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Harper’s Bazaar


Premier magazine
de mode

Dossier
de presse
Dovima pour la couverture du Harper’s Bazaar de décembre 1959 © Avedon Foundation

28 fév
— 14 juil 2020

Exposition conçue par le Musée des Arts Décoratifs


avec le soutien d’American Express, de Veronica Chou
et GRoW @ Annenberg.
Un remerciement tout particulier
à Regina et Gregory Annenberg Weingarten.
Sommaire

→ Communiqué de presse
→ Présentation du catalogue
→ Extraits du catalogue
→ Mécènes et partenaires
→ Scénographie
→ Activités pour le public
→ Infos pratiques
Communiqué
de presse

1. Harper’s Bazaar —
Août 2019 À l’occasion de la réouverture des
Kate Winslet galeries de la mode, entièrement
© Peter Lindbergh rénovées grâce au mécénat de Stephen
et Christine Schwarzman, le Musée des
2. Harper’s Bazaar — Arts Décoratifs présente du 28 février
au 14 juillet 2020 une grande exposition

Dossier de Presse
Mars 1896
Illustration de William consacrée au célèbre magazine de mode
H. Broadley américain Harper’s Bazaar.

2.

Soixante créations de couture et de


prêt-à-porter, issues essentiellement des
collections du musée, ponctuées de prêts
de pièces iconiques prestigieuses sont
présentées en correspondance avec leur
parution dans ce magazine. Le regard des
grands photographes et illustrateurs qui
ont fait le renom de Bazaar est ainsi mis
en perspective pour résumer un siècle
et demi d’histoire de mode. Man Ray,
Salvador Dali, Richard Avedon, Andy
Warhol, ou encore Peter Lindbergh ont,
en effet, contribué à l’esthétique hors
pair du magazine. « Harper’s Bazaar.
Premier magazine de mode » retrace
les moments forts de cette revue
mythique, son évolution depuis 1867, en
rendant hommage aux personnalités qui
l’ont façonnée : Carmel Snow, Alexey
Brodovitch et Diana Vreeland. Tous trois,
à partir des années trente propulsent le
magazine dans la modernité de la mode et
du graphisme instaurant une exigence qui
fait encore école. La scénographie, tout
comme la rénovation et l’aménagement
des galeries, a été confiée à l’architecte
et designer Adrien Gardère.
1.
C’est aussi une revue littéraire de
portée internationale qui accueille les
écrits de Colette, Simone de Beauvoir,
Françoise Sagan, Jean Genet, André
Malraux tout en accordant aux écrivains
de langue anglaise une attention
primordiale : Charles Dickens, Virginia
Woolf, Patricia Highsmith, Truman Capote
ou encore Carson McCullers ont écrit
dans Bazaar. Au-delà du contenu, c’est
l’aspect esthétique de la composition
graphique qui constitue la richesse du
magazine. L’équilibre entre les images
de mode et l’acuité de sa critique font
de Harper’s Bazaar une référence de
l’histoire du graphisme et de la mode.
Les grands couturiers et couturières :
Charles-Frederick Worth, Paul Poiret,
Jeanne Lanvin, Madeleine Vionnet, Elsa
Schiaparelli, Christian Dior, Cristobal
Balenciaga doivent une part de leur mythe
au rayonnement de Bazaar.

Déployée sur les deux niveaux des


galeries de la mode, l’exposition
chronologique et thématique propose

Dossier de Presse
une immersion dans le magazine en
plaçant des robes face à leur publication
originale très agrandie. Le cheminement
souligne la contribution de Harper’s
Bazaar à l’évolution de la silhouette
3. depuis 150 ans et raconte comment ces
images de magazine se sont construites.
3. Harper’s Bazaar — Lancé en 1867 à New York par Harper & L’exposition intègre, en effet, croquis,
Juin 1964 Brothers, Harper’s Bazaar s’adresse aux photos et patrons qui ont précédé l’image
© Hiro femmes afin de les instruire en matière de de mode et nourri son inspiration.
mode, de société, d’art et de littérature.
4. Balenciaga — Inscrit dans la tradition des gazettes de
Robe haute couture mode européennes, il présente l’originalité
Printemps-été 1955 d’un engagement pour la cause féminine.
Paris Sa première rédactrice, Mary Louise
© MAD Paris Booth est suffragiste, abolitionniste et
partisane de l’Union lors de la guerre
civile américaine. La francophilie de
cette femme de lettre rejaillit dans toute
l’histoire du magazine. Au xxe siècle,
Picasso, Cocteau, Matisse font partie
des nombreux artistes français dont le
magazine s’entoure. Bazaar consacre
également des articles aux figures de
l’École Américaine telles Jackson Pollock,
Franck Stella ou William Burroughs.

4.
Le parcours s’ouvre sur un bref rappel
de l’histoire des périodiques de mode
au xvie siècle. Mary L. Booth, première
rédactrice en chef en 1867, donne le ton
du magazine et introduit les créations
du couturier parisien Charles-Frederick
Worth très appréciées par les clientes
fortunées américaines. Le magazine
prend part à l’évolution des styles en
témoignant successivement du goût de
l’Art nouveau, puis de l’orientalisme des
Ballets russes et de Paul Poiret qui inspire
les couvertures que dessine Erté dans
les années folles. C’est à cette époque
que les photographies du baron Adolphe
de Meyer orientent le magazine vers une
5. Peter Lindbergh — esthétique photographique que plus tard
Novembre 1992 George Hoyningen-Huene ou George
© Peter Lindberg Platt-Lynes teintent de surréalisme, à 6.
(courtesy Peter Lindberg, l’unisson des illustrations de Cassandre
Paris) paraissant en couverture. Ce style répond L’accent est mis sur l’importance de la
aux créations d’Elsa Schiaparelli ou de « sainte trinité » qui, dans les années
6. Melvin Sokolsky — Madeleine Vionnet donnant à la mode une 1930, fait de Bazaar un magazine de luxe
Décembre 2014 dimension métaphysique et antique. avant-gardiste : Carmel Snow – rédactrice
en chef – s’allie le talent d’Alexey
Brodovitch – directeur artistique – et
de Diana Vreeland – chroniqueuse de
mode. Vreeland s’impose en styliste

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photographique ouvrant le magazine aux
grands espaces et aux corps ensoleillés
que Louise Dahl-Wolfe saisit en couleur
Kodachrome. Carmel Snow introduit
de grands noms de la photographies
tels Man Ray puis Richard Avedon, en
accord parfait avec les tendances de
mode : le lyrisme d’Avedon se prête à
l’envolée des robes du soir d’après-guerre.
Elle baptise aussi la première collection
« New Look » de Christian Dior en 1947
initiant un véritable Âge d’or. Cependant,
les années 1950 remettent en question
Bazaar tel que le montre le film Funny
Face avec Audrey Hepburn dans le
premier rôle. L’heure est à l’existentialisme
et déjà aux premières illustrations d’Andy
Warhol. L’évolution de Richard Avedon
et les nouvelles ressources optiques
photographiques conduisent à la
révolution Pop et Op du fameux numéro
futuriste d’avril 1965.

5.
Avec l’arrivée de Glenda Bailey en 2001 en
tant que rédactrice en chef, accompagnée
par Stephen Gan et Elisabeth Hummer –
directeurs artistiques, le magazine se
fait spectacle et s’ouvre à la fantaisie.
Les photographes tels Jean-Paul Goude
ou Simon Procter sont meneurs de
revue. L’heure est au backstage, aux
coulisses, aux grandes compositions
photographiques et aux ambitieuses
prises de risque. La beauté et l’éclat du
magazine s’accompagnent néanmoins
d’un grand respect pour son histoire.

Cette exposition est la première


consacrée à un magazine de mode qui
ne se limite pas à la simple présentation
de photographies : elle se penche autant
sur la question de la direction artistique
que sur l’impact du graphisme et de la
photographie, sur le rôle des femmes
et des hommes qui, autant que ceux
qui la créent et la portent, défendent
une certaine idée de la mode. Dans un
musée qui a fait de la mode l’un de ses

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piliers, il n’est pas inutile de rappeler que
le magazine de mode est très souvent
le premier matériau qui permet d’en
écrire l’histoire comme il est aussi le
premier véhicule de la diffusion et de la
7. connaissance de la mode, un élément
de définition de son identité, un acteur
7. Gleb Derujinsky — À sa suite, le photographe Hiro fait de fondamental du système de la mode remis
Juillet 1958 la mode un champ d’expérimentations ici dans sa juste perspective.
Modèle Ruth Newmann en s’inspirant de l’art cinétique et en
© Derujinsky

8. Hiro —
combinant films couleurs et flashs. Auras,
distorsions, irisations des clichés des
années 1970 se reflètent aussi dans la

Octobre 1968 création de mode colorée et brillante
des années DDD : Disco, Dallas et
Dynastie donnent le ton du Bazaar des
années 1980 dirigé par Mazolla marquées
par la présence en couverture des
portraits de célébrités du Star Système
photographiées en ektachrome et en
plan très rapproché. En 1992, Liz Tilberis,
rédactrice en chef, et Fabien Baron,
directeur artistique, renouent avec
l’élégance classique du magazine grâce
à une refonte de sa typographie et au
choix d’une esthétique affirmée. Linda
Evangelista et Kate Moss sont mises en
lumières par Patrick Demarchelier ou Peter
Lindbergh.

8.
Présentation
du catalogue

Le Livre

Toutes les grandes maisons de couture


ont eu les honneurs de la couverture ou
des pages intérieures de Harper’s Bazaar.
Le magazine se distingue également
en accueillant les grands écrivains de
son temps comme Patricia Highsmith,
Truman Capote et Carson McCullers.
Haute couture, mode de vie, illustration,
photographie, design graphique et

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littérature sont ainsi au cœur de ce livre,
le premier à paraître en français sur ce
magazine de langue anglaise à la célébrité
internationale.

Les auteurs

Ouvrage collectif publié sous la direction


d’Éric Pujalet-Plaà et de Marianne le
Galliard.
Conception graphique :
Baldinger & Vu-Huu.
200 pages
230 illustrations
Format : 23,5 x 31,5 cm
Relié sous jaquette américaine
49 €
Édition MAD
Extraits
du catalogue
– Miss Booth
Éric Pujalet-Plaà

La première rédactrice en chef du


Harper’s Bazar, Mary Louise Booth, est
née en 1831 dans l’État de New York et a
grandi dans la campagne de Long Island,
où sa famille est établie depuis le xviiie
siècle. Enfant surdouée, élevée dans le
respect des Écritures et des Humanités,
elle gagne rapidement sa vie en tant que
rédactrice, traductrice et journaliste. […]

Ses traductions de La Femme


affranchie de Jenny d’Héricourt et de
l’autobiographie de George Sand, non
publiée, reflètent son engagement pour la
cause des femmes. Dès 1855, elle se lie

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10.
aux fondatrices des groupes de femmes
du New England Women’s Club de Boston En 1867, les quatre frères Harper –
et du Sorosis Club de New York. L’année Fletcher, James, John et Joseph –,
suivante, elle rejoint l’Anti-Slavery Society. qui publient les magazines populaires
9. Miette Landrey — Elle s’engage aussi en matière esthétique Harper’s Weekly, Harper’s New et
Robe de jour, moire en devenant membre, à partir de 1857, de Harper’s New Monthly, s’adressent à miss
antique, 1866-1868 la Society for Advancement of the Truth in Booth en vue de lancer un hebdomadaire
© MAD Paris Art. […] Mary L. Booth et le Dr Zakrzewska féminin à l’image du magazine berlinois
cosignent en 1862 un appel à souscription Der Bazaar. […]
10. Harper’s Bazaar — pour un Woman’s journal ayant pour
Gravure devise « l’égalité des droits pour tous les Mary L. Booth construit un succès en
2 novembre 1867 hommes ». La guerre civile fait avorter ce définissant ses orientations de magazine
Illustr. Heloïse Lenoir projet. […] de mode – « Nos lecteurs seront ainsi
assurés d’avoir accès aux authentiques
modes parisiennes, en même temps
que les Parisiens eux-mêmes » – et de
société : « Les séries, les nouvelles,
les poèmes, les mélanges littéraires
et artistiques, la science familière,
l’esthétique, la littérature actuelle, les
nouveaux livres, les divertissements,
le jardinage, l’architecture, la littérature
domestique – en bref, tout ce qui est
susceptible d’intéresser le cercle familial
aura la place qui lui revient. » […]

Mary L. Booth affirme une ligne éditoriale


fidèle à ses opinions, ouvrant ses pages à
la cause suffragiste, mais demeurant, de
son propre aveu, en deçà du militantisme.
[…]
Le féminisme avant la lettre de Mary L.
Booth, son patriotisme, sa francophilie
sont les ingrédients du style Harper’s
Bazar, magazine plus que manifeste d’art
de vivre alliant luxe, expression littéraire,
9. portée artistique et notion de progrès
social. […]
12.

Elle fait aussi appel au peintre Marcel


Vertès, l’illustrateur des publicités pour
le parfum Shocking de Schiaparelli, les
décorateurs-illustrateurs Jean et Valentine
Hugo et le peintre-décorateur Jean-Michel

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Frank.
Ces personnalités se connaissent,
collaborent à des projets liés au décor
de théâtre, à la mode et à la publicité,
organisent des fêtes costumées
somptueuses. […]

Très vite, Snow introduit une nouvelle


image de la femme, en accord avec les
sports, le plein air, la spontanéité et la joie
11. de vivre. Pour cela, elle décide de donner
toute la place à la photographie. […] Pour
Carmel Snow, être au fait de son temps la première fois, les modèles courent
Marianne Le Gaillard et bougent au naturel, cheveux au vent.
L’instantané photographique, le snapshot,
fait son entrée dans le magazine. […]
11. Jeanne Lanvin — L’arrivée de Carmel Snow en tant que
Dessin de collection rédactrice en chef en 1934, constitue une En 1934, elle choisit de confier la direction
Gouache sur papier, robe étape clé dans l’histoire du magazine. artistique à Alexey Brodovitch […] En vingt
pénombre Grâce à elle, Harper’s Bazaar entre dans ans, ils réussissent tous deux à inventer
Printemps-été 1929 la modernité. un nouveau magazine. [...] Harper’s
Collection Patrimoine Formée chez Vogue dans les années Bazaar acquiert une nouvelle identité
Lanvin 1920, Snow a déjà un œil critique et des intellectuelle et visuelle, renforcée par la
Paris positions bien tranchées en matière de présence accrue des photographies.
contenu éditorial. […]
12. Cartier New York — Carmel Snow n’hésite d’ailleurs pas à
Ornement de tête Francophile, elle s’entoure de nouveaux faire part de son engagement politique,
Vers 1924 contributeurs, des personnalités du notamment sur la place des femmes au
Platine, or blanc, or rose, Tout-Paris : le poète et illustrateur Jean travail (novembre 1934), la condition des
diamants, plumes Cocteau, le décorateur Christian Bérard artistes afro-américains (Marian Anderson,
Collection Cartier dit « Bébé », la journaliste Janet Flanner, septembre 1937) ou encore le logement
correspondante du New-Yorker, auteure dans les quartiers pauvres (reportage de
sous le nom de plume « Genêt » de Letter Walker Evans, août 1939). Ces articles
from Paris, et Marie-Louise Bousquet, qui insérés de manière subtile dans les pages
tient un salon, place du Palais-Bourbon. du magazine ne manquent pas de nous
surprendre encore aujourd’hui par leur
modernité. […] Snow aimait à répéter que
l’enjeu principal était d’« être en phase
avec son temps ».
14.

Son exubérance, qui prend à contre-

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pied la sobriété et la modération du duo
Snow-Brodovitch, forme un précipité qui
ne peut que faire des étincelles : « Elle
adore son travail, déclare que pour elle
la mode est essentielle – elle pense,
vit et respire la mode. […] Le luxe, les
13. mondanités, le paraître n’ont aucun secret
pour elle et pour avoir peaufiné son style
Diana Vreeland Etincelles inimitable pendant des années, elle sait
Marianne Le Gaillard parfaire l’élégance d’un modèle avant une
séance photo. Le vernis, les accessoires,
les coiffures. Rien n’est laissé au hasard.
C’est en la voyant danser lors d’une soirée En cela, elle prend la relève de Reginald
à l’hôtel St. Regis à New York, que Carmel Fellowes, surnommée « Daisy », qui tenait
Snow repère Diana Vreeland et lui propose le bureau parisien du Harper’s Bazaar.
de devenir chroniqueuse pour Harper’s
13. Dovima pour Bazaar en 1936. Sa rubrique « Why don’t Elle incarne pour Snow « le nouveau
la couverture du Harper’s you », publiée jusque dans les années monde de la jet-set internationale ».
Bazaar de décembre 1940, lui donne la possibilité de laisser De fait, elle n’aura aucun mal à convier
1959 — libre cours à sa fantaisie débridée. […] des femmes du monde, richissimes et
© Avedon Foundation réputées inaccessibles comme Jacqueline
En prodiguant toutes sortes de conseils de Ribes, Gloria Vanderbilt, Marella Agnelli
14. Anonyme — extravagants dans la veine surréaliste, ou encore Barbara Paley, dite Babe, à
Robe du soir Diana Vreeland devient un personnage poser devant l’objectif de Richard Avedon.
de Madeleine Vionnet, hors-norme dans le monde de la mode […] « Triompher de la banalité », pour
no 4202 par son originalité, son audace et son reprendre les mots de Truman Capote,
Automne-hiver 1936 excentricité. […] voilà la contribution majeure de Diana
Épreuve gélatino Officiellement créditée rédactrice de Vreeland à Harper’s Bazaar.
argentique mode dans les pages du Bazaar en 1939,
Paris Diana Vreeland est selon Richard
© MAD Paris Avedon celle qui réinvente la profession,
jusqu’alors entre les mains de dames de la
bonne société, œuvrant pour un cercle de
clientes très fermé.
New Look
Marianne Le Gaillard
Éric Pujalet-Plaà

Le boom économique américain de La création de la maison Dior avec le


l’immédiat après-guerre se traduit dans soutien de Marcel Boussac est la grande
Harper’s Bazaar par un essor de la affaire de la saison. L’attention de Snow
publicité, dont les revenus permettent est sans doute aussi attisée par l’idée
d’ouvrir le magazine à davantage d’articles de voir un dessinateur, dont elle connaît
sur l’art, le théâtre et la danse. […] la culture et la formation artistique,
s’exprimer enfin sous son nom propre.
Après avoir rendu hommage au courage À l’issue du défilé, c’est le « look » qui
des acteurs de la mode restés en France, retient son attention, et non la coupe, la
aux couturiers et aux artisans, « sans qui couleur ou la texture : c’est dans l’aspect
Paris n’aurait pas survécu », elle cherche à visuel que réside la nouveauté, le dessin
insuffler une vague d’optimisme. […] prime. L’autorité du couturier passe par le
dessin que ses ateliers doivent retranscrire
En février 1947, Carmel Snow perçoit en étoffes. […]
aussitôt l’impact de la première collection
de Christian Dior. Son exclamation « Your Les robes finies, conçues comme des
dresses have such a new look! » baptise sculptures (prenant souvent appui sur
la collection et le style dominant de des bustiers ou des fonds baleinés),
l’après-guerre. […] Christian Dior est à conforment la silhouette à un dessin
cette époque aussi illustrateur du Figaro très arrêté. […] Avant même d’être
dont il anime la page mode du jeudi de photographiées, les robes se fixent dans
petits croquis enlevés. la mémoire telles des gravures de mode,
comme si le couturier avait anticipé leur
inscription dans le magazine. Chez Dior,

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la maîtrise de l’image reflète la parfaite
assimilation de la culture du magazine,
intégrée au procédé créatif de la couture.

15. Réplique de la robe


Chérie de Christian
Dior —
Toile de coton, 1959
D’après le modèle
du printemps-été 1947
Paris
© MAD Paris 16.

16. Harper’s Bazaar —


Avril 1947
Illustr. SAM
15.
Pour lui, Snow et Brodovitch, qu’il
reconnaît comme son seul maître,
font autorité au sein de cette nouvelle
famille : « Brodovitch était aussi
rigoureux et coriace que mon père. Et
Carmel était aussi chaleureuse, ouverte,
accommodante et compréhensive que
ma mère. » Junior Bazaar est son tout
premier terrain de jeu. […]
Jouant sur les profondeurs de champ,
il n’hésite pas à isoler un modèle au
premier plan, quitte à rendre l’arrière-
plan entièrement flou. Petit à petit, il va
inventer une nouvelle école, mêlant des
influences à la photographie de Munkácsi,
au cinéma d’Ernst Lubitsch, à la culture
parisienne de l’entre-deux-guerres, celle
d’un Paris rêvé avec Picasso, Cocteau,
Bérard, Colette...
[…] Avedon devient le compagnon
indispensable de Carmel Snow lors des
présentations des collections à Paris.
Une nouvelle rubrique, « Carmel Snow’s
Paris Report », créée à partir de 1951,
fait office de véritable portfolio pour les
photographies d’Avedon, montrant sous
des ensembles de cinq, parfois sept
doubles pages les dernières modes.
Le Paris d’Avedon est une grande fête,

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pour les yeux, pour la femme et pour la
mode française […] Cette appropriation
d’un passé européen romantique, cette
nouvelle joie de vivre, ce retour aux fastes
raffinés qui déferlent dans sa photographie
17. contribuent au regain de l’industrie de la
mode française.
Richard Avedon, Paris est une fête La grande innovation d’Avedon tient au
Marianne Le Gaillard fait d’avoir su transposer scéniquement
l’instantanéité (sous l’influence de
Munkácsi) et le spectaculaire, pour
Richard Avedon n’a que vingt et un ans créer l’illusion d’une scène (faussement)
quand il débute à Harper’s Bazaar en réelle et vivante mais qui, par son
1944. […] Conquis par son ambition et éblouissement, fait rêver.
sa persévérance, Brodovitch finit par
l’engager, ce qui s’avérera être l’une
17. Avedon — des plus belles aventures humaines et
Sunny Harnette pour artistiques au sein d’un magazine de
Harper’s Bazaar mode. Comme Carmel Snow, Alexey
Octobre 1954 Brodovitch et Diana Vreeland, Avedon est
© 2015, Pro Quest LLC un inventeur, un perfectionniste acharné,
All rights reserved un amoureux du détail et du travail bien
fait.
18. Karl Lagerfield pour Pendant vingt ans, son règne est total au
Chloé — sein de Harper’s Bazaar, sa deuxième
Robe Bugatti maison : « Bazaar était ma maison. Je me
Jersey de soie brodé souviens être passé en vitesse devant les
par Hurel de perles vitrines réfléchissantes de Longchamps
et facetté en verre sur le chemin menant aux bureaux de
Prêt-à-porter automne- Bazaar, en me disant que je me verrais
hiver 1983 vieillir, courant devant ces panneaux de
patrimoine Chloé verre ».

18.
Textes de salles

Hiro

19. Hiro — Le photographe japonais Yasuhiro


Octobre 1963 Wakabayashi, dit Hiro, débarque à New-
York en 1954, où il devient assistant
20. Harper’s Bazaar — d’Avedon en 1957. Sous contrat avec
Couverture Harper’s Bazaar entre 1958 et 1971, il
Avril 2010 expérimente de nombreux procédés
Modèle Demi Moore avec une prédilection pour le grand-
© Mark Seliger angle, les rétroéclairages au sol, les
multi-expositions et les effets de flash
et de nimbe. Jacques-Henri Lartigue,
présent sur un des shootings, en saisit
le making of, montrant comment Hiro
adopte des angles inattendus en plongée
abrupte par exemple. Hiro affranchit
ainsi la silhouette de sa représentation 20.
traditionnelle en pied. Sur les vues Balenciaga

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en raccourci, les imprimés se fondent
en une seule surface ornementale
abolissant les limites du corps. Cette Dès 1938, Carmel Snow célèbre les
vision coïncide avec l’inspiration orientale créations de Cristóbal Balenciaga :
et florale de la tendance hippy chic, folk « La meilleure école est la nouvelle maison
ou psychédélique, et annonce, aussi la espagnole, Balenciaga. Le noir est si noir
déconstruction par les créateurs japonais. qu’il vous porte un coup. »
À la faveur de la photographie de créations Harper’s Bazaar accorde tous les
de haute joaillerie, Hiro aborde aussi le honneurs au « plus élégant couturier
corps en gros plan. Distorsion, vision du monde » (1950), au « couturier du
rapprochée, éblouissements répondent moment et du futur » (1955) qui habille sa
alors à la translucidité et à l’éclat des rédactrice en chef. Les photographies de
gemmes colorées. Richard Avedon soulignent la dimension
architecturale de ses créations auxquelles
répondent des mises en page très
franches d’Alexey Brodovitch. Le goût de
l’épure caractérise les images d’Avedon
prises en studio, jouant avec l’amplitude
et I’abstraction des volumes au service
de la silhouette et du visage. Dès 1954,
Hubert de Givenchy disciple du couturier
espagnol, est considéré par Snow comme
l’un des plus grands couturiers. Il habille
Audrey Hepburn dans Funny Face en
1957 et c’est Avedon qui est chargé de
réaliser, entre autres contributions au film,
les arrêts sur image (freeze frame). La
comédie raconte les débuts d’un jeune
mannequin et s’inspire du fonctionnement
d’Harper’s Bazaar. Audrey Hepburn
résume le dynamisme de la silhouette
de mode du moment : juvénile, élégante
et presque prête à tout. Son portrait par
Avedon parait en couverture. C’est la
première fois que le magazine prend ainsi
le visage d’une actrice.

19.
Fabien Baron

En 1992, Fabien Baron rejoint Harper’s


Bazaar comme directeur artistique.
21. Harper’s Bazaar — Il commande une nouvelle police de
Couverture caractères, la HTF Didot, qui modernise la
Décembre 1992 précédente. Dès le numéro de décembre,
Modèle Kate Moss le reportage de mode « Wild », par
© Patrick Demarchelier Patrick Demarchelier avec Kate Moss, est
introduit par une composition-titre faite de
22. Givenchy — lettres enchevêtrées. Le procédé devient
Par Clare Waight Keller une forme de signature. Les couvertures,
collection prêt-à-porter souvent confiées à Patrick Demarchelier,
printemps-été 2019 représentent des portraits en couleurs,
Robe courte en crêpe lumineux, se détachant sur fonds
de soie rebrodée immaculés, tandis que les reportages
de sequins argentés de Peter Lindbergh offrent un grain plus
Archives Givenchy réaliste.

22.

Peter Lindbergh

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À partir de 1992 Peter Lindbergh devient
le photographe phare du magazine.
Ses photographies, souvent en noir
et blanc, tranchent avec la rutilance
et la vision rapprochée de la décennie
précédente. N’hésitant pas à se distancier
de son sujet, il montre des silhouettes
de mode dans New York, sur les plages
ou dans le Grand Ouest. Mis en page par
Fabien Baron, ses clichés composent
de véritables « fashion stories ».
L’élégance des années 1940, le cinéma
expressionniste ou réaliste inspirent
ses portraits de super modèles : Kate
Moss pose en salopette en 1994, sans
maquillage apparent, comme une héroïne
de John Steinbeck ou une figure d’August
Sander. La séquence photographique
Angel avec Amber Valletta évoque Les
Ailes du désir de son ami Wim Wanders.
Par sa vision, New York s’impose comme
une ville de mode où survit un accent
de la vieille Mitteleuropa. Ses contrastes
appuyés et une forme d’ascétisme
s’accordent à I’austérité des créations
de Jil Sander et au minimalisme d’Helmut
Lang. Le classicisme des images de Peter
21. Lindbergh échappe à la prescription d’une
mode, il marque l’esthétique et l’attitude
de toute une génération.
Mécènes et partenaires

Remerciements particuliers à Christine et Stephen A. Schwarzman,
mécènes de la rénovation des galeries de la mode.

L’exposition a bénéficié du soutien de Regina et Gregory Annenberg,


Veronica et Silas Chou et d’American Express.

« J’ai décidé de soutenir cette exposition lorsque j’ai entendu parler de son
caractère exceptionnel, qui ne consiste pas seulement à prendre les images les plus
emblématiques de Harper’s Bazaar, ou simplement à assembler des couvertures du
magazine… Cette exposition invite à découvrir, à travers une présentation attrayante,
d’anciens travaux du magazine. Une véritable fête pour les sens, où seront exposées les
plus belles images que la mode puisse offrir. Elle constituera un événement historique,
reflet d’une société en constante évolution. Je suis convaincue que les hommes sont
des êtres créatifs : nous avons utilisé la mode et la créativité non seulement pour
traduire le beau, mais également pour provoquer des changements, pour prendre la

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parole et faire évoluer la société. Il est important d’honorer cette tradition créative. Cette
idée que nous sommes des êtres faits pour la création, et que nous continuerons à nous
exprimer artistiquement, implique la nécessité de s’efforcer de trouver des moyens de
continuer à innover, mais de manière durable et respectueuse de l’environnement, sans
porter atteinte à notre planète. Enfin, je ne doute pas qu’avec l’explosion actuelle du
progrès des sciences et des technologies des matériaux, nous pourrons le faire, aussi
bien esthétiquement qu’écologiquement. »
Veronica Chou, Fondatrice et directrice générale d’Everybody & Everyone

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La façade du musée sera animée par un vidéo-mapping les 26, 27, 28 février
à partir de 19h30, grâce à l’atelier Athem, partenaire du MAD.
Scénographie

Le studio

Studio Depuis sa fondation en 2000, le travail du Le Studio Adrien Gardère a remporté le


Adrien Gardère Studio Adrien Gardère (SAG) a rencontré concours pour la rénovation des Galeries
un succès international par l’approche de la Mode du Musée des Arts Décoratifs
globale et holistique de ses projets de et conçu la scénographie de l’exposition
musées, d’expositions temporaires et de inaugurale Harper’s Bazaar.
design de produits.
Le Studio Adrien Gardère s’est développé Pour réaliser ce projet, le Studio s’est
en France et à l’étranger, démontrant sa associé avec les architectes Bien Urbain,
capacité à collaborer étroitement tant le designer lumière Alexis Coussement
avec des conservateurs de musées, des ACL et le bureau d’études BETOM.
universitaires, des architectes, que des L’objectif du projet est de créer une
artisans ou des industriels de tous pays véritable  « machine à exposer »,
et de toutes cultures. capable d’accueillir toutes formes de
Son travail est conduit par le désir de scénographies et de mises en scène
réaliser des conceptions uniques dans d’une des collections de mode les plus
lesquelles intuition, émotion et innovation importantes au monde ; et de répondre

Dossier de Presse
répondent aux enjeux artistiques, à toutes les exigences et attentes
scientifiques et pédagogiques des projets du musée, qu’il s’agisse de confort, de
et aux aspirations de ses clients. modularité et de facilité d’usage, mais
Au fil des années, il collabore et établit des aussi de conservation préventive, de
relations durables avec des institutions sécurité et de protection des œuvres.
majeures publiques et privées et des
architectes de renommée internationale
au Canada, en Chine, en Égypte, aux États-
Unis, en France, en Inde, en Indonésie, en
Iran, en Italie, au Mali, en Corée du Sud, en
Suisse, et au Royaume-Uni.

Bien urbain

Fondé en 2016 par Nicolas Cèbe et Dans le cadre de sa pratique, Bien


Jérôme Stablon, Bien Urbain – atelier Urbain est amené à collaborer avec
d’architecture développe des projets des professionnels de nombreuses
variés, répondant aux besoins spécifiques disciplines, scénographes, ingénieurs,
de ses clients et aux contextes particuliers entrepreneurs… et à côtoyer une grande
dans lesquels ils s’implantent. Quel que variété de maîtres d’ouvrage et d’usagers.
soit le programme, fonctionnel comme Ces rencontres constituent, au fil des
culturel, l’atelier s’attache à la même projets, autant d’enrichissements.
exigence architecturale et constructive.
Il porte une attention particulière à la
rénovation, vue comme une démarche
vertueuse associant respect du
patrimoine et frugalité des moyens
mobilisés.
Activités
pour le public

Le service des publics vous propose :

Ateliers jeune public Public individuel adulte

Public individuel jeune de 4 à 18 ans Trois jours Harper’s Bazaar les vendredi
28 et samedi 29 février de 11h à 17h,
Atelier « Trombine scoop » et le dimanche 1er mars de 11h à 13h :
À partir d’un portrait photographique dès son ouverture, avec le billet
et par jeux de collages, d’associations d’entrée, un conférencier éclaire la visite
de couleurs et de graphismes, l’atelier de chacun, librement, en décryptant
propose d’explorer l’univers du Pop’Art. contexte, références artistiques
4-6 et 7-10 ans - 12 € et historiques.

Dossier de Presse
Atelier « Images de mode » Visites guidées
Les photographies iconiques du magazine Vendredi 14h30-16h : 13 mars, 22 mai
Harper’s Bazaar sont réinterprétées en Jeudi 18h30-20h : 26 mars, 2 avril, 4 juin
atelier par le travail de la couleur et de la Jeudi 14h30-16h : 30 avril, 14 mai
broderie sur papier. Samedi 14h30-16h : 28 mars, 18 avril,
7-10 et 11-14 ans - 12 € 2 mai, 27 juin
Samedi 11h30-13h : 13 juin, 4 juillet
Stage « Photo & Mode » En anglais :
avec Lucy Winkelmann Samedi 14h30-16h: 4 avril,
Les jeunes sont invités à découvrir Samedi 11h30-13h : 23 mai
l’histoire de la mode à travers les 150 ans
du magazine Harper’s Bazaar. En atelier, Ateliers d’écriture
photographie, graphisme et typographie Jeudi 26 mars 19h30-22h30
sont utilisés pour la mise en page d’un Samedi 18 avril 11h-17h
numéro hors-série du magazine !
11-15 ans - 5 séances de 2h30 - 90 €
Réservation en ligne pour les activités
individuelles
Retrouvez les dates des ateliers sur Groupes : écoles, lycées, universités,
madparis.fr associations, CE, entreprises…

Des visites guidées et ateliers sont


proposés aux groupes aux jours et heure
de leur choix.
Des activités spécifiques peuvent être
développées autour de cette exposition,
en accompagnement des projets
pédagogiques et culturels.

Pour tous renseignements et réservation :


01 44 55 59 25 / 59 75
jeune@madparis.fr
01 44 55 59 26 / 59 75
adac@madparis.fr
Infos pratiques

— Contacts presse — MAD +33 (0) 1 44 55 59 75
Isabelle Mendoza Pierre-Alexis Dumas, Président — École Camondo
Anne-Solène Delfolie Sylvie Corréard, Directrice générale René-Jacques Mayer, Directeur
+ 33 (0) 1 44 55 58 78 Olivier Gabet, Directeur des musées 266 Boulevard Raspail, 75014 Paris
presse@madparis.fr Olivier Hassler, Directeur de la +33 (0) 1 43 35 44 28
communication
— Commissaires — Ateliers du Carrousel
Olivier Gabet — Musée des Arts Décoratifs Fulvia Di Pietrantonio, Directrice
Commissaire général Olivier Gabet, Directeur du musée 107 rue de Rivoli, 75001 Paris
107 rue de Rivoli, 75001 Paris 266 boulevard Raspail, 75014 Paris
Éric Pujalet-Plaà +33 (0) 1 44 55 57 50 63 rue de Monceau, 75008 Paris
Attaché de conservation Métro : Palais-Royal, Pyramides, +33 (0) 1 44 55 59 02
au musée des Arts décoratifs Tuileries
Ouvert du mardi au dimanche — 107RIVOLI, la boutique-librairie
Marianne le Galliard de 11h à 18h 105 rue de Rivoli, 75001 Paris
Docteure en histoire de l’art, (Nocturne le jeudi jusqu’à 21h : +33 (0) 1 42 60 64 94
spécialiste de la photographie seules les expositions temporaires Ouvert de 11h à 18h30
et la galerie des bijoux sont Nocturne le jeudi jusqu’à 21 h
Assistés de Lola Barillot ouvertes) Fermé le lundi
Chargée de la documentation → entrée plein tarif : 14 €
et de la coordination → entrée tarif réduit : 10 € — Loulou, le restaurant
→ Gratuité pour les -26 ans 107 rue de Rivoli, 75001 Paris
ou accès par les jardins du
— Catalogue Carrousel
Conception graphique : — Musée Nissim de Camondo Ouvert tous les jours de 12h à 2h
Balginger•Vu-huu Olivier Gabet, Directeur du musée +33 (0) 1 42 60 41 96
200 pages 63 rue de Monceau, 75008 Paris
Env. 250 illustrations +33 (0) 1 53 89 06 40 — Le Camondo, le restaurant
Format : 23,5 x 31,5 cm Ouvert de 10h à 17h30 61 bis rue de Monceau, 75008 Paris
Relié sous jaquette Fermé le lundi et le mardi Ouvert du mardi au samedi de midi
Version française : → entrée plein tarif : 12 € à minuit et le dimanche en journée
Édition MAD → entrée tarif réduit : 9 € +33 (0) 1 45 63 40 40
49 €
Version anglaise : — Bibliothèque — Internet et réseaux sociaux
Édition Rizzoli USA Stéphanie Rivoire, Directrice madparis.fr
75 $ de la bibliothèque et des ressources facebook.com/madparis
documentaires twitter.com/madparisfr
107 rue de Rivoli, 75001 Paris instagram.com/madparis
#ExpoBazaar +33 (0) 1 44 55 59 36
Ouverte du mardi au vendredi
de 10h à 18h

— Service des publics, médiation


et développement culturel
Le département pédagogique
et culturel organise des visites
pour adultes, groupes ou individuels
→ Inscription par téléphone :
+33 (0) 1 44 55 59 26
et des visites-ateliers et visites
guidées autour d’une exposition
pour les jeunes de 4 à 18 ans
→ Inscription par téléphone :
+33 (0) 1 44 55 59 25
Il organise aussi des conférences
et des tables rondes
→ Inscription par téléphone :