournisseurs des immobilisations.
En vue d’évaluer les procédures d’investissement sur le plan de la conception, nous
allons utiliser deux principales techniques :
− La grille de séparation des tâches ;
− Le questionnaire de contrôle interne.
En effet, les objectifs de l’évaluation des procédures sur le plan de la conception sont
les suivants :
a) S’assurer que le cumul de tâches incompatibles est inexistant au niveau des
différents services et fonctions de l’entreprise auditée.
b) S’assurer que toutes les immobilisations, ainsi que les charges et revenus
connexes sont enregistrés (exhaustivité).
c) S’assurer que les immobilisations, ainsi que les charges et revenus
correspondants, sont réels et appartiennent à l’entreprise.
d) S’assurer que les immobilisations, ainsi que les charges et revenus
correspondants, sont correctement évalués.

3. Organisation liée aux immobilisations :


Le fichier d'immobilisations
C'est un fichier informatique où les immobilisations sont enregistrées et suivies selon
différents critères.
Ce fichier comporte pour chaque immobilisation

51
Audit financier des immobilisations

- Le numéro de compte
- Le numéro d'inventaire
- Le libellé
- Le prix d'acquisition
- Le mois et l'année d'acquisition
- Le type d'amortissement : linéaire ou dégressif
- Le taux d'amortissement
- La dotation de 1'exercice
- L'amortissement cumulé
− La valeur nette comptable
L’inventaire physique
L'entreprise n'a pas réalisé d'inventaire jusqu'à présent.
Le manuel de procédures
La procédure de suivi des immobilisations est formalisée dans un manuel de
procédures.

III. Audit financier des immobilisations corporelles de la société


ABC (Au titre de l’exercice 2012)
Les contrôles de l’auditeur seront menés afin de s’assurer que :
 Les comptes d'immobilisations sont établis conformément aux principes
comptables généralement admis, notamment le principe du coût historique ;
 Les acquisitions de l'année sont effectivement capitalisables et représentent des
actifs installés ou construits ;
 La durée d'amortissement et la méthode sont en accord avec la durée de vie de
l'immobilisation ;
 La date d'acquisition ou de mise en service est cohérente avec la date de
comptabilisation ;
 Les immobilisations cédées, détruites ou mises au rebut ont fait l'objet d'un
retrait des fichiers d'immobilisations et que les gains et pertes relatifs ont été
enregistrés;
 La dotation aux amortissements de la période n'est pas excessive et a été calculée

52
Audit financier des immobilisations

conformément aux méthodes de l'exercice précédent.

En définitive, l'objet de cette phase est de collecter les éléments probants pour permettre à
l'auditeur de donner son opinion sur les états financiers. Pour ce faire, ce dernier peut faire
appel à un ensemble d'outils de validation tels qu'ils sont decrits ci dessous.

1. Le tableau des mouvements des immobilisations corporelles


En effet, un tableau récapitulatif présentant les mouvements des valeurs brutes,
amortissements et valeurs nettes, par catégories d'immobilisations nous a été remis
(Annexe1). Nous avons rapproché les soldes de ce dernier et ceux de la balance
générale, ainsi que les montants repris à l'ouverture à ceux de la clôture de l’exercice
2012.
L'exactitude arithmétique du tableau et la concordance entre le montant des
amortissements passés en charges et les mouvements au bilan ont été vérifiées.
Conclusion : Les tests effectués ont été satisfaisants.

2. La revue analytique des variations


Pour effectuer une revue analytique détaillée des immobilisations, un tableau
représentant les variations de l’exercice a été établis (Annexe 2). Ce tableau vise à
comparer les comptes d’immobilisation résultant des états financiers précédents et
ceux de l’exercice clôturé.
L’analyse de l’évolution des comptes immobilisations a permis de relever les
constatations suivantes :
(a) Les acquisitions de l’exercice 2012 se sont élevées à DH 36 millions. Ce
montant est justifié par le réaménagement, le renforcement et l’élargissement de
certaines installations de la société que ça soit dans le cadre la distribution ou la
production.
(b) Cette variation est effet compensé entre :
●La diminution du poste terrains de 124 KMAD est du essentiellement à une cession
de terrain qui s'élève à 124 KMAD
●Le poste constructions batiments a connnu une variation à la hausse expliquée
principalement par une acquisition à hauteur de 292 KMAD, et un retrait de 45
KMAD

53
Audit financier des immobilisations

●La diminution du poste installations techniques matériel et outillage est du


essentiellement à un retrait effectué qui s'élève à 59 532 KMAD. Une acquisition et
un virement du poste immo en cours vers le poste ITMO ont eu lieu au cous de
l'exercice 2012 et qui s'élèvent respectivement à 902 KMAD et 1332 KMAD.

●La diminution du poste materiel de transport est du essentiellement à une cession de


116 KMAD
●La diminution du poste Matériel et mobilier de bureau est dû essentiellement à un
retrait qui s'élève à 2961 KMAD. Una acquisition de 125 KMAD a eu lieu au cours
de l'exercice 2012
●Le compte autre immobilisations corporelles n'a pas été mouvementé
(Voir annexe 2).

3. Test sur les acquisitions d’immobilisations


Une sélection des acquisitions de l’exercice a été faite sur la base du fichier des
immobilisations. Le scope obtenu est de 76%. En effet, le niveau de confiance
accordé aux contrôles est élevé.
Sur l’échantillon retenu, les contrôles suivants ont été validés :
 Existence d’un appel d’offres
 Existence du bon de réception
 Existence du bon de commande
 Existence d’une facture
 Concordance entre BC /BL /Facture
 La comptabilisation (exactitude)
 Existence d’un PV de mise en service
Conclusion :
Le test a été satisfaisant dans son ensemble.
Tous les contrôles ont été vérifiés sauf la transmission d’un PV de mise en service à la
comptabilité.
Le service comptable doit être informé de la mise en service de l’immobilisation pour
que le calcul de l’amortissement ne soit pas faussé.
(Annexe 3)

54
Audit financier des immobilisations

4. Validation des amortissements


Vu le volume du teste nous avons choisi de présenter un extrait du test effectué sur les
dotations (Annexe4).
Conclusion : Teste satisfaisant malgré quelque ajustement non significatif.
Recommandations
Sortie et transfert d’immobilisations :
L’entreprise devrait avoir une procédure fiable lui permettant de constater toute sortie
ou tout déplacement d’immobilisations.
En effet, chaque service concerné doit pouvoir être en contact avec le service
comptable pour lui transmettre toute information pouvant affecter le patrimoine de
l’entreprise.
Chaque service devrait avoir un carnet pré numéroté contenant des PV de cessions, de
mise au rebut ou de transfert qu’il pourra envoyer éventuellement et en cas de besoin
au service comptable.
Celui-ci pourra alors déclasser l’immobilisation concernée dans le fichier
d’immobilisations et passer les écritures comptables relatives à l’opération effectuée.
Ainsi, le service comptable pourra être informé continuellement de tout mouvement
d’immobilisations et de ce fait avoir une certitude exacte et précise quant à la réalité
des documents financiers qu’il va produire.
Imputation des charges et des immobilisations :

La société devrait établir une note précisant les critères de distinction entre les
charges et les immobilisations pour garantir une imputation comptable correcte et
homogène des dépenses.
Recommandations par rapport au fichier d’immobilisations :
La mise à jour du fichier d’immobilisations devrait être systématiquement effectué
suite à :
− Une augmentation : acquisition de nouvelles immobilisations
− Une diminution : cession d’immobilisation, destructions ou mises au rebut, perte ou
vol.
− Un transfert : transfert d’une immobilisation d’un service à un autre.

55
Audit financier des immobilisations

Aussi, pour éviter tout risque d’intrusion, l’accès au fichier doit être autorisé à
quelques personnes désignées et détenant le mot de passe (par exemple : le chef
comptable).
Recommandations relatives au manuel d’organisation comptable:
L’article 4 de la loi 9-88 relative aux obligations comptables des commerçants prévoit
l’établissement d’un manuel d’organisation comptable pour les entreprises dans le
chiffre d’affaires annuel est supérieur à sept millions de dirhams.
Or, la société ABC est concernée par cette disposition légale. De ce fait, il est
considéré comme faisant partie des supports de base de la comptabilité.
En effet, il sert à la compréhension du système de traitement et à la réalisation des
contrôles.
Ce document devrait être conservé aussi longtemps qu’est exigée la présentation de
documents comptables auxquelles il se rapporte.
Toutefois, ce document étant évolutif du fait de sa mise à jour permanente, le délai de
conservation est en principe indéterminé.
Par ailleurs, l’absence d’un manuel de procédures peut s’avérer dangereux au niveau
réglementaire et organisationnel du fait qu’il réduit la force probante du contrôle
interne et par conséquent la maîtrise de l’organisation comptable.
Pour la société ABC, le manuel des procédures doit :
 Enumérer les différents postes de travail de l’entreprise
 Définir les fonctions afférentes à chaque poste de travail.
 Décrire de manière précise le profil requis pour chacun de postes définis
 Enumérer de façon exhaustive les tâches relatives à chaque fonction
 Etablir la liste des personnes désignées comme responsables et habilitées
ainsi à signer les documents.
Recommandations relatives à l’inventaire physique :
La société ABC devrait faire un inventaire physique des immobilisations corporelles
en vue de répondre à cette obligation légale. Son absence constitue un risque réel au
niveau de l’existence et de la valorisation des immobilisations.

56
Audit financier des immobilisations

Conclusion

Dans un environnement en perpétuel changement, et face à une concurrence de plus


en plus accrue, les entreprises se doivent de perfectionner leur management de façon à
prendre les décisions qui s’imposent en temps voulu.
Pour ce faire, les entreprises sont appelées à améliorer la qualité de l’information
financière présentée aux différents utilisateurs. D’où la nécessité d’un audit financier
visant à exprimer une opinion sur la qualité des informations fournies.
Cette qualité s’apprécie par rapport à des critères précis tels que la régularité et la
sincérité des comptes ainsi que l’image fidèle, que ceux-ci donnent, du patrimoine, de
la situation financière et des résultats de l’entreprise.
Les immobilisations étant une composante importante de l’actif des entreprises
industrielles, leur vérification est primordiale puisqu’elles traduisent le patrimoine
durable en matière d’investissement et de moyens servant aux activités d’exploitation.
Nous pouvons signaler que les points relevés, lors de notre intervention pour l’audit
des comptes de la société ABC, sont beaucoup plus relatifs à l’évaluation du contrôle
interne qu’à celui des comptes.
La mise en place d’un système de gestion fiable permettra une meilleure vérification
des enregistrements et une assurance d’une certaine crédibilité par rapport aux
informations financières devant être diffusées.
La polyvalence que requiert le métier d’audit nécessite de l’auditeur une connaissance
technique certes mais également une mise à jour continue quant aux nouvelles lois et
dispositions relatives à ce domaine.
Ainsi, ce mémoire retrace la pratique comptable que tout auditeur devait respecter
pour la bonne conduite des différentes missions.
Cependant, le conseil national de la comptabilité est encour de modifier le cgnc en
l’adoptent beaucoup plus aux normes international notamment les normes IFRS et qui
sera publier en 2014.
Quelles sont les différentes modalités de changement ? et quand est_il de son
application par les PME et PMI ?

57
Audit financier des immobilisations

Annexes

58
Audit financier des immobilisations

Annexe1.tableau de mouvement des immobilisations.

V
Eca VALEURS A
VALEURS BRUTES ECART AMORTISSEMENTS rt NETTES R
Valeur
en
KMAD
Augmentations Diminutions
Total
reco Total
nstit recons
Acqui Vire Tra Ces Vire ué au BG au 31/1 titué au R 31/1 31/1
Comp 31/12/2 sition men nsfe sion Retrai men 31.12 31.12.20 2/20 Dotation Repri 31.12.2 e BG au 2/20 2/20
te Libellé 011 s t rt s t t .2012 12 11 s ses 012 f 31.12 11 12
-
Charges à répartir sur plusieurs 18 (14 38
212 exercices 19 776 1 138 638 18 638 1 455) 2 013 1 138 (15 330) (15 330) 5 321 3 308 %
-
18 (14 38
Total immos en non valeurs 19 776 1 138 638 18 638 1 455) 2 013 1 138 (15 330) (15 330) 5 321 3 308 %
-
BREVETS MARQUE DROIT ET 30 (27 90
222 VALEURS 30 178 178 30 178 () 935) 2 008 (29 943) (29 946) 3 2 243 235 %
IMMOBILISATIONS 22 22 22 0
228 INCORPORELLES EN COURS 22 010 010 22 010 010 010 %
1 -
52 (27 24 22 8
Total immos incorporelles 52 188 188 52 188 () 935) 2 008 (29 943) (29 946) 3 253 244 %
-
3
231 TERRAINS 4 938 124 4 814 4 814 4 938 4 814 %
-
61 (46 2 108,78 14 12 13
232 CONSTRUCTIONS BATIMENTS 61 269 292 45 516 61 517 () 915) 45 (48 979) (48 979) () 354 538 %
-
1 176 1 1 119 (952 35 488 (928 (928 224 190 15
233 ITMO 863 902 332 59 532 566 1 119 566 706) 59 532 663) 663) 157 903 %

59
Audit financier des immobilisations

-
17 (17 470 58
234 MATERIEL DE TRANSPORT 17 955 116 839 17 839 066) 69 (17 467) (17 467) 889 373 %
MOBILIER, MATERIEL DE -
BUREAU ET MATERIEL (10 424 23
235 INFORMATIQUE 12 242 125 2 961 9 406 9 405 967) 2 961 (8 430) (8 430) () 1 275 976 %
-
3 20
238 AUTRES IMMO CORPORELLES 153 153 153 (138) (141) (141) 15 12 %
17 1 25 13 25 97
2393 IMMOS EN COURS 13 157 31 495 444 332 875 25 916 (41) 157 875 %
AVANCES & ACCOMPTE 37 37 37 0
2397 S/CDES IMMPB CORPORELLES 37 681 681 37 640 41 681 681 %

(1 -
1 324 1 17 1 1 276 027 (1 003 (1 003 296 273 8
Total immos corporelles 258 32 814 332 684 62 538 332 851 1 276 850 792) 38 494 62 607 679) 679) 466 171 %
See WP
200-05
(1 -
1 396 1 17 1 1 347 070 (1 048 (1 048 326 298 8
Total immobilisations 222 32 814 332 684 63 675 332 676 1 347 676 1 182) 42 515 953) 956) 3 040 724 %
       NS  
 Ok avec
fichier
des    
OK acquisitions et des cessions OK
OK BG au
31/12/2011
OK BG au
31/12/2012
OK fichier des
acquisitions et des
cessions
OK pointé au fichier des
amortissements
footed

60
Audit financier des immobilisations

Annexe 2.tableau de la revue analytique de la variation.

N° compte Libellé 31/12/2012 31/12/2011 Variation %

231 TERRAINS 4 814 4 938 - 124 -3%

232 CONSTRUCTIONS BATIMENTS 61 516 61 269 247 0%

233 ITMO 1 119 566 1 176 863 - 57 297 -5%

234 MATERIEL DE TRANSPORT 17 839 17 955 - 116 -1%


MOBILIER, MATERIEL DE BUREAU ET MATERIEL
235 INFORMATIQUE 9 406 12 242 - 2 836 -23%

238 AUTRES IMMO CORPORELLES 153 153 - 0%

Total 1 213 294 1 273 420 - 60 126 -5%


-
2832 AMORT DES CONSTRUCTIONS 48 979 - 46 915 - 2 064 4%
-
2833 AMORT INSTAL TECHNIQUES, MATERL & 928 663 - 952 706 24 043 -3%
-
2834 AMORT MATERL TRANSPORT 17 467 - 17 066 - 401 2%
-
2835 AMORT MOBIL,MATERIEL BUREAU & 8 430 - 10 967 2 537 -23%
-
2838 AMORT AUTRE IMMOB CORPORELLES 141 - 138 - 3 2%
-
Total 1 003 679 - 1 027 792 24 113 -2%

61
Audit financier des immobilisations

Annexe3 : Teste de la réalités des acquisitions

Cross
Compte Libellé comptable Facture N° date facture Libellé Mt comptabilisé Mt facture Ecart ref
COMPRESSEUR
233110 108/2012
ROLLAIR 75B UK411 20/11/2012 COMPRESSEUR A VIS LUBRIFIE 207 000,00 207 000,00 0
REALISATION SUPPORT LOGO PR LA
SNEP Y COMPRIS
37/2012 GALVANISATION,FOURNITURE ET
FABRICATION DES PEICES
24/03/2012 METALLIQUE 17 600,00
CDE 120120 SUPPORT
232700
LOGO SNEP
REALISATION SUPPORT LOGO PR LA 216 800,00
31/2012 -
16/03/2012 SNEP Y COMPRIS GALVANISATION 91 200,00
120250032
13/02/2012 1er ACOMPTE 54 000,00
120250040
16/02/2012 2ème ACOMPTE 54 000,00
FILTRE A MANCHE, COFFRET
FFCL0093 155 806,80
ELECTRONIQUE DE COMMANDE 155 806,80 -
MANCHE DE CHARGEMENT DE
564 300,00
CITERNE COMPLETE.. 564 300,00 -
111803 140 022,40
233110 SILOS PVC 27/10/2011 VANNES PAPILLON AMRI KSB… 140 022,40 -
DETECTEUR DE NIVEAU A LARMES
F0145/12 138 397,37
12/06/2012 VIBRANTES 138 397,37 -
FOURNITURE ET REALISATION DE
18/2012 DEUX CONES DEMONTABLES EN 90 000,00
-
14/02/2012 INOX 90 000,00

62
Audit financier des immobilisations

AVANCE DE L'ORDRE DE 35% sur


INV11-025 ACPTE 35%
00020CDI004492254 commande de colone 5
239300 FA NE 10/04/2012 d'oxychloration 5 770 782,50 655 020,70 116 WP
Fourniture d'un réacteur 200-01
INV11-025 CPMNT FRS
00020CDI004492254 d'oxyxhloration un repere avec 10
239300 FA NE 10/04/2012 accessoire 10 518 642,00 502 181,30 16
INV11-017 EVAPORATEUR, REFROID,CHAUFFE, 1 WP
600826
239300 REFROID,CHAUFFE 21/02/2012 CONDENSEUR 1 699 722,40 690 869,60 9 200-02
FOURNITURE TPT ET POSE DE LA
CDE INV11-086 55/2012 CHARPENTE METALLIQUE, 1
239300 FOURNITURE 21/06/2012 CAILLEBOTIS, MARCHE ESCALIERS 1 235 773,33 235 773,33 -
INV11-117/118 100333298
239300 VANNES..... 31/07/2012 INV11-117/118 VANNES..... 950 400,00 946 433,99 4
1er ACOMPTE de 25% (FOURNITURE
CDE INV 10-069 8944/m n/7680 D'UNE COLONE DE DISTILLATION
400 000,00
239300 ACPTE..... 30/08/2010 Repère)
2ème ACOMPTE de 25%
CDE INV10-069 2EME 9366/m n/7680 (FOURNITURE D'UNE COLONE DE 1 600 000,00 WP
400 000,00 -
239300 ACPTE. 22/11/2011 DISTILLATION Repère) 200-03
3ème TERME DE PAIEMENT
CDE INV10-069 9507/m n/7680 (FOURNITURE D4UNE COLONE DE
239300 ACPTE...... 29/02/2012 DISTILLATION REPERE VC202B) 800 000,00
INV11-047 TUBES 1217738
239300 COUDES... 15/03/2012 TUBES COUDES... 726 400,00 726 244,60 0
INV11-076 ROBINETS A 6001946
239300 BOIS 19/04/2012 VANNES A BOISSEAU CONIQUE 511 300,00 487 929,81 23
TPT,
INV12-027 FRE MARINE 953245 DEDOUANEMENT,MANUTENTION,
239300 MARO 10/04/2012 AVANCE 50% 493 258,00 493 258,00 -

63
Audit financier des immobilisations

Total testé 25 018,60


Total acquisitions de l'année 32 813,78
Scope 76%
Annexe4 : Teste de cohérence sur les amortissements.

Calcul C&L
Durée
AMORT.CU AMORT.CU V.N.C V.N.C DEROG/ Dotation
TAU DESIGNAT.I PRIX DOT.LIN DOT.Degres AMORT.CUM. d'amortisse
CPTE CENTRE M. Au M. Au AU AU REPRISE VNC>0 31/12/2011 calculée Ecart
X MMOB. ACQUIS. 2012 2012 Au 31/12/12 ment
31/12/11 31/12/12 31/12/12 31/12/12 2012 C&L
DATE restante

MOB MAT DIVERS........ 52


235 BUR 10% 01/1974 ............. 820,87 52 820,87 0,00 52 820,87 0,00 0,00 52 820,87 0,00 0,00 0,00 38,55 -28,55 0,00 0,00
AAI
CONSTRU ACQUISISTI 142
232 CT 10% 01/1975 ON 1975 031,34 142 031,34 0,00 142 031,34 0,00 0,00 142 031,34 0,00 0,00 0,00 37,54 -27,54 0,00 0,00
275
233 MAT OUT 20% 01/1975 DIVERS 605,65 275 605,65 0,00 275 605,65 0,00 0,00 275 605,65 0,00 0,00 0,00 37,54 -32,54 0,00 0,00
AAI
CONSTRU ACQUISISTI 12
232 CT 10% 01/1976 ON 1976 618,00 12 618,00 0,00 12 618,00 0,00 0,00 12 618,00 0,00 0,00 0,00 36,52 -26,52 0,00 0,00

MOB MAT DIVERS........ 46


235 BUR 10% 01/1976 ............. 720,60 46 720,60 0,00 46 720,60 0,00 0,00 46 720,60 0,00 0,00 0,00 36,52 -26,52 0,00 0,00
AAI
CONSTRU DIVERS........ 2 714 2 714
232 CT 10% 01/1977 ............. 744,08 2 714 744,08 0,00 744,08 0,00 0,00 2 714 744,08 0,00 0,00 0,00 35,51 -25,51 0,00 0,00
DIVERS........ 3 660 3 660
234 MAT TRPT 20% 01/1977 ................... 427,73 3 660 427,73 0,00 427,73 0,00 0,00 3 660 427,73 0,00 0,00 0,00 35,51 -30,51 0,00 0,00

MOB MAT DIVERS........ 264


235 BUR 10% 01/1977 ............. 764,49 264 764,49 0,00 264 764,49 0,00 0,00 264 764,49 0,00 0,00 0,00 35,51 -25,51 0,00 0,00
EMB, TANKS.......... 436
233 RECUP 10% 01/1977 .............. 164,56 436 164,56 0,00 436 164,56 0,00 0,00 436 164,56 0,00 0,00 0,00 35,51 -25,51 0,00 0,00
AAI 1 865 1 865
232 CONSTRU 10% 01/1978 DIVERS........ 839,64 1 865 839,64 0,00 839,64 0,00 0,00 1 865 839,64 0,00 0,00 0,00 34,49 -24,49 0,00 0,00

64
Audit financier des immobilisations

CT .............

MOB MAT DIVERS........ 92


235 BUR 10% 01/1978 ............. 703,12 92 703,12 0,00 92 703,12 0,00 0,00 92 703,12 0,00 0,00 0,00 34,49 -24,49 0,00 0,00
ACQUISITIO 229 140 229 140 229 140 229 140
233 ICS 8,0% 01/1978 N 1978 594,52 594,52 0,00 594,52 0,00 0,00 594,52 0,00 0,00 0,00 34,49 -21,99 0,00 0,00
12,50 BREVET 584
222 LICENCE % 01/1979 DORLYL 006,48 584 006,48 0,00 584 006,48 0,00 0,00 584 006,48 0,00 0,00 0,00 33,48 -25,48 0,00 0,00
12,50 7 877 7 877
222 LICENCE % 01/1979 DIVERS 821,70 7 877 821,70 0,00 821,70 0,00 0,00 7 877 821,70 0,00 0,00 0,00 33,48 -25,48 0,00 0,00
MAGASIN
DE
CONSTRU STOCKAGE.. 418
232 CT 5% 01/1979 .. 581,81 418 581,81 0,00 418 581,81 0,00 0,00 418 581,81 0,00 0,00 0,00 33,48 -13,48 0,00 0,00
EXTEN.LOC
CONSTRU AL 50
232 CT 5% 01/1979 GARDIEN. 782,80 50 782,80 0,00 50 782,80 0,00 0,00 50 782,80 0,00 0,00 0,00 33,48 -13,48 0,00 0,00
AAI
CONSTRU DIVERS........ 27
232 CT 10% 01/1979 ............. 435,00 27 435,00 0,00 27 435,00 0,00 0,00 27 435,00 0,00 0,00 0,00 33,48 -23,48 0,00 0,00

MOB MAT DIVERS........ 62


235 BUR 10% 01/1979 ............. 042,69 62 042,69 0,00 62 042,69 0,00 0,00 62 042,69 0,00 0,00 0,00 33,48 -23,48 0,00 0,00
BOUTEILLE
S EN
EMB, ALLIAGE.......
233 RECUP 10% 01/1979 ..... 2 960,00 2 960,00 0,00 2 960,00 0,00 0,00 2 960,00 0,00 0,00 0,00 33,48 -23,48 0,00 0,00
ECONOMAT
/
CONSTRU COOPERATI 25
232 CT 5% 01/1980 VE 000,00 25 000,00 0,00 25 000,00 0,00 0,00 25 000,00 0,00 0,00 0,00 32,46 -12,46 0,00 0,00

MOB MAT DIVERS........ 11


235 BUR 10% 01/1980 ............. 822,34 11 822,34 0,00 11 822,34 0,00 0,00 11 822,34 0,00 0,00 0,00 32,46 -22,46 0,00 0,00
AAI
CONSTRU DIVERS........ 54
232 CT 10% 01/1981 ............. 557,00 54 557,00 0,00 54 557,00 0,00 0,00 54 557,00 0,00 0,00 0,00 31,45 -21,45 0,00 0,00

MOB MAT DIVERS........


235 BUR 10% 01/1981 ............. 5 186,40 5 186,40 0,00 5 186,40 0,00 0,00 5 186,40 0,00 0,00 0,00 31,45 -21,45 0,00 0,00

65
Audit financier des immobilisations

EMB, BOUTEILLE
233 RECUP 10% 01/1981 S B.50........ 6 297,13 6 297,13 0,00 6 297,13 0,00 0,00 6 297,13 0,00 0,00 0,00 31,45 -21,45 0,00 0,00
AAI
CONSTRU DIVERS........ 23
232 CT 10% 01/1982 ............. 950,00 23 950,00 0,00 23 950,00 0,00 0,00 23 950,00 0,00 0,00 0,00 30,43 -20,43 0,00 0,00
DIVERS........ 28
234 MAT TRPT 20% 01/1982 ................... 700,00 28 700,00 0,00 28 700,00 0,00 0,00 28 700,00 0,00 0,00 0,00 30,43 -25,43 0,00 0,00

MOB MAT DIVERS........ 11


235 BUR 10% 01/1982 ............. 552,15 11 552,15 0,00 11 552,15 0,00 0,00 11 552,15 0,00 0,00 0,00 30,43 -20,43 0,00 0,00
CLASSEUR
233 MAT OUT 20% 01/1982 A 4 TIROIRS 1 545,60 1 545,60 0,00 1 545,60 0,00 0,00 1 545,60 0,00 0,00 0,00 30,43 -25,43 0,00 0,00
Confection
de 2 bacs 60
233 ICS 8,0% 02/1982 d3438 369,13 60 369,13 0,00 60 369,13 0,00 0,00 60 369,13 0,00 0,00 30,35 -17,85 0,00 0,00
CONSTRU MOSQUEE...
232 CT 10% 07/1982 ......... 7 707,60 7 707,60 0,00 7 707,60 0,00 0,00 7 707,60 0,00 0,00 0,00 29,93 -19,93 0,00 0,00
Cuve en filtre 10
233 ICS 8,0% 07/1982 D4096 400,00 10 400,00 0,00 10 400,00 0,00 0,00 10 400,00 0,00 0,00 29,93 -17,43 0,00 0,00
Eliminateur 95
233 ICS 8,0% 08/1982 de brouillard 697,89 95 697,89 0,00 95 697,89 0,00 0,00 95 697,89 0,00 0,00 29,84 -17,34 0,00 0,00
Tube en 241
233 ICS 8,0% 12/1982 cuivre D4114 480,89 241 480,89 0,00 241 480,89 0,00 0,00 241 480,89 0,00 0,00 29,51 -17,01 0,00 0,00
LICENCE 4 354 4 354
222 LICENCE 20% 01/1983 PERMELEC 937,92 4 354 937,92 0,00 937,92 0,00 0,00 4 354 937,92 0,00 0,00 0,00 29,42 -24,42 0,00 0,00
AAI
CONSTRU DIVERS........ 68
232 CT 10% 01/1983 ............. 870,00 68 870,00 0,00 68 870,00 0,00 0,00 68 870,00 0,00 0,00 0,00 29,42 -19,42 0,00 0,00
PALAN A
CHAINE........
234 MAT TRPT 20% 01/1983 ................ 1 600,00 1 600,00 0,00 1 600,00 0,00 0,00 1 600,00 0,00 0,00 0,00 29,42 -24,42 0,00 0,00

MOB MAT DIVERS........ 168


235 BUR 10% 01/1983 ............. 271,95 168 271,95 0,00 168 271,95 0,00 0,00 168 271,95 0,00 0,00 0,00 29,42 -19,42 0,00 0,00
233 MAT OUT 20% 01/1983 Meuleuse 2 815,40 2 815,40 0,00 2 815,40 0,00 0,00 2 815,40 0,00 0,00 29,35 -24,35 0,00 0,00
Réalisation 17
233 MAT OUT 20% 02/1983 de 292,60 17 292,60 0,00 17 292,60 0,00 0,00 17 292,60 0,00 0,00 29,33 -24,33 0,00 0,00
Poste de 19
233 MAT OUT 20% 03/1983 soudure 270,74 19 270,74 0,00 19 270,74 0,00 0,00 19 270,74 0,00 0,00 29,22 -24,22 0,00 0,00
Faisceaux 131
233 ICS 8,0% 06/1983 tibulaire 432,57 131 432,57 0,00 131 432,57 0,00 0,00 131 432,57 0,00 0,00 29,00 -16,50 0,00 0,00

66
Audit financier des immobilisations

233 MAT OUT 20% 06/1983 Friteuse 4 850,00 4 850,00 0,00 4 850,00 0,00 0,00 4 850,00 0,00 0,00 28,93 -23,93 0,00 0,00
Economiseur 869
233 ICS 8,0% 09/1983 utilité 175,63 869 175,63 0,00 869 175,63 0,00 0,00 869 175,63 0,00 0,00 28,74 -16,24 0,00 0,00
Machine à
233 MAT OUT 20% 09/1983 coudre 4 900,00 4 900,00 0,00 4 900,00 0,00 0,00 4 900,00 0,00 0,00 28,73 -23,73 0,00 0,00
233 MAT OUT 20% 10/1983 Aspirateur 2 087,45 2 087,45 0,00 2 087,45 0,00 0,00 2 087,45 0,00 0,00 28,66 -23,66 0,00 0,00
AAI
CONSTRU DIVERS........
232 CT 10% 01/1984 ............. 4 725,00 4 725,00 0,00 4 725,00 0,00 0,00 4 725,00 0,00 0,00 0,00 28,41 -18,41 0,00 0,00

MOB MAT DIVERS........


235 BUR 10% 01/1984 ............. 5 920,60 5 920,60 0,00 5 920,60 0,00 0,00 5 920,60 0,00 0,00 0,00 28,41 -18,41 0,00 0,00
MOTO 38
233 MAT OUT 20% 01/1984 SOUDEUSE 000,00 38 000,00 0,00 38 000,00 0,00 0,00 38 000,00 0,00 0,00 0,00 28,41 -23,41 0,00 0,00
Remplaceme
nt colonne 55
233 ICS 8,0% 07/1984 dépolution 000,00 55 000,00 0,00 55 000,00 0,00 0,00 55 000,00 0,00 0,00 27,90 -15,40 0,00 0,00
258
233 ICS 8,0% 07/1984 Caillebotis 948,00 258 948,00 0,00 258 948,00 0,00 0,00 258 948,00 0,00 0,00 27,90 -15,40 0,00 0,00
Nlle inst,
refroidisseme 49
233 ICS 8,0% 09/1984 nt 639,00 49 639,00 0,00 49 639,00 0,00 0,00 49 639,00 0,00 0,00 27,73 -15,23 0,00 0,00
Gaine 25
233 ICS 8,0% 10/1984 d'aspiration 700,00 25 700,00 0,00 25 700,00 0,00 0,00 25 700,00 0,00 0,00 27,64 -15,14 0,00 0,00

MOB MAT DIVERS........ 17


235 BUR 10% 01/1985 ............. 313,03 17 313,03 0,00 17 313,03 0,00 0,00 17 313,03 0,00 0,00 0,00 27,39 -17,39 0,00 0,00

M.COUDRE&
MARTEAU 28
233 MAT OUT 20% 01/1985 PIQ. 536,03 28 536,03 0,00 28 536,03 0,00 0,00 28 536,03 0,00 0,00 0,00 27,39 -22,39 0,00 0,00
BAT.ELYCT
CONSTRU ROLYSE....... 794
232 CT 5% 11/1985 . 098,41 794 098,41 0,00 794 098,41 0,00 0,00 794 098,41 0,00 0,00 0,00 26,54 -6,54 0,00 0,00
AAI
CONSTRU DIVERS........ 69
232 CT 10% 01/1986 ............. 871,28 69 871,28 0,00 69 871,28 0,00 0,00 69 871,28 0,00 0,00 0,00 26,38 -16,38 0,00 0,00

MOB MAT DIVERS........ 38


235 BUR 10% 01/1986 ............. 041,43 38 041,43 0,00 38 041,43 0,00 0,00 38 041,43 0,00 0,00 0,00 26,38 -16,38 0,00 0,00
233 ICS 8,0% 01/1986 Caillebotis 28 28 392,12 0,00 28 392,12 0,00 0,00 28 392,12 0,00 0,00 26,38 -13,88 0,00 0,00

67
Audit financier des immobilisations

392,12
Plasti-
corder(coum 369
233 ICS 8,0% 01/1986 pounds) 965,74 369 965,74 0,00 369 965,74 0,00 0,00 369 965,74 0,00 0,00 26,38 -13,88 0,00 0,00
Construction 35
233 ICS 8,0% 06/1986 VT450 087,72 35 087,72 0,00 35 087,72 0,00 0,00 35 087,72 0,00 0,00 25,96 -13,46 0,00 0,00
Construction 210
233 ICS 8,0% 08/1986 VT451 000,00 210 000,00 0,00 210 000,00 0,00 0,00 210 000,00 0,00 0,00 25,79 -13,29 0,00 0,00
CAR/2TRAN
SPA./BENNE 225
234 MAT TRPT 20% 01/1987 ... 892,00 225 892,00 0,00 225 892,00 0,00 0,00 225 892,00 0,00 0,00 0,00 25,36 -20,36 0,00 0,00

MOB MAT DIVERS........ 64


235 BUR 10% 01/1987 ............. 831,25 64 831,25 0,00 64 831,25 0,00 0,00 64 831,25 0,00 0,00 0,00 25,36 -15,36 0,00 0,00
233 MAT OUT 20% 01/1987 BALANCE 7 145,00 7 145,00 0,00 7 145,00 0,00 0,00 7 145,00 0,00 0,00 0,00 25,36 -20,36 0,00 0,00
Reservoir 330
233 ICS 8,0% 01/1987 acide 929,60 330 929,60 0,00 330 929,60 0,00 0,00 330 929,60 0,00 0,00 0,00 25,36 -12,86 0,00 0,00
AAI Portes
CONSTRU isophone
232 CT 10% 02/1987 avec cadre 1 800,00 1 800,00 0,00 1 800,00 0,00 0,00 1 800,00 0,00 0,00 0,00 25,28 -15,28 0,00 0,00
AAI Frais
CONSTRU ensemble 13
232 CT 10% 02/1987 vestiaire 129,95 13 129,95 0,00 13 129,95 0,00 0,00 13 129,95 0,00 0,00 0,00 25,28 -15,28 0,00 0,00
AAI
CONSTRU construction 28
232 CT 10% 03/1987 d'une fosse 000,00 28 000,00 0,00 28 000,00 0,00 0,00 28 000,00 0,00 0,00 0,00 25,20 -15,20 0,00 0,00
AAI
CONSTRU Porte
232 CT 10% 04/1987 isophone 1 796,25 1 796,25 0,00 1 796,25 0,00 0,00 1 796,25 0,00 0,00 0,00 25,11 -15,11 0,00 0,00
AAI
CONSTRU Fouille
232 CT 10% 04/1987 entranché 6 433,84 6 433,84 0,00 6 433,84 0,00 0,00 6 433,84 0,00 0,00 0,00 25,11 -15,11 0,00 0,00
AAI
CONSTRU Terrassemen 83
232 CT 10% 04/1987 t terrain 517,00 83 517,00 0,00 83 517,00 0,00 0,00 83 517,00 0,00 0,00 0,00 25,11 -15,11 0,00 0,00
AAI
CONSTRU Fouille
232 CT 10% 06/1987 entranché 1 198,80 1 198,80 0,00 1 198,80 0,00 0,00 1 198,80 0,00 0,00 0,00 24,94 -14,94 0,00 0,00
AAI
CONSTRU Demolition
232 CT 10% 06/1987 beton armé 6 700,81 6 700,81 0,00 6 700,81 0,00 0,00 6 700,81 0,00 0,00 0,00 24,94 -14,94 0,00 0,00

68
Audit financier des immobilisations

AAI Fouille en
CONSTRU tranché plus 21
232 CT 10% 06/1987 evacuation 444,86 21 444,86 0,00 21 444,86 0,00 0,00 21 444,86 0,00 0,00 0,00 24,94 -14,94 0,00 0,00
AAI Construction
CONSTRU massif & 55
232 CT 10% 06/1987 fouille 095,75 55 095,75 0,00 55 095,75 0,00 0,00 55 095,75 0,00 0,00 0,00 24,94 -14,94 0,00 0,00
AAI
CONSTRU Inst ligne
232 CT 10% 07/1987 telephonique 5 706,59 5 706,59 0,00 5 706,59 0,00 0,00 5 706,59 0,00 0,00 0,00 24,86 -14,86 0,00 0,00
AAI
CONSTRU 3 climatiseurs 54
232 CT 10% 07/1987 umareq 847,50 54 847,50 0,00 54 847,50 0,00 0,00 54 847,50 0,00 0,00 0,00 24,86 -14,86 0,00 0,00
Investisseme 396
233 ICS 8,0% 07/1987 nt propane 333,73 396 333,73 0,00 396 333,73 0,00 0,00 396 333,73 0,00 0,00 0,00 24,86 -12,36 0,00 0,00
AAI Pose massif
CONSTRU & 23
232 CT 10% 08/1987 terrassement 700,00 23 700,00 0,00 23 700,00 0,00 0,00 23 700,00 0,00 0,00 0,00 24,77 -14,77 0,00 0,00
MUR DE
CONSTRU CLOTURE.... 598
232 CT 5% 10/1987 .. 056,03 598 056,03 0,00 598 056,03 0,00 0,00 598 056,03 0,00 0,00 0,00 24,60 -4,60 0,00 0,00
AAI
CONSTRU Construction
232 CT 10% 11/1987 massif 2 425,00 2 425,00 0,00 2 425,00 0,00 0,00 2 425,00 0,00 0,00 0,00 24,52 -14,52 0,00 0,00
Compte Solde
21 18 637,66
22 30 178,22
232 61 516,89
233 1 119 565,53
234 17 838,87
235 9 405,20
238 153,40
Total 1 257 295,76
Total fichier 1 257 295,77
Ecart -0,01

69
Audit financier des immobilisations

Lead Bilan des immobilsation.

N° COMPTE LIBELLE 31/12/2012 31/12/2011 DéF Var Var%


2121 FRAIS D'ACQUISITION DES IMMOBILISATIONS 5 513 5 513 0 0%
2128 AUTRES CHARGES A REPARTIR 13 125 14 263 -1138 -8%
2220 BREVETS MARQUES DROITS & VAL.S 30 178 30 178 0 0%
2285 IMMOBILISATIONS INCORPORELLES EN COURS 22 010 22 010 0 0%
2311 TERRAINS NUS 1 635 1 635 0 0%
2313 TERRAINS BATIS 3 179 3 302 -124 -4%
2321 BATIMENTS 29 335 17 193 12143 71%
2322 LOGEMENT FEDALA 748 -748 -100%
2322 AUTRES BATIMENTS 11 394 -11394 -100%
2323 CONSTRUCTION S/TERRAIN D'AUTRUI 418 418 0 0%
2327 AGENCEMENTS & AMENAGEMENTS DES CONSTRUCTIONS 31 763 31 516 247 1%
2331 INSTALLATIONS 1 101 703 1 158 884 -57181 -5%
2332 MAT & OUTILLAGE 12 095 10 299 1796 17%
2333 EMBALLAGES RECUPERABLE IDENTIFIABLES 554 2 466 -1912 -78%
2337 AGENCEMENTS ET AMENAGEMENTS DES ICS 4 813 4 813 0 0%
2338 AUTRE MATERIEL ET OUTILLAGE 401 401 0 0%
2341 MATERIEL AUTOMOBILE 2 040 2 156 -116 -5%
2342 AUTOCARS 754 754 0 0%
2343 CAMIONS 6 228 6 228 0 0%
2344 MATL TRANSPORT INTERNE DE MANUTENTION 2 677 2 677 0 0%
2345 MATERIEL DE TRANSPORT INTERNE 1 173 1 173 0 0%
2347 AVIONS 17 17 0 0%
2348 MAT DE TRANS 4 950 4 950 0 0%
2351 MOBILIER DE BUREAU 5 406 5 406 0 0%
2352 MATERIEL DE BUREAU 299 890 -591 -66%
2355 MATERIEL INFORMATIQUE 2 068 4 092 -2024 -49%
2356 AGENCEMENT, INSTALATION & AMENAGEMENT DIVERS 1 632 1 854 -222 -12%

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Audit financier des immobilisations

2380 AUTRES IMMO CORPORELLES 153 153 0 0%


2393 IMMOS EN COURS 25 916 13 157 12760 97%
2397 AVANCES & ACCOMPTE S/CDES IMMPB CORPORELLES 37 640 37 681 -42 0%
Total 1 347 676 1 396 220 -48545 -3%

N° COMPTE LIBELLE 31/12/2012 31/12/2011 Déf Var Var%


2812 AUTRES CHARG. A REPARTIR(AMOR) - 15 330 - 14 455 -875 6%
2822 AMORT.BREVETS MARQUES &D.SIMIL - 29 946 - 27 938 -2008 7%
2832 AMORT DES CONSTRUCTIONS - 48 979 - 46 915 -2064 4%
2833 AMORT INSTAL TECHNIQUES, MATERL & - 928 663 - 952 706 24043 -3%
2834 AMORT MATERL TRANSPORT - 17 467 - 17 066 -401 2%
2835 AMORT MOBIL,MATERIEL BUREAU & - 8 430 - 10 967 2537 -23%
2838 AMORT AUTRE IMMOB CORPORELLES - 141 - 138 -3 2%
Total - 1 048 956 - 1 070 185 21229 -2%

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Audit financier des immobilisations

BIBLIOGRAPHIE
Ouvrage :
Les nouveaux instruments financiers : Guide de l’audit en entreprise ; de Jean François
ABADIE édition CLEI
OBERT R., (2002), Synthèse droit et comptabilité : 2. Audit et commissariat aux comptes,
Aspects internationaux, Dunod.
MIKOL A., (2000), Les audits financiers : « Comprendre les mécanismes du contrôle légal
»,Editions Organisations.
VIDAL D., (2000), Audit et révision légale, Edition Litec.
PASCAL SIMONS, Audit financier, Collection AUDIT, Edition d’organisation.
Revues, Encyclopédies et Manuels :
COMPAGNIE NATIONALE DES COMMISSAIRES AUX COMPTES, Cahiers audit et
information financière, CNCC Edition.
Code général de normalisation comptable.
Manuel des normes Audit légal et contractuel, Version janvier 2011.
Guide pratique d’audit de l’Ordre des Experts Comptable
Manuel d’audit Coopers&Lybrand.
Sites Internet :
http://www.laprofessioncomptable.com
http://www.finances.gouv.fr
http://www.ifac.com
http://www.cncc.com
http://www.RFComptable.com
http://www.experts-comptables.org

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