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LES TECHNOLOGIES

MODERNES EN
TOPOGRAPHIE : CAS DU
GPS

PRESENTATION Mr FRANCOIS NDIAYE


CHEF DU BUREAU DU CADASTRE DE KAOLACK/KAFFRINE

bayefrancoisndiaye@yahoo.fr

I.U.T THIES
UN PETIT SONDAGE SI VOUS PERMETTEZ …
?

1- QUI A DÉJÀ UTILISE UNE STATION TOTALE ?

2- QUI A DÉJÀ VU UN GPS ?

3- QUI A DÉJÀ UTILISE UN GPS ?


FRANCOIS NDIAYE Géomètre 2
I- INTRODUCTION
1- PRESENTATION DU SYSTEME GPS
2- HISTORIQUE DU GPS
3- OBJECTIFS DU SYSTEME
4- DOMAINES D’ACTIVITE DU GPS
II- COMPOSITION DU SYSTEME GPS
1- SEGMENT SPATIAL
2- SEGMENT DE CONTRÔLE
3- SEGMENT UTILISATEUR
III- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
1-MESURE DE LA DISTANCE SATELLITE-RECEPTEUR
2-DECALAGE DE L’HORLOGE DU RECEPTEUR
3-DEUX TYPES DE MESURE
4-CALCUL DE LA POSITION D’UN POINT
5-POSITIONNEMENT EN MODE NATUREL OU ABSOLU
6-POSITIONNEMENT EN MODE DIFFERENTIEL OU RELATIF
7-TRAITEMENT DES SIGNAUX GPS
IV- UTILISATION DU GPS EN TOPOGRAPHIE
1-LEVE ET IMPLANTATION AU GPS
2-DENSIFICATION DE RESEAUX
3-PASSAGE DU SYSTEME INTERNATIONAL AU SYSTEME LOCAL
SOMMAIRE
4-NOTE SUR LE RESEAU DE REFERENCE DU SENEGAL (RRS04)
5-LES AVANTAGES DU GPS
6-LES INCONVENIENTS DU SYSTÈME
7-AUTRES APPLICATIONS DU GPS
V- LES IMPRECISIONS DANS LA MESURE GPS
1-LES ERREURS DE PROPAGATION DES SIGNAUX
2-LES ERREURS D’HORLOGE
3-LES MULTI TRAJETS
4-LES ERREURS D’EPHEMERIDE
5-LES MASQUES
6-LES FAUTES
7-LES DEGRADATIONS VOLONTAIRES DES SIGNAUX
8-LA QUALITE DU POSITIONNEMENT INSTANTANE: LES DOP
9-MAUVAIS FONCTIONNEMENT D’UN SATELLITE
VI- LES AUTRES SYSTEMES DE POSITIONNEMENT PAR SATELLITES
1-LE SYSTEME GLONASS
2-LE SYSTEME GALILEO
VII- CONCLUSION
FRANCOIS NDIAYE Géomètre 3
PORTAILS INTERNET SUR LE GPS
I- INTRODUCTION

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 4


1- PRESENTATION

Le Global Positioning System plus connu sous le sigle


GPS est un système de radio positionnement mondial
par satellites. Ce système permet de mesurer les
distances des récepteurs terrestres à des satellites dont
les positions sont connues.
Le GPS fournir à un utilisateur terrestre, voiture, avion,
bateau, sa position, sa vitesse et sa synchronisation
instantanée dans un système de référence mondial en
tout lieu et à tout instant.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 5


2- HISTORIQUE

Le GPS est à l’origine, dans les années 1960, un système


mis au point par le département de la Défense américaine à
des fins militaires. Mais ce système a vite évolué pour
satisfaire les besoins civils, en particulier les travaux
géodésiques et topographiques.
Les Etats-Unis continuent de développer leur système par le
remplacement et l’ajout de satellites ainsi que par la mise à
disposition de signaux GPS complémentaires, plus précis et
demandant moins de puissance aux récepteurs.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 6


3- OBJECTIFS DU SYSTEME GPS

Le but du GPS est de fournir à un utilisateur terrestre,


voiture, avion, bateau, sa position, sa vitesse et sa
synchronisation instantanée dans un système de
référence mondial en tout lieu et à tout instant. Pour
réaliser ce but, il est nécessaire de pouvoir observer en
permanence quatre satellites GPS simultanément; pour
cela, on dispose d’une constellation de 24 satellites
répartis sur six plans orbitaux à une altitude d’environ
20 200 km.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 7


4- LES DOMAINES D’ACTIVITES DU GPS

Le GPS investit beaucoup de domaines dont on peut


noter entre autres:
la navigation;
la géodésie;
la topographie (canevas, levé, implantation …);
le foncier ( délimitation, bornage des propriétés …);
les systèmes d’informations géographiques (SIG);
la bathymétrie;
la surveillance des ouvrages d’art;
la photogrammétrie;
le guidage d’engins;
etc.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 8


FRANCOIS NDIAYE Géomètre 9
FRANCOIS NDIAYE Géomètre 10
II- COMPOSITION DU
SYSTEME

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 11


Description du système GPS

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 12


1- SEGMENT SPATIAL

Constellation de 24
satellites placés sur des Les six plans orbitaux
orbites situées à sont inclinés à 55 par
20200km d’altitude rapport à l’équateur

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 13


Les orbites des satellites sont choisies de façon que l’on puisse
observer toujours un minimum de quatre satellites avec une
élévation d’au moins 15 en tout point de la planète et à tout
instant.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 14


Les différents satellites GPS

 Bloc I : 11 satellites
lancés entre 1978 et 1985
 Bloc II et IIA : 28 satellites
lancés entre 1989 et 1997
 Bloc IIR : mis en place
depuis 1997
 Bloc IIF : 3 satellites
seront lancés à partir de
2007
 Bloc III : en phase de
développement

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 15


2- SEGMENT DE CONTROLE

Le secteur de contrôle permet de piloter et de surveiller le


système GPS.
Il est composé de : 5 stations de contrôle américaines au sol
qui ont pour rôle d'enregistrer toutes les informations émises
par les satellites, pour calculer les positionnements.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 16


3- SEGMENT UTILISATEUR

 Ensemble de tous les


utilisateurs civils et militaires
du système GPS. Tout
utilisateur muni d’un
récepteur GPS peut obtenir sa
position …
 Les récepteurs reçoivent,
enregistrent le message GPS et
calcule leur position à partir
des mesures de pseudo
distance à partir des
éphémérides diffusées dans le
message.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 17


FRANCOIS NDIAYE Géomètre 18
Exemples de récepteurs GPS de navigation

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 19


Exemples de récepteurs GPS topographiques bi
fréquences

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 20


Exemples de récepteurs GPS géodésiques bi
fréquences

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 21


III- PRINCIPE DE
FONCTIONNEMENT

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 22


1- MESURE DE LA DISTANCE SATELLITE-
RECEPTEUR

Le GPS fonctionne grâce au calcul de la distance qui sépare un


récepteur GPS et plusieurs satellites, déterminée par le temps
de propagation du signal (ondes électromagnétiques) : D= C x
ΔT (C=300 000 km/s)
Cette mesure fournit une pseudo-distance, assimilable à une
distance entachée d’une erreur de synchronisation des
horloges du satellite et du récepteur. Une erreur d’un
millionième de seconde entraîne une erreur de 300 mètres sur
la position.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 23


2- DECALAGE DE L’HORLOGE DU RECEPTEUR

La synchronisation des horloges des satellites et celle du


récepteur constitue une grande difficulté dans le système GPS.
Les récepteurs n’ont pas les mêmes horloges atomiques que les
satellites. Ces récepteurs disposent néanmoins d’horloge assez
stable avec un défaut de synchronisation avec celles des
satellites. Les signaux de quatre satellites au moins sont
nécessaires pour déterminer ce décalage, car il s’agit de
résoudre un système d’au moins quatre équations à 4
inconnues qui sont la position (en trois dimensions) et le
décalage de l’horloge du récepteur avec l’heure GPS.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 24


HORLOGE ATOMIQUE AU CESIUM HORLOGE ATOMIQUE AU RUBIDIUM

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 25


3- DEUX TYPES DE MESURE

Mesure du retard entre le Code généré par le satellite et sa


réplique générée par le récepteur

T
Comparaison entre l’onde porteuse (Phase) du signal diffusée par
le satellite et sa réplique générée par le récepteur

Φ  = 19 cm

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 26


4-CALCUL DE LA POSITION D’UN POINT

Le lieu géométrique d’une mesure de distance


sur un satellite est une sphère

L’intersection de deux sphères est


un cercle
19,000km

21,000km 20,000
km
L'intersection de
trois sphères ne
En pratique un 4ème
donne que deux
satellite est nécessaire pour
points
déterminer les 4 inconnues, FRANCOIS NDIAYE Géomètre 27
X, Y, Z et le temps
FRANCOIS NDIAYE Géomètre 28
5- POSITIONNEMENT EN MODE NATUREL OU
ABSOLU

Le mode naturel ou positionnement absolu, présente


l’avantage d’une mesure indépendante effectuée par un seul
récepteur portable au repos ou en mouvement (jusqu’à 400
m/s). Ces mesures sont utilisées pour effectuer une
localisation de type navigation. La position du récepteur est
obtenue avec quatre satellites au minimum. Cette méthode est
analogue à la multilatération dans l’espace trois dimensions.
La précision variant de 3 à 100m ne permet pas son utilisation
en topométrie.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 29


FRANCOIS NDIAYE Géomètre 30
6- POSITIONNEMENT EN MODE DIFFERENTIEL
OU RELATIF

Le concept de GPS différentiel repose sur le fait que deux


récepteurs (ou plus) observant les mêmes satellites ont des
erreurs de mesure d’autant plus similaires que ces récepteurs
sont placés proches l’un de l’autre. En plaçant le récepteur de
la référence sur un point connu, on peut calculer les mesures
théoriques qui devraient être faites sur ce point et les
comparer à celles observées.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 31


La différence « valeurs observées – valeurs théoriques »
correspond à l’erreur de mesure, laquelle est ensuite utilisée
pour fournir des corrections aux récepteurs mobiles situés
dans les environs. On détermine ainsi de manière très
précise le vecteur ou ligne de base entre le récepteur de
référence et le récepteur mobile. L’exploitation, en temps
réel, de cette technique nécessite la mise en place d’un
moyen de transmission permettant à la station de référence
de transmettre ses corrections aux mobiles de façon quasi-
instantanée.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 32


FRANCOIS NDIAYE Géomètre 33
7- TRAITEMENT DES SIGNAUX GPS

Il existe deux possibilités de traitement des signaux GPS :

Le post-traitement, ou traitement différé, c’est-à-dire un


calcul réalisé après la phase de mesure : les informations
collectées par les deux antennes et stockées dans les mémoires
de leur calculateur associé sont transférées sur un micro-
ordinateur. Un logiciel de post-traitement, livré avec le
matériel, effectue les calculs jusqu’à l’obtention des
coordonnées.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 34


Le traitement différentiel en temps réel permet d’obtenir
une précision centimétrique en temps réel. Un récepteur « fixe
», stationné sur le point de coordonnées connues, calcule à
chaque instant sa position en fonction des signaux reçus par
les satellites et compare le résultat aux coordonnées connues
du point de station. Le récepteur fixe calcule alors une
correction de position qu’il transfère au récepteur « mobile » en
permanence par radio ou GSM. Le récepteur mobile peut alors
recalculer précisément sa position en temps réel.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 35


MODE DIFFERENTIEL:
LE POST-TRAITEMENT

Borne IGN
ou point connu Xmes – Xref = ΔX
Ymes – Yref = ΔY Xmes - ΔX = Xcor
Zmes – Zref = ΔZ Ymes - ΔY = Ycor
Zmes - ΔZ = Zcor
Base itinérante Mobile
Station sur trépied
Déchargement de l’enregistreur de données par l’utilisateur

Satellites visibles identiques pour la base et le(s) mobile(s) 36


FRANCOIS NDIAYE Géomètre
MODE DIFFERENTIEL:
LE TEMPS REEL STANDARD

Données corrigées sur le terrain

Xmes – Xref = ΔX
Ymes – Yref = ΔY Xmes - ΔX = Xcor
Liaison Radio Zmes – Zref = ΔZ Ymes - ΔY = Ycor
Zmes - ΔZ = Zcor
Station de base Mobile
Satellites visibles identiques pour la base et le(s) mobile(s)
FRANCOIS NDIAYE Géomètre 37
MODE DIFFERENTIEL:
LE TEMPS REEL GEOSTATIONNAIRE

30

Satellite(s) dans le plan de


l’équateur à 36000 kms FRANCOIS NDIAYE Géomètre 38
MODE DIFFERENTIEL:
LE TEMPS REEL GEOSTATIONNAIRE

Systèmes SBAS (Satellite Based Augmentation


System)

WAAS (USA)
CWAAS (Canada)
EGNOS (Europe)
MSAS (Japon)

Système privé
OMNISTAR (Couverture mondiale)

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 39


IV- UTILISATION DU
GPS EN
TOPOGRAPHIE

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 40


Le mode naturel, ou positionnement absolu, est utilisé pour
effectuer une localisation de type navigation. La précision
obtenue (incertitude variant de 3 à 100 m) ne permet pas son
utilisation en topométrie. Seul un traitement différentiel avec
deux récepteurs permet d’obtenir une précision satisfaisante.

GPS LEICA SYSTEME 1200


41
FRANCOIS NDIAYE Géomètre
1- LEVE ET IMPLANTATION AU GPS

Dans le domaine de la topométrie, le GPS a aussi apporté une


évolution conséquente. Les méthodes rapides de levés tel que le
rapide statique ou le cinématique temps réel s'imposent de plus
en plus.
La méthode « statique rapide » est utilisée pour l’établissement
de réseaux de densification, de canevas de base pour des levers
de détails par des stations totales.
La méthode « cinématique » permet de mesurer efficacement un
grand nombre de points rapprochés. Cependant s’il y a une
rupture du signal par le fait d’un masque, il est impératif de
réinitialiser l’équipement, ce qui peut réduire la productivité.
Le principe du temps réel utilise une connexion radio ou GSM
pour transmettre des corrections différentielles du pivot vers le
mobile. Cette méthode permet à l’opérateur de disposer de
coordonnées corrigées. Ainsi avec une liaison fiable l’opérateur
peut procéder à des levés ou implantations.
42
FRANCOIS NDIAYE Géomètre
2- DENSIFICATION DE RESEAUX
Mode différentiel statique rapide: l'un des récepteurs est fixe, le
second est mobile. Les durées d'observations sont courtes. Cette
méthode permet de densifier des réseaux de points connus
existants, et se limite à des lignes de base d'une dizaine de km
maximum pour une précision de quelques centimètres.
Le maillage au GPS offre de multiples possibilités, par opposition
aux autres techniques terrestres où l’inter visibilité entre deux
points est primordiale. Dans le cas spécifique de la détermination
d’un réseau géodésique, le maillage en étoile est le plus efficace.
Si nous parlons de maillage en étoile, cela signifie que nous
appliquons la méthode du pivot. Elle consiste à placer le
récepteur de base, dit le pivot, sur un point connu de se déplacer
avec le second récepteur, dit le mobile, sur les points à proximité
du pivot et ainsi effectuer des sessions de mesure.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 43


Le GPS a apporté une révolution en géodésie, aujourd'hui
l'ensemble des réseaux est réalisé par techniques spatiales et
plus particulièrement par GPS. L'avenir est aux réseaux
permanents dont les bornes sont remplacées par des
récepteurs GPS qui enregistrent des observations 24h/24 et les
retransmettent via des lignes de télécommunications à haut
débit vers des centres de données. Ceux-ci les mettent à
disposition des utilisateurs potentiels le plus rapidement
possible.
Depuis le début des années 90 se sont mis en place des
réseaux de stations GPS permanentes liés à des services plus
ou moins développés. Les premiers réseaux avaient un
but scientifique et étaient destinés à soutenir l'utilisation du
GPS pour des applications géophysiques en fournissant des
orbites précises.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre


44
Aujourd'hui de nombreux états développent des réseaux
permanents qui devront à terme remplacer les réseaux
géodésiques actuels. Les réseaux traditionnels, qu'ils soient
issus de techniques terrestres ou spatiales vont peu à peu
laisser la place à des services, qui s'appuyant sur les réseaux
actifs, vont permettre un positionnement rapide non réservé à
des professionnels.
La technique du réseau géodésique a pour finalité de relier
entre eux, un ensemble de points dans un même système. Plus
le réseau de points sera dense et moins les utilisateurs auront
à se déplacer pour réaliser leurs travaux de levé ou de
rattachement, ce qui permet un gain de temps appréciable.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 45


3- PASSAGE DU SYSTEME
INTERNATIONAL AU SYSTEME LOCAL

Pour implanter ou lever des points en temps réel dans un


système national (Ex: Yoff 200 au Sénégal, Lambert en
France…) alors que les renseignements fournis par le GPS se
réfèrent au système mondial WGS84 (World Geodetic System
84), le GPS offre un procédé qui permet de calculer les
paramètres de transformation nécessaires pour passer d’un
système à l’autre. Les paramètres de la transformation étant
déterminés et entrés dans le contrôleur GPS, le programme
d’affichage du contrôleur traduit directement les informations
GPS en système local.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 46


3-1 EN PLANIMETRIE

Si nous disposons de suffisamment de points anciens, il est


possible de transformer les coordonnées géocentriques d’un
ensemble de points par une transformation des coordonnées
et un changement d’ellipsoïde, puis d’effectuer un ajustement
de réseau pour adapter le réseau déterminé en WGS84 au
réseau géodésique existant. L’option ajustement de réseau du
logiciel Leica Geo Office (LGO) de Leica effectue ces calculs en
permettant de choisir une compensation libre ou par
contrainte du réseau.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 47


3-2 EN ALTIMETRIE

Trois problèmes diminuent la précision du GPS :


* La géométrie du système n’est pas toujours optimale ; un
récepteur GPS peut être idéalement positionné en planimétrie par
rapport aux satellites desquels il reçoit des informations (vue en
plan de la figure ci-dessous) ; une telle configuration augmente la
précision sur les composantes E et N du calcul en raison de la
disposition symétrique des satellites. En revanche, du fait que le
récepteur ne capte que les satellites qui se situent au-dessus de
l’horizon, il n’y a plus la symétrie nécessaire lorsque l’on se place
sur la composante verticale. Cette dernière sera donc moins
précise.
* Le retard troposphérique induit une perte de précision, surtout
sur la composante verticale.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 48


•La connaissance approximative
du géoïde, surface de référence
des altitudes, affecte la
détermination altimétrique des
points mesurés par GPS. Le géoïde
présente des ondulations par
rapport à l’ellipsoïde du système
WGS 84.

•Le GPS ne permet pas de fournir


directement les altitudes
orthométriques. L’altitude obtenue
par le GPS est une hauteur
ellipsoïdale qui est la distance entre
le repère au sol et l’ellipsoïde de
référence. La transformation de
l’hauteur ellipsoïdale en hauteur
orthométrique passe par
l’ondulation du géoïde.
FRANCOIS NDIAYE Géomètre 49
4-LE RESEAU DE REFERENCE DU SENEGAL (RRS04)

De nombreux conflits fonciers à Dakar sont liés à l’hétérogénéité


du cadre géodésique, cette situation s’explique par la diversité
des réseaux géodésiques et la disparition de beaucoup de points
d’appui au sol. Parmi ces différents systèmes utilisés pour les
travaux topographiques on peut noter : Hatt, Yoff Datum 200,
Datum Point 58, Adindan Datum 1969, Cap des Biches 1974, le
réseau du 12eme parallèle, le réseau OMVS etc.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre


4-1 RESEAU DE PREMIER ORDRE

Conscient de l’importance que revêt la mise en place de points


géodésiques pour une bonne maîtrise de la gestion du sol, il a
été installé en 2004 la première ossature du réseau de
référence du Sénégal (RRS04). Ce réseau qui est composé
d’une vingtaine de points installés sur l’étendue du territoire
national a été financé par l’Union Européenne. Il a été réalisé
et observé par la Direction des Travaux Géographiques et
Cartographiques du Sénégal (DTGC) et calculé par l’Institut
Géographique National (IGN) France Internationale. Ce
nouveau canevas, constituant le réseau de premier ordre, est
conçu avec les nouvelles technologies GPS sont compatibles
avec les références mondiales.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 51


4-2 RESEAU DE DEUXIEME ORDRE

Dans le cadre du Programme d’Appui au Programme National de


Bonne Gouvernance du Sénégal (P.A.P.N.B.G), le cadastre a
entrepris la densification du réseau géodésique du Sénégal.
Cette opération qui s’est appuyée sur le réseau de premier ordre
mis en place en 2004, s’est déroulée en début 2008.
Cette densification a consisté à implanter 137 autres bornes et
repères suivant une liste contractuelle.
La mise en place de ce réseau de 2eme ordre a été réalisée par le
groupement Gascogne Génie Civil-Géode-Geoworks-Sintégra
basé en France avec la participation de la DTGC et du Cadastre.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 52


PLAN DU RESEAU DE REFERENCE DU SENEGAL (1er et 2eme ordre)
FRANCOIS NDIAYE Géomètre 53
PLAN DES LIGNES DE BASES DU 2eme ORDRE DU RRS04

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 54


5- LES AVANTAGES DU SYSTEME GPS

1. Ne nécessite pas la visée directe;


2. Indépendant des conditions météo;
3. Offre une précision homogène;
4. Fonctionne jour et nuit;
5. Est généralement plus efficace, plus rapidité;
6. Plus simple d’emploi que la tachéométrie;
7. Rapidité des mesures sur de longues bases, en terrain
accidenté ou non;
8. Nombre d’utilisateurs illimité;
9. Système jamais saturé;
10.Compatibilité avec le futur système Galileo.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 55


6- LES INCONVENIENTS DU SYSTEME GPS

1. Dépendance stratégique;
2. Grande confiance du système;
3. Référence géodésique;
4. Pas toujours utilisable (Exemple en milieu urbain à cause
des masques);
5. Coût d’acquisition assez élevé;
6. Nécessité de travailler en zone dégagée;
7. Incompatibilité entre hauteur ellipsoïdale (GPS) et altitude
géoïde.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 56


7- AUTRES APPLICATIONS DU GPS

1. Compensation sur des polygonales;


2. Intégration dans un réseau existant avec compensation des
fermetures ;
3. Guidage d’engins;
4. Collecte d ’informations géographiques (SIG);
5. Surveillance (barrage, tectonique);
6. Bathymétrie;
7. Positionnement aux études sismiques;
8. Délimitation de limites frontalières;
7. Etc ….

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 57


FRANCOIS NDIAYE Géomètre 58
V- LES IMPRECISIONS
DANS LES MESURES
GPS

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 59


1- LES ERREURS DE PROPAGATION DES
SIGNAUX

La vitesse de propagation des ondes électromagnétiques est celle


de la lumière dans le vide. La vitesse de propagation dans
l’atmosphère est légèrement inférieure ; elle est fonction de
l’indice de réfraction du milieu traversé. C’est donc une
première source d’imprécision.
La propagation des signaux dans la troposphère ( voisine de la
terre d’épaisseur 5 à 18km ) et l’ionosphère ( entre 50 et 1000
km d’altitude ) connaît des perturbations: réduction variable de
la vitesse des ondes (retard troposphérique) .
L'ionosphère a une propriété très importante, c'est un milieu
dispersif pour les fréquences. Le retard électronique dépend de
la fréquence et donc l'utilisation de deux fréquences va
permettre d'éliminer le retard ionosphérique.

 Corrigées par le DGPS (GPS Différentiel)

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 60


FRANCOIS NDIAYE Géomètre 61
2- LES ERREURS D’HORLOGE

L’horloge des récepteurs est moins précise que celle des


satellites pour une question de coût et de transport : une
horloge atomique est très chère et pèse plusieurs centaines de
kilogrammes, ce qui entraîne une erreur sur la mesure du
temps de parcours et donc sur la distance. Ces erreurs
dépendent bien sûr de la qualité de l’horloge des récepteurs.
L’horloge des satellites peut aussi présenter des décalages
essentiellement dus au cryptage. L’horloge des récepteurs est
généralement un quartz qui donne la nanoseconde ce qui, à la
vitesse de la lumière, donne une incertitude de 300.000.000
m/s 10–9s = 30 cm.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 62


3- LES MULTI TRAJETS

Les multi trajets sont des réflexions parasites qui peuvent


entraîner des erreurs de mesures. Les ondes émises par les
satellites ne parviennent pas forcément en droite ligne au
récepteur. Il peut y avoir des réflexions sur le sol ou sur des
objets environnants.
Ils dépendent des conditions autour de l’antenne, du type
d’antenne, de l’élévation des satellites, les plus bas étant les
plus sensibles aux multi trajets.
L’erreur engendrée est difficile à corriger mais l’opérateur doit
aussi veiller à ne pas stationner trop près d’objets fortement
réfléchissants.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 63


Erreurs liées à l’environnement : Les
multi trajets (MultiPath)

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 64


4- LES ERREURS D’EPHEMERIDE

L’erreur sur la position du satellite se répercute


directement sur la position du récepteur.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 65


5- LES MASQUES

Des éléments de l’environnement peuvent former des obstacles


qui représentent des masques pour les signaux GPS.
Un masque est un obstacle physique qui empêche la réception
du signal GPS par le récepteur. Le franchissement d’un obstacle
peut entraîner :
l’atténuation du signal si l’obstacle empêche le signal de passer
en continu ou la perte momentanée du signal si l’obstacle
empêche le signal de passer momentanément.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 66


Masques: contraintes liées à l’environnement

Milieu urbain Zone boisée

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 67


6- LES FAUTES

− Du segment de contrôle : humaine ou informatique, elles


peuvent provoquer des erreurs allant du mètre à la centaine de
kilomètres.

− De l’utilisateur : une erreur sur la sélection du datum peut aller


du mètre à la centaine de mètres.

− Du récepteur : défaillance tant au niveau matériel que logiciel.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 68


7- LES DEGRADATIONS VOLONTAIRES DES
SIGNAUX

Le système GPS était initialement pourvu de 2 processus


permettant de dégrader les signaux envoyés par les satellites, le
premier pour limiter son utilisation civile et protéger son
utilisation militaire, le second pour éviter tout
brouillage volontaire du système :
• L’ Accès sélectif : SA (Selective Availability)
• L’Anti-leurrage : AS (Anti Spoofing)
Depuis le 02 mai 2000, l’accès sélectif SA a été suspendu. En
2004, le gouvernement américain s’est de plus engagé à ne plus
avoir recours à ce type de dégradation.
Actuellement, seul l’anti-leurrage est actif (AS).
Néanmoins depuis le retrait du SA, l’armée américaine a
cependant la possibilité d’interdire tout accès au GPS dans une
zone de conflit sans affecter les utilisateurs en dehors de la dite
zone.
FRANCOIS NDIAYE Géomètre 69
8-LA QUALITE DU POSITIONNEMENT
INSTANTANE: LES DOP (Dilution Of Precision)

L'exactitude du positionnement absolu instantané est très


corrélée à la qualité de la géométrie de distribution des
satellites dans le ciel. Pour cela il existe un paramètre qui
donne une estimation de cette qualité c'est le DOP (Dilution of
Precision). Plus la valeur du DOP est élevée, plus le
positionnement est mauvais (Exemple: le GDOP doit être
inférieur à 8 pour le system Leica 1200).

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 70


FRANCOIS NDIAYE Géomètre 71
9- MAUVAIS FONCTIONNEMENT D’UN SATELLITE

Un problème, ou la panne d’un satellite, peut très bien n’être


détecté et corrigé par les stations au sol, qu’au bout d’un délai
de 3 heures. Ainsi un récepteur peut recevoir pendant 3 heures
des informations erronées provenant d’un satellite qui ne devait
pas être utilisé.

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 72


VI- LES AUTRES
SYSTEMES DE
POSITIONNEMENT PAR
SATELLITES

FRANCOIS NDIAYE Géomètre 73


1- LE SYSTEME GLONASS

Le système russe GLONASS né durant la guerre froide devait


permettre de s’affranchir du système GPS américain.

Le système GLONASS se compose de:


24 satellites;
3 plans orbitaux à 19100 km d’altitude inclinés à 65 environ.

Contrairement aux GPS américains, chaque satellite se trouve


exactement sur la même position pendant 8 jours.
Le système Glonass est notamment utilisé dans le domaine civil.

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2- LE SYSTEME GALILEO

Le système GALILEO est un système européen de navigation par


satellites lancé par l’Union européenne et l’Agence Spatiale
Européenne (ESA). GALILEO fournira des services de
localisation précis, sécurisés à l’échelle du globe. Il sera placé
sous le contrôle d’autorités civiles et sera compatible avec GPS
et GLONASS. Ces trois systèmes seront complémentaires.

Il se compose de 30 satellites qui seront répartis sur 3 orbites à


une altitude de 23616 km avec des plans orbitaux inclinés à
56 .

GALILEO devrait être opérationnel en 2010.

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Il existe également le système chinois de positionnement par
satellite appelé Beidou qui n’est opérationnel qu’en Chine.
Les systèmes GPS, Glonass et Galiléo devraient former à
l’horizon 2008 une synergie: le GNSS (Global Navigation
Satellite System) système de positionnement et de navigation
par satellites permettant des déterminations de manière
continue, cohérente, pérenne, globale et uniforme.

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VII- CONCLUSION

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Le G.P.S. est, déjà depuis plusieurs années, considéré comme
un outil particulièrement bien adapté aux travaux
topographiques. Son utilisation en temps réel permet de réduire
considérablement les calculs de bureau et, par conséquent,
d’améliorer le rendement des opérations topographiques.
L’utilisation d’une même station sur de grande étendue, limite
le nombre de mise en station et donc les risques d’erreurs; elle
assure également une homogénéité du positionnement sur
l’ensemble de la zone.
Le GPS en temps réel constitue de nos jours un outil
incontournable dans les domaines de la géodésie, de la
topographie et de la cartographie. Ce nouveau système de
positionnement spatial permet d’obtenir d’excellents résultats à
grande échelle.

L’évolution des spécifications relatives aux appels d’offre dans


bien des domaines du BTP fait apparaître des contraintes de
délais et de coûts serrés. Par contre les cahiers de charge sont
de plus en plus exigeantes en matière de précision, de contrôle
qualité. Face à ces défis, l’emploi des méthodes classiques
montre vite ses limites.

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FRANCOIS NDIAYE Géomètre
En dépit de la technicité de ce système, il ne faut pas
accorder une confiance aveugle à ses performances. La
fiabilité et la précision ne doivent se concevoir qu’en
ménageant des opérations de contrôles car le GPS ne doit
être qu’un outil. L’emploi de cette technique nécessite de
maîtriser les notions fondamentales de la topographie et de la
géodésie.

Cependant compte tenu des perspectives qu’offre le GPS, les


utilisateurs du GPS gagneraient à mettre en place des
dispositifs pour des échanges d’informations et d’expériences.

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FRANCOIS NDIAYE Géomètre
PORTAILS INTERNET SUR LE GPS

Trimble (USA) : www.trimble.com


Leica-Wild (Suisse) : www.leica.com
Thales Navigation (France) :www.thalesnavigation.com
Topcon : www.topcon.com
National Geodetic Survey (NGS) : http://www.ngs.noaa.gov/
American Geophysical Union : http://www.agu.org
U.S. Coast Guard Navigation Information Center :
http://www.navcen.uscg.gov
Canadian Spatial Reference System :
http://www.geod.rncan.gc.ca/
LandStar : http://www.racal-landstar.com
Omnistar : http://www.omnistar.com
Glonass: http://www.glonass-ianc.rsa.ru
Galileo: http://ec.europa.eu/dgs/energy_transport/galileo/
Institut Géographique National : http://www.ign.fr

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BIBLIOGRAPHIE
S. Milles; J. Lagofun; « Topographie et topométrie modernes »
tomes 1 et 2; Edition Eyrolles; 1999
M. Brabant; «Maîtriser la topographie : Des observations au plan
»; Edition Eyrolles; Novembre 2004
S. Botton; D. Bouteloup; « Présentation du GPS » ; Cours
IGN/ENSG
P. Rouffiac; « Presentation du Système GPS » ; Cours IGN/ENSG
S. Cordiez; « Densification locale du Réseau de Base Français,
Mise en pratique du RGF 93 et de la projection Lambert 93 »;
Mémoire de TFE à l’ESGT
V. Duarte; « Planification et sécurisation de l’utilisation du GPS
temps réel dans le domaine du terrassement »; Mémoire de TFE à
l’ESGT
J.V.Cranenbroeck; « Guide de gestion de projets topographiques
GPS sur site »
P.Correia; « Guide pratique du GPS »; Edition Eyrolles; 2008
J.M.Piéplu; « GPS et Galileo »; Edition Eyrolles; 2006
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