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Conception

de couverture : Christian Scheibling


Conception graphique intérieure : Noémi Adda
Mise en pages : Axel Micro

© Nathan, 1997
© Nathan/VUEF 2002
© Armand Colin, 2005, pour la présente impression
Internet : http://www.armand-colin.com

9782200273569 – 1re publication

Avec le soutien du

www.centrenationaldulivre.fr
INTRODUCTION

Le présent ouvrage est à la fois un livre d’autoperfectionnement et un manuel


de référence. Cette conception permet à l’étudiant travaillant seul de déceler et
de corriger ses propres faiblesses, que ses problèmes concernent l’expression
orale, la grammaire, le lexique ou le style.
Cet ouvrage s’adresse en premier lieu aux étudiants anglicistes :
– à ceux qui préparent les diplômes universitaires (DEUG, licence, maîtrise) ;
– aux étudiants des classes préparatoires ;
– aux étudiants qui préparent les grands concours (ENS, CAPES, agrégation). Il
intéressera également tous ceux qui désirent s’inscrire dans une université de
pays anglophone, quel que soit le cursus envisagé, ainsi que les jeunes
professeurs d’anglais débutants qui ressentent parfois le besoin de vérifier, de
consolider, tel ou tel aspect de leurs connaissances.
Afin de progresser à un rythme suffisamment rapide, les étudiants doivent
pouvoir travailler seuls. C’est pourquoi ce livre ne se présente pas sous la forme
traditionnelle d’une grammaire exhaustive servant uniquement d’ouvrage de
référence, mais comme un véritable outil de travail personnel, sélectif quant au
niveau de son contenu, au moyen duquel l’étudiant pourra tester
systématiquement ses connaissances, tout en les complétant et en les affinant. En
effet, à très peu d’exceptions près, toutes les questions sont traitées sous la forme
d’exercices, suivis d’analyses détaillées et de corrigés, ainsi que, le cas échéant,
de commentaires. En outre, un système de références croisées renvoie le lecteur
aux éventuels problèmes annexes.
Il va de soi qu’un livre de ce format ne peut traiter tous les aspects de chaque
problème. Vous trouverez cependant dans cet ouvrage la réponse à la majorité
des questions que se posent habituellement les étudiants - ou qu’ils devraient se
poser - au sujet de la prononciation et de la grammaire ; y figurent également des
chapitres d’une conception nouvelle qui vous permettront d’améliorer votre
vocabulaire, votre style.
L’ouvrage est composé de trois parties :
1. Le parlé et l’écrit (accent tonique, prononciation, orthographe, ponctuation...)
2. La correction de l’expression (questions de grammaire)
3. La qualité de l’expression (études lexicales et stylistiques...)
Un index complet se trouve à la fin du livre.
Comment travailler seul ?
Deux cas peuvent se présenter :
– vous cherchez un renseignement précis, une explication : vous utiliserez alors
ce livre comme manuel de référence ;
– vous voulez contrôler et approfondir vos connaissances : il vous servira de
livre d’autoperfectionnement.
Prenons des exemples précis.
a) Vous hésitez sur le choix d’une forme verbale : faut-il le prétérit ou le
present perfect ? Comment rendre tel ou tel imparfait français ? Vous vous
référez alors à l’index (Verbe : formes verbales), qui vous permettra de trouver
tout de suite la page où la question est traitée. Une hésitation sur le pronom
français « on » ou la traduction du relatif « dont » ? Vous cherchez ces mots à
leur place alphabétique dans l’index, qui vous indiquera immédiatement la page
où se trouve la solution de votre problème.
b) Vous avez décidé de travailler seul la qualité de votre anglais : vous
consultez alors le sommaire et vous choisissez selon vos besoins ou vos goûts du
moment. Les chapitres sur les phrasal verbs ou les « intraduisibles » pourraient
vous intéresser aujourd’hui, par exemple ; et demain, les fautes « usuelles » de
prononciation ou le subjonctif, ou encore les interjections idiomatiques...
Les sources de ce livre
Cet ouvrage est entièrement fondé sur les fautes constatées, année après
année, dans les copies et dans le discours d’étudiants de classes préparatoires.
Que ces anciens élèves trouvent ici, avec mon amical souvenir, mes
remerciements pour leur aide aussi précieuse qu’involontaire.

Susan WILSON-BIVER
1
L’ÉCRIT ET LE PARLÉ

1. QUESTIONS DE PRONONCIATION
L’anglais pris ici comme référence est ce qu’il est convenu d’appeler le
Standard British English, universellement compris, qui correspond à peu près à
l’anglais que l’on parle dans le sud-est de l’Angleterre.
Cela dit, si l’on vous a enseigné un autre accent, par exemple l’accent
américain, n’essayez pas d’en changer. Il vous faut une prononciation
homogène. Lisez simplement les graphies phonétiques selon votre habitude.
Vous avez évidemment tout intérêt à vous familiariser avec l’alphabet
phonétique international. Cependant, comme beaucoup de francophones le
maîtrisent assez mal, un tableau de tous les symboles qui diffèrent de l’alphabet
normal, chacun accompagné d’un mot clé, est présenté page suivante.
Deux points suivant un signe indiquent que la voyelle concernée est longue.
Exemple : [si :n] = seen ou scene (homophones, c’est-à-dire prononcés de façon
identique)
Quant aux diphtongues, elles sont représentées par deux signes.
Exemple : [rein] = rain, rein ou reign (homophones)
Remarque : votre attention sera souvent attirée sur les fausses analogies qui
expliquent bon nombre d’erreurs de prononciation.
Exemple : law = [lɔ :] (pas comme low)
Law se prononce donc, non pas avec la voyelle de go que l’on entend dans le
mot low, mais avec la voyelle de lord ([ɔ :]).
Dans la plupart des dictionnaires, l’accent tonique est indiqué par un signe
placé avant la syllabe concernée ; dans d’autres cependant vous le trouverez
situé après celle-ci. Pour vous éviter toute hésitation, l’accent tonique des mots
figurant en caractères de phonétique (sauf les monosyllabes) est toujours
souligné dans le présent ouvrage.
Exemple : effect = [ifekt]. Effect est donc accentué sur la seconde syllabe.
Même si vous n’avez que de très vagues notions de phonétique, il y a un
symbole que vous avez tout intérêt à apprendre dès le départ. Il s’agit du
symbole [ə], qui s’appelle schwa et correspond au degré zéro de la voyelle,
c’est-à-dire au son que vous entendez dans l’article indéfini et dans le suffixe -ar
de a cellar (forme phonétique : [ə selə]).
Quand le schwa est à peine audible, ce qui est surtout le cas devant un l, un m
ou un n, on l’omettra. Exemple : heaven = [hevn]

Tableau des signes phonétiques avec mots


clés

1.1 Les fautes « usuelles » de prononciation

exercice
Lisez à voix haute - en vous enregistrant si possible – les deux listes de mots
qui suivent. Lisez sans réfléchir : il s’agit de constater vos fautes habituelles.
Liste A : Mots usuels
above – abroad – allow – beard – biscuit – blood – broad – build – bury –
butcher – canal – can’t – capable – clerk – compromise – conquer – colour –
country – cradle – creature – cupboard – devil – Europe – European – evil –
flood – government – great – guard – guardian – half – haste – heir – honest –
image – immediate – industry – industrial – iron – irony – knowledge – narrator
– narrative – narration – nasty – none – onion – only – parliament – possession –
promise – rifle – said – says – scruple – shone – should – soul – stable – student
– study – sword – woman – women – young.
Liste B : Mots moins courants
anchor – aye – bosom – canoe – catastrophe – chaos – chasm – choir – cleanse
– colonel – Crusoe – ere – Eyre – gaol – Gloucester – gnu – gooseberry –
Greenwich – gauge – Hugh – indict – Ivanhoe – Leicester – lieutenant – lettuce
– ma’am – Maugham – Montreal – Œdipus – Penelope – plait – quay – Quebec –
raspberry – recipe – sergeant – simile – Socrates – spinach – Thames – thou –
trifle – Ulysses – Vaughan – victuals – wicked – yacht – yea.
corrigé
(Sauf dans les monosyllabes, l’accent tonique est souligné.)
Liste A :
əbʌv – əbrɔ :d (pas comme road) – əlau (pas comme low) – biəd (pas comme
bird) – biskit – blʌd – brɔ :d (pas comme road) – bild - beri : – butʃə (pas comme
butter) – kənæl - ka :nt (pas comme can) – keipəbl (comme cape, pas comme
cap) – kla :k1 – komprəmaiz (pas comme promise) – koŋkə (pas de w) – kʌlə
(pas comme collar) – kʌntri : – kreidl – kri :tʃə – kʌbəd – devl – juərəp –
juərəpiən – i :vl (ou i :vəl) – flʌd – gʌvnmənt – greit (pas comme greet) – gа :d
(pas de w) - gа :djən (pas de w) – hа :f – heist (comme waste) – eə (comme air)
– аnist (pas de h) – imidʒ (pas comme age) – imi :diət (dernière syllabe : pas
comme date) – indəstri : – indʌstriəl – aiən (pas de r) – airəni : (r normal) –
nаlidʒ (pas comme know) – nəreitə – nærətiv – nəreisn – nа :sti : – nʌn (comme
nun) – ʌnjən – əunli : (comme own et non on) – pа :ləmnt – pəzesn - prаmis (pas
de z) – raifl - sed (pas comme say) – sez – skru :pl (pas comme scrub) – ʃаn –
ʃud – səul (rime avec hole) – steibl – stju :dnt (comme few) – stʌdi : (comme
mud) – sɔ :d (pas de w) – wumn (comme wood) – wimin – jʌŋ (rime avec sung).
Liste B :
ænka - ai (comme eye) - buzm - kənu : – kətæstrəfï :2 – keijps – kæzm – kwaiə
(rime avec fire) – klenz (pas comme clean) – kɜ :nl (homophone de kernel) –
kru :səu (deux syllabes) – eə (comme air et heir) – eə (de même) - dzeil (s’écrit
aussi jail) – glpstə – nju : – guzbəri : (comme good et non goose) – grenits (pas
comme green) – geidz – hju : (homophone de hue et de hew) – indart (rime avec
alight) – aivnhəu (attention à la dernière syllabe) – lesta – leftenənt3 – letis –
ma :m (rime avec farm) – mɔ :m (rime avec form) - montri :ɔ :l4 – i :dipəs –
pineləpi :2 – plæt (pas comme plate) – ki : (homophone de key) – kwibek4 –
ra :zbəri : – resipi :2 – sa :dzənt3 – simili :2 – spkrəti :z – spinidz – temz – ðau
(rime avec now ; ne pas prononcer comme though !) – traifl – ju :lisi :z – vɔ :n –
vitlz (pas de k) - wikid5 – jpt (rime avec shot) – jei (rime avec day ; ne pas
prononcer comme un cowboy disant « Yeah ! »).

1.2 Oh ou or ? ([əu] ou [ɔ :])

Curieux sous-titre, peut-être, et cependant cette distinction présente un énorme


problème pour la majorité des francophones. Retenez donc bien ceci :
Dans presque tous les cas, les graphies suivantes : or, aw et au se
prononcent de façon identique, avec le son que vous entendez dans lord.
Exemples : autumn, awful, audience, dawn... (Une seule exception courante :
le mot aunt, qui se prononce avec la voyelle de car.)
exercice
Lisez à voix haute ces deux phrases (rappel : [ɔ :] = voyelle de lord).
1. Lord Paul Shaw ought to court Maud Shore’s daughter Audrey.
2. [lɔ :d pɔ :l ʃɔ : ɔ :t ta kɔ :t mɔ :d ʃɔ :z dɔ :tə ɔ :dri :]
analyse
• Shaw et Shore sont des homophones en anglais britannique.
• Si, tout en ayant appris un accent britannique, vous constatez une différence de
prononciation entre ces deux phrases, vous avez un problème... La faute la plus
fréquente consiste à prononcer la phrase 1 avec presque partout la voyelle de go
au lieu de celle de lord.
Commentaire
Même chez des anglophones qui en principe « parlent bien », on entend
souvent des liaisons qui prouvent que c’est bien le son de lord qu’ils prononcent.
Ainsi, ils prononceront, par exemple, I saw a flaw in the diamond comme si la
phrase s’écrivait I sore a floor in the diamond, avec deux liaisons, parfaitement
audibles, en r. Il s’agit de liaisons considérées comme fautives ; cependant, cela
passe pratiquement inaperçu, alors que la « faute française » correspondante, qui
consiste à prononcer la même phrase comme si c’était I so a flow in the
diamond, ferait sourire ou grimacer un native speaker.
exercice
Prononcez à voix haute, en faisant bien la distinction, les paires (ou groupes)
de mots suivantes :

et surtout :

Remarque : Les graphies augh, aught et ought se prononcent pratiquement


toujours avec la voyelle de lord. Exemples : daughter, caught, naughty...
(Exceptions : laugh, qui rime avec half, et laughter.) ought, bought, fought,
nought... (Exception : drought, qui rime avec shout.)

1.3 Problèmes de suffixes et de préfixes

Nous allons considérer tour à tour la prononciation des suffixes -ed, -(e)s, -
age, -ate et -ey, puis des préfixes latins.

-ED
En ce qui concerne les verbes (prétérit et participe passé), on ajoute une
syllabe (prononcée [id]) après les sons (pas nécessairement les lettres) t et d :
(hated, decided, wanted, waded, etc.) et après ces deux sons seulement.
Ainsi vous ne serez plus jamais tenté de rajouter une syllabe pour le -ed de,
par exemple, answered, watched, asked, etc.
Cependant, certains adjectifs non verbaux se terminant en -ed se prononcent
avec une syllabe supplémentaire prononcée [id]. Les adjectifs de cette catégorie
que l’on rencontre le plus fréquemment sont : wicked, ragged, jagged, naked,
crooked, sacred, wretched, tous en deux syllabes, et beloved (trois syllabes).
exercice
Comme vous le savez, aged et learned ont chacun deux prononciations.
Prononcez, en analysant le sens :
a child aged three – a well-learned lesson – an aged man – a learned sage.
corrigé
En une seule syllabe : A child aged three (= who is three years old) – a well-
learned lesson (= which has been learned well).
En deux syllabes : An aged man (= very old) ; a learned sage (= erudite).

-S (ET-ES)

Faut-il ajouter une syllabe en prononçant un s final ? Oui si le mot est difficile
à prononcer (ou si l’on n’entend pas le s final) sans cette adjonction.
exercice
Prononcez :
watches - ridges - rises - annexes - asks - fishes - clothes - losses.
corrigé
On ajoute une syllabe (prononcée [iz]) uniquement après les sifflantes et les
chuintantes. Cela concerne tous les mots de la liste sauf asks ([a :sks]) et clothes
([kləuǒz]). Étudions ces deux cas.
Il est certes difficile pour un francophone de prononcer un s après le groupe
sk, th, etc., mais comme le son final de ces graphies n’est ni une sifflante ni une
chuintante, il faut absolument réussir à prononcer le s sans ajouter de syllabe. Si
vous voulez vous exercer, répétez trois fois de suite ce tongue-twister : George
VI’s throne (qui se lit George the Sixth’s throne).

-AGE

a) Les noms en -age

Deux cas se présentent.


1. La graphie -age fait partie intégrante d’un monosyllabe : elle est alors
accentuée. Exemples : sage, age, stage, wage, cage.
2. La graphie -age est un suffixe non accentué : ce suffixe se prononce
exactement comme le suffixe -idge de porridge. Exemples : image, village,
cabbage, sausage, courage.

b) Les verbes en -age

Le -age de presque tous ces verbes se prononce comme le suffixe -idge de


porridge : manage, disparage, encourage, etc. Parmi les rares exceptions, citons
engage et assuage, dont le suffixe rime avec page.

-ATE

Le suffixe -ate n’est jamais accentué, mais possède deux prononciations


différentes.
a) Pour les verbes, ce suffixe se prononce [eit] (comme dans hate).
b) Pour les adjectifs et un grand nombre de noms, il se prononce [at]. (Les
fautes sont très fréquentes dans cette catégorie.)
exercice
Prononcez les mots suivants :
consummate (verbe) – consummate (adjectif) - separate (verbe) – delicate -
chocolate - dedicate - estimate (nom) – relate – communicate – predicate (nom) –
conjugate - estimate (verbe) – separate( adjectif) – deliberate (adjectif) –
deliberate (verbe).
corrigé
kɒnsəmeit – kɒnsəmət – sepəreit – delikət – tʃɒklət – dedikeit – estimət – rileit
– kəmju :nikeit – predikət – kɒndjəgeit – estimeit – sepərət – dilibərət –
dilibərəit.
Remarques :
Vous aurez constaté que le même mot peut avoir deux prononciations
différentes, selon son emploi : to estimate [-eit] – an estimate [-ət] ; to separate
[-eit] – separate (adj.) [-at].
Quelques rares noms se prononcent avec le -ate de hate. Exemple : a mandate
[mændeit].

-EY

Les terminaisons -y et -ey se prononcent exactement de la même manière.


Évitez surtout la prononciation [ei] (comme dans day) pour des mots tels que :
money, honey, monkey, donkey, lackey, valley. (Pensez à key, qui ne pose aucun
problème : [ki :]).

LES PRÉFIXES LATINS
exercice
Lisez à haute voix la phrase suivante, puis analysez grammaticalement ce que
vous aurez constaté :
He will present you with a splendid present.
analyse
Le même mot, present, est accentué sur la première syllabe lorsqu’il s’agit
d’un nom (a splendid present), sur la deuxième syllabe quand il s’agit d’un verbe
(he will present).
Ce phénomène est loin d’être isolé. Il se remarque très souvent dans les
dissyllabes dont le premier élément est un préfixe latin. Les préfixes concernés
sont, essentiellement : re-, pre-, pro-, con- et sub-.
exercice
Lisez à haute voix les phrases suivantes :
1. I’ve recorded that concerto for you. I hadn’t got it on a CD, so I used an old
record.
2. The prisoners, who were subjects of the neighbouring king, were subjected
to an interrogation by the rebels.
3. The contrast produced by the cold water made him contract his stomach
muscles.
4. Oscar Wilde objected to Victorian hypocrisy and rebelled against its
conventions.
corrigé
L’accent tonique des mots en question est imprimé en caractères gras :
1. I’ve recorded... an old record.
2.... who were subjects... were subjected... by the rebels.
3. The contrast produced... made him contract...
4. Oscar Wilde objected... and rebelled...
Remarques :
– Phrase 4 : le mot object est accentué par analogie avec subject : le verbe se
prononce donc to object et le nom an object.
– La « règle des dissyllabes » est loin d’être absolue. (Exemple : He revels in
the revels –&gt ; verbe et nom accentués de la même manière.) Par ailleurs, cette
règle peut s’appliquer à des mots qui ne sont pas des dissyllabes : an envelope/to
envelop.
Établissez votre propre liste d’après vos observations personnelles.

1.4 Prononciation et orthographe : quelques points de repère

exercice
Lisez à voix haute les listes suivantes, en identifiant leur élément commun :
Groupe 1. danger - change - ancient - chamber.
Groupe 2. subtle - doubt - debt - answer - sword.
Groupe 3. whistle - listen - often - castle – hasten.
Groupe 4. a) honest - honour - dishonourable - hour - heir - heiress.
b) heritage - inherit.
c) hotel - humour - history - herb.
Groupe 5. command - dance - path - castle - glance - can’t.
Groupe 6. come - glove – country – other - none - young - southern – colour -
above.
Groupe 7. stifle - cradle - rifle - sidle - trifle - stable.
Groupe 8. worm - worse - worth – world.
Groupe 9. a) swan - wasp - wan - swallow - quandary - quality – squander.
b) waltz - walnut - swarm - quartz - squawk.
c) wag - wax.
Groupe 10. a) knave - knife - knee.
b) gnaw - gnome - gnat.
c) pseudo - psychic.
d) pneumatic - pneumonia.
corrigé
Groupe 1. La voyelle accentuée se prononce partout comme dans le mot
chain : danger = [deindzə]. (Bien diphtonguer la voyelle.)
Groupe 2. Il s’agit de mots comportant des consonnes muettes : des b pour les
premiers mots, des w pour les deux derniers : subtle = [sʌtl], sword = [sɔ :d], etc.
Groupe 3. Exemples de mots dans lesquels le t est muet ; il y en a beaucoup
d’autres. Ainsi, whistle = [wisl], often = [fn], etc. (Certains anglophones
prononcent le t du mot often. Il vaut mieux ne pas les imiter.)
Groupe 4. Héritage de la conquête normande, certains h ne se prononcent pas
en anglais.
a) le h de ces mots est toujours muet. Même règle pour les mots qui en sont
directement dérivés (exemple : honesty).
b) deux mots apparentés à heir (h muet), sur lesquels on pourrait légitimement
hésiter : sachez que leur h est toujours prononcé.
c) ce groupe est composé de quelques mots où l’usage reste flottant.
Cependant, la tendance actuelle est de prononcer le h de ces mots.
Groupe 5. En Standard British English, on prononce tous ces mots avec la
voyelle de car ([a :]) et non pas avec celle de cat ([æ]).
Groupe 6. Il s’agit uniquement de mots dont la voyelle se prononce comme
celle de duck ([ʌ]). Pas de dog, pas de cow, pas de good ; et surtout pas de œu
comme dans le français « œuf » ! Si cela vous surprend de retrouver certains
mots dans ce groupe (country, none, southern...), c’est le signe que vous devez
encore vous entraîner à bien écouter, en vous laissant toujours guider par votre
oreille et non pas par vos yeux.
N.B. : Si vous prononcez duck comme s’il s’agissait d’un mot français qui
s’écrirait « deuque », sachez que c’est ennuyeux. En attendant de corriger ce
défaut, je vous conseillerais d’adopter immédiatement, comme amélioration
provisoire, la prononciation « dacque », plus proche du son anglais correct Ainsi,
pour cet exercice, vous prononcerez (selon une phonétique française) : camme,
glave, canntrie, etc. (et non pas keumme, gleuve... !).
Groupe 7. Ces mots, se terminant tous par : consonne + l + e, se prononcent
tous avec une diphtongue : [ai] (voyelle de my) : stifle, rifle, sidle, trifle ; [ei]
(voyelle de day) : cradle, stable.
Groupe 8. Tous ces mots se prononcent avec la voyelle [з :] (voyelle de her) :
worm = [wз :m]. (Il existe quelques exceptions que l’on prononce avec la
voyelle de lord : worn = [wɔ :n].)
Groupe 9. Les groupes wa et qua se prononcent le plus souvent :
a) avec un [p] (voyelle de dog) : wash, watch, squat... ;
b) avec un [ɔ :] (voyelle de lord). Dans ce cas il est pratiquement toujours
suivi de la lettre muette l ou r : war, walk, quart... ;
c) le troisième groupe présente des exceptions, ces mots étant prononcés avec
un [æ] (voyelle de cat).
N.B. : Faites bien la distinction entre les mots en wor- et ceux en war- (ou wal-
) : l’orthographe prête à confusion. Ainsi : [з :] (voyelle de her) : worm et work ;
[o :] (voyelle de lord) : warm et walk.
Groupe 10. Il s’agit de groupes consonantiques initiaux dont la première lettre
n’est pas prononcée. Il faut donc lire :
a) [neiv] (knave), [naïf] (knife), [ni :] (knee).
b) [no :] (gnaw – homophone de nor), [nəum]( gnome), [næt] (gnat).
c) [sju : dəu] (pseudo), [saikik] (psychic).
d) [nju :mætik] (pneumatic), [nju : məunia] (pneumonia).

1.5 Prononciation des lettres isolées

exercice
Placez l’article indéfini (a ou an) dans les blancs :
1. She has... B.A. and also... Ph.D. degree.
2. Taking... umbrella to... university looks snobbish.
3. The journalists waited for over... hour to see... M.P.
4. It takes diplomacy to obtain... honest division of... heritage.
5. If you can’t get... G.P., call... ambulance.
corrigé
Article indéfini a devant : B.A. (= Bachelor of Arts), Ph.D. ([pi : eitʃ di :] = Dr
of Philosophy), university (u prononcé comme le y de yes), heritage (h
prononcé), G. P. (= General Practitioner).
Article indéfini an devant : umbrella, hour (h muet), M.P. (= Member of
Parliament ; la lettre M se prononce [em]), honest (h muet), ambulance.
Règle :
L’article indéfini an précède tout ce que l’oreille perçoit comme voyelle,
quelle que soit la lettre réelle qui suit (an hour, an M. P., an umbrella...). En
revanche, une voyelle perçue comme une consonne sera précédée de a (a
university, a use, a U-turn...).
N.B. : Devant les lettres isolées, l’article défini suit la même règle que celle
donnée pour l’article indéfini, la prononciation [ða] correspondant à a et [ði] à
an.

2. QUESTIONS D’ACCENT TONIQUE


2.1 Les fautes « usuelles »
Ne soyez surtout pas tenté de faire « l’impasse » sur l’accent tonique. En effet,
certaines voyelles non accentuées doivent se transformer, d’autres se réduire à
schwa (= le degré zéro de la voyelle, symbole [ə]). Aussi, en se trompant
d’accent tonique on risque de rendre méconnaissable un mot. Un ami français
me parlait un jour d’un dénommé « Apple-oh », en qui je n’ai reconnu que bien
tardivement un certain dieu grec...6.
Chacun aura ses propres difficultés en ce qui concerne l’accent tonique. Vous
gagnerez cependant du temps à vous assurer que vous connaissez parfaitement
tous les mots de la liste suivante, régulièrement mal accentués par une majorité
d’étudiants.
exercice
Soulignez la syllabe qui porte l’accent tonique :
adjective – analyse – analysis – aspect – beginning – Berlin – Brazil – canal –
caricature – ceremony – ceremonious – character – consider – a contrast – to
contrast – develop – development – effect – effort – European – event – herself –
historic – historical – idea – Japan – melancholy – necessary – necessity – per
cent (prononcé comme s’il s’agissait d’un seul mot) – proceed – a process –
succeed – success – suspense – vocabulary.
corrigé
N.B. : En lisant, penser à bien « réduire » les voyelles non accentuées, à schwa
pour les o et les a, à [i] pour la plupart des e. Exemples : analysis se prononce
[ənæləsis], event [ivent].
adjective – analyse7 – analysis7 – aspect – beginning – Berlin – Brazil – canal
– caricature – ceremony – ceremonious – character – consider – a contrast8 – to
contrast8 – develop – development – effect – effort – European – event – herself
– historic – historical – idea (la deuxième syllabe est une diphtongue qui se
prononce comme dear) – Japan – melancholy – necessary – necessity – per cent
– proceed process – succeed – success – suspense – vocabulary.
Remarque :
L’accent tonique n’est pas immuable. Les anglophones eux-mêmes
commencent à employer une nouvelle accentuation pour certains mots. Exemple
(je signale ici pour mémoire la position « historique » de l’accent tonique) :
communal ; controversy ; exquisite ; harass ; formidable ; primarily.
La tendance actuelle est d’accentuer tous ces mots sur la deuxième syllabe. Il
faut remarquer que la prononciation de la majorité des voyelles s’en trouve tout
naturellement bousculée. Ainsi, [kpmjənəl] (= communal) devient [kəmju :nəl],
[fɔmidəbl] (=formidable) [fəmidəbl], [praimərəli :] (= primarily) [praimeirili :]
et ainsi de suite.

2.2 Règle de l’antépénultième

Cette règle s’applique essentiellement à des mots empruntés directement au


latin ou au grec. Dans ces mots, l’accent tonique se place normalement sur la
troisième syllabe à partir de la fin du mot (= antépénultième). Si le mot
comporte moins de trois syllabes, il sera accentué sur la première de celles-ci.
Exemples : psychology (4 syllabes) : psychology ; psychic (2 syllabes) : psychic9.
exercice
Déterminez la position de l’accent tonique principal des mots suivants :
social – society – sociology – sociological
photo – photograph - photographer – photographical.
corrigé
social society sociology sociological
photo photograph photographer photographical.

3. QUESTIONS D’ORTHOGRAPHE
3.1 Les signes diacritiques de l’anglais

Pour indiquer la valeur particulière de certaines voyelles, le français emploie


des accents. Exemple : épi, fève, gâteau, naïf...
Le système anglais repose sur un emploi assez complexe de certaines lettres
de l’alphabet, en particulier les e et l d’une part, les r et w d’autre part, et les
consonnes géminées.
N.B. : Il y a malheureusement quelques exceptions à toutes les règles qui vont
être étudiées ici.
LE E MUET FINAL

Le e muet final agit sur la voyelle simple qui le précède s’il n’en est séparé
que par une seule consonne.
exercice
Prononcez en comparant les voyelles :
can/cane ; pet/Pete ; sit/site ; hop/hope ; cut/cute

LE L MUET

Le l ne se prononce pas quand il se trouve placé :


– entre un a et un f, un k, ou un m (ex. : half) ;
– dans le groupe ould (ex. : should) ;
– entre un o et un k (ex. : folk).
exercice
Prononcez les mots suivants :
1. half - calf - palm - talk 2. should - would 3. folk - yolk
corrigé
1. ha :f – ka :f - pa :m – tɔ :k 2. ʃud – wud 3. fəuk – jəuk

R PRONONCÉ/R MUET

Le r est prononcé :
– en début de mot : rat, ring...
– après une consonne : tree, frog...
– entre deux voyelles prononcées : around, hero...
Le r est muet :
– en fin de mot : car, stir... (sauf liaison)
– devant une consonne : farm, port...
– entre une voyelle prononcée et un e muet : here, share...
(Seule exception : iron, qui se prononce [aiən], sans r.)
exercice
Prononcez, en comparant les voyelles :
stock/stork ; ham/harm ; pet/pert ; heat/heart.
N.B. : Dans certaines régions anglophones, notamment les États-Unis et
l’Irlande, le r muet du Standard British English est en fait légèrement prononcé.

3.2 Les emprunts du français

Voici une liste composée de mots que les francophones ont tendance à mal
orthographier parce qu’ils diffèrent légèrement du français. (Pour vous éviter de
faire trop machinalement l’exercice, quelques mots ne comportant pas de
différence orthographique ont été ajoutés.)
exercice
Traduisez :
mariage, symétrie, ennemi, immédiatement, abricot, littérature, architecture,
exemple, personnel, correspondance, adverbe, prisonnier, aggraver, honnête,
embarrasser, cruel, cruauté, miroir, caractère, rythme, désagréable, rhétorique,
terrasse, indépendant, rhumatisme, caricature, doute, responsable, dessert,
mélancolie, symbole, ressources, enveloppe, oracle, agression, rime, exagérer,
adresse, solliciter, tendance, comité.
corrigé
marriage, symmetry, enemy, immediately, apricot, literature, architecture (ch
se prononce [k]), example, personal (ou personnel si vous avez pensé au nom),
correspondence, adverb, prisoner, aggravate, honest, embarrass (2 r, 2 s), cruel,
cruelty, mirror, character, rhythm, disagreeable10, rhetoric (ou, l’adjectif
rhetorical ; si vous prononcez le t comme un th [θ], vous vous trompez - faute
d’ailleurs courante à l’écrit en français -), terrace, independent, rheumatism,
caricature, doubt, responsible, dessert (les ss se prononcent [z] : [dizз :t]),
melancholy, symbol, resources, envelope, oracle, aggression, rhyme (rime existe
également mais est peu usité), exaggerate, address, solicit, tendency, committee.

3.3 Quelques autres fautes « usuelles »

exercice
Traduisez :
quarante – mardi – hauteur – vacances – courut – perdre – totalement (=
whol...) – si (pour question indirecte : w...) – chanta – à travers (= ac...) – février
– force (= str...).
corrigé
forty (mais : fourteen) – Tuesday11 – height – holidays12 – ran – lose – wholly
– whether13 – sang – across14 – February12 – strength15.

3.4 ie ou ei ?

Afin de bien appliquer la règle concernant ces deux graphies, les petits
anglophones apprennent le couplet suivant :
I before E,
Except after C.
(Pour le rythme : accentuer fortement I, E, -cept et C.)
Exceptions courantes :
– les mots prononcés avec la voyelle de day [ei] (= graphie ei), par exemple
reign (homophone de rain).
– to seize, height et neither, ainsi qu’un certain nombre de noms propres
prononcés avec la voyelle de bee [i :], par exemple Sheila, Keith, O’Neill,
Leigh...
exercice
Traduisez :
croire – bouclier – poids – prêtre – jetée (= p.. r) – plafond – renne – recevoir
– percer – chagrin (= gr..) – voisin – féroce.
corrigé
believe – shield – weight – priest – pier – ceiling – reindeer – receive – pierce
– grief – neighbour – fierce.

3.5 Les consonnes géminées

Pour mémoire :
La gémination d’une consonne indique le plus souvent que la voyelle qui la
précède est brève. Exemple : butter, bill, manner,, fuss, hollow...
Lorsqu’un mot se transforme (par désinence, suffixe, etc.), la règle devient
plus compliquée, mais est remarquablement fiable. Apprenez-la par cœur, car
elle vous évitera bien des déboires :
La consonne finale devient double lorsque la syllabe porte l’accent
tonique principal et se termine par une seule consonne précédée d’une seule
voyelle.
exercice
Donnez la forme en -ing des verbes indiqués :
prefer – spin – spill – treat – begin – write – offer – decline – open – shut.
corrigé
preferring – spinning – spilling – treating – beginning – writing – offering –
declining – opening – shutting.
Remarques :
1. L’importance de la règle énoncée se remarque surtout si l’on compare,
d’une part, preferring et offering et, d’autre part, beginning et opening.
2. Lorsqu’un e muet final disparaît dans une conjugaison (write, decline), la
consonne ne doit pas être géminée, car, à l’origine, le mot, ne se terminant pas
par une seule consonne, ne rentrait pas dans la définition (write, decline).
3. Une seule lettre fait exception à cette règle : le l, qui, en anglais britannique,
est géminé même après une syllabe non accentuée : to travel, travelling,
travelled, a traveller. (Pour un Américain, cela donne travel, traveling, etc.)

4. AUTRES PROBLÈMES CONCERNANT LA


LECTURE ET L’ÉCRITURE
4.1 Les chiffres et les dates

LE CHIFFRE ZÉRO

Le zéro se dit nought (voyelle de lord) [ou pour les Américains : zero].
Cependant, lorsqu’on lit les numéros de téléphone, les décimales, etc., on dit oh
([əu]) à la place de nought, et, en sport, on dit le plus souvent nil.
exercice
Lisez :
1. Janet got 0/10 for her science test.
2. Call me at 530-601-220.
3. Wick 3, Apton 0 (Résultat de match).
corrigé
1. Janet got nought out of ten for her science test.
2. Call me at five three oh, six oh one, double two oh. (Remarquez que l’on
détache tous les chiffres.)
3. Wick three, Apton nil.
Remarque (pour les amateurs de bizarreries) :
Le zéro dans le jeu de cricket se dit a duck (à l’origine on disait, de manière
plus compréhensible, a duck’s egg), et en tennis, love (qui viendrait du français
« l’œuf »). Exemples : Selby was out for a duck ; The score is fifteen - love.

LES GRANDS NOMBRES

En anglais britannique, il faut toujours dire and après les centaines. (Les
Américains n’ont pas cette règle.)
exercice
Lisez : 13,429,608.
corrigé
thirteen million, four hundred and twenty-nine thousand, six hundred and
eight.

LES DÉCIMALES

Les décimales s’écrivent et se lisent avec un point, la virgule étant réservée,


comme nous venons de le voir, à la division entre millions, milliers, etc.
exercice
Lisez : 26.1094
corrigé
twenty-six point one oh nine four
Remarque : l’usage universel de l’ordinateur est en train de modifier
progressivement certaines de ces règles.

LES ANNÉES

Les années se lisent en deux fois deux chiffres. Seules exceptions


(occasionnelles) : les dates antérieures à l’an mille, et les dix premières années
de chaque siècle, cas dans lesquels on a tendance à compter en centaines suivi de
and.
exercice
Lisez : 1066 - 1940 - 1804 - 759.
corrigé
ten sixty-six (seule date que tous les Anglais connaissent !) ; nineteen forty ;
eighteen hundred and four (ou parfois eighteen oh four – remarquez de nouveau
le oh, dans ce cas) ; seven hundred and fifty-nine (ou seven five nine, surtout si
l’on précise B.C. [Before Christ] ou A.D. [Anno Domini]).

4.2 Les majuscules

Il faut toujours une lettre majuscule pour :


– les jours de la semaine : Monday, Tuesday... ;
– les mois : January, February... ;
– tout mot concernant la nationalité, qu’il s’agisse d’un adjectif, d’un nom
désignant une ou des personne(s) ou d’un nom désignant une langue : Those
Danes are talking Swedish with a Norwegian accent.
Les cas suivants exigent également toujours une majuscule :
– les titres (et tous les éléments de ces titres) lorsque ceux-ci précèdent un nom
propre ;
– les saisons, la nature, etc., mais seulement si un élément de personnification
est décelable dans le contexte ;
– le mot Man pris dans un sens général ou symbolique (l’Homme, l’humanité).
exercice
Rétablissez les majuscules qui ont été supprimées dans les phrases suivantes :
1. there were several spanish lords present, and also his royal highness prince
olaf, dame june blyth and sir jeremy meeks.
2. will man’s curiosity concerning nature ever be satisfied ?
3. slowly summer withdrew and autumn began to bring his golden tints to the
forest.
4. next spring, aunt maud is bringing my cousins over to see grandpa samuel
and my uncle.
corrigé
1. There were several Spanish lords present, and also His Royal Highness
Prince Olaf, Dame June Blyth and Sir Jeremy Meeks.
2. Will Man’s curiosity concerning Nature (ou nature, si vous n’y voyez aucun
élément de personnification) ever be satisfied ?.
3. Slowly Summer withdrew and Autumn began to bring his golden tints to
the forest.
4. Next spring, Aunt Maud is bringing my cousins over to see Grandpa
Samuel and my uncle.
N.B. : Pour le non-emploi de l’article défini avec Man et avec nature : voir
page 64.

1 Dans des mots tels que clerk, sergeant, Derby, le Britannique prononcera avec la voyelle de car
[a :], l’Américain avec celle de her [з :].
2 Remarquez la prononciation du dernier e : vous le retrouverez notamment dans un grand nombre
de noms propres grecs : Achilles [əkili :z], Chloe [kləui :], Daphne [dæ fni :], Hercules, Sophocles,
Psyche, etc.
3 Prononciation britannique.
4 Dans un contexte anglophone, bien entendu.
5 Pour le suffixe -ed prononcé : voir page 12.
6 Le dieu grec dont il est question est, bien entendu, Apollo : son nom doit s’accentuer sur la
deuxième syllabe.
7 7. Pour la règle concernant l’accentuation sur l’antépénultième : voir section suivante.
8 Pour la règle concernant les dissyllabes d’origine latine : voir page 14.
9 Pour la non-prononciation du p initial de tous les mots de ce groupe, voir page 15.
10 Le préfixe français dés- (ou dé- devant une consonne) devient pratiquement toujours dis-en
anglais : disappoint, disorder, dishonour, distress, disdain, disgust, dislodge... L’apparente exception
que représente despair (ainsi que desperate) s’explique par la fusion de deux éléments : dis- + esp-.
11 Pour l’emploi des majuscules : voir page 25.
12 Étymologiquement : holy day. (Ne pas confondre avec le célèbre « Bois de houx »
cinématographique de Los Angeles !)
13 On oublie souvent le h ; mais cf. tous les autres mots interrogatifs : which, why, what...
14 Un seul c. Voir aussi : along, ago, around...
15 Confusion fréquente avec la graphie -ght (night, fought, etc.). Il s’agit ici de la dernière lettre de
strong suivi du -th que l’on trouve dans des noms tels que truth, growth.
2
LA CORRECTION DE L’EXPRESSION

LE VERBE

1. L’EXPRESSION DU TEMPS EN ANGLAIS


1.1 Le présent

Pour mémoire :
a) Present simple : The sun rises in the east (= habitude, règle).
b) Present progressive : Look ! The sun is rising (= ce qui est en train de se
passer).
exercice
Analysez l’apparente contradiction qu’il y a dans les phrases suivantes :
He’s always reading my letters.
They are forever quarrelling.
analyse
L’adverbe (always, forever) fait penser au modèle a) (= habitude), alors que le
temps employé est celui du modèle b). Il s’agit le plus souvent, pour celui qui
parle, de marquer un certain déplaisir : irritation, désapprobation, etc.
N.B. : Le récit au « présent historique » (plus rarement utilisé, et souvent plus
familier, en anglais qu’en français) se fait au present simple :
Yesterday, what happens ? – this man comes up and kicks my car !

1.2 Le futur
L’ACTION FUTURE

exercice
Comparez les paires de phrases suivantes, en essayant de déceler les
éventuelles nuances :
1. a) They will meet the Archbishop. (future simple)
b) They will be meeting the Archbishop. (future progressive)
2. a) Boxing Day will fall on a Tuesday this year. (future simple) b) Boxing
Day falls on a Tuesday this year. (present simple)
3. a) I’m going to the dentist’s tomorrow. (present progressive) b) I’ll go to the
dentist’s tomorrow. (future simple)
corrigé
1. a) On constate le fait d’une manière neutre. b) On laisse entrevoir un certain
intérêt.
2. a) et b) Mêmes nuances qu’en français entre le présent et le futur.
3. Ici, une vraie différence : a) I’m going = c’est déjà décidé et j’ai pris
rendez-vous. b) I’ll go = je le décide maintenant.

LE FUTUR ASSOCIÉ À UNE PROPOSITION DE TEMPS

Quand la proposition principale est au futur, attention à la proposition


subordonnée de temps : pas d’emploi de shall/will. (Emploi du futur en français.)
Exemple : When the bough breaks, the cradle will fall. (Nursery rhyme.)
exercice
Traduisez :
1. Dès que les cerises seront bien rouges, elles seront mûres.
2. Quand elles seront mûres, Sally les cueillera.
3. Mais le saura-t-elle, quand elles seront mûres ?
4. Je ne sais pas si elle viendra à temps.
5. Si elle ne vient pas, je lui écrirai.
6. Aide-la quand elle viendra les cueillir.
7. Je ferai tout ce qu’elle me demandera.
corrigé
1. As soon as the cherries are nice and red, they will be ripe.
2. When they are ripe, Sally will pick them.
3. But will she know when they’re ripe ?
4. I don’t know if she will come in time.
5. If she doesn’t come, I will write to her.
6. Help her when she cornes to pick them.
7. I’ll do whatever (ou everything) she asks me to.
analyse
– Les propositions temporelles ne sont pas nécessairement introduites par
« quand » (when) ou « dès que » (as soon as) :
She will come when/as soon as/the moment/the very day/I write to her.
– De même, les formes en -ever entraînent un present simple (cf. phrase 7) :
We’ll go, however much it snows. I’ll find my cat, wherever he is.
Whatever she decides to do, we shall respect her freedom.
– Quant au verbe principal, il peut ne pas être construit avec will/shall. En
effet (cf. phrase 6), l’impératif entraîne la même séquence de temps - ce qui est
logique, car si on donne un ordre (= un impératif), le verbe concerne une action
qui est à accomplir, qui est donc située dans le futur :
When you see him, give the signal. Start when I tell you to.
– Comme le français « si », le if de l’anglais peut introduire soit une condition
exprimée au présent (cf. phrase 5), soit une question indirecte qui peut
éventuellement (selon le contexte) être exprimée au futur (cf. phrase 4). Dans ce
deuxième cas, if = whether.
– Il faut savoir reconnaître en français un impératif déguisé en futur, une
proposition temporelle déguisée en participe (voir exercice ci-dessous).
exercice
Traduisez :
1. Le jour même de votre arrivée, allez à l’Hôtel Splendide.
2. Arrivé à l’hôtel, vous demanderez M. Matthews.
3. Vous répondrez à toutes les questions qu’il vous posera.
corrige
1. The very day you arrive, go to the Hôtel Splendide.
2. When you reach the hotel, ask for Mr Matthews.
3. Answer whatever (ou all the) questions he asks you.
analyse
– Les phrases 2 et 3 contiennent des impératifs déguisés en futur (« vous
demanderez », « vous répondrez ») : en effet, ces verbes ne concernent pas des
actions qui s’accompliront d’elles-mêmes, mais sont des ordres déguisés. Donc,
pas de will, mais l’impératif.
– La phrase 2 contient une proposition temporelle déguisée en participe
passé : « Arrivé » = « Quand vous arriverez ».

1.3 Prétérit ou present perfect ?

Il s’agit de deux formes du verbe que les francophones ont beaucoup de mal à
distinguer.
Le prétérit s’emploie quand on s’intéresse à une action située dans son
contexte temporel passé, que le moment de cette action soit mentionné ou non.
Le present perfect, qui, comme son nom l’indique, relie présent et passé (= ce
qui est fait, par-fait), s’emploie :
– quand on s’intéresse plus au résultat présent (ou à prévoir dans le futur) de
l’action qu’à l’action elle-même ;
– quand l’action, commencée dans le passé, se continue dans le présent ;
– (surtout dans les phrases négatives et interrogatives) quand une action, non
encore exécutée, est présentée (explicitement ou non) comme encore
théoriquement possible.
exercice
Remplissez les blancs par le verbe indiqué, en employant la forme verbale
(prétérit ou present perfect) qui convient. Les formes progressives sont inutiles.
1.' ......... (You, to see) my dog anywhere ?' 'What !......... (You, to lose) him
again ? How ......... (it, to happen) this time ?' 'I don’t think he ......... (to notice)
when I......... (to go) into the Post Office. He probably ......... (to walk) straight
pas t.'
2. That’s a nice scarf. Where ........(you, to buy) it ?
3. I ......... (to meet) Scrivener twice when I .........(to be) in Milan, but I (not to
see) him since.
4. Queen Elizabeth II ......... (to reign) for many years. The first Elizabeth also
......... (to reign) a long time.
5.'What ......... (you, to do) to your hand ? I see you have a bandage.' 'I .........
(to cut) it last night.' '......... (You, to consult) a doctor ?'' No. My wife .........(to
say) it .........(not to be) serious and she (bandage) it for me. I’m accident-prone :
two years ago, I ......... (to cut) myknee rather badly.' 'And ......... (you, to consult)
a doctor ?' 'Yes ; I ......... (must).'
6.' ........ (You, ever, to meet) François Truffaut and ......... (you, ever, to see) any
of his films ?''No, I ......... (never, to meet) him and I ......... (never,to see) any of
his films.'
corrigé
1.'Have you seen my dog... ? (a)' 'Have you lost... ? How did it happen... ? (w)'
'... he noticed (w) when I went (w) he walked... (w)'
2. Where did you buy it ? (x)
3. I met... (y) when I was... (y) I have not seen... (c).
4. Queen Elizabeth II has reigned... (d) The first Elizabeth also reigned... (z)
5.'What have you done... ? (b)' 'I cut it... (w)''Have you consulted... ? (a)''My
wife said (w) it was not... (w) she bandaged... I cut my knee... (w)' 'And did you
consult... ? (w)' 'Yes ; I had to. (w)'
6.'Did you ever meet François Truffaut and have you ever seen any of his
films ?' 'No, I never met him and I have never seen any of his films.'
analyse
Les notes (a) à (d) expliquent l’emploi d’un present perfect ; les notes (w) à
(z) celui d’un prétérit.
EMPLOI D’UN PRESENT PERFECT

a. Interrogation ; et si l’action (see, consult) n’est pas encore accomplie, elle


peut encore - au moins théoriquement - se faire.
b. On s’intéresse, non pas au moment de l’action (lose, do), mais au résultat
dans le présent de cette action (chien parti, main blessée).
c. Verbe à la forme négative : théoriquement au moins, l’action reste possible
(I may see Scrivener again one day).
d. L’action, commencée dans le passé, dure encore (le premier reign).

EMPLOI D’UN PRÉTÉRIT

w. On se place mentalement dans le passé, pour imaginer ou considérer


l’action ou une série d’actions (happen, notice, go, walk, etc.) Dans la phrase 5,
le deuxième consult est au prétérit parce qu’il serait inutile de consulter
maintenant pour une blessure vieille de deux ans.
x. Cessant de s’occuper du présent (nice scarf), on se tourne mentalement vers
l’action passée (buy), pour en « voir » les circonstances : il s’agit d’identifier
cette boutique, certes pour une possible action future (I will buy), mais ne
concernant pas la même personne (where did you buy ?).
y. Le when délimite un passé révolu (on n’est plus à Milan), ce qui exclut
l’emploi du present perfect.
z. Action terminée, et qu’on considère comme sans effet sur le présent (le
deuxième reign).
N.B. : Les deux phrases de l’exemple 6 illustrent la différence entre le
prétérit et le present perfect dans les phrases interrogatives et négatives.
Truffaut étant mort, il n’est plus question de le rencontrer (donc never met,
prétérit) ; en revanche, on peut encore aller voir ses films (donc have never seen,
present perfect). Apprenez ces deux dernières phrases par cœur pour vous servir,
au besoin, de modèle.

2. LES TEMPS FRANÇAIS


2.1 L’imparfait

Ce temps n’est pas - loin de là ! - toujours à traduire par le past progressive


anglais. Étudions d’abord les phrases suivantes :
1. Quand Julie, qui appartenait au club, est entrée, Pascale faisait ses
comptes.
2. Alors que Pascale travaillait, Georges, lui, jouait du piano.
3. Après son mariage, Georges lavait les carreaux une fois par mois.
4. Tous les soirs, le boucher nettoyait ses machines tandis que sa femme
balayait la boutique.
exercice
Reprenez les 4 phrases ci-dessus, en classant comme suit tous les verbes :
a) verbe indiquant soit une action ponctuelle (isolée, répétée ou habituelle),
quelle qu’en soit la durée, soit un état de fait ;
b) verbe indiquant une action en train de s’accomplir et dont on ne voit, dans
le contexte, ni le début ni la fin.
Par quelle forme verbale anglaise traduiriez-vous chacun de ces verbes ?
corrigé
Classe a) : 1. appartenait, est entrée ; 3. lavait ; 4. nettoyait, balayait.
Classe b) : 1. faisait ; 2. travaillait, jouait.
Pour la classe a) : le past simple.
Pour la classe b) : le past progressive.
Remarques :
– Le past simple étant la forme passée du present simple, il peut indiquer une
action qui était habituelle dans le passé, là où le français utilise un imparfait.
Exemple : The butcher always cleans his machines/The butcher always cleaned
his machines.
– Les formes used to (do) et would (do) indiquent également l’habitude (voir
page 44).
– Ne pas oublier que certains verbes se mettent très rarement à la forme
progressive - notamment les verbes dits « de jugement » (think, know, want,
like...).
– Dans un contexte exprimant l’irritation, on rencontrera parfois (avec un
adverbe tel que always) le past progressive à la place du past simple : He was
always losing his keys (voir page 27).
Suggestion (voir application dans l’exercice qui suit) : certains francophones
saisissent mieux la distinction entre ces deux formes verbales quand ils placent
après les past progressive des points de suspension (...), pour évoquer une durée
indéterminée, et après les past simple une croix (x) pour évoquer une action
isolée, ou deux croix (xx) pour une action habituelle ou répétée ou un état de
fait.
exercice
Mettez chaque verbe des phrases suivantes soit au past simple, soit au past
progressive (à l’exclusion de toute autre forme verbale).
1. The child ......... (to run) into the forest. The rain ......... (to pour) down and
the wind ......... (to blow) violently. Huge trees ......... (to rise) on every side.
2. Whenever Keith ......... (to go) to stay with his aunt, who ......... (to live)
in Devon, he (always ; to take) his butterfly-net with him. He ......... (not to
intend) to catch butterflies, but it ......... (to give) him an excuse to go out, for his
aunt ......... (to bore) him unbearably.
corrigé
Le système des points de suspension et des croix est ici employé :
1. The child ran (x) into the forest. The rain was pouring (...) down and the
wind was blowing (...) violently. Huge trees rose (xx) on every side.
2. Whenever Keith went (xx) to stay with his aunt, who lived (xx) in Devon, he
always took (xx) his butterfly-net with him. He did not intend (xx) to catch
butterflies, but it gave (xx) him an excuse to go out, for his aunt bored (xx) him
unbearably.
Remarques :
1. Rose et non were rising : il s’agit d’un état de fait et non, comme dans le cas
de la pluie et du vent, d’une action en train de s’accomplir
2. Was living : seulement s’il s’agit d’un séjour provisoire (= classe b) ; cf. He
was living in enemy territory when the war broke out.
2.2 Le conditionnel français

Dans les cas où le francophone risque de se tromper, on trouvera le plus


souvent en anglais non pas would/should mais une forme non modale.
Il faut bien distinguer les deux fonctions grammaticales suivantes de would :
a) Condition. Ce would sert à présenter une action comme la conséquence
d’une condition (if). Exemple : They would corne if you invited them.
b) « Futur dans le passé ». Ce would situe une action dans le futur par rapport
à un moment donné du passé. Exemple : The pianist said he would play the
following day.
En français, le conditionnel passé est parfois remplacé par le subjonctif. Une
telle structure n’existe pas en anglais.
Qui l’eût cru ? = Who would have thought it ?
J’eusse aimé savoir si le navire était bien arrivé. = I would have liked to know
if the ship had arrived safely.
La proposition avec if peut, avec un conditionnel passé, être remplacée par la
forme interrogative du past perfect, ce qui n’est guère possible en français
(« Eussent-ils entendu la météo... »).
Had they heard the weather forecast, they would not have gone skiing. (= If
they had heard...)
En français, il existe plusieurs emplois idiomatiques du conditionnel qui ne
doivent en aucun cas être traduits par would/should.
exercice
Traduisez (attention : il faudra dans certains cas would/should) :
1. Le tremblement de terre d’hier aurait détruit six villages.
2. Le gagnant serait un jeune homme du Mans.
3. Il n’y aurait pas de survivants.
4. Tu me l’offrirais que je n’en voudrais pas.
5. Elle parle comme quelqu’un qui n’aurait jamais appris cette langue.
6. Regarde donc ma sœur ! On dirait une sorcière.
7. Il est si irritable - on dirait qu’il nous déteste tous.
8. Toi, tu serais la maman et moi, je serais le petit garçon.
corrigé
1. Yesterday’s earthquake is reported to have destroyed six villages.
2. The winner is believed (ou thought) to be a young man from Le Mans.
3. It is feared that there are no survivors.
4. I wouldn’t want it even if you made me a present of it.
5. She speaks like someone who has never learned the language.
6. Just look at my sister ! She looks like a witch.
7. He’s so irritable - you’d think he hated all of us.
8. You be (ou You can be) the mother and I’ll be the little boy.
analyse
a) Les trois premières phrases utilisent le conditionnel pour présenter une
information qui reste à confirmer. L’anglais n’a pas de formule fixe pour rendre
cette nuance ; à vous de choisir, selon le contexte, entre It is
feared/believed/thought et reported (that)... et la forme passive, comme he is
thought to be.
b) Phrase 4 : En français, on peut remplacer « même si » par un conditionnel
(Tu me l’offrirais = Même si tu me l’offrais). L’anglais ne dispose pas d’une
telle tournure, d’où le even if... du corrigé.
c) La phrase 5 est un exemple de structure donnant fréquemment lieu à des
fautes de traduction. Il s’agit d’une comparaison comportant une proposition
relative (« quelqu’un qui n’aurait jamais appris... »). En anglais, le temps du
verbe d’une telle proposition dépend de celui du verbe principal. Voici encore
quelques exemples :
He has stopped painting, like a man whose inspiration has failed him.
He has stopped painting, like a man who no longer believes in the value of art.
He will go and see her, like someone who hopes for a miracle.
d) Phrases 6 et 7 : Remarquez ces deux solutions pour « on dirait » : la
première ne concerne qu’une impression basée sur l’observation visuelle (she
looks like) ; la deuxième a un emploi plus général.
e) Phrase 8 : Dans les jeux d’enfants, celui qui distribue les rôles aux autres
emploie, soit un impératif (You be...), soit, de manière plus diplomate, une
formule de concession (You can be...). Pour lui-même, il emploie tout
naturellement le « futur de volonté » (I’ll = I will). (Pour l’impératif avec sujet
exprimé [= you be], voir page 46).

3. LES VERBES IRRÉGULIERS


Les formes mal sues sont très souvent à la fois le prétérit et le participe passé,
soit qu’on prenne des verbes irréguliers pour des verbes réguliers (c’est
notamment le cas quand les trois formes principales sont identiques : cast,
hurt, split...), soit qu’on fasse une fausse analogie avec un autre verbe (spread
et tread par exemple).
exercice
Complétez selon le modèle suivant :
voir : to see, I saw, seen
être couché (= to l.........) ; s’élever (= to r.........) ; frapper (= to str.........).
corrigé
être couché : to lie, I lay, lain.
s’élever : to rise, I rose, risen.
frapper : to strike, I struck, struck.
analyse
Il s’agit des trois verbes le plus souvent méconnus des étudiants. Analysons
les sources des erreurs habituellement commises :
to lie : son prétérit ayant la même forme que l’infinitif du verbe to lay, on finit
par confondre toutes ses formes avec celles de ce deuxième verbe qui, lui, est
transitif. Au besoin, apprenez par cœur :
He lay on the grass and laid his hat beside him.
I have often lain on the grass, with my hat lying beside me.
to rise : on confond souvent ce verbe intransitif avec to raise, transitif. Modèle
à apprendre :
The conductor raised his baton, and at once the voices of the choir rose in
song, as they had often risen before.
to strike : ici, la majorité des étudiants semble penser, à tort, que le prétérit est
stroke et le participe passé stroked. La confusion provient de deux causes
différentes :
1. To strike possède un substantif : a stroke.
On the stroke of midnight, the ghost appeared.
2. Il existe un autre verbe, régulier celui-là, to stroke, dont le sens est
« caresser » : The little girl stroked the cat.

4. ASPECTS PARTICULIERS DU VERBE


ANGLAIS
4.1 LES AUXILIAIRES MODAUX

GÉNÉRALITÉS

Les auxiliaires modaux sont défectifs : il leur manque essentiellement


l'infinitif. À partir de certains infinitifs de sens voisins, parfois appelés
« infinitifs de remplacement », on peut cependant tout construire, non seulement
les différents infinitifs, mais aussi les participes, ainsi que toutes les formes
verbales qui en dépendent.
Les infinitifs de remplacement sont to be able to (pour can), to be allowed to
(pour may), to have to (pour must).
exercice
Traduisez les sections en italique, en conservant les mêmes formes - infinitif
pour infinitif, etc. :
1. Devoir reconnaître un échec est pénible.
2. Le malade, ne pouvant quitter sa chambre, s’ennuyait.
3. Ayant pu convaincre ses adversaires, il triompha.
4. Ne pas avoir pu voir Guillaume la désolait.
5. Il devra repasser ses examens.
6. Nous aurions pu prendre un taxi.
(Donner deux formes pour deux contextes différents.)
7. Elle aurait dû accepter cette offre.
(Donner trois formes pour deux contextes différents.)
corrigé
1. To have to acknowledge...
2.... not being allowed to leave...
3. Having been able to persuade...
4. Not to have been able to see...
5. He will have to take... again...
6. a) We could have taken... ; b) We would have been able to take...
7. a) She should have accepted... ; b) She ought to have accepted... ; c) She
would have had to accept...
La phrase 6. a) peut avoir deux sens : « Nous aurions pu choisir de... » et « Il
nous aurait été matériellement possible de... » ; 6. b) ne peut avoir que le
deuxième sens.
7. a) et 7. b) sont interchangeables et expriment l’idée de « devoir atténué »
(« Elle a eu tort de ne pas... ») ; 7. c) exprime en revanche le sens de l’obligation
(« Elle aurait été forcée de... »).

POUVOIR : CAN ET MAY/MIGHT

Le premier sens de may est « être autorisé à ». De nos jours, cependant, on a


de plus en plus tendance à exprimer ce sens au moyen de can, sauf dans le
careful speech ou dans des rapports d’inégalité sociale (exemples c) et d) ci-
dessous) :
a) Can I come in ?
b) Can Betty play with us ?
c) May we express our deep appreciation to all concerned ?
d) If I might just put in a word here...
La fonction principale de can ainsi que de may/might est d’exprimer une
notion de possibilité. La différence essentielle tient au fait que - explicitement
parfois, mais le plus souvent implicitement - can est associé à une notion de
volonté (je peux [et je veux] ; je ne peux pas [même si je veux]) alors que may ne
l’est pas (cela peut [ne pas] arriver ; indépendamment de ma volonté). Dans
might, l’élément prétérit peut avoir deux fonctions : le passé du discours indirect
(She said,'He may come’→ She said that he might come) ; l’expression d’une
possibilité (dans le présent) considérée comme assez faible (It might snow).
Remarque :
Can peut également exprimer l’idée d’un phénomène habituel (=il arrive
souvent que...). Exemple : The wind on this hill can be quite violent.
exercice Mettez à la place des blancs can, could, may, might, selon le sens. Si
vous hésitez entre deux solutions, notez les raisons de votre hésitation.
1. Don’t touch that kettle ! It ......... be hot.
2. Take a book with you : you have ......... to wait a long time.
3 (négatif) you stop chattering for just five minutes ?
4. Do come down, darling : you ......... fall.
5. My mother ......... be very obstinate !
6. Steve’s just phoned : he ......... says he be late. If he ......... (négatif) find a
taxi, he certainly will be late !
corrigé 1. may 2. may 3. can’t 4. might 5. can 6. may be ; can’t find.
Vos hésitations possibles :
Phrase 1. Can be hot : Strictement impossible, une bouilloire n’a pas de
volonté (can = peut + veut : voir plus haut).
Might be hot : Quand il s’agit d’opter pour may ou pour might, les
anglophones ne feront pas tous le même choix. Ici, je pense que l’urgence me
pousserait à dire may dans le premier cas, alors que dans la phrase 4 le souci de
ne pas affoler l’enfant (que le texte semble évoquer) me ferait instinctivement
choisir you might fall. Un autre anglophone pourrait avoir une réaction
différente.
Remarque : L’usage moderne tolère parfois l’emploi de could à la place de
might ; cependant, l’emploi de can reste impossible dans ces deux phrases (1 et
4).
Phrase 3. Couldn’t you stop : le ton serait plus indulgent.
Phrase 5. May be obstinate. Avec can, le sens est : « Il arrive souvent que... »,
alors qu’avec may on exprime l’idée : « Il se peut que.... ». Étudiez bien cette
différence.
Phrase 6. Can bel late : Non ; et il s’agit là d’une faute très fréquente. Le
sens, ici, est : Il se peut que Steve soit en retard (et ce sera bien indépendamment
de sa volonté).

EMPLOI DE COULD

Forme négative : could not est régulièrement employé comme passé de cannot
(He could not speak) ainsi que comme négatif du conditionnel (I couldn’t do it
even if I tried).
Par contre could n’est le passé de can que dans un nombre de cas restreint, à
savoir :
– devant les verbes de perception (see, hear etc.),
– devant certains verbes de pensée (understand, tell [au sens de distinguer,
comprendre], guess...)
– et dans les cas où le français emploie le verbe « savoir » (She could read
when she was four, etc.).
exercice
Remplacez partout le verbe « pouvoir » par le verbe ou l’expression anglais(e)
qui vous semble le mieux convenir. (Utilisez partout le passé.)
1. He (pouvoir + to see) that I (pouvoir nég.+ to help) him even if I wanted to.
2. Yesterday, at last, they (pouvoir + to obtain) the permit.
3. The mother (pouvoir + to save) her daughter, who (pouvoir + to swim), but
she (pouvoir nég. + to save) the dog.
4. If he (pouvoir, plus-que-parfait, + to persuade) his father to lend him some
money, he (pouvoir + to found) his own firm.
5. I (pouvoir nég.+ to undo) the string, but even before I (pouvoir + to open)
the parcel, I (pouvoir + to guess) what was inside it.
6. After many years, they (pouvoir + to get) news of their son, whose voice
they (pouvoir nég.+ to hear) since his youth.
corrigé 1.He could see... I could not help him...
2. ... they succeeded in obtaining1...
3. ... was able to save1... could swim... could not save...
4. If he had been able to persuade ou If he could have persuaded... he could
have founded ou would have been able to found...
5. I could not undo... I managed to open1...I could guess...
6. ... managed to get ou were able to get1... had not been able to hear2...

DEVOIR ET MUST

En simplifiant, on peut dire que si le verbe français « pouvoir » recouvre deux


sens majeurs, l’un correspondant à can, l’autre à may, le verbe « devoir » en
recouvre plusieurs, qui ne correspondent pas forcément à must.
exercice Analysez :
1. Passengers must use this door.
2. Passengers must not use this door.
3. You must be home by midnight.
4. You needn’t be home by midnight.
5. We are to meet under the clock at Victoria Station.
6. Your keys must be in one of your pockets.
analyse 1 et 3, affirmatives, expriment des obligations (ou des contraintes).
2 exprime une obligation négative (ou une interdiction). 4 exprime une
absence de contrainte. (Pour need : voir section ci-dessous). 5 exprime une
entente préalable. 6 exprime une hypothèse (= forte probabilité).
exercice Réécrivez au passé les 6 phrases de l’exercice précédent, en
commençant chaque fois par Yesterday.
corrigé
1. Yesterday, passengers had to use this door.
2.... were not allowed to use...
3.... had to be home...
4.... didn’t have to be home/weren’t obliged to be home...
5.... were to meet...
Il s’agit, non d’une obligation imposée de l’extérieur, mais d’une entente
préalable. Autres exemples : He is to take his final exams next week. We were to
have caught the early train, but we missed it.
6.... must have been...

NEED ET DARE

Need
Comme nous l’avons vu (section précédente, phrase 4), need peut être un
auxiliaire modal ; dans ce cas, il en a les caractéristiques, à savoir : pas de s à la
troisième personne du singulier ; pas de to devant l’infinitif qui le suit ;
incompatibilité avec l’auxiliaire do. Quand il signifie « avoir besoin de quelque
chose », il fonctionne comme un verbe normal.
N.B. : Le verbe need a la particularité de conférer un sens passif à tout
gérondif (= forme en -ing) qui le suit :
This shirt needs washing. The grass needs cutting.
exercice
Mettez le verbe need à la forme du présent demandée.
1. (We, négatif) any bread today.
2. (He, interro-négatif) a haircut ?
3. (I, interrogatif) go to school today, Mummy ?
corrigé
1. We don’t need...
2. Doesn’t he need... ?
3. Need I... ?
Dare
Dare présente les mêmes caractéristiques de construction que need. Comme
celle de need, sa forme défective ne s’emploie guère qu’à la forme négative et
(plus exceptionnellement) à l’interrogatif, et n’est jamais obligatoire. Quant à
l’affirmatif, il ne s’emploie plus guère.
N.B. : Il faut éviter de mélanger les deux formes, défective et régulière.
a) Reformulez la phrase 1 ci-dessous (= phrase affirmative maladroite).
b) Modifiez ou corrigez les phrases en italiques (= phrases 2 et 3,
constructions bâtardes).
exercice
1. He dares to tell his parents about his plans.
2. She dares not open the telegram.
3. Do they dare complain to the waiter ?
corrigé
a) He’s not afraid to tell... ou He doesn’t hesitate to tell... ou He’s not scared of
telling...
b) She doesn’t dare to open..., ou She dare not open...
Do they dare to complain... ? ou Dare they complain.. ?

4.2 Will et Would

WILL

Certains anglophones distinguent encore entre I/we shall – he/you/they will (=


futur simple) et I/we will-he/you/they shall (= décision ou volonté de celui qui
parle).
En Angleterre, on fait apprendre aux jeunes cette distinction à travers
l’anecdote suivante :
A foreigner, who could not swim, once fell into a deep lake. Seeing no-one
come to his aid, he cried out in panic :'I will drown, and no-one shall save
me !'His grammatical error cost him his life.
Voyez-vous pourquoi ? Traduisez mentalement.
En faisant ce choix malheureux d’auxiliaires, l’étranger avait dit l’équivalent
de : « Je veux me noyer ! Et que personne ne me sauve ! »
Cela dit, de nos jours, la distinction se perd progressivement, d’autant plus
que la contraction 'll (= shall ? will ?) masque toute différence.
Remarques :
a) will à la 2e ou à la 3e personne peut également indiquer une obstination
(sans idée de futur), mais jugée (et le plus souvent jugée défavorablement) par la
1re personne. Dans ce cas, l’auxiliaire est fortement accentué :
You will eat those cakes, and you know they make you ill. (= Tu t’obstines à...)
N.B. : Au passé, ce will devient évidemment would :
They would always bring that horrible dog with them.
b) shall employé pour la 2e et la 3e personne, tout comme will pour la 1re
personne, indique bien la volonté (décision, promesse) de celui qui parle :
Thou shalt not kill. (= Tu ne tueras point).
c) Le will exprimant l’habitude naturelle est aujourd’hui moins fréquemment
employé qu’autrefois : Boys will be boys et Violets will usually be found on
shady banks.
exercice
Identifiez le type de shall/will selon les catégories ci-dessus a) à c) :
1. The children will leave their dirty socks on the floor for me to pick up.
2. You shall have an ice-cream if you’re a good boy.
3. Our canary will sing for hours on end.
corrigé
1. a) 2. b) 3. c)

WOULD CONDITIONNEL

En tant qu’auxiliaire du conditionnel, il ne se rencontre que dans la


proposition principale, jamais après if :
If we knew his address, we’d write to him.
Remarques :
a) Au passé, attention à la forme'd, qui peut représenter non seulement would
mais aussi had, le premier étant évidemment suivi de l'infinitif incomplet, le
deuxième du participe passé :
If we’d ('d = had) known his address, we’d ('d = would) have written to him.
b) Would/should : Au conditionnel, l’auxiliaire should s’employait autrefois
pour la 1re personne, would pour les autres personnes. Cette distinction est
cependant de plus en plus rarement observée de nos jours, would étant employé
pour toutes les personnes :
I/he/we/you/they would be delighted if she agreed.

WOULD : AUTRES FONCTIONS

exercice
Analysez la fonction de would dans les phrases suivantes :
1. Every time there was a thunderstorm, our cat would hide under the bed.
2. I told Jim not to handle the light-bulb, but he would touch it, and now he’s
burnt himself.
3. If you would stop talking, perhaps we could hear the violinist.
4. Mandy asked if we would be going to the pantomime.
5. Would to God I had never set eyes on her !
analyse
Il s’agit de cinq fonctions bien distinctes :
1. Would est d’un niveau de langue assez recherché et, à la différence de used
to, ne comporte pas nécessairement l’idée d’un « changement d’habitude ».
2. Would (accentué) = prétérit de will (accentué) dans le sens « insister pour
faire quelque chose » (toujours avec une nuance sous-entendue de
désapprobation de la part de celui qui parle ; voir plus haut). Cette forme est
encore plus couramment utilisée à la forme négative, mais n’est pas aussi
systématiquement accentuée : He wouldn’t get up when I called him (= Il refusa
de...)
3. Cas légitime de if + would : il ne s’agit évidemment pas d’un conditionnel
(jamais après if !), mais exprime l’idée de bien vouloir. Cf. Would you open the
door for me, please ?
4. Deuxième cas légitime de if + would : il s’agit de if= whether introduisant
une question indirecte. Would, ici, représente le futur dans le passé, et non le
conditionnel.
5. Forme optative (= souhait), vieillie.
N.B. : Dans tous les cas considérés, on emploie would (jamais should) à
toutes les personnes.

4.3 Le subjonctif et le rôle de should et de may

Le subjonctif, quoique d’un emploi assez courant aux États-Unis, est d’un
niveau de langue très recherché en Standard British English. Sa forme au
présent, à toutes les personnes, est identique à l’infinitif sans to. Seul le verbe to
be possède une forme au prétérit (= were, à toutes les personnes) : cette forme
exprime en général l’irréel.
exercice
Même en Standard British English, il subsiste quelques expressions figées
plus ou moins couramment employées. Traduisez :
1. Ainsi soit-il.
2. Que Dieu sauve la Reine !
3. Vive la République !
4. Quoi qu’il en soit,...
5. À votre place, je...
6...., pour ainsi dire.
7. Plût à Dieu que...
8. Dieu m’en préserve !
9. Que Dieu vous bénisse.
corrigé
1. So be it.
2. God save the Queen !
3. Long live the Republic !
4. Be that as it may,...
5. If I were you, I...
6...., as it were.
7. Would to God that...
8. Heaven (ou God) forbid !
9. God bless you.
Lorsqu’il s’agit de souligner le doute, le souhait, la crainte, etc., les auxiliaires
modaux may et should peuvent jouer en anglais le rôle de subjonctif. Exemples :
Whoever she is, she is welcome –&gt ; Whoever she may be, she is welcome3.
It’s a pity he missed meeting the Mayor –&gt ; It’s a pity he should have missed
meeting the Mayor.
Pour exprimer (en dehors des verbes de préférence) ce qui est possible,
souhaitable, regrettable, surprenant, etc., le Standard British English emploie soit
should, soit for + nom (ou pronom) + infinitif complet.
N.B. : Les deux solutions sont souvent possibles ; une troisième solution peut
également, dans certains cas, vous venir à l’esprit.
(Pour d’autres fonctions de should, voir section suivante.)
exercice
Traduisez chaque phrase, si possible de deux manières différentes :
1. Il est préférable qu’il attende ici.
2. Il est indispensable que ce contrat soit signé avant ce soir.
3. Rebroussez chemin, de peur de vous perdre dans le brouillard.
4. Nous souhaitons qu’elle parte le plus rapidement possible.
corrigé
1. It is preferable that he should (ou... preferable for him to) wait here.
2. It is essential that this contract should (ou... essential for this contract to) be
signed by this evening.
3. Tum back, in case you get (ou... for fear you should get) lost in the mist.
(Ou Turn back, lest you get lost in the mist - forme vieillie.)
4. We wish( ou want) her to leave as quickly as possible. (= Verbes de
préférence : voir page 54)
Les Américains utilisent dans certains cas le véritable subjonctif à la place de
should, etc. Exemple : It is essential that this contract be signed by this evening.

SHOULD : SENS ET PRONONCIATION

Forme accentuée : prononciation [ʃud] (rime avec wood). Forme réduite :


prononciation [ʃəd].
À la forme négative, la distinction disparaît, car on ne saurait prononcer un
mot comprenant deux schwas sans autre voyelle. Donc, formes accentuée et
réduite : [ʃud(ə)nt]
À l’aide de should, on peut conférer aux propositions conditionnelles deux
degrés d’incertitude.
exercice
Analysez les différences :
1. If he refuses to pay, let me know.
2. If he should refuse to pay, let me know. (Should : prononcé [ʃəd].)
3. If he should refuse to pay, let me know. (Should : prononcé [ʃud].)
4. Should he refuse to pay, let me know. (Should : prononcé [ʃud].)
corrigé
1. Simple éventualité.
2. La chose paraît relativement peu probable (= Si jamais...).
3. Probabilité considérée comme très faible (= Si malgré tout...). Remarquez
que cette forme ne peut intervenir qu’après une première allusion à l’éventualité
en question, comme par exemple : I don’t suppose he’ll make any objections, but
if....
4. Même valeur que le 1, mais style plus littéraire.
N.B. : À remarquer, la question exclamative idiomatique Who should...,
exprimant la surprise provoquée par une coïncidence : In the plane, who should
have the seat next to mine but old Hicks ! (« Dans l’avion, devinez qui... ».)
4.4 L’impératif

QUAND FAUT-IL EXPRIMER LE SUJET DU VERBE À L’IMPÉRATIF ?

On exprime le sujet de l’impératif :


a) pour marquer la colère, la menace, la sollicitude etc. :
Just you put that stick down !
Go back to bed this minute, Tommy, and don’t you get up again.
b) pour « distribuer des rôles » :
You sit down a bit : you look worn out.
I can’t open this tin : you do it.
Remarques :
– En cas de négation, le pronom sujet se place entre les deux parties du verbe :
Don’t you get up.
– Le sujet d’un verbe à l’impératif peut ne pas être you : Shirley be the mother,
you be the father, and I’ll be the little girl.
– Les verbes de cette dernière phrase se traduiraient évidemment par des
conditionnels en français. (Voir page 34.)

L’IMPÉRATIF AVEC DO

Exemple : Do sit down. (Voir page 51.)

LE QUESTION-TAG APRÈS UN IMPÉRATIF

Exemple : Sit down, won’t you ? (Voir page 60.)

4.5 Le « passif anglais »

Quel que soit le terme employé, c’est un phénomène que vous connaissez
bien : Exemple : (Someone) gave me a ticket devient : I was given a ticket.
analyse
Certains verbes anglais prennent deux compléments d’objet direct. Quand le
sujet d’un tel verbe est inconnu, ou non précisé, l’un des deux compléments, et
notamment celui qui désigne une personne, peut devenir le sujet d’une phrase
passive.
Les principaux verbes concernés sont :
tell, teach, give, offer, ask et quelquefois write, ainsi que allow, think, believe,
understand quand ces verbes sont suivis d’un infinitif.
Remarque :
Évitez d’assimiler d’autres verbes, notamment de communication, à ce
groupe assez restreint. Les verbes suivants ont toujours besoin de to avant la
personne à qui la communication est faite : reply, remark, explain, comment,
expound, etc., ainsi que, bien entendu, say.
Exemple : Please explain the situation to me.
Il ne faut pas confondre les cas de ask et de answer :
– to ask : She asked him. She asked a question. She asked him a question. He
was asked a question.
– to answer : She answered him. She answered his question. (Mais non She
answered him his question ou He was answered a question.)
exercice Traduisez, en employant aussi souvent que possible le « passif
anglais ». (En cas d’hésitation sur le temps du verbe, utilisez le prétérit.)
1. On leur a donné le choix.
2. Qui lui a écrit cette lettre ?
3. On ne lui a pas permis de sortir.
4. Il ne m’a jamais expliqué ses raisons.
5. Que vous a-t-elle dit ? (Utilisez tell.)
6. Que vous a-t-elle dit ? (Utilisez say.)
7. On nous a proposé des boissons.
8. On pense qu’il est en Russie.
9. On croit comprendre que des mesures ont été prises.
corrigé
(Les passifs anglais sont en italique.)
1. They were given the choice.
2. Who wrote him this letter ? (ou Who wrote this letter to him ?)
3. He/She was not allowed to go out.
4. He never explained his reasons to me.
5. What did she tell you ?
6. What did she say to you ?
7. We were offered (some) drinks.
8. He is thought to be in Russia.
9. Steps are understood (ou believed) to have been taken.
Remarques :
a) Les structures des phrases 8 et 9 sont en fait à peu près synonymes. On
pourrait donc aussi bien dire :
He is understood to be... Steps are thought to have been...
b) Pour le passif normal utilisé dans la traduction du pronom français « on » :
voir page 90.
c) Pour l’emploi du conditionnel français : voir page 34.

4.6 Les participes

AUXILIAIRES MODAUX (CAN, MAY, ETC.) : Voir page 36.

POSTURES PHYSIQUES ET VERBES FRANÇAIS CONJUGUÉS AVEC


« ÊTRE »

Testez d’abord vos connaissances en faisant l’exercice suivant.


exercice
Traduisez les expressions en italique :
1. Après maintes aventures elles étaient rentrées de leur long voyage et elles
vinrent me raconter leurs exploits.
2. Les griffes du chat étaient rentrées, mais son œil était mauvais.
3. Je trouvai mon frère appuyé contre le mur, ma sœur agenouillée par terre et
le chien couché devant eux.
4. Le chien était mort subitement il y avait moins d’une heure.
corrigé
1. ... they had returned from their long journey...
2. The cat’s claws were invisible (ou drawn in, ou The cat had drawn in his
claws)...
3. ... leaning against the wall,... kneeling on the floor,... lying in front of them.
4. The dog had died...
Commentaire
– Les adjectifs de posture : les postures du corps se décrivent en français au
moyen d’un participe passé (agenouillé, assis, penché, couché, accroupi...), mais
d’un participe présent en anglais : kneeling, sitting, leaning, lying, squatting...
– Conjugaison des verbes : tous les verbes anglais, sans exception, se
conjuguent avec l’auxiliaire to have au present perfect et au past perfect (=
pluperfect) :
They have corne. We had entered. He has hurt himself.
En français, aux temps correspondants, deux groupes de verbes se conjuguent
non pas avec l’auxiliaire « avoir » mais avec « être ». Il s’agit :
a) des verbes pronominaux (je me suis levé, ils s’étaient perdus) ;
b) de certains verbes non pronominaux, dont les plus couramment utilisés
sont : aller et venir ; monter et descendre ; entrer et sortir ; arriver et
partir ; naître et mourir ; passer ; tomber.
Ce sont les verbes du deuxième groupe qui provoquent les erreurs les plus
fréquentes. En effet, confronté au participe passé de l’un de ces verbes (ainsi que
de leurs éventuels composés, notamment en re- : ressortir, redescendre, repartir,
survenir, etc.), il faut toujours bien analyser la situation : s’agit-il d’un temps
verbal ou du verbe « être » suivi d’un adjectif ?
Prenons comme exemple les deux premières phrases de notre exercice. Toutes
deux contiennent le groupe « étaient rentrées » ; mais les deux traductions sont
loin d’être identiques. En effet, dans la phrase 1, « étaient rentrées » est le plus-
que-parfait du verbe rentrer (« rentrées » étant donc un participe verbal), alors
que dans la deuxième phrase la même forme se décompose en imparfait du verbe
« être » suivi d’un participe adjectival. (Le terme « participe » vient du fait que
cette forme participe à la fois du verbe et de l’adjectif.)
N.B. : Si, dans la dernière phrase de l’exercice, vous avez traduit the dog was
dead, vous êtes tombé dans le piège que nous venons de décrire. Comme il s’agit
d’une faute particulièrement fréquente, vous trouverez une étude plus détaillée
de « est/était mort » à la page 145.

5. PROBLÈMES SPÉCIFIQUES
CONCERNANT CERTAINS VERBES
5.1 Do + affirmatif (ou do + impératif)

Rappelons tout d’abord que cette structure n’est pas - loin de là ! - une forme
d’insistance « passe partout » et qu’il s’agit essentiellement d’une forme parlée,
dans laquelle il convient d’insister sur le do (I do drink wine, You did see him,
Do come in, etc.).
exercice
Les phrases suivantes emploient toutes do correctement. L’exercice consiste
premièrement à définir soit l’émotion ressentie, soit le ton employé, soit le
raisonnement implicite ; et deuxièmement à trouver une traduction possible.
1. I don’t drink beer but I do drink wine.
2. 'I didn’t see Mark at the party.' 'You did see him ! I saw you whispering to
him in a corner.'
3. I do like your new car.
4. Do come in and make yourself at home.
5. Do shut up and let me work !
6. Jack was awfully late, and when he did arrive he was drunk.
7. I don’t suppose Emma will come, but if she does turn up, tell her we
couldn’t wait for her.
8. I don’t like raw tomatoes, but if I did eat them I’d take care to wash them
thoroughly first.
9. You do live in Brighton, don’t you ?
10. People do do funny things.
analyse
1. Il s’agit d’un contraste, d’une distinction.
2. Plus qu’un simple contraste : une contradiction.
3. Do peut exprimer l’enthousiasme - ou son contraire (Ido dislike our new
neighbours).
4. et 5. Do + impératif souligne l’émotion qui a donné lieu à l’ordre exprimé.
(4. l’invitation se fait très chaleureuse ; 5. l’irritation est très marquée.)
6. Une quasi-contradiction (cf. phrase 2) : on avait fini par penser que Jack
ne viendrait pas - mais il est venu.
7. Même cas que le précédent, concernant cette fois non pas une certitude
(Jack est venu) mais une vague possibilité.
8. Encore un cas comparable, mais plus éloigné encore de la réalité : une
simple hypothèse.
9. Do + affirmatif + question-tag : demande de confirmation. (Cas étudié à
part : voir page 60.)
10. Il s’agit ici d’une sorte de confirmation implicite, souvent exprimant le
regret. (Remarquez que do + do est parfaitement possible.) Autre exemple : I’m
so sorry - my hamster does tend to bite strangers.
Suggestions pour la traduction :
1. Utiliser par contre.
2. Si, tu l’as vu !
3. Une forme exclamative sera souvent la meilleure solution en français. Par
exemple : Qu’est-ce qu’elle me plaît, ta nouvelle voiture !
4. et 5. Faire précéder l’impératif de Mais ; ajouter éventuellement un donc.
6. et 7. Quand même aidera sans doute pour la traduction.
8. En admettant que... ou Si jamais il m’arrivait de....
10. (Il) faut dire que... ou Que voulez-vous... ou (avec un soupir)
Évidemment,...
Résumons-nous :
Do + affirmatif s’emploie le plus souvent dans un contexte de dialogue, et
sert soit à souligner une émotion (enthousiasme, exaspération...), soit à marquer
un contraste, une contradiction. Les autres emplois, idiomatiques, sont d’un
maniement assez délicat : il est donc tout à fait déconseillé de se risquer à
employer cette tournure simplement « pour insister » dans des cas autres que
ceux étudiés ici.
Remarques :
1. En poésie, une convention veut que l’on puisse mettre la forme do +
affirmatif pour de simples questions de rythme : on « étoffe » ainsi le vers de la
valeur d’une syllabe. Dans ce cas, il ne faut pas accentuer le do, puisqu’il ne
s’agit pas d’une forme d’insistance :
And we did speak only to break
The silence of the sea. (Coleridge)
Le rythme se marque ainsi : And we did speak...
2. L’usage grammatical a bien changé depuis l’époque élisabéthaine. Si vous
vous intéressez à l’emploi de do + affirmatif chez Shakespeare (question capitale
non seulement pour la compréhension du texte mais aussi pour l’accentuation
des vers), il vous faut étudier attentivement ce problème, qui ne peut pas entrer
dans le cadre de ce livre.

5.2 Come, go et get, les verbes de mouvement simples, non descriptifs du


type de mouvement

Le français dispose de divers verbes pour indiquer la direction d’un


mouvement ; en anglais, on emploiera normalement soit une préposition, soit un
adverbparticle (postposition) - in, out, down, up, through, across... - en
choisissant le plus souvent entre les trois verbes come, go et get.

COME ET GO

Come implique un mouvement vers celui qui parle ou, dans un récit ou une
description, vers le « centre » où se situe mentalement le lecteur ; go implique le
mouvement inverse. Exemples : Come here ! Go away !
exercice
Dans le passage qui suit, en observant comment le « centre d’intérêt »
(l’imagination du lecteur) se déplace au gré du récit, complétez les blancs avec
soit come, soit go :
The ballroom was packed. When the musicians in, the older guests ......... into
the adjoining card-room. Later, some of them ......... back to watch the dancing,
while others ......... into the garden. There, they were joined by a number of
young couples, who had out to enjoy the moonlight, whose rays they had seen
ing in through the great windows of the ballroom.
corrigé
The ballroom was packed. When the musicians came in, the older guests went
into the adjoining card-room. Later, some of them came back to watch the
dancing (nous sommes restés mentalement dans la salle de bal), while others
went into the garden. There, they were joined by a number of young couples,
who had come out (nous sommes dans le jardin : There) to enjoy the moonlight,
whose rays they had seen coming in through the great windows of the ballroom
(nous nous reportons en arrière et nous retrouvons dans la salle de bal : had
seen).

GET

Employé comme verbe de mouvement, get se retrouve dans de nombreuses


expressions idiomatiques, que vous connaissez déjà (he got up at seven ; they got
off the train at Watford), mais s’utilise également en remplacement de come et de
go :
– lorsqu’il y a obstacle ou difficulté (emploi très fréquent) :
The gate of the field was shut, so I got through the hedge.
Sir John’s speech was so long they didn’t get away till ten.
– pour exprimer de l'impatience (emploi occasionnel) :
Get up those stairs this minute !
Get out of my way !
exercice
Remplacez les blancs par come, go ou get :
Tim shut his bedroom door behind him and.....1..... down the stairs. He.....2.....
out of the front door, .....3..... round the house, and was just .....4... ing down the
garden path when he saw flames.....5..... ing out of the kitchen window. The
cat.....6..... flying out through the hall window, which was open, but the dog, who
was shut in the scullery, could not.....7..... out. Tim.....8..... quickly back,.....9.....
into the house through the hall window, and.....10..... into the scullery to fetch
Rover.
corrigé
La première phrase établit Tim comme « point de vue » ou « centre
d’intérêt ». Par conséquent, les verbes 1, 2, 3, 4, 8 et 10, qui expriment tous un
mouvement de Tim exécuté sans difficulté, seront go.
Pour les verbes restants :
5. coming : les flammes viennent vers Tim (= pas go) et n’ont aucune
difficulté à sortir (= pas get).
6. came : même raisonnement. (Flying montre l’aisance du mouvement.)
7. get : difficulté, obstacle. Le chien n’arrive pas à sortir. 9. get : difficulté,
obstacle. Tim doit passer par la fenêtre.
N.B. : Pour les autres sens de to get : voir page 187.

5.3 Les « verbes de préférence »

Il s’agit des verbes : prefer, want, expect, like (ainsi que would like), love, hate
et wish (quand ce verbe signifie « vouloir »).
exercice Traduisez :
1. J’aime me promener dans les bois.
2. Mais aujourd’hui, je préfère rester à la maison.
3. Elle préfère/veut/n’aime pas que son fils travaille à l’étranger/que nous
travaillions à l’étranger.
4. Il espère qu’elles viendront/que je viendrai.
corrigé 1. I like walking in the woods.
2. But today I prefer to stay in.
3. She prefers/wants/doesn’t like her son/us to work abroad.
4. He hopes they will come/I will come.
analyse – Phrases 1 et 2 : souvent on exprime les préférences générales au
moyen de la forme en -ing (I like walking/He hates being criticized), alors que
pour indiquer des choix (ponctuels ou répétés), on utilise l’infinitif complet
(Iprefer to stay in today/She loves to tease me when I try to sing).
– Phrase 3 : quand la préférence porte sur l’action d’une autre personne, voici
la construction qui s’impose : verbe de préférence + personne + infinitif complet.
N.B. : Si la personne est représentée par un pronom, c’est le pronom
complément qui convient (me/you/him/us/them).
– Phrase 4 : to hope n’est pas classé dans les « verbes de préférence ».
Remarque :
To wish a deux sens différents : a) « vouloir » (acception un peu vieillie) ; b)
« désirer que soit possible ». Étudiez les deux constructions qui s’imposent :
1) She wishes them to work abroad.
2) She wishes they could (ou would) work abroad.

5.4 Les verbes de perception

Ces verbes sont : see, hear, feel, taste et smell ; on peut y ajouter watch. (Taste
et smell sont en fait rarement concernés par ce qui suit.)

CONSTRUCTION APRÈS UN VERBE DE PERCEPTION

Les verbes de perception se construisent soit avec l’infinitif sans to, soit avec
la forme en -ing. Faites bien attention à la distinction : l’emploi de la forme en -
ing suppose en effet une certaine durée de l’action perçue, ou alors une répétition
de celle-ci.
exercice
Complétez avec la forme qui convient :
1. The gazelle saw the hunter (let/letting) fly his arrow and at once felt the
barb (pierce/piercing) its skin.
2. I didn’t hear them (unlock/-ing) the door, but I certainly heard them
(tramp/-ing) up the stairs.
3. We saw the man (leap/-ing) from the roof, then, for several horrible
seconds, watched him (fall/-ing) through space.
4. Can’t you feel that spider (crawl/-ing) up your leg ?
5. They watched the frogs (jump/-ing) into the pond.
corrigé
Perception d’une action quasi instantanée : la et lb (let ; pierce) ; 2a (unlock) ;
3a (leap).
Perception d’une action d’une certaine durée : 2b (tramping) ; 3b (falling) ;
4 (crawling).
Perception d’une action répétée : 5 (jumping).

5.5 Faire faire quelque chose (à quelqu’un)

exercice
Traduisez :
1. L’âne voulait reculer, mais je l’ai fait avancer.
2. L’ambassadeur fit sortir ses visiteurs.
3. Faites entrer Monsieur.
4. On m’a fait asseoir dans la salle d’attente.
5. On m’a fait attendre des heures.
6. Il a fait boire l’enfant.
7. Elle va se faire couper les cheveux.
corrigé
1. The donkey tried to go backwards, but I made him go forwards.
2. The ambassador had his visitors shown out ou... asked his visitors to leave
ou ordered his visitors to leave.
3. Show the gentleman in.
4. I was asked to take a seat in the waiting room.
5. They kept me waiting (ou I was kept waiting) for ages.
6. He gave the child a drink ou He helped the child to drink ou He made the
child drink ou He got the child to drink.
7. She’s going to have (ou to get) her hair cut.
analyse
Nous avons à distinguer deux types de structure distincts :
a) Faire faire quelque chose
Traductions possibles : to have something done ; to get something done.
Pratiquement interchangeables, puisque, la personne qui doit exécuter l’action
n’étant pas mentionnée, aucun degré de politesse n’est à observer. La structure
avec have convient cependant mieux au careful speech.
I must get my car washed./He had his horse saddled.
(Pour l’ordre immuable des mots : voir page171.)
b) Faire faire quelque chose à quelqu’un
C’est le fait qu’on mentionne l’exécutant qui rend délicate la traduction, d’où
parfois plusieurs possibilités de tournure selon le contexte (exemples : phrases 2
et 6).
– to make someone do something (phrase 1) : suppose de l’autorité assez
brutale, voire de la force ; et souvent une certaine mauvaise volonté de la part de
l’exécutant.
I’ll make you regret that !/They made us work like slaves.
– to have someone do something (phrase 2) : de l’autorité toujours, mais plus
calme, plus digne.
I had the gardener help me with the weeding.
– to get someone to do something (phrase 6) : on demande gentiment, on
persuade, on cajole même.
I got the committee to agree with me.
– to ask someone to do something (phrases 2 et 4) : en faire littéralement la
demande, l’invitation. Souvent utile dans la traduction quand on veut éviter toute
autre connotation (autorité, ruse, force...) ; souvent employé (comme ici, phrase
4) avec le « passif anglais » là où le français a une tournure avec le pronom
« on » (voir au besoin la page 88).
They were asked to write down their addresses.
Autres traductions : le contexte peut vous inciter à avoir recours à toute une
variété d’autres tournures. Examinons les exemples du corrigé de l’exercice :
Phrase 2.... ordered them to leave : contexte militaire, ou ton menaçant,
orgueilleux, autoritaire, indigné, etc.
Phrase 3. Show him in/out : contexte employeur et employé, plus visiteur(s).
Phrase 5. They kept me waiting : contexte d’attente et d’irritation - Don’t keep
him hanging about, you know he hates it.
Phrase 6. He gave the child a drink : il lui passa une tasse. He helped her to
drink : il lui tint la tasse. He made her drink : elle s’y refusait. He got her to
drink : persuasion.

5.6 Les interrogations : quelques irrégularités

LE VERBE TO HAVE

Employé au sens de « posséder », « détenir » (sens large), to have se renforce


le plus souvent au moyen du participe passé de to get :
Has that hotel got a bar ? Has he got a cold ?
Remarques :
a) Le négatif obéit à la même règle : That hotel hasn’t got a bar He hasn’t got
a cold.
b) Le careful speech évite l’emploi de got : That hotel has no bar. Has he a
cold ?/Has he caught a cold ?
Quand to have est employé dans un autre sens - « organiser », « consommer »,
« prendre part à », etc. - l’auxiliaire à utiliser est do :
Did they have a quarrel ? They didn’t have a quarrel.
Il est évident que cette règle ne s’applique qu’aux temps simples (présent et
prétérit) du verbe (= absence d’autres auxiliaires).
exercice
Mettez à la forme interrogative :
1. They had a party. They will have a party.
2. Oliver has a new camera. Oliver has tea at five.
3. Kit had a shower. Kit hasn’t had a shower.
corrigé
1. Did they have a party ? Will they have a party ?
2. Has Oliver got a new camera ? Does Oliver have tea at five ?
3. Did Kit have a shower ? Hasn’t Kit had a shower ?

LES AFFIRMATIONS INTERROGATIVES DU FRANÇAIS

En français, dans la conversation, on exprime souvent une question - une vraie


- sous la forme d’une affirmation. Tel est rarement le cas en anglais. Ainsi,
« Vous connaissez cet homme ? » peut réellement être une demande de
renseignements (= « Dites-moi si oui ou non vous le connaissez ») ; alors que :
You know this man ? sera presque toujours une demande de confirmation (=
soit « Je crois savoir que vous le connaissez », soit « Je viens de comprendre,
avec surprise, que vous le connaissez »).
Par ailleurs, l’anglais possède un système très commode d’interrogations
commençant par how, permettant de poser toutes sortes de questions concernant
le temps, la distance, les dimensions : how late ? how far ? how big ? etc. Ces
formules remplacent le plus souvent les affirmations interrogatives du français.
exercice Quelle est la traduction la plus naturelle des questions suivantes ?
(Rappelons qu’il s’agit en français de formes le plus souvent familières.)
1. Ça fait longtemps que tu m’attends ?
2. Il va souvent voir sa grand-mère ?
3. Il fait combien de mètres de haut, ce mur-là ?
4. Le train part à 5 heures : à partir de quand est-ce que je peux passer vous
prendre ?
corrigé 1. How long have you been waiting for me ?
2. How often does he visit his grandmother ?
3. How high is that wall ?
4. The train leaves at 5 a.m. : how early can I pick you up ?

LES QUESTIONS INDIRECTES

exercice
Traduisez :
1. Il se demandait s’il avait perdu son portefeuille.
2. On m’a demandé où se trouvaient mes parents.
corrigé
1. He wondered if (ou whether) he had lost his wallet.
(Le si de la question indirecte française se traduit indifféremment par if ou par
whether.)
2. I was asked where my parents were.
(En anglais, la question indirecte s’exprime toujours par la forme
affirmative, alors que, en français, il peut y avoir une inversion [phrase 2]
évoquant une forme interrogative.)

FORMES EXCEPTIONNELLES DES QUESTION-TAGS (N’EST-CE


PAS ?, HEIN ?, ETC.)

Verbe to be : une seule exception, concernant la 1re personne du singulier,


présent simple.
Verbe to have : question-tag différent selon le sens de have. (Voir section sur
le verbe to have, page 57.)
exercice
Traduisez :
1. J’ai raison, n’est-ce pas ?
2. Louise a trois voitures, n’est-ce pas ?
3. Le bébé a eu son biberon, n’est-ce pas ?
4. Il a eu son biberon à six heures, n’est-ce pas ?
corrigé
1. I’m right, aren’t I ? (Le r de aren’t est évidemment muet.)
N.B. : Cette forme exceptionnelle concerne uniquement le question-tag
négatif : l’affirmatif n’a rien d’irrégulier. Cf. I’m not dreaming, am I ?
2. Louise has (ou has got) three cars, hasn’t she ?
3. The baby has had his bottle, hasn’t he ?
4. He had his bottle at six o’clock, didn’t he ?
Rappel : Reprise de have pour l’auxiliaire (phrase 3) et pour le sens posséder
(phrase 2), mais emploi de l’auxiliaire do dans tous les autres cas aux temps
simples du verbe. (Voir section sur le verbe to have, page 57.)
Question-tag non interrogatif (mais prononcé avec intonation descendante,
semi-interrogative) : pour donner à l’interlocuteur – généralement avec quelque
dépit - une information qu’il ignorait. (Il s’agit d’un emploi relativement récent
du question-tag.)
exercice
Traduisez les question-tags :
'Why did you ring the bell ?' 'Because I’ve lost my key, haven’t I ?' 'Where’s
Gavin ?' 'Down at the pub with the boys, isn’t he ?'
corrigé
Solutions possibles :
Ben, voyons ! ou..., qu’est-ce que tu crois ?
Reprise de la même forme (affirmative ou négative) que la proposition
principale
exercice
Analysez les nuances ; traduisez les question-tags :
1.'She can’t bear you !' 'Oh she can’t, can’t she ?'
2.'We’re going to borrow your car this evening.''Oh you are, are you ?'
3. So you live in Paris, do you ?
4. So they’ve invited both of you down to stay, have they ?
corrigé
Traductions possibles :
1. et 2. : Tiens, tiens ! ou C’est ce qu’on va voir !
3. et 4. :..., c’est bien ça ? ou..., si je comprends bien ?
analyse
1. et 2. Phrases presque toujours précédées de Oh. Expriment une certaine
ironie, un peu de mépris, une menace voilée, etc.
3. et 4. Phrases généralement précédées de So. Font confirmer, ou montrent de
l’intérêt pour l’information reçue.
Question-tag après un impératif
exercice
Complétez avec des question-tags (N.B. : Ces question-tags ne correspondent
pas à « n’est-ce pas ? ») :
1. Sit down ?
2. Don’t touch the things on my desk ?
3. Let’s go shopping now, ?
4. Don’t let’s invite the Robinsons, ?
corrigé
1. won’t you ? 2. will you ? 3. shall we ? 4. shall we ?
a) will you ? pour la phrase 1 rendrait l’invitation péremptoire ou menaçante.
b) Les phrases 3 et 4 sollicitent l'accord de l’interlocuteur (cf. le question-tag
français « d’accord ? »), d’où la forme affirmative shall we ? dans les deux cas.

1 Les trois formes succeeded in (+ -ing), managed to et was able to ont pratiquement le même sens
et sont souvent interchangeables. (Là où aucune compétence, aucun effort spécial n’est nécessaire,
cependant, seul was able to convient.) Managed to fait peut-être un peu plus penser à de l’astuce ou
à de réels efforts, mais il n’est pas nécessairement (comme certains étudiants semblent le penser)
aussi familier que le français « se débrouiller pour ». On pourrait parfaitement l’employer dans les
phrases 2 et 3, par exemple.
2 La forme affirmative (exemple : could have heard) ne peut s’employer que dans une phrase
conditionnelle : If they had picked the right number, they could have won a holiday in Florida.
3 Pour une étude détaillée de whoever, wherever, etc. : voir page 108.
3
L’ARTICLE, LE NOM, LE PRONOM

1. L’ARTICLE DÉFINI Faut-il ou non


l’employer ?
Avant d’aborder l’exercice, je vous conseille d’apprendre par cœur une « règle
empirique » qui, sans être fiable tout à fait à 100 %, vous sera d’une très grande
utilité :
Si en français vous avez le schéma : article défini + nom + de (et à condition
que ce « de » se traduise bien par of), le schéma anglais correspondant sera : the
+ nom + of.
Cette règle prime sur toutes les autres règles (qui sont données après le
corrigé).
exercice
Mettez ou non l’article défini à la place des blancs :
1. ... Italians like... spaghetti and... wine.
2. Jason can’t make up his mind whether to study... maths,... comparative
literature or... history of... religion.
3. Lily is playing... piano and her sisters are playing... tennis.
4. ... French don’t usually appreciate... English humour.
5. ... green of... velvet of your dress reminds me of... colour of... moss
growing under that oak.
6. ... Queen Ingrid and... Duke of... Kent will dine on board... Prince Albert.
7. His mother comes from... Netherlands, his father from... Germany and his
grandparents from... Asia, but he has never left his home in... Hart Road, which
is in a small town in... Texas.
8. ... natural textiles, such as... wool and... cotton, are said to be healthier
than... synthetic fabrics.
9. ... prudence is... wisdom of... timid.
10. ... scientists do not consider... dolphin or... chimpanzee quite as intelligent
as... Man.
11. Would you pass... bread, please ?
12. ... slate is cheaper in... country than in... town.
13. I don’t think... Vesuvius is in... Andes, dear.
14. ... accused stated that he was travelling abroad at... time of... crime.
15. ... good does not always attract... men.
16. I didn’t have... courage to tell them... dreadful news.
17. ... little Cecily,... eldest daughter of... poor Tufts, is going to marry... young
Herford.
18. Isn’t... life wonderful ? And don’t you just love... nature ?
corrigé
Dans le corrigé qui suit, les illustrations de la « règle empirique » donnée au
début de cette section sont suivies d’un R (pour Règle). L’explication de tous les
autres cas se trouve dans l’analyse et les commentaires qui suivent le corrigé.
1. Italians like spaghetti and wine.
2.... to study maths, comparative literature or the history of (R) religion.
3.... is playing the piano... are playing tennis.
4. The French don’t appreciate English humour.
5. The green of (R) the velvet of (R) your dress reminds me of the colour of
(R) the moss...
6. Queen Ingrid and the Duke of (R) Kent... on board the Prince Albert.
7.... from the Netherlands... from Germany and... from Asia... in Hart Road...
in Texas.
8. Natural textiles, such as wool and cotton... than synthetic fabrics.
9. Prudence is the wisdom of (R) the timid.
10. Scientists... consider the dolphin or the chimpanzee... as Man.
11. ... pass the bread
12. Slate is... in the country than in the town.
13. ... think Vesuvius is in the Andes
14. The accused stated... at the time of (R) the crime.
15. The good does not always attract men.
16. ... the courage to... the dreadful news.
17. Little Cecily, the eldest daughter of poor Tufts, is going to marry young
Herford1.
18. Isn’t life wonderful ? And don’t you just love nature ?
analyse
(N.B. : Les mots entre parenthèses reprennent des exemples contenus dans
l’exercice.)
1. On n’emploie pas l’article défini devant les noms des catégories
suivantes :
a) les activités humaines (maths, comparative literature, religion, tennis)2 ;
b) les noms qui ont une application générale (Italians, natural textiles,
scientists, men = tous les Italiens, textiles naturels, savants, hommes)3 ;
c) les matières premières (wool, cotton, slate) ;
d) les denrées alimentaires (spaghetti, wine) ;
e) les autres noms indénombrables (= uncountable nouns), c’est-à-dire ceux
qui désignent des entités que l’on perçoit plutôt en masse qu’en unités distinctes
(exemples : sand, water ),ou qui sont des notions abstraites (humour, prudence,
life) ;
f) les noms propres, précédés ou non d’un titre (Queen Ingrid, Kent,
Germany, Asia, Hart Road, Texas, Vesuvius)4.
2. Règle entraînant l’annulation de toutes les règles précédentes (concernant
l’omission de l’article défini).
Dans tous les cas où un nom entrant dans l’une des catégories citées ci-dessus
est défini d’une manière quelconque, il doit prendre l’article défini. (C’est
d’ailleurs l’explication grammaticale de la « règle empirique » donnée au début.)
La « définition » en question peut se trouver dans :
a) une proposition relative, exprimée ou non (the moss [which is]
growing... ; the courage [which I would need] to tell them...) ;
b) le contexte ou la situation, là où il ne peut s’agir que de quelque chose (ou
de quelqu’un) de présent ou de connu. Remarquez que le mot ainsi défini peut
être soit un nom (Wouldyou pass the bread ? ;... tell them the news), soit un
participe passé, employé au singulier ou au pluriel et ayant le mot man (ou
woman, people, children, etc.) sous-entendu (The accusedstated...). Autres
exemples : The fog here never gets very thick. The 16th-century Queen
Elizabeth was very different from the present one. The injured were taken away
in ambulances ;
c) un sens dénombrable donné à un mot normalement indénombrable.
Exemple : Who’s the beauty Johnson is going out with nowadays ?
d) et enfin, le schéma article défini + nom + of (voir début de la section).

LES CAS OÙ L’ARTICLE DÉFINI EST TOUJOURS NÉCESSAIRE

Il s’agit des noms appartenant aux catégories suivantes :


a) les adjectifs substantivés désignant certaines catégories philosophiques ou
autres (the good, the beautiful) ;
b) les adjectifs substantivés qui s’appliquent collectivement à des groupes
de personnes, bien définis socialement, physiquement, etc. (the French/the shy =
les Français dans leur ensemble/tous les timides)5 ;
c) les noms singuliers ayant un sens général (the dolphin/the chimpanzee =
le dauphin/le chimpanzé = tous les dauphins/chimpanzés) ;
N.B. : Une exception importante : Man (sans article) = l’Homme = tous les
êtres humains/l’humanité.
d) les entités ou catégories considérées comme uniques. Exemples : the
earth, the stars, the past ;
e) certains noms concernant l'environnement physique. Exemples : the
country, the seaside, the mountains.
N.B. : Personnifiée ou non, Nature (ou nature) ne prend jamais l’article
défini : Nature is beautiful at this time of year.
exercice
Cet exercice porte sur les adjectifs substantivés. Traduisez les italiques :
1. Les riches ne sont pas toujours généreux.
2. Un timide rougit souvent.
3. Les sourds apprennent à « parler » avec leurs mains.
4. Tous les sourds que je connais ont les yeux bleus.
5. Nicolas s’intéresse à la vie des pauvres.
corrigé
1. The rich (On parle des riches en général.)
2. A shy person (Selon le contexte, on peut choisir A shy man/girl/child, etc.)
3. The deaf (On parle de tous les sourds.)
4. All the deaf people (Ne concerne que ceux que je connais.)
5. Nicolas is interested in the life of the poor. (L’adjectif substantivé ne
« supportant » ni le s du pluriel ni celui du génitif, aucune autre traduction
n’est possible. Voir note 5, page 64.)

SCHOOL, PRISON, ETC. : AVEC OU SANS ARTICLE DÉFINI ?

Les mots suivants sont employés tantôt avec l’article défini, tantôt sans :
school (ainsi que university, college...), prison, church, hospital.
exercice
Mettez éventuellement l’article défini à la place des blancs :
1. Skullcap Jake has been in... prison for two years.
2. The parson went to... hospital and... prison for two short services before
going to... church.
3. The Grahams always go to... church at Easter and Christmas.
4. Toby is taking flowers to... hospital - did you know his wife had been
rushed to... hospital ?
5. It was getting late : Mrs Brown and Johnny ran to... school.
6. In any case, Johnny always runs to... school.
corrigé
1. ... has been in prison...
2. ... went to the hospital and the prison... going to the church.
3. ... go to church...
4. ... flowers to the hospital -... rushed to hospital ?
5. ... Mrs Brown and Johnny ran to the school.
6. ... Johnny always runs to school.
– On n’emploie pas l’article défini devant school, prison, church, hospital
quand la personne qui s’y rend (ou qui s’y trouve) participe comme « client » à
la vie normale de l’établissement - autrement dit, est schoolchild, prisoner,
worshipper ou patient. En cas de « mélange » (Mrs Brown and Johnny, phrase
5), c’est le point de vue du personnage perçu comme meneur ou supérieur qui est
adopté (Mrs Brown... to the school).
– Dans la phrase 2, the parson n’est que visiteur dans les deux premiers
établissements ; et dans l’église, il est en situation, non pas de « client » mais de
« travailleur » (cf. The doctor is somewhere in the hospital ; The cleaners are
entering the prison).

2. L’ARTICLE INDEFINI
2.1 Dénombrable et indénombrable (= countable and uncountable)

La notion est relativement simple : on peut tout compter sauf ce que l’on ne
perçoit qu’en masse ou ce qui est entité abstraite singulière. L’article indéfini a
(ou an) étant l’équivalent d’un chiffre (un = a ou one), il ne peut en effet
s’associer à ce qui est indénombrable.
exercice
Ajoutez les articles indéfinis qui manquent, si nécessaire :
1. Helena is... beauty.
2.... sand of such... coarseness is rare.
3. I saw... clouds of... strange shape.
corrigé
1. Singulier normalement indénombrable, mais employé dans un sens dénom
brable et nécessitant par conséquent un article : a beauty (= une beauté et non la
beauté).
2. Singulier indénombrable, donc pas d’article : sand (perçu en masse) et
coarseness (entité abstraite singulière).
3. Pluriel, donc pas d’article : clouds ; singulier dénombrable, donc article : a
shape.

2.2 Emploi de some

Le pluriel de l’article indéfini est normalement zéro (= pas d’article) : a hat ;


pluriel : hats. Cependant, le partitif some (prononcé [səm]) est fréquemment
employé là où le français mettrait simplement des (et non quelques) : Please get
me some cigarettes. En simplifiant quelque peu, l’on peut dire que :
– some indique une quantité plutôt réduite ;
– l'absence d’article suppose soit une quantité assez importante, soit
l’absence de toute notion de quantité.
Remarque :
Le pluriel simple s’emploie également (le plus souvent avec une notation de
temps) pour indiquer qu’il s’agit de quelque chose d'habituel :
I have friends in for dinner once a week.
exercice
Remplacer éventuellement les blancs par some :
1. We always buy.... woollen goods when we’re in Scotland.
2. The farmer has ordered.... bricks and.... tiles to build a big new barn.
3. She owns.... hotels all over the world.
4. I feel peckish : I think I’ll eat.... fruit.
5. In the valley that lay at our feet, we could see nothing but.... woods and ....
fields.
6. I always give my uncles.... ties for their birthdays.
7. I have bought.... slates to mend the hole in the roof.
8. We eat.... fruit and.... vegetables at every meal.
9. He was carrying.... heavy dictionaries.
10. Our local library receives.... books from many sources.
corrigé
Divisons en trois catégories :
a) pluriel simple pour une quantité relativement importante ;
2 (bricks and tiles), 3 (hotels), 5 (woods and fields) et 10 (books).
b) some pour une quantité plutôt modeste ;
4 (some fruit), 7 (some slates) et 9 (some heavy dictionaries).
c) pluriel simple pour indiquer une habitude.
1 (woollen goods), 6 (ties) et 8 (fruit and vegetables).

2.3 Un = a(n) ou one ?

exercice
A(n) ou one ? Remplissez les blancs.
1.... beggar was going from... group to the next, asking... tourist after another
for... coin.
2. Everyone was screaming.... woman was hysterical.
3.... student after the other came in and looked for... place to sit. Some had to
make do with... seat for two.
4. Rice was distributed : not more than... kilo per person.
5. In the middle of the film,... child sneezed.
corrigé
L’article indéfini français un se traduit par one :
a) quand il s’agit de distinguer un élément dans un ensemble ou dans une
série : one group, one tourist, one woman, one student ;
b) quand il s’agit de compter ou de limiter : one seat, one kilo.
Examinons les cas qui restent.
– a beggar : il n’est pas fait mention d’autres mendiants ; par conséquent, on
n’a ni à le distinguer, ni à le « compter » ;
– a coin : le mendiant ne va pas refuser si on lui en propose deux ou trois ;
donc, pas one (on ne compte pas) ;
– a place : n’importe quelle place fera l’affaire ; on ne distingue pas ;
– a child : cela aurait pu être n’importe quel enfant, c’est sans importance. Si
le verbe avait été was badly hurt, ou disappeared, cela aurait nettement distingué
l’enfant en question et l’on aurait dit one child.

2.4 What (a).../such (a).../so... a

Puisque a est l’équivalent d’un chiffre (a = one = un), il suit la règle des
dénombrables (What a... !) et des indénombrables (What... !). (Voir section
« Dénombrable et indénombrable », page 66.)
exercice
Complétez avec what a(n) ou what :
....... awful weather ! And ...... awful children, too ! ...... stupid idea it was to
bring them here ! Have you noticed ...... aggressive personality young Keens
has ? And ...... dangerous practical jokes Barnes invents ? ...... catastrophe it will
be if the rain continues !
corrigé
a) pluriel : what awful children ! what dangerous jokes !
b) singulier indénombrable : what awful weather !
c) singulier dénombrable : what a stupid idea ! what an aggressive
personality ! what a catastrophe !
Remarque :
Such/such a et so... a (N.B. : jamais so sans a) suivent la même règle ; mais
attention au niveau de langue et à l’ordre des mots.
exercice
Traduisez les italiques :
1. C’est une fille si bavarde !
2. Une si jolie fille doit sûrement penser devenir mannequin.
3. Une lâcheté aussi peu caractéristique doit pouvoir s’expliquer.
4. Un garçon si doué ! Une telle intelligence ! Décevoir des parents aussi
confiants ! C’est tellement dommage !
5. Une sérénité aussi totale, dans un lieu aussi solitaire, était propice à la
méditation.
corrigé
Mêmes règles que ci-dessus :
a) pluriel : such trusting parents (4) ;
b) singulier indénombrable : such uncharacteristic cowardice (3), such
intelligence (4) ;
c) singulier dénombrable : such a talkative girl (1), such a gifted boy (4), such
a pity (4).
Autres cas :
d) sujet de phrase, personnel (2) : Such a pretty girl must... est possible ; mais
il vaut mieux reprendre le nom sous forme de pronom dans une comparaison
d’égalité : A girl as pretty as she is must...
c) contexte assez littéraire (5) : so lonely a spot... (plutôt que : such a lonely
spot...) ; mais le nom serenity étant indénombrable, seule la forme avec such est
possible : such utter serenity.
N.B. : Remarquez bien la différence de position de l’article : such a lonely
spot/so lonely a spot.

3. LES NOMS ET LA NOTION DE


POSSESSION
3.1 Les noms composés

ANALYSE DES MOTS COMPOSÉS DE DEUX NOMS

Le premier élément fonctionne comme un adjectif, d’où sa position (avant le


vrai nom) et sa forme (invariable). Comme ce premier élément sert à définir le
second, on l’accentue en prononçant le mot : a toothbrush, a teaspoon.
(Exception : les « matières premières » : voir les remarques sur le type d) ci-
dessous.)
Le deuxième élément est le vrai nom ; il est normalement variable.
Exemples : one toothbrush, six toothbrushes (mais wisdom teeth) ; one
trouser-leg, two trouser-legs (mais a pair of trousers).

LES DIFFÉRENTS TYPES DE NOMS COMPOSÉS

Les noms composés représentent toujours des concepts usuels : ainsi, on


rencontrera souvent garden party, homesickness, telephone bill, mais on imagine
difficilement garden meeting, schoolsickness, monument bill.
Voici les catégories de noms composés les plus fréquemment rencontrés :
a) Le premier élément désigne l’ensemble dont le second - objet ou personne
– fait partie. Exemples : a window-pane ; a classmate ; a garden path ; a
government spokesman.
b) Il existe un rapport d’utilisation entre les deux éléments : récipient,
fonction, etc. Exemples : a jam-pot ; a wedding dress ; a pencil-sharpener ; a
classroom.
c) Le premier élément (= substantif adjectival) désigne les éléments qui
composent ou que l’on peut retirer du deuxième. Exemples : a haystack ; a
stone-quarry ; a woodpile ; a needle-case.
d) Le premier élément désigne la matière dont est fait le second. Exemples : a
brass buckle ; a gravel path ; a china vase.
Remarques sur le type d) :
1. Les noms composés du type d) s’écrivent toujours en deux mots séparés,
sans tiret. Dans tous les autres cas, l’usage reste assez flou (un seul mot, deux
mots séparés, deux mots reliés par un tiret).
2. En parlant, attention à l’accentuation. Les « noms de matière » sont
ressentis comme étant de vrais adjectifs - à tel point qu’un objet en bois travaillé
est wooden et non wood (a wood pile ; a wooden spoon). Par conséquent, et à la
différence des autres noms composés, on accentue les deux éléments,
l’accentuation principale portant sur le second : a brass buckle, a wooden spoon.
exercice
Dans cet exercice, vous trouverez quelques vrais adjectifs. Lisez, en insistant
sur l’accentuation :
a slate roof ; a slate-quarry ; a bluebottle (= une mouche à viande) ; a blue
bottle ; a gold bracelet ; a goldsmith (= un orfèvre) ; a black bird ; a blackbird (=
un merle).
corrigé
L’élément portant l’accentuation principale est en caractères gras. a slate
roof ; a slate-quarry ; a bluebottle ; a blue bottle ; a gold bracelet ; a goldsmith ;
a black bird ; a blackbird.

NOMS COMPOSÉS - DERNIÈRES REMARQUES

Il existe quelques noms composés dont le premier élément désigne une


personne : a child prodigy, a manservant, a lady killer, etc.
Le plus souvent, cependant, un nom représentant une personne n’entrera pas
comme premier élément dans un nom composé : il prendra la forme possessive :
the children’s games ; a sailors’hostel.
Faites cependant bien attention aux détails.
exercice
Expliquez la différence entre :
1. their guest’s room 2. their guests’room 3. their guest room.
corrigé
Il s’agit de possessifs dans les deux premiers cas : 1. ils ont un invité 2. ils ont
plus d’un invité.
Cas 3 : il s’agit d’un nom composé : ils ont bien une chambre destinée aux
invités, mais rien ne nous dit si elle est occupée en ce moment ou non.
3.2 Les substantifs « sans pluriel » et ceux qui se terminent en s

Certains uncountable nouns sont des singuliers (verbe au singulier) qui n’ont
en principe pas de pluriel et ne prennent pas d’article indéfini. Les plus connus
sont : furniture, luggage, advice et hair, mais il y a aussi : progress, lightning,
news, research, work, fish, fruit, travel et information.
exercice
Complétez les phrases suivantes en utilisant les mots donnés entre
parenthèses :
1. I have three ......... to give you. (advice)
2. Did you see all those ......... ? (lightning)
3. Waiter ! There are two ......... in my soup ! (hair)
4. How many ......... have you got ? (luggage)
5. She has made a lot of this year. (progress)
6. I’ve got several to do today. (work)
corrigé
1. I have three pieces of dvice to give you.
2. Did you see all those flashes of lightning ?
3. Waiter ! There are two hairs in my soup !
4. How many items (ou pieces) of luggage have you got ?
5. She has made a lot of progress this year.
6. I’ve got several jobs (ou pieces of work) to do today.
Commentaire
a) La plupart de ces uncountable nouns peuvent devenir countable à condition
de leur adjoindre pieces of ou items of. Cependant, cette solution n’existe pas
pour progress et lightning.
b) Certains noms, en principe invariables, possèdent en fait une forme variable
qui a un sens spécifique, différent. Dans ce cas, l’emploi de l’article indéfini
(ainsi, bien sûr, que des chiffres) redevient possible (cf. phrase 3 de l’exercice).
Exemples :
work : invariable (= travail à faire) : I have work/some work/three pieces of
work (ou three jobs) to do.
work : variable (= création d’artiste) : He knows all Dickens’works/a work by
that painter/six works by Chopin.
fruit : invariable (= comestible ; correspondant en français tantôt à un
singulier, tantôt à un pluriel) : Help yourself to some fruit et non... to a fruit ou...
to some fruits ; variable (= sens figuré) : The fruits of his labours. hair :
invariable (= chevelure ou pilosité) ; variable (= cheveux ou poils individuels) :
par exemple, sur une veste, sur une banquette.
c) Le mot travel présente plusieurs particularités :
– au singulier, il signifie le fait de voyager, jamais un voyage. (Travel is less
expensive nowadays than it used to be. He went on a long journey/a business
trip/a sea voyage.)
– le pluriel, travels, n’est employé que pour désigner des voyages lointains,
difficiles, d’exploration, etc. : His travels in the Amazonian jungle/Gulliver’s
Travels.
– l’emploi le plus courant de travel est en tant que verbe : They have travelled
all over Asia.
d) À la différence de certains autres noms se terminant en -s, news est
toujours un singulier : I have heard the/some/a piece of/several items of/news.
The news is good today.
Il existe quelques autres mots en -s : means, series, crisis, thesis, synthesis,
etc. Il ne s’agit pas de collectifs singuliers (même si les deux premiers sont
invariables). Les mots en -is font leur pluriel en -es (prononcé [i :z], comme
ease) Exemples : a means of support ; three means of transport ; a series of
crises ; three hypotheses.

3.3 La notion de possession et les « faux possessifs »

POSSESSEUR ET CHOSE POSSÉDÉE

Pour mémoire :
Dans la construction avec of, la « chose possédée » conserve en anglais son
article défini :
Get me the name of the man who phoned (= le nom de l’homme).
Dans tous les autres cas, et à la différence du français, la « chose possédée »
perd en anglais son article défini :
Paul’s bike ; mine ; Paul, whose bike is red.
Le vélo de Paul ; le mien ; Paul, dont le vélo est rouge.
L’éventuel adjectif possessif s’accorde en genre avec le possesseur (et non,
comme en français, avec la chose possédée) :
Jane has her own plane ; Patrick has his own plane too.
N.B. : Faites attention si la « chose possédée » est non pas une « chose » mais
une personne. (Certains francophones sont tentés de dire, par exemple, Jane and
his husband, Patrick and her wife... )

« DE » : POSSESSIF OU NON ?

Lorsqu’un adjectif possessif ou démonstratif se trouve associé à un nom


suivi de « de », il faut bien analyser la situation. Puisque tout adjectif doit
s’appliquer au nom qui le suit immédiatement, méfiez-vous des contresens !
exercice
Traduisez :
1. Il a fait son devoir de capitaine.
2. Ce poème de Shelley est célèbre.
analyse
Voyons tout d’abord les contresens à éviter. Que signifient en effet les deux
phrases suivantes ?
– He did his captain’s duty.
– This Shelley’s poem is famous.
He did his captain’s duty laisse supposer que, le capitaine ayant failli à son
devoir, c’est le simple soldat qui l’a remplacé : Il a fait le devoir de son
capitaine.
This Shelley’s poem is famous signifie qu’il y a deux (ou plusieurs) Shelley et
qu’on ne parle que de l’un d’eux : Le poème de ce Shelley-ci est célèbre. Dans la
phrase 1, le « de » ne signifie pas réellement « appartenant à » mais bien plutôt
« en tant que ». (Vous voyez déjà la traduction qui va s’imposer...) Quant à la
phrase 2, il va falloir faire en sorte que le démonstratif précède immédiatement
le mot qu’il qualifie, à savoir « poème ».
1. He did his duty as a captain.
2. This poem of Shelley’s (ou This poem by Shelley) is famous.
(Pour le double génitif, of Shelley’s, voir p. 75.)

STRUCTURES : LE + [NOM] + D’UN ; UN + [NOM] + DE

exercice
Analysez et traduisez les sections en italique :
1. La force d’un éléphant est énorme ;
2. L’homme souleva la poutre avec une force d’éléphant.
analyse
Dans 1, il s’agit d’un vrai éléphant et de la vraie force de celui-ci : donc,
possessif réel.
Dans 2, il s’agit d’une métaphore : la force est réelle, mais il n’y a pas de vrai
éléphant. Il ne peut donc pas y avoir de possessif réel.
corrigé
1. The strength of an elephant is... ou, puisqu’il s’agit d’un être vivant : An
elephant’s strength is...
2.... with the strength of an elephant ou encore :... with a strength like an
elephant’s/like that of an elephant.
(Pourquoi a strength, c’est-à-dire l’article indéfini avec une abstraction, un
nom indénombrable ? Voir p. 66. Et pourquoi that of et non this of ? Voir p. 86.)

LE SAXON GENITIVE (='S, S’) : EMPLOIS EXCEPTIONNELS

Pour mémoire :
Le Saxon genitive ne peut normalement s’employer qu’avec un nom
« possesseur » correspondant à un être vivant :
The doctor’s car ; Jenny’s house ; The cow’s tail.
Mais : The wheels of the car ; The house of the crime ; The tail of the comet.
En fait, le Saxon genitive peut s’employer en plus avec des expressions de temps
et de quasi-entités physiques (par exemple : a club), ainsi qu’avec certaines
expressions de distance.
exercice
Traduisez en employant si possible un Saxon genitive :
1. J’habite à deux pas (tournure idiomatique) de la propriété de votre famille.
2. Ils partiront dans trois semaines pour la colonie de vacances de l’université.
3. La cité antique de Kekks est située à une journée de voiture de la ferme
d’autruches.
corrigé
1. I live a stone’s throw from your family’s estate.
2. They will be leaving for the university’s summer camp in three weeks’
time.
3. The ancient city of Kekks is a day’s drive from the ostrich farm. (La ferme
n’appartient pas aux autruches !)
N.B. :
– Family et (dans le contexte) university sont des quasi-entités physiques.
– Pour l’ordre des éléments de la phrase 2 : voir page 101.

3.4 Le génitif précédé de of

Exemple : That dog of Mary’s bit me.


Les deux formes génitives possibles, à savoir Mary’s dog et the dog of Mary,
sont ici fusionnées, donnant un double génitif.
Il s’agit d’une forme fréquemment employée et correcte. On la rencontre
surtout, mais pas uniquement, dans la langue parlée. La « chose possédée », qui
peut être concrète, abstraite ou un être vivant, se trouve pratiquement toujours
associée soit à l'article indéfini (ou some), soit à un adjectif démonstratif (this
ou that) : dans ce deuxième cas, la tournure exprime parfois un certain
agacement. Quant au possesseur, il peut être exprimé par un nom propre ou
commun au génitif, ou encore par un pronom possessif :
That attitude of John’s ; this headache of mine ; thoseplans of hers ; afriend of
my cousin’s ; some acquaintances of theirs.

3.5 Les pronoms possessifs

Règle : Aucun pronom possessif ne prend une apostrophe.


Ainsi : This plate is mine/thine/his/hers/its ; this plate is ours/yours/theirs.

3.6 Traduction du français « dont »

Trop souvent, les connaissances des étudiants semblent se limiter à whose plus
le laborieux the... of which. Les différentes fonctions grammaticales de « dont »
sont parfois ignorées.
exercice Un de vos amis est en train de vous commenter une photo prise au
cours d’une garden party, en indiquant du doigt les divers participants, etc.
Entourez d’un trait les cas où le « dont » correspond à une notion de
possession.
1. Celle-ci, c’est la dame dont le fils est parti avant la fin.
2. Celui-là, c’est le garçon dont je te parlais l’autre jour.
3. Celui-là, dont on ne voit que le chapeau, c’est mon père.
4. Celle-là a huit enfants, dont sept garçons.
5. Celui-ci, c’est un homme dont on ne sait absolument rien.
6. Le type dont la veste est toute déchirée est mon cousin.
7. L’arbre, là, dont les feuilles sont si bizarres, n’a jamais donné de fruits.
8. Celle-là, c’est la fille dont on dit qu’elle va épouser son patron.
9. Ce groupe-là, ce sont des amis de Bob, dont celui qui est ministre.
corrigé
Expriment une notion de possession : les phrases 1, 3, 6 et 7 uniquement.
Toutes les autres indiquent une relation grammaticale.
exercice Proposez une ou plusieurs traduction(s) pour la proposition relative
introduite par « dont » dans les phrases 1, 3, 6 et 7.
corrigé
1. ... lady whose son left early.
3. That one, whose hat is the only thing you can see of him... ; ou encore :
That one – all you can see of him is his hat -... ; mais difficilement : That one,
only whose hat can be seen (le passif n’étant guère naturel quand l’observateur -
vous-même en l’occurrence – est connu, individuel).
6. The fellow with the badly torn jacket is... (plus naturel que : That fellow,
whose jacket is...).
7. That tree there, with such peculiar leaves, has never... ; ou : That tree, the
one with... ; ou encore :... the one that has....
Remarque :
Pour la dernière phrase, vous avez peut-être proposé la traduction : That tree
there, the leaves of which are so peculiar, has never... Cette construction, quoique
grammaticalement correcte, est extrêmement lourde, peu naturelle. On ne
l’entend pratiquement jamais dans la langue parlée, notamment. Deux solutions
possibles : l’une, fort utile, avec with (voir ci-dessus) ; l’autre en employant le
relatif whose. En effet, whose n’est pas réservé aux êtres humains, son
antécédent pouvant tout aussi bien être animal que végétal, minéral ou même
abstrait.
Exemples :
1. The chair whose seat is broken ought to be thrown away. (Autre solution :
The chair with the broken seat ought...)
2. These superstitions, whose origin is lost in the mists of time, profoundly
influenced the poets of the period.
3. Everyone rushed towards the barn, whose roof was on fire.
N. B. : Quand on se trouve en présence de non-defining relative clauses (voir
page 82), seule la solution avec whose est possible (exemples 2 et 3).
exercice
Analysez puis traduisez les phrases 2, 4, 5, 8 et 9.
corrigé
Commençons par faire un tri. Le « dont » des phrases 4 et 9 correspond à
l’idée « parmi lesquels », tandis que dans les phrases 2, 5 et 8 le « dont »
n’apparaît que parce qu’il accompagne un verbe qui se construit avec « de »
(parler de quelqu’un ; dire de quelqu’un que... ; savoir quelque chose de
quelqu’un).
Traductions proposées, d’abord pour le sens « parmi lesquels » :
4.... eight children, seven of them boys ; ou, un peu moins naturel :... seven of
whom are boys.
9.... among them the one who is a minister.
Et maintenant pour les phrases contenant un verbe qui se construit avec
« de » :
2.... the boy I was telling you about... ; ou...I was talking about.. (Pour la
suppression de to you après talk, voir page 168).
5.... man nobody knows anything at all about ; ou, moins naturel :... man
about whom absolutely nothing is known.
8.... is the girl they say is going to... (Autre traduction possible,
grammaticalement correcte mais très peu naturelle :... is the girl of whom it is
said that...)

4. LES AUTRES PRONOMS


4.1 Les pronoms personnels d’« insistance »

En théorie, il n’y a pas de pronoms d’« insistance » en anglais.

LE « BON ANGLAIS »

Ces pronoms doivent toujours être remplacés :


– soit a) par l'insistance vocale (langue parlée) ;
– soit b) par une restitution grammaticale (langue parlée ou écrite).
exercice
Traduisez :
a) langue parlée (soulignez au besoin) :
1. Moi, j’y vais ; et toi ?
2. Ce n’est pas lui qui l’a dit : c’est elle.
b) langue écrite ou parlée :
3. Moi, je n’y vois pas d’inconvénient.
4. Eux vont y aller ; nous, nous restons ici.
corrigé
1. I'm going ; what about you ?
(Jamais Me, I..., bien entendu !) Remarquez que c’est le what about... ? qui
« souligne » you.
2. He didn’t say it : she did.
3. I personally don’t have any objection.
4. They will be going, but we’ll stay here.
Il est inutile d’ajouter as for us, le mot but marquant suffisamment la
distinction.

L’ANGLAIS FAMILIER

Au cours de vos lectures, vous constaterez que la forme oblique, ou forme


complément, du pronom (à savoir : me, him, her, us et them) peut en certains
cas être utilisée comme pronom d’insistance. Il faut bien comprendre, cependant,
que cet emploi ne convient pas à tous les niveaux de langue. Si me, employé
comme pronom sujet (sans verbe) en réponse à une question, est d’un usage
tout à fait courant, ainsi que tout pronom oblique, après It’s ou This is/That’s
ces mêmes me, him, us, etc. appartiennent, s’ils sont employés comme sujet
d’un verbe exprimé, à un niveau de langue très familier.
exercice
Séparez en deux catégories, suivant l’emploi des pronoms obliques : a) emploi
admis ; b) emploi très familier.
1. 'Who let that dog in ?' 'Them !'
2. 'Who’s there ?' 'It’s me.'
3. 'Who’s me ?' 'Emma.'
4. 'Tom ! It’s her at last ! It’s Emma !'
5. 'Who’d like some more pudding ?' 'Us !'
6. Me and Dad like watching football on the telly.
7. Looking at a photo 'Where’s Marc ?' 'That’s him, and this is me.'
corrigé
Les phrases 2, 3, 4, et 7 sont admissibles. Les autres exemples sont d’un
emploi considéré comme incorrect.
exercice
Reprenez les phrases 1, 5 et 6, en leur donnant une forme plus correcte.
corrigé
1. They did !
5. We would !
6. Dad and I like watching football on the telly (ou on TV).
analyse
La rectification s’opère soit au moyen d’une reprise d’auxiliaire, avec
pronom accentué (exemples 1 et 5), soit en restituant une forme correcte
(exemple 6).

4.2 Les pronoms réfléchis

Pour mémoire :
a) Le pronom réfléchi s’accentue, à toutes les personnes, sur la dernière
syllabe : myself, herself, themselves...
b) La deuxième personne possède deux formes : yourself (singulier) ;
yourselves (pluriel).
Comme en français le pronom réfléchi et le pronom réciproque ont une
forme identique, il faut bien les identifier avant de traduire. (C’est surtout le
verbe « regarder » qui est concerné.)
exercice
Remplissez les blancs :
1. Julie and Miles looked at ........., nodded in tacit agreement, and accepted
my invitation.
2. Karin and I had both bought new caps, and whenever we passed a mirror in
the big store we looked at ......... admiringly.
3. When we passed the two of you just now, you were looking at ......... as if
you hated
4. The three Graces leaned over the pool to gaze at ......... then sat up and
smiled contentedly at .........
corrigé
1. each other.
2. ourselves.
3. each other ; each other.
4. themselves ; one another6.
Pour ce qui concerne les actes simples de la vie quotidienne, l’anglais, à la
différence du français, n’emploie les pronoms réfléchis que lorsque ces actes ont
quelque chose d’inhabituel ou représentent un petit exploit :
Did you know my little girl can dress herself now ?
exercice
Mettez éventuellement un pronom réfléchi à la place des blancs :
1. The nurses helped all those who were unable to wash ..........
2. Yesterday, I got up, washed ........., dressed........., rushed out, fell over and
hurt ..........
3. My father cut ......... badly this morning when he was shaving..........
corrigé
1. themselves (ceux qui y arrivent sont, dans le contexte, l’exception).
2. washed, dressed (actes simples, habituels) ; hurt myself (acte non
quotidien).
3. cut himself (acte non quotidien) shaving (acte habituel).
N.B. : To meet, to quarrel, etc., qui, de par leur sens même, ne peuvent être
que réciproques, ne prennent pas de pronom réciproque en anglais :
It’s five years since they met/fought/married/separated.
4.3. Other(s), dozen(s), hundred(s), etc.

Tous ces mots, qui sont évidemment invariables en tant qu’adjectifs, sont
variables quand ils sont employés comme pronoms.
exercice
Faut-il ou non mettre le s du pluriel à la place des blancs ?
Ten... of thousand... of birds, of two hundred... different species, nest here. In
winter, some remain, other... migrate to other... regions and a few dozen... birds
arrive from farther north.
corrigé
Tens of thousands of birds, of two hundred different species, nest here. In
winter, some remain, others migrate to other regions and a few dozen birds
arrive from farther north.

4.4 Les pronoms relatifs et les propositions relatives

LES DIFFÉRENTS PRONOMS RELATIFS

a) Who ne peut avoir comme antécédent qu’une personne, ou ce qui peut être
assimilé à une personne, par exemple un animal familier ou une abstraction
personnifiée. Ce pronom possède une forme complément, whom, et une forme
possessive, whose.
b) That, invariable, est utilisé après les superlatifs et quasi-superlatifs (par
exemple : all, only, last), ainsi qu’après les antécédents mixtes (par exemple :
personne + chose). Sauf en careful speech, il est également utilisé à la place de
who, whom et which dans les defining clauses (= relatives définissantes ; voir
section suivante). Pas de forme possessive. Ne peut se placer après une
préposition.
c) Which, invariable, est à employer dans tous les autres cas. (Pour exprimer
la possession, on utilise soit the... of which, soit whose : voir page 76.)
d) Le pronom relatif complément des defining clauses peut (surtout dans la
conversation) ne pas être exprimé (= relatif zéro). Exemple : The man I saw at
the fair and gave the rabbit to asked for a box to put it in, au lieu de : The man
whom I saw at the fair and to whom I gave the rabbit asked for a box inwhich
to put it. (Remarquez le déplacement des prépositions qu’entraîne la
suppression des pronoms relatifs dans la première phrase.)

DEFINING AND NON-DEFINING RELATIVE CLAUSES : LA


DIFFÉRENCE

Il s’agit d’une distinction importante, mais souvent méconnue.


exercice
Expliquez la différence de sens :
1. a) Her ex-husband, who has moved to Nice, is a doctor. b) Her ex-husband
who has moved to Nice is a doctor.
2. a) These people are friends of all men, who love their neighbours as
themselves.
b) These people are friends of all men who love their neighbours as
themselves.
analyse
Les deux phrases la et 2a contiennent des non-defining clauses.
Comme leur nom l’indique, de telles propositions ne définissent pas leur
antécédent : elles servent simplement à ajouter, d’une manière souvent assez
élégante, un renseignement. Elles sont séparées de la proposition principale par
une (ou des) virgule(s).
Les virgules de la phrase la peuvent ainsi être considérées comme des
parenthèses, et le pronom relatif comme un pronom personnel reprenant le sujet
de la phrase principale. On peut en retrancher la proposition relative, sans que le
sens en soit réellement altéré.
Ainsi :
Her ex-husband is a doctor. He has moved to Nice.
De manière comparable, la virgule de la phrase 2a peut être assimilée à
unpoint.
Ainsi :
These people are friends of all men. They love their neighbours as themselves.
Les deux phrases lb et 2b contiennent des defining clauses.
Beaucoup plus fréquemment rencontrées, y compris dans la langue parlée, ces
propositions ajoutent un renseignement essentiel pour la compréhension de la
phrase, en définissant leur antécédent, c’est-à-dire en répondant à la question
« Lequel ? »
Par conséquent, pour Her ex-husband who has moved to Nice (phrase lb), il ne
peut s’agir que de l’un de ses ex-maris : sinon, on n’aurait pas à le définir
(« lequel ? »).
Quant à la phrase 2b, le sens en change complètement, car l’antécédent
devient men (« lesquels ? ») : Ces gens sont amis de tous les hommes qui (ou
tous ceux qui) aiment...

DEFINING AND NON-DEFINING RELATIVE CLAUSES :


GRAMMAIRE

exercice
Complétez avec tous les pronoms relatifs possibles, en mettant entre
parenthèses ceux que l’on peut omettre :
1. The lady ......... I met last night was your Aunt Jemima.
2. Your Aunt Jemima, ......... I met last night, seems quite amusing.
corrigé
1. (that) ou (whom) (on peut les omettre).
2. whom (= seule possibilité ; on ne peut omettre le pronom).
Règle (que vous avez certainement comprise instinctivement) :
Dans la non-defining clause (= phrase 2), on ne peut ni omettre le pronom,
ni employer le pronom that.

LA NON-DEFINING CLAUSE : COMMENT LA RECONNAÎTRE ?

L’antécédent d’une non-defining clause ne peut être qu’une chose ou un être


qui n’a pas besoin d’être défini, parce que :
– unique en son genre ;
– précédé d’un démonstratif (this, that) ;
– déjà défini dans le contexte ;
– ayant un nom propre sans ambiguïté.
exercice
Complétez avec les pronoms relatifs qui conviennent, en mettant entre
parenthèses ceux que l’on peut omettre et en ajoutant les virgules qui
s’imposent :
1. All the people and books ......... were in the burning library were saved.
2. My mother ......... memory was terrible had mislaid her purse again .........
didn’t surprise anyone.
3. The worst play ......... I ever saw was one we went to in Glasgow ......... is
where I was brought up.
4. Branagh’s latest film ......... is showing at the Odeon is quite funny.
5. My cat ......... I call Bingo can’t catch mice.
6. Cats ......... can catch mice will generally eat anything ......... you give them.
7. The people ......... I travelled with were the kind of people ......... have
special bags in ......... to keep their cameras.
corrigé
1. Ail the people and books that were... : antécédent mixte.
2. My mother, whose memory was terrible,... : non-defining, antécédent
« unique ».
... had mislaid her purse again, which didn’t surprise anyone : which = ce qui,
avec comme antécédent toute la proposition.
(Pour « ce qui/ce que » : voir section suivante.)
3. The worst play (that)... : après un superlatif ... in Glasgow, which... :
antécédent unique (nom propre).
4. Branagh’s latest film, which... Odeon,... : latest est bien un superlatif mais
il s’agit d’une non-defining clause, l’antécédent étant défini dans le contexte
(Branagh’s).
5. My cat, whom I call Bingo,... : non-defining, et animal familier assimilé à
une personne.
6. Cats that... : defining, et animaux non assimilés à des personnes. ...
anything (that) you give them : anything est un quasi-superlatif.
7. The people (whom ou that ou rien) I travelled with... : defining
(Lesquels ?). ... kind of people who... : defining (Quelle sorte ?)
... bags in which to keep... : impossible de supprimer le relatif puisque in n’est
pas rejeté en fin de proposition (cf. the people I travelled with = with whom I
travelled.)
N.B. : Pour une étude du pronom relatif dont, voir page 76.

4.5 « Ce qui... » et « ce que... » : comment traduire ?

Si un problème se pose, c’est parce que les deux expressions se traduisent


tantôt par which, tantôt par what (avec encore une petite complication, comme
nous allons le voir).
exercice
Remplacez chaque expression française par la traduction qui s’impose :
Mother asked us to get the Christmas dinner, (ce que) we agreed to do. (Ce
qui) bothered us was that we did not know all the guests. Some might be strict
vegetarians, (ce qui) would be awkward. (Ce qui) reassured us was that there
were still several days to go, (ce qui) would allow us to find out (tout ce que) we
didn’t know about our guests. (Tout ce qui) remained to be done was to prepare
alternative menus, (ce que) we immediately did.
analyse
Examinons les mots which et what. En simplifiant quelque peu, nous pouvons
dire que l’un des deux, which, est un pronom relatif et que l’autre ne l’est pas.
Or, un pronom relatif suppose un antécédent (que ce soit un nom ou une
proposition) ; d’où cette règle :
s’il y a un antécédent, il faut traduire aussi bien « ce qui » que « ce que »
par which. Dans le cas contraire, il faut opter pour what.
exercice
Avant de consulter le corrigé, revoyez votre exercice à la lumière de cette
règle ; et réfléchissez bien à « tout ce qui » et « tout ce que », qui constituent la
« petite complication » dont il a été question plus haut.
corrigé
Mother asked us to get the Christmas dinner, which we agreed to do. What
bothered us was that we did not know all the guests. Some might be strict
vegetarians, which would be awkward. What reassured us was that there were
still several days to go, which would allow us to find out all (that) we didn’t
know about our guests. All that remained to be done was to prepare alternative
menus, which we immediately did.
Remarques :
1. En ce qui concerne what, vous constaterez que sa place de prédilection est
en début de phrase, ce qui est logique, puisque cette position exclut la
possibilité d’un antécédent. Dans tous les cas où vous trouvez which, dans notre
texte, l'antécédent est la proposition qui précède.
2. Quant à all that, le that est encore un pronom relatif, ayant comme
antécédent le mot all. Il peut naturellement disparaître quand il est pronom
complément : all that we didn’t know = all we didn’t know. (Pourquoi that et non
which ? Parce que all est un « quasi-superlatif » : voir section précédente.)

4.6 « Celui qui... », « celui que... », « celui de... »

exercice
Traduisez :
1. La bague de Meg a un diamant ; celle de Fiona a un rubis.
2. L’histoire de Gary était plus drôle que celle qu’a racontée Derek.
3. La météo d’aujourd’hui est meilleure que celle d’hier.
4. Je préfère les films de ce cinéma à ceux qu’affiche l’Odéon.
5. Non, pas ce livre-là : celui qui est à côté.
6. Les cheveux de Sylvia sont aussi longs que ceux de la Vénus de Botticelli.
7. Nous comparerons notre économie à celle de la Belgique.
8. Le professeur Miles fera une conférence sur les sonnets de Shakespeare et
ceux de Hopkins.
9. Celui qui retrouvera les bijoux recevra une récompense.
corrigé
1. Meg’s ring has a diamond ; Fiona’s7 has a ruby.
2. Gary’s story was funnier than the one8 Derek told.
3. Today’s7forecast is better than yesterday’s7.
4. I prefer the films at this cinema to the ones8 announced at the Odeon.
5. No, not that book : the one8 next to it.
6. Sylvia’s hair is as long as that of9 Botticelli’s Venus.
7. We will compare our economy with that of9 Belgium.
8. Professor Miles will lecture on Shakespeare’s sonnets and those of9
Hopkins.
9. Whoever10 finds the jewels will receive a reward.

4.7 Celui-ci, celui-là

Pour éviter les erreurs de traduction, il faut bien prendre conscience des
différentes fonctions de celui-ci/celui-là en français.
exercice
Analysez puis traduisez :
1. À qui sont tous ces chats ? – Celui-ci est à moi et celui-là est à ma voisine,
mais ceux-là ne sont à personne.
2. Ils appelèrent la serveuse. Celle-ci se retourna.
3. Je me retrouvai en compagnie de James et de Thomas. Celui-ci était le
patron de celui-là.
analyse
1. Il s’agit d'indiquer du doigt des choses (ou des personnes) plus ou moins
éloignées dans l'espace.

N.B. : « celui » (suivi de « qui », « que » ou « de ») ne se traduit jamais par this one.
Pour l’emploi correct de this one, voir « celui-ci », section suivante.

2. L’expression est une simple commodité stylistique : elle permet de ne pas


répéter le nom (« serveuse »).
3. Il s’agit de distinguer entre deux personnes (ou choses) nommées dans un
certain ordre ; pas de notion d’espace.
corrigé
1. this one ; that one ; those11.
2. Deux possibilités :
a)... the waitress, who turned round.
b)... the waitress. She turned round12.
3. the latter ; the former13.
N.B. :Pour this et that, voir page 95.

4.8 « N’importe qui », « n’importe quoi »

Dans une phrase affirmative, la traduction anyone/anything ne peut être


employée que pour un sujet.
exercice
Traduisez :
1. N’importe qui peut voir l’erreur.
2. N’importe quoi ira pour essuyer cette eau.
3. Elle dit n’importe quoi.
4. Il prête ses affaires à n’importe qui.
corrigé
1. Anyone can see the mistake.
2. Anything will do to wipe up this water.
3. She says the first thing that comes into her head.
4. He’ll lend his things to the first person that comes along (ou... to anyone
who wants them : dans cette traduction, anyone devient sujet de wants).
Un problème particulier se pose lorsque l’on se trouve en présence soit d’une
interrogation, soit d’une deuxième négation :
1. Est-ce que n’importe qui peut voir l’erreur ?
2. Ce club n'accepte pas n'importe qui.
3. Mon chien ne mange pas n'importe quoi.
exercice
Voyons d’abord les contresens à éviter. Que signifient en effet les phrases
suivantes ?
– Can anyone see the mistake ?
– This club doesn’t accept anyone.
– My dog doesn’t eat anything.
corrigé
– Quelqu’un voit-il l’erreur ?
– Ce club n’accepte personne.
– Mon chien ne mange rien.
exercice
Proposez à présent des traductions adéquates pour les phrases 1, 2 et 3.
corrigé
Il y a deux solutions possibles, l’une avec every..., l’autre avec just any... :
1. Can the mistake be seen by everyone ?
ou Can the mistake be seen by just anyone ?
2. This club doesn’t accept everyone.
ou This club won’t accept just anyone.
3. My dog doesn’t eat everything.
ou My dog won’t eat just anything (parfois : just any old thing).
Remarque :
La forme avec just any est un peu plus véhémente, d’où le won’t(= refuse de)
à la place de doesn’t. (Quant à just any old, il n’est possible que dans la langue
familière.)

4.9 Traduction du pronom français « on »

Ce pronom provoque bon nombre d’erreurs de traduction - parfois cocasses.


Le plus souvent, il s’agit d’un emploi erroné du pronom anglais we.

« ON » = WE ?
Souvenez-vous que we est uniquement le pronom de la 1re personne du
pluriel : il contient donc nécessairement l’idée de son équivalent du singulier, à
savoir I.
exercice
Essayez de déceler ce qui ne va pas dans les exemples suivants :
1. (Vu devant un petit hôtel sur la Côte d’Azur) : « Ici, on mange bien et on
dort bien », traduit par : Here, we eat well and we sleep well.
2. Remarque faite par un Français parlant de la tour Eiffel à un Anglais : We
can visit it, ou encore (en insistant sur le premier mot) You can visit it.
3. Récit d’un Français traduisant inconsciemment un solécisme français assez
courant : My brother and I were alone and we were bored, so with my brother we
(= puis avec mon frère, on...) went to a disco.
4. Remarque faite en anglais à l’intention d’un Asiatique entrant dans une
église : We don’t wear a hat in church.
analyse
1. Cette traduction ne peut que provoquer la remarque How very nice for
you... (= On est bien content pour vous !). Ici, « on » a un sens assez général : il
signifie plus ou moins « tous nos clients » ; et la phrase française se veut autant
une promesse qu’une constatation. Il fallait donc traduire, à l’intention du futur
client qui est censé lire l’écriteau : Here, you will eat and sleep well. (Will : c’est
bien un futur client.)
2. Deux maladresses gênantes : We can... risque de provoquer un Thank you
very much ! - vous venez en effet d’inviter votre ami anglais, et vous allez devoir
payer pour lui. Quant à You can..., c’est une impolitesse : « Allez-y si vous
voulez ; moi, ça ne m’intéresse pas. » La solution ? Dire You can visit it, en
insistant sur l’infinitif et non sur le you, afin de conserver à ce dernier mot son
sens de « on ».
L’accentuation de la phrase en change donc le sens :
You can visit... = On peut... (insister sur l’infinitif)
You can visit... = Vous, vous pouvez... (insister sur you).
3. C’est ce qu’on pourrait appeler le « cas du fantôme ». We = pronom pluriel ;
donc, il y a déjà au moins deux personnes (I + quelqu’un) ; with = en compagnie
de, donc il y a une personne supplémentaire. Total : trois personnes au minimum,
alors que nous n’étions que deux au départ. Il fallait, bien entendu, dire :... we
were bored, so the two of us went...
4. We dans un tel contexte fait penser au genre de petite réprimande que l’on
adresse à un enfant, en faisant gentiment semblant de se mettre à son niveau.
Exemples : Now, now, dear ! We don’t hit our little sister ! ; We always wash
our hands before dinner, don’t we ? Évitez soigneusement ce we quelque peu
vexant. Étant donné le contexte ici, on pourra très bien utiliser le pronom one ;
dans d’autres situations on préférera you (non accentué).

AUTRES TRADUCTIONS DE « ON »

N.B. : Les différentes autres possibilités que nous allons étudier ne sont pas,
en général, interchangeables.
exercice
Analysez les groupes de phrases suivants :
1. A message was found in the dead man’s pocket.
A stadium is to be built in Wye.
2. Listen ! I think someone’s tapping at the window.
3. They say she has inherited a fortune.
4. They’re going to add another three hours to our timetable.
They’ve cut out the bus service between Upton and Downford.
5. One should respect one’s elders.
6. In this film, you learn lots of interesting facts about Tibet.
You have to have a lot of patience if you’re looking after young children.
analyse
1. Quand c’est l'action qui nous intéresse au premier chef, quand l’« acteur »
est inconnu ou n’a que peu d’importance, c’est le passif qui convient.
2. Quand « on » représente un acteur inconnu, mais qui nous intéresse, on
emploie someone (ou somebody).
3. Pour l’expression « on dit que », on emploie le plus souvent they say
(that). (Autre possibilité : She is said to have inherited a fortune ; voir page 34.)
4. De même, quand « on » se réfère à des autorités (et surtout quand on
trouve qu’« ils » exagèrent un peu), on emploie they.
5. Quand on veut faire comprendre que ce que l’on énonce est un principe
d’ordre moral, il faut choisir le mot le plus littéraire, à savoir one.
6. Quand il s’agit simplement de faire remarquer une chose généralement
admise, on emploie le you non accentué.
Remarque :
Dans le careful speech, il est toujours possible de remplacer you par one ;
mais alors, faites attention au niveau de langue de l'ensemble de votre phrase.
exercice
Reprenez les deux phrases du groupe 6 en employant one et en opérant les
autres changements qui s’imposent.
corrigé
In this film, one learns a great many interesting facts about Tibet. One needs
a great deal of patience if one is looking after young children. (Pour much/a lot
of, etc. voir page 189)

« ON » CORRECTEMENT TRADUIT PAR WE (CAR CERTAINS CAS


EXISTENT)

exercice
Analysez les groupes de phrases suivants :
1. We’ve sold our house at last.
Shall we take (ou Suppose we took/Why don’t we take) a taxi ?
2. We measured the volume of the liquid before and after heating. We shall
next consider the effects of the agrarian revolution.
3. No, dear, we mustn’t eat sweets just before dinner.
We don’t want Daddy to be cross, do we ?
4. We must be compassionate, even if Nature is ruthless.
We shall never be able to travel beyond our solar system.
analyse
« On » est à traduire par we dans les cas suivants :
1. Quand ce pronom français est employé à la place de « nous » : On a enfin
vendu... ; Si on prenait un taxi ?
2. Dans les rapports scientifiques, les thèses, les conférences, etc. (Autre
possibilité, le passif : The volume was measured...)
3. En parlant à de jeunes enfants (voir analyse 4, p. 89).
4. Quand le pronom « on » veut dire l'homme ou l'humanité.

1 La phrase 17 illustre deux cas particuliers : l'omission de l’article défini devant certains
adjectifs usuels (Little Cecily), et sa présence dans les appositions (Cecily the daughter...).
Les adjectifs usuels se limitent pratiquement à : young, old, little, dear, poor (= pitiable) et silly :
Silly old Jim has offended poor little Jack.
Les appositions requièrent toujours soit un article défini (... with Armstrong, the mayor of our
town...), soit un article indéfini( ... to Gerald, a cousin of Admirai X...), soit une forme possessive (...
in this house, my father's birthplace...).
2 Dans la phrase 3, le mot tennis désigne une activité ; a piano, par contre, est un instrument de
musique.
3 Dans la phrase 1, le mot Italian est un nom (Gianni is Italian/an Italian), alors que dans la phrase
4 French est un adjectif (Mireille is French/a French woman).
4 Remarquez bien que cette règle concernant les noms propres s’applique également à tous les
noms de lieu (rue, comté, État, pays, continent, montagne...). Exceptions : les noms de lieu au
pluriel (the Netherlands, the Andes), les fleuves et les mers (the Thames, the Aegean Sea, the
Atlantic Ocean). Pour les navires, l’article est également nécessaire (the Queen Mary, the
Kingfisher). (Vous pouvez rencontrer d’autres exceptions à cette règle générale, mais elles sont
rares.)
5 The shy = tous les timides. Remarquez que l’adjectif substantivé de cette catégorie (concernant
les groupes de personnes, qu’il s’agisse de groupes physiques ou sociaux) :– reste toujours adjectif
malgré cette fonction nominale, et ne peut donc en aucun cas prendre un s final ;– prend toujours un
verbe au pluriel et a toujours un sens général.
6 La distinction entre each other et one another a pratiquement disparu aujourd’hui.
7 Fiona’s ; yesterday s : après un Saxon genitive (='s ou s'), on n’emploie généralement pas le
pronom one. (Pour l’emploi du Saxon genitive avec les expressions de temps, voir page 75.)
8 The one Derek told ; the ones announced ; the one next to it : Dans la plupart des autres cas, on
emploie généralement the one (au pluriel : the ones), sauf pour les indénombrables (voir note 9, ci-
dessous)..
9 a) That of... Venus : that ofs’emploie pour les noms indénombrables, à la place de the one (one
étant précisément un nombre).
b) That of Belgium ; those of Hopkins : that of (pluriel : those of) fait plutôt partie du careful speech,
et s’emploie surtout pour les noms abstraits. (Voir N.B.)
10 Pour « celui qui » = sujet inconnu : voir page 108.
11 Remarquez qu’au pluriel le one disparaît : these, those.
12 Si vous avez pensé à : This one turned round, c’est une erreur. This one ne peut avoir qu’un sens
spatial : on peut toucher du doigt la personne (la chose) ainsi désignée. En outre, cela suppose qu’il
y en ait au moins deux (ici deux serveuses) : sinon, on n’aurait pas à préciser laquelle.
Autrement dit : this one/that one sont toujours la réponse à la question, implicite ou exprimée, Which
one ?
13 Remarquez que le point de vue est différent : en anglais on reprend les deux termes dans le
même ordre, alors qu’en français on semble mentalement se retourner sur eux et les voir dans l’ordre
inverse : « celui-ci » = the latter (à savoir : Thomas) ; « celui-là » = the former (à savoir : James).
4
ADJECTIFS ET ADVERBES

1. L’ADJECTIF*1
1.1 Quelques particularités

LES ADJECTIFS EN A... (ASLEEP, ALIVE, ETC.)

Ces adjectifs ne peuvent s’employer que comme attributs, ce qui pose un


problème quand en français on se trouve devant un adjectif épithète.
Modèle : The cat is asleep → The sleeping cat.
exercice
Reformulez les expressions suivantes, selon le modèle, de manière à utiliser
des adjectifs épithètes. Analysez les éventuelles variantes et difficultés.
1. The saint is alive.
2. The baby is awake.
3. The door is ajar.
4. The man is alone.
5. The results are alike.
corrigé
Sans problème : 1. The living saint. ; 5. similar results.
2. Sauf dans certaines expressions consacrées (all my waking moments ; a
waking dream), waking veut dire « en train de se réveiller » et ne convient donc
pas ici. Seule solution : une proposition relative - The baby, who is awake/not
asleep,...
3. Ici, on trouvera bien un équivalent, mais, comme dans le cas du « verre non
rempli », le contexte imposera un choix : soit the half-open door, soit the half-
closed door.
4. Méfiance : tout « équivalent » a des connotations précises.
The only man (les autres sont des femmes) ; The single man (il n’est pas
marié) ; The lonely man (il souffre de sa solitude) ; The solitary man (dans un
vaste paysage, peut-être ?). Si aucune de ces possibilités ne convient, il faut de
nouveau avoir recours à une proposition relative : The man, who is alone,...
N.B. : L’adjectif ill, au sens « malade », suit normalement la même règle : The
child is ill/The sick child. (Mais : ill fortune, an ill wind [sens : « mauvais »] ; an
ill-chosen moment, ill-humoured [sens adverbial : « mal »].)
L’adjectif substantivé (thepoor/the beautiful...) Voir page 64.

POSITION ATYPIQUE DE L’ADJECTIF

a) Un nombre restreint d’expressions (généralement d’origine française)


comporte un adjectif épithète placé après le nom : the heir apparent, a court
martial, the Poet Laureate, the President elect, the Attorney General...
b) En outre, l’adjectif proper se place après le nom quand il signifie non pas
« réel » ou « comme il faut » mais « à proprement parler » :
That isn’t a proper answer. Having studied the suburbs, we will now consider
the problems of the city proper.
c) Dans d’autres cas, un adjectif placé après un nom, suivi ou non d’un
complément, a valeur de proposition relative :
We’ll take the latest train possible. It was an action unworthy of a gentleman.
Remarque :
De la même manière, un participe présent ou passé, ou un adverbe, s’il a une
valeur de proposition relative, peut se placer après un nom :
The only hope remaining/the expedition planned for tomorrow/the people
next door/the house opposite.

1.2 Very : adjectif (et adverbe au sens exceptionnel)

exercice
Analysez le sens des mots en italique et proposez des traductions :
1. Go on holiday with a girl-friend at your age ? The very idea !
2. I recall nothing about him -I have forgotten his very name.
3. The very day I sent my letter to her, I got a note from her.
4. The very day she got my letter, she wrote me an apology.
5. How strange : that very man died in this very place.
6. We’ll live in the very best house that money can buy.
7. I’ll buy you that cassette the very next chance I get.
8. Ah, this cruciform screwdriver is the very thing I need.
9. The very thought of the incident still makes me shudder.
analyse
1. Expression idiomatique ; pas de verbe. Exprime l’indignation.
2. Attire l’attention sur un détail considéré soit comme tout petit, soit comme
surprenant, soit les deux à la fois.
Autres exemples : In Croesus’house, the very door-handles were made of
gold./The very animais seemed to sense the catastrophe.
3. Une coïncidence.
4. Sans perdre de temps.
5. = identique (celui dont on parle ; ici même).
6. et 7. Adverbe, renforçant un superlatif (best) ou un « quasi-superlatif »
(next)1
8. Expression idiomatique ; souvent sans proposition complément (That’s the
very thing !). Exprime la satisfaction.
9. Même explication que pour la phrase 2.
corrigé
Traductions possibles
1. Quelle idée !/Pas question ! 2.... j’ai oublié jusqu’à son nom. 3. Le jour
même... 4. Le jour même... 5. L’homme dont nous parlons... ici même. 6.... la
plus belle maison... 7.... dès que j’en aurai l’occasion... 8.... exactement ce qu’il
me fallait. 9. Rien que d’y penser...
Remarque :
Dans des textes plus anciens, on rencontre l’adjectif very au sens
étymologique (ancien français), à savoir « vrai » ou « véritable ».
Exemple : Very God, begotten not created (Christmas carol).

1.3 This et that

N.B. : This et that peuvent également être pronoms. Comme les deux rôles
syntaxiques, adjectif et pronom, sont étroitement liés, et comme c’est l’adjectif
qui pose les problèmes les plus délicats, les deux questions sont ici traitées
ensemble.
Pour mémoire :
Qu’il s’agisse du pronom ou de l’adjectif démonstratif, le sens premier est le
suivant :
this : je le touche, ou peux le toucher ;
that : l’objet est hors de ma portée ; peut-être même très loin (parfois = that
over there, qui a en plus le sens de « encore plus loin »).
Exemple : I’ll carry this case, you can take that one, and Jim can carry those
two over there.
Les erreurs se produisent surtout quand il s’agit non pas de choses concrètes
mais de sujets de discussion, etc. This, dans ce cas, signifie « dont il est
question en ce moment » ou « dont je vais parler » ; that = « dont je viens de
parler » ou « et nous passons maintenant à autre chose ».
exercice
Mettez this ou that à la place des blancs.
Oh, listen to ...... article : ' ...... animal, as we have said, is nearing extinction.
...... is sad in itself ; but ...... is even sadder : it is still being killed for its skin.'
Isn’t ...... awful ?
corrigé
Oh, listen to this article :'This animal, as we have said, is nearing extinction.
That is sad ; but this is even sadder : it is still being killed for its skin.'Isn’t
that awful ?
EMPLOIS SPÉCIAUX DE THIS

L’adjectif this est parfois employé avec le sous-entendu « vous ne savez pas
encore de qui (ou de quoi) je parle, mais je vais vous l’expliquer ».
Exemple : As I got off the bus, I saw this man coming towards me, and he was
carrying this parcel.
N.B. : Il vaut mieux éviter cet emploi, qui appartient à la langue familière.
Remplacer this par l’article indéfini : a man, a parcel.
Dans les notions de temps, this signifie normalement « le plus proche de
nous ».
exercice
Donnez les dates correspondant aux jours mentionnés :
Today is Wednesday, April 10. Mrs. Ayles, who arrived last Monday, will visit
Windsor this Friday and will leave London next Saturday.
corrigé
Monday : April 1 (April 8 serait this Monday) ; Friday : April 12 ; Saturday :
April 20 (April 13 serait this Saturday).
De même, on dirait (au mois de mars par exemple) : We’re redecorating the
kitchen this June (= de cette année) and the bedrooms next July (= de l'année
prochaine).
This adverbial (accompagné d’un geste de la main) :
The boy was about this tall.

EMPLOIS SPÉCIAUX DE THAT

Avec le sous-entendu « je suis sûr que vous savez de quoi (de qui) je parle ».
I’ve finally persuaded that student to buy that book.
Avec nuance d’exaspération.
Oh, that boy ! He’s left muddy footmarks all over the floor !
Emploi (familier) adverbial, presque toujours au négatif et souvent précédé de
all.
I’m not all that keen on him – he’s not that intelligent.
Expression idiomatique avec that (pronom) : That’s that ! Exprime
généralement soit la satisfaction, soit la fermeté.
Ah, that’s that ! - I’ve finished cleaning the windows.
No, Penny, you’re not having another sweet, and that’s that.
exercice
Traduisez les italiques grasses des exemples ci-dessus.
corrige
Solutions possibles :
1. Tu sais, cet étudiant ? Je... ce livre, tu te souviens ?
2. Oh, ce gamin alors !
3.... ne me plaît pas tant que ça... pas si intelligent que ça.
4. a) ça y est !... b)..., un point, c’est tout.

2. L’ADVERBE
2.1 Formes et orthographe

LE COMPARATIF ET LE SUPERLATIF

exercice
Donnez le comparatif et le superlatif de : sweet ; wonderful ; sweetly ;
wonderfully.
corrigé
sweet, sweeter, sweetest ;
wonderful, more wonderful, most wonderful ;
sweetly, more sweetly, most sweetly ;
wonderfully, more wonderfully, most wonderfully.
Commentaire
Si les adjectifs se classent en brefs et en longs, tous les adverbes en-ly sont
logés à la même enseigne. (Des formes telles que easiler ou quiekliest sont
strictement impossibles en anglais moderne.)

ORTHOGRAPHE DE L’ADVERBE

Le suffixe adverbial -ly s’ajoutant toujours à l’adjectif complet, ne pas


supprimer l’éventuel e muet final : immediately, sincerely, approximately.
Pratiquement les seules exceptions à la règle adjectif tel quel + -ly sont :
– d’une part les adjectifs en consonne + -y, qui, bien entendu, voient leur lettre
finale transformée en -i- avant l’adjonction du suffixe : busily, happily,
cheekily ;
– et d’autre part les adjectifs en -ue et en -le qui, eux, perdent respectivement
leur -e et leur -le : duly, truly ; gently, terribly.
Une exception : wholly, qui, pour des raisons obscures, garde son l d’origine.
Remarque :
Si tout cela vous paraît bien compliqué, retenez au moins les deux adverbes
immediately et wholly, qui à eux deux provoquent la moitié des fautes
d’orthographe commises à l’égard des adverbes.

ADVERBES DÉRIVÉS D’ADJECTIFS SE TERMINANT EN -LY

Ces adjectifs (lovely friendly, etc.) posent évidemment un problème, car il est
impossible d’y ajouter un deuxième groupe -ly. Deux solutions possibles :
a) On incorpore l’adjectif dans une expression employant way, manner ou
fashion :
She sang in a melancholy fashion/a lovely way/a silly manner.
b) On cherche un synonyme sans -ly pour l’adjectif de départ. (C’est cette
dernière solution qui donne généralement les meilleurs résultats.)
exercice
Proposez des « adverbes de remplacement » pour les adjectifs suivants :
melancholy ; lovely ; silly ; friendly.
corrigé
melancholy : mournfully, dolefully, gloomily...
lovely : beautifully, sweetly, prettily...
silly : foolishly, inanely, stupidly...
friendly : amicably, nicely...

2.2 Les expressions adverbiales

D’une manière générale, l’anglais emploie des adverbes dérivés directement


d’adjectifs plutôt que des expressions centrées sur des substantifs, comme c’est
souvent le cas en français.
exercice
Traduisez :
1. D’une manière incompréhensible ; de préférence ; d’une façon répugnante ;
d’un mouvement plein de grâce.
2. Il répondit avec impatience/obstination/maladresse.
corrigé
1. Incomprehensibly ; preferably ; disgustingly ; gracefully.
2. He answered impatiently/stubbornly/awkwardly.
Remarque :
Ne pas s’interdire totalement d’autres formes, cependant, car elles peuvent
servir à varier ou à mettre en relief. Ainsi : with a graceful movement, in a
disgusting way, etc.

ADJECTIF FRANÇAIS DEVENANT ADVERBE OU COMPLÉMENT


CIRCONSTANCIEL EN ANGLAIS

C’est un cas qui se produit très fréquemment, le plus souvent associé à un


nom propre ou à un pronom personnel, et qui entraîne beaucoup de mauvaises
traductions (traduction par un adjectif).
exercice
Traduisez, avec des adverbes ou des expressions adverbiales (complément
circonstanciel par exemple), les phrases suivantes :
1. Jeune, il avait beaucoup voyagé.
2. Jill, très fière, nous montra le chiot.
3. Bob s’arrêta net, étonné.
4. Gêné, il se détourna.
corrigé
Solutions possibles :
1. In his youth, he had travelled widely.
2. Jill very proudly showed us the puppy.
3. Bob stopped short in astonishment.
4. Looking/feeling embarrassed, he turned away.
Remarques :
a) La solution consiste souvent à modifier le verbe au moyen d’un adverbe,
là où le français qualifie le nom au moyen d’un adjectif : phrase 2.
b) Autre solution utile, lorsque le contexte le permet : feeling ou looking +
adjectif : phrase 4.

2.3 Position de l’adverbe dans la phrase

Pour résoudre ce problème, il faut tout d’abord retenir un « interdit », à


savoir :
Il ne faut jamais (en principe) intercaler un adverbe entre le verbe et son
complément grammatical (complément d’objet) ou logique (complément de
lieu, etc.).
Donc, évitez soigneusement d’écrire - comme le font tant de francophones –
des phrases telles que :
I like very much Mozart. They caught at eight o’clock the train for Nice. We’re
going on Monday to the zoo.
exercice
Corrigez les exemples donnés ci-dessus.
corrigé
I like Mozart very much. They caught the train for Nice at eight o’clock.
We’re going to the zoo on Monday.
Vous aurez observé que la place la plus naturelle de l’adverbe est après le
complément. Cependant, si le complément est trop long, on déplacera
l’adverbe : I very much like the splendid arias of Mozart.
Restez toutefois vigilant, car des ambiguïtés ou des changements de sens
peuvent se produire.
exercice
Analysez :
1. Isabelle missed her beautiful home in Paris.
2. In Paris, Isabelle missed her beautiful home.
analyse
1. Isabelle est Parisienne. 2. Isabelle n’est pas Parisienne.
Que faire si l’on se retrouve devant de nombreux adverbes dans une même
phrase ? (Par exemple : Éric trouve (a) toujours (b) facilement son chemin (c) à
travers champs (d) même (e)la nuit.)
Dans un tel cas, il s’agit de distribuer les adverbes le plus harmonieusement
possible tout au long de la phrase (en évitant toujours de les intercaler entre le
verbe et son complément), tout en se rappelant une règle supplémentaire, à
savoir :
Le complément logique d’un verbe intransitif de mouvement étant un lieu
(on va quelque part), la place normale de l’adverbe de lieu est tout de suite
après un tel verbe.
exercice
Traduisez :
1. Il va trois fois par semaine au cinéma.
2. Conduisez-moi tout de suite à la gare.
3. Éric trouve toujours facilement son chemin à travers champs même la nuit.
(Plusieurs solutions possibles)
corrigé
1. He goes to the cinema three times a week.
2. Drive me to the station immediately.
3. Eric can always find his way across country easily, even at night ;
ou Even at night, Eric can always easily find his way across country ;
ou encore, avec quelques modifications : Even at night, Eric never has any
difficulty in finding his way across country.
exercice
Placez correctement les adverbes donnés à la fin de chaque phrase. (N.B. : Il
s’agit de bien identifier dans chaque cas le complément logique.)
1. Henry dislikes being kept waiting. (very much ; for hours)
2. I regret that you have come to this decision. (rather)
3. We’ll go. (in the evening ; at six ; to the fair ; tomorrow)
4. She takes her children. (by car ; seldom ; to school)
corrigé
1. Henry very much dislikes being kept waiting for hours.
2. I rather regret that you have come to this decision.
3. We’ll go to the fair at six in the evening tomorrow.
4. She seldom takes her children to school by car.
Remarques :
a) Pour les adverbes de fréquence (seldom) : voir section suivante.
b) Bien remarquer les compléments logiques des verbes dans les phrases 1 (=
being kept waiting), 2 (= toute la proposition that...), 4 (= to school).
c) Dans la phrase 3, vous remarquerez que lorsqu’on a plusieurs adverbes de
même nature (ici, concernant le temps), on va du plus particulier au plus
général, comme c’est souvent le cas en anglais, alors qu’en français on aurait
tendance à suivre l’ordre inverse : « demain soir à six heures ». (Pour ce
phénomène, cf. les noms composés : cod liver oil = huile de foie de morue.)

2.4 Position des adverbes de fréquence (sometimes, always, usually, never,


seldom, generally...)

RAPPEL DE LA RÈGLE GÉNÉRALE


L’adverbe de fréquence se place :
a) avant les verbes (y compris to have) aux temps simples ;
b) après les auxiliaires (le premier auxiliaire des temps composés) ainsi que
to be.
exercice
Placez les adverbes à la place qui leur revient :
1. I can’t visit my grandparents. (often)
2. They have muffins for tea. (sometimes)
3. He gave us any advice. (rarely)
4. She is in a good mood. (seldom)
6. You should have talked to him like that. (never)
corrigé
1. I can’t often visit my grandparents.
2. They sometimes have muffins for tea.
3. He rarely gave us any advice.
4. She is seldom in a good mood.
5. You should never have talked to him like that.

INVERSION DE LA RÈGLE GÉNÉRALE

Pour exprimer une certaine émotion - surprise, irritation, enthousiasme, etc. -


, on fait porter l’accent tonique de la phrase sur l'auxiliaire (je le signale ici en
employant des caractères gras), en faisant exactement l’inverse de la règle
énoncée ci-dessus.
Remarque :
Pour les temps simples, cela entraîne l’emploi de l’auxiliaire do (sauf,
évidemment, pour to have, to be et les auxiliaires modaux).
exercice
Placez les adverbes à la place qui leur revient : 1. I can remember her name !
(never)
2. I felt sorry for him ! (always)
3. He has (got) any money on him when we go to a pub ! (never)
4. Damien hasn’t come - he is here when he’s needed. (seldom)
5. That music has got on my nerves. (always)
corrigé
1. I never can remember her name !
2. I always did feel sorry for him !
3. He never has (got) any money on him when we go to a pub !
4. Damien hasn’t come - he seldom is here when he’s needed.
5. That music always has got on my nerves.
N.B. : Pour never, seldom, etc. en tête de phrase : voir page 173.

POSITION « ANORMALE » DE ALWAYS

Always en tête de phrase produit un effet « pas anglais » (et plutôt français),
ou alors délibérément étrange :
Always I have lived in Paris.
'Always it woke him, even in France (Wilfred Owen, Futility)

2.5 Quelques cas particuliers

N.B. : Dans certains cas, les mots considérés ont plusieurs fonctions : par
exemple, comme peut être adverbe ou conjonction. Afin de faciliter la tâche de
l’étudiant, toutes les remarques ont été regroupées ici.

ASSEZ

L’adverbe « assez » a au moins cinq traductions possibles en anglais. Faisons


un schéma, pour situer ces adverbes à la place qui leur revient, entre d’une part
le « pas assez » et d’autre part le « trop » :
Vous remarquerez que fairly se rapproche un peu plus que quite de
insufficiently. Ainsi, en hiver, il vaut mieux se sentir quite warm que fairly warm.
(Pour quite = tout à fait, voir page 105.)
De l’autre côté du tableau, nous avons deux adverbes qui se situent à peu près
au même point entre middling et too. Remarquons seulement que pretty fait
encore partie du langage familier, et qu’il a généralement des connotations
affectives (enthousiasme, contrariété...).
Assez = enough
Pour mémoire :
Enough se place après l’adjectif, l’adverbe et le verbe (strong enough, well
enough, to eat enough). Associé à un nom, il est adjectif (= suffisant) et trouve
naturellement sa place avant celui-ci (enough time).
Les autres traductions de « assez »
exercice
Choisissez entre fairly, quite, rather et pretty pour remplir les blancs. Si vous
hésitez, essayez d’analyser votre hésitation. (N.B. : Votre traduction doit chaque
fois correspondre à « assez », jamais à « tout à fait ».)
1. Isn’t that suitcase ......... heavy for you ?
2. This tea is ......... strong : may I help myself to a little more milk, please ?
3. The weather that January was ......... mild.
4. The weather that January was ......... warm.
5. I thought he’d be ......... angry with me, but he was really ......... affable.
6. I thought he’d be ......... mad at me, and in fact he was ......... furious.
corrigé
Solutions proposées :
rather pour les phrases 1, 2, et 5a ; quite pour 4 et 5b ; pretty pour 6a et 6b ;
fairly pour 3.
Vos hésitations possibles :
2. pretty strong ? – Ce ne serait guère poli !
3. quite mild ? – Oui, si vous ne vous attendiez pas à une telle douceur
(comme c’est incontestablement le cas dans la phrase 4 : quite warm).
5a. quite angry ? Possible ; il faudrait connaître le tempérament de l’homme
en question. 5a et/ou 5b pretty angry/affable ? Ne correspond guère au niveau de
langue.
6a. quite mad ? Non, puisque le was (appuyé) de l’autre partie de la phrase
confirme qu’attente et réalité étaient de même nature.
Les deux sens de quite
Quite signifie à la fois « assez » et « tout à fait », ce qui peut paraître quelque
peu contradictoire. L’ambiguïté semble a priori difficilement évitable ; et
pourtant, elle ne se produit que tout à fait exceptionnellement. En effet,
l’adjectif qui suit quite en précise le sens.
Modèle : Jack is quite (= assez) tired and Jill is quite (= tout à fait) exhausted.
Si l’adjectif qui suit est « neutre » (ou « graduable »), quite signifie « assez »,
alors qu’un adjectif « à sens quasi superlatif » (ou « absolu ») entraîne le sens
« tout à fait ».
exercice
Indiquez le sens qu’il convient d’attribuer à quite s’il précède les adjectifs
suivants :
amusing ; surprising ; nice ; hilarious ; bad ; horrifying ; bright ; crazy ;
excellent ; easy ; splendid ; short-sighted ; sensible ; brilliant ; dirty ; awful ;
nasty ; astonishing ; sad ; thrilling ; blind ; inhuman ; filthy ; interesting.
corrigé
Quite = « assez » devant amusing ; surprising ; nice ; bad ; bright ; easy ;
short-sighted ; sensible ; dirty ; nasty ; sad ; interesting.
Quite = « tout à fait » dans tous les autres cas.
Remarque :
Plusieurs de ces adjectifs forment des « progressions », comme dans le
modèle proposé (tired/exhausted). Quite précédant l’adjectif neutre (ou
graduable) signifie donc « assez » ; devant l’autre (ou les autres), il signifie
« tout à fait ». Exemples de ces progressions : quite (= assez) amusing/quite (=
tout à fait) hilarious ; de même nice/excellent et splendid ; bright/brilliant ;
dirty/filthy ; short-sighted/blind.

COMME

Le mot « comme » ayant beaucoup de fonctions en français, correspondant à


diverses traductions en anglais, il importe d’en analyser chaque fois la fonction
avec précision.
exercice
À la place de chaque blanc, mettez la traduction de « comme » qui convient :
1. The rabbit backed away from the hedgehog, ......... apprehensive.
2. This place, which was in fact built a school, has turrets ......... a castle.
3. ......... I said before, this noise must stop.
4. In many large cities, ......... Los Angeles, Mexico City and Tokyo, pollution
is a serious problem.
5. The donkey shook his head, ......... to express his disapproval.
6. He talks ......... his brother, but he always behaves ......... his father does.
7. Fight ......... a hero would !
8 ......... it was raining heavily, the match was cancelled.
9. He used his umbrella ......... a weapon.
10. I met Elsa ......... I was leaving the library.
corrigé
1. ... as if apprehensive.
2. ... built as a school, has turrets like a castle.
3. As I said before,...
4.... cities, such as Los Angeles,...
5. ... as if to express...
6. He talks like his brother... behaves as his father does.
7. Fight as a hero would !
8. As it was raining...
9. He used his umbrella as a weapon.
10. I met Elsa as I was leaving...
analyse
a) « comme » dans les comparaisons :
– « comme » placé entre deux noms : like.
Exemple : 2b. turrets like a castle.
– « comme » placé entre deux verbes exprimés (que le sujet de ces verbes
soit exprimé ou non) : as.
Exemples : 6b. behaves as his father does et 7.
– « comme » placé entre un verbe et un nom : like.
Exemple : 6a. talks like his brother.
b) « comme » = en tant que (fonction et non comparaison) : as.
Exemples : 2a. built as a school et 9. as a weapon.
c) « comme » introduisant une liste non exhaustive d’exemples : such as.
Exemple : 4. cities such as Los Angeles...
d) « comme » précédant un adjectif (isolé), un participe (présent ou passé) ou
un infinitif complet : as if.
Exemples : 1. as if apprehensive, et 5. as if to express.
e) « comme » introduisant un verbe de pensée ou de communication (know,
tell, imagine...) : as (sans it).
Exemple : 3. As I said. (N.B. : Dans cet exemple, il y a omission du it
complément d’objet ; de même, on omet le it sujet qui suit as. Exemple : The
crime, as became clear later, was premeditated.)
f) « comme » = « au moment où » : as.
Exemple : 10. as I was leaving.
g) « comme » = « puisque » ou « parce que » : as (ou since).
Exemple : 8. As it was raining.
Remarque :
Les traductions de « comme » qui donnent le plus souvent lieu à des erreurs
sont celles analysées sous les rubriques a), b), c), d) et e). Dans les quatre
premiers cas, un francophone a tendance à employer like ; dans le dernier, il est
tenté d’ajouter un it.

2.6 However, whatever, whenever... (= quelque... que... ; quel que [soit]...)

HOWEVER + ADJECTIF OU ADVERBE = ADVERBE DE DEGRÉ

Là où le français utilise volontiers des noms abstraits, l’anglais préfère le


plus souvent des adjectifs (ou adverbes) modifiés par however.
Exemple : Quelques difficultés que vous rencontriez, ne vous découragez
pas = However difficult things may get, don’t lose heart.
exercice
Traduisez les italiques, en utilisant however :
1. Il faut abattre ce chêne, quel que soit son âge.
2. N’hésite pas à m’appeler, quelle que soit l’heure.
corrigé
1. ..., however old it is.
2. ..., however late (ou early, selon contexte) it is.
Le suffixe -ever, ajouté à un mot interrogatif ne figurant pas dans une question
directe, indique soit un choix laissé ouvert, soit une possibilité permanente. La
traduction relève souvent de l’expression idiomatique.
exercice
Traduisez les italiques :
1. Post this letter whenever it suits you.
2. Whenever I call, he’s out.
3. Don’t forget to post this letter, whatever you do.
4. Whatever happens now, it won’t concern us.
5. We can go to Brighton or Weymouth, whichever you like.
6. She shall have music wherever she goes. (Nursery rhyme)
7. Whoever threw my bike into the pond is a moron.
corrigé
1. ... quand ça vous conviendra.
2. Chaque fois que...
3. Surtout, n’oublie pas...
4. Quelle que soit la suite des événements,...
5.... comme tu voudras
6.... où qu’elle aille.
7. Je ne sais pas qui a jeté..., mais c’est un crétin.
exercice
Une semaine ou deux plus tard, retraduisez en anglais le corrigé.
Remarques :
a) Whyever n’existe pas ; why ever relève du langage familier et introduit une
question. (Voir section suivante.)
b) However possède deux autres sens :
– However = cependant : He did his best ; he failed, however.
– However + adjectif ou adverbe = adverbe de degré : However cold it is, I
never wear gloves. (Voir ci-dessus.)
c) Il ne faut pas employer will ou shall dans les subordonnées introduites par
les composés en -ever (cf. phrases 1, 3, 5, etc.)

2.7 How ever, who ever + question

On emploie souvent des mots interrogatifs suivis de ever pour exprimer la


surprise sous toutes ses formes : incompréhension, plaisir, indignation,
affolement... Cette tournure n’est pas considérée comme une forme écrite
« correcte », mais est extrêmement fréquente dans la langue parlée.
Remarques :
a) En principe, les deux éléments de la tournure doivent être séparés, pour
distinguer l’interrogation (how ever, who ever...) de l’adverbe ou du pronom de
forme similaire (however, whoever...) ; dans la pratique, vous observerez assez
fréquemment des entorses à cette règle.
b) En parlant, on insiste sur l’élément ever : Why ever didn’t you tell me ?
exercice
Proposez des traductions pour les sections en italique :
1. It’s long past midnight ! Where ever have you been ?
2. All those police-sirens ! What ever can be going on ?
3. Why ever he had to dye his hair pink I don’t know !
4. Who ever would want to steal your garden gnomes ?
5. Still no post. When ever is that letter going to arrive ?
6. How ever does that child manage to get himself so filthy ?
corrigé
Solutions possibles. (Rappel : il s’agit de tournures assez familières.)
1. Mais où donc étais-tu ?
2. Mais qu’est-ce qui se passe donc ?
3. Qu’est-ce qui lui a pris de..., ça, je me le demande !
4. Mais qui donc aurait idée de... ?
5. Mais quand c’est qu’elle va arriver, cette lettre ?
6. Mais comment il s’arrange pour..., cet enfant ?
Remarques :
a) En français, beaucoup de « mais » idiomatiques ; en anglais, pas un seul
but. C’est le ever qui est idiomatique.
b) La phrase 3 est un exemple de question indirecte.
exercice
Une semaine ou deux plus tard, retraduisez en anglais le corrigé du précédent
exercice.
1 Sont considérés comme « quasi-superlatifs » : next, first, et last (trois mots qui ont conservé la
terminaison - du moins pour la prononciation - du vrai superlatif : -st), ainsi que les notions the
beginning et the end.
Autre exemple : The very last time I saw him was at the very end of his life.
Cet emploi adverbial (sens : « absolument » ou « exactement » et non « très ») se rencontre
fréquemment avec deux autres adjectifs : same et own.
Exemple : In the very same house, Robin had his very own room.
*1 L’adjectif possessif est étudié page 73.
5
PRÉPOSITIONS ET POSTPOSITIONS (adverb
particles)

1. LES PRÉPOSITIONS
1.1 Mouvement et décor

REMARQUES PRÉLIMINAIRES

a) Les prépositions qui concernent l’espace sont plus nombreuses en anglais


qu’en français.
b) Elles sont, par voie de conséquence, généralement plus précises, plus
limitées dans leur emploi qu’en français.
c) Elles sont davantage reliées à la notion de « personnage central » ou point
de vue central qu’en français.
d) Elles tiennent autant compte du mouvement relatif à l’objet de référence
que de la position de celui-ci.

LE SENS DU MOUVEMENT

L’anglais exprime un sens très visuel du mouvement des objets dans l’espace
et de la direction de ce mouvement. Étudions tout d’abord le schéma suivant,
assez classique, qui se limite à quelques prépositions courantes :
En anglais, nous trouvons un total de 9 prépositions (simples ou composées),
pour un total de 4 seulement en français. C’est que l’anglais tient compte à la
fois de la forme des choses (surface, point dans l’espace, objet creux) et du
mouvement d’un objet par rapport à ces choses.
exercice
Traduisez mentalement en français :
1. In the man’s hand was a plastic cup. He drank out of the cup, then tossed it
into a bin.
2. There was a pile of books on the floor. The librarian took the top book off
the pile and put it on to a shelf.
corrigé
1. dans – dans – dans.
2. sur – sur – sur.

LE SENS DU DÉCOR

En traduisant des verbes tels que « traverser », « franchir », « longer », il faut


avoir présent à l’esprit le « décor » environnant.
exercice
Traduisez le verbe « traverser » par to go + préposition, en tenant compte des
compléments suivants :
une rivière ; une forêt ; un village ; un champ labouré ; un court de tennis ; de
hautes herbes.
N.B. : Il s’agit de regrouper ces scènes en deux types de décors, chacun
appelant une préposition spécifique.
analyse
Dans certains cas, vous traversez quelque chose que vous voyez à vos pieds,
qui est « à plat » en quelque sorte ; dans d’autres cas, le décor monte de chaque
côté de vous, comme si vous étiez dans un couloir. Le décor « plat » nous
imposera across, tandis que le décor « montant » nous fera choisir through. to go
across a river, a ploughed field, a tennis court ; to go through a forest, a village,
some deep grass.
N.B. : Voir également Come, go et get, page 52.

1.2 Prépositions concernant le temps, le nombre

SINCE, FOR ET DURING

La traduction de « depuis »
Pour mémoire : For mesure la durée en tant que telle ; since prend en
considération le point de départ :
The children have been staying with us since Monday. Today’s Saturday, so
they’ve been with us for five days.
La traduction de « pour » (temporel)
Pour mémoire : For peut s’employer comme « pour » en français : il indique
alors une durée projetée, donc à venir :
The children have come to stay for two weeks.
La traduction de « pendant »
La traduction de ce mot donne lieu à de très nombreuses fautes.
exercice
Testez d’abord vos connaissances en remplissant les blancs (il vous faudra
tantôt during, tantôt for) :
1. Nick came up and spoke to me ......... the interval.
2. Sarah visited no fewer than four country houses ......... last weekend.
3. It snowed heavily ......... three days.
4. ......... the fourth day, the snowclouds gradually cleared away.
5. ......... a few seconds he managed to hold his breath, but finally he had to
sneeze.
6. The sneezing fit went on ......... several minutes.
7. When Angus gave up smoking, he stuck to his resolution ......... almost six
weeks.
8. Then, ......... a particularly trying meeting, he absent-mindedly lit a cigarette
again.
corrigé
during the interval/last weekend/the fourth day/a meeting ;
for three days/a few seconds/several minutes/almost six weeks.
Si vous avez fait une erreur dans l’exercice, essayez (avant de passer à
l’analyse) de déduire vous-même la règle à la lumière du corrigé.
analyse
Schématiquement, on pourrait représenter la différence entre for et during
ainsi :

Empiriquement, vous constaterez que l’on traduit « pendant » par for lorsque
le mot est suivi d’un chiffre ou d’un quasi-chiffre (mais non pas d’un ordinal :
voir phrase 4). Dans les exemples de l’exercice, nous retrouvons ainsi : three, a
few, several, almost six. Nous pourrions y ajouter, par exemple : many,
thousands of countless, no, innumerable, dozens of...

LES PRÉPOSITIONS « APPROXIMATIVES » DE TEMPS ET DE


NOMBRE (ABOUT, OVER, BY...)

N.B. : J’ajoute à cette étude quelques « formes approximatives » qui ne sont


pas des prépositions : -odd, par exemple.
Analysez les nuances :
1. It will take us about an hour to get there.
2. It will take us over an hour to get there.
3. It will take us an hour or so to get there.
4. It will take us twenty-odd minutes to get there.
5. These jobs will take us twenty minutes all told.
6. We’ll be there at about three o’clock.
7. We’ll be there by three o’clock.
8. We’ll get there in ten minutes.
9. We’ll be there in ten minutes’time. 10. How old is he ? Forty-ish, I should
say.
analyse
Pour mémoire :
about = à peu près, approximativement. Le chiffre exact peut être légèrement
supérieur ou inférieur. S’applique au nombre, au temps, à la durée. over = plus
de. Nombre, durée.
À distinguer :
– or so : un peu plus vague que about. Ne peut se placerqu 'après le terme
qu’il modifie.
How many are coming ? Fifty or so. Fifty people or so came.
How old is he ? Thirty or so. A man about thirty.
– -odd : remplace le chiffre exact après les dizaines, à partir de 20 (cf. « et des
poussières » en français). Doit normalement être suivi d’un nom.
They’ve played thirty-odd matches this season.
Forty-odd goals have been scored.
– all told = en tout. Vient du vieux verbe to tell = to count (cf. a teller dans
une banque). Mesure exacte.
There were eighty-seven people all told (= équipage + passagers) on board the
plane.
– by (particulièrement difficile à manier pour un francophone) : toujours suivi
d’une expression de temps, ce mot indique le moment limite (minute, jour,
année...) et non le moment approximatif.
exercice
Comment traduiriez-vous les expressions suivantes ?
They’ll be here by Monday. He will be out of prison by 2003.
Please return this book by the end of the month.
corrigé
Traductions possibles :
d’ici lundi ; en l’an 2003 au plus tard ; avant la fin du mois.
– in ten minutes = à partir de maintenant ou à partir d’un moment quelconque,
passé ou futur :
Let’s walk round the lake : we’ll be back here again in an hour.
– in ten minutes’time = à partir de maintenant seulement ; mesure exacte.
Alison is coming out of hospital in six days’time.
(Pour le Saxon genitive après minutes, days : voir page 75.)
– -ish (rattaché à un chiffre) relève de la langue familière et signifie
« approximativement ». Il ne s’emploie guère qu’en parlant de l’âge d’une
personne.
She must be eighty-ish by now.
Le suffixe français -aine n’a pas d’équivalent en anglais. Il existe cependant
quelques « approximations » de chiffres, mais de maniement assez délicat.
exercice Donnez les « approximations » correspondant aux chiffres suivants :
12 ; 20 ; 144 ;
et traduisez :
une centaine ; une cinquantaine ; trois dizaines.
corrigé
a dozen ; a score ; a gross (= 12 dozens) ;
about a hundred ; about fifty ou fifty or so ; thirty or so ou about thirty.
Remarques :
– gross (substantif invariable, prononcé avec la voyelle de go) est en fait le
plus souvent employé comme chiffre exact :
A gross of toothpicks. I have ordered five gross.
– dozen et score sont : a) approximatifs en tant que pronoms ; b) exacts en
tant que chiffres :
a) I’ve warned you dozens of times/scores of times.
b) She bought a dozen eggs./'The days of our years are three score years and
ten’ (King James’Bible).
N.B. : Pour dozen/dozens : voir page 81.

1.3 Cas particuliers et prépositions idiomatiques

TO ET F ROM

To rapproche et from éloigne : l’emploi de ces deux prépositions est d’une


logique sans faille.
exercice
Traduisez les verbes suivants, avec leur préposition (Modèle : vendre
[quelque chose] à [quelqu’un] = to sell to) :
vendre, prendre, offrir, acheter, voler, proposer, prêter, présenter, emprunter,
louer.
corrigé
to sell, give, offer, lend, present (something) to (someone) ; to take, buy, steal,
borrow (something) from (someone).
Quant à to rent (= louer), tout dépend du sens de l’opération :
I rent the house to you : c’est vous qui allez payer le loyer ;
I rent the house from you : c’est moi qui vais le payer.
Remarque : Présenté de cette manière, cet exercice vous a peut-être paru
facile. Mais surveillez votre traduction dans d’autres contextes : les fautes sont
extrêmement fréquentes.

NEAR
Cette préposition, tout en indiquant la proximité, insiste sur l'espace laissé
vide. Si nous avons deux bancs, sur lesquels sont assises quatre personnes,
ainsi :
XY QR
on pourra dire : Y sits near Q ; mais on dira : Y sits next to X.
Remarques :
a) Après near, to est possible mais le plus souvent inutile :
He lives near (to) the church.
b) Near from est absolument impossible, car indiquant deux idées
contradictoires : near rapproche, from éloigne.
c) Near est une préposition ; nearby peut être soit adjectif, soit adverbe,
jamais préposition :
In a nearby town there was a famous market.
James lives next door to us and his mother lives nearby.

ALONG ET AUTRES

Along dénote la relation (position ou mouvement) d’une personne ou d’un


objet par rapport à quelque chose de linéaire - donc, la notion de « le long de ».
En cas d’ambiguïté, ou simplement pour plus de précision ou pour varier, along
peut se renforcer de plusieurs manières.
exercice
Analysez :
1. The boys walked along beside the wall.
2. The boys walked along the wall.
3. The railway runs alongside the river.
4. Willows have been planted all along the edge of the lake.
analyse
1. Les garçons longent le mur.
2. Ils sont montés sur celui-ci.
3. Variante, non obligatoire, de along, insistant sur le parallélisme des deux
tracés.
4. Exemple représentant le seul cas où all along est possible. (Que les
étudiants qui sont encore tentés par all along this text s’en convainquent !)
Ce qui nous amène à « tout au long de », qui offre plusieurs possibilités de
traduction.
exercice
Complétez chaque phrase en utilisant la notion « tout au long de... » et le
substantif donné entre parenthèses.
1. Carrots are available ............ (+ year).
2. ............ (+ his life), he served his fellow men.
3. ............ (+ night), she tossed and turned on her pillow.
4. The same image recurs ............ (+ the poem).
corrigé
1. ... all the year round/throughout the year.
2. Throughout his life/All his life...
3. Ail night long1...
4. ... throughout (ou all through) the poem.

PRÉPOSITIONS DE « LOCOMOTION »

La règle est assez simple : by pour tous les moyens de locomotion, sauf les
deux cas suivants : on foot ; on horseback.
Some came by plane, ship or train, others by car ; bus or bicycle ; several
arrived on horseback, and one man came on foot.

LES PRÉPOSITIONS DE L’EXPLICATION DE TEXTE

Quand vous aurez fait l’exercice suivant, vous pourrez faire deux
constatations encourageantes :
exercice
Complétez par les prépositions qui conviennent, en ajoutant l’article défini
chaque fois que cela est nécessaire.
1. ...... preterite/present simple (etc.).
2. ...... active/passive (voice).
3. ...... singular/plural.
4. ...... chapter 17.
5. ...... page 248.
6. ...... line 76.
7. ...... Act IV, scene ii.
8. ...... second scene of Act IV.
corrigé
1. in the. 2. in the. 3. in the. 4. in. 5. on. 6. in. 7. in. 8. in the.
Remarques :
a) Dans presque tous les cas c’est la préposition in qu’il vous faut employer
(en français : presque toujours « à »).
b) L’article défini ne s’emploie que dans la terminologie grammaticale. En
effet, à partir de l’exemple 3 on ne le retrouve que devant un ordinal – bien
évidemment (the second scene/stanza, the twenty-ninth line/page, etc.).

UP ET DOWN : voir page 122.

PRÉPOSITIONS « À SAVOIR PAR CŒUR »

Comme dans toutes les langues, les prépositions anglaises sont fréquemment
employées de manière idiomatique, souvent - mais pas toujours - dans un sens
non spatial.
exercice
Ajoutez la préposition qui convient (dans certains cas, aucune préposition
n’est nécessaire ; dans d’autres, il faudra ajouter un article.) :
1. ...... example. 2. ...... his turn. 3. different ...... 4. to obey ...... someone. 5.
afraid ...... something. 6. to enter ...... a room. 7. to lack ...... something. 8. to
obey ...... a rule. 9. to live ...... a farm. 10. the man ...... the street. 11. to answer
...... someone. 12. to live ...... the country. 13. to enter ...... details. 14. to suffer
...... something. 15. to answer ...... a letter. 16. Starting ...... Gloucester, I travelled
...... Oxford and Windsor, and arrived ...... London. 17. responsible ...... 18.
independent ...... 19. it depends ...... 20. he answers ...... the description. 21. ......
this photo you can see.... 22. ...... same time. 23. ...... soft voice/tone. 24. to reply
...... someone. 25. to be ...... holiday. 26. to be confronted ...... something.
corrigé
• 1. for. • 2. in. • 3. from2. • 4. (rien). • 5. of. • 6. (rien). • 7. (rien). • 8. (rien). • 9.
on. • 10. in. • 11. (rien). • 12. in. • 13. into. • 14. from (s’il s’agit d’une
souffrance physique ou psychique) ; ou to suffer something (au sens « tolérer »).
• 15. (rien). • 16. from (ou in) ; via3 ; in4. • 17. for. • 18. of. • 19. on. • 20. to (au
sens « correspond à »). • 21. in. • 22. at the. • 23. in a. • 24. to. • 25. on5. • 26.
with (parfois by).

2. LES ADVERB PARTICLES OU


POSTPOSITIONS
2.1 Préposition ou adverb particle (particule adverbiale) ?

Comment distinguer entre ces deux catégories grammaticales ?


Comparez tout d’abord les trois phrases suivantes :
1. Tom walked into his office.
2. Tom drove in to his office.
3. Tom walked in.
Dans le premier cas, une préposition (into) est suivie - bien entendu - d’un
nom. Dans les deux autres cas, in est un adverb particle et par conséquent se
rattache au verbe qui le précède (d’où le terme postposition) ; to (dans la
deuxième phrase) est une préposition.
exercice
Analysez les trois situations (phrases 1, 2, 3).
analyse
Dans la phrase 1, Tom était dans le couloir et, changeant de lieu (into et non
in), il a pénétré dans son bureau (= la pièce).
Dans la phrase 2, Tom était à l’extérieur de la ville et, pénétrant dans celle-
ci, est allé jusqu’à (l’immeuble abritant) son bureau. Comme, à la différence de
office, le mot town ne figure pas dans la phrase, in ne peut pas être une
préposition.
Dans la phrase 3, Tom était à l’extérieur de... (la ville ? son bureau ? une pièce
quelconque ?) et y est entré.
Remarque :
En parlant, si on « escamote » normalement les prépositions (= forme faible),
on insiste au contraire sur les postpositions.
Ainsi :
1. Tom walked into his office.
2. Tom drove in to his office.
(Insistez sur les syllabes en caractères gras. Les prépositions doivent être
« escamotées ».)
exercice
Étudiez maintenant les phrases suivantes, en reliant les prépositions (au
moyen de tirets - évidemment il ne s’agit que d’une convention) avec leur nom
(plus ses éventuels article, adjectif, etc.) et les postpositions avec leur verbe.
Exemple : Tom drove-in to-his-office.
1. The boys ran down to the shore, threw off their clothes, jumped into the
cold water and swam down the river.
2. I’m going round to Sally’s, so would you take over the cooking, please ?
Take the cake out of the oven at six o’clock.
corrigé
1. The boys ran-down6 to-the-shore, threw-off7 their clothes, jumped into-the-
cold-water, and swam down-the-river6.
2. I’m going-round8 to-Sally’s, so would you take-over8 the cooking, please ?
Take the cake out-of-the-oven9 at-six-o’clock.
2.2 Cas particulier : up et down

Up et down sont à l’origine de nombreux contresens.


exercice
Traduisez, en utilisant des verbes avec up :
1. Ils montèrent la petite rue.
2. Ils montèrent jusqu’à la petite rue.
corrigé
1. They went up the little road.
2. They went up to the little road.
Les caractères gras attirent votre attention sur l’endroit où se situe
fréquemment un contresens : on traduit comme pour la phrase 1, sans
s’apercevoir de la différence de sens. Autre exemple :
They raced down the beach. They raced down to the beach.
N.B. : Un dernier détail à retenir : He sat down : il était debout. He sat up : il
était couché (ou alors déjà assis mais penché en avant).

2.3 Préposition, postposition... et adjectif

Certaines prépositions peuvent fonctionner non seulement comme


postpositions mais encore comme adjectifs10 Dans ce dernier cas, il s’agit le
plus souvent d’une sorte d’ellipse de phrasal verb.
exercice
1. Retrouvez les phrasal verbs :
My mother’s out, and my father’s not up yet.
2. Essayez de comprendre (et, si vous êtes très fort, de résoudre !) ce célèbre
riddle (= devinette) :
What can go up the chimney down, but can’t go down the chimney up ?
corrigé
1. to go out ; to get up.
2. an umbrella (the umbrella is up when it is open, down when it is closed).
Pour la préposition ou la particule adverbiale au début ou à la fin d’une
phrase : voir pages 84 et 173.

1 On dit de même all day long ; mais pour evening/morning/week/month/century, etc., il faut
throughout the (ou tout simplement all) : throughout the century ; all the morning.
2 Vous entendrez parfois different to : il vaut mieux ne pas le dire. En effet, on ne rapproche pas
les éléments comparés (= to) : on les sépare (= from).
3 We went via Crofte : nous avons traversé Crofte.
We went by Crofte : nous sommes passés à côté de Crofte.
4 To arrive (live/stay etc.) in : pour une ville, un bourg ; to arrive (live/stay, etc.) at : pour un petit
village.
5 Remarquez aussi le singulier (on holiday).
6 Regardez bien ces deux emplois de down :– postposition : le complément de lieu du verbe ran
(par exemple : the slope) n’est pas exprimé ;– préposition : celui de swam l’est (the river).
Up présente un cas analogue (voir section suivante).
7 Il s’agit d’un phrasal verb, ayant pour complément their clothes.
8 Encore deux phrasal verbs. (To take over = reprendre [un poste, un travail].)
9 Out of : préposition composée (cf. on to). Comparez : Please take-out my tooth (postposition) et
take it out-of-my-sight ! (préposition).
10 L’adjectif up possède même une forme comparative : upper, et une forme (plus rare)
superlative : uppermost.
The upper half of Jack’s body was covered with mosquito-bites.
The best china cups were kept on the uppermost shelf.
6
LA QUALITÉ DE L’EXPRESSION

LE VOCABULAIRE

Cette section a pour but de vous aider à apprendre à employer à bon escient
des nuances que vous vous devez de connaître sur le bout du doigt (have at your
finger tips), dans les domaines où l’anglais est spécialement riche et où
l’anglophone fait particulièrement souvent appel à ces richesses.
Remarque :
Il est évident que les listes que j’analyse ne sont pas exhaustives : il s’agit
simplement de vous assurer le maniement précis d’un minimum vital à
l’intérieur de chaque groupe de synonymes.

1. LES VERBES
1.1 Les verbes « usuels »

Vous trouverez dans cette section les notions suivantes : look at, say, hold,
shine, break, make a noise.
Remarques concernant les exercices :
a) Pour chaque groupe de phrases, il s’agit de trouver le mot juste qui
convient dans les différents contextes, en vous aidant au besoin de la liste qui
précède le corrigé. Exemple : Pour remplacer look il faudra choisir entre eye,
gaze, glance, glare...
b) En cas de doute sur le temps du verbe, utilisez le prétérit.
c) Deux ou trois semaines après avoir fait tel ou tel exercice parmi ceux
proposés, faites un exercice de contrôle : cachez la liste des mots justes et
efforcez-vous de les retrouver d’après leur définition.

TO LOOK AT

exercice
Remplacez to look par un verbe mieux adapté (pour ce groupe, il convient
d’ajouter le cas échéant la préposition qui s’impose) :
1. Lingering on the bridge, the two lovers looked at the beautiful sunset.
2. The little girl hid shyly behind the sofa, but presently looked out at us for a
second, then hid again.
3. When Janet saw that I had broken her watch, she looked at me furiously.
4. Suddenly the gentleman leapt on to the restaurant table and began to sing.
Everyone looked at him.
5. The old man looked short-sightedly at the letter, then reached for his
glasses.
6. We edged past the angry billy-goat, looking at him apprehensively.
7. Ken looked briefly at his watch.
8. Robert was looking at a letter and did not notice when I got up and went
out.
9. Don’t look at the poor gentleman, dear, it’s not polite.
10. She looked at the front page of the newspaper till an article caught her eye
and she began to read attentively.
11. I looked absentmindedly into the fire, puzzling over Jennifer’s words. 12.
They stood at the edge of the pavement and looked at the procession passing by.
Verbes : eye, gaze, glance, glare, peep, peer, peruse, scan, stare, watch.
N.B. : Les exemples proposés comportent dans plusieurs cas des adverbes qui
ne sont là que pour « étoffer » le contexte : le verbe correspondant peut être
suffisamment précis en lui-même pour rendre leur emploi superflu. Quand c’est
le cas, je le signale.
corrigé
1. ... lovers gazed at the beautiful sunset.
2. ... she peeped out at us for a second...
3. ... she glared at me. (Furiously devient inutile.)
4. ... Everyone stared at him.
5. ... peered at the letter... (Short-sightedly est superflu.)
6. ... billy-goat, eyeing him apprehensively... (Il vaut mieux conserver
l’adverbe, pour plus de précision.)
7. Ken glanced at his watch. (L’adverbe est inutile.)
8. Robert was perusing a letter...
9. Don’t stare at....
10. She scanned the front page...
11. I gazed (absentmindedly) into the fire... (Le contexte permettrait
probablement de supprimer l’adverbe.)
12. ... and watched the procession...
Définitions
To eye : on jauge, on réfléchit ; on éprouve de la méfiance, ou on attend une
réaction quelconque. (Sans préposition.)
To gaze at : on éprouve un sentiment esthétique ou nostalgique ; ou alors on
regarde sans voir, en pensant à autre chose.
To glance at : regard bref.
To glare at : regard furieux.
To peep at : petit regard espiègle ou timide, enfantin.
To peer at : regarder en plissant les yeux pour mieux voir (on est myope ou
ébloui).
To peruse ( [pəru :z]) : regarder (ou lire) attentivement. (Sans préposition.) To
scan : parcourir des yeux l’ensemble de quelque chose, sans s’arrêter sur les
détails (d’où a scanner). (Sans préposition.)
To stare at : on éprouve de l’étonnement ou de la curiosité.
To watch : regarder quelque chose qui est en mouvement.(Sans
préposition.)
Dernières remarques :
a) Nous avons donc deux groupes de verbes :
– ceux qui prennent (s’ils ont un complément) la préposition at : to
gaze/glance/glare/stare/peep/peer at something ;
– et ceux qui ne prennent aucune préposition : to eye/peruse/scan/watch
something.
b) Le verbe to glimpse (something sans préposition) est une façon de voir
brièvement (et non de « regarder rapidement ») quelque chose. Les deux phrases
suivantes illustrent cette différence :
I glanced at my friend and smiled.
In the rush-hour crowd I glimpsed my friend.
Dans le premier cas, c’est moi qui choisis de détourner aussitôt mes yeux ;
dans le deuxième, c’est la « chose regardée » qui se dérobe rapidement à ma vue.

TO SAY/TO MAKE SPEECH-LIKE SOUNDS

exercice
Complétez avec le verbe qui convient :
1. The crowd ......... ominously as they waited for the rebel leader to speak.
2.'A mouse !' she ........., leaping on to a chair.
3. If you ......... like that, Johnny, I’ll think you haven’t learnt your homework
properly.
4. 'Shhh ! The baby’s asleep’ she .........
5. Not a single word did he ......... during the debate.
6. He ......... words of endearment in her ear.
7. The young fans ......... hysterically as their idol appeared on the stage.
8.'Sit still !'he ........., holding a pistol to my temple.
9. The small boys could be heard ......... ing in the playground.
Verbes : hiss, mumble, murmur, mutter, scream, shriek, utter, whisper, yell.
corrigé
1. muttered : bas, souvent quand on a peur de dire tout haut sa pensée.
2. screamed : généralement avec colère ou peur. (Shrieked est également
possible : voir phrase 7.)
3. mumble : de manière presque inaudible.
4. whispered : pour ne pas déranger, ou pour que l’on ne vous entende pas.
5. utter : prononcer (une ou des parole[s]). N.B. : Ce verbe ne peut pas
introduire le discours direct : une phrase telle que 'No,' he uttered est impossible.
6. murmured : ton bas et généralement agréable.
7. shrieked : timbre perçant, désagréable à entendre. Peut exprimer la joie, la
terreur, l’hystérie... (Screamed est également possible.)
8. hissed : chuchotement menaçant ou d’avertissement ; ne peut guère
s’employer sans sifflantes (sit still).
9. yelling : cri très fort, témoignant surtout de la force des poumons.

TO HOLD/TO SEIZE

exercice
Complétez avec le verbe qui convient :
1. He took my hand in a warm, manly ......... and said : 'Thank you.'
2. Don’t just ......... a cake, dear : wait till it’s offered to you.
3. A drowning man will ......... at a straw (proverbe).
4. Turning swiftly, he ......... a knife to defend himself.
5. They ......... their hands in fervent prayer.
6. To open : ......... the tab and pull firmly.
7. I ......... a glass of whisky from the tray as the waiter passed.
8. He ......... the rope and began to climb.
Verbes : clasp, clutch, grab, grasp, grip, seize, snatch, take ou [get], hold of.
Remarque : Tous ces mots peuvent être verbe ou substantif.
corrigé
1. grasp : fermeté ; souvent chaleur.
2. grab : saisir sans ménagements, égoïstement.
3. clutch : saisir ou tenir très fermement, souvent avec peur.
4. seized : toujours avec une connotation de rapidité et de fermeté .
(Souvent, par conséquent, faux ami du verbe saisir.)
5. clasped : ferveur, ardeur.
6. take hold of : traduction normale de saisir quand to seize ne convient
pas. (On dit également : to get hold of.)
7. snatched (ou grabbed) : saisir (ou retirer) vivement. The pot was burning
hot : he snatched his hand away.
8. gripped (ou grasped) : fermeté.

TO SHINE

exercice
Complétez avec le verbe qui convient :
1. The calm sea is (shining) in the sunlight.
2. The calm lake is (shining) in the moonlight.
3. The huge kitchen fire is (shining) and crackling merrily.
4. The dying fire in the sitting room is still (shining) in the dark.
5. The wet rooftops (shine) in the pale sunlight.
6. I polished the silver till it (shone).
7. Between the trees, we at last caught sight of a candie (shining) in the
window of a cottage.
8. We didn’t see the leopard itself, in the darkness, but we saw its eyes
(shining).
9. The stars were (shining) overhead.
10. The sudden( shining) of the car’s headlights dazzled me.
11. The great lamp in the tower of the lighthouse (shone) every few seconds.
Verbes : blaze, flash, glare, gleam, glimmer, glint, glisten, glitter, glow,
shimmer, sparkle, twinkle.
corrigé
1. sparkle petits points de lumière, assez vifs.
glitter : petits points de lumière, presque trop vifs pour qu’on les regarde.
2. shimmer : surface à peine frissonnante, lumière très douce (a dress of
shimmering satin ).
3. blaze : connotations de chaleur et de lumière vives (a blazing sun ; a
blaze = un violent incendie).
4. glow : connotations de couleur chaude - rouge, orange, doré - et de
lumière immobile, sans flammes (cheeks glowing with health ; the sky glowing
in the west after sunset).
5. glisten : connotations d’humidité.
6. gleam : pour une surface plane.
sparkle : s’il y a de petits reflets vifs.
glitter : si vos efforts ont été presque trop vigoureux.
7. glimmer (« diminutif » de to gleam) : une lumière tellement faible et
distante qu’elle semble vaciller ; sens figuré également (a glimmer of hope peut,
s’il se renforce, devenir a gleam of hope).
8. glint : reflet et non source de lumière ; très peu intense.
9. twinkle : évidemment ! (Mais attendez le deuxième exercice.)
10. glare : une lumière qui blesse les yeux. (Le verbe, to glare, est rarement
utilisé à propos de lumière réelle, sauf sous forme d’adjectif : a glaring light ;
ou, au sens figuré : a glaring error.)
11. flash : lumière forte, intermittente ou en un seul éclair (a flash of
lightning /of inspiration).
Remarque : Certains de ces verbes peuvent s’appliquer au regard d’une
personne.
exercice
Complétez les phrases suivantes de manière à mettre en évidence l'émotion
suggérée par le verbe :
1. My uncle’s eyes twinkled with .........
2. She glared at me because .........
3. His eyes flashed as he .........
4. Her eyes glistened with .........
5. The child looked at me with sparkling eyes and said : '......... !'
6. The little boy’s eyes gleamed as he looked at the .........
7. His eyes glittered with .........
corrigé
Solutions possibles :
1. ... with kindly amusement.
2. ... because I had made her very angry.
3. ... as he heroically drew his sword.
4. ... with unshed tears.
5. ... and said’Oh, that would be lovely !'
6. ... looked at the pile of jam tarts.
7. ... with fever ou with evil intentions.

TO BREAK, TO TEAR (et substantifs associés)

exercice
Complétez avec le verbe qui convient :
1. Please change this cup, waiter : it’s got a ([linear] break) from the rim to
the base.
2. And change this other one too, please : there’s a ([flake-shaped] break) in
the rim.
3. The hooligans who ( [violently and/or deliberately] broke) the windows
injured themselves with the (needle-shaped fragments) of glass.
4. Peggy’s put on a lot of weight, recently, and when she tried to zip up last
year’s dress, it (tore suddenly) down the seams on both sides.
5. The bird (broke) off a dead twig for its nest.
6. Over the centuries, the stone wall had (broken) into ruins.
7. The injured man was bleeding profusely, so we all (tore) up our
handkerchiefs to make bandages for him.
8. The explosion (broke) all the windows of the building.
Verbes : chip, crack, crumble, rip, shatter, smash, snap, splinter.
corrigé
1. a crack ; to crack : fêlure, fêler.
2. a chip ; to chip : les frites sont des « éclats », des « copeaux », de
pomme de terre.
3. a) smashed : connotations de bruit fracassant ;
b) splinters ; to splinter : également pour le bois, le métal.
4. split ; a split : déchirure provoquée par une pression interne ;
sens figuré également (a split in a political party).
5. snapped : cassure brusque ; connotations de facilité et de petit bruit sec.
6. crumbled : a crumb = une miette.
7. ripped ; a rip : déchirer ou arracher vigoureusement et sur une certaine
longueur (I ripped the burning blanket off the bed).
8. shattered : casser en mille morceaux.

LES VERBES DE BRUIT

Ces verbes - qui peuvent tous également être des substantifs - sont
extrêmement nombreux en anglais : on ne pourra les étudier tous. (Je laisse
notamment de côté presque tous les verbes concernant les cris d’animaux.)
exercice
Pour chaque verbe des listes 1 et 2, proposez deux sujets très spécifiques, ne
pouvant guère produire que tel ou tel bruit précis.
Liste 1 : thud, creak, squeak, whirr, hiss, click, boom.
Liste 2 : rustle, rattle, crackle, patter, rumble, tinkle, clatter.
Remarques :
– La liste 1, celle des monosyllabes, s’applique à des bruits soit très brefs,
soit prolongés mais homogènes. (Si le même bruit bref se répète, on peut
utiliser un gérondif : There was a creaking on the stairs.)
– La liste 2 (les dissyllabes) concerne des bruits d’une certaine durée ou
d’une certaine complexité ou intermittence.
– Les verbes monosyllabiques et dissyllabiques du groupe to shine (voir page
127) présentent un phénomène comparable, transposé au domaine visuel.
Exemples : 1. flash, blaze ; 2. sparkle, glitter.
Ensuite, « écoutez » bien les exemples proposés dans le corrigé, afin de juger
si vos propres exemples sont valables. Au besoin, apprenez par cœur le premier
exemple donné pour chaque verbe ou substantif. (A heavy book falls to the floor
with a thud, etc.)
corrigé
Liste 1
thud : a heavy book falling on the floor ; the boot that the man upstairs has
just dropped ; someone heavy walking in his socks.
creak : a step of the stairs, when you are trying to creep up unheard ; an old
door swinging open ; a large bough when the wind blows strongly.
squeak : a mouse ; a door that needs oiling ; a knife making a disagreeable
noise on a plate.
whirr : the wings of a fairly large bird ; the mechanism of a clock preparing
to strike the hour.
hiss : a snake ; steam escaping from a machine ; a dissatisfied French
audience (an English audience would shout’Boo !').
click : high heels on a marble floor ; a key turning in a lock ; the safety
catch of a pistol being released.
boom : a distant peal of thunder ; a distant cannon shot.
Liste 2
rustle : dead leaves underfoot ; the pages of a newspaper when you turn
them ;
a long skirt made of stiff silk.
rattle : a few matches in a box ; the windows in an old train ; crockery
when you carry it on a tray.
crackle : a fire you have just lit ; cellophane as you unwrap a bunch of
flowers ; small twigs underfoot.
patter : raindrops on the window ; a small child’s feet in the corridor.
rumble : thunder rolling round the horizon ; a heavy vehicle going over a
bridge ; your stomach when you are hungry.
tinkle : tiny bells ; small ice cubes in your glass of whisky.
clatter : knives and forks in a busy canteen ; children running down
(uncarpeted) stairs in their outdoor shoes ; a horse’s hoofs on a hard surface.
exercice
Deux ou trois semaines plus tard prenez la liste des définitions - en ayant soin
de cacher les mots définis - et retrouvez le mot juste correspondant.

1.2 Deuxième groupe de verbes

Il s’agit de verbes un peu moins fréquemment rencontrés que ceux du premier


groupe, mais qui sont également riches en « synonymes ».
Verbes analysés : laugh, call, greet, tremble.

TO LAUGH/A LAUGH

exercice
Complétez avec le verbe qui convient :
1. Through the open door of the pub loud ......s could be heard.
2. The girls were whispering and ...... ing in a corner.
3. He ......ed over the amusing letter he was reading.
4. The boys ......ed behind the master’s back.
Verbes : chuckle, giggle, guffaw, snigger.
corrigé
• 1. guffaws. • 2. giggling. • 3. chuckled. • 4. sniggered.
Définitions
chuckle : petit rire amusé, pour soi.
giggle : petit rire niais, genre collégienne.
guffaw : gros rire d’homme.
snigger : petit rire bête et méchant.

TO CALL/A CALL (ou TO CRY OUT/A CRY)

exercice
Complétez avec le verbe qui convient :
1. He ......ed his dog and turned homewards.
2. On discovering the corpse, she ......ed with all her might.
3. Falstaff put down his tankard and ......ed for more ale.
4. The unconscious man was ......ing feebly.
5. Bill Sykes’ill-treated dog ......ed in a corner.
6. Realizing that I’d just missed the last train, I ......ed.
Verbes : bawl, bellow, call, groan, moan, scream, whimper.
corrigé
• 1. called. • 2. screamed. • 3. bawled (ou bellowed). • 4. moaning. • 5.
whimpered. • 6. groaned.
Définitions
bawl : crier très fort, d’une manière vulgaire. (Rarement substantif.)
bellow : pratiquement synonyme du précédent, mais cri souvent teinté de
colère. (Animaux : The bull bellows.)
call : cri pour attirer l’attention.
groan : même genre de cri que moan, mais plus audible, plus articulé.
moan : petit cri de douleur, à peine articulé.
scream : cri aigu, exprimant souvent la terreur.
whimper : tout petit pleurnichement, de douleur mêlée de peur.

TO GREET (= SALUER, ACCUEILLIR)/A GREETING

exercice
Complétez avec le verbe qui convient :
1. The audience ......... the violinist with loud applause.
2. Lady Mary ......... to the Queen.
3. The soldiers ......... the colonel.
4. The dancer ......... to his partner.
5. My suggestion was ......... with scepticism.
6. He didn’t stop or speak but just ......... to me as he passed.
7. The shopkeeper ......... me when I entered.
Verbes : bow (voyelle de cow), curtsy (voyelle de her), greet, nod, salute, say
hallo/good morning, etc.
corrigé
• 1. greeted. • 2. curtsied ([kз :tsid]). • 3. saluted. • 4. bowed ([baud]) • 5.
greeted. • 6. nodded. • 7. said good morning (ou good afternoon) to me.
Définitions
bow : en s’inclinant depuis la taille1.
curtsy : en tenant ses jupes. (Cf. « courtoisie ».)
nod : d’un petit signe de tête.
salute : en portant sa main à sa tête.
say hallo (ou hello, hullo)/good morning, (etc.) : sens et emploi évidents ;
mais remarquer que l’on ne dit goodnight qu’au moment du coucher.

TO TREMBLE

exercice
Complétez avec le verbe qui convient :
1. At the sight of the bloody corpse, he .........
2. The icy wind made them .........
3. The young actor stood in the wings, .........ing with apprehension.
4. When the boss said he wanted to see me at once, I can tell you I ......... in
my shoes !
5. The drunkard’s hand ......... uncontrollably as he raised his glass.
Verbes : shake, shiver, shudder, tremble, quake.
corrigé
• 1. shuddered. • 2. shiver. • 3. trembling • 4. quake(d ou shook). • 5. shook.
Définitions
shudder : frisson d’horreur.
shiver : à cause du froid.
tremble : peur, appréhension, colère.
quake : terme facétieux pour un tremblement violent.
shake : tremblement violent ou permanent.
N.B. : On rencontre encore le mot quake dans les substantifs earthquake et
Quaker.

2. LES ADJECTIFS
Adjectifs analysés : dirty, small, old, fat, thin.
Remarque concernant les exercices :
Pour chaque groupe d’expressions, il s’agit de trouver le mot juste qui
convient dans les différents contextes, en vous aidant au besoin de la liste qui
précède l’exercice. N.B. : L’adjectif est parfois utilisé au sens figuré.

DIRTY

Liste : dingy ( [dindzi], avec le son -inge de fringe), faded, filthy, grimy (même
voyelle que dans time), grubby, shabby, soiled.
exercice
1. the child’s dirty hands.
2. the dirty walls of the old factory.
3. dirty water in an open sewer.
4. dirty language heard in the fish-market.
5. the poor woman’s dirty clothes.
6. dirty linen at the hospital.
7. a dirty hand-towel in my kitchen.
8. dirty paintwork in an office.
9. the coal-miner’s dirty skin.
10. « dirty » (= having lost its colour) wallpaper.
corrigé
• 1. grubby. • 2. grimy. • 3. filthy. • 4. filthy (sens figuré). • 5. shabby. • 6. soiled.
• 7. grubby (à cause de my ; ailleurs, cela pourrait me dégoûter et je dirais
filthy). • 8. dingy (prononcé avec le -ng de fringe ; ne pas confondre avec le
bateau, dinghy, prononcé avec le -ng de finger). • 9. grimy. • 10. faded (cf. faded
beauty, a fading rose).
Définitions
dingy : plutôt vieux et décoloré que réellement sale.
faded : ayant perdu sa fraîcheur ou sa couleur.
filthy : saleté repoussante.
grimy : saleté incrustée.
grubby : saleté récente et pas dégoûtante.
shabby : plutôt pauvre et vieux que réellement sale.
soiled : sali, souillé (connotations d’hygiène, mais pas nécessairement de
dégoût)

SMALL

Liste : dainty (voyelle de paint), little, minute (prononcé [mainju :t] – comme
my newt –, avec accent tonique sur la seconde syllabe), small, tiny (voyelle de
tie).
exercice
1. A pretty ......... cottage.
2. A ......... defect in the copy.
3. A ......... kitten, still blind.
4. A ......... speck of dust.
5. A ......... lace handkerchief.
6. A ......... boy picking his nose.
7. The baby’s ......... feet.
8. A ......... fork.
9. One’s ......... finger/toe.
corrigé
• 1. little. • 2. minute. • 3. tiny (a kitten est déjà en soi little). • 4. minute (ou
tiny). • 5. dainty. • 6. small (ce qu’il fait est désagréable : on ne dira donc pas
little). • 7. tiny. • 8. small. • 9. little (adjectif usuel).
Définitions
dainty : léger et délicat, parfois à l’excès (la « petitesse » allant plus ou
moins de soi).
little : souvent plus « affectif » que small.
minute : minuscule.
small : adjectif « passe-partout ».
tiny : très petit et délicat.

OLD

Liste : aged (prononcé en deux syllabes), ancient ['einfənt]), antique (accentué


sur la seconde syllabe), elderly, old.
exercice

corrigé • 1. elderly (niveau de langue de gentleman). • 2. old (niveau de


langue de man). • 3. ancient. • 4. Ancient. • 5. antique. • 6. aged. • 7. ancient ou
antique (selon époque). • 8. Ancient. • 9. old (ancient serait comique, et ainsi en
contradiction avec tired). • 10. aged.
Définitions
aged2 : indique un âge très vénérable.
ancient : indique une très grande antiquité. (Ne s’applique pas
normalement à des êtres humains.)
antique : objets uniquement ; implique une certaine valeur imputable à
l’âge, à l’histoire.
elderly : forme polie, ne s’appliquant qu’à des êtres humains. old : êtres
vivants ou objets ; ton neutre.

FAT

Liste : buxom ([bʌksəm], voyelle de duck), chubby, fat, plump, portly, stout
(rime avec shout).
exercice
1. The fisherman’s pleasantly fat wife.
2. Fat cheeks.
3. A fat, dignified lady.
4. A fat old man.
5. A fat, apple-cheeked country girl.
6. A fat cushion.
7. A fat baby.
8. A fat gentleman.
9. A fat salary.
10. A fat pillar.
11. A fat tomato.
corrigé
• 1. plump. • 2. chubby (ou plump). • 3. stout. • 4. fat. • 5. buxom. • 6. plump. • 7.
chubby. • 8. portly. • 9. fat. • 10. stout. • 11. plump.
Définitions
buxom : s’applique uniquement à une femme (de préférence à la poitrine
généreuse) qui respire la santé.
chubby : s’applique surtout à de jeunes enfants.
fat : connotations souvent désagréables, au propre comme au figuré.
plump : même chose que chubby en moins enfantin, et pouvant s’appliquer
à des objets ; rondeurs agréables.
portly : d’une obésité assez majestueuse ; adjectif plutôt masculin.
stout : indique une bonne épaisseur souvent alliée à une certaine robustesse
(d’où son deuxième sens, « fidèle », s’appliquant à un ami, un supporter, une
déclaration).

THIN

Liste : gaunt ([gɔ :nt], voyelle de lord), lanky, lean, skinny, slender, slim.
exercice
1. A thin athlete.
2. A thin, dying man.
3. A thin child of the slums.
4. A beautiful thin girl.
5. A thin volume of poetry.
6. A tall, thin boy.
7. A strong, thin horse.
8. Thin victims of famine.
9. The thin branch of a young tree.
corrigé
• 1. lean. • 2. gaunt. • 3. skinny. • 4. slim/slender. • 5. slim/slender. • 6. lanky (cf.
long). • 7. lean. • 8. gaunt. • 9. slender.
Définitions
gaunt : d’une maigreur pathologique.
lanky : maigre et donnant l’impression d’avoir grandi trop vite.
lean : sans graisse superflue. (Cet adjectif s’emploie aussi à propos de la
viande.)
skinny : n’ayant pratiquement que la peau sur les os ; ton assez familier.
slim : mince, en parlant des êtres humains (surtout féminins) et des objets
(surtout des livres).
slender : synonyme du précédent, mais d’un niveau de langue légèrement
plus recherché et d’un emploi un peu plus étendu.

1 Bien remarquer la prononciation de bow au sens de « saluer » : [bau] (rime avec now). Pour les
sens « archet », « nœud » [décoratif] (a bow tie), « arc-en-ciel » (rainbow), le même mot se
prononce [bau] (rime avec show).
2 Remarquez que dans ce sens aged se prononce avec deux syllabes : [eidzid]. Quand il s’agit
simplement de compter les années, on prononce [eid3d], en une seule syllabe : a child aged three.
(Voir page 12.)
7
CONFUSIONS ET IDÉES FAUSSES

1. QUESTIONS DE LEXIQUE
Certains mots français recouvrent plusieurs nuances qu’il faut bien
différencier en anglais, tandis que certains mots anglais n’ont pas tout à fait (ou
même pas du tout) le sens que leur attribuent volontiers les francophones.
Cette première section concerne :
home ; kind ; fellow ; to sleep ; il y a ; nous sommes ; bon ; est mort ; dès
(non suivi de « que ») ; en effet.
(N.B. : Pour la traduction de certains verbes français à sens multiples
[« apprendre », « arriver à », etc.] : voir page 156.)

1.1 Home = chez moi, chez vous, chez lui... ?

Home est la résidence de celui qui y habite ou qui s’y rend.


exercice
Traduisez :
1. Allons chez moi.
2. Stephen est venu chez moi : malheureusement, je n’étais pas chez moi mais
chez Claire, et il a fallu qu’il rentre chez lui.
corrigé
1. Let’s go to my place (ou my flat/my house, etc.) : Vous, vous habitez
ailleurs. (Let’s go home supposerait qu’on habite ensemble.)
2. Stephen came round to my place : unfortunately, I wasn’t at home but over
at Claire’s, so he had to go home.
Remarques :
a) To my home, à la place de to my place/flat, etc., est soit sentimental, soit
américain.
b) At Claire’s (phrase 2) est une tournure qui n’est possible qu’avec les noms
propres-jamais avec les pronoms possessifs (yours, hers, etc.). L’emploi avecun
nom commun suppose non une résidence mais un commerce : at the Baker’s =
chez M. et Mme Baker ; at the baker’s = chez le boulanger.
c) Sauf en anglais américain, at home indique que la personne s’y trouve,
home qu’elle s’y rend : Pat wasn’t at home, so they returned home.

1.2 Kind = gentil ?

Oui, mais l’inverse (gentil = kind) n’est pas toujours vrai.


exercice
Quel mot, signifiant « gentil », suivi de quelle préposition, proposez-vous
dans les contextes suivants ? (Employez si possible kind.)
1. This little boy is always ......... his aunts and uncles.
2. That huge dog is ......... children.
3. The trainers are ......... the circus animais.
4. She is ......... her aged parents, who were ......... her when she was a child.
corrigé
• 1. nice to. • 2. gentle with. • 3. kind to. • 4. kind to ; kind to.
Sauf exception idiomatique, kind ne peut s’employer que pour caractériser
celui qui, dans un contexte donné, se trouve en position de supériorité ou de
force par rapport à quelqu’un d’autre. Observez, à ce propos, le renversement
des rôles dans le dernier exemple, suivant l’âge et la relative faiblesse des
personnes concernées.
Remarques :
a) En discours direct, une politesse de convention place toujours you en
position de supériorité, quels que soient les rapports réels entre les
interlocuteurs : Would you be kind enough (ou so kind as) to open the door for
me ?
b) Un phénomène comparable (= politesse de convention) s’observe dans le
langage commercial et administratif, souvent sous forme d’adverbe : Passengers
are kindly requested to retain their tickets for inspection.
Would all visitors kindly leave their umbrellas at the reception desk.

1.3 A fellow = un compagnon ?

Rarement. Le sens « compagnon » (ou co- comme dans « co-auteur »)


n’apparaît pratiquement que dans les noms composés (assez limités en nombre,
d’ailleurs). Exemples : schoolfellow, fellow worker, fellow traveller, ainsi que
fellow countryman et fellow citizen.
Ajoutons pour mémoire plusieurs acceptions assez rares du mot fellow, à
savoir :
– membre d’une société savante (FRS = Fellow of the Royal Society) ;
– enseignant ou chercheur dans une université (The Fellows’Gardens) ;
– la moitié d’une paire (He threw one shoe out of the window and its fellow into
the fire).
Le sens le plus fréquent de fellow est « homme » ou « garçon », le niveau de
langue étant le plus souvent assez (ou même très) familier. L’intérêt de ce mot-
caméléon, c’est qu’il emprunte sa « couleur » à son contexte : il peut ainsi (tout
comme le pronom « tu » en français) exprimer des nuances d’affection, de
mépris, de pitié, etc.
exercice
Étudiez les exemples suivants et proposez des traductions appropriées :
1. Poor little fellow ! He’s cut his knee.
2. Jackson is a fellow I was at school with, years ago.
3. He’s a very nice fellow when you get to know him.
4. Look : he’s climbing up the side of that skyscraper ! What is the fellow up
to ?
corrigé
Solutions proposées :
1. Pauvre petit !
2.... un gars, un type, un garçon (selon contexte).
3.... un gars/un type très sympa.
4. Qu’est-ce qui lui prend, à celui-là/à cet imbécile ?

1.4 To sleep = dormir ?

Oui, bien sûr ; mais attention aux confusions de sens, extrêmement fréquentes.
exercice
Traduisez les italiques :
1. Elle se couche tôt, mais ne s’endort que vers 11 heures.
2. Je ne me sens pas bien : je vais m’étendre un instant.
3. S’est endormi dans la paix du Seigneur le 30 août.
4. Le chien se coucha au milieu de la rue.
5. Il n’a réussi à s’endormir que vers 3 heures du matin.
6. Tu crois qu’il couche avec elle ?
7. Chut ! Bébé dort.
8. Normalement, je couche à l’étage, mais pour l’instant, je couche au salon.
9. Je me méfie des chiens, même endormis.
corrigé
• 1. goes to bed ; doesn’t go to sleep. • 2. lie down. • 3. Fell asleep. • 4. lay down.
• 5. couldn’t get to sleep. • 6. sleeps. • 7. is asleep. • 8. sleep ; am sleeping. • 9.
even when they’re asleep.
analyse
– To lie down s’emploie quand on se couche en dehors des heures de sommeil
normales, ou sans se déshabiller, ou ailleurs que dans un lit. (Attention aux
formes du verbe : to lie, I lay, lain.)
– To go to sleep/to get to sleep/to fall asleep : tous les trois veulent dire
« s’endormir » : le premier dans un contexte normal ; le deuxième avec
connotations de difficulté, comme toujours quand to get remplace to go (voir
p. 52) ; le troisième, considéré de plus en plus comme littéraire, est maintenant
peu employé
– sauf comme euphémisme pour to die.
– To sleep = coucher (et non « se coucher »), dans la plupart des acceptions.
– To be asleep = dormir ou être endormi.
– Sleeping : la phrase 8 montre le seul emploi normal de to be sleeping, à
savoir « coucher provisoirement ». (Pour une action habituelle, on emploie
naturellement le présent simple, comme pour le premier verbe de cette phrase.)
À part cet emploi assez rare, sleeping ne se rencontre guère que comme adjectif
épithète : Let sleeping dogs lie (proverbe).
N.B. : Pour l’emploi des adjectifs en a- (asleep, alive, alone, etc.), voir page
93.

1.5 Il y a = there is ?

exercice
Traduisez :
1. Il y a une chenille dans ma salade.
2. Il y avait plusieurs personnes qui attendaient l’autobus.
3. J’aime qu’il y ait des fleurs partout.
4. Nous nous sommes rencontrés pour la première fois il y a douze ans.
5. Il y avait deux jours que ma voiture avait été volée.
6. Il y a une éternité que je n’ai pas visité le Louvre.
7. Il doit y avoir une erreur.
corrigé
1. There is a caterpillar in my salad.
2. There were several people waiting for the bus.
3. I like there to be flowers everywhere.
4. We first met twelve years ago.
5. My car had been stolen two days earlier (ou before ou previously).
6. I haven’t visited the Louvre for ages.
7. There must be some mistake.
Commentaire
a) There is précède un nom au singulier, there are un nom au pluriel.
b) There is peut se conjuguer à tous les temps ; il possède également un
infinitif avec to (phrase 3) et sans to (phrase 7).
c) Ago prend comme point de départ le moment présent (phrase 4) ; pour un
fait passé, plusieurs solutions sont possibles (phrase 5) mais non pas ago.
d) Il y a = « depuis » se traduit toujours par for et non since. Comparez la
phrase 6 avec : I haven’t visited the Louvre since 1993.

1.6 Nous sommes = we are ?

exercice
Traduisez :
1. Nous sommes marins.
2. Nous sommes désolés d’apprendre ces tristes nouvelles.
3. Aujourd’hui, nous sommes le 23.
4. Nous sommes quatre : si on jouait au bridge ?
corrigé
1. We are sailors.
2. We are very sorry to hear this sad news.
3. Today is the 23rd.
4. There are four of us : let’s play bridge.
Commentaire
Les erreurs se produisent dans les deux derniers cas, et surtout dans des
contextes semblables à celui de la phrase 4. Il faut bien distinguer :
There are twenty of us = Nous sommes vingt.
We are twenty = Nous avons vingt ans.

1.7 Bon = good ? (Bien = well ?)

exercice
Mettez à la place des blancs le mot qui vous semble le mieux adapté. (Si vous
voyez deux ou plusieurs possibilités, analysez-les.)
1. The ...... answer.
2. A ...... meal.
3. A ...... action.
4. The ...... direction.
5. A ...... cake.
6. A ...... bike.
7. A ...... idea.
8. I feel ......
9. A very ...... man.
corrigé
1. The right answer (= pas erroné).
2. A nice meal (= qui plaît au goût) ; a square meal (= très suffisant en
quantité) ; a good meal (= qui satisfait, d’une manière générale).
3. A good action (d’un point de vue moral).
4. The right direction.
5. A nice cake1.
6. A good bike (qualité).
7. A good idea (qualité).
8. I feel well (= en bonne santé) ; I feel good (= en pleine forme - langage
familier).
9. A very good man (c’est un saint) ; a very kind man (il est la bonté même).
exercice
Traduisez :
1. Le bien et le mal.
2. Le bien et le beau.
3. Il chante bien.
4. Viens ! L’eau est bonne.
5. Vous n’avez pas bien fait ce travail.
6. Ce n’est pas bien, ce que vous faites.
7. Sage comme une image.
corrigé
1. Good and evil (notions morales).
2. The good and the beautiful (notions philosophico-esthétiques ; voir aussi
page 64).
3. He sings well (jugement de qualité).
4. Corne on in ! The water’s nice and warm (voir note 1c, page précédente).
5. You haven’t done this work (ou job) well (adverbe de qualité).
6. What you are doing (ou have done) is not right (jugement moral).
7. As good as gold (idiomatique).

1.8 Est mort = is dead ?

Se poser toujours la question : s’agit-il


a) de « être » + adjectif
b) du passé composé du verbe « mourir » ?
exercice
Traduisez :
Cet homme est mort depuis plusieurs heures. Il n’est pas mort
accidentellement. Qui peut me dire comment il est mort ?
corrigé
This man has been dead for several hours (on constate le fait et non l’action).
He did not die accidentally (on parle du moment de la mort, de l’action de
mourir). Who can tell me how he died ? (même chose que phrase précédente).
Autrement dit :
est mort = mourut = died/has died (selon contexte)
est mort = n’est plus vivant = is dead/has been dead (selon contexte)

1.9 Dès (sans « que ») =... ?

« Dès » étant une préposition, il ne peut (sans remaniement de la syntaxe) se


traduire par as soon as. (N.B. : Il est parfois necéssaire de remanier la syntaxe.)
exercice
Traduisez les italiques :
1. Dès son réveil, il se souvint de l’incident.
2. Dès le début de la soirée elle s’ennuya.
3. Je vous écrirai dès mercredi.
corrigé
– On peut remanier la syntaxe là où un nom abstrait est apparenté à un verbe
situé dans le temps. Ainsi, pour la phrase 1 : As soon as he woke up... (Réveil :
se réveiller.)
– Phrase 2 : Rightfrom the beginning... (La traduction From the beginning...
diffère par une nuance d’insistance : « Depuis le début »...)
– La phrase 3 est la plus difficile à rendre. (On ne peut évidemment pas
employer as soon as, qui introduit obligatoirement une proposition.) Souvent,
on Wednesday suffira, le contexte n’exigeant pas d’autres précisions. Dans le cas
contraire, il faut, toujours en tenant compte du contexte, ajouter un élément :
Ipromise I’ll write on Wednesday, par exemple, ou I’ll write to you on
Wednesday and no later. (Pour by Wednesday : voir page 115.)

1.10 En effet = indeed ?

Il importe tout d’abord de bien se rendre compte des divers sens de


l’expression française.

EN EFFET/INDEED

exercice
Analysez, en les comparant, le sens de « en effet » et de indeed :
1. Il est bien arrivé. En effet, il nous a envoyé un fax.
2. Lady Macbeth a une forte personnalité. Elle domine en effet son époux.
3. He arrived safely. Indeed, he has already completed his mission.
4. Lady Macbeth has a strong personality. She is indeed far stronger than her
husband.
corrigé
1 et 2. Dans chacun de ces deux exemples, en effet vient apporter une
justification, une preuve, à une affirmation précédente faite par la même
personne. C’est dans ce cas que sont commises généralement les erreurs de
traduction.
3 et 4. Dans ces deux cas, indeed ne correspond visiblement pas à une preuve
ou une justification : il annonce, non une simple confirmation de ce qui précède,
mais une deuxième affirmation allant encore plus loin. (Sens général : « Je
dirais même plus... » ou « Encore plus fort – surprenant/alarmant/réjouissant/etc.
- est le fait que... »)
exercice
Traduisez les phrases 1 et 2.
corrigé
La meilleure solution au problème de « en effet » consistera, neuf fois sur dix,
à fondre les deux phrases en une seule, en remplaçant le point par deux points
(ou éventuellement, en style plutôt familier, par un tiret) :
1. He has2 arrived safely – we’ve had a fax from him.
2. Lady Macbeth has a powerful personality : she dominates her husband.
Pour varier, on peut à la rigueur employer for (= car) ou because. Cependant,
ces expressions supposent en principe un raisonnement plus élaboré, notamment
avec un must (ou équivalent) dans la première affirmation :
He was certainly delighted, for he thanked us effusively.

« EN EFFET » AVEC DEUX INTERLOCUTEURS

exercice
Analysez :
1. Tiens ! Le feu s’est éteint. – En effet.
2. Il fait un temps épouvantable. – En effet.
analyse
Il s’agit, pour le deuxième interlocuteur, d’exprimer son accord avec la
constatation ou le jugement du premier. Cet accord peut s’accompagner d’une
nuance de surprise – exemple 1 – ou d’une certaine « chaleur » – exemple 2.
exercice
Traduisez les deux phrases de l’exercice précédent.
corrigé
Traductions possibles :
1. 'Oh look/I say ! The fire’s gone out.''So it has.3' (Beaucoup moins bien, mais
possible : You’re right.)
2. 'The weather’s awful.''Yes, it is, isn’t it4 ?'/It certainly is./It is indeed.5

AUTRES EMPLOIS DE INDEED

exercice
Analysez le sens de indeed dans les exemples suivants et cherchez-en des
traductions possibles :
1. It was very hot indeed in the concert-hall.
2. He’ll arrive late, if indeed he bothers to come.
3. Tm thinking of coming on holiday with you and your girl-friend.''Indeed ?'
4. 'I’m going to buy my wife a Rolls Royce.''A Rolls Royce, indeed !'
5. 'I expect you to be in by midnight.''Midnight, indeed !'
analyse
1. Indeed renforçant very + adjectif exprime l’idée de « extrêmement »,
« vraiment très », etc.
2. If indeed : souligne le doute (= si tant est que...)
3, 4 et 5. expriment tous trois l’ironie, mais avec un ton, un style, différents
selon les cas. Le Indeed ?, isolé, de 3. fait penser à quelqu’un qui s’amuse tout
seul, à l’insu de son interlocuteur (on pourrait traduire par un paisible « Ah,
vraiment ? » ou « Pas possible... »). La répétition des mots-clés, dans 4. et 5.,
trahit une certaine émotion chez celui qui parle : l’ironie est un peu lourde dans
4. (= voyez-vous ça !), un peu indignée dans 5. (= tu peux y compter !).
2. STRUCTURES ET FORMES PRÊTANT À
CONFUSION
Un changement de structure après tel ou tel verbe peut entraîner un
changement de sens concernant toute la phrase ; de même, deux prépositions
différentes placées dans une structure identique peuvent en changer la
signification. Par ailleurs, certaines expressions très voisines (exemples : every
day, everyday, daily) ne sont absolument pas interchangeables. Et puis, il y a les
fameux faux amis...
Cette section se propose de vous aider à voir clair dans tout cela.

2.1 Structures verbales

Étudions d’abord un cas que vous connaissez bien : to stop. Analysez :


1. He stopped listening to the news and switched off the radio.
2. As he went down Whitehall, he stopped to watch the procession.
Dans le premier cas (stop + forme en -ing), il cessa de faire quelque chose ;
dans le deuxième (stop + infinitif complet), il s’arrêta afin de faire quelque
chose.
exercice
Analysez les paires de phrases suivantes, de manière à faire ressortir la
différence de sens.
1. a) I tried slapping her face, in order to cure her hysteria, but it was no use.
b) I tried to decipher his handwriting, in order to read his letter, but it was no
use.
2. a) Her way of dealing with the naughty child was very sensible.
b) The way to stay healthy is to take lots of exercise.
3. a) The party we went to was great fun.
b) The film we went to was very funny.
4. a) X :'I’ve torn my shirt.' Y :'So have I.'
b) X :'You’ve torn your shirt.' Y :'So I have.'
5. a) How hot it is today !
b) How hot is it today ?
6. a) You think I’m a fool, don’t you ?
b) So you think I'm a fool, do you ?
7. a) According to the doctor, she had a heart attack.
b) In my opinion, she could have been saved.
8. a) He threw a bone to the dog.
b) He threw a stick at the dog.
analyse
1. a) To try doing something suppose que l’on arrive à exécuter l’action
entreprise (ici : la gifler), que cela produise ou non l’effet escompté (ici : la
guérir).
b) To try to do something suppose que l’action même est difficile, voire
impossible (ici : déchiffrer son écriture).
2. a) A way of doing something = une façon de faire quelque chose.
b) A way to do something : = une méthode pour faire quelque chose.
3. a) It’s fun = on s’amuse bien.
b) It’s funny = ça provoque le rire.
N.B. : Tout comme le français « drôle », funny peut prendre le sens de
« bizarre » : That’s a funny name to give a horse./What’s that funny smell ?
4. a) So have I = Moi aussi. Neither have I = Moi non plus.
b) So I have ! = Tiens, c’est vrai ! (Forme négative rare.)
5. a) How hot it is ! = Comme il fait chaud ! (N.B. : Ne jamais séparer
l’adverbe de l’adjectif : une structure telle que How it is hot ! ! est impossible.)
b) How hot is it ? Cette forme interrogative (inversion du sujet et du verbe)
pose évidemment une question concernant la température qu’il fait. (Pour les
questions avec How, voir page 58.)
6. La première phrase emploie un question-tag normal (= n’est-ce pas ?).
Analyse détaillée de la deuxième phrase : voir page 60.
7. According to met une certaine distance entre celui qui parle et celui qu’il
cite : on tient à manifester son ignorance des faits réels, souvent avec un certain
scepticisme. C’est pourquoi il est pratiquement impossible d’employer cette
expression à la première personne (According to me) : il faut la remplacer par In
my opinion.
8. La préposition at après certains verbes, notamment to throw et to shout
(ainsi que leurs synonymes : hurl... ; yell...), indique une intention agressive que
n’exprime pas la préposition to.

2.2 Préposition + -ing

exercice
Complétez les phrases suivantes, de manière à faire ressortir les différences de
sens :
1. In opening a tin of sardines, Jessica ............ .
2. On opening a tin of sardines, Jessica ............ .
3. By travelling only at night, Sebastian ............ .
Remarque : Il convient d’ajouter à ces trois cas les deux possibilités
suivantes :
4. (sans aucune préposition) :
Pulling up a chair, Sebastian ............ .
5. (avec l’adverbe while) :
While doing the washing-up, I ............ .
corrigé
Solutions possibles :
1. In opening a tin of sardines, Jessica cut her finger.
In (do)ing introduit un effet imprévu et non volontaire. Autre exemple : In
introducing the speakers, I confused their names.
2. On opening a tin of sardines, Jessica saw that it in fact contained anchovies.
On (do)ing est généralement suivi d’une constatation, provoquant souvent une
certaine surprise. Autre exemple : On looking out, I realized that it had been
snowing.
3. By travelling only at night, Sebastian saved a great deal on train fares.
By (do)ing décrit un moyen, une méthode, sciemment employé. Autre
exemple : He killed the scorpion by treading on it.
4. Pulling up a chair, Sebastian joined the group round the fire.
Le participe sans aucune préposition permet simplement d'éviter de
juxtaposer deux propositions de structure identique. (Ici : Sebastian pulled up
a chair and joined...).
5. While doing the washing-up, I planned my essay.
La structure avec while (do) ing est souvent mal comprise des francophones.
Il s’agit normalement de deux actions simultanées mais sans rapport logique
(ou nécessaire) l’une avec l’autre. Dans la majorité des cas, une structure avec
while (ou as) et un sujet personnel paraîtra plus normale :
While I was doing the washing-up, I planned my essay.
As Jacky mowed the lawn, he hummed a cheerful song.

3. EXPRESSIONS VOISINES (=
APPARENTÉES MAIS NON
INTERCHANGEABLES)
Certains mots, certaines expressions se ressemblent beaucoup mais ne doivent
pas être pris les uns pour les autres.
exercice
Choisissez le « bon » de chaque paire (ou groupe) de mots dans l’exercice
suivant, en vous reportant pour chaque phrase à la lettre correspondante :
A. gold/golden/gilt.
B. comic/comical.
C. all together/altogether.
D. historic/historical.
E. every day/everyday/daily.
F. past/passed.
G. economic/economical.
H. at first/first
J. at last/lastly

1. The film was more fictional than...(D)....
2. Murder is a(n)...(E)... occurrence in this city.
3. The girl with the...(A)... bracelet and the long...(A)... hair cycles...(F)... my
house...(E)....
4. The monkey tasted the medicine and...(H)... pulled a...(B)... face, but then
he drank it all.
5. Inflation is a recurring...(G)... problem.
6. We went to the theatre...(C)... but came home separately.
7. During the long drought, our use of water had to be...(G)... but...(J)... rain
fell.
8. They can’t pull down this...(D)... inn just to make room for a supermarket !
It’s...(C)... ridiculous !
9. Shakespeare’s tragedies generally contain...(B)... episodes.
10. To make this dish,...(H)... you put in some carrots, then some onions,
and...(J)... some beans.
corrigé
• 1. than historical. • 2. an everyday occurrence. • 3. gold bracelet ; golden hair ;
past my house ; every day. • 4. at first ; a comical face. • 5. economic problem. •
6. went... all together. • 7. be economical ; at last. • 8. historic inn ; altogether
ridiculous. • 9. comic episodes. • 10. first ; lastly.
Commentaire
A. gold : en métal précieux.
A gold medal/chain/coin.
golden : sens figuré.
A golden opportunity/light
gilt (parfois gilded) : en métal doré.
Gilt-edged pages. A gilded cage.
À propos de gold/golden : d’autres métaux présentent des différences de
forme adjectivale analogues.
Comparez :
A silver spoon. A silvery laugh.
A lead pipe. A leaden heart/sky.
A brass curtain-rod. Brazen behaviour/a brazen lie.
Copper wire. Coppery hair.
B. comic : appartenant au genre littéraire comique.
A comic interlude/opera.
comical : qui fait rire ; cocasse.
A comical gesture/attitude/juxtaposition/comparison.
Remarques :
– Tragedy n’a conservé qu’un seul adjectif : tragic.
– Quand il s’agit de l’adverbe, la distinction entre -ic et -ical disparaît. Ainsi,
comically, historically et economically peuvent venir, respectivement, aussi bien
de comic, historic et economic que de comical, historical et economical. Une
seule exception : l’adverbe formé sur public, qui est publicly.
C. all together : tous ensemble.
To sing all together.
altogether : tout à fait (adverbe).
Altogether satisfied.
D. historic : qui a marqué l’histoire. (N.B. : Cet adjectif ne s’applique pas aux
personnes.)
A historic battle/decision.
historical : qui a (ou : qui décrit ce qui a) réellement existé.
A historical character/novel/fact.
E. every day (valeur d’adverbe) : tous les jours.
I go jogging every day.
everyday (adjectif) : a) qui ne concerne pas les jours de fête ; b) banal.
Everyday clothes/an everyday event.
daily (adjectif) : qui se produit (ou paraît) réellement tous les jours. (Daily
peut également être adverbe mais est rarement utilisé comme tel.)
A daily newspaper/service/visit.
Donc : The rising of the sun is a daily event.
Mais : An earthquake is an everyday event in parts of Asia.
F. past : le (ou : du, ou : concernant le) passé ; au-delà de ; (passant) devant.
The past and the future/the past participle/past joys. Past bedtime/past that tree.
She ran past the shop. It’s past belief.
passed : prétérit et participe passé du verbe to pass.
G. economic : qui concerne l’économie politique.
Economic considerations/partners/policy. economical : qui ne gaspille pas, ou
qui ne coûte pas cher.
An economical meal/use offuel/housewife.
H. at first : suppose un changement ultérieur (=... but afterwards...).
At first I thought he was a ghost.
first : simplement le début d’une série. (Synonyme : firstly.)
First he got in some coal, then he lit the fire.
J. at last : exprime le soulagement.
I’ve found the solution at last ! At last the exhausted travellers reached a
village.
lastly : fin d’une série. (Synonymes : finally, eventually, last of all.)
Ken’s name was read out last of all. First came the drummers, then the
soldiers and finally the cadets.

4. LES FAUX AMIS


Dus à une évolution du sens, soit en anglais, soit en français, depuis l’époque
de l’emprunt de certains mots, ces faux amis sont extrêmement nombreux. (Il y
en a par ailleurs quelques-uns – témoin le modèle proposé : « pont » et bridge -
qui n’ont pas de parenté étymologique.)
Modèle :
pont (d’un bateau)/bridge (of a ship) pont = deck/bridge = passerelle.
exercice
Traduisez selon le modèle les faux amis suivants :

corrigé
Les traductions données situent le sens général (et/ou le plus commun) de
chaque mot. Il s’agira souvent de trouver un terme mieux adapté au contexte
précis.
6. Grief rime avec thief.
7. Le mot presently, qui jusqu’en 1970 environ signifiait en anglais britannique « bientôt », est souvent
employé maintenant dans son acception américaine, à savoir « actuellement », qui jusqu’alors se disait
toujours at present.
8. Pour une étude des différents sens de actually : voir page 184.
9. Le mot français a, bien entendu, d’autres sens : je ne fais ici qu’attirer votre attention sur un danger réel
de faux sens.
5. VERBES FRANÇAIS À SENS MULTIPLES
Certains verbes ayant deux ou plusieurs sens différents en français se
distinguent sans ambiguïté en anglais, soit lexicalement, soit par leur structure.
Vous trouverez ici une analyse des verbes suivants :
accepter, apprendre, arriver, assister, avertir, conduire (= mener),
demander, glisser, laisser, payer, sembler, tourner (et se [re]tourner), voler,
faire.
Les exercices consistent à mettre à la place des blancs le verbe qui s’impose,
en déterminant le cas échéant la préposition, la forme du verbe... (En cas de
doute sur le temps, utilisez le prétérit.)

10. Le sens familier de « génial » se traduit de diverses manières : great, brilliant, etc. (La mode
linguistique des jeunes impose de fréquents changements.)

5.1 Accepter (de)

exercice
1. She gracefully ......... the bouquet.
2. He would not ......... share his winnings.
corrigé
1. ... accepted the bouquet
2. ... not agree to share (autre traduction possible : He was not willing to
share.)
accepter + substantif = to accept (aucun problème) ;
accepter + infinitif = to agree to, to be willing to (erreurs fréquentes).

5.2 Apprendre (à)

exercice
1. My sister is ......... ing how to build model ships.
2. It was Mr. Parks who ......... me chess.
3. The authorities ......... the anxious relatives that the plane had landed safely
at another airport.
4. He has just ......... that his roses have won first prize.
corrigé
• 1. ... is learning... • 2. ... taught me chess. • 3. ... informed the anxious
relatives... • 4. ... has just heard...
Apprendre (à) =
– assimiler des connaissances = to learn
– transmettre des connaissances = to teach
– informer = to tell, to inform
– être informé = to hear ou to learn (careful speech)

5.3 Arriver (à/de)

exercice
1. They home at noon.
2. The train (+ préposition) Edinburgh before dawn.
3. Sherlock Holmes (+ to solve) the mystery.
4. Do you think you’ll (+ to finish) that job before lunch ?
5. It was his fault that the accident
6. I (+ to get up) at six.(= Il m’arrive de...)
corrigé
1. ... reached home...
2. The train arrived in Edinburgh...
3. Holmes succeeded in solving6...
4. ... you’ll manage to finish6...
5. ... the accident happened.
6. I sometimes get up at six.
arriver (à) =
– atteindre (un endroit) = to reach ; to arrive at ou in (mais jamais to !)
– réussir à = to manage to (do) ; to succeed in (doing) ; (autre forme
négative possible : just cannot/can’t)
– se produire = to happen ; to occur
– sens de « occasionellement » (= Il m’arrive de...) : utiliser un adverbe, une
expression adverbiale.
N.B. : Ne pas confondre : Je l’ai rencontré par hasard –&gt ; I happened to
meet him et : Il m’arrive de le rencontrer –&gt ; I occasionally meet him.

5.4 Assister (à)

exercice
1. When they were in trouble, he them.
2. Last night, I a performance of Carmen.
3. Last night, I a terrible accident.
4. We (nég.) when the results were announced.
corrigé
1. ... he helped (aided/assisted) them...
2. ...I attended a performance...
3. ...I witnessed a terrible accident.
4. We were not there/not present...
assister (à) =
– aider = to help ; to aid ; to assist ;
– être présent sur rendez-vous (à un spectacle, une conférence, etc.) = to
attend ;
– être témoin de (par hasard) = to witness ;
– être présent = to be there ; to be present.

5.5 Avertir

exercice
1. The police ......... us that the man was a criminal.
2. We ......... the police that we had seen the criminal.
corrigé
1. The police warned us that the man was a criminal.
2. We told the police that we had seen the criminal.
avertir =
– signaler un danger(à venir)= to warn ;
– informer d’un fait (qui s’est déjà produit) = to tell ; to inform.

5.6 Conduire (ou mener)

exercice
1. The shepherd ......... his flock to fresh pastures.
2. I ......... the blind man across the road.
3. The mother is ......... ing her little boy to school.
4. An army of ants ......... us away from the picnic site.
5. The boy ......... the cows into the field.
6. ......... us to your leader.
7. The butler ......... the guests to the drawing-room.
corrigé
1. The shepherd led...
2. I led the blind man...
3. The mother is taking...
4. An army of ants drove us away...
5. The boy drove the cows...
6. Take us to your leader7.
7. The butler led (ou showed) the guests...
Le verbe to lead suppose que le sujet se place devant une personne qui suit
volontairement ; alors que to drive (sauf dans un contexte de conduite
automobile, bien sûr) implique un peu de force (ou tout au moins de l’autorité)
de la part du sujet du verbe, qui se place le plus souvent derrière celui qu’il
conduit.
Phrases 1. et 5. : Les moutons suivent ; les vaches doivent être dirigées. Il
arrive fréquemment que ni l’un ni l’autre de ces deux verbes ne conviennent
réellement : il faut alors penser à to take (voir phrase 3).

5.7 Demander (à quelqu’un ; quelque chose à quelqu’un)

exercice
1. The stranger ......... the way to the station.
2. The stranger ......... a cigarette.
Et traduisez :
3. Il m’a demandé l’heure/de l’argent.
corrigé
1. The stranger asked the way to the station.
2. The stranger asked for a cigarette.
3. He asked me the time/asked me for some money.
demander = to ask
– demander qu’on vous donne quelque chose = to ask (someone) for
something. (Voir aussi le passif anglais, page 47.)
– demander un renseignement explicite (the time, your name...) = to ask
(someone) something.
exercice
Traduisez :
Ne demandez au prisonnier ni son nom, ni ses papiers, et ne demandez pas à
son amie d’où elle vient. Ne demandez d’explications ni à l’un ni à l’autre ; et ne
demandez à personne de vous aider.
corrigé
Don’t ask the prisoner his name, nor for his papers (ou Don’t ask... for his
papers, nor what his name is) and don’t ask his friend where she cornes from.
Don’t ask either of them for explanations ; and don’t ask anyone to help you.
(N.B. : concernant ask for explanations : une explication est quelque chose
qu’on vous donne : elle n’est pas en soi un renseignement, bien qu’elle puisse en
comporter un ou plusieurs.)

5.8 Glisser

exercice
1. I ......... on a banana skin.
2. The boys were racing up the stairs and then ......... ing down the banisters.
3. He arrived late, and ......... quietly into a seat at the back.
4. She ......... the letter under the door.
5. The swans ......... across the lake.
6. Let’s go and ......... on the ice.
corrigé
1. ... slipped on a banana skin.
2. ... sliding down the banisters.
3. ... slipped into a seat...
4.... slipped the letter...
5. The swans glided...
6. ... slide on the ice.
glisser =
– to slip : le mouvement est soit brusque et involontaire, soit volontaire et
rapide (et souvent discret) ;
– to slide : il s’agit d’un mouvement exécuté pour le plaisir ;
– to glide : mouvement silencieux, et souvent plein de grâce. (Erreurs
fréquentes.) Autres exemples : The ghost glided through the wall. In her long
gown, the lady glided across the ballroom.

5.9 Laisser

exercice
1. Next day, we ......... the house at sunrise.
2. ......... me (+ to help) you.
corrigé
1. Next day, we left the house at sunrise.
2. Let me help you.
laisser =
– quitter = to leave
– permettre = to let (+ infinitif sans to)

5.10 Payer (à)

exercice
1. I haven’t yet finished ......... my car.
2. I must ......... my rent by Friday.
3. I must ......... my landlady by Friday.
4. I must ......... my landlady the rent.
Et traduisez :
5. Laissez-moi vous payer ces achats.
6. Il m’a payé un café.
corrigé
1. ... paying for my car.
2. ... pay my rent...
3. ... pay my landlady...
4. ... pay my landlady the rent.
5. Let me pay you for these purchases.
6. He bought me a coffee.
payer = to pay :
– payer une chose que l’on reçoit = to pay for something ; to pay someone for
something ;
– régler l’« énoncé » de ce qui est dû (addition, facture, loyer, etc.) = to pay
something ; to pay someone ; to pay someone something ;
– to buy someone something (= acheter quelque chose à quelqu’un).
Remarque :
Même genre de problème - et même fréquence d’erreurs – que pour to ask
(voir plus haut).
exercice
Traduisez :
Voyons : j’ai payé le laitier et la note du boulanger ; j’ai payé la facture de
l’électricité et les travaux du plombier ; il ne me reste plus qu’à payer mon billet
de train (en fait c’est mon patron qui me paie mon voyage) et le taxi qui
m’attend.
corrigé Let’s see : I’ve paid the milkman and the baker’s bill ; I’ve paid the
electricity bill and [I’ve paid] for the plumber’s work ; now I only have to pay
for my train ticket (in fact, it’s my boss who’s paying for my journey) and for the
taxi that’s waiting for me (ou : and pay the taxi-driver who’s waiting for me :
remarquez bien la différence de sens et donc de structure).
N.B. :
a) un billet de train ou un voyage sont bien des choses que l’on « reçoit » : ce
ne sont pas de simples énoncés de la somme due.
b) un taxi : tout dépend de ce que l’on comprend - le véhicule ou
(familièrement) son conducteur.
5.11 Sembler

exercice
1. Hallo ? The line’s bad. You ......... as if you’re crying.
2. Look at the face he’s making ! He doesn’t ......... very pleased.
3. She ......... quite happy as long as she’s with her friends.
4. I sniffed the fish and it ......... all right.
5. And when we ate it, it ......... perfectly fresh, too.
6. The criminal did not ......... to feel any remorse.
7. The wind ......... particularly cold this morning.
corrigé
1. You sound...
2. He doesn’t look...
3. She seems...
4. ... it smelt...
5. ... it tasted...
6. ... did not appear (ou seem)...
7. The wind feels...
Le mot qui convient dépend du sens - olfactif, auditif, etc. – qui juge de
l’apparence. Quand tout un ensemble de facteurs est en jeu, ou lorsqu’on juge
d’après des indices psychologiques (phrase 3), c’est le verbe seem qui convient.
Quant à appear, il peut être synonyme de tous les autres verbes, mais appartient
à un niveau de langue supérieur.

5.12 Tourner, se (re)tourner

exercice
1. The boy was ......... a spit, on which a goose was roasting.
2. I ......... the pages of the dictionary.
3.When we realised we had lost our way, we ......... (+postposition).
4. Hearing someone call my name, I ......... (+ postposition).
5. For the cathedral, ......... left at the traffic lights.
6. We ......... round the group of statues, admiring them.
7. The moth ......... (+ préposition) the candie flame.
8. The outer wall of the round tower ......... (+ postposition) in front of them.
corrigé
1. ... was turning a spit...
2. I turned the pages...
3. ... we turned back.
4. ...I turned round...
5. ... turn left at the traffic lights.
6. We walked round...
7. The moth flew round and round...
8. The outer wall of the round tower curved away in front of them.
Tourner, se (re) tourner =
– mouvement pivotant (sur axe ; transitif ou intransitif) = to turn
(éventuellement avec postposition, variable)
– mouvement autour d’autre chose = (verbe) + la préposition round (ou
round and round)
– ligne de quelque chose de statique (voir dernier exemple ci-dessus) =curve,
bend (éventuellement avec postposition, surtout away)
Remarque :
Il s’agit sans doute de l’un des verbes qui posent le plus de problèmes aux
francophones. Êtes-vous bien sûr, par exemple, de ne jamais confondre to turn
round (=se retourner) et to turn back (= rebrousser chemin) ? Et de ne jamais
employer to tum dans le dernier cas évoqué (The outer wall...) ? À noter,
cependant : une route, une rivière peuvent être considérées comme « allant
quelque part » plutôt que comme objets statiques. On pourra donc aussi bien dire
The road turned towards the sea que The road curved towards the sea. Mais
pour la muraille de la tour on n’a pas ce choix.

5.13 Voler
exercice
1. I’ve been ......... !
2. My wallet has been ......... !
3. Jane all Sam’s economies from him.
4. Jane ......... Sam of all his economies.
corrigé
• 1. robbed. • 2. stolen. • 3. stole8. • 4. robbed.
Tout dépend du complément d’objet direct du verbe. Le complément de rob
est toujours la victime du vol ; celui de steal toujours l’objet dérobé.

5.14 Faire

Ce verbe représente un cas à part.


Pour les cas non idiomatiques une distinction de base existe :
faire = exécuter (une action) = do ;
faire = fabriquer (un objet) = make.
exercice
Complétez, soit avec to make, soit avec to do :
......... your homework. ......... war. ......... the washing-up ......... a mistake.
......... a handstand. ......... a sandcastle. ......... your hair. ......... the beds.
corrigé
To do : your homework/the washing-up/a handstand/your hair
To make : war/a mistake (N.B.)/a sandcastle
To do ou to make : the beds (do them : plutôt rapidement ; make them : par
exemple en changeant les draps).
Remarques :
a) Quand, dans la conversation, on renonce (par paresse ou par facilité) à
chercher le verbe qui convient, on prend toujours to do pour le remplacer :
I must do the vegetables (= peel/prepare...) ; Have you done the books ? (=
sorted/put away/covered with plastic/counted...)
b) Faire + bruit, onomatopée, etc. = to go en anglais :
The clock in the corner was going tick-tock.'Ouch !'he went, when I trod on
his toe. The cow goes’moo’, the sheep goes’baa’and the cock goes’cock-
adoodle-doo !'.
N.B. : Faire faire quelque chose (à quelqu’un) : voir page 55.

1 a) Évitez les traductions excessives pour « bon » (delicious, exquisite...) et pour « pas bon »
(hateful, disgusting...).
b) Le contraire de l’adjectif « passe-partout » nice est nasty.
c) Remarquez aussi la tournure familière nice and..., toujours suivi d’un adjectif très simple.
Exemples : The weather’s nice and cool. It’s nice and cosy by the fire. This seat’s nice and clean.
This exercise is nice and easy.
2 Pour le temps du verbe, voir page 30.
3 Pour la distinction So it has/So has it, voir page 149.
4 Comme il ne s’agit pas d’une vraie question, l’intonation sur le tag'isn’t it ?'est descendante.
5 La dernière solution est la plus élégante, c’est-à-dire la plus littéraire. Il s’agit d’un cas assez rare,
où « en effet » peut effectivement se traduire par indeed.
6 Succeed in appartient à un niveau de langue nettement supérieur à manage to qui, lui, va de « se
débrouiller pour » jusqu’à « arriver à » inclus.
7 Ici, il s’agit surtout d’éviter une répétition, car to lead conviendrait pour le sens.
8 To steal something from someone (plutôt que : to rob someone of something) est la forme la plus
courante quand il y a complément à la fois de chose et de personne.
8
QUESTIONS DE SYNTAXE ET DE STYLE

Il faudrait un livre entier pour traiter convenablement de ce sujet. Contentons-


nous ici de rappeler quelques règles, ou tendances, générales.

1. LE CONCRET : ÉVITER LES


ABSTRACTIONS, MULTIPLIER LES
PROPOSITIONS...
L’anglais est une langue qui traduit un esprit assez concret. Comme nous
allons le voir, on multiplie volontiers les propositions : l’« acteur » reste ainsi
plus présent, et l’on observe une diminution parallèle des abstractions. En même
temps, on supprime volontiers ce qui va de soi (par exemple, un interlocuteur
déjà nommé).
exercice
En traduisant les phrases qui suivent, attachez-vous à rendre de la manière la
plus naturelle possible les italiques :
1. Il disait tout savoir par cœur.
2. Après l’achèvement des travaux, les ouvriers entamèrent la reconstruction
du pont.
3. Après nous avoir expliqué ses projets, il a demandé notre aide.
4. Tu sembles avoir un problème, me dit-elle. – Non, lui répondis-je.
5. Quelle que soit votre curiosité, il ne faut pas ouvrir cette porte.
corrigé
1. He said he knew it all by heart.
2. When the work was finished (ou : When they had finished the job), the
workmen began rebuilding the bridge.
3. When he had explained his plans, he asked us to help him.
4.'You look as if you’ve got a problem’, she said to me.'No, I haven’t’, I
answered.
5. However curious you feel, you must not open that door.
Commentaire
– Des infinitifs sont remplacés par une reprise du sujet :
a) en faisant le cas échéant l’économie de that : He said (that) he knew... ;
b) en exprimant le temps de l’infinitif au moyen d’une proposition
temporelle : Après avoir expliqué = When he had explained...
– Après les verbes de communication, tels que say, ask, reply, l'interlocuteur
n’est mentionné que s’il n’est pas évident : When he had explained his plans/I
answered (sans to us/to her). Exception : to tell, dont le complément de personne
doit toujours être précisé : Tell me where you’ve been./I told them what had
happened.
– Des abstractions deviennent des actions ou des adjectifs rattachés à un
sujet : when the work was finished./However curious you feel.
N.B. : Pour however + adjectif ou adverbe : voir page 107.

2. LA CONCISION
Certaines ressources, dont l’utilisation des particules adverbiales
(adverbparticles), permettent souvent à l’anglais une formulation assez concise.
exercice
Traduisez :
1. Elle entra dans la pièce en courant.
2. Le camion traversa le village dans un bruit de ferraille.
3. Oui, dit-elle en riant.
4. Après avoir creusé un trou, il planta l’arbre.
5. Il tira sur le lion et le tua/Il tua le lion d’un coup de fusil.
Ensuite, examinez les difficultés que l’on rencontrerait si l’on voulait traduire
avec concision, sans sacrifier aucun élément, la phrase suivante :
6. The question is whether you’ve locked out the wrong person.
corrigé
1. She ran into the room.
2. The lorry rattled through the village.
3.'Yes’, she laughed.
4. After digging a hole, he planted the tree.
5. He shot the lion dead.
6. (Voir commentaire.)
Commentaire et exemples supplémentaires
1. Le verbe de mouvement-direction du français (ici : « entra ») est rendu en
anglais par une préposition (ici : into). S’il n’y a pas de complément de lieu, on
emploie un adverb particle : She ran in.
He limped up the stairs. We jumped over the stream. I opened the cage and the
canary hopped out.
2. Même phénomène, dans le domaine direction + bruit.
The jets screamed across the sky. The boat chugged up the river. The children
clattered down the stairs.
3. Même phénomène, dans le domaine non du mouvement mais du parler. 'I
won’t do it !'he screamed/grumbled/moaned.'Oh, bother !'she yawned/
sighed/sniffed.
4. Traduire « après avoir (fait) » par after having (done) est presque toujours
une maladresse : on préférera after (doing) – ou alors une proposition (voir ci-
dessus, section 1. Le concret, phrase 3).
5. Pour la construction verbe-cause (shot) + adjectif-effet (dead), voir page
177 (Les constructions résultatives).
6. Difficile, en effet ! The question is = la question est de savoir ; lock out =
empêcher d’entrer (= out) en fermant la porte à clef (= lock) ; wrong = (la
personne) qu’il ne fallait pas traiter ainsi...
3. QUE FAUT-IL RÉPÉTER ?
En règle générale, et contrairement au français, on ne répète pas en anglais les
catégories de mots suivantes :
– les prépositions, lorsque celles-ci sont suivies immédiatement d’un article ;
– les auxiliaires ;
– les négations ;
– la particule to de l’infinitif ;
– l’article défini ;
– le partitif some ;
– les pronoms personnels ;
– les adjectifs possessifs, dans les listes ;
– les adjectifs lorsqu’ils s’appliquent à plus d’un substantif ;
– les adverbes lorsqu’ils s’appliquent à plus d’un verbe ou adjectif ou autre
adverbe.
exercice
Recherchez et analysez les éléments énumérés ci-dessus tels qu’ils
apparaissent dans les phrases suivantes. (Phrase 1 : Le mot en italique est à
accentuer.)
1. My father would always get up at five and make some tea, and he would
sing or whistle loudly while he was about it.
2. The little boys and girls recited some amusing poems and anecdotes.
3. The little boys and the girls recited some amusing poems and some
anecdotes.
4. She visited the museum and then went to a restaurant, accompanied by her
father, mother and two brothers.
5. He had never learned to read or write, but he recited a ballad and a sonnet
perfectly.
analyse
1. L’auxiliaire would ayant devant make le même sens que devant get up, il
n’est pas répété (would=avait l’habitude de). Devant sing, par contre, il change
de sens (would = s’obstinait à : voir au besoin page 43) et doit donc être
exprimé. Loudly s’applique aussi bien à sing qu’à whistle.
2. Little s’applique aux enfants des deux sexes, amusing aux anecdotes
comme aux poèmes.
3. Ici, les filles sont plus grandes et les anecdotes ne sont pas nécessairement
amusantes. Remarquez que pour éviter que l’adjectif ne s’applique au deuxième
substantif, on est obligé de reprendre l’article ou le partitif : the girls, some
anecdotes.
4. On ne répète ni le pronom personnel (she devant went), ni la préposition
(by), ni l’adjectif possessif (her – voir remarque ci-dessous).
5. On ne répète pas to devant write. L’article indéfini, à la différence de
l’article défini, doit toujours être répété (ici : devant sonnet), car allié à une
notion de chiffre (un = a ou one).
Remarque :
Les adjectifs, possessifs ou autres, ainsi que les articles définis sont, bien
entendu, invariables en anglais : c’est ce qui explique leur non-répétition,
impossible en français dans un cas semblable. Comparez :
a) The old lady and gentleman/La vieille dame et le vieux monsieur ;
b) Her father, mother and two brothers (phrase 4)/Son père, sa mère et ses
deux frères.

4. L’EMPLOI DE AND
exercice
Traduisez :
1. Ils achetèrent un manoir énorme, laid et humide.
2. Mon fiancé est grand, beau et intelligent.
corrigé
1. They bought a huge, ugly, damp manor-house.
2. My fiancé is tall, handsome and intelligent.
Commentaire
– L’absence de and dans une suite d’adjectifs attributs s’explique par leur
position (ils précèdent le nom). Cf. en français : une maison qui est jolie et
petite/une jolie petite maison.
– Par contre, l’emploi de and est relativement systématique lorsqu’il s’agit
d’une suite de noms ou de verbes :
The burglars scattered rings, pendants, bracelets and necklaces as they fled.
(En français, on supprimerait sans doute « et » avant le dernier nom, pour
mieux rendre l’impression de hâte, de désordre.)
The burglars were pursued, captured, judged and imprisoned.
(En français :..., jugés, emprisonnés - sans « et » - est possible, et peut même
être d’un effet assez élégant.)

5. L’ORDRE DES ÉLÉMENTS DE LA PHRASE


5.1 Les contraintes de la grammaire et de la syntaxe

La position de tel ou tel mot dans une phrase anglaise est plus rigoureusement
déterminée qu’en français. En effet, la simplification progressive des formes
de la grammaire (disparition des genres, des désinences, etc.) a inévitablement
entraîné une certaine rigidité de la syntaxe.
exercice
Traduisez :
1. La bête qu’avait tuée mon chien était énorme.
2. Le chef fit libérer tous les prisonniers.
3. Voici l’adresse de l’homme qui a acheté la voiture de mon fils.
corrigé
1. The creature that my dog had killed was huge.
2. The chief had all the prisoners released.
3. Here is the address of the man who bought my son’s car.
analyse
1. Une inversion calquée sur le français (the creature that had killed my dog...)
aboutirait à un contresens : c’est la bête qui aurait tué le chien. La raison :
that, pronom relatif, peut être soit sujet (= qui), soit complément (= que). Seule
sa position permet d’en déterminer la fonction.
2. Réunir les deux éléments verbaux de l’anglais (the chief had released...)
aboutirait de nouveau à un contresens : le chef avait libéré [lui-même]... Le
problème ici, c’est que le verbe to have a plusieurs fonctions (auxiliaire ; sens de
« posséder » ; « faire [faire] »...), qu’on ne peut distinguer que d’après
l’organisation générale de la phrase.
3. On ne peut employer le Saxon genitive (comme my son's car) si un pronom
relatif a comme antécédent le nom du possesseur. Donc : The address of the man
who... (et non The man’s address who...).
N.B. : Pour la position de l’adverbe dans la phrase anglaise : voir page 101.

5.2 La particule infinitive to et les prépositions

Traditionnellement, il y a d’autres « interdits » concernant la position de


certains mots dans la phrase. C’est notamment le cas pour la particule infinitive
to, qui ne doit (en principe) jamais être séparée de son infinitif, et pour les
prépositions, qui se voient interdire la position finale de la phrase. Il est facile,
et amusant, de se moquer de ces règles quelque peu arbitraires,
– soit directement :
'I would ask you toplease not split your infinitives’ (Keith Waterhouse) ;
– soit indirectement :
' [...] the sort of nonsense up with which I will not put’ (Winston Churchill) ;
– soit inconsciemment :
'What ever did you choose that book to be read to out of for ?' (attribué à une
nurse anonyme).
Néanmoins, la règle subsiste, et tant d’anglophones la suivent instinctivement
(ou par tradition) qu’il vaut mieux la respecter au moins dans le careful speech.
5.3 Phrasal verbs : déplacement de la particule adverbiale

On trouve parfois en tête de phrase (ou de proposition) une particule


adverbiale (= adverb particle ou postposition) précédant son verbe. (Seules sont
concernées les particules exprimant le mouvement : up, in, away, etc.) Exemple :
Out ran the people. Out they ran.
On emploie cette tournure quand l’action exprimée par le verbe est exécutée
avec rapidité, détermination, allégresse ou force.
Remarque :
Vous aurez observé que lorsque le sujet est un nom propre ou commun (et
non un pronom), il y a inversion du sujet et du verbe.
exercice
Réécrivez le cas échéant les phrases suivantes selon l’exemple donné ci-
dessus :
1. The rain poured down, after a single clap of thunder.
2. The wounded mouse crept away.
3. As soon as the whistle blew, they ran off.
4. The big drum opened and a clown leapt out.
5. The door flew open and Pat burst in.
corrigé
Quatre de ces phrases entrent dans les cas prévus (1. force ; 3. rapidité ; 4.
allégresse ; 5. force et détermination). Mais l’action de la phrase 2. est trop lente
pour que away crept se justifie.
Donc :
• 1. Down poured the rain.... • 2.... mouse crept away. • 3.... off they ran. • 4....
out leapt a clown. • 5.... in burst Pat.

5.4 La négation en tête de proposition : forme du verbe

Quand un adverbe négatif (ou autre forme négative), tel que never, not, not
only, neither, nowhere, ou une quasi-négation (hardly, seldom, rarely...) est
placé en tête de phrase ou après une conjonction, le verbe qui suit prend la
forme interrogative.
Remarques :
1) Éviter de dire « il y a inversion du sujet et du verbe », car cela entraîne des
erreurs aux temps simples (voir b), ci-dessous).
2) Les phrases de cette nature ont tendance à être quasi exclamatives,
exprimant le dépit, la nostalgie, l’enthousiasme, etc. Elles appartiennent plutôt
au style écrit qu’au langage parlé.
exercice
En traduisant les phrases suivantes, mettez systématiquement la négation en
tête de proposition (éventuellement après la conjonction) :
a) temps composés ; to be ; auxiliaires modaux :
1. Jamais ils n’avaient vu une telle pagaille !
2. À peine étions-nous à notre place que le spectacle a commencé.
3. Nulle part ailleurs on ne peut trouver ces champignons.
b) temps simples :
4. Les Français mangent non seulement des grenouilles mais aussi des
escargots !
5. Nous n’avons pas séjourné à Florence et nous n’avons pas non plus visité
Venise.
6. Elle nous a à peine écrit un mot pendant son absence.
corrigé
a) 1. Never had they seen such a mess !
2. Scarcely (ou Hardly) were we in our seats when (N.B. : when et non that ou
than) the performance began.
3. Nowhere else can these mushrooms be found.
b) 4. Not only do the French eat frogs – they eat snails too !
5. We did not stop in Florence, nor did we visit Venice.
6. Scarcely a word did she write during her absence.
Remarque :
Après No sooner, on emploie than (à la différence de Hardly/Scarcely : No
sooner was the child in bed than he demanded a drink.
9
L’EXPRESSION IDIOMATIQUE ET LES
« INTRADUISIBLES »

1. LES PHRASAL VERBS (= verbes à particule,


verbes prépositionnels)
Les phrasal verbs, d’un emploi extrêmement courant en anglais, ne sont pas
toujours d’un maniement facile. Ils peuvent notamment avoir plusieurs sens
idiomatiques, plus éventuellement un sens littéral.

1.1 Les phrasal verbs idiomatiques : savoir se servir du contexte

exercice
Voici une toute petite sélection de phrasal verbs (les italiques) : traduisez-les.
Si vous ne les connaissez pas, essayez d’en deviner le sens d’après le contexte.
1. They can come to the party after all : they finally got round their parents.
2. She was terribly upset : in fact, she broke down.
3. I feel awfully sleepy. Do you mind if I turn in now ?
4. If we hadn’t got held up by that traffic jam, we wouldn’t have missed our
plane.
corrigé
• 1. persuadé (en cajolant). • 2. s’est mise à pleurer. • 3. vais me coucher.
• 4. retenus, retardés.

1.2 Sens différents d’un même phrasal verb

exercice
Traduisez les phrasal verbs :
1. a) She broke down.
b) The car broke down.
c) The negotiations broke down.
d) The crowd broke down the barriers and swarmed into the courtyard.
2. a) The train was held up by snow on the points.
b) The bandits held up the bank.
c) Jack held up the shelf while his father fixed it.
3. a) I was quite taken in by his plausible story.
b) Millie took in the stray cat.
c) Bob explained the whole affair to me, but I’m afraid I didn’t take it all in.
d) She took in the skirt.
e) Would you take in the milk while I’m away, please ?
corrigé
• 1. a) se mit à pleurer. b) tomba en panne. c) furent rompues. d) a démoli.
• 2. a) a été retardé. b) ont fait un hold-up. c) a soutenu. • 3. a) dupé. b) adopta. c)
compris, retenu. d) repris, rentré (couture). e) rentrer.

1.3 Emploi littéral des phrasal verbs

Le dernier exemple de chacun des trois groupes de phrasal verbs du dernier


exercice fait exception en ce qu’il représente un emploi littéral à la fois du
verbe et de la particule adverbiale.
Ainsi :
1d. La foule a cassé (broke) les barrières, qui sont tombées (down).
2c. Jack a tenu (held) en l’air (up) la planche.
3e. Vous êtes prié de prendre (take) le lait et de le rentrer (in).
C’est l’emploi littéral des phrasal verbs qui peut rendre les services les plus
appréciables, et curieusement c’est cette fonction que les francophones semblent
le moins bien maîtriser. Ils sont en effet souvent perplexes devant tel ou tel verbe
français, alors qu’il suffit d’en décomposer le sens pour trouver une traduction
facile – et souvent la meilleure possible.
Reprenons l’exemple de go (plus come et get ; voir page 52). Afin de traduire
des verbes tels que « sortir » ou « monter », vous avez déjà acquis l’habitude de
chercher la particule adverbiale qui convient (par exemple : « sortir » = out ;
« monter » = up), puis de la rattacher à go ou come : We went out ; They will
come up, etc.
exercice
De la même manière (verbe + particule adverbiale ou préposition), traduisez
les italiques des phrases suivantes.
N.B. : Deux solutions sont parfois possibles. Pour chaque cas, déterminez bien
la direction du mouvement (ce qui vous fournira votre préposition ou votre
particule adverbiale) avant de vous préoccuper de la nature de ce mouvement (=
le verbe).
1. Il retroussa ses manches et décrocha le tableau.
2. Elle éloigna doucement les enfants.
3. Romeo leva les yeux et contempla Juliet, qui détourna son regard.
4. Ils franchirent le tunnel à quatre pattes, puis traversèrent la rivière à la
nage.
5. Les chevaux dévalèrent la pente.
6. Les enfants dévalèrent la pente.
corrigé
1. rolled (ou pushed) up (ou back)... took (ou got) down.
2. led (ou took) away.
3. gazed (voir page 124) up at... looked away.
4. crawled through... swam across.
5. galloped down.
6. raced (ou rushed) down.
Commentaire
– Vous aurez remarqué que la particule adverbiale (ou postposition) se
détermine toujours d’après un verbe français, alors que le verbe anglais peut se
trouver « caché » dans une expression descriptive : « à quatre pattes » donne to
crawl, « à la nage » donne to swim, etc.
– À propos de la phrase 3 : si to look up at et to look down at sont à prendre au
pied de la lettre (sens : « lever/baisser les yeux vers »), méfiez-vous des phrasal
verbs idiomatiques to look up to et to look down on, qui signifient
respectivement « admirer » et « mépriser ».

2. CONSTRUCTION RÉSULTATIVE : I
WIPED MY HANDS DRY
Les francophones ne pensent généralement pas à utiliser ces formes en parlant
ou en écrivant en anglais. Essayons d’y voir plus clair.
Modèle : I wiped my hands dry.
(Construction : verbe + complément + adjectif exprimant l’effet du verbe.)
exercice
Traduisez sur le même modèle les phrases suivantes. Déterminez bien, pour
chaque phrase, d’abord la cause (= verbe), puis l’effet (à rendre par un adjectif).
Par exemple, dans la première phrase, la cause réside dans le verbe « tira » ;
l’effet (« le tua ») évoque l’adjectif « mort ».
1. Il tira sur son ennemi et le tua.
2. Nous avons peint les volets en vert.
3. J’ai nettoyé les légumes en les grattant.
4. Un client poussa la porte de la boutique.
corrigé
1. He shot his enemy dead.
2. We painted the shutters green.
3. I scraped the vegetables clean.
4. A customer pushed the door of the shop open.
N.B. : Pour la phrase 4, l’emploi de l’adjectif est obligatoire. En effet, en
l’absence de open (ou, dans d’autres contextes, de shut), le lecteur comprendra
que la porte a résisté à la pression exercée et n’a pas bougé. (Il s’agit là d’une
erreur fréquente.)
Remarques :
a) Certaines expressions de ce genre sont traditionnelles : ne pas les traduire
trop littéralement. Ainsi, par exemple :
To beat someone black and blue (= rosser/tabasser quelqu’un) ;
To be tickled pink (= être très amusé ou très content) ;
Let Mummy kiss it better (quand un enfant se fait mal).
b) Certaines expressions complètent l’idée de résultat par autre chose qu’un
adjectif :
He was laughing his head off.
They cried their eyes out.
She sang the baby to sleep.
The boys ate us out of house and home.
He could talk the hind leg of a donkey.
De telles expressions idiomatiques sont à reconnaître et éventuellement à
utiliser, mais il est fort risqué de calquer de nouvelles tournures sur elles.

3. QUELQUES INTERJECTIONS
IDIOMATIQUES
exercice
En vous aidant du contexte, puis au besoin de l’analyse, cherchez des
traductions possibles pour les interjections en italique :
1. Corne, come ! You can’t expect me to believe that !
2. Now, now, children ! No squabbling !
3. There, there ! Mummy will kiss it better.
4. You’ve been chosen to represent your college ? Well, well !
5. Oh dear ! The milk’s boiled over again.
6. Good Lord ! He’s never going to marry that awful girl, is he ?
analyse
1. Come, come ! : petit rappel à la raison ; exprime souvent un certain
scepticisme.
2. Now, now ! : petit rappel à l’ordre, menace enjouée.
3. There, there ! : exclamation apaisante (surtout quand un enfant pleure).
4. Well, well ! : surprise, généralement mêlée de satisfaction.
5. Oh dear ! : soupir de résignation, ou de contrariété.
6. Good Lord ! (Good God ! Good heavens ! Well I never ! etc.) : un grand
étonnement, sans connotation spécifique.
corrigé
Traductions possibles :
1. Mais voyons ! Allons !
2. Allons, allons !
3. Ce n’est rien ! Ne t’en fais pas ! Ne pleure pas !
4. Ça alors !
5. Ah, là là !
6. Ça alors !1

4. QUELQUES TEMPS (ET FORMES) DE


VERBES IDIOMATIQUES
exercice
Mettez les verbes entre parenthèses à la forme qui convient :
1. It’s high time that child (know) his multiplication tables.
2. Is this the first time you (eat) caviar ?
3. My aunt’s meals are often dreadful - she (always, burn) the vegetables.
4. It (be) in 1773 that Goldsmith published She Stoops To Conquer.
5. I’m the one who (clean) the shoes in our house.
6. No, Chris, you (not to watch) any more television tonight !
corrigé
1. knew : It’s time, ou It’s high time, est toujours suivi d’un prétérit.
2. you’ve eaten : le verbe qui suit the first time se met au present perfect.
Remarquer que dans ce cas, pour traduire « venir/aller », on utilise non pas to
come/to go mais to be, tout en conservant la préposition de mouvement to : It’s
the first time they've been to Paris = qu’ils viennent (ou vont) à Paris (ils y sont
toujours).
3. she’s always burning : indique une fâcheuse tendance et non pas une
habitude réellement immuable (= she always burns).
4. It was : it + to be, annonçant le moment ou le lieu d’un événement, prend
toujours le temps verbal « logique » de cet événement (= on applique une règle
de concordance des temps) :
It was in Rome that I met Jeremiah Bronkes.
5. I’m the one who cleans the shoes... : après the one(s) who, le verbe est
toujours à la troisième personne. Un exemple avec you : You’re the one who’s
supposed to pick up the children today.
6. You’re not watching... : ce present progressive négatif équivaut à un refus
ou une interdiction péremptoire (surtout adressé à un enfant ou à un
subordonné) : « Pas question que... ».

5. AMERICAN ENGLISH
Il existe des différences assez importantes entre l’anglais de Grande-Bretagne
(GB) et celui des États-Unis (EU). Elles concernent :
– la prononciation (schedule : GB [fedju :l] ; EU [skedju :l]) ;
– l’orthographe (GB centre ; EU center) ;
– le lexique (GB autumn ; EU fall) ;
– la grammaire
• pronom (GB One travels to broaden one’s mind ; EU One travels to broaden
his mind) ;
• forme verbale (participe passé de to get : GB got ; EU gotten)
• structure (GB Brave as he was, he felt his heart quail ; EU As brave as he was,
he felt his heart quail) ;
– la conception du temps (GBI’ve just seen him ; EU I just saw him) ;
– la conception de l’espace (au téléphone : GB Who’s that ? ; EU Who’s
this ?).
Ce qu’il faut éviter, tout comme the mid-Atlantic accent (accent bâtard,
mélange d’anglais et d’américain, assidûment pratiqué par la plupart des
chanteurs populaires anglais), c’est le mid-Atlantic usage, qui, lui, est pratiqué
presque exclusivement par des non-anglophones...
Même si vous êtes tenté par l’anglais – américain ou britannique - que vous
n’avez pas appris, il vaut mieux vous contenter de celui qu’on vous a enseigné :
sinon, vous risquez l’erreur et parfois le ridicule. Une histoire (vérité ou
légende ?) raconte qu’un incident diplomatique a été évité de justesse, au début
du siècle, lorsqu’un journaliste américain s’est permis de parler de la qualité des
pants and vest d’une altesse royale anglaise en visite. Rien de choquant pour les
compatriotes du journaliste (pants = pantalon ; vest = gilet) ; mais pour les
Anglais la remarque ne pouvait concerner que les sous-vêtements royaux
(caleçon et maillot de corps).
Je vous conseille donc de vous contenter de comprendre sans vouloir
l’adopter, l’autre anglais, qu’il soit américain ou britannique.

6. LES FORMES « IRREGULIERES »


(N.B. : Pour les formes exceptionnelles des question-tags, voir page 59.)
En changeant de fonction, certains mots anglais présentent soit des formes
rares, soit des formes apparemment peu connues des francophones.
exercice
Donnez pour chaque mot la forme demandée :
corrigé
7. LES « INTRADUISIBLES »
Il s’agit de quelques expressions d’un emploi extrêmement fréquent dans
l’une des deux langues mais qui semblent « manquer » dans l’autre. De plus, leur
parenté avec d’autres expressions entraînent parfois des confusions, voire des
contresens.
Remarque :
L’absence de forme fixe dans la « langue d’arrivée » conduit le traducteur à
manier toute une série d’équivalences, selon le contexte.
N.B. : Un « intraduisible » français qui pose en plus des problèmes de
grammaire a été traité à part. Il s’agit de dès, dès que : voir page 145.
1. Adjectif et substantif ont la même forme.
2. Pour l’explication des consonnes géminées et non géminées : voir page 22.
3. L’adverbe correspondant ? - in a cowardly way (voir page 98).
4. De même an optimist/optimistic.
5. Certains mots anglais ont « perdu » telle ou telle forme ou fonction, ou alors celle-ci a pris une nuance
différente de celle du mot de référence. (Pensez au verbe to go, qui, perdant son prétérit, a eu recours à celui
de to wend, verbe devenu entre-temps régulier et ne survivant guère que dans l’expression to wend one’s
way.)
Ainsi :
– le verbe to contemn n’est plus jamais employé ;
– le pluriel persons a des connotations soit administratives, soit vaguement louches... (Ail persons arriving
should report to the off... removed by persons unknown) ;
– a cloth signifie « un chiffon » (pluriel : cloths).
6. Rappel : l’adverbe se forme en ajoutant la terminaison -ly à l’adjectif complet – même si celui-ci se
termine en e ou en I. Seules exceptions courantes : duly, truly et wholly.
7. Pour les adjectifs en -ic et -ical, voir page 151.
8. De même : thesis, hypothesis, etc. La dernière syllabe de tous ces pluriels en -es se prononce [i :z]
(comme ease).
9. A fool = un imbécile. Ne pas confondre avec a madman (ou a lunatic).
10. Height se prononce avec la même diphtongue que high. Le substantif Highness n’existe que dans
certains titres : His/Her Royal Highness, Their Royal Highnesses.

7.1 Les principaux « intraduisibles » de l’anglais

Il s’agit de : I wish ; I’m afraid ; surely ; (can’t) possibly ; I expect ; to be


bound to ; actually.
exercice
Traduisez en anglais les expressions en italique :
1. How I wish I’d known they were coming !
2. I’m afraid you can’t corne and stay after all : my brother’s got chickenpox.
3. Surely you’re not going out at this time of night ?
4. Could you possibly change my appointment from tomorrow to next
Tuesday ?
5. I can’t possibly finish this wretched essay by Friday.
6. Ann wasn’t at the station. I expect she missed her train.
7. But she’s bound to be on the next train.
8. I said I’d mend his bike, but I didn’t actually promise.
9. No, she’s not my wife, actually. Actually, we’re not married.
10. They say it’s actually been snowing in the Sahara.
11. Well, well ! So you’ve actually remembered my birthday !
analyse
1. I wish exprime le regret de ce qui n’est pas.
2. I’m afraid exprime le regret de ce qui est.
3. Surely2 exprime l’étonnement, le refus de croire.
4 et 5. Possibly2 (associé presque toujours à can) exprime soit une hésitation
polie, soit un début d’affolement.
6. I expect annonce un calcul de probabilité.
7. bound to exprime la confiance, la certitude.
8, 9, 10 et 11. Actually3 traduit des nuances de gêne, d’ironie, de surprise...
corrigé
Quelques possibilités de traduction (à vous de choisir ou de compléter selon
votre appréciation du contexte) :
1. I wish : Si seulement... !
2. I’m afraid : Je suis désolé, mais...
3. Surely : Tu ne vas quand même pas me dire que... ?
4 et 5. Possibly : Puis-je me permettre de vous demander de... ? et : Je ne
pourrai jamais... !
6. I expect : sûrement... ; ou avec un futur antérieur : Elle aura raté son train.
7. Bound to : ne peut pas ne pas..., va à tous les coups...
8, 9, 10 et 11. Actually : (pas) réellement ; pour tout te dire... ; entre nous ;
c’est à peine croyable mais... ; tiens, tiens ! c’est pas possible ! (ironique).

7.2 Les principaux « intraduisibles » du français

Il s’agit de : préciser, une précision ; constater, une constatation ; autant ;


d’autant plus que ; d’autant plus (+ adjectif ou adverbe) que ; en vouloir à ; tant
pis ; tant mieux.
exercice
Traduisez les expressions en italique :
1. On ne nous a pas précisé l’heure du départ.
2. Il a parlé d’un « problème », mais sans donner de précisions.
3. Elle n’a pu que constater la disparition de ses bijoux.
4. D’après les premières constatations, le feu aurait pris spontanément.
5. Ils ne viendront plus maintenant. Autant aller nous coucher.
6. Jeff était furieux de mon absence, d’autant plus que je lui avais promis de
venir.
7. Tu seras d’autant plus déprimé que tu resteras là tout seul dans ton coin.
8. Il ne faut pas m’en vouloir si je ne te raccompagne pas.
9. Il m’en a longtemps voulu de ma franchise.
10. Tu n’as pas de chaussons ? Tant pis, tu t’en passeras.
11. J’ai oublié les billets ! Tant pis : je vais en racheter.
12. Bon : grimpe là-haut si tu veux, et tant pis si tu tombes !
13. Mélanie a retrouvé son bracelet. – Tant mieux !
14. Il neige ! – Tant mieux : ça effacera les traces de nos pas.
corrigé
Traductions proposées (on peut en imaginer d’autres) :
1. We weren’t told... ou They didn’t mention/specify...
2. ... details. (N.B. : La précision [= qualité de ce qui est précis] = precision :
He copied the drawing with admirable precision.)
3. She was forced to realize (ou to acknowledge) that her jewels had.../She
had to bow to (ou to accept) the fact that...
4. ... observations/investigations...
5. We might as well go to bed. (Il faut un sujet personnel.)
6.... furious, especially as I... (Il n’y a ni adj. ni adv.)
7. You’ll get all the more depressed if you... (Avec un adj.)
8. Do you mind if I don’t... ?/Would you mind if I didn’t... ?
9. He couldn’t forgive me for being so frank./He bore me a grudge for having
been (ou for being) so frank.
10. Never mind... (= ce n’est pas grave, ne t’en fais pas).
11. Well, it can’t be helped... (= mais ça m’embête quand même).
12.... but it will be your own fault if you fall !/...but if you fall, don’t say I
didn’t warn you !
13. Oh, I’m so glad !/What a relief !
14. So much the better !/That’s all to the good ! (Dans des contextes où l’on
supposerait plutôt le contraire).

7.3 Les genres du français (les êtres humains)

exercice
Analysez les difficultés que représente la traduction de la phrase suivante :
L’épicière s’approcha de l’institutrice, qui bavardait avec le secrétaire du
ministre.
analyse
Quatre noms de profession, ici, dont un seul se prête réellement à la
féminisation : (school)teacher peut très bien devenir schoolmistress (au
masculin : schoolmaster).
Quant à grocer et secretary, on pense a priori à un homme pour le premier, à
une femme pour le deuxième : or, ici, c’est le contraire. Seul minister répond à
notre attente (ou notre préjugé) initiale : il s’agit bien d’un homme.
Il faut donc trouver une solution pour « épicière » et pour « secrétaire ».
corrigé
Solutions possibles à ce type de problème :
En l’absence de forme féminine consacrée (heroine, nun, actress, princess,
postmistress...) ou, bien plus rarement, de forme masculine consacrée
(widower...), on est obligé de ruser :
a) Très souvent, le contexte permettra de placer un pronom personnel ou un
adjectif possessif qui renseignera le lecteur :
The driver took off her gloves. The doctor said she was busy.
b) Parfois, on peut utiliser’s wife (en espérant ne pas trop choquer les
féministes) : the farmer’s wife. Au masculin, l’adjectif male est quelquefois
employé : a male nurse.
c) Un adjectif substantivé offre une solution facile : l’accusée = the accused
woman ; le petit = the little boy.
d) Une autre solution consiste à transformer une proposition relative en phrase
indépendante :
La propriétaire, qui était absente, fut informée de l’incident.
The owner was absent. She was told of the incident.
e) Enfin, dans certains contextes, il est sans doute inutile de trop s’attarder sur
le problème. Prenons un exemple. « Beaucoup de métiers étaient représentés : il
y avait là une boulangère, trois menuisiers, une avocate, deux médecins... » Dans
un tel cas, il suffit sans doute de glisser dans la phrase soit men and women, soit
of both sexes.

8. TO GET : LES EMPLOIS IDIOMATIQUES


To get au sens de « (se) procurer » - que ce soit par l’achat, par le prêt, par le
fait d’aller chercher, voire par le vol :
I got some books from the bookshop/the library. I got some towels from the
cupboard. The burglars got all our silverware.
To get comme verbe de mouvement :
Pour cet emploi, qui pose maints problèmes aux francophones, voir Come, go
ou get, page 52.
To get suivi d’un adjectif ou d’un participe passé a souvent des connotations
désagréables :
Look out or you’ll get wet/robbed/run over/cheated/burnt/lost/hurt...
(Très souvent – mais pas toujours – on pourra traduire en employant « se
faire » : Attention ! tu vas te faire écraser !)
exercice
Complétez les phrases suivantes en employant des expressions avec get :
1. Don’t disturb Grandpa – he always ......... if he’s woken.
2. Turn the radiator down, will you, it’s .........
3. No wonder she’s ......... with all the cream cakes she eats !
corrigé
Solutions possibles :
1. He gets cross/angry/confused...
2. It’s getting so/quite/too hot in here.
3. She’s getting fat/overweight.
Remarque :
Il existe par ailleurs beaucoup d’expressions avec get qui n’ont aucune nuance
désagréable :
Hurry up and get ready/get dressed or you’ll be late.
They’re getting married in June.
Observez et imitez, donc, mais n’inventez pas. On ne peut pas dire : He got
happy ou She got delighted, par exemple.
To get peut avoir le sens de to become lorsqu’il est suivi d’un adjectif dont le
sens (sinon toujours la forme) est comparatif :
As they approached the Pole, it got colder and colder.
It’s getting dark (= darker than it was before).
To get to (+ infinitif), difficilement traduisible, a plus ou moins le sens de « se
voir accorder le privilège de ».
Say, Myrtle, do we get to meet the Queen on this trip ?

9. LES DIFFÉRENTS NIVEAUX DE LANGUE


Le niveau de langue dépend, dans tous les pays, d’une multiplicité de
facteurs : de l'âge des interlocuteurs, de leur situation sociale ou
professionnelle, de leur niveau d’instruction, du contexte social dans lequel ils
se trouvent.
Dans ce livre, il a souvent été question de niveau de langue, car cela influe
aussi bien sur la prononciation (par exemple : dropping one’s aitches, comme le
font les Cockneys -'Enry’s’orse wants’is’ay) que sur le lexique (Father ; Daddy)
ou la grammaire (emploi de Me !, voir page 79).
Cette section ne concernera donc que quelques aspects particuliers qui n’ont
pas leur place dans d’autres chapitres de cet ouvrage.

9.1 La classe sociale

Certains éléments lexicaux, notamment des termes acquis dans la petite


enfance, marquent l’origine sociale.
exercice
Dans la liste qui suit, quels termes choisiriez-vous si vous aviez à mettre en
scène l’enfant :
1. d’un habitant de quartier populaire ; 2. d’un duc ; 3. d’un ambassadeur ; 4.
d’un cadre moyen ?
Papa, Daddy, Ma, Mama, Mum, Dad, Father, Pop, Mother, Mummy.
corrigé
1. Assez grand éventail de possibilités, déterminées en partie par la région
géographique, mais généralement choisies dans les monosyllabes (Dad and
Mum ; Pop and Ma ou Mom).
2. Papa, Mama (remarquez que l’accent tonique tombe sur la seconde syllabe
dans les deux cas : [pəpɑ :], [məmɑ :]) ; ou, de nos jours, plus probablement
Father, Mother.
3. Father, Mother.
4. Daddy, Mummy ; passant probablement à Dad, Mum quand l’enfant devient
adolescent et parfois à Father, Mother à l’âge adulte.
Remarque :
Pour les grands-parents, le choix du terme dépend principalement de la
tradition familiale, les appellations Grandmother et Grandfather restant
exceptionnelles : Grandma, Granny, Gran, Nanny ; Grandpa, Granddad,
Grampy.

9.2 L’emploi de much, many, de leurs contraires, de leurs formes de


remplacement

Pour mémoire :
much (more, most)/little (less, least) + singulier ;
many (more, most)/few (fewer, fewest) + pluriel.
Remarques :
Sauf dans le careful speech, on entend de plus en plus souvent less et least
employés à la place de fewer et fewest :
There are less (pour : fewer) buses on Sundays.
Ce groupe d’adjectifs ne s’emploie que rarement pour la forme affirmative,
sauf dans un style assez littéraire. Dans le style familier ou parlé, on a le choix
entre (par ordre décroissant d’élégance) :
– Pour much et many :
a) a great deal of (+ singulier), a great many (+ pluriel) ;
b) a lot of (+ singulier ou pluriel) ;
c) lots of (+ singulier ou pluriel) et ses variantes un peu enfantines : heaps of
et loads of.
– Pour little et few :
on emploie les formes a) ou b) avec une forme négative.
Remarque :
Familièrement, very much/many peuvent être remplacés par lots and lots, et
leurs contraires par not an awful lot.
exercice
Exprimez les phrases suivantes dans un niveau de langue différent :
1. Lots of people came.
2. Little progress was made.
3. I’ve done heaps of washing.
4. Many firms went bankrupt.
5. Dad says not an awful lot of time is left.
6. Do they employ many men ?
7. We haven’t got much bread in the house.
corrigé
(Des solutions à un niveau de langue différent sont également possibles.)
1. A great many people came.
2. Not much progress was made.
3. I’ve done a great deal of washing.
4. Lots of firms went bankrupt.
5. Father says that very little time remains.
Quant aux phrases 6 et 7, elles peuvent rester inchangées, puisqu’il s’agit de
formes respectivement interrogative et négative et que le style de l’expression
est neutre.
N.B. : Pensez à changer tous les éléments de la phrase qui se prêtent à une
différenciation de niveau de langue (exemple : phrase 5).

1 Selon l’interlocuteur, des expressions nettement plus fortes, voire vulgaires, peuvent s’imposer en
français comme en anglais. Bien distinguer entre Good God ! (qui exprime avec une certaine
véhémence la surprise), God ! (le mépris, l’exaspération) et My God ! (la peur, la panique).
2 Surely et possibly se rencontrent presque uniquement dans des phrases négatives et
interrogatives.
3 Actually : Ce mot, très difficile à manier pour le francophone, n’a qu’assez rarement le sens de
« en fait » (qu’on lui prête un peu trop facilement). Il faut en plus se méfier de son faux ami
« actuellement » (voir page 155).
INDEX


Les numéros de page apparaissant dans les index correspondent à ceux de
l’édition papier.

accent tonique, 7, 17-19
– fautes « usuelles », 17
– règle de l’antépénultième, 19
adjectifs, 93-97, 99, 134-137, 169, 177
– attributs, 171
– en -ed, 12
– en -ly, 98
– position atypique des, 94
– possessifs, 73, 169, 170
– de posture (sitting, etc.), 49
– substantivés (The poor, etc.), 64
– usuels (dear, Utile, etc.), 63, 134-137
– variables (historic/historical etc.), 151, 152
adverb particles (= postpositions), 52, 120-122, 168, 176
– déplacement (dans les phrasal verbs), 173
– et prépositions, 120
adverbes, 97-109, 169
– de fréquence, 102
– expressions adverbiales, 99
– formes et orthographe, 97
– position des, 100
American English, 7, 180-181
article défini, 61-66, 170
– prononciation, 17
article indéfini, 66-69, 170
– a(n) ou one ?, 67
– pluriel ; some, 66
– prononciation, 17
assez, traduction de, 103

ce qui, ce que, 84
celui-ci, celui-là, 86
celui qui, celui que, celui de, 85
chiffres (lecture des), 23
come, go et get, 52-54
comme, 106
construction résultative (I wiped my hands dry), 177

dates (lecture des), 23
dénombrable et indénombrable, 63, 66, 68, 71-72, 86
depuis, traduction de, 113
dès, 145
do + affirmatif, 50
do + impératif, 50
dont, traduction de, 76

-ever (however, whatever, etc.), 107-109
expressions adverbiales, 99
expressions voisines (everyday/every day, etc.), 151-153

faire faire (quelque chose à quelqu’un), 55
faux amis, 154-156
formes irrégulières, 181-183

gémination des consonnes, 19, 22
génitif avec of, 75
genres (« une épicière », etc.), 186
to get idiomatique, 52-54, 57, 187

to have, 57

interjections, 178
interrogations, 184, 190
– affirmations interrogatives, 58
– avec how, 58
– avec present perfect ou prétérit, 30
– to have avec auxiliaire do, 57
– questions indirectes, 58, 109
« intraduisibles », 183-189

lexique, problèmes de (fellow, home, en effet, etc.), 139-148

much, many, a lot of. 189

négations
– avec prétérit ou present perfect, 30
– en tête de proposition, 173
n’importe qui, n’importe quoi, 87
niveau de langue (careful speech, formes familières, etc.) 27, 38, 44, 68, 75,
78-79, 88, 90-91, 97, 104-105, 108-109, 141, 188-190
noms
– composés, 69-71
– « sans pluriel », 71

on, traduction de, 88-91
orthographe, 19-23
– consonnes géminées, 19, 22
– emprunts du français, 21
– fautes « usuelles », 21
– ie ou ei ?, 22
– majuscules, 25
other/others, dozen/dozens, 81

« passif anglais », 47, 56
pendant, traduction de, 113
phonétique (tableau des signes), 8
possession, la notion de
– dont, traduction de, 76
– les « faux possessifs », 73
préfixes, 14
prépositions, 111-122, 172
– déplacement, 82
– l’espace, 111
– idiomatiques, 116-120
– + -ing, 150
– le temps, le nombre, 113-116
postpositions : voir adverb particles
pronoms
– personnels d’« insistance », 78, 169
– possessifs, 76, 139
– réfléchis et réciproques, 79, 80
– relatifs, 81, 172
prononciation, 7-17
– fautes « usuelles », 8
– des lettres isolées, 17
– oh ou or ? ([əu] ou [ɔ :]), 10
– préfixes (re-, pro-, etc.), 14
– prononciation et orthographe, 15
– suffixes (ed, -age, etc.), 12
propositions relatives, defining and non-defining, 35, 77, 82-84

question-tags, 51, 59-60
quite (assez/tout à fait), 105

répétition et non-répétition (prépositions, articles, etc.), 169

Saxon genitive ('s, s’), 75, 172
some, 66, 169
structures voisines (try to da/try doing), 148-150
style, 167-174
– la concision, 168
– le concret, 167
– les contraintes (grammaire), 171
– la non-répétition, 169
such (a).../so...a, 68
suffixes, 12-14

this et that, 95-97

up et down, 122

verbes, 123-133, 171-178
– auxiliaires modaux (can, may, must, need, dare, will), 36-42, 45
– formes verbales anglaises
• emploi idiomatique de certains temps, 179
• futur, 28, 42
• past progressive, 32
• past simple, 32
• présent, 27
• present perfect, 30, 180
• present progressive, 180
• prétérit, 30, 180
– formes verbales françaises
• conditionnel, 34
• imparfait, 32
– impératif, 29, 46, 50
– participes, 29, 37, 49
– phrasal verbs (to get up, etc.), 122, 173, 175-177
– question-tags, 51, 59, 60
– should et may, 44-46
– structures verbales, 148-150
– subjonctif, 44-45
– verbes français à sens multiples, 156-165
– verbes irréguliers, 35
– will et would, 34, 42-44
verbes de perception (see, hear, etc.), 55
« verbes de préférence » (want, prefer, etc.), 54
very (adjectif), 94
vocabulaire, enrichissement du, 123-137
– les adjectifs, 134-137
– les verbes, 123-133
what (a)... !, 68

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