Vous êtes sur la page 1sur 70

Said ZAI M.

ABDELBAKI Noureddine

Hasna MOUMOU
Asma BOULAHRAIG 2015-2016

Page | 0
DÉDICACE :

A cœur vaillant rien d’impossible


A conscience tranquille tout est accessible
Quand il y a la soif d’apprendre
Tout vient à point à qui sait attendre
Quand il y a le souci de réaliser un dessein
Tout devient facile pour arriver à nos fins
Malgré les obstacles qui s’opposent
En dépit des difficultés qui s’interposent
Les études sont avant tout
Notre unique et seul atout
Ils représentent la lumière de notre existence
L’étoile brillante de notre réjouissance
Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal
Nous partons ivres d’un rêve héroïque et brutal
Espérant des lendemains épiques
Un avenir glorieux et magique
Souhaitant que le fruit de nos efforts fournis
Jour et nuit, nous mènera vers le bonheur fleuri
Nous prions Dieu que ce mémoire
Fera signe de persévérance
Et que nous serions enchantés
Par notre travail honoré.
REMERCIEMENTS :

Nous tiendrons sincèrement à remercier Mr ABDELBAKI notre directeur de


mémoire, d’abord pour avoir accepté d’être notre responsable malgré ses
occupations mais aussi et surtout pour ses précieux conseils et ses interventions
pour nos aiguiller sur ce sujet passionnant. Son soutien, ses éclairages et ses
opinions ont été d’une très grande aide.

Nous remercions également toutes les personnes qui ont répondu à notre
questionnaire.

Notre sujet étant très large, leurs réponses nous a permis de compléter nos
connaissances et d’orienter notre sujet sur ce qu’il est aujourd’hui. Nous avons été
très agréablement surpris de leurs disponibilités et de leur enthousiasme face à
notre étude.

Nous remercions enfin nos familles, en particulier nos parents, et nos amis
pour leur soutien de tous les instants.

Enfin, nous souhaitons remercier toutes les personnes qui, de près ou de loin,
ont pu participer à ce mémoire.
SOMMAIRE :

Introduction générale ........................................................................................................................................................ 1

Partie 1 : Contexte de la finance islamique ........................................................................................................4

Chapitre 1 : Cadre générale de la finance islamique ...........................................................................................5

I. La doctrine de l’économie islamique ............................................................................................................5

II. La finance islamique : .................................................................................................................................9

Chapitre 2 : La finance islamique au Maroc ......................................................................................................24

I. Le cadre juridique et institutionnel, les institutions marocaines et les produits alternatifs : ......................25

II. Le cadre réglementaire : ............................................................................................................................29

Partie 2 : La finance islamique adaptée au contexte régional, cas de la région de SOUSS MASSA ..........34

Chapitre 3 : site d’intervention et approche méthodologique ............................................................................35

I. La région de SOUSS-MASSA ......................................................................................................................35

II. Cadre général de l’étude ............................................................................................................................38

Chapitre 4 : analyse et interprétation des résultats ............................................................................................42

I. Analyse des données : .................................................................................................................................42

II. Interprétations des résultats : .....................................................................................................................53

III. Conclusion................................................................................................................................................54

Conclusion générale ......................................................................................................................................................... 55

Bibliographie ..................................................................................................................................................................... 57

ANNEXE: .......................................................................................................................................................................... 58

Questionnaire .....................................................................................................................................................58

Liste des graphiques et des figures ....................................................................................................................61

Table de matières : .............................................................................................................................................63


Introduction générale
Depuis le premier octobre 2007, les banques marocaines ont commencé la commercialisation des produits
alternatifs dites «produits islamiques» ce démarrage a été marqué par plusieurs dysfonctionnements, jusqu’à
nos jours les résultats enregistrés sont peu satisfaisants. En effet, après un long refus, Banque al-Maghreb a
autorisé (autorisation n°33/G/2007) aux banques marocaines la possibilité de commercialiser des produits qui
répondent aux attentes de certains clients dont les principes de la charia sont respectés.

Au Maroc, après 5 ans de lancement, les nouveaux produits n’ont pas dépassé 900 millions de dirhams
d’encours comparés à 730 milliards d’encours conventionnels en 2010. Ce chiffre est justifié par plusieurs
dysfonctionnements de politiques monétaires différentes, économique, sociale, fiscale, commerciale et de
régulation qui ont pour but commun un manque d’harmonisation ayant abouti à un produit bancaire non viable
ne répondant pas aux conditions de succès sur le marché. Aujourd’hui, il y a, au Maroc des intentions de créer
un système de banques islamiques (qui s’apprêtent à voir le jour au Maroc) qui sera susceptible de délivrer des
micros financements et ainsi de financer des projets privés. Rappelons l’exemple de Wafa Bank qui a essayé en
1993 d’ouvrir une fenêtre pour les produits islamiques, via «le fonds commun de placement ». Le projet a été
bien établi et structuré au sein de la banque concernée, mais les autorités ont refusé la proposition pour des
raisons politiques.

Malgré, qu’ils sont commercialisés depuis 2007, les nouveaux produits bancaires sont mal connus auprès
du public, trop chers, surtaxes et avec une qualité peu satisfaisant. Du coup, la gestion de ces produits nécessite
une réévaluation en introduisant des réajustements profonds visant la performance et la relance de ce marché
porteur.

Ces réajustements, impliquent plusieurs intervenants, d’abord l’autorité de la tutelle: BAM, le Ministère
de l’économie et de Finance et le groupement des banques marocaines. Ceci dit que l’encouragement de ce
mode de financement est justifié, pour tirer profit le maximum possible de ce mode de financement de
l’accompagner afin de permettre à une grande partie de la population marocaine de pénétrer au financement
ainsi pour augmenter le taux de la bancarisation qui ne dépasse jusqu’à nos jours 25%.Sur ce dernier point des
aménagements contractuels sont généralement prévus.

Cette finance éthique est fondée sur des principes religieux strictes (interdiction de l’usure-Riba-, la
spéculation et des activités illicites, alcool ...) que les établissements bancaires s’efforcent d’appliquer ou de
contourner afin de séduire une clientèle nouvelle. Ce compartiment de la FI, connait depuis quelques années
une croissance exponentielle à travers le monde.

La crise financière a fait valeur en éclatant les certitudes relatives aux modèles financiers et crée le besoin
d’une finance plus éthique et plus proche de l’économie réelle. Puissance émergente tant par leur poids
1|Page
financier, leur fonctionnement et l’influence qu’elles exercent dans leur région et la scène internationale, la FI
est, depuis le milieu des années 1970, a fortement exposée sa place sur le marché financier. L’industrie de la
finance islamique s’est développée fortement dans les trente dernières années, cependant son origine est très
ancien. Depuis l’apparition du premier établissement financier islamique le système est jalonné.

Il y a trente ans, la finance islamique était inconnue ou presque. Aujourd’hui cette pratique est présente
dans plus 80 pays. Rappelons que le système financier islamique a été utilisé par les commerçants depuis
l’arrivée de l’islam. En fait, les crédits entre les commerçants se basent sur la capacité de remboursement du
principale avec la possibilité de rééchelonnement du montant sans aucun rajout (Ce principe existe toujours
dans tous les pays musulman y compris le Maroc, le crédit dans ce cas est basé sur une confiance entre les deux
parties).

Le poids de l’industrie de la finance islamique (FI) a doublé en quatre ans dans le monde. Il représente
aujourd’hui 2000 milliards de dollars, avec un taux de croissance annuel moyen supérieur à 15%.

Selon les prévisions de différents organismes spécialisés, les actifs de la FI devraient dépasser les 4.000
milliards de dollars en 2020.Quelque 40 millions à l’origine de 1,6 milliard de musulmans dans le monde sont
aujourd’hui clients de la finance islamique, qui n’était qu’un marché de niche au début des années 70. La
Malaisie reste, de loin, le principal marché émetteur devant l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Le Maroc dont le marché bancaire et assurantiel est classé deuxième en Afrique et premier au niveau de
la région MENA1 veut rattraper son retard en matière de finance islamique. D’après Said Amaghdir, (président
de l’Association marocaine pour les professionnels de la finance participative Charia Complainte (AMFP) ),
cette finance permettra au pays d’attirer d’importants capitaux des pays du Golfe, d’améliorer le taux de
bancarisation et de promouvoir l’entrepreneuriat à travers le financement des PME/PMI.

Au cours de notre projet de fin d’étude nous aurons la forte occasion de parler de la finance islamique
entant qu’un terme vaste est nous détaillerons cela dans les prochaines chapitres en traitant la finance islamique
au Maroc et plus particulièrement à SOUSS MASSA. Cela nous permettra de donner une impression sur le
terme islamique dit participative dans lequel des analyses seront fait sous forme d’un questionnaire dans la
partie pratique (2éme partie), ce questionnaire sera établi afin de pouvoir répondre à notre problématique et
dans laquelle notre projet a pris relève :

« La finance islamique ; quel avenir dans la région de SOUSS MASSA ? »

Cela est sûr il demandera au premier une étude des termes en générale une grande attention aux actualités
de sujet après une distinction de site d’intervention et approche méthodologique afin de pouvoir rédiger les
questions qui se représenteront dans le questionnaire.

1
Middle East and North Africa
2|Page
C’est à cette guise notre plan sera répartit comme suit :

 1er partie : Contexte de la finance islamique :


 Chapitre 1 : le cadre général de la finance islamique.
 Chapitre 2 : la finance islamique au Maroc.

 2éme partie : La finance islamique adaptée au contexte régional, cas de la région de SOUSS MASSA :
 Chapitre1 : site d’intervention et approche méthodologique.
 Chapitre 2 : analyse et interprétation.
 Conclusion général.

3|Page
Partie 1 :
Contexte de la finance islamique

4|Page
Chapitre 1 : Cadre générale de la finance islamique

« L’économie mondiale est entrée dans une phase d’instabilité extraordinaire et continue, son parcours
futur est absolument incertain », annonçait Helmut Schmidt2 il y a des années. En effet, la crise des Subprimes
dont les conséquences se font encore sentir un peu partout dans le monde reste l’exemple le plus récent. Face à
la persistance et à l'acuité de ces crises, beaucoup songent à réformer le système financier actuel. C'est dans
cette optique qu'ils envisagent, entre autres solutions, la finance islamique (FI) comme une sérieuse alternative
viable au système financier conventionnel.

Cette finance, dite islamique, ainsi proposée comme alternative, a pour fondement la Charia, qui peut être
comme la loi islamique basée essentiellement sur le Coran.

Nous allons analyser au cours de ce chapitre l’économie islamique en essayant d’émerger son évolution et
les principaux fondements qui constituent sa pierre d’assise. Après nous allons essayer de mettre en évidence la
finance islamique en tant qu’une discipline parmi d’autres de cette économie.

I. La doctrine de l’économie islamique

1. Définition :

«L’économie islamique peut être définie comme étant cette branche de connaissances qui contribue à la
réalisation du bien-être humain à travers l'allocation et la distribution équitable des ressources rares sans
restreindre la liberté individuelle et sans toucher à l'équilibre écologique et macroéconomique, conformément
aux enseignements islamiques»3.

L’économie islamique a pour fonction majeure d’aboutir au bien-être humain par la réalisation des
Maqassid :

 Le bien-être humain ne dépend pas uniquement de la maximisation de la richesse et de la

consommation.

 Il exige une satisfaction équilibrée des besoins tant matériels que spirituels de la personnalité

humaine.

2
Helmut Schmidt, 1974.
3
Umer Chapra, 1992.
5|Page
2. La loi islamique ou (la Charia) :

2.1. Définition :

La Charia est la source du droit musulman, c’est le cadre légal qui régit toutes les transactions financières,
la justification et la base permettant la distinction entre le système islamique et conventionnelle. Elle est scindée
en deux parties, d’une part, la Charia ‘Ibadat qui concerne les rites religieux, les intérêts spirituels du
musulman, le culte et tout ce qui s’y réfère (la prière, le jeune, le pèlerinage à la Mecque etc.) et d’autre part, la
Charia Mu’amalaal.

fiqh al muʼamalat, le droit des transactions, qui régente les rapports sociaux permettant d’assurer la vie
sociale du musulman.

C’est bien évidemment ce dernier champ qui nous intéressera ici et fera lobe de notre étude, le concept
récent d’économie islamique en étant directement issu4.

Le schéma suivant résume les fondamentaux de l’islam et la place réservée au commerce et à la finance :

Figure N°1 : les fondamentaux de l’islam et la place réservée au commerce et à la finance

Source: Brian kettel, Islamic Banking in the kingdom of Bahrin (BMA 2002).

4
ROY Olivier, Lʼéchec de lʼIslam politique, Paris, éditions du Seuil, 1999, « Collection esprit », p. 167.
6|Page
2.2. Les sources de la Charia :

En économie comme dans tout autre domaine de la vie du musulman, la Charia fait figure de référence
juridique et indique ainsi la ligne de conduite.

Les quatre principales sources de la Charia sont les suivantes :

Figure N°2 : schéma illustrant les sources de la loi islamique ou la Charia

les sources
de la Charia

Wahiy Ijtihad

Le Saint
La Sounna L'Ijmaa Le Qiyass
Coran

 Le Saint Coran (paroles de Dieu) : Il constitue la première source en termes de loi. Tout élément tiré
d'autres sources juridiques (ci-dessous) doit impérativement être en totale conformité avec le Coran.
 La Sounna du Prophète Mohammed : Ce terme englobe l'ensemble des enseignements transmis par le
Prophète via ses paroles, ses actes, et son approbation tacite.
 L'Ijmaa : Dans sa dimension technique, ijmaa signifie le consensus des juristes musulmans sur un point
de droit. En pratique, l'ijmaa fait office de preuve si aucun élément du Coran ou de la Sounna ne permet de
trancher sur un cas.
 Le Qiyass : ou « Analogie Authentifiée », consiste à affecter, sur la base d'une caractéristique sous-
jacente commune, la règle juridique d'un cas existant trouvée dans les textes du Coran, de la Sounna et/ou de
l'Ijmaa à un nouveau cas dont la règle juridique n'a pas pu être clairement identifiée.

2.3. Les objectifs de la Charia :

Après avoir décrit les sources de la loi de Dieu, il est essentiel de savoir les principaux objectifs et buts de
cette loi islamique. Les spécialistes musulmans ont relevé selon leurs études de la sunna et du Coran, quelques
objectifs : la justice, l’équité, les droits et obligations, la consultation, l’intérêt public, le bien-être ou le
succès…

7|Page
Cependant la finalité la plus importante de la Charia est Al Maslaha, l’intérêt général ou public elle
consiste à la sauvegarde des intérêts des hommes et la suppression des dommages matériels et moraux, ici-bas
et dans l’au-delà.

3. Fondements de l’économie islamique :

3.1. Les trois piliers de la doctrine économie islamique :

La structure générale de l'économie islamique se compose de trois piliers qui en déterminent le contenu
doctrinal et la font se distinguer de toutes les autres doctrines économiques dans leurs lignes générales.

Ces piliers sont:

Figure N°3 : Piliers de la doctrine économique islamique

Le principe de la
Le principe de la Le principe de la
liberté économique
double propriété justice sociale
dans un cadre limité

Source: Traitement personnel des principes de l’économie islamique.


3.1.1. Le principe de la double propriété :

L'Islam diffère substantiellement du capitalisme et du socialisme quant au type de propriété qu'il accepte.

La doctrine islamique ne s'accorde ni avec le capitalisme dans son affirmation que la propriété privée est
le principe, ni avec le socialisme lorsqu'il considère la propriété publique comme principe général. C'est un
principe qui croit à la propriété privée, à la propriété publique et à la propriété de l'Etat. Il consacre à chacune
de ces trois formes de propriété un champ particulier dans lequel elle œuvre, et il ne considère aucune d'elles
comme une anomalie, une exception ou un remède provisoire exigé par les circonstances. Ce qui fait de lui un
système plus juste et plus équilibré.

3.1.2. Le principe de la liberté économique dans un cadre limité :

Le second pilier de l'Economie islamique est le fait d'accorder aux individus une liberté économique, dans
les limites des valeurs morales et éthiques auxquelles encourage l'Islam.

8|Page
C’est-à-dire l'économie islamique adopte une attitude conforme à sa nature générale en autorisant les
individus à exercer leurs libertés dans le cadre de valeurs et d'idéaux qui domptent et polissent la liberté, et en
font un instrument de bien pour toute l'humanité.

3.1.3. Le principe de la justice sociale :

Le troisième pilier de l'Economie islamique est le principe de la justice sociale, que l'Islam a incarnée en
pourvoyant le système de distribution de la richesse dans la société islamique, en éléments et garanties assurant
à la distribution la possibilité de réaliser la justice sociale, et mettant ledit système en harmonie avec les valeurs
sur lesquelles il est fondé.

II. La finance islamique :

1. Définition :

Il n’existe pas de définition unique de la finance islamique mais ce terme est aujourd’hui largement utilisé
pour désigner les activités financières et commerciales qui respectent les principes du droit et de la
jurisprudence islamiques, plus communément désignés sous le vocable “Charia”. Le respect de tels principes
permet ainsi d’investir et de réaliser des profits en conformité avec les règles du droit musulman. De manière
générale, les produits et instruments financiers compatibles avec la Charia visent à offrir une alternative éthique
viable aux outils de financement traditionnels5.

2. Historique et évolution de la finance islamique :

2.1. Historique :

La finance islamique qui tire son origine de la quête du savoir dans la péninsule arabique, se présente
comme une forme d’intermédiation qui s’appuie sur les préceptes d’une religion qu’est l’Islam6.

Si le concept de finance islamique a une longue histoire (on peut tracer ses origines au VIIe siècle), le
renouveau d’intérêt pour cette forme particulière de finance est, lui, relativement récent. La finance islamique «
moderne » est véritablement née dans les années 1960 et a connu, depuis, un développement aussi spectaculaire
qu’hétérogène.

La relative ancienneté de cette conception nous conduira à étudier ses origines depuis les temps du
Prophète Mohamed (PSSL) et des premiers Califes en analysant la première institution financière dans le

5
Guide de la finance islamique, Herbert Smith LLP, p.1
6
Dhafer SAIDANE, Finance islamique: à l'heure de la mondialisation,Revue banque,2009,p.12
9|Page
monde musulman qu’est le BAIT ELMAL, ce terme signifie littéralement « maison du trésor », est l’institution
concerné par les recettes et les dépenses de l’Etat7.

2.2. Evolution (L’apparition de la finance islamique moderne) :

La finance islamique moderne a commencé à se développer dans les années soixante et s’est accélérée
dans les années soixante-dix. Stimulée essentiellement par un regain de vitalité de la religion musulmane et par
l’importance des ressources financières de certains pays musulmans.

La première expérience en ce sens est apparue en l’an 1963 en Egypte au village Mit Ghamr par la
création d’une caisse d’épargne qui fonctionnait selon les préceptes de la Charia par l’économiste Ahmed El
Naggar, en l’occurrence la Mit Ghamr Saving Bank. Cette première forme de micro-finance islamique a drainé
une part importante des revenus des villageois. Leurs économies étaient gérées de manière prudente et solidaire
pour faire face à leurs besoins8. Cette caisse d’épargne a permis d’expérimenter des techniques financière
aujourd’hui admises (mourabaha, ijara, moudaraba…).

En 1969 a été créé en Malaisie le Tabung Hadji un fonds islamique d’entraide. Ce fonds vient en aide
financièrement aux pèlerins qui se rendent à la Mecque par un système d’épargne et de placement conforme à la
Charia. Actuellement il joue un rôle très important dans le développement de la Malaisie en assurant la
bancarisation des plus démunis selon les principes de l’Islam.

La même année a vu naitre le Dallah Albaraka Group avec en son sein l’important Albaraka Banking
Group. Aujourd’hui ce groupe est représenté dans plusieurs pays musulmans.

Mais c’est dans les années 1970 qu’on assiste au démarrage de la finance pratiqué selon les préceptes de
la Charia à une plus grande échelle. Appelée depuis

« Islamic Finance », elle est apparue au Moyen-Orient grâce à l’initiative, en décembre 1973, de
l’Organisation de la Conférence Islamique de créer l’Islamic Development Bank (Banque Islamique de
Développement « BID ») qui a démarré son activité en octobre 19759. En 1979, apparaît également la
première compagnie d’assurances islamique, Islamic Insurance Company of Soudan.

En mars 1981, est fondée Dar Al Mal Al Islami, un des plus importants organismes dont le siège est à
Genève. Cette banque fournit des services bancaire commerciaux islamiques (dépôts, prêts, cartes de crédits,
services de gestion d’actifs…). A côté de cette activité de détail, elle offre des services à la clientèle

7
Abdul Hadi GAFOURI, Islam et économie: réflexion sur les principes fondamentaux de l’économie islamique, Ed ALBOURAQ, 2000,
p.46.
8
Dhafer SAIDANE, Op.cit. p.21.
9
Dhafer SAIDANE Op.cit, p.22.
10 | P a g e
(investissement, conseil en placement sur les fusions et acquisition, offres publiques, souscription de services
d’assurance islamique)10.

Le développement de la finance islamique s’est accéléré à partir des années 1980 en raison de
l’augmentation de la manne pétrolière des pays arabo-musulmans, du renouveau de l’intérêt vis-à-vis de
l’Islam et des crises subies par certaines banques conventionnelles.

Selon le rapport 2015 « State of the Global Islamic Economy », publié par l’agence de presse financière «
Thomson Reuteurs », L'économie islamique naissante croît à près du double du taux global. Les dépenses des
consommateurs musulmans sur l’alimentation et le mode de vie a atteint $ 1,8 trillions en 2014 et devrait
atteindre $ 2,6 trillions en 2020. Actifs globaux des banques islamiques dépasser 1,3 billion de dollars, et sont
mis à doubler d'ici 202011.

3. Les principes de la finance islamiques :

La finance islamique repose sur cinq principes bien déterminés, à savoir :

Figure N°4 : Les cinq principes de la finance islamique

Source: saafi ; http://saafi.fr/principes/

10
http://www.dmitrust.com/ consulté le 27/04/2016.
11
« State of the Global Islamic Economy » Rapport mondial 2015 /16. Le rapport a été produit par Thomson Reuters en collaboration
avec Dinar Standard (DS)
11 | P a g e
3.1. Principe de l’absence de Riba ou intérêt et usure :

Le terme « Riba » désigne, dans le droit musulman, tout avantage ou surplus perçu par l'un des
contractants sans aucune contrepartie acceptable et légitime du point de vue de la Charia. Le Riba a deux
formes principales:

 Riba-Al-fadl : Il s'agit de tout surplus concret perçu lors d'un échange direct entre deux choses de même
nature qui se vendent au poids ou à la mesure.

 Riba-Annassia : Le surplus perçu lors de l'acquittement d'un dû, dont le paiement a été posé comme
condition de façon explicite ou implicite dans le contrat, en raison du délai accordé pour le règlement
différé. Riba-Annassia est le type le plus répandu dans la société, notamment à travers les crédits, des
prêts et des placements proposés par les établissements bancaires et les organismes de financement
traditionnels.

Selon les règles de la Charia, l’argent n’a aucune valeur intrinsèque car il constitue simplement un moyen
d’échange et ne pourrait dont pas être un moyen de réaliser un profit12.

3.2. Principe de l’absence de Gharar et de Mysir ou incertitude et spéculation :

La finance islamique vise à éviter les conflits liés à l'aléa majeur ou du moins à diminuer sensiblement les
risques de conflits. Elle sert également de support aux critiques de certaines pratiques de la finance
conventionnelle telles que la spéculation, les produits dérivés et le contrat d'assurance classique qui comporte
des éléments de gharar13 (aléa majeur ou évitable) et de maysir (jeu de hasard ou pari de mise) contraires à
l'éthique de l'Islam14. Elle est également utile pour illustrer, à travers la stérilité des jeux à somme nulle, le lien
entre les principes qui structurent le cadre juridique de la finance islamique et le principe de vice-régence
(istikhlâf)15. Ce dernier signifie que l’homme n’est ni le premier ni le dernier propriétaire des ressources de ce
monde. Il doit donc satisfaire ses besoins sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les
leurs16.

3.3. Principe de l’absence de Haram ou produit illicites selon la loi coranique :

La Charia exige également que tout musulman ne puisse traiter des biens jugés illicites ou « Haram ». Ce
principe se définit comme « la liberté de financement pour vu que les secteurs d’activités soient compatibles
avec les finalités de la Charia visant à préserver la religion ADin, la personne ANafss, la raison ou

12
La Finance Islamique au Maroc entre réticence de la demande et perspectives de développement
13
Le mot «Gharar» : désigne l’incertitude, l’ambiguité, le risque et la tromperie (Chaar,2008)
14
Ilyès Jouini et Olivier Pastré (2009), La finance islamique. Une solution à la crise ?, Paris, Economica, p. 53.
15
Abdel Maoula Chaar (2008), op. cit., p. 44
16
Abderrazak Belabes (2009), Le lien entre finance et économie islamiques via le modèle principiel "ZR", Etudes en économie
islamique, Vol.4, No.1, p. 23
12 | P a g e
l’entendement AlAql, la descendance AlNasl, les biens Almal, c’est-à-dire tout ce qui est profitable à
l’humanité et aux êtres humains »17.

Et donc la finance islamique condamne le financement ou la participation au financement de certaines


activités économiques liées à l’armement, l’alcool, le tabac, la drogue, le jeu du hasard et la viande porcine.

En plus, la loi islamique interdit toute activité qui se rapporte de près ou de loin au taux d’intérêt.

3.4. Principe solidaire de l’obligation de partages des pertes et des profits (PPP) :

Principes des «3P» corollaire à l'interdiction de l'intérêt: ce principe représente la suite logique du
principe de l'interdiction de l'intérêt et s'associe aux valeurs de la finance associative et au capital-risque.

En finance islamique, la rémunération du capital doit s'associer au risque inhérent à l'investissement.

Ce lien entre le profit et le risque aspire à la justice sociale et à l'équité dans les transactions financières :

 Le gain n'est mérité qu'en assumant de perdre le capital investi.

 L'apporteur de fonds (investisseur) ne peut pas garantir son capital investi en faisant assumer les

risques à autrui.

La finance islamique est, en premier lieu, une finance participative, basée sur le partage des pertes et
profits, où aucune rémunération ne peut être garantie ou fixée d'avance. On retrouve un raisonnement
quasiment similaire chez Ilyès Jouini et Olivier Pastré selon lesquels « la finance islamique à une vision
particulière sur le partage des risques et des profits entre les différentes parties prenantes dans une transactions
financière. La Chari'a préconise un partage équitable des gains et des risques entre l'investisseur (le prêteur) et
l'entrepreneur (l'emprunteur) quelle que soit la forme de financement utilisée »18. Cette configuration est
également soutenue par certains praticiens qui se demandent, dans le contexte de la crise financière, si les
principes de la finance islamique ne peuvent constituer.

3.5. Asset Backing : La traçabilité et l’adossement à des actifs tangibles :

Le cinquième principe de la finance islamique est la nécessité d’adosser les investissements à des actifs
tangibles, Selon ce principe, chaque transaction financière doit être adossée à un actif tangible et identifiable;
En revanche la finance islamique impose aux investisseurs de s’engager dans l’économie réelle.

D'un point de vue technique, on attribue au principe d'adossement à un actif tangible une pondération plus
importante dans la structuration de certains produits tels que les sukuk. En témoigne le propos suivant

17
Abderrazak Belabes, Op.cit. p.10
18
Ilyès Jouini et Olivier Pastré (2009), op. cit., p. 18.
13 | P a g e
d'Anouar Hassoune Vice-président du cabinet de notation Moody's: "Les sukuk sont des titres obligataires qui
doivent nécessairement respecter les cinq principes fondamentaux de la finance islamique. En particulier, dans
le cas des obligations islamiques, le principe (N°5) d’adossement de l’émission obligataire à des actifs sous-
jacents constitue une nécessité absolue. De là découle la conformité de l’instrument aux quatre autres
principes"19.

4. les produits de la finance islamique : Les techniques de financement

La finance islamique utilise un certain nombre de moyens de financement spécifiques, dont les plus
connues sont la Mourabaha, la Moudaraba, la Moucharaka et l’Ijara. Ces contrats financiers islamiques ont pour
caractéristique d’être l’expression variée des principes précités.

Au cours de leurs développement, les banques islamique ont créé plusieurs instrument afin de satisfaire
les besoins de leurs client, et compte tenu du nombre de contrats existants aujourd’hui, nous avons décidé
d’évoquer les contrats les plus utilisés et les plus connus dans le secteur de la finance islamique. Ceux-ci ont
joué un rôle prépondérant dans l’évolution croissante de la finance islamique. Toutefois il faut distinguer entre
les opérations sans contre parties, les instruments participatifs et les instruments de financement.

Figure N°5 : Schéma illustrant les produits de la finance islamique

Les opérations instruments instruments de


sans contreparties participatifs financement
• AL Qard Al • Mousharaka • Mourabaha
Hassan • Moudaraba • Ijjara
• Salam
• Istisna'a
• Sukuk

Source : Les techniques de financement, Herbert Smith, le guide de la finance islamique.

19
Anouar Hassoune (2009), Principes de structuration des sukuk, Les Cahiers de la Finance Islamique, No.1, p. 20.

14 | P a g e
4.1. Les opérations sans contreparties :

4.1.1. AL Qard Al Hassan :

C’est un prêt sans contrepartie, effectué dans un but humanitaire ou de bienfaisance. Il peut être utilisé
pour financer des projets dans le domaine social, économique, éducatif et religieux. Les fonds peuvent provenir
de placements de bienfaisance ou de fonds de la zakat.

Les modalités de remboursement sont prévues par les parties au moment de l’octroi du prêt. Dans ce prêt,
l'emprunteur rembourse le capital.

4.2. Les instruments participatifs :

Les instruments de participation se basent sur le principe de partage des profits et des pertes qui est à la
base de l’intermédiation financière islamique du moment que cette dernière correspond à des techniques de
financement qui ouvre le droit à un profit réel et à un intérêt tangible.

4.2.1. La Mousharaka :

Le mot mousharaka vient du mot arabe ckarika qui signifie association ou société. Il s’agit d’un contrat de
participation ou de joint-venture de deux ou plusieurs parties dans le capital et la gestion d’une même affaire 20 ;
C’est également un financement participatif21, dans la mesure où deux parties souscrivent au capital d’une
société et participent aux pertes et profits de celle-ci proportionnellement à leurs apports respectifs. Dans les
faits, un client qui souhaite financer un projet spécifique obtient d’une banque des fonds à cette fin. La banque
agit ainsi comme investisseur passif, car l’affaire est gérée par le client seul. La relation qui se créé de la sorte
entre la banque et le client n’est donc pas fondée sur un rapport de créancier à débiteur, mais sur un rapport de
partenariat22. La mousharaka pourrait faire penser à la moudaraba. Elle se distingue néanmoins de cette dernière
en ce que les deux parties participent au financement de l’opération. Néanmoins, il n’est pas exigé pour autant
que l’apport du client soit égal à celui de la banque. Notons que même si elle est particulièrement respectueuse
des préceptes fondamentaux de l’Islam, cette technique de financement demeure, en pratique, fort peu utilisée.

C’est un contrat où l’entrepreneur et le financier participent à l’apport du capital et à la gestion de


l’affaire. Les bénéfices sont répartis selon des ratios prédéterminés alors que les pertes sont supportées en
fonction de l’apport initial de chacun. A la fin de chaque exercice, les coûts sont déduits des revenus et un
pourcentage est affecté aux frais de gestion. Le profit net est réparti par la suite entre les partenaires au prorata
de leur participation au capital.

20
Dhafer SAIDANE, op.cit, p.73.
21
M. Ruimy, op. cit., p. 98.
22
F. Nammour, Activité bancaire islamique : l’expérience libanaise : RD banc. fin. 2005, n° 6, p. 40.
15 | P a g e
On distingue deux modes de la mousharaka23 :

 Mousharaka daima (définitive) :

La banque participe au financement du projet d’une façon durable et perçoit régulièrement des bénéfices
comme étant associé.

Graphique N°1 : Schéma du contrat Mousharaka

Source: Principe de Mousharaka Herbert Smith, le guide de la finance islamique.

 Mousharaka moutaniquissa (dégressive) :

La banque participe au financement du projet mais avec l’intention de se retirer progressivement


(Graduellement). C'est-à-dire, le client devient progressivement le propriétaire unique de projet.

Graphique N°2 : Schéma du contrat Mousharaka décroissante

Source: Principe de Mousharaka décroissante Herbert Smith, le guide de la finance islamique.

23
http://www.labanqueislamique.fr/mousharaka.htm consulté le 27/04/2016.
16 | P a g e
4.2.2. La Moudaraba :

C’est une technique de financement participatif que l’on pourrait résumer comme une association du
capital et du travail en vue de partager les bénéfices réalisés. Concrètement, il s’agit du contrat en vertu duquel
une partie, l’investisseur ou rab el mal, remet un capital à un autre protagoniste, le gestionnaire ou le moudareb,
à charge pour lui de le gérer moyennant une rémunération déterminée.

L’idée de base qui sous-tend la moudaraba se résume par la nécessité de partager l’argent du rab al mal et
le savoir-faire du moudareb, qui sera fréquemment un établissement bancaire. Les bénéfices engrangés sont
partagés entre les deux parties prenantes, selon une répartition convenue à l’avance, après que l’investisseur a
recouvré son capital et que les frais de gestion de l’entrepreneur ont été acquittés. En cas de perte, l’investisseur
va en assumer l’intégralité. L’entrepreneur, quant à lui, perdra sa rémunération. Ainsi, les deux parties partagent
les risques de l’affaire en ce sens que tant les profits de l’investisseur que la rémunération du moudareb
dépendent du résultat de la gestion du capital. Les projets d’investissement qui bénéficient des financements de
la moudaraba doivent quant à eux, bien évidemment, remplir certaines conditions, et notamment ne pas avoir
trait à des activités non autorisées par l’Islam24.

Graphique N°3 : Schéma du contrat Moudaraba

Source: Principe de moudaraba Herbert Smith, le guide de la finance islamique.

24
Les Cahiers de la Finance Islamique, université de Strasbourg, Page : 15
17 | P a g e
4.3. Les instruments de financement

Les techniques de financement basées sur un actif reposent sur le transfert de propriété d’actifs sous-
jacents. En résumé, le financier fait l’acquisition d’un actif tangible (tels qu’un immeuble ou des marchandises)
et assume une partie du risque juridique et commercial lié à cet actif.

4.3.1. La Mourabaha :

Le mot Mourabaha vient du mot arabe ribh signifiant gain ou bénéfice. Il s’agit d’un contrat de vente au
prix de revient majoré d'une marge bénéficiaire connue et convenue entre l'acheteur et le vendeur25.

C’est une méthode de financement très populaire. C’est en effet l’un des instruments financiers les plus
utilisés par les institutions financières islamiques. Il s’agit en général d’un financement à court terme.
Concrètement, le client va demander à sa banque de bien vouloir financer l’achat d’un bien déterminé. Celui-ci,
qui peut être un bien meuble ou immeuble, doit être bien évidemment conforme aux prescriptions de la Charia.
La banque l’achètera alors à un fournisseur, pour un prix déterminé, et le revendra au client à un prix plus
élevé. Le montant de ce second paiement aura été fixé au préalable par les parties. Si un délai de paiement est
prévu, le montant de ce dernier ne pourra pas varier au cours de ce délai. Ainsi, on le voit, la différence entre les
deux prix va correspondre, en fait, aux intérêts, commissions et frais qu’une banque non-islamique percevrait26.

Graphique N°4 : Schéma du contrat Mourabaha

Source: Principe de Mourabaha Herbert Smith, le guide de la finance islamique

25
http://www.labanqueislamique.fr/mourabaha.htm consulté le 27/04/2016.
26
M. Ruimy, op. cit., p. 109.
18 | P a g e
4.3.2. Ijjara

L’Ijara (ou Ijarah) est un mode de financement à moyen terme par lequel la banque achète des machines
et des équipements puis en transfère l’usufruit au bénéficiaire pour une période durant laquelle elle conserve le
titre de propriété de ces biens.L’Ijara est l’équivalent du contrat crédit-bail. Toutefois, ce qui le diffère au
crédit-bail, c’est l’absence de pénalité en cas de non-paiement mensuel en cas de retard car les pénalités qui
surviendraient pour ces motifs seraient considérés comme des intérêts, or la Finance Islamique réfute ce
procédé.

La Charia réprouve également toute provision dans un contrat financier qui pénalise un débiteur de bonne
foi déjà en difficulté. De plus, dans un contrat d’ijara, les paiements ne peuvent pas commencer avant que le
preneur ait pris possession du bien en question. A l’opposé, dans un contrat de crédit-bail, les paiements
peuvent commencer à partir du moment où le bailleur achète l’actif sous-jacent. De cette manière, le risque de
destruction ou de perte de l’actif est porté par le bailleur qui continue à avoir la responsabilité du bien, sauf cas
de malveillance ou négligence du preneur.

D’autre part, dans un contrat d’Ijara, il est possible de déterminer le montant de chaque paiement non pas
préalablement mais à la date où la livraison de l’actif sous-jacent est prévue. Cette flexibilité rend cet
instrument particulièrement utile dans le cas de financement de projets, une activité où l’incertitude sur la
rentabilité future d’un projet d’investissement peut être importante.

Il s'agit d'une technique de financement relativement récente qui fait intervenir trois acteurs principaux :

 Le fournisseur (fabricant ou vendeur) du bien.

 Le bailleur (la banque qui achète le bien et le loue).

 Le locataire qui loue le bien.

De la définition ressort que le contrat ijara est l’équivalent du crédit-bail ou du leasing. Le contrat ijara se
déroule de la manière suivante :

 La banque achète le bien à un vendeur, puis le loue à un client.

 Les loyers périodiques sont recouvrés par la banque.

 La propriété passe au client à la fin du contrat dans le cas d’une location-vente.

19 | P a g e
Graphique N°5 : Schéma du contrat Ijara

Source: Principe d'Ijara, Herbert Smith, le guide de la finance islamique.

De ce fait, le contrat Ijara offre des assurances, mais aussi des contraintes sur le plan juridique et peut se
traduire par une double mutation en cas d’exercice, par l’acheteur final, de son option d’achat. Ainsi, les
conditions de contrat sont prédéfinies, en cas de modification d’une des conditions, même avec l’accord des
deux parties, un nouveau contrat doit être réalisé avec les nouvelles conditions.

4.3.3. Salam

Le Salam peut être défini comme un contrat de vente avec livraison différée de la marchandise. Ainsi,
contrairement à la Mourabaha, la banque n'intervient pas comme vendeur à crédit de la marchandise acquise sur
commande de sa relation, mais comme acquéreur, avec paiement comptant d'une marchandise qui lui sera livrée
à terme par son partenaire27.

Cette technique consiste à payer à l’avance des biens prédéterminés. Elle peut, par exemple, être utilisée
pour financer les besoins en trésorerie d’une société. Le financier paie ainsi l’intégralité du prix de l’actif à
l’avance, pour une date de livraison différée. Afin que cette technique soit conforme à la Charia, le paiement
intégral de l’actif doit être effectué dès la signature du contrat et la date de livraison doit être clairement
déterminée.

Un paiement intégral anticipé permet souvent au financier de faire l’acquisition de l’actif à un prix réduit.
Le prix est calculé sur la base d’un indice de référence (tel que le LIBOR) auquel s’ajoute une marge.

27
http://www.labanqueislamique.fr/salam.htm consulté le 27/04/2016.
20 | P a g e
Au moment de la livraison, le financier peut ainsi vendre l’actif à son client pour un prix plus élevé ou
conclure en parallèle un contrat Salam avec un tiers (aux termes d’un contrat distinct) afin de revendre l’actif à
un prix supérieur.

Graphique N°6 : Schéma d’un contrat Salam

Source: Principe Salam Herbert Smith, le guide de la finance islamique

4.3.4. L’Istisna’a

L'ISTISNA'A est un contrat d'entreprise en vertu duquel une partie (MOUSTASNI'I « investisseur »)
demande à une autre (SANI'I « entreprise/fabricant ») de lui fabriquer ou construire un ouvrage moyennant une
rémunération payable d'avance, de manière fractionnée ou à terme.

Il s'agit d'une variante qui s'apparente au contrat SALAM à la différence que l'objet de la transaction porte
sur la livraison, non pas de marchandises achetées en l'état, mais de produits finis ayant subi un processus de
transformation28.

En effet, le vendeur s’engage à fournir dans un délai précis et a un prix convenu préalablement le bien
immobilier selon les conditions émises lors de l’élaboration des cahiers. En contrepartie, l’acheteur s’engage à
payer le vendeur en fonction de l’avancée des travaux29

28
http://www.labanqueislamique.fr/istisnaa.htm consulté le 27/04/2016.
29
Herbert Smith, le guide de la finance islamique, P : 16
21 | P a g e
Graphique N°7 : Schéma d’un contrat Istisna’a

Source: Principe d’istisna’a Herbert Smith, le guide de la finance islamique

4.3.5. Sukuk

Le mot arabe sukuk est le pluriel du mot sakk qui signifie «document financier permettant au titulaire de
bénéficier de la somme d’argent indiqué sur celui-ci »30 .

Les sukuk sont des instruments financiers permettant de fournir aux sociétés un accès aux marchés de
capitaux. Ces instruments sont souvent décrits comme l’équivalent d’une émission d’obligations conforme à la
Chari’a prenant la forme de certificats d’investissement représentant une participation des porteurs de sukuk
proportionnelle dans la détention de la propriété de l’actif tangible sous-jacent.

Ces instruments sont structurés de sorte à pouvoir être cotés sur les marchés financiers. En pratique, ils
sont utilisés en complément d’autres techniques financières conformes à la Chari’a (telles que la Mousharaka
ou l’istisna’a) afin d’obtenir une rémunération basée sur la performance des actifs sous-jacents financés. Un
schéma simplifié d’une structure de sukuk-al-ijara figure ci-dessous.

30
Dhafer SAIDANE, op.cit, p.114
22 | P a g e
Graphique N°8 : Schéma d’un contrat Sukuk

Source: Principe de Sukuk Herbert Smith, le guide de la finance islamique

23 | P a g e
Chapitre 2 : La finance islamique au Maroc

Les produit alternatifs, qui ont été mis à la disposition de la clientèle, dans les mêmes établissements aux
coté des offres bancaires classiques sont ditons assujettis aux règles prudentielles et comptables définies par
Bank-AL-Maghrib. Comme les transactions commerciales et financières relatives aux produits islamiques ne
sont pas identiques aux produits classiques, ne dépendant pas uniquement de la finalité de profit et reposant sur
le respect de la Charia et le principe de partage des risques, nous pouvons déduire que cette initiative se heurte à
une problématique de taille.

D’une part on à La finance islamique autant qu’un moyen de financement alternatif, et de l’autre part le
Maroc pays en voie de développement de son économie, la question qui se pose est de savoir si la finance
islamique peut promouvoir la productivité et la prospérité financière ainsi que l’économie de pays.

 Quel sont les produits alternatifs qui sont commercialisés pas les institutions marocaines ?
 Quel est le cadre réglementaire de ses institutions ?

Les banques marocaines ne peuvent tourner de dos aux produits islamiques pour longtemps puisqu’elles
sont obligées de suivre l’évolution du marché. Des ressources ont été générées par la hausse des prix du pétrole
et les investissements sont en quête d’opportunités.

Les capacités d’investissement de ces fonds sont évaluées à 176 milliard ce sont des marchés
potentiellement importants pour les financements de projet. Ainsi les banques pourraient se procurer de
nouveaux apports de liquidités provenant de la finance islamique.

Le lancement de produits bancaires différents conçus pour être Halal sous leur appellation officielle
« produits alternatifs » a suscité l’intérêt aux Maroc, le nombre de musulmans marocains refusent d’utiliser les
produits bancaires habituels qu’en cas de besoin extrême et se trouvent en dehors de circuits formels. Le
lancement vise aussi à éviter les transferts massifs des résidents à l’étranger (trois millions opérateurs) vers les
banques islamiques.

En effet le gouverneur de Bank-AL-Maghrib à signer le 17 septembre 2007 la recommandation qui


constitue la direction de supervision bancaire, autorisant les banques à décliner leurs offres Halal.

Le délai que s’est accordé Bank-AL-Maghrib pour le lancement officiel de ces produits se justifie par les
vacances, le retour de MRE…etc.

Il faut noter que la motivation de Bank-AL-Maghrib est de rechercher, dans un souci d’améliorer le taux
de bancarisation d’une portion importante de la population Marocaine qui refuse de recourir aux crédits
bancaires, pour amener ce taux qui a stagné de 25% à 30% accessoirement cette décision s’applique aussi par

24 | P a g e
une volonté d’adapter l’environnement financier marocain aux attentes de gros investisseurs du Golf et la forte
demande des clients.

I. Le cadre juridique et institutionnel, les institutions marocaines et les produits


alternatifs :

1. Le cadre juridique et institutionnel :

C’est un cadre bien intégré au sien de la loi bancaire, Dans un souci de cohérence, le législateur a fait le
choix judicieux d’intégrer le cadre juridique de la banque participative au sein de la nouvelle loi bancaire. En
effet, le titre III de celle-ci est entièrement consacré aux banques participatives. Selon la nouvelle loi, les
banques participatives sont agréées selon les mêmes conditions et exigences réglementaires applicables aux
banques conventionnelles et sont tenues en outre d’adhérer à une association professionnelle. Cette nouvelle
catégorie d’établissements bancaires peut aussi bien proposer les services bancaires classiques que les
opérations commerciales, financières et d’investissement participatifs à condition que celles-ci ne donnent en
aucun cas lieu à la perception et/ou au versement d’intérêt. Quant à la structure juridique choisie par les
opérateurs économiques pour l’exercice de cette nouvelle activité, diverses options s’offrent à eux. Pour les
banques marocaines filiales de groupe bancaire étranger, le choix est de proposer les produits participatifs via
un guichet affecté: le Guichet islamique, « the Islamic Window ». En revanche, pour les nouveaux entrants sur
le marché bancaire marocain, notamment les banques des pays du golf spécialisées en finance islamique, la
création d’une filiale dédiée a été retenue ; c’est également la création de filiale commune dédiée à la banque
participative qui a été choisie comme structure de partenariat entre les banques locales et les nouveaux entrants
spécialisés en finance islamique.

2. Les institutions marocaines :

2.1. Produit de la banque populaire :

Environ un an et demi après la signature d’un accord de partenariat stratégique dans le domaine de la
finance islamique, le groupe marocain Banque Centrale Populaire (BCP) et Guidance Financial Group passent à
l’acte. Les deux groupes ont en effet décidé de lancer une nouvelle banque halal qui sera détenue à hauteur de
80% par BCP, a rapporté le journal marocain l’Economiste le 5 février.

Guidance Financial Group détiendra les 20% restants du capital de la nouvelle entité qui sera baptisée
Banque Participative du Maroc. Filiale du fonds souverain Qatari Barwa, Guidance Financial Group opère
essentiellement dans le domaine des prêts hypothécaires conformes à la Charia, aux Etats-Unis et en Arabie
Saoudite, ainsi que dans la gestion d’actifs islamiques en Asie et l’hôtellerie de luxe au Moyen-Orient, en
Afrique du Nord et en Europe.

25 | P a g e
«C’est un avantage d’avoir choisi un partenaire technique qui intervient dans plusieurs métiers de la
finance participative. Cela rend aisé l’accès à des expertises métiers de très haut niveau dans le domaine et
notamment aux membres des Sharia Board des structures de notre partenaire dont certains sont des références
reconnues mondialement par leurs pairs», s’est félicité le directeur général du pôle banque de détail au sein du
groupe BCP, Laidi El Wardi (photo), cité par l’Economiste.

Selon lui, la Banque participative du Maroc «sera une filiale totalement étanche qui présentera au marché
une offre authentique et innovante».

La Banque centrale marocaine avait annoncé en décembre dernier qu’elle allait accorder les premières
licences bancaires islamiques durant le premier semestre 2016.

2.2. Produit d’Attijariwafabank :

Il envisage de développer sa filiale dédiée à la finance islamique sans s’allier à un partenaire étranger ;

Il compte transformer sa filiale islamique, Dar Assafaa, en une banque islamique à part entière
(Augmentation du capital de Dar Assafaa de 18,40 millions de dollars, tout en programmant d’autres
investissements futurs en fonction du développement de ce nouveau marché).

Le groupe Attijariwafa Bank a signé avec la société internationale de commerce et de finance islamique
(ITFC), un protocole d’accord pour étudier les possibilités de financement du commerce au Maroc et plus
largement en Afrique en conformité avec les principes de la loi islamique, rapporte un média saoudien.

L’accord a été signé dans le cadre du Forum Afrique Développement organisé par le groupe de Mohamed
Kettani du 25 au 26 février dernier. Il vise à promouvoir à renforcer la coopération entre les deux entités dans
les domaines de la trésorerie bilatérale, les transactions interbancaires pour l’investissement et les emprunts en
devises. Cette coopération entre Attijariwafa Bank et l’ITFC, membre de la Banque islamique de
développement (BID), s’intéresse également aux opportunités pour des opérations de finance structurées au
Maroc et dans d’autres marchés.

« Cet accord marque la création d’un partenariat stratégique et vise à développer des solutions uniques de
financement du commerce qui servent les besoins des pays membres dans notre région. C’est le rôle de l’ITFC
de rechercher des partenariats pour promouvoir le commerce au sein des pays membres de l’OCI et d’améliorer
les conditions de vie de leur population », a commenté Hani Salem Sonbol, le directeur général intérimaire de
l’ITFC. Le PDG d’Attijariwafa Bank, Mohamed Kettani a précisé : « la signature de cet accord avec l’ITFC
reflète notre volonté commune de soutenir Dar Safaa [filiale du groupe Attijariwafa Bank] dans ses premiers
pas dans le monde de la finance islamique, et, au niveau continental, [en faire] le fer de lance des flux
commerciaux entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne ».

26 | P a g e
Pour rappel, entité autonome de la BID, l’ITFC a débuté ses activités en janvier 2008. Elles visent
essentiellement la promotion du commerce pour l’amélioration des conditions de vie à travers le monde
islamique31.

2.3. Produit de BMCE :

Il a approuvé un projet d’association avec Al Baraka Banking Group (ABG), l’un des leaders mondiaux
de la finance islamique. Le partenariat entre BMCE et ABG prévoit la création au Maroc d’une filiale conjointe
spécialisée dans la participative, la BMCE détenant 51% du capital et le Groupe Al Baraka 49%.

La filiale marocaine sera dotée d’un capital initial de 50 millions de dollars et ouvrira une dizaine
d’agences en 2015.

La banque centrale marocaine, qui avait été sollicitée par plusieurs banques islamiques du Moyen-Orient
intéressées de s’implanter au Maroc, avait exprimé à cet égard sa préférence pour une association entre ces
banques et leurs homologues Marocaines.

2.4. Produits de BMCI :

La BMCI a une Offre quasi-finalisée a ce qui concerne le lancement d’une nouvelle banque cela grâce à
la constitution d’une équipe dédiée qui planche sur la mise en place d’une offre de banque participative. En se
penchant sur la capitalisation sur l’expertise de sa maison mère (BNP Paribas qui est l’une des premières
banques européennes à investir dans la finance islamique, essentiellement dans les pays du Golfe et en Asie du
Sud-Est : BNP PARIBAS NAJMAH au Bahreïn).

2.5. Produits de CIH :

La Qatar International Islamic Bank(QIIB) a annoncé via son PDG que l’ouverture de sa joint-venture au
Maroc reste suspendue à l’accord des autorités marocaines qu’elle espère obtenir pour le 3ème trimestre 2016,
rapporte Gulf Times

« Nous avons déjà établi la société, le capital de départ a déjà été injecté. Il ne reste tout simplement que
l'approbation finale des autorités au Maroc » a confié Abdulbasit Al-Shaibei, le PDG de la banque qatarienne à
Gulf Times. « Nous avons commencé à embaucher des personnes clés pour la société marocaine. Nous avons
aussi commencé à identifier les branches. Nous avons aussi préparé notre système informatique. Le jour où
nous obtiendrons l'approbation finale, nous pourrons appuyer sur le bouton vert et commencer», a-t-il ajouté.

Pour rappel, la QIIB a signé l'année dernière avec le Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH), une joint-
venture pour l’ouverture d’une banque islamique au Maroc32.

31
http://www.yabiladi.com/articles/details/42852/finance-islamique-attijariwafa-bank-signe.html
27 | P a g e
2.6. Produits Crédit Agricole :

Le Crédit Agricole envisage une Ouverture à toutes les possibilités pour achever le projet le plus
approprié qui est la création d’une filiale propre ou un partenariat avec un grand acteur de la finance
participative, grâce à la création d’une équipe dédiée travaillant sur une offre de banque participative.

2.7. autre établissements de crédit :

Les autres établissements mijotent encore leurs propositions sans rien proposer dans les guichets de leurs
agences. C’est le cas de la SGMB dont la problématique fiscale bloque sa proposition.

3. Les opérations et les produits participatifs proposés par les banques


conventionnelles :

Les banques conventionnelles ou participatives peuvent proposer deux catégories d’opérations et de


produits participatifs à leur clientèle :

 Les opérations bancaires classiques (articles 7, 8, 9) tels que les services et opérations
d’investissement, de gestion d’instruments financiers, et de services de paiement ;
 Les opérations et services participatifs, tels que les dépôts d’investissement et les produits de
financements notamment :

Mourabaha : contrat de vente de bien meuble et immeuble entre la banque et son client

Ijara : contrat de location de bien meuble ou immeuble entre la banque et son client

Moucharaka : participation de la banque à un projet en vue de réaliser un profit

Moudaraba : contrat mettant en relation une ou plusieurs banques participatives qui fournissent le capital avec
un ou plusieurs fournisseurs qui apportent leur travail en vue de réaliser un projet générant des bénéfices

Salam : contrat en vertu duquel l’une des parties (la banque ou le client) verse d’avance le prix intégral d’une
marchandise et l’autre partie selon le cas, s’engage à livrer une quantité déterminée de ladite marchandise dans
un délai convenu

Istisna’a : contrat d’entreprise en vertu duquel une partie demande à une autre de lui fabriquer ou construire un
ouvrage moyennant une rémunération payable d’avance, de manière fractionnée ou à terme.

Il est à noter que l’offre de produits participatifs ne relève d’aucun monopole : les banques participatives
comme les banques conventionnelles peuvent, après agrément de Bank Al-Maghrib, proposer ces produits à une

32
http://www.yabiladi.com/articles/details/43517/finance-islamique-qiib-espere-ouvrir.html
28 | P a g e
clientèle de personnes privées. En revanche, les banques participatives ne peuvent pas proposer de produits
conventionnels33.

II. Le cadre réglementaire :

L’introduction des banques participatives au Maroc est encore en gestation. Sur le plan de la gouvernance
des banques participatives, en cette phase pré-réglementaire, le projet marocain va dans le sens d’une
configuration hybride. Cette configuration prévoit, d’une part, la mise en place un Comité Charia de la Finance
Participative, sorte de Charia Board national central, géré au sein du Conseil supérieur des Oulémas. Et d’autre
part, la mise en place, au sein de chaque banque participative, de fonctions internes de conformité.

Figure N°6 : schéma représentant le circuit de l’avis de conformité des produits alternatifs par le conseil des
oulémas.

Source : Abderrafi EL MAATAOUI – Expert Comptable diplômé. Certifié CSAA (Certified Sharia Adviser
and Auditor) par l’AAOIFI. CIMA UK CDIF.

1.1. Un cadre légal et réglementaire protecteur et centralisé

Avec l’appui du comité Charia et du comité des établissements de crédit, la banque centrale conserve des
droits étendus de réglementation et de contrôle. Ainsi, la banque centrale détient deux prérogatives majeures,
outre les pouvoirs généraux applicables à toutes les banques :

• La banque centrale dispose – après avis conforme du Conseil supérieur des Ouléma et après avis du
comité des établissements de crédit, du pouvoir exclusif d’agrément des banques participatives.

33
BANQUES PARTICIPATIVES AU MAROC : CLIENT BRIEF
29 | P a g e
• La banque centrale dispose du pouvoir de délivrance de l’accord préalable de commercialisation des
produits participatifs par les banques conventionnelles, les établissements de paiement, les associations de
microcrédit, les banques offshore, la Caisse Centrale de Garantie, et la Caisse de Dépôt et de Gestion.

2. Un comité Charia central :

L’instauration d’un comité Charia central, issu du Conseil supérieur des Oulémas, pour toutes les banques
dénote également d’un souci de cohérence législative et réglementaire. Ce comité aura des prérogatives en
matière de :

 Délivrance des avis conformes des produits et des activités des banques participatives.
 Délivrance des avis conformes des circulaires de Bank Al-Maghrib relatives aux conditions et modalités
de collecte et de placement des dépôts d’investissement des clients des banques participatives.
 Délivrance des avis conformes des circulaires de Bank Al-Maghrib relatives aux caractéristiques
techniques des quatre produits de financement (Murabaha, Moucharaka, Ijara, et Moudaraba) ainsi que
les modalités de leur présentation à la clientèle.
 Délivrance des avis conformes des circulaires de Bank Al-Maghrib relatives aux caractéristiques
techniques de tout autre produit de financement non prévu par la loi bancaire.
 Réception à la fin de chaque exercice d’un rapport émis par les banques participatives relatif à
l’évaluation sur la conformité de leurs opérations et activités.

3. Des fonctions de conformité internes pour chaque banque :

Les banques participatives seront tenues de mettre en place des fonctions de conformité internes chargées
des tâches suivantes :

 identifier et prévenir les risques de non-conformité de leurs opérations et activités aux avis conformes du
Conseil supérieur des Ouléma ;
 assurer le suivi de l’application des avis conformes du Conseil supérieur des Ouléma précité et d’en
contrôler le respect ;
 veiller à l’établissement des manuels et des procédures à respecter ;
 adopter les mesures requises en cas de non-respect avéré des conditions imposées pour la présentation au
public d’un produit au sujet duquel un avis conforme du Conseil supérieur des Ouléma précité a été émis.

Les divers protagonistes et parties prenantes de la gouvernance des banques participatives au Maroc sont
récapitulés ci-après:

30 | P a g e
Source : https://ribh.wordpress.com/2016/04/07/pour-une-meilleure-gouvernance-des-banques-participatives-
au-maroc/

A ce stade, et dans l’attente des circulaires d’application qui seront émises par la banque centrale, les
principaux points névralgiques qui nous paraissent devoir faire l’objet d’une réglementation pointue inspirée
des bonnes pratiques internationales, sont résumés comme suit :

3.1. Rôle et fonctionnement du « Charia Board » national à étendre :

La loi relative aux banques participatives au Maroc accorde un rôle central au Conseil Supérieur des
Oulémas, qui se voit attribuer le rôle de Sharia Board national. Ce rôle déterminera de façon significative la
réussite ou non de l’expérience des banques participatives dans le pays. Cet organe ne devrait pas être une
simple « boîte à lettre » fonctionnant à distance, par l’émission d’avis conformes sur les produits participatifs,
et la réception des rapports d’évaluation annuels adressés par les banques participatives.

Ses attributions devraient aller au-delà de ces deux aspects, certes importants mais insuffisants. A notre
sens, cet organe devrait être investi d’une mission plus étendue, et disposer des pouvoirs d’investigation et
d’audit « sur place » au sein même des banques participatives.

La bonne gouvernance préconisant une séparation nette entre les fonctions de fatwa et de contrôle (pour
ne pas reprendre l’expérience mitigée des pays du golfe), le contrôle des banques participatives devrait être
assumé par un organe indépendant, soit au sein du CSO, soit par création d’une structure ad hoc. Le contrôle
étant une activité très technique, cette structure devrait être dotée des potentialités humaines hybrides

31 | P a g e
nécessaires : oulémas spécialisés en « Fiqh Al Mouaamalat » et experts financiers (auditeurs, experts
comptables, experts en système d’information, juristes…).

3.2. Usage des rapports de conformité annuels à préciser

Il faudrait que le devenir du rapport annuel, préparé par les banques participatives et adressé au Conseil
supérieur des Ouléma, soit minutieusement réglementé.

A notre sens, pour remplir son rôle d’information et de contrôle, ce rapport devrait :

 avoir un contenu standardisé comprenant les points clés relatifs à la transparence des relations avec les
clients et les déposants.
 faire l’objet d’un rapport d’audit externe par des auditeurs spécialisés et formés dans ce sens.
 faire l’objet d’une publication obligatoire périodique résumée auprès du public.

3.3. Constitution des fonctions de conformité

La loi ne précise aucunement si le Conseil Supérieur des oulémas aura un mot à dire par rapport à la
constitution des fonctions de conformités des banques participatives. Or, il nous semble fondamental que des
verrouillages doivent être instaurés à ce sujet pour garantir que ces instances jouent un rôle préventif et de
détection, en matière de contrôle interne, d’audit, et de gouvernance.

Les règles minimales à assurer dans ce sens sont les suivantes :

 Nomination des membres: formation initiale et continue, double compétence en matière « chariatique » et
bancaire.
 Positionnement dans la hiérarchie des banques participatives.
 Procédures de travail: chartes, pouvoirs, missions, plans annuels, rapports.
 Modalités relationnelles avec le conseil supérieur des Ouléma.
 Modalités relationnelles avec les commissaires aux comptes.

Cet objectif devrait être recherché soit en impliquant le Conseil Supérieur des oulémas dans la validation
de la constitution des fonctions de conformités des banques participatives, soit en balisant la constitution de ces
fonctions par une directive de Bank Al-Maghrib.

3.4. Points spécifiques à réglementer

Les points névralgiques ci-dessous conditionneront de façon significative la réussite ou non du modèle
marocain de banque participative et devraient faire l’objet d’une réglementation minutieuse :

32 | P a g e
Verrouillage des activités des fenêtres islamiques (étanchéité opérationnelle et comptable). Si les islamic
windows offrent l’avantage indéniable de la simplicité et de la commodité, ils permettent également aux
banques conventionnelles de compléter leurs gammes commerciales, d’ériger des barrières à l’entrée, et de
protéger le marché « retail ». Par contre, les islamic windows présentent l’inconvénient d’une perception
négative du public. Cette solution, par essence intérimaire, pourrait être permise dans un premier temps en
période de lancement. A terme, dans un horizon de trois à cinq ans, la fermeture totale de ces islamic windows
et l’externalisation de leurs activités nous paraît inéluctable.

33 | P a g e
Partie 2 :
La finance islamique adaptée au contexte
régional, cas de la région de SOUSS MASSA

34 | P a g e
Chapitre 3 : site d’intervention et approche méthodologique

Dans ce chapitre on s'intéresse à traiter deux axes principales, le premier est le site d'intervention a souss
massa, le second est la préparation de l'enquête. En premier en vas réaliser une étude empirique dans le
territoire de la région de Souss Massa afin de d'obtenir une vision de prés sur les différents critères de la région
(économique, agricole...) Deuxièmement on essayera de faire préparer une enquête qui visera 3 villes en
principe: Taroudant, Agadir et Tiznit. L'implantation des banques participatives dites islamique est un sujet
d’une extrême importance, les banques conventionnelles sont de plus en plus conscient qu'il faut franchir le pas,
du coup, elles ont commencé à introduire des banques islamiques sont oublié celles qui existe déjà. Cependant
il y en a d’autres qui ne sont pas encore inscrites dans cette tendance, pour s’assurer qu'il existe un avenir sur le
territoire de Tiznit-Agadir-Taroudant, on a procédé à une étude de terrain, à cette fin on a décidé de recourir au
questionnaire comme outil de collecte d’informations. Ce dernier s’articule autour de quatre parties, à savoir :

1-Identification

2-Réputation de la finance islamique

3-Le recours aux produits de la finance islamique

4-La perception de la finance islamique

I. La région de SOUSS-MASSA

La nouvelle région Souss-Massa est l'une des douze nouvelles régions du Maroc instituées par le
découpage territorial de 201534. Elle comprend l'ancienne région Souss-Massa-Drâa35 à l'exception du Drâa et
de la province de Sidi Ifni36 à laquelle se rajoute la province de Tata de l'ancienne région de Guelmim-
Essemara.

Elle est bordée à l'ouest par l'océan Atlantique, au nord par la région de Marrakech-Safi, à l'est par la
région du Drâa-Tafilalet, au sud-est par l'Algérie et au sud-ouest par la région de Guelmim-Oued Noun. Son
chef-lieu est Agadir.

34
« Décret n°2.15.40 du 20 Février 2015, fixant le nombre des régions, leurs dénominations, leurs chefs-lieux ainsi que les préfectures et provinces
qui les composent, publié au Bulletin Officiel n° 6340 du 05 Mars 2015 » qui entre en vigueur à la même date que le décret prévu à l'article 77 de la
loi organique n°59-11 relative à l'élection des membres des conseils des collectivités territoriale.

35
(provinces de Ouarzazate, Zagora et de Tinghir, qui sont rattachées aux provinces duTafilalet : Errachidia et Midelt, anciennement dans la région
de Meknès-Tafilalet, pour former la nouvelle région Drâa-Tafilalet.

36 Rattachée à la nouvelle région de Guelmim-Oued Noun.


35 | P a g e
La région est bordée au nord par
les massifs du Haut Atlas occidental,
suivant la vallée de l'oued Souss,
traversée au centre par l'oued Massa et
l'Anti-Atlas, bordée au sud par la
rivière Drâa. Elle compte au dernier
recensement de 2014, 2 676 847
habitants.

1. Milieu naturel :

La région occupe une bande au milieu du royaume allant de l’Océan Atlantique aux frontières avec
l’Algérie à l’Est. C’est une jonction entre le Nord et le Sud du pays et joue de ce fait un rôle stratégique aux
niveaux économique et socioculturel.

Elle est limitée au Nord par la région de Marrakech-Safi, au Sud par la région de Guelmim-Oued Noun, à
l’Est par la région de Drâa-Tafilelt et l’Algérie, à l’Ouest par l’Océan Atlantique.

C’est une région caractérisée par un relief diversifié : Ä Les chaînes montagneuses du Haut et de l’Anti
Altas constituant un important réservoir hydrologique. Ä Les plaines fertiles du Souss-Massa.

Elle compte plusieurs cours d’eau, dont les plus importants sont Oued Souss et Oued Massa. Ces oueds
sont alimentés par plusieurs affluents.

Le climat de la région est sec en général, influencé par l’Océan et le Sahara. Les précipitations sont
irrégulières dans l’espace et dans le temps : elles varient entre 70 et 350 mm par an ce qui dénote d’un déficit
hydrique important tant au niveau des ressources en eau de surface qu’au niveau des nappes phréatiques.

Les vents sont soit en provenance de l'est avec influence désertique, soit de l’ouest avec la fraîcheur de
l’océan.

36 | P a g e
2. Organisation administrative :

La région compte un grand nombre de communes, avec 154 communes rurales et 21 municipalités. Ces
entités se répartissent par préfecture et province selon le tableau suivant :

Organisation administrative de la région Souss-Massa :

Communes
Préfectures et provinces Cercles
Urbaines Rurales Ensemble
Agadir Ida Outanane 1 1 12 13
Inezgane Ait Melloul 1 4 2 6
Chtouka Ait Baha 3 2 20 22
Taroudannt 5 8 81 89
Tiznit 3 2 23 25
Tata 3 4 16 20
Région 16 21 154 175
National 185 221 1282 1503
Part de la région (en%) 8,6 9,5 12 11,6
Source : Annuaire Statistique du Maroc 2013

3. Potentialités économiques

La région recèle d’importantes potentialités économiques basées sur ses ressources naturelles et ses
possibilités dans le domaine de l’agriculture, de la pêche, du tourisme et des mines.

Dans le domaine agricole, la région dispose malgré son climat sec, d’une superficie agricole utile de
616 500 hectares dont 30 % sont irriguées. Ces terres se situent essentiellement dans la plaine du Souss-Massa,
où les primeurs et les agrumes constituent les principales productions.

La région dispose d’autre part, d’une superficie forestière importante formant une barrière naturelle pour
les zones agricoles contre la désertification et l’érosion. Mais malgré la diversité des essences (thuya, chêne
vert, genévriers, etc. . .), l’arganier reste le principal arbre de la région couvrant plus de 64% de la forêt
régionale et s’érigeant en support incontournable de toute action écologique et socio-économique.

Toutefois, malgré les contraintes et entraves que connaît l’agriculture régionale, surtout les conditions
climatiques et la rareté de l’eau, elle dispose de potentialités pouvant lui assurer une place de leader au niveau
national.

Les rendements élevés des agrumes et des cultures maraîchères sont un point fort de ce secteur. Leur
production annuelle dépasse généralement 50% du total national.

37 | P a g e
L’agriculture irriguée est réservée principalement aux primeurs dont la superficie représente 66% du total
national.

La pêche est un des secteurs clés dans la région et constitue une richesse à dimension nationale. Elle
emploie une main d’œuvres importante et draine des investissements et des devises. La région dispose d’un
grand port de pêche hauturière et côtière à Agadir, en plus d’un certain nombre de petits ports de pêche réservés
aux barques pratiquant la pêche artisanale : Imessouane, Taghazoute, Aglou, Tifnit … Cette activité a contribué
à la création d’unités industrielles en relation avec le secteur et à vocation d’exportation.

Région touristique par excellence, Souss Massa est de par son climat, son relief diversifié, son patrimoine
historique et culturel et ses plages étendues, une destination internationale privilégiée, la première au niveau
national. Le secteur touristique y dispose d’importantes infrastructures d’accueil et de séjour : 17% des
établissements classées à l’échelle nationale, avec une capacité de 35 500 lits soit 18% du total national. La
région a accueilli plus de 850.000 touristes en 2012, représentant près de 15% du total national.
La région offre enfin de grandes opportunités d’investissement dans le domaine minier. Son sous-sol recèle des
minéraux divers : argent, manganèse, barytine, fer et or37.

II. Cadre général de l’étude

1. Le choix de l’échantillon :

La réalisation d’une recherche s’effectue sur une partie de la population appelée échantillon. En effet
d’après les spécialistes des sondages l’échantillon se résume en deux catégories :

-La méthode probabiliste.

-La méthode non probabiliste.

La première dite également « aléatoire » se caractérise par le fait que l’échantillon est désigné de façon a
ce que chaque unité de la population ait une probabilité connue , différente de zéro d’être retenue .Autrement
dit, elle consiste à sélectionner , par tirage au sort , les éléments de « l’univers » étudie , elle suppose en plus
l’existence de données précises sur ces éléments.

La méthode non probabiliste, principalement la méthode des quotas, consiste à construire un modèle
réduit ; da la population observée, c’est-à-dire que l’échantillon aura la même structure que celle de « l’univers
» étudie, il doit être sélectionné de façon à constituer une image aussi fidèle que possible de la population

37
http://www.hcp.ma/region-agadir/m/Presentation-de-la-region-de-Souss-Massa_a16.html
38 | P a g e
2. Définir les sources de données : qui interroger ?

Compte tenu de la complexité et l’importance du sujet, dans le domaine de la prospection de la clientèle de la


FI, La cible de nos interrogations était toutes personnes susceptible de détenir l’information recherchée. La
dispersion de la population s’étale sur trois villes, Taroudant, Agadir et Tiznit.

3. Combien de personnes ont interrogé ?

Nous avons pu réaliser 50 questionnaires, distribué aléatoirement dans les trois villes précitées.

Il convient de préciser que dans notre enquête, nous avons conçu des questions afin de diriger à répondre
à nos questions sur les thèmes qui nous semblaient primordiaux à la réalisation de notre étude.

4. La structure du questionnaire :

Du point de vue structure, on a essayé de diversifier les questions de manière à ce que le répondant-à
notre avis- se sente à la fois à l’aise dans les réponses et solliciter en quelque sorte de donner son avis et non
contraint de choisir toujours entre les réponses proposées. En effet, on trouve à la fois des « questions fermées »
auxquelles il suffit de répondre par « oui » ou « non » et donc cocher d’une croix la réponse choisie, des
questions à « choix multiples » auxquelles il suffit également de cocher d’une croix là ou (les) réponse(s)
choisie(s) ou encore procéder à un classement des réponse(s) proposées selon le degré d’importance . On trouve
aussi des « questions ouvertes » qui laissent à l’enquêté la liberté de s’exprimer et de formuler ses réponses qui
lui paraissent les plus convenables c’est le cas par exemple des mentions telles que « D'après vous que sera
l'avenir de la finance islamique dans la région de SOUSS-MASSA ? ».

5. L’enquête étape 3 élaboré les enquêtes :

Compte tenu de l’identité des interviews, nous avons pu réaliser l’enquête en français. Avant la collecte
de l’information, nous avons décidé d’élaborer une enquête qui porte sur l’avenir de finance islamique dans la
région de SOUSS-MASSA.

Pour ce faire nous avons choisi délibérément de diviser notre enquête en quatre parties. Tout d’abord on
identifiera la personne interrogée, pour ensuite mettre le point sur la réputation de la finance islamique dans
cette zone, après on va essayer d’expliquer les rasions derrière lesquelles on fait recours à la finance islamique,
pour enfin conclure la perception de la finance islamique.

Il convient de préciser que dans le questionnaire, nous avons conçu des questions précises afin de diriger
l’enquête à répondre à notre question sur le thème qui nous semble essentiel pour la réalisation de notre étude :
La finance islamique quel avenir dans la région de SOUSS-MASSA ?

39 | P a g e
6. Contacter les individus a interrogé :

Après avoir réalisé le travail préparatoire de notre enquête, nous devions réaliser une prospection afin de
contracter les personnes cibles à notre étude. Nous avons eu la chance d’avoir l’opportunité de réaliser une
enquête avec des ménages dont le critère nécessaire pour nous c'est qu'ils soient en courant de la finance
islamique pour pouvoir répondre au questionnaire.

7. La collecte de l’information :

Pour mener à bien ce questionnaire, il convient de prendre en compte quatre points essentiels :

7.1. La programmation temporelle :

L’enquête de satisfaction a été de 100% remplis par des personnes malgré la distance qui nous séparait
nous avons pu faire cela grâce à Google Forms‎en envoyant le questionnaire choisis par email ou autre réseaux
sociaux et aussi par des personnes rencontré u hasard et face à face, La durée moyenne pour remplir un
questionnaire était de 10 minutes excepté par certains client.

7.2. L’environnement Matériel et social :

Notre enquête physique s’est déroulée dans les rues des trois villes déjà précisés, et aussi au cœur des
réseaux sociaux (ex: discussion par email) Il est à noter que les questionnaires c’étaient déroulés pendant la
période allons de 17 Mai jusqu’au 14 juin 2016.

7.3. Distribution des acteurs :

Nos interlocuteurs interrogés étaient des personnes qui ont été choisi d’une manière arbitraire et d'autre
d'une manière sélective.

Afin de faciliter nos enquêtes, nous avons pu mentionner sur chaque questionnaire l’objet de notre prise
de contact.

7.4. Le cadre contractuel :

Après avoir fait les présentations, nous avons dû présenter les motivations de nos questions, nous
mentionnions que les questions que nous menions en quête dans le cadre d’un projet de recherche réalisé sont
dans le cadre d’un projet de fin d’étude, en expliquant que les résultats seront intègres.

8. Les outils de traitement :

En vue de faciliter le traitement des résultats de notre enquête, nous avons fait recourir à trois outils
informatiques, d’abord le logiciel Sphinx qui nous a permis d’établir les questionnaires. En suite Google Forms
40 | P a g e
qui ‎ nous a facilité la collecte des informations recueilles. Enfin, l’application Excel nous permis de extrapoler
les résultats sous forme des graphiques résument ces résultats.

41 | P a g e
Chapitre 4 : analyse et interprétation des résultats

I. Analyse des données :

Graphique N°9 : Répartition de l’échantillon selon le sexe

On constate que (58%) de la population (50 personnes), sont des hommes, et le reste des femmes (42%).

Graphique N°10 : Répartition de la population enquêtée selon l’âge

Nous constatons que la tranche d'âge entre 25-35 représente (32%) suivi par la tranche d'âge de moins de
25 ans qui représente (30%).

42 | P a g e
Graphique N°11 : Répartition de l’échantillon selon le niveau de formation

On distingue que (42%) de la population est titulaire d'un bac+3.

Graphique N°12 : Répartition de l’échantillon selon la fonction

On constate qu’un peu près la moitié de l'échantillon sont sans profession (44,9%) suivi par les
fonctionnaires d'état et les employés au secteur privé qui possède le même pourcentage qui est de (20,4%).

43 | P a g e
Graphique N°13 : Répartition de l’échantillon selon la connaissance de la finance islamique

On constate que la majorité des personnes ont déjà entendu parler de la finance islamique (95,9%).

Graphique N°14 : Répartition de l’échantillon selon la disposition d’un compte bancaire islamique

On constate que (97,9%) de l'échantillon ne possède pas un compte bancaire islamique.

44 | P a g e
Graphique N°15 : Répartition de l’échantillon selon sur la cause de la non disposition d'un compte
bancaire islamique

On constate que (55,1%) de la population ne possède pas un compte bancaire à cause de l'absence des
banques islamiques dans la ville.

Graphique N°16 : Répartition de l’échantillon selon la motivation pour le choix de possession d'un compte
bancaire islamique

On constate que les échantillons qui détiennent un compte bancaire islamique, le possèdent pour des
convictions religieuses (87,2%).

 Lors de la question concertante si il y’a des autres motivations d’avoir une compte bancaire
islamique : On constate que personne n'a précisé autre motivations pour la possession du compte bancaire
islamique.

45 | P a g e
Graphique N°17 : Répartition de l’échantillon selon Répartition de l'échantillon selon leur désir d'une
banque islamique dans la ville

On constate que (78%) des gens à besoin d'une banque islamique dans la ville.

Graphique N°18 : Répartition de l’échantillon selon le changement de banque

On constate que (35,4%) de l'échantillon sont prêt à changer leurs banque actuelle pour joindre une
banque islamique, alors que (33,3%) n'a aucune réponse et (31,3%) pense le garder (compte actuel) et ouvrir un
compte islamique.

46 | P a g e
Graphique N°19 : Répartition de l’échantillon selon la contraction des produits islamiques

On constate que la plupart de la population n'a jamais contracté des produits islamiques (91,8%).

Graphique N°20 : Répartition de l’échantillon selon le genre de produits islamiques contracté

On constate que la moitié de la population (50%) à contracté le produit alternatif (MOURABAHA).

47 | P a g e
Graphique N°21 : Répartition de l’échantillon selon le domaine des produits islamiques contracté

On constate que les gens qui ont déjà utilisé un produit alternatifs sont plus orientés pour le domaine
d'immobilier et d'investissement.

Graphique N°22 : Répartition de l’échantillon selon le genre de produits islamiques souhaitant contracter

On constate que la population qui n'a jamais contracté des produits alternatifs; opte le plus pour le produit
"mocharaka" avec (42,1%).

48 | P a g e
Graphique N°23 : Répartition de l’échantillon selon le domaine de produits islamiques souhaitant
contracter

On constate que la population qui n'a jamais contracté des produits alternatifs; opte pour le domaine de
l'immobilier avec (50%).

Graphique N°24 : Répartition de l’échantillon selon la suffisance de la gamme des produits

On constate que (54.3%) de l'échantillon pense que la gamme des produits alternatifs n'est suffisante.

49 | P a g e
Graphique N°25 : Répartition de l’échantillon selon la définition du crédit islamique

On constate que la population pense le plus que le crédit islamique est sans intérêt (30%) et Halal (22%).

Graphique N°26 : Répartition de l’échantillon selon le résultat de l'interdiction de Riba

On constate que l'échantillon croit que l'interdiction de "Riba" rend les produits islamiques moins chers
que les produits des banques classiques (36,7%), alors que (34,7%) ne le pense pas.

50 | P a g e
Graphique N°27 : Répartition de l’échantillon selon le partage des profits et des pertes après investissement
avec la banque

On constate que la majorité de la population ne répond pas sur la question du partage des profits et des
pertes en cas d'investissements avec la banque (je ne sais pas) avec (41,7%).

Graphique N°28 : Répartition de l’échantillon selon le moyen de communication

On constate que le moyen de communication le plus favorable pour l'échantillon est le nommé: autre
(courrier, SMS, réseaux sociaux…) avec (59,2%).

51 | P a g e
D'après vous que sera l'avenir de la finance islamique dans la région de SOUSS MASSA ! (30 réponses)
Les avis de l'échantillon sur l'avenir de la finance islamique à SOUSS-MASSA :

o Oui je pense
o Oui je pense
o bien car les gens de la région sont plus attachés à l'islam
o Je crois que la finance islamique est une arnaque
o je pense que les personnes ne peuvent pas accepter ce genre des banque parce qu'ils ont avoir peur de
l'avenir de ses argents.
o Prosper
o Prospère
o la finance islamique dans la région SOUSS-MASSA aura une grande demande sur ses produits
puisque le but n'est pas la collecte des intérêts
o la FI aura un bon avenir vu à ses principes religieux
o FI aura un bon avenir car la FI peut répondre aux attentes de la population
o la FI aura un bon avenir grâce à ses principes religieux
o je ne sais pas
o je ne sais pas
o Peut-être.
o Aucun avenir
o néant
o Je pense qu’Agadir prévoit une évolution dans un sens favorable des banques islamiques surtout
avec l'installation de ces dernières au Maroc.
o Impeccable
o je ne sais pas
o florissant
o Peut avoir un bon avenir il est bien présenter au people
o je n’ai aucune réponse
o je pense que la région de SOUSS MASSA va avoir des difficultés énormes en ce qui concerne
l'installation de ces banques islamiques.
o l'avenir de la finance islamique dans la région dépend de son attractivité et son intérêt pour les
citoyens, ces derniers vont construire leur jugement suivant leur degré de satisfaction tiré des
produits attribué par la dite finance.
o L'échec
o Je ne pense pas qu'elle aura un avenir au Maroc
o Aucun
o Je pense que ça sera un Radieux avenir
52 | P a g e
o plus d'opportunité pour l'individu
o aucun avenir

II. Interprétations des résultats :

Les résultats relevés du questionnaire concernant la prospection de la clientèle de la FI au Maroc, seront


interprétés et argumentés par des écrits.

L'étude a ciblé un nombre de 50 par des ménages choisis au hasard, avec un taux de participation de
100%.

Les caractéristiques des enquêtés sont comme suit :

 58% de la population enquêtée (50 personnes), sont des hommes et le reste des femmes avec 42%.

 La tranche d’âge entre 25-30 ans représente la majorité de l’échantillon avec un pourcentage de 32%.
42% de la population est titulaire d'un bac+3.

 44,9% de l’échantillon sont sans profession, suivi par les fonctionnaires d'état et les employés au secteur
privé qui possède le même pourcentage qui est de 20,4%.

Les résultats de la réputation de la finance islamiques sont répartit comme suit:

 La majorité des personnes (95,9%) ont déjà entendu parler de la finance islamique.

 97,9% de l'échantillon ne possède pas un compte bancaire islamique.

 55,5% de la population ne possède pas un compte bancaire à cause de l'absence des banques islamiques
dans la ville.

 87,2% des échantillons qui détiennent un compte bancaire islamique, le possèdent pour des convictions
religieuses.

 Personne n'a précisé autre motivations pour la possession du compte bancaire islamique.

 78% des gens ont besoin d'une banque islamique dans la ville.

Les résultats du recours aux produits de la finance islamique sont:

 35,4% de l'échantillon sont prêt à changer leurs banque actuelle pour joindre une banque islamique, alors
que (33,3%) n'a aucune réponse et (31,3%) pense le garder (compte actuel) et ouvrir un compte
islamique.

53 | P a g e
 91,8% (la plupart de la population) n'a jamais contracté des produits islamiques.

 50% à contracté le produit alternatif (MOURABAHA).

 On constate que les gens qui ont déjà utilisé un produit alternatifs sont plus orientés pour le domaine
d'immobilier et d'investissement.

 42,1% de la population qui n'a jamais contracté des produits alternatifs; opte le plus pour le produit
"mocharaka".

 50% de la population qui n'a jamais contracté des produits alternatifs; opte pour le domaine de
l'immobilier.

Les résultats de la perception de la finance islamique sont comme suit:

 54% de l'échantillon pense que la gamme des produits alternatifs n'est pas suffisante.

 30% de la population pense le plus que le crédit islamique est sans intérêt et (22%) pense que c'est Halal.

 36,7% de l'échantillon croit que l'interdiction de "Riba" rend les produits islamiques moins chers que les
produits des banques classiques, alors que 34,7% ne le pense pas.

 41,7% de la population ne répond pas sur la question du partage des profits et des pertes en cas
d'investissements avec la banque (je ne sais pas).

 59,2% de l'échantillon pense que le moyen de communication le plus favorable est le nommé: autre
(courrier, SMS, réseaux sociaux...).

 Plus de la moitié de la population qui a répondu sur la question ouverte (La finance islamique quel
avenir dans la région de SOUSS MASSA ?) croit à un bon avenir pour la finance islamique.

III. Conclusion

En guise de conclusion, la majorité de la population enquêtée est entre 25-35 ans et qui détiennent un
bac+3, ce qui montre que c'est une population assez âgé et éduqué pour pouvoir bien comprendre la finance
islamique.

En revanche la plupart de l'échantillon s’intéressent aux banques islamiques, vu leur vision religieuse ce
qui optimise leur engagemt pour les produits alternatifs d'une part et l'avenir de la finance islamique à SOUSS-
MASSA d'une autre part.

54 | P a g e
Conclusion générale
Le Maroc est passé de la vision théorique a la vision pratique en lancent la nouvelle loi qui permet de
promouvoir un nouveau avenir de la finance islamique au pays et plus exceptionnellement à SOUSS MASSA;
la question qui se pose est de connaitre si vraiment la finance islamique peut avoir un avenir ou pas ?

C’est pour cela, c’est forcé au préalable, d’examiner dans une première partie le code de conduite des
musulmans. Le double objectif de ce passage, était d’une part l’analyse des principes et fondements de la
finance islamique, qui représente le référentiel de ces nouveaux produits, et d’autre part la mise sous la loupe
des forces de cette finance.

Ainsi, dans le premier chapitre Nous avons essayé d’encadrer cette nouvelle finance, en mettant le point
sur les principes de cette finance qui se distingue à la finance conventionnelle par son apport éthique au
financement, mais aussi par le partage des profits et des pertes. Outre, l’interdiction de certaines pratiques telles
que la spéculation, l’intérêt, les activités illicites.

Dans le deuxième chapitre nous avons pu traiter l’arrivée de la finance islamique au Maroc, par
l’autorisation de la commercialisation de produits conformes aux principes de la charia, les produits offerts par
la plupart des banques marocaines, ainsi que le cadre réglementaire qui régissent sur cette finance.

Ensuite, dans une seconde partie, et dans leur premier chapitre nous avons tracé les frontières de la
région de SOUSS-MASSA en citant tous caractéristiques (naturel, administrative et économique), qui nous a
permet d’obtenir une vision complète sur cette dernière. Puis une approche méthodologique qui reflète la façon
qu’on a pu suivre pour réaliser notre questionnaire.

Nonobstant, le deuxième chapitre retrace la prospection de la clientèle afin d’estimer l’avenir de la


finance islamique dans la région de SOUSS-MASSA.

Le Maroc est en train de restaurer son économie, A cet égard, notre pays a autorisé l’installation des
banques islamiques dites participatives. La question qui se pose après avoir constaté que les banques classiques
ont réussi à intégrer les produits alternatifs dans leurs gammes de crédit est ; est ce que vraiment cette
intégration n’aura guère une mauvaise influence sur la signification ‘’halal‘’ ?

Bref, à notre avis le mieux est de garantir un accompagnement du lancement de ces produits et de ces
nouvelles banques par une communication sérieuse pour permettre l’information à la portée de tous les
consommateurs qui engendra par suite un départ éclairé pour ces banques. Et de plus, l’exacte information ne
peut que attirer de nouveaux clients qui seront prêts à franchir le pas et à se jeter dans le monde des banques
islamiques toutes en sachant que cela ne peut que leurs apporter des bénéfices. En revanches notre question

55 | P a g e
reste encore sans réponse claire. L’avenir de la finance islamique est en dépit de ces consommateurs affamer !
Et pour cela ; tous les efforts doivent ciblés ces derniers afin de les inciter à consommer.

56 | P a g e
Bibliographie

Abderrazak, BELABES. Le lien entre finance et économie islamiques via le modèle principiel. 2009.

Chapra, M Umer. Islam and the economic challenge. leicester: The islamic Foundation, 1992.

Fady, Nammour. «Activité bancaire islamique : l’expérience libanaise .» RD banc. fin. (2005): 40.

GAFOURI, Abdul Hadi. Islam et économie: réflexion sur les principes fondamentaux de l’économie
islamique. Ed ALBOURAQ, 2000.

HASSOUNE, Anouar. «Principes de structuration des sukuk.» Les Cahiers de la Finance Islamique,No.1.
2009. 20.

Les Cahiers de la Finance Islamique. Strasbourg: l’École de Management Strasbourg.Université de


Strasbourg, 2009.

Maoula, Chaar Abdel. Chari’a : Principes directeurs et stratégie. Cité dans Jean-Paul Laramée (2008), «
Finance islamique à la française : un moteur pour l’économie, une alternative éthique », Secure Finance, p
47, 2008.

Olivier, JOUINI Elyès et PASTRÉ. La finance islamique : Une solution à la crise ? Paris: Economica,
2009.

Olivier, ROY. L'Échec de l'islam politique . Paris: Seuil, 1992.

Ruimy, Michel. La finance islamique. Arnaud Franel, 2008.

Saidane, Dhafer. La finance islamique à l'heure de la mondialisation. La Revue Banque, 2009.

Schmidt, Helmut. the structure of the World Product. Foreign Affairs, Avril 1974.

Smith, Herbert. Guide de la finance islamique. Paris, 2009.

57 | P a g e
ANNEXE:
Questionnaire

58 | P a g e
59 | P a g e
60 | P a g e
Liste des graphiques et des figures

Graphiques :

Graphique N°1 : Schéma du contrat Mousharaka............................................................................................................... 16

Graphique N°2 : Schéma du contrat Mousharaka décroissante .......................................................................................... 16

Graphique N°3 : Schéma du contrat Moudaraba ................................................................................................................ 17

Graphique N°4 : Schéma du contrat Mourabaha ................................................................................................................ 18

Graphique N°5 : Schéma du contrat Ijara .......................................................................................................................... 20

Graphique N°6 : Schéma d’un contrat Salam ..................................................................................................................... 21

Graphique N°7 : Schéma d’un contrat Istisna’a ................................................................................................................. 22

Graphique N°8 : Schéma d’un contrat Sukuk ..................................................................................................................... 23

Graphique N°9 : Répartition de l’échantillon selon le sexe ................................................................................................ 42

Graphique N°10 : Répartition de la population enquêtée selon l’âge ................................................................................. 42

Graphique N°11 : Répartition de l’échantillon selon le niveau de formation ..................................................................... 43

Graphique N°12 : Répartition de l’échantillon selon la fonction........................................................................................ 43

Graphique N°13 : Répartition de l’échantillon selon la connaissance de la finance islamique .......................................... 44

Graphique N°14 : Répartition de l’échantillon selon la disposition d’un compte bancaire islamique ............................... 44

Graphique N°15 : Répartition de l’échantillon selon sur la cause de la non disposition d'un compte bancaire islamique. 45

Graphique N°16 : Répartition de l’échantillon selon la motivation pour le choix de possession d'un compte bancaire

islamique ............................................................................................................................................................................... 45

Graphique N°17 : Répartition de l’échantillon selon Répartition de l'échantillon selon leur désir d'une banque islamique

dans la ville ........................................................................................................................................................................... 46

Graphique N°18 : Répartition de l’échantillon selon le changement de banque ................................................................ 46

Graphique N°19 : Répartition de l’échantillon selon la contraction des produits islamiques ............................................ 47

Graphique N°20 : Répartition de l’échantillon selon le genre de produits islamiques contracté ....................................... 47
61 | P a g e
Graphique N°21 : Répartition de l’échantillon selon le domaine des produits islamiques contracté ................................. 48

Graphique N°22 : Répartition de l’échantillon selon le genre de produits islamiques souhaitant contracter ..................... 48

Graphique N°23 : Répartition de l’échantillon selon le domaine de produits islamiques souhaitant contracter ................ 49

Graphique N°24 : Répartition de l’échantillon selon la suffisance de la gamme des produits ........................................... 49

Graphique N°25 : Répartition de l’échantillon selon la définition du crédit islamique ...................................................... 50

Graphique N°26 : Répartition de l’échantillon selon le résultat de l'interdiction de Riba .................................................. 50

Graphique N°27 : Répartition de l’échantillon selon le partage des profits et des pertes après investissement avec la

banque ................................................................................................................................................................................... 51

Graphique N°28 : Répartition de l’échantillon selon le moyen de communication ........................................................... 51

Figure

Figure N°1 : les fondamentaux de l’islam et la place réservée au commerce et à la finance ................................................ 6

Figure N°2 : schéma illustrant les sources de la loi islamique ou la Charia .......................................................................... 7

Figure N°3 : Piliers de la doctrine économique islamique .................................................................................................... 8

Figure N°4 : Les cinq principes de la finance islamique ..................................................................................................... 11

Figure N°5 : Schéma illustrant les produits de la finance islamique ................................................................................... 14

Figure N°6 : schéma représentant le circuit de l’avis de conformité des produits alternatifs par le conseil des oulémas. .. 29

62 | P a g e
Table de matières :

Introduction générale ............................................................................................................................................1

Partie 1 : Contexte de la finance islamique ........................................................................................................4

Chapitre 1 : Cadre générale de la finance islamique ......................................................................................5

I. La doctrine de l’économie islamique ............................................................................................................5

1. Définition :............................................................................................................................................... 5

2. La loi islamique ou (la Charia) : .............................................................................................................. 6

2.1. Définition : ........................................................................................................................................ 6

2.2. Les sources de la Charia : ................................................................................................................. 7

2.3. Les objectifs de la Charia : ............................................................................................................... 7

3. Fondements de l’économie islamique : ................................................................................................... 8

3.1. Les trois piliers de la doctrine économie islamique :........................................................................ 8

3.1.1. Le principe de la double propriété : ........................................................................................... 8

3.1.2. Le principe de la liberté économique dans un cadre limité : ...................................................... 8

3.1.3. Le principe de la justice sociale : ............................................................................................... 9

II. La finance islamique : .................................................................................................................................9

1. Définition :............................................................................................................................................... 9

2. Historique et évolution de la finance islamique : .................................................................................... 9

2.1. Historique : ....................................................................................................................................... 9

2.2. Evolution (L’apparition de la finance islamique moderne) : .......................................................... 10

3. Les principes de la finance islamiques : ................................................................................................ 11

3.1. Principe de l’absence de Riba ou intérêt et usure : ......................................................................... 12

3.2. Principe de l’absence de Gharar et de Mysir ou incertitude et spéculation : .................................. 12

3.3. Principe de l’absence de Haram ou produit illicites selon la loi coranique : .................................. 12

3.4. Principe solidaire de l’obligation de partages des pertes et des profits (PPP) : .............................. 13

3.5. Asset Backing : La traçabilité et l’adossement à des actifs tangibles :........................................... 13

4. les produits de la finance islamique : Les techniques de financement .................................................. 14

4.1. Les opérations sans contreparties : ................................................................................................. 15

4.1.1. AL Qard Al Hassan : ................................................................................................................ 15


63 | P a g e
4.2. Les instruments participatifs : ......................................................................................................... 15

4.2.1. La Mousharaka : ....................................................................................................................... 15

4.2.2. La Moudaraba : ........................................................................................................................ 17

4.3. Les instruments de financement ..................................................................................................... 18

4.3.1. La Mourabaha : ........................................................................................................................ 18

4.3.2. Ijjara ......................................................................................................................................... 19

4.3.3. Salam ........................................................................................................................................ 20

4.3.4. L’Istisna’a ................................................................................................................................ 21

4.3.5. Sukuk........................................................................................................................................ 22

Chapitre 2 : La finance islamique au Maroc .................................................................................................24

I. Le cadre juridique et institutionnel, les institutions marocaines et les produits alternatifs : ......................25

1. Le cadre juridique et institutionnel :..................................................................................................... 25

2. Les institutions marocaines : ................................................................................................................. 25

2.1. Produit de la banque populaire : ..................................................................................................... 25

2.2. Produit d’Attijariwafabank : ........................................................................................................... 26

2.3. Produit de BMCE : ......................................................................................................................... 27

2.4. Produits de BMCI : ......................................................................................................................... 27

2.5. Produits de CIH : ............................................................................................................................ 27

2.6. Produits Crédit Agricole : ............................................................................................................... 28

2.7. autre établissements de crédit : ....................................................................................................... 28

3. Les opérations et les produits participatifs proposés par les banques conventionnelles : ..................... 28

II. Le cadre réglementaire : ............................................................................................................................29

1.1. Un cadre légal et réglementaire protecteur et centralisé ................................................................. 29

2. Un comité Charia central : .................................................................................................................... 30

3. Des fonctions de conformité internes pour chaque banque : ................................................................. 30

3.1. Rôle et fonctionnement du « Charia Board » national à étendre : .................................................. 31

3.2. Usage des rapports de conformité annuels à préciser ..................................................................... 32

3.3. Constitution des fonctions de conformité ....................................................................................... 32

3.4. Points spécifiques à réglementer..................................................................................................... 32

64 | P a g e
Partie 2 : La finance islamique adaptée au contexte régional, cas de la région de SOUSS MASSA ..........34

Chapitre 3 : site d’intervention et approche méthodologique .....................................................................35

I. La région de SOUSS-MASSA ......................................................................................................................35

1. Milieu naturel : ...................................................................................................................................... 36

2. Organisation administrative : ................................................................................................................ 37

3. Potentialités économiques ..................................................................................................................... 37

II. Cadre général de l’étude ............................................................................................................................38

1. Le choix de l’échantillon : ..................................................................................................................... 38

2. Définir les sources de données : qui interroger ? .................................................................................. 39

3. Combien de personnes ont interrogé ? .................................................................................................. 39

4. La structure du questionnaire : .............................................................................................................. 39

5. L’enquête étape 3 élaboré les enquêtes : ............................................................................................... 39

6. Contacter les individus a interrogé : ...................................................................................................... 40

7. La collecte de l’information : ................................................................................................................ 40

7.1. La programmation temporelle : ...................................................................................................... 40

7.2. L’environnement Matériel et social : .............................................................................................. 40

7.3. Distribution des acteurs : ................................................................................................................ 40

7.4. Le cadre contractuel : ...................................................................................................................... 40

8. Les outils de traitement : ....................................................................................................................... 40

Chapitre 4 : analyse et interprétation des résultats ......................................................................................42

I. Analyse des données : .................................................................................................................................42

II. Interprétations des résultats : .....................................................................................................................53

III. Conclusion................................................................................................................................................54

Conclusion générale ......................................................................................................................................................... 55

Bibliographie ..................................................................................................................................................................... 57

ANNEXE: .......................................................................................................................................................................... 58

Questionnaire .....................................................................................................................................................58

Liste des graphiques et des figures ....................................................................................................................61

Table de matières : .............................................................................................................................................63

65 | P a g e
66 | P a g e