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LES BETONS

EN SITE MARITIME
Présentation du guide technique
CETMEF, du chantier de l’extension du
terminal agro alimentaire et de la
station d’étude de malaxage du LCPC

Nantes, le 25 novembre 2009


PROGRAMME

• LE NOUVEAU CONTEXTE NORMATIF EUROPEEN DES BETONS

• LA NORME BETON NF EN 206-1

• LE GUIDE D’UTILISATION DU BETON EN SITE MARITIME

• LE CHANTIER de l’extension du terminal agro alimentaire

• Présentation et visite de la STATION D’ETUDE DE MALAXAGE du


LCPC
Association Française
de Génie Civil
OCTOBRE 2009
Association Française
de Génie Civil
Un lieu d’échanges pour tous les
acteurs du Génie Civil…
L'Association Française de Génie Civil (AFGC) est un lieu privilégié
de rencontres et d’échanges entre tous les acteurs du Génie Civil
(ingénieurs, techniciens, architectes, enseignants, étudiants)

L’AFGC a pour objectif de rapprocher le monde des matériaux de celui


des structures et le monde de l’enseignement et de la recherche de
celui de la conception et de la réalisation.

L'AFGC regroupe actuellement près d’un millier d’adhérents qui sont


des membres individuels ou des représentants de leur Société ou
Organisme.
Association Française
de Génie Civil
Répartition des membres par catégories

Entreprises et Bureaux d’études 40%


Universités et Laboratoires 21%
Industries des matériaux 10%
Maîtres d’œuvre et Maîtres d’ouvrage 21%
Architectes 2%
Administration et Collectivités locales 4%
Divers 2%
Association Française
de Génie Civil
… Relais des grandes Associations
Internationales …
L'AFGC constitue un lien entre le Génie Civil Français et la
Communauté Scientifique Internationale. Elle est en contact
permanent avec :

- l’AIPC (Association Internationale des Ponts et Charpentes),


- la RILEM (Réunion Internationale des Laboratoires et Experts des
Matériaux, systèmes de construction et ouvrages),
- la fib (fédération internationale du béton),
- l’ACI (American Concrete Institute).
L’AFGC est aussi un lien pour les ingénieurs et chercheurs français
travaillant à l’étranger.
Association Française
de Génie Civil
… Relais des grandes Associations
Nationales …
L'AFGC est aussi un lien pour les ingénieurs et chercheurs français.
Elle est en effet en contact avec :
- L’AUGC (Association Universitaire de Génie Civil)
- L’AFPS (Association Française de Génie Parasismique)
- L’AFTES (Association Française des Travaux en Souterrain)
- Le CFMS (Comité Français de Mécanique des Sols)
- Le Pôle Génie Civil Ecoconstruction
- L’Association Le Pont / Le STRRES
- L’Association Eugène Freyssinet
- L’Association ASCO TP
- Le Chapitre ACI de Paris
Association Française
de Génie Civil
… Proche de ses adhérents grâce à
ses Délégations Régionales
L'AFGC permet à ses adhérents de bénéficier des activités de ses
Délégations Régionales grâce à sa structure décentralisée.

Depuis mars 2009, il existe 7 délégations :


- Grand Est
- Grand Ouest
- Méditerranée
- Nord Picardie
- Océan Indien
- Rhône Alpes
- Sud Ouest
Association Française
de Génie Civil
Une expertise scientifique et une
diffusion de la connaissance
L’AFGC a deux principaux types d’activités :
LES ACTIVITÉS SCIENTIFIQUES animées par le Comité
Scientifique et Technique (CST) structuré en groupes de travail
constitués d'experts. Ces groupes sont chargés de faire le point
de l'état de l'art sur les thèmes majeurs du Génie Civil et
d’explorer les axes d'innovation. Ils contribuent à l’élaboration de
documents scientifiques et techniques (certains documents sont
bilingues anglais français) publiés par l’AFGC qui sont reconnus au
niveau national et international.
Association Française
de Génie Civil
Une expertise scientifique et une
diffusion de la connaissance
Quelques exemples de thèmes en cours d’analyse au sein du CST:

– Bétons Fibrés à Ultra hautes Performances (BFUP)


– Aciers à très haute limite d’élasticité
– Durabilité des ouvrages en béton précontraint
– Structures en bois
– Renforcement et confinement des poteaux par matériaux
composites
– Dallages sous charges lourdes
Association Française
de Génie Civil
Une expertise scientifique et une
diffusion de la connaissance
L’AFGC a deux principaux types d’activités :
LES ACTIVITÉS DE DIFFUSION DE LA CONNAISSANCE
animées par le Comité des Affaires Générales (CAG), en étroite
liaison avec le CST et les Délégations Régionales ; elles se
traduisent essentiellement par :
- des publications,
- l’organisation de conférences et de manifestations scientifiques
- l’organisation de visites techniques de chantier.
Association Française
de Génie Civil
Les productions de l’AFGC
• Des publications scientifiques et techniques
Association Française
de Génie Civil
Les productions de l’AFGC
• Des publications scientifiques et techniques
Association Française
de Génie Civil
Les productions de l’AFGC
• Des conférences et des visites techniques

L’AFGC organise régulièrement des congrès et symposiums :

- seule (Journées Techniques GC'2009)


- en partenariat avec des organismes français (CIMbéton,
Construiracier, LCPC, Pôle Génie Civil Ecoconstruction)
- en partenariat avec des organismes internationaux (Colloque BFUP
2009 les 17 et 18 novembre à Marseille avec la fib).
Association Française
de Génie Civil
Les productions de l’AFGC
• Des publications périodiques

L’information sur l’ensemble des activités de l’AFGC est diffusée


par le biais de documents périodiques :

Un bulletin annuel qui regroupe les communications présentées à


l’occasion des conférences et des visites techniques et qui
synthétise les activités de l'année écoulée

Une lettre d’information trimestrielle qui présente les actualités de


l’Association et annonce les manifestations à venir
Association Française
de Génie Civil
En conclusion

Être adhérent à l’AFGC c’est pouvoir :


9bénéficier de documents gratuits (documents scientifiques
présentant les travaux des groupes du CST, bulletin annuel, lettres
périodiques d’informations, lettres des associations internationales,
annuaire des adhérents),
9profiter des activités de l’AFGC à des tarifs préférentiels,
9participer aux travaux des divers groupes de l’association,
9et plus simplement être tenu informé régulièrement de ce qui se
passe dans le monde du Génie Civil.
Association Française
de Génie Civil

Toutes les informations concernant


l’AFGC sont disponibles sur le site

www.afgc.asso.fr
Productions
méthodologiques

CETMEF / DPMVN

Brahim Benaissa
Centre d'Etudes Techniques Maritimes ET
Fluviales
Département
Ports Maritimes et Voies Navigables

Organisation et activités

DPMVN : DOPM, DAST et DOFNI

CDPMVN : Brahim Benaissa

CETMEF - DPMVN 02/12/2009 2


Organisation du département
CD
CA B.Benaissa
JJ Trichet

Support + BT
3 Cadm + 2 dessin.

DOPM DAST DOFNI


M. Maria xxxxxx

3A 3A
3A 2B
3B 3B
.
2 OPA
.

CETMEF - DPMVN 02/12/2009 3


DPMVN

Organisation :
Effectifs : 23 / 28,
CD & CA, DOPM, DAST et DOFNI
Type d'activités :
Contrôle technique des dossiers et avis,
Ingénieries et assistances aux ports,
Ingénieries et assistances à VNF et DR - VNF,
Productions méthodologiques,
Formation, animation et échanges,
Participation aux groupes de travail (nationaux et internationaux),

CETMEF - DPMVN 02/12/2009 4


Activités 2009
Contrôle technique des projets :
Divers projets des VN ou des ports
Production méthodologique :
Finalisation des productions en cours :
z (défense de berges, automatisation et sécurité pour VN et
z productions avec ERA – DIPM pour les ports.
Capitalisation sur les études SNE,
Guide sur les hauteurs libres sous ouvrages,
Dossiers retours d'expériences :
Intervention d'urgence (barrage de Meaux)
Reconstruction de barrages de navigation.
Diagnostic des digues de canaux

CETMEF - DPMVN 02/12/2009 5


Expertises techniques
Schémas directeurs de maintenance des VN :
Assistance technique, Comité de pilotage,
Assistance aux directions régionales :
Barrages de navigation : Vives Eaux, Auxonne, Meaux,
Restauration d'écluses : Seine aval.
− Augmentation des gabarits autorisés :
(Dunkerque - Dourges) et instrumentation d'ouvrages,
− Comportement hydraulique des biefs
(Maintien de la ligne d'eau...).
Assistance à PNA, DCSID et GPM :
− avec conventions

CETMEF - DPMVN 02/12/2009 6


Animation, échanges, formation
Journées techniques des voies navigables :
Journée barrage de navigation bilan des reconstructions réalisées depuis
1998,
Rencontre VNF, VNF-DR et RST (décembre 09),
Club barrages réservoirs,
Journées techniques ouvrages maritimes :
GPM : intervenants + autres ports
Présentation du guide Béton pour OM (CIM-Béton, SNTPE)
Formation :
ENPC – PFE : Aménagements fluviaux (1,2), ouvrages maritimes (manuel
pour enrochements, Rosa 2000)
ENTPE : Voie d'approfondissement (GC & EL),
SINAVI pour DR - VNF.

CETMEF - DPMVN 02/12/2009 7


Innovation – recherche et expérimentation

Suivi de l'expérimentation barrage Obermeyer,


Méthodes d'inspection des pieds de digues,
Bilan des portes en CVR,
Projet PLATINA : infra,
Prise en compte des effets du vent et du courant dans le dimensionnement des
ouvrages de navigation (section courante, ponts canaux, etc.).
Protection contre la corrosion dans les ports.
Transbordement et nouvelle technologies.
Réduction des nuisances dans les ports (poussières, bruits, CO2 .;;)
Valorisation des produits de dragage.

CETMEF - DPMVN 02/12/2009 8


ERA : Les productions finalisées
z Pathologies des ouvrages
portuaires :
méthodes d’investigation

z Guide d’utilisation du béton en


site maritime

CETMEF - DPMVN 02/12/2009 9


ERA : Les productions en cours

z Mise à jour du premier fascicule du guide « Auscultation, surveillance et


entretien des ouvrages maritimes » sur les ouvrages en maçonnerie
Relecture LCPC

z Document méthodologique sur les pathologies de gonflement des


maçonneries en site maritime Relecture LCPC

z Guide sur la réparation du béton des ouvrages maritimes


Relecture Cetmef

CETMEF - DPMVN 02/12/2009 10


ERA : Les productions en cours

z Guide d'application de la méthode VSC à la gestion d'un parc d'ouvrages


portuaires
relecture et application de la méthode

z Etude sur l'utilisation de béton fibré à ultra-hautes performances (BFUP)


dans les ouvrages maritimes : Relecture

z Guide sur le rejointoiement des ouvrages maritimes en maçonnerie :

z Etude de l'influence d'une nappe de coffrage drainante sur les propriétés de


durabilité du béton d'enrobage :

CETMEF - DPMVN 02/12/2009 11


ERA : Les projets

z De l'approche performantielle du béton à son suivi dans le temps à l’aide


de capteurs

z Mise en peinture des ouvrages maritimes en béton

z Utilisation d'alliage inoxydable dans les ouvrages maritimes

z Modélisation des actions mécaniques de l’eau de mer sur les ouvrages


intérieurs en béton

z Modélisation des niveaux piézométriques du terre-plein


z autres idées .....

CETMEF - DPMVN 02/12/2009 12


L’industrie cimentière Française
Qui sommes nous?
L’industrie cimentière française
 Cinq sociétés : Ciments Calcia, Holcim France, Kernéos,
Lafarge Ciments et Vicat
 40 sites industriels répartis sur l’ensemble du territoire

 2,5 milliards d’euros en 2006

 5000 salariés et 50 000 emplois indirects


 23,8 millions de tonnes de ciment consommées

2
Flux du ciment
Bâtiments Bâtiments
industriels d'enseignement
4,5 % et hospitaliers
Génie civil 3% Logements
34% neufs 33 %

entretien des autres bâtiments


bâtiments 11%
14,5 %

3
les organisations professionnelles
 Association Technique de l’Industrie des Liants
Hydrauliques
9 R&D, environnement, normalisation, expertise
scientifique et technique, centre de documentation

 Syndicat Français de l’Industrie Cimentière


9 questions économiques, sociales, juridiques,
représentation générale et défense de la filière

 Cimbéton
9 promotion et information sur les ciments et le bétons
auprès des utilisateurs et prescripteurs.

4
Organisme professionnel de l’industrie cimentière,
Cimbéton a pour vocation de
faire connaître les progrès techniques
des ciments et bétons dans les secteurs de la construction :
Bâtiment-Travaux routiers-
Ouvrages d’art et Génie Civil.
5
écoute, partenariat & innovation
 Analyser
les besoins des acteurs de la construction et les tendances du
marché

ÂParticiper
avec ses partenaires,
au développement d’innovations

 Communiquer
sur les solutions techniques
les progrès des ciments et des bétons

 Favoriser les échanges entre les acteurs de la filière :


industriels, prescripteurs et utilisateurs des ciments et des bétons

6
conseil & expertise
 Bâtiment : logements individuels
et collectifs, équipements
industriels et hospitaliers,
bâtiments d’activité…

Ouvrages d’art & Génie Civil :


Â
ponts, tunnels, écrans acoustiques,
assainissement, fondations spéciales…

 Travaux routiers : traitement de sols, aménagements urbains,


chaussées béton…

7
communiquer & promouvoir
 Collection technique
9 Brochures d’informations, fiches techniques
9 Guides techniques et fiches pratiques

8
communiquer & promouvoir
 Revues professionnelles
9 Construction Moderne
9 Routes

 Internet
9 infociments.fr
9 monbeaubeton.com
9 solutionsbeton.com
9 laroutedurable.com

9
former & sensibiliser
 Concours biennal
« Bétons, matière d’architecture »

 Concours Batissiel »
& CD-Rom
« Béton : patrimoine et architecture »

 Modules de conférences

10
DIFFUSER LA BONNE CONNAISSANCE DE CE QUI
EST POSSIBLE

11
• Le SNBPE représente:
– 200 adhérents
– 80 % de l’activité globale de la
production de béton prêt à l’emploi
• Une production dans des centrales
respectueuses de l’environnement
• Un matériau durable indissociable de
l’activité économique
LE NOUVEAU CONTEXTE NORMATIF
EUROPEEN DES BETONS

Patrick Guiraud,
CIMbéton
DURABILITÉ DES BÉTONS…

La DURABILITÉ d’un ouvrage caractérise sa CAPACITÉ À CONSERVER LES


FONCTIONS D’USAGE pour lequel il a été conçu (fonctionnement structurel,
sécurité, confort des usagers) et à maintenir son NIVEAU DE FIABILITÉ et son
ASPECT ESTHÉTIQUE dans son ENVIRONNEMENT (gel, eaux agressives…),
avec des frais de maintenance et d’entretien aussi réduits que possible.

La DURABILITÉ d’un ouvrage dépend de nombreux paramètres dont la qualité de


sa conception, la QUALITÉ DES MATÉRIAUX et des produits utilisés, la qualité
des dispositions constructives, de la réalisation de l’ouvrage et de la mise en œuvre
des produits.
… DURÉE D’UTILISATION DES OUVRAGES…

La durabilité d’un ouvrage doit être assortie d’une durée, temps minimal pour lequel
l’ouvrage est conçu, qui est appelé :
la DURÉE D’UTILISATION DE L’OUVRAGE.

Prescrire un béton durable nécessite d’apprécier dès sa conception l’ensemble des


CONTRAINTES ENVIRONNEMENTALES et des AGRESSIONS
POTENTIELLES qu’il aura à subir pendant toute sa durée d’utilisation.
… OBJECTIFS DE DURABILITÉ

Il est possible désormais de définir des OBJECTIFS DE DURABILITÉ et de choisir


avec précision les caractéristiques du béton en fonction de L’AGRESSIVITÉ DU
MILIEU dans lequel se trouve l’ouvrage et d’optimiser ses caractéristiques afin de les
adapter à la DURÉE D’UTILISATION souhaitée.

Ces dispositions sont à prendre tout au long du cycle de conception jusqu’à la


réalisation de l’ouvrage, en passant par le CHOIX DES MATÉRIAUX, des
dispositions constructives et des procédures de maîtrise de la qualité.
LES NORMES

Une NORME est :

9 Une spécification technique : document définissant les caractéristiques d’un


produit ou d’un service,
9 Le fruit d’un consensus entre différents intervenants : fabricants maîtres
d’ouvrage, utilisateurs…,
9 Approuvée par un organisme reconnu à activité normative,
9 Destinée à une application ou un usage répété,
9 Un langage commun et une référence commune.

UNE NORME CODIFIE L’ETAT DE LA TECHNIQUE

En règle générale elle est d’APPLICATION VOLONTAIRE


LES NORMES

LES GRANDES FAMILLES DE NORMES

On distingue 3 niveaux de normes :

9 Les NORMES FRANÇAISES (ou NF)


Documents produits par l’AFNOR
(Association Française de NORmalisation)
LES NORMES

LES GRANDES FAMILLES DE NORMES

9 Les NORMES EUROPÉENNES (EN)


Documents produits par le Comité Européen de Normalisation (CEN) et élaborés par
des comités techniques (TC).
Les normes européennes approuvées par le CEN sont obligatoirement adoptées
comme normes nationales par tous les pays membres (18 pays de l’Union
Européenne) donc homologuées comme norme française par l’AFNOR.
Lorsqu’une norme est adoptée, elle induit le retrait de toute norme nationale
contradictoire.
LES NORMES

LES GRANDES FAMILLES DE NORMES

9 Les NORMES INTERNATIONALES


Normes mises au point au sein de l’Organisation Internationale de normalisation
(ISO), elles ne sont pas systématiquement transposées en normes Françaises.

ex : ISO 9000 – Management de la qualité


ISO 14000 – Management environnemental
LES NORMES

LES DIFFERENTS TYPES DE NORMES

On distingue :
9 Les NORMES DE MATERIAUX et DE PRODUITS qui définissent en
particulier les caractéristiques des composants,
9 Les NORMES D’ESSAIS qui fixent les méthodologies à respecter pour
mesurer les caractéristiques des produits,
9 Les NORMES DE CONCEPTION, DE CALCUL et DE
DIMENSIONNEMENT,
9 Les NORMES DE MISE EN ŒUVRE et D’EXECUTION,
9 Les NORMES D’ORGANISATION.
LES NORMES

NORME EUROPEENE ET NORME NATIONALE

NORME EUROPÉENNE

=
PARTIE HARMONISEE + PARTIE VOLONTAIRE + ANNEXE NATIONALE :
Autorisation de mise sur le Marché
Référentiel du Marquage CE

NORME FRANCAISE

Nota : La transposition d’une norme européenne en norme Française et donc la mise en


application du marquage CE fait l’objet d’un arrêté ministériel publié au journal officiel
(l’arrêté fixe la date à partir de laquelle le marquage CE devient obligatoire et la période
transitoire-période nécessaire pour la mise en conformité et l’écoulement des stocks).
LA DIRECTIVE SUR LES PRODUITS DE CONSTRUCTION

ƒ L’OBJECTIF DE LA DPC EST :

9 D’éliminer les barrières et les entraves techniques à la libre circulation des


produits de construction en Europe,

9 D’assurer la transparence des marchés,

9 De créer les conditions d’une harmonisation des règles applicables au secteur de la


construction,

9 D’assurer la sécurité des utilisateurs par le respect d’exigences essentielles sur les
ouvrages,

9 Et donc DE FAVORISER LA LIBRE CIRCULATION DES PRODUITS DE


CONSTRUCTION AU SEIN DE LA COMMUNAUTE EUROPENNE ET DES
PAYS DE L’AELE.
LA DIRECTIVE SUR LES PRODUITS DE CONSTRUCTION

LA DPC EST FONDEE SUR DES EXIGENCES ESSENTIELLES AUXQUELLES DOIVENT


RÉPONDRE DURABLEMENT LES OUVRAGES

Les produits de construction mis sur le marché doivent être conçus et avoir des niveaux de
performances tels que les ouvrages dans lesquels ils sont incorporés satisfassent aux six exigences
essentielles.
1 – La résistance mécanique et la stabilité,
2 – La sécurité en cas d’incendie,
3 – L’hygiène, la santé et l’environnement,
4 – La sécurité d’utilisation,
5 – La protection contre le bruit,
6 – L’économie d’énergie et l’isolation thermique.

La conformité aux exigences essentielles est attestée par l’apposition du MARQUAGE CE par le
fabricant sur le produit.
MARQUAGE CE ET MARQUE NF

Le MARQUAGE CE est un marquage déclaratif obligatoire pour tout produit de bâtiment ou de génie
civil mis sur le marché dans l’espace de l’Union Européenne.
9 Il signifie que le produit peut être mis sur le marché,
9 Il permet au produit de circuler librement dans l’espace économique européen,
9 Il atteste que le produit respecte les 6 exigences essentielles de la DPC,
9 Il atteste la conformité du produit à la partie harmonisée de la norme européenne (selon les
modalités définies dans l’annexe ZA) ou de l’ATE,
9 Il constitue un engagement de l’industriel sur les caractéristiques harmonisées des produits et sur
le respect des procédures d’évaluation de la conformité.
ƒ L’industriel ou son mandataire (ou éventuellement l’importateur) a la responsabilité de son
apposition sur le produit.
MARQUAGE CE ET MARQUE NF

Le marquage CE est subordonné à une procédure d’ATTESTATION DE


CONFORMITE.

Le niveau d’attestation de conformité relève de la décision de la Commission


Européenne.
9 Niveau 1+ : Certification du produit,
9 Niveau 1 : Certification du produit sans essai par échantillonnage,
9 Niveau 2+ : Certification du contrôle de production,
9 Niveau 2 : Inspection initiale du contrôle de production,
9 Niveau 3 : Essais de type par tierce partie,
9 Niveau 4 : Déclaration du fabricant.

Le contrôle sur le MARQUAGE CE varie en fonction du niveau d’attestation.


MARQUAGE CE ET MARQUE NF

MARQUE NF

9 La marque NF est une démarche volontaire de certification qui s’adresse aux prescripteurs et
utilisateurs,
9 Elle signifie que le produit répond aux exigences essentielles et aux qualités d’usage. Elle
certifie que les performances des produits sont conformes aux compléments nationaux
d’application des normes européennes,
9 Elle garantit, sous la responsabilité du certificateur et après audits, essais et inspections, que
le produit respecte les valeurs seuils d’aptitude à l’emploi définies dans les textes de
référence et que les exigences ont été contrôlées par un organisme tiers et qu’elles sont
effectivement respectées de façon continue par le fabricant.
La marque NF apporte l’assurance :
9 De produits conformes à la norme européenne ( parties harmonisée + volontaire ) et aux
exigences de référentiel de certification,
9 De la cohérence du niveau de performances certifiées avec les règles de l’art.
LES CLASSES D’EXPOSITION

Les nouveaux textes normatifs relatifs au béton prennent en compte la DURABILITE en


s’appuyant sur la notion de CLASSE D’EXPOSITION.
Ils imposent au PRESCRIPTEUR de définir les ACTIONS DUES A L’ENVIRONNEMENT
auxquelles le béton de l’ouvrage ou de chaque PARTIE D’OUVRAGE va être exposé
pendant la DUREE D’UTILISATION de la structure.
Ces actions dues à l’environnement sont regroupées en CLASSES D’EXPOSITION.
LES CLASSES D’EXPOSITION

ƒ La norme NF EN 206-1 définit SIX CLASSES D’EXPOSITION, en fonction des ACTIONS dues
à l’ENVIRONNEMENT (*) :

9 XO : AUCUN RISQUE de CORROSION NI D’ATTAQUE,


9 XC : CORROSION INDUITE PAR CARBONATATION,
9 XD : CORROSION INDUITE PAR LES CHLORURES, AYANT UNE ORIGINE AUTRE
QUE MARINE,
9 XS : CORROSION INDUITE PAR LES CHLORURES PRESENTS DANS L’EAU DE
MER,
9 XF : ATTAQUES GEL/DEGEL AVEC ou SANS AGENT DE DEVERGLAÇAGE,
9 XA : ATTAQUES CHIMIQUES.

(*) risques de corrosion et attaques


LES CLASSES D’EXPOSITION

COMBINAISON DES CLASSES D’EXPOSITION

Chaque béton d’une partie d’ouvrage peut être soumis pendant sa durée d’utilisation à PLUSIEURS
ACTIONS ENVIRONNEMENTALES.
Il convient donc, pour chaque partie d’ouvrage de déterminer la COMBINAISON des CLASSES
D’EXPOSITION pour prendre en compte avec précision l’ensemble des actions environnementales
auxquelles est soumis le béton.
Le béton doit respecter toutes les valeurs limites applicables pour la composition et les propriétés
du béton pour chaque classe d’exposition et donc la SELECTION DES PLUS SEVERES
EXIGENCES ET SPECIFICATIONS.
LES NORMES SUR LES CONSTITUANTS DES BETONS

NORMES NORMES NORMES


CIMENTS GRANULATS ADDITIONS

NORMES EAU DE GACHAGE


ADJUVANTS
LES NORMES SUR LES CONSTITUANTS DES BETONS

LA NORME NF EN 197-1 définit :

9 27 ciments courants,
9 Les spécifications des ciments courants et de leurs constituants,
9 Les exigences de composition des ciments (proportion des différents constituants),
9 Les exigences mécaniques (6 classes de résistance), physiques et chimiques des ciments,
9 Les critères de conformité.
LES NORMES SUR LES CONSTITUANTS DES BETONS

LA NORME NF EN 197-1: CIMENTS COURANTS

LES CINQ PRINCIPAUX TYPES DE CIMENTS COURANTS

9 CEM I CIMENT PORTLAND :1

9 CEM II CIMENT PORTLAND COMPOSE : 19

9 CEM III CIMENT DE HAUT FOURNEAU :3

9 CEM IV CIMENT POUZZOLANIQUE :2

9 CEM V CIMENT COMPOSE :2


LES NORMES SUR LES CONSTITUANTS DES BETONS

LA NORME NF EN 197-1: CIMENTS COURANTS

COMPOSITIONS DES CIMENTS

CLINKER AUTRES CONSTITUANTS CONSTITUANTS


TYPES DE CIMENT K PRINCIPAUX SECONDAIRES
% S/D/P/Q/V/W/T/L/LL % %
CEM I
95 à 100 0 0à5
CIMENT PORTLAND
CEM II 6 à 35
65 à 94 0à5
CIMENT PORTLAND COMPOSE S/D/P/Q/V/W/T/L/LL
CEM III
5 à 64 LAITIER : 36 à 95 0à5
CIMENT DE HAUT FOURNEAU
CEM IV
45 à 89 D/P/Q/V/W : 11 à 55 0à5
CIMENT POUZZOLANIQUE
CEM V 26 à 80
20 à 64 0à5
CIMENT COMPOSE S/P/Q/V
LES NORMES SUR LES CONSTITUANTS DES BETONS

LA NORME NF EN 197-1: CIMENTS COURANTS

LES CLASSES DE RÉSISTANCE

Résistance à la compression
MPa
Classe de
résistance
Résistance à court terme Résistance courante
2 jours 7 jours 28 jours
32,5 N - ≥ 16,0
≥ 32,5 ≤ 52,5
32,5 R ≥ 10,0 -
42,5 N ≥ 10,0 -
≥ 42,5 ≤ 62,5
42,5 R ≥ 20,0 -
52,5 N ≥ 20,0 -
≥ 52,5 -
52,5 R ≥ 30,0 -
LES NORMES SUR LES CONSTITUANTS DES BETONS

LA NORME NF EN 197-1: CIMENTS COURANTS

LA DÉSIGNATION D’UN CIMENT COURANT CE + NF

Les 2 classes de
résistance à
Nature des constituants court terme (2 Caractéristiques
Famille de ou 7 jours)
autres que le clinker complémentaires
ciment courant R ou N PM/ES/CP1/CP2

CEM II / A – LL 32,5 R CE CP2 NF


Les classes de Les 3 classes de Notation Notation NF
composition résistance courante CE précisant que ce
(28 jours) ciment est certifié
(les lettres A/B ou C
conforme à la
précisent la teneur en 32,5 / 42,5 / 52,5
marque NF
clinker)

L/LL (CALCAIRE) – S (LAITIER DE HAUT FOURNEAU) – D (FUMEES DE SILICE) – V (CENDRES


SILICEUSES) – W (CENDRES CALCIQUES) – Z (POUZZOLANES) – T (SCHISTES CALCINES)
LES NORMES SUR LES CONSTITUANTS DES BETONS

L’AMENDEMENT A1 A LA NORME NF EN 197-1

Cet amendement concerne la chaleur d’hydratation des ciments :

9 CHALEUR D’HYDRATATION
Quantité de chaleur développée par l’hydratation d’un ciment en un temps donné.

9 CIMENTS A FAIBLE CHALEUR D’HYDRATATION


Ciment courant caractérisé par une chaleur d’hydratation limitée.
La chaleur d’hydratation des ciments courants à faible chaleur d’hydratation ne doit pas
dépasser la valeur caractéristique de 270 J/g, déterminée selon l’EN 196-8 après 7 jours ou
selon l’EN 196-9 après 41 h.
Les ciments courants à faible chaleur d’hydratation sont désignés par les lettres LH.
LES NORMES SUR LES CONSTITUANTS DES BETONS

LE MARQUAGE CE DES CIMENTS

9 Les ciments courants doivent être marqués CE. Ce marquage obligatoire atteste de leur conformité
à la norme harmonisée EN 197-1 et permet à ces ciments de circuler librement au sein de l’espace
économique européen,

9 Le marquage CE exprime que le produit satisfait aux règlementations en matière de santé, sécurité
et respect de l’environnement (exigences essentielles de la Directive des Produits de Construction)
et qu’en conséquence il est règlementairement apte à l’usage,

9 Les ciments courants ont été les premiers produits de construction normalisés à bénéficier du
marquage CE.
LES NORMES SUR LES CONSTITUANTS DES BETONS

LA MARQUE NF CIMENT

Les ciments bénéficient de la MARQUE NF :

9 Cette MARQUE FRANCAISE DE QUALITE NF n’est pas obligatoire, c’est une démarche
volontaire du fabricant,

9 Elle atteste que les ciments offrent des garantie complémentaires sur leur composition, leurs
performances et leurs contrôles,

9 Le droit d’usage de la marque est donné après certification de la conformité à la norme, sur
la base d’un référentiel plus contraignant ( que le marquage CE ) en terme d’exigences et de
contrôles.
LES NORMES SUR LES CONSTITUANTS DES BETONS

LES AUTRES NORMES CIMENTS

Pour certaines classes d’expositions ou certains ouvrages particuliers, des exigences relatives aux
caractéristiques des ciments peuvent être requises.
Les ciments possédant ces caractéristiques font l’objet de normes spécifiques :

9 Ciments pour travaux a la mer NF P 15-317


9 Ciments a teneur en sulfure limitée pour béton précontraint NF P 15-318
9 Ciments pour travaux en eaux a haute teneur en sulfates XP P 15-319
9 Ciment prompt naturel NF P 15-314
9 Ciment alumineux fondu NF P 15-315
9 Ciments de haut fourneau et a faible résistance a court terme NF EN 197-4
LES NORMES SUR LES CONSTITUANTS DES BETONS

LA NORME NF EN 934-2 : ADJUVANTS POUR BETON, MORTIER ET COULIS


3 GRANDES CATEGORIES D’ADJUVANTS

ƒ ADJUVANTS MODIFIANT L’OUVRABILITE DU BETON


9 Plastifiant / Réducteur d’eau,
9 Superplastifiant / Haut réducteur d’eau.
ƒ ADJUVANTS MODIFIANT LA PRISE ET LE DURCISSEMENT
3 Accélérateur de prise,
3 Accélérateur de durcissement,
3 Retardateur de prise.
ƒ ADJUVANTS MODIFIANT DES PROPRIETES PARTICULIERES
3 Entraîneur d’air,
3 Hydrofuges de masse,
3 Rétenteur d’eau.
LES NORMES SUR LES CONSTITUANTS DES BETONS

LA NORME NF EN 12620 : GRANULATS POUR BETON

9 Cette norme spécifie les caractéristiques des granulats et des fillers élaborés à partir de
matériaux naturels, artificiels au recyclés et des mélanges de ses granulas qui sont utilisés dans
la fabrication du béton.
Elle s’applique aux granulats dont la masse volumique réelle est supérieure à 2000kg/m3 pour
tous bétons.

9 Elle concerne en particulier les bétons conformes à la norme NF EN 206-1, les granulats
entrant dans la composition des produits préfabriqués en béton et les bétons routiers.

9 Elle spécifie les caractéristiques (physiques et chimiques) relatives à l’évaluation de la


conformité des granulats et au système de maîtrise de la production.
LES NORMES SUR LES CONSTITUANTS DES BETONS

LA NORME XP P 18-545

Cette norme a pour objet :

9 De définir les termes relatifs aux granulats relevant de la Directive Produits de construction
(DPC),
9 De définir les règles générales permettant d’effectuer le contrôles des granulats,
9 De préciser les spécifications mentionnées aux normes NF EN Produits auxquelles doivent
répondre les granulats pour certains usages.
LES NORMES SUR LES CONSTITUANTS DES BETONS

LA NORME XP P 18-545:GRANULATS

ƒ ARTICLE 10 : GRANULATS POUR BETONS HYDRAULIQUES


La norme XP P 18-545 définit à l’aide de codification (A, B, C, D), les valeurs des
spécifications adaptées à certains types d’ouvrages.
9 Bétons courants,
Les granulats de code C et ceux dont deux caractéristiques au plus sont de code D
conviennent.
9 Bétons de structure de génie civil ou de bâtiments de classe de résistance
supérieure à C35/45
Les granulats de code A conviennent. Certains caractéristiques peuvent être de code B.
9 Bétons soumis à des classes d’exposition particulières
Les granulats de code B conviennent si l’absorption est de catégorie A.
LES NORMES SUR LES CONSTITUANTS DES BETONS

LES NORMES ADDITIONS

Les ADDITIONS pour béton sont définies dans la norme NF EN 206-1 :

matériau minéral finement divisé et pouvant être ajouté au béton pour améliorer certaines de ses
propriétés, ou pour lui conférer des propriétés particulières.

Il existe deux types d’additions :


9 Les additions quasiment inertes (type I),
9 Les pouzzolanes ou les additions à caractère hydraulique latent (type II).
LES NORMES SUR LES CONSTITUANTS DES BETONS

LES NORMES ADDITIONS


Chaque NORME ADDITION définit leurs caractéristiques physiques et chimiques.

9 LES FILLERS :

Les fillers sont des produits obtenus par broyage fin de roches naturelles.
Ils peuvent être : - d’origine siliceuse : NF P 18-509
- d’origine calcaire : NF P 18-508

9 LES FUMEES DE SILICE : NF P 18-502 / PR EN 13263-1:


9

Les fumées de silice sont des particules très fines (environ 1 µm) présentant une très forte teneur en silice
amorphe.
Elles proviennent de la réduction de quartz de grande pureté par du charbon dans des fours à arc électrique utilisés
pour la production de silicium.

9 LES CENDRES VOLANTES : NF EN 450 / NF P 18-050 :


9

Les cendres volantes sont des particules pulvérulentes obtenues par dépoussiérage électrostatique ou mécanique
des gaz de chaudières alimentées au charbon pulvérisé.
LES NORMES SUR LES CONSTITUANTS DES BETONS

LES NORMES ADDITIONS

9 LES LAITIERS VITRIFIÉS MOULUS DE HAUT FOURNEAU : NF P 18-506


Le laitier vitrifié moulu provient du broyage du laitier vitrifié (granulé ou bouleté) coproduit de la
fabrication de la fonte,
obtenu par trempe du laitier de haut fourneau en fusion.

LES PIGMENTS
Norme NF EN 12878

La coloration du béton dans la masse est obtenue avec des pigments, minéraux ou de synthèse. La
combinaison des teintes avec les granulats et les ciments nécessite des essais préalables permettant
de choisir le colorant approprié et son dosage (généralement compris entre 1 et 3 % du poids de
ciment).
LES NORMES SUR LES CONSTITUANTS DES BETONS

LA NORME NF EN 1008 : EAUX DE GACHAGE

Cette norme :

9 Définit les prescriptions pour l’eau convenant à la production de béton,

9 Décrit les méthodes permettant d’apprécier son aptitude à l’emploi,

9 Définit les différents types d’eaux et leur aptitude à l’emploi.


LES NORMES SUR LES CONSTITUANTS DES BETONS

NORMES SUR LES CONSTITUANTS


NORMES D’ESSAI SUR BÉTON FRAIS ET SUR BÉTON DURCI

BÉTON FRAIS

NORME NF EN 12350

9 Partie 1 : échantillonnage,
9 Partie 2 : essai d’affaissement,
9 Partie 3 : essai vébé,
9 Partie 4 : degré de compactibilité,
9 Partie 5 : essai d’étalement à la table à chocs,
9 Partie 6 : masse volumique,
9 Partie 7 : teneur en air – méthode de compressibilité.
NORMES D’ESSAI SUR BÉTON FRAIS ET SUR BÉTON DURCI

BÉTON DURCI

NORME NF EN 12390

9 Partie 1 : formation, dimensions et autres exigences relatives aux éprouvettes et aux moules,
9 Partie 2 : confection et conservation des éprouvettes pour essais de résistance,
9 Partie 3 : résistance à la compression des éprouvettes,
9 Partie 4 : caractéristiques des machines d’essai,
9 Partie 5 : résistance à la flexion des éprouvettes,
9 Partie 6 : résistance en traction par fendage sur éprouvettes,
9 Partie 7 : masse volumique du béton,
9 Partie 8 : profondeur de pénétration d’eau sous pression.
NORMES D’ESSAI SUR BÉTON FRAIS ET SUR BÉTON DURCI

NORMES
D’ESSAIS SUR
BÉTON FRAIS
ET BÉTON
DURCI

NORMES SUR LES CONSTITUANTS


LES EUROCODES

ƒ Les EUROCODES sont des NORMES EUROPÉENNES de CONCEPTION et de CALCUL pour


les BÂTIMENTS et les OUVRAGES de GÉNIE CIVIL.

ƒ Elles forment un ensemble cohérent et homogène de textes :


- Faisant appel à une approche unique, semi-probabiliste avec des méthodes de
dimensionnement selon les ETATS LIMITES (ELS et ELU),
- Appliqués aux DIFFERENTS MATERIAUX et aux DIVERS TYPES DE
CONSTRUCTIONS.

Elles sont destinées à harmoniser les règles dimensionnement au sein des différents états de la
communauté européenne et à contribuer à la création du marché unique de la construction.
LES EUROCODES

ƒ Les Eurocodes sont des documents de référence reconnus par les autorités des pays
membres comme :

9 Moyen de prouver la conformité des ouvrages aux exigences essentielles de la


Directive sur les Produits de Construction (DPC)(en particulier : stabilité et
résistance mécanique et sécurité en cas d’incendie),

9 Base pour établir les spécifications des contrats de construction d’ouvrage et


d’ingénierie,

9 Cadre pour élaborer les spécifications techniques harmonisées des produits de


construction.

ƒ Les Eurocodes fournissent une série de méthodes et de règles techniques communes


pour calculer la résistance mécanique des éléments ayant une fonction structurelle dans
un ouvrage de construction.
LES EUROCODES

LES EUROCODES SONT UN ENSEMBLE DE RÈGLES TECHNIQUES

ƒ GÉNÉRALES pour des ouvrages en :


- BÉTON - BOIS
- ACIER - MAÇONNERIE
- MIXTE - ALUMINIUM

ƒ SPÉCIFIQUES suivant le type d’ouvrage :


- PONTS
- SILOS, RÉSERVOIRS…
Selon 2 principes fondamentaux :
DURABILITE ET ROBUSTESSE DES CONSTRUCTIONS
LES EUROCODES

LA COLLECTION DES EUROCODES


ƒ L’ensemble des Eurocodes est constitué de 10 documents :
9 EN 1990 Eurocode 0 : Bases de calcul des structures,
9 EN 1991 Eurocode 1 : Actions sur les structures,
9 EN 1992 Eurocode 2 : Calcul des structures en béton,
9 EN 1993 Eurocode 3 : Calcul des structures en acier,
9 EN 1994 Eurocode 4 : Calcul des structures mixtes acier-béton,
9 EN 1995 Eurocode 5 : Calcul des structures en bois,
9 EN 1996 Eurocode 6 : Calcul des structures en maçonnerie,
9 EN 1997 Eurocode 7 : Calcul géotechnique,
9 EN 1998 Eurocode 8 : Calcul des structures pour leur résistance aux séismes,
9 EN 1999 Eurocode 9 : Calcul des structures en alliages d’aluminium.

ƒ Les 10 Eurocodes constituent un ensemble de 58 normes.


LES EUROCODES

Sécurité structurale, aptitude au


EN 1990 service et durabilité

Actions sur les structures


EN 1991

EN 1992 EN 1993 EN 1994


Conception et calcul
EN 1995 EN 1996 EN 1999

EN 1997 EN 1998 Calcul géotechnique et sismique

LIENS ENTRE LES EUROCODES


LES EUROCODES

DUREE D’UTILISATION DE PROJET

Catégorie de durée Durée indicative d’utilisation de


Exemples
d’utilisation de projet projet (années)

1 10 Structures provisoires

2 25 Eléments structuraux remplaçables

3 25 Structures agricoles et similaires

4 50 Bâtiments et autres structures courantes

Bâtiments monumentaux
5 100
Ponts et autres ouvrages de génie civil

NF EN 1990 TABLEAU 2.1


LES EUROCODES

EXIGENCES DE DURABILITÉ

Les exigences de durabilité doivent être prises en compte dans :


9 Les conditions d’environnement,
9 La conception de la structure,
9 Le choix du système structural,
9 Le choix des matériaux,
9 Les dispositions constructives,
9 L’exécution,
9 La maîtrise de la qualité,
9 Les inspections,

9 La maintenance.
LES EUROCODES

L’EUROCODE 2 comprend quatre normes permettant de concevoir et dimensionner les


structures en béton :

9 NF EN 1992-1-1 : Règles générales et règles pour les bâtiments,

9 NF EN 1992-1-2 : Règles générales –Calcul du comportement au feu,

9 NF EN 1992-2 : Ponts – Calcul et dispositions constructives,

9 NF EN 1992-3 : Silos et réservoirs.

RESISTANCE MECANIQUE / DURABILITE / RESISTANCE AU FEU


LES EUROCODES

LES EVOLUTIONS DE L’EUROCODE 2

ƒ 1 SEUL TEXTE POUR LE BETON ARME ET LE BETON PRECONTRAINT,

ƒ PAS DE MODIFICATION DE LA METHODOLOGIE GENERALE DE CALCUL,

ƒ UN CERTAIN NOMBRE DE METHODES DE CALCUL NOUVELLES,

ƒ PLUS GRANDE LIBERTE DE CONCEPTION.


LES EUROCODES

PHILOSOPHIE DE L’ENROBAGE SELON L’EUROCODE 2

Les recommandations de l’EUROCODE 2 en matière d’enrobage sont NOVATRICES. Elles visent,


en conformité avec la norme NF EN 206-1, À OPTIMISER de manière pertinente LA
DURABILITÉ DES OUVRAGES.
La détermination de la VALEUR DE L’ENROBAGE doit prendre en compte :

9 La CLASSE D’EXPOSITION dans laquelle se trouve l’ouvrage (ou la partie d’ouvrage),


9 La DURÉE D’UTILISATION DE PROJET,
9 La CLASSE DE RÉSISTANCE du béton,
9 Le type de systèmes de CONTRÔLES QUALITÉ mis en œuvre pour assurer la régularité des
performances du béton,
9 La NATURE DES ARMATURES (acier au carbone, inox),
9 La MAÎTRISE DU POSITIONNEMENT DES ARMATURES.
LES EUROCODES

OPTIMISATION DE L’ENROBAGE
La VALEUR DE L’ENROBAGE PEUT ainsi être OPTIMISÉE en particulier :
9 Si l’on choisit un béton présentant une classe de RÉSISTANCE À LA COMPRESSION
SUPÉRIEURE à la classe de référence (définie par la classe d’exposition),

9 S’il existe un système de CONTRÔLE DE RÉGULARITÉ DES PERFORMANCES DU


BÉTON et de MAÎTRISE DU POSITIONNEMENT DES ARMATURES,

9 Si l’on utilise des ARMATURES INOX.


L’EUROCODE 2 permet aussi de dimensionner l’ouvrage pour une DURÉE D’UTILISATION
SUPÉRIEURE en augmentant la valeur de l’enrobage.

L’OPTIMISATION DES PERFORMANCES DU BÉTON ET DE L’ENROBAGE DES


ARMATURES CONSTITUE UN FACTEUR DE PROGRÈS ESSENTIEL POUR
GARANTIR LA DURABILITÉ DES OUVRAGES.
LES EUROCODES

PROCESSUS DE DETERMINATION DE L’ENROBAGE NOMINAL SUIVANT L’EUROCODE


2
Enrobages minimal et nominal définis dans l’EUROCODE 2 (article 4412)

Cmin = max [Cmin, b ; Cmin, dur + ΔCdur, y – ΔCdur, st –Δ C dur, add ; 10 mm] et Cnom = Cmin + ΔCdev

3 – PRISE EN COMPTE 4 – PRISE EN COMPTE DU


DE LA DURABILITE TYPE D’ARMATURE
1 – PRISE EN COMPTE DES 2 – CHOIX DE LA CLASSE
CLASSES D’EXPOSITION STRUCTURALE (Cmin,dur) (∆ Cdur,st / ∆ Cdur,add)

8 – PRISE EN COMPTE 7 – DETERMINATION DE 6 – PRISE EN COMPTE 5 – PRISE EN COMPTE DE


DES TOLERANCES L’ENROBAGE MINIMAL DES CONTRAINTES CONTRAINTES
D’EXECUTION D’ADHERENCE PARTICULIERES
(Cmin)
(Cnom) (Cmin,b)
LES EUROCODES

ENROBAGE MINIMAL
Valeurs de Cmin,dur requis vis-à-vis de la durabilité pour les armatures de Béton armé

Cmin,dur mm CLASSE D’EXPOSITION


XC2 XD1 XD3 XD3
Classe liée à la structure X0 XC1 XC4
XC3 XD2 XS2 XS3
S1 10 10 10 15 20 25 30
S2 10 10 15 20 25 30 35
S3 10 10 20 25 30 35 40
S4 10 15 25 30 35 40 45
S5 15 20 30 35 40 45 50
S6 20 25 35 40 45 50 55
Les valeurs de Cmin,dur recommandées pour une durée d’utilisation du projet
de 50 ans (bâtiments) correspondent à la classe S4 ;
de 100 ans (ouvrages d’art) correspondent à la classe S6.
LES EUROCODES

MODULATION DE LA CLASSE STRUCTURALE

CLASSE D’EXPOSITION

Critère XD1 XD2 XD3


XC2
X0 XC1 XC4 XS1 XS2 XS3
XC3
XA2 XA2 XA3
Durée d’utilisation de
projet de 100 ans Majoration de 2 points

Classe de résistance C30/37 C30/37 C30/37 C35/45 C40/50 C40/50 C45/55


minimale Si résistance supérieure minoration de 1 point
Maîtrise particulière de
la qualité de Minoration de 1 point
production du béton
LES EUROCODES

NORMES DE NORMES D’ESSAIS


DIMENSIONNEMENT SUR BÉTON FRAIS
ET BÉTON DURCI
EUROCODES

NORMES SUR LES CONSTITUANTS


FASCICULES DE RECOMMANDATIONS

DURABILITÉ DES BÉTONS DURCIS SOUMIS AU GEL

DOCUMENT DE RÉFÉRENCE :

GUIDE LCPC 2004

« RECOMMANDATIONS
POUR LA DURABILITÉ DES
BÉTONS DURCIS SOUMIS
AU GEL »
FASCICULES DE RECOMMANDATIONS

DURABILITE DES BETONS DURCIS SOUMIS AU GEL

Principe de la Démarche préventive

1. En fonction de l’Intensité de Salage et de l’Intensité de Gel, déterminer


le type de béton.
2. Vérifier que la formulation de béton prévue est satisfaisante.
- Spécifications sur les constituants granulats: ciment , additions
- Spécifications sur les bétons :
Rc < 50 MPa / Rc > 50 MPa

Nota : La sévérité potentielle des dégradations dépend du nombre de cycles de gel-dégel, de la durée du
gel (maintien prolongé du béton à de basses températures), de la température minimale atteinte et de la
vitesse de chute de la température
FASCICULES DE RECOMMANDATIONS

DURABILITE DES BETONS DURCIS SOUMIS AU GEL

NIVEAUX DE GEL

• GEL FAIBLE : moins de 3 XF1 (sans agent de


jours/an avec une température <- déverglaçage)
5°C • Gel faible ou modéré
XF2 (avec agent de
déverglaçage)
• GEL SÉVÈRE : plus de 10 • Gel sévère XF3 (sans agent de
jours/an avec une température <- déverglaçage)
10°C XF4 (avec agent de
déverglaçage)
• GEL MODÉRÉ : dans les autres
cas
FASCICULES DE RECOMMANDATIONS

DURABILITE DES BETONS DURCIS SOUMIS AU GEL

NIVEAUX DE GEL

Carte de gel
¾ Gel faible ou modéré

¾ Gel modéré ou sévère

¾ Gel sévère
FASCICULES DE RECOMMANDATIONS

DURABILITE DES BETONS DURCIS SOUMIS AU GEL

NIVEAUX DE SALAGE

Carte de salage
• H1 : salage peu fréquent
• H2 : salage fréquent
• H3 et H4 : salage très fréquent
FASCICULES DE RECOMMANDATIONS

DURABILITE DES BETONS DURCIS SOUMIS AU GEL

4 TYPES DE BETON : FONCTION DU TYPE DE SALAGE ET DU TYPE DE GEL

Type de gel
Choix du type de bétons
Modéré Sévère
Peu fréquent Béton adapté (1) Béton G
Béton adapté avec (1)
teneur en air
Type de salage Fréquent Béton G + S
minimale = 4 %
ou essais de performance
Très fréquent Béton G + S Béton G + S

Nota : (1) BÉTON ADAPTE : béton conforme à la norme NF EN 206-1 et possédant une bonne
compacité. Seuls les bétons correspondants aux cases vertes font l’objet de prescriptions particulières.
FASCICULES DE RECOMMANDATIONS

PREVENTION DES DESORDRES DUS A L’ALCALI - REACTION

DOCUMENT DE REFERENCE

GUIDE LCPC – 1994


« RECOMMANDATIONS POUR
LA PREVENTION
DES DESORDRES DUS A
L’ALCALI-REACTION »
FASCICULES DE RECOMMANDATIONS

PREVENTION DES DESORDRES DUS A L’ALCALI - REACTION

DETERMINATION DU NIVEAU DE PREVENTION

TYPES D’OUVRAGES CLASSES D’EXPOSITION


Type I Classe 1 : environnement sec ou peu
Risque d’apparition des désordres faibles ou acceptables humide (hygrométrie inférieure à 80
- éléments non porteurs %)
Type II Classe 2 : environnement avec
hygrométrie supérieure à 80 % ou en
Risques d’apparition des désordres peu tolérables
contact avec l’eau
- la plupart des ouvrages de génie civil
Classe 3 : environnement avec
Type III hygrométrie supérieure à 80 % et avec
Risques d’apparition des désordres inacceptables gel et fondants
- Ponts ou ouvrages exceptionnels Classe 4 : environnement marin
FASCICULES DE RECOMMANDATIONS
PREVENTION DES DESORDRES DUS A L’ALCALI-REACTION

NIVEAU DE PREVENTION : 3 niveaux de préventions A, B, C

Classe d’exposition 1 2 3 4
Type d’ouvrage
I A A A A
II A B B B
III C C C C

Nota : le choix du niveau de prévention est du ressort du PRESCRIPTEUR (art. 5.2.3.4 NF EN 206-1)

RECOMMANDATIONS :
Niveau A : pas de spécifications particulières
Niveau B : six possibilités d’acceptation de la formule béton
Niveau C : granulats non réactifs (granulats PRP sous condition, granulats PR avec étude)
FASCICULES DE RECOMMANDATIONS

PREVENTION DES DESORDRES DUS A L’ALCALI-REACTION

Vérification de la formule de béton

Niveau A : pas de spécification particulière


Niveau B : La formule de béton doit satisfaire UNE des conditions suivantes:
1. Tous les Granulats NR (Ch4 des recommandations)
2. Bilan des alcalins < 3,5 kg/m3 (Ch5)
3. Essai de performance sur béton (NF P 18-454) (Ch6)
4. Références d’emploi (Ch7)
5. Additions minérales inhibitrices en proportions suffisantes (Ch8)
6. Conditions particulières aux granulats PRP (Ch9)
FASCICULES DE RECOMMANDATIONS

PREVENTION DES DESORDRES DUS A L’ALCALI-REACTION

Vérification de la formule de béton

Niveau C :
1. Tous les Granulats NR
2. Granulats PRP si conditions particulières respectées (Ch9)
3. Granulats PR si étude approfondie de la formule (Ch6)
FASCICULE DE DOCUMENTATION

LE FASCICULE DE DOCUMENTATION FD P 18-011 « Définition et classification des


environnements chimiquement agressifs : Recommandations par la formulation des bétons » :

9 Définit les environnements chimiquement agressifs pour les bétons armés et précontraints,

milieux liquides/ milieux gazeux/ milieux solides

9 Décrit les modes d’actions des environnements chimiquement agressifs,


eaux pures/ solutions acides/ solutions basiques/ solutions salines
eaux de mer…
9 Définit les classes d’agressivité chimiques : XA1 / XA2 / XA3,
9 Fournit des recommandations pour le choix des ciments, des additions et pour la
formulation et la fabrication des bétons.

Il est complémentaire de la norme NF EN 206-1


FASCICULE DE DOCUMENTATION

ƒ EXEMPLE DE RECOMMANDATIONS POUR LE CHOIX DU CIMENT

ƒ MILIEU CONTENANT DES SULFATES ( SOLS)

CLASSE
CHOIX DU CIMENT
D’EXPOSITION

XA1 Pas de recommandations particulières

XA2 Ciment conforme à la norme NF P 15-317 (PM) ou NF P 15-319 (ES)

XA3 Ciment conforme à la norme NF P 15-319 (ES)

Autres Exemples :
3 Milieu contenant du sulfates (solutions),
3 Milieu acide,
3 Eaux pures.
FASCICULES DE RECOMMANDATIONS

PREVENTION DES DESORDRES DUS A LA REACTION SULFATIQUE INTERNE

DOCUMENT DE REFERENCE

GUIDE LCPC 2007

« RECOMMANDATIONS POUR LA
PRÉVENTION DES DÉSORDRES DUS À
LA RÉACTION SULFATIQUE
INTERNE »
FASCICULES DE RECOMMANDATIONS

PREVENTION DES DESORDRES DUS A LA REACTION SULFATIQUE INTERNE

Le principe de la démarche préventive consiste à limiter l’échauffement du béton au


cours des premières heures et jours après le bétonnage, pour les « PIECES
CRITIQUES » :

ƒ Identification des « parties d’ouvrage critiques »,

ƒ Choix du NIVEAU DE PREVENTION en fonction :


9 De la CATEGORIE D’OUVRAGE ( I, II, III),
9 De la CLASSE D’EXPOSITION ( XH1/ XH2 / XH3).

ƒ Mise en œuvre des précautions adaptées au niveau de prévention (As/ Bs/ Cs/ Ds).
FASCICULES DE RECOMMANDATIONS

PREVENTION DES DESORDRES DUS A LA REACTION SULFATIQUE INTERNE

CATEGORIE D’OUVRAGES

NIVEAU DE
CATEGORIE CONSEQUENCES EXEMPLES D’OUVRAGE OU DE PARIE
D’ OUVRAGE D’APPARITION DES D’OUVRAGE
DESORDRES
- Ouvrage en béton de classe de résistance inférieure à C
16/20
I Faibles ou acceptables
- Eléments non porteur de bâtiment

- Eléments porteurs de la plupart des bâtiments et les


II Peu tolérables ouvrages de Génie civil

-Bâtiment réacteurs de centrales nucléaires


-Barrages, tunnels
III Inacceptables ou quasi inacceptables
-Ponts et viaducs exceptionnels
FASCICULES DE RECOMMANDATIONS
PREVENTIONS DES DESORDRES DUS A LA REACTION SULFATIQUE INTERNE
CLASSE D’EXPOSITION SPECIFIQUE A LA RSI

CLASSE D’EXPOSITION DESCRIPTION DE EXEMPLES INFORMATIFS


L’ENVIRONNEMENT
XH1 Sec ou humidité modérée •Partie d’ouvrage en béton située à l’intérieur de
bâtiments où le taux d’humidité de l’air ambiant
est faible ou moyen
•Partie d’ouvrage en béton située à l’extérieur et
abritée de la pluie
XH2 •Alternance d’humidité et de •Partie d’ouvrage en béton située à l’intérieur de
séchage bâtiments où le taux d’humidité de l’air ambiant
•Humidité élevée est élevé
•Partie d’ouvrage en béton non protégée par un
revêtement et soumis aux intempéries
XH3 •En contact avec l’eau •Partie d’ouvrage en béton submergée en
•Immersion permanente permanence dans l’eau
•Stagnation d’eau à la surface •Eléments de structure marine
•Zone de marnage •Partie d’ouvrage en béton régulièrement
exposée à des projections d’eau

Nota : ces classes d’expositions sont complémentaires des 18 classes d’expositions de la norme NF EN 206-1
FASCICULES DE RECOMMANDATIONS

PREVENTIONS DES DESORDRES DUS A LA REACTION SULFATIQUE INTERNE

NIVEAUX DE PREVENTION

CLASSE D’EXPOSITION
CATEGORIE
D’OUVRAGE
XH1 XH2 XH3

As
I As As

As
II Bs Cs

As
II Cs Ds
FASCICULES DE RECOMMANDATIONS

PREVENTION DES DESORDRES DUS A LA REACTION SULFATIQUE INTERNE


PRECAUTION A APPLIQUER

Limitation de la température maximale susceptible d’être atteinte au cœur du béton.


CONDITIONS A RESPECTER SI
NIVEAU DE TEMPERATURE MAXIMALE TEMPERATURE LIMITE
TEMPERATURE COMPRISE ENTRE
PREVENTION DU BETON Tmax DU BETON Tlimite
Tmax ET Tlimite
As 85°C / /
•Maîtrise du traitement thermique
•Ou
Bs 75°C 85°C •Ciment adapté
•Ou
•Essai de performance
•Maîtrise du traitement thermique
•Ou
Cs 70°C 80°C •Ciment adapté
•Ou
•Essai de performance
•Ciment adapté
Ds 65°C 75°C •validation de la formulation par un
laboratoire indépendant expert en RSI
FASCICULES DE RECOMMANDATIONS

PREVENTION DES DESORDRES DUS A LA REACTION SULFATIQUE INTERNE

Le guide propose des dispositions pour limiter les risque potentiels de réaction sulfatique interne :
ƒ Au niveau de la conception et du dimensionnement des ouvrages,
ƒ Au niveau de la formulation,
ƒ Lors de la fabrication et du transport du béton,
ƒ Au cour de la mise en œuvre : il convient en particulier d’éviter le coulage des ouvrages en
périodes de forte chaleur ou de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour réduire la
température du béton.

Ces dispositions doivent permettre:


9 D’éviter les contacts prolongés du béton avec l’eau,
9 De limiter la température atteinte au cœur du béton.

Nota : Le guide LCPC propose aussi une méthode de calcul permettant d’estimer la température
atteinte au cœur du béton.
FASCICULES DE RECOMMANDATIONS

NORMES DE NORMES
DIMENSIONNEMENT D’ESSAIS SUR
BÉTON FRAIS
EUROCODES ET BÉTON
DURCI

FASCICULES DE
NORMES SUR LES CONSTITUANTS
RECOMMANDATIONS
LES PRODUITS PREFABRIQUES EN BETON

DEUX TYPES DE NORMES

ƒ Normes de produits structuraux

Des normes qui se réfèrent à la NF EN 13369 « Règles communes pour les produits
préfabriqués en béton ».

ƒ Normes de produits non structuraux et les blocs

Des normes (européennes harmonisées) qui contiennent en elles-mêmes toutes les


spécifications nécessaires (normes autoportantes).
LES PRODUITS PREFABRIQUES EN BETON

Les principales normes NF EN qui contiennent en


elles-mêmes toutes les spécifications nécessaires (1)

ƒ Caniveaux hydrauliques NF EN 1433,


ƒ Éléments pour clôtures NF EN 12839,
ƒ Fosses septiques NF EN 12566-1,
ƒ Produits de voirie NF EN 1338/39/40(2),
ƒ Séparateurs de liquides légers NF EN 858-1,
ƒ Séparateurs à graisse NF EN 1825-1,
ƒ Traverses de chemin de fer NF EN 13230-1/5,
ƒ Tuyaux, regards, boîtes NF EN 1916/17(2),
ƒ Blocs en béton NF EN 771-3/4/5(2).
(1) Parues ou en cours
(2) Des compléments nationaux d’application
existent
LES PRODUITS PREFABRIQUES EN BETON

Les principales normes NF EN qui se réfèrent


aux Règles Communes (NF EN 13369)(1)

ƒ Cadres sous chaussées prEN 14844,


ƒ Candélabres en béton prEN 40-4,
ƒ Dalles alvéolées NF EN 1168,
ƒ Éléments de fondation prEN 14991,
ƒ Éléments de mur et façade prEN 14992,
ƒ Éléments linéaires de structure NF EN 13225,
ƒ Éléments de planchers nervurés NF EN 13224,
ƒ Éléments de ponts prEN 15050,
ƒ Pieux de fondation NF EN 12794,
ƒ Poutrelles et entrevous pour systèmes de planchers
pr EN 15037-1/2,
ƒ Prédalles pour systèmes de planchers NF EN 13747,
ƒ Poteaux et mâts NF EN 12843.

(1) Non harmonisée


LES PRODUITS PREFABRIQUES EN BETON

NORMES NORMES
NORMES DE D’ESSAIS SUR
DIMENSIONNEMENT PRODUITS
PREFABRIQUES BÉTON FRAIS
EUROCODES EN BETON ET BÉTON
DURCI

FASCICULES DE
NORMES SUR LES CONSTITUANTS
RECOMMANDATIONS
NORMES ET DOCUMENTS D’EXÉCUTION

TRAVAUX DE GÉNIE CIVIL

ƒ Fascicule 65
Mis en conformité avec le nouveau contexte normatif.

ƒ Norme NF EN 13670-1
Elle couvre l’exécution des bétons coulés en place et la mise en place des produits préfabriqués
en béton.
NORMES ET DOCUMENTS D’EXÉCUTION

TRAVAUX DE BÂTIMENT : Norme NF P 18-201 DTU 21

ƒ EXÉCUTION DES OUVRAGES EN BÉTON

ƒ CAHIER DES CLAUSES TECHNIQUES

9 La norme NF P 18-201 définit les conditions d’exécution des ouvrages en béton et en


béton armé justiciables des règles de conception et de calcul aux états-limites
(EUROCODES) ou de celles de normes NF-DTU particulières y faisant référence. Elle
fixe les contrôles techniques minimaux qui incombent à l’entreprise.
NORMES ET DOCUMENTS D’EXÉCUTION

NORMES DE NORMES
DIMENSIONNEMENT D’ESSAIS SUR NORMES ET
BÉTON FRAIS DOCUMENTS
EUROCODES D’EXÉCUTION
ET BÉTON
DURCI
NORMES
PRODUITS
PREFABRIQUES
EN BETON

FASCICULES DE
NORMES SUR LES CONSTITUANTS
RECOMMANDATIONS
LA NORME BÉTON : NF EN 206-1

NORMES DE NORMES
D’ESSAIS SUR NORMES ET
DIMENSIONNEMENT
BÉTON FRAIS ET DOCUMENTS
EUROCODES BÉTON DURCI D’EXÉCUTION

NORMES
PRODUITS
PREFABRIQUES
EN BETON NORME BÉTON
NF EN 206-1

FASCICULES DE
NORMES SUR LES CONSTITUANTS
RECOMMANDATIONS
LA NORME BÉTON : NF EN 206-1

STRUCTURES EN
BÉTON

NORMES NORMES ET DOCUMENTS


NORMES DE NORMES D’EXÉCUTION
DIMENSIONNEMENT Produits D’ESSAIS
préfabriqués
structuraux en - Sur béton frais
béton - Fascicule 65
EUROCODE 0 NF EN 12350
et NF EN
-Autres fascicules du CCTG puis EN 13670-1
- Sur béton durci (exécution des structures en béton)
13369
EUROCODE 1 NF EN 12390 - NF P 18-201 (DTU 21)
- Autres DTU
EUROCODE 2
NORME BÉTON
NF EN 206-1

FASCICULES DE
RECOMMANDATIONS
NORMES SUR LES CONSTITUANTS
-Alcali-réaction
CIMENTS / GRANULATS / ADJUVANTS…
- Gel / dégel
La norme
béton
NF EN 206-1
Jacques GUINOISEAU
Délégué Régional SNBPE
Ouest Atlantique

BETON EN SITE MARITIME


La norme NF EN 206-1
dans le contexte normatif
et réglementaire
HISTORIQUE

2002 2003

Norme Européenne Annexe nationale


EN 206-1

+
19 pays de l’Islande à la Grèce
HARMONISATION DES TEXTES

STRUCTURES EN
BÉTON

Normes NORMES ET DOCUMENTS


NORMES DE Produits NORMES
DIMENSIONNEMENT
D’EXÉCUTION
préfabriqués D’ESSAIS
structuraux en
- Sur béton frais
béton - Fascicule 65
EUROCODE 0
NF EN 12350
dont Norme -Autres fascicules du CCTG puis EN
NF EN 13369 - Sur béton durci 13670-1 (exécution des structures en
EUROCODE 1 béton)
NF EN 12390
- NF P 18-201 (DTU 21)
EUROCODE 2 - Autres DTU
NORME BÉTON
NF EN 206-1

FASCICULES DE
RECOMMANDATIONS
NORMES SUR LES CONSTITUANTS
-Alcali-réaction
CIMENTS / GRANULATS / ADJUVANTS…
- Gel / dégel
HARMONISATION DES TEXTES

NF EN 206-1 incontournable pour les bétons de structure coulés en place

Bâtiment Génie civil


NF P 03-001 : marchés privés

DTU 21 : exécution des ouvrages en Décret de 1974


béton Fascicule 65
Livret SNCF
DTU applications : dallages, CCTG EDF
fondations, … …
Désignations, spécifications
et modalités de contrôle
des bétons
BETONS NON COUVERTS

BETONS NON
STRUCTURAUX
dont

Béton de remplissage Béton aéré


Béton de calage, propreté Béton mousse
Béton de tranchée Béton/Granulats non-minéraux
Béton très léger : Mv < 800 kg/m³ Béton réfractaire
Béton poreux (caverneux)

Nota : mortiers et chapes sont couverts par d’autres normes européennes


LES PRODUITS NF EN 206-1

Béton à Propriétés Spécifiées

BPS
NF EN 206 -1
206-1

Garantit la résistance/producteur

Béton à Composition Prescrite

BCP
Composition
étude

BCP
Dosage
DTU 21

(chantiers de classe A)
LES BPS

NF EN 206 -1
206-1
Béton à Propriétés
Spécifiées
Classe
Classe de
de résistance
résistance en
en compression
compression

Classe
Classe d’exposition
d’exposition

Classe
Classe de
de consistance
consistance

Dimension
Dimension maximale
maximale des
des granulats
granulats

Dosage
Dosage en
en ciment
ciment découlant
découlant de
de la
la
classe
classe d’exposition
d’exposition

Classe
Classe de
de teneur
teneur en
en chlorures
chlorures
N O U V E A U
LES BPS

Classe
Classe de
de résistance
résistance en
en compression
compression

BPS
NF EN 206 -1
206-1

…, C30/37, …
LES BPS

Classe de résistance
(béton normal ou béton lourd)
30 MPa 37 MPa

C30/37

Cylindre Cube
Valeur prise en compte dans
les calculs de dimensionnement
LES BPS

Classe de résistance Résistance caractéristique Résistance caractéristique


à la compression minimale sur cylindre minimale sur cubes
C8/10 8 10
C12/15 12 15
C16/20 16 20
C20/25 20 25
C25/30 25 30
C30/37 30 37
C35/45 35 45
C40/50 40 50
C45/55 45 55
C50/60 50 60
C55/67 55 67
C60/75 60 75
C70/85 70 85
C80/95 80 95
C90/105 90 105
C100/115 100 115
LES BPS

Classe
Classe de
de résistance
résistance en
en compression
compression

BPS
NF EN 206 -1
206-1

•• Augmentation
Augmentation de
de la
la résistance
résistance moyenne
moyenne

Un seul fractile de 5% pour toutes les classes

•• Fréquence
Fréquence de
de contrôle
contrôle accrue
accrue :: qualité
qualité renforcée
renforcée
LES BPS

Classes d’exposition

ƒ La norme définit SIX CLASSES D’EXPOSITION, en fonction des ACTIONS dues à


l’ENVIRONNEMENT :

¾ XO :AUCUN RISQUE de CORROSION NI D’ATTAQUE


¾ XC : CORROSION INDUITE PAR CARBONATATION
¾ XD : CORROSION INDUITE PAR LES CHLORURES, AYANT UNE ORIGINE
AUTRE QUE MARINE
¾ XS : CORROSION INDUITE PAR LES CHLORURES PRESENTS DANS
L’EAU DE MER
¾ XF : ATTAQUE GEL/DEGEL AVEC ou SANS AGENT DE DEVERGLAÇAGE
¾ XA : ATTAQUES CHIMIQUES
LES BPS

Classes
Classes de
de consistance
consistance

BPS
NF EN 206 -1
206-1

S1
S2
S3
S4
S5 (nouvelle classe)

Les classes d’affaissement au cône d’Abrams sont les suivantes :


S1 S2 S3 S4 S5
Affaissement en mm 10-40 50-90 100-150 160-210 >220
LES BPS

Désignation
Désignation normalisée
normalisée du
du ciment
ciment

BPS
NF EN 206 -1
206-1

Prise en compte
dans la classe
d’exposition
LES BPS

Classe
Classe de
de teneur
teneur en
en chlorures
chlorures

BPS
NF EN 206 -1
206-1

N O U V E A U
CL 0,20
CL 0,40
CL 0,65
CL 1,00

Cl 0,40 BA > 90% 0,40 %


DESIGNATION DU BPS

BPS NF EN 206–1 C30/37 XF1/XC2 (F) Dmax 22,4 S3 CL 0,40

Granularité Classe de teneur en


chlorures
Classe
Conformité à la d’exposition Classe de
norme européenne consistance

Classe de résistance à la
compression :
fckcyl 30 / fckcub 37 NF EN 206-1

Les BPS sont les produits principalement


commercialisés par le BPE
LES PRODUITS NF EN 206-1

Béton à Propriétés Spécifiées


BPS
NF EN 206 -1
206-1

Garantit la résistance/producteur

Béton à Composition Prescrite

BCP
Composition
étude

BCP
Dosage
DTU 21
LES BCP

BCP
Bétons à Composition Prescrite
(remplacent les BCS)

Deux types de BCP

BCP résultant d’une « étude » BCP défini dans une « norme »


Composition détaillée établie par Dosage en ciment prédéfini
le client-prescripteur
art. 4.5.3 du DTU 21
LES BCP

CAS DES BCP SUR ETUDE

Un BCP défini à partir d’une "Etude" "ne doit être formulé « que
par un prescripteur expérimenté disposant d’une réelle
compétence dans la formulation du béton » (Annexe nationale
Tableau NA.2)

Le prescripteur-utilisateur doit s’assurer que la composition


prescrite :

• respecte les spécifications minimales de la classe


d’exposition à laquelle est soumis l’ouvrage (Tableau
NA.F.1)
• permet d’atteindre la résistance caractéristique retenue
pour le calcul de l’ouvrage
LES BCP

Cas d’un Béton à Composition Prescrite commandé au BPE

Client (prescripteur) Producteur

• Étude particulière
È • Garantie de respect de la
• Composition détaillée composition donnée par
È l’utilisateur
• Contrôles de résistance définis par
l’utilisateur
LES CLASSES D’EXPOSITION

BPS BCP

CLASSES
D’EXPOSITION
LES CLASSES D’EXPOSITION

X0 Béton non armé ne subissant aucune agression

Courantes XC Béton armé

XF Béton non protégé soumis à des cycles gel/ dégel

Corrosion induite par des chlorures présents


XS dans l’eau de mer

Particulières XD Corrosion induite par des chlorures ayant une


origine autre que marine

Attaques chimiques
XA

Choix de la classe d’exposition Responsabilité du prescripteur


LES CLASSES D’EXPOSITION COURANTES

Risque de corrosion par carbonatation

XC
Béton armé ou
précontraint
CLASSE D’EXPOSITION DESCRIPTION DE L’ENVIRONNEMENT

XC1 Sec ou Humide en permanence

XC2 Humide, rarement sec

XC3 Humidité modérée

XC4 Alternance d’humidité et de séchage


LES CLASSES D’EXPOSITION COURANTES

Risque de gel dégel

XF

Béton armé
ou précontraint
LES CLASSES D’EXPOSITION COURANTES

Gel
Faible
XF1 XF2
Modéré

Sévère XF3 XF4

Lien état de saturation et recommandations


LES CLASSES D’EXPOSITION COURANTES

Carte des
zones
de gel

cf FD P 18-326
LES CLASSES D’EXPOSITION

Expositions courantes

X0 XC1/XC2 XF1 XF2 XF3 XF4


XC3,XC4,XD1

Eeff/liant équivalent - 0,65 0,60 0,55 0,55 0,45


maxi

Résistance mini C20/ C25/ C25/ C30/ C30/


-
25 30 30 37 37

Liant éq. mini 150 260 280 300 315 340

Air mini - - - 4 4 4

Additions maxi Ex:


Cendres volantes
0,30 0,30 0,30 0,30 0,30 0,30

Nature ciment - - - - - -
LES CLASSES D’EXPOSITION PARTICULIERES

Corrosions des armatures par les


chlorures

XD ou XS
Béton armé
ou précontraint
CLASSE D’EXPOSITION DESCRIPTION DE L’ENVIRONNEMENT

XS1 Exposé à l’air véhiculant du sel marin, mais pas en contact


direct avec l’eau de mer

XS2 Immergé en permanence

XS3 Zones de marnage, zone soumises à des projections ou à


des embruns

XD1 Humidité modérée

XD2 Humide, rarement sec

XD3 Alternance d’humidité et de séchage


LES CLASSES D’EXPOSITION PARTICULIERES

Chlorures marins

Chambre 1 SdB Chambre 2


Chlorures mer
Cuisine Dégt Séjour
XS
Garage Sous-sol

Choix de la classe d’exposition Responsabilité du client-prescripteur


LES CLASSES D’EXPOSITION PARTICULIERES

Chlorures marins

XS1(XS2) pas de contact direct


avec l’eau de mer

Béton non protégé Air véhiculant du sel marin

Chambre 1 SdB Chambre 2

Cuisine Dégt Séjour

Garage Sous-sol

≤ 1 Km
Choix de la classe d’exposition Responsabilité du client-prescripteur
LES CLASSES D’EXPOSITION PARTICULIERES

Chlorures marins

XS2
Élément de structure marine
Immergé en permanence

Chambre 1 SdB Chambre 2

Cuisine Dégt Séjour

Garage Sous-sol

Choix de la classe d’exposition Responsabilité du client-prescripteur


LES CLASSES D’EXPOSITION PARTICULIERES

Chlorures marins
Zone de marnage,
Zones soumises à des projections ou
à des embruns XS3

Béton non protégé


Chambre 1 SdB Chambre 2 Élément de structure marine

Cuisine Dégt Séjour

Garage Sous-sol

≤ 100 m
Choix de la classe d’exposition Responsabilité du client-prescripteur
LES CLASSES D’EXPOSITION PARTICULIERES

Attaques chimiques

XA
Béton armé
LES CLASSES D’EXPOSITION PARTICULIERES

Valeurs limites pour les classes d’exposition


aux attaques chimiques

Eaux de surface et
souterraines : XA1 XA2 XA3
Sulfate mg/l >200 et <600 >600 et < 3000 >3000 et < 6000
pH <6.5 et >5.5 <5.5 et >4.5 <4.5 et >4.0
Ammoniac mg/l >15 et <30 >30 et < 60 >60 et < 100
Gaz carbonique mg/l >15 et <40 >40 et < 100 > 100
Magnésium mg/l >300 et <1000 >1000 et < 3000 >3000

Sol :
Sulfate mg/kg >2000 et <3000 >3000 et < 12000 >12000 et < 24000
Acidité >200 n’est pas rencontré dans la pratique
LES CLASSES D’EXPOSITION

Expositions particulières : attaques


MARINS CHLORES CHIMIQUES

XS2/XS1 XS3 XD2 XD3 XA1 XA2 XA3

Eeff/liant 0,55 0,50 0,55 0,50 0,55 0,50 0,45


équivalent maxi

Résistance mini C30/ C35/ C30/ C35/ C30/ C35/ C40/


37 45 37 45 37 45 50

Liant éq. mini 330 350 330 350 330 350 385

Air mini - - - - - - -

Additions maxi 0,15 0,15 0,15 0,15 0,30 0,15 0,00


Ex: Cendres volantes

Nature ciment PM PM - -

P18-011
LES CLASSES D’EXPOSITION : CONCLUSIONS

XF
XA

XC
X C

XD
Plusieurs classes d’exposition peuvent se combiner sur une même partie de
l’ouvrage (par exemple XA1 et XF3)
CONTROLES ET TRACABILITE

BPS BCP

CONTRÔLES ET
TRACABILITE DE LA
PRODUCTION
CONTROLES ET TRACABILITE

Équipement de stockage

Assurer un stockage qui permet de conserver les propriétés des matériaux

Équipement de dosage

• Matériel de pesage de Classe IV minimum


• Respect des tolérances fixées dans le tableau 2-1 de la norme
NF EN 206-1
• Mesure en continu des teneurs en eau des sables et ajustement ou correction
de la composition
• Enregistrement des pesées par gâchée ou par charge
Certification
LA MARQUE NF-BETON PRÊT A L’EMPLOI

La marque NF-BETON PRET A L’EMPLOI est une marque de qualité volontaire


créée le 27 janvier 1967.

La marque NF atteste de la conformité des produits aux normes sur la base


d’un référentiel de certification.

Le référentiel de certification a été révisé pour intégrer en remplacement de


la norme XP P 18-305, la norme européenne NF EN 206-1.

Le nouveau référentiel a été finalisé début 2005


LA MARQUE NF-BETON PRÊT A L’EMPLOI

La marque NF-Béton prêt à l’emploi : Un complément naturel à la NF EN 206-1

DURABILITE – TRACABILITE - PERFORMANCE

La certification NF-BETON PRET A L’ EMPLOI de conformité


aux normes, matérialisée par la marque NF délivrée par
AFNOR CERTIFICATION apporte la garantie :

- que le producteur met en place un système


d’assurance qualité et vérifie par des essais sur
constituants et sur bétons le respect des
caractéristiques normalisées,

- que le système d’assurance qualité du


producteur ainsi que son autocontrôle est vérifié
La norme
béton
NF EN 206-1
Guide d’utilisation du béton
en site maritime

LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 1
Sommaire:

¾ Pourquoi un guide
¾ Champ d’application
¾ Objectifs
¾ Son organisation, les points importants
¾ les fiches techniques
¾Le tableau des choix des classes
d’expositions de L’EFB

LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 2
Pourquoi un guide
ƒ Un référentiel technique nouveau

NF EN 206-1

Fascicule 65 du CCTG

Eurocode

LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 3
Pourquoi un guide

ƒ Parce que les agressions du milieu sont


très spécifiques

Eau + Chlorures + sulfates …

LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 4
5

LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 5
6

LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 6
Pourquoi un guide

ƒ Parce que les agressions mécaniques


du milieu sont spécifiques.

LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 7
8

LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 8
Pourquoi un guide
ƒ Spécificité des techniques de
construction et de mise en œuvre
du béton

LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 9
Ouvrage coulé en place
Bétonnage sous l’eau

1
0
LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 10
10
Préfabrication d’éléments sur site

1
1
LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 11
11
Préfabrication d’éléments sur site

1
2
LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 12
12
Préfabrication d’éléments sur site

1
3
LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 13
13
Préfabrication de l’ensemble de l’ouvrage
amené par flottaison

1
4
LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 14
14
Organisation du guide
Chapitre 1: Introduction générale
Chapitre 2: Spécificités des ouvrages en béton en
environnement maritime
Chapitre 3: Béton en site maritimes, exigences et
spécifications
Chapitre 4: Mise en œuvre du béton
Chapitre 5: Contrôle de la qualité
Chapitre 6: Gestion des ouvrages
Chapitre 7: Application ( fiches d’ouvrages)
Annexe 1: Bibliographie
Annexe 2: Référentiel Technique
Annexe 3: Fiches d’ouvrages
1
5
LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 15
15
Chapitre 1: Introduction
générale
Champs d’application
ƒ S’adresse aux maîtres d’œuvre, aux maîtres d’ouvrage,
gestionnaires, laboratoires de contrôles
ƒ Construction des ouvrages en béton en site maritime
Sur le matériau et pas sur la structure
ƒ Béton non armé, armé et précontraint
ƒ Béton coulé en place (notamment sous l’eau)
ƒ Béton préfabriqué en usine et sur chantier
Le guide ne traite pas:
- de l’entretien et de la réparation du béton
- du béton projeté
1
6
LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 16
16
Chapitre 1: Introduction
générale
Objectifs du guide
Définition du cahier des charges (spécifications du
Maître d’œuvre béton, techniques de mise en œuvre, dispositions
constructives, contrôles,…)
Définition du programme en matière de béton
Maître d’ouvrage (Durée de vie, niveau de service et protection de
l’environnement

Sensibilisation à la problématique de la durabilité


Gestionnaire des structures en béton

Laboratoire de Organisation et contenu du contrôle, conseil et


contrôle assistance au maître d’ouvrage et maître d’œuvre

1
7
LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 17
17
Chapitre 1: Introduction
générale

Considérations générales sur le béton et


ses constituants:

ƒ ciments,
ƒ granulats,
ƒ additions,
ƒ adjuvants,
ƒ ajouts,
ƒ eau de gâchage
1
8
LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 18
18
Chapitre 2 : Spécificités des
ouvrages en béton en
environnement maritime

Contexte et problématique de la construction


en site maritime

ƒ Spécificités liées à la typologie des ouvrages

ƒ Spécificités liées au mode de construction et de


mise en œuvre

ƒ Spécificités liées à l’agressivité du milieu

1
9
LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 19
19
Chapitre 2 : Spécificités des
ouvrages en béton en
environnement maritime
Spécificités liées à la typologie des ouvrages

2
0
LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 20
20
Chapitre 2 : Spécificités des
ouvrages en béton en
environnement maritime
Une exploitation variée des ouvrages
ƒ Chargement / Déchargement
ƒ Amarrage / Accostage

ƒ Protection contre la mer


ƒ Construction navale
ƒ Embarquement
ƒ Soutènement
ƒ…
2
1
LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 21
21
Chapitre 2 : Spécificités des
ouvrages en béton en
environnement maritime
Spécificités liées à l’agressivité du milieu
Agressions mécaniques dues aux sollicitations d’exploitation des
ouvrages, aux frottements et chocs des navires, à l’action de la
houle, à l’érosion due à l’effet des vagues.

2
2
LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 22
22
Chapitre 2 : Spécificités des
ouvrages en béton en
environnement maritime
Spécificités liées à l’agressivité du milieu

Attaques externes sur le béton


seul
ƒ des chlorures
ƒ sulfatique d’origine externe

2
3
LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 23
23
Chapitre 2 : Spécificités des
ouvrages en béton en
environnement maritime
Spécificités liées à l’agressivité du milieu
Attaques internes du
béton (RGI)
ƒ Réaction Alcali-Granulat (RAG)
Réaction entre la solution alcaline interstitielle du béton
et certains granulats, produisant un gel silico-alcalin
expansif.

ƒ Réaction Sulfatique Interne (RSI)


Formation différée d’ettringite (produit expansif pouvant
générer des gonflements) après la prise du ciment et
sans apport de sulfate externes.
Touche des structures qui ont subi une élévation
excessive de température lors de la prise du béton
(pièces massives ou éléments préfabriqués traités
thermiquement)
2
4
LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 24
24
Chapitre 2 : Spécificités des
ouvrages en béton en
environnement maritime
Spécificités liées à l’agressivité du milieu

Cycles gel-dégel
ƒ Action des cycles de gel/dégel
ƒ Écaillage de surface

2
5
LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 25
25
Chapitre 2 : Spécificités des
ouvrages en béton en
environnement maritime
Spécificités liées à l’agressivité du milieu
Corrosion des armatures
ƒ Pénétration des chlorures
En zone immergée, pénétration des chlorures
par diffusion, sous gradient de concentration
en chlorures entre la surface riche en
chlorures et le cœur exempt de chlorures

En zone soumis à des cycles d’humidification


séchage, pénétration des chlorures par
migration avec la phase liquide par capillarité.
Ce phénomène est plus rapide que la
diffusion ce qui fait que c’est en zone de
marnage et d’aspersion que l’agressivité
sera maximum
2
6
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26
Chapitre 2 : Spécificités des
ouvrages en béton en
environnement maritime
Spécificités liées à l’agressivité du milieu
Corrosion des armatures

Carbonatation
Le dioxyde de carbone qui pénètre à l’intérieur des pores du béton par un
phénomène de diffusion produit une consommation de la porlandite et
conduit à une chute du pH, ce qui entraîne une dépassivation des aciers.
Dans le processus de pénétration, l’humidité relative des pores du béton
joue un rôle primordial.
En environnement marin, le phénomène de carbonatation est souvent
limité (humidité importante)

2
7
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27
Chapitre 3 : Les bétons en site
maritime, exigences et spécifications

ƒ Les exigences performantielles (mécaniques,


ouvrabilité, esthétisme, durabilité), les
recommandations

ƒ Le référentiel technique (règlements, normes,


guides,…)

ƒ La prescription du béton (CCTP)

ƒ Les bétons spéciaux et innovants (BAP, BHP, BFUP)

2
8
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications
Réglementaire
Normatif Le référentiel technique

2
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications
Documentation
Le référentiel technique
technique
Guides

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0
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications
Le référentiel technique

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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications
Le référentiel technique

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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications
Le référentiel technique

3
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications
Le référentiel technique

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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications

La prescription du béton (CCTP)

Les classes d’exposition


Selon NF EN 206-1

3
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35
Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications
Corrosion induite par les chlorures présents dans
l’eau de mer
Béton contenant des armatures ou des pièces métalliques noyées soumis au contact des
chlorures présents dans l’eau de mer ou à l’action de l’air véhiculant du sel marin

Exemples informatifs : choix


Classe Description de l'environnement
des classes d'exposition

Exposé à l’air véhiculant du sel Structures sur ou à proximité


XS1
marin, mais pas en contact direct d’une côte (<1km de la côte,
avec l’eau de mer parfois plus, jusqu’à 5 km)

XS2
Immergé en permanence Eléments de structures marines

Eléments de structures marines


Zones de marnage, zones
XS3 ( jusqu’a 100 m au moins de la côte,
soumises à des projections ou à
parfois plus, jusqu’a 500 m, suivant
des embruns la topographie particulière
3
6
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36
Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications
Corrosion induite par carbonatation
Béton contenant des armatures ou des pièces métalliques noyées exposé à l’air et
à l’humidité

3
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37
Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications
Attaques d’origine chimique
Béton est exposé aux attaques chimiques se produisant dans les sols naturels ou
les eaux souterraines

3
8
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications
Corrosion induite par les chlorures, ayant une
origine autre que marine
Béton contenant des armatures ou des pièces métalliques noyées soumis au contact
d’une eau ayant une origine autre que marine, contenant des chlorures, y compris des
sels de déverglaçage

3
9
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications
Attaques gel/dégel avec ou sans agent de
déverglaçage
Béton soumis à une attaque significative due à des cycles de gel/dégel

4
0
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications

Gel faible ou modéré


XF1 (sans agent de déverglaçage)
XF2 (avec agent de déverglaçage)

Gel sévère

XF3 (sans agent de déverglaçage)


XF4 (avec agent de déverglaçage)

Gel modéré ou sévère

Suivant l’altitude

4
1
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications

4
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications
Tableau NA.F.1 de la NF EN 206-1

4
3
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications
Tableau art 81.2.2 du Fascicule 65

4
4
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications
Classes d’exposition et seuils d’ouverture des fissures

Valeurs recommandées de Wmax (mm), ouvertures


des fissures en fonction de la classe d’exposition

Dimensionnement aux
états limites de services
(ELS)

Extrait de l’annexe
nationale de la norme NF
EN 1992-1-1
4
5
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications

4
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications
Prévention contre les risques d’alcali-réaction

4
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications
Prévention contre les risques d’alcali-réaction

4
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications
Prévention contre les risques de réaction sulfatique interne

4
9
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications
Prévention contre les risques de réaction sulfatique interne

5
0
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications
Prévention contre les risques de réaction sulfatique interne

5
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications

Enrobage des armatures

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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications

Enrobage des armatures


Paramètre fondamental => Garantir la durabilité d’un ouvrage en
béton armé, en protégeant ses armatures des agressions
extérieures

Aucun enrobage ne doit être inférieur à Cmin


Cnom = Cmin + ΔCdev

Cnom est spécifié sur les dessins d’exécution et détermine la


dimension des cales à utiliser
ΔCdev correspond aux tolérances d’exécution
Cmin : exigences vis-à-vis de l’adhérence et des conditions
environnementale
Cmin = max (Cmin,b ; Cmin,dur ; 10mm) + ki
5
3
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications

Enrobage des armatures


Cmin = max (Cmin,b ; Cmin,dur ; 10mm) + ki

5
4
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54
Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications

Enrobage des armatures

DÉFINITION DE L’ENROBAGE

Cdev
Cnom
Cmin

Rappel : l’enrobage est défini comme la distance de l’axe de


l’armature à la paroi la plus voisine diminué du rayon nominal de
cette armature
5
5
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications

Enrobage des armatures

5
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Chapitre 3 : Les bétons en site maritime,
exigences et spécifications

5
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57
Chapitre 4 :
La mise en œuvre du béton
ƒ Présentation des différentes techniques et modes de
mise en œuvre
ƒ Conseils et recommandations pour la fabrication, le
transport et la mise en œuvre du béton
9 Béton coulé en place et coulage sous l’eau
9 Structure préfabriquée
ƒ Environnement

5
8
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58
Chapitre 5 :
Contrôle de la qualité

Prise en compte des nouvelles dispositions des


contrôles des bétons introduites par le Fasc. 65 du
CCTG.

Transfert du contrôle extérieur vers les contrôles


intérieurs des:
9 Épreuves de convenances
9 Contrôles de conformité

5
9
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59
Chapitre 5 :
Contrôle de la qualité
Nature des contrôles extérieurs
‰ Analyse des Plans Qualité
‰ Vérification de l’exécution du contrôle intérieur:
ƒ analyse des épreuves d’études des bétons,
ƒ analyse des résultats des épreuves de
convenances,
ƒ analyse des résultats des épreuves de
conformité avec réalisation de prélèvements
occasionnellement.

6
0
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60
Chapitre 6 :
Gestion des ouvrages

‰ Dispositions constructives

‰ Modalités de surveillance

‰ Suivi des paramètres de durabilité du béton

6
1
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61
Chapitre 7 :
Applications

ƒ Collection de fiches pratiques synthétiques par


type d’ouvrage

Spécifications du béton

Mise en œuvre

Contrôles d’exécution

6
2
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Utilisation du béton dans les ouvrages maritimes

6
3
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63
Le tableau des choix
des classes d’expositions
de L’Ecole Française du Béton (EFB)

Pour les ouvrages maritimes en béton

6
4
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64
6
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65
Utilisation du béton dans les ouvrages maritimes

6
6
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66
http://www.cetmef.developpement-durable.gouv.fr/accueil/publications/l-etat-de-l-art.html
http://www.infociments.fr/publications/genie-civil/collection-technique-cimbeton/ct-t93

Merci de votre attention


6
7
LES BETONS EN SITE MARITIME Présentation du guide CETMEF B THAUVIN LR St BRIEUC NANTES 25 novembre 2009 67
67
Extension du terminal Agro-
Alimentaire de Montoir

1
Extension du terminal Agro-
Alimentaire de Montoir

2
Amarrage navire de 225 m cap aval

( )

3
Amarrage navires de 115 m

( )

4
Extension du terminal Agro-
Alimentaire de Montoir

5
Extension du terminal Agro-
Alimentaire de Montoir
• L’ouvrage à construire est un prolongement de quai de
90 m de long en continuité du poste 1 du terminal agro-
alimentaire.
• La structure du futur quai est celle d’un quai ouvert sur
pieux à talus avec un tablier en béton armé de 35 cm
d’épaisseur sur un réseau de poutres transversales et
longitudinales de 95 cm de retombée. La maille
moyenne du grillage de poutres est 5.80x5.40 m2.
• La jonction en « biseau » de l’actuelle structure implique
une continuité mécanique entre l’ouvrage futur et
l’existant, nécessitant son renforcement

6
Extension du terminal Agro-
Alimentaire de Montoir
• En solution variante, l’entreprise propose
de modifier la structure proposée pour le
tablier par un ensemble de caissons
rectangulaires de taille moyenne 5.55m x
6.00m , préfabriqués sur le site, et prenant
appuis sur des chapiteaux cylindriques de
2.00 m de diamètre, également
préfabriqués sur site.

7
Caissons rectangulaires de 5.55x6.00 m2
Chapiteaux cylindriques

8
9
10
11
reconnaissances géotechniques depuis une
plateforme auto élévatrice

12
Préparation du chantier

13
Installations de chantier sur la berge

Les cantonnements Aires de préfabrication, stockage et


ferraillage en arrière de l’extension à
construire.

14
Préparation du chantier : Les études d’exécution
• Le dimensionnement de l’ouvrage pour son l’exécution a été réalisé grâce à une
modélisation aux éléments finis en 3D exécutée à l’aide du logiciel ROBOT millénium
V20.1.
• Cette prestation, ainsi que l’ensemble des plans de coffrages et d’armatures, a été
exécutée en interne au sein du BET de l’entreprise. L’étude en 3 D de l’ouvrage a
permis de proposer une solution variante parfaitement optimisée et donc plus
économique( économie de béton de presque 15% entre la solution de base et la
variante ).

Quai existant Modélisation 3D du quai à


construire , intégrant la
présence du quai existant.

Quai à construire
charges

15
Exemple de plan de
ferraillage ( poutre
d’accostage )

16
Phasage d’exécution

17
Phasage d’exécution

18
Phasage d’exécution

19
Phasage d’exécution

20
LES BETONS NORME NF EN 206-1
UTILISES SUR LE CHANTIER

21
Les exigences du CCTP
Le prescripteur

22
Les exigences de l’entreprise
L’utilisateur
• Pour le béton de structure
C40/50 :

– fcj à 48h00 > à 20 MPa


pour le positionnement de la
grue au travail.

– fcj à 24h00 > 15 MPa pour


assurer le décoffrage des
pièces lourdes.

23
Norme NF EN 206-1

24
• Béton de pieux : 1400 m3
• Désignation

L’exigence CL0,20 implique l’utilisation de CEM I du Havre.

25
• Béton de structure : 2500 m3
• Désignation :

26
Résultats des convenances sur C35/45

27
Résultats des convenances sur C40/50

28
Les travaux
• Du battage de pieux et de palplanches

• De la préfabrication sur chantier

• De la pose et de l’assemblage par clavage


d’éléments préfabriqués.

29
Les pieux

Le « raboutage » :
Les pieux sont livrés
en 2 parties et
assemblés sur site
par soudage.
Longueur des pieux :
25.00 m environ.
Ø813/12 et 720/10

30
31
Ces pieux sont battus
« fermés » avec une pointe
métallique.

La manipulation,
l’implantation et le guidage
des pieux.

32
Mise en fiche et battage
à l’aide d’un marteau
hydraulique IHC S50
( énergie maxi : 50 Kj )

33
Les pieux sont bétonnés et
armés sur toute leur
hauteur.
Le bétonnage se fait au
tube plongeur.

34
35
Le rideau de palplanches parafouille : mise en oeuvre par vibrofonçage

36
37
Coffrage, ferraillage de la poutre arrière

38
La préfabrication des pièces en béton armé : coffrage, ferraillage,
manutention,stockage.

39
La préfabrication des pièces en béton armé : les massifs en tête de pieux 40
41
42
43
44
45
46
Commentaires sur la mise en
oeuvre du béton
• Pour le béton de structure ( préfabriqué ou
clavage ), la classe d’affaissement S3 a
rendu le coulage assez aisé même dans
les zones ( nombreuses ) particulièrement
ferraillées.

47
Mise en oeuvre du béton
• Les coulages se sont effectués à la pompe
ou à la benne, selon l’occupation des
grues.

48
Mise en oeuvre du béton
• Bétonnage par temps froid :
• Les pièces préfabriquées ont été bâchées,
la température sous les bâches étant
préservée grâce à l’impulsion d’air chaud.
• Pour le bétonnage du hourdis, la forte
exposition au vent du quai rendait difficile
cette opération.
• Le maintien des bâches s’est avéré sur le
quai souvent délicat
49
• Préparation des coffrages :
– Concernant les coffrages des préfas, les fonds de
moule ont été recouverts d’une peinture spéciale
afin de donner un aspect poli aux surfaces coffrées.
– Les parements sont enduits d’une huile de
décoffrage à base d’huile végétale.
– Cet ensemble a permis d’obtenir un aspect fini
correct en terme de parement ( parement soigné
simple au sens du fascicule 65 ).
– La difficulté d’avoir un bon parement reste
néanmoins dans la recherche d’une étanchéité
parfaite pour éviter les fuites de laitance. 50
Mise en oeuvre du béton
• Le serrage :
– La vibration du béton s’est faite à l’aide de
vibreurs électriques , plus confortables à
l’utilisation et à l’entretien que les vibreurs
pneumatiques.
– Le diamètre des aiguilles :
• 70 mm pour les bétons de masse.
• 55 ou 60 mm pour les bétons courants.
• 40 à 45 mm pour les zones difficiles ( faible
épaisseur et ferraillage important

51
La construction depuis la berge par assemblage
des pièces préfabriquées

52
53
54
55
56
Construction par assemblage de préfa
fortement ferraillés

57
Construction par assemblage de préfa

58
Construction à l'avancement depuis la berge

59
Construction à l'avancement depuis la berge

Positionnement de la grue pour le travail au droit d’une « poutre


longitudinale » de caisson, 48H mini après avoir coulé le hourdi.

60
Construction à l'avancement depuis la berge

61
Construction à l'avancement depuis la berge

62
Caissons de la poutre d’accostage

63
Construction à l'avancement depuis la berge

Caissons de la poutre d’accostage 64


Construction à l'avancement depuis la berge

Poutre d’accostage

65
66
67
68
69
70
Pathologie de l’ancien quai : réparations

71
pathologie

72
hydrodémolition

73
Béton coffré

74
Béton projeté par voie sèche

75
Quelques chiffres

Quai 4 300 k€ HT pour une surface de


2000 m2 environ.

Réparation 900 k€ HT pour une surface de


2000 m2 environ.

DELAI 10 mois

Entreprise SEMEN TP

76

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