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Sortie Histoire et Mémoire – Monument des fusillés du Bois de

Boulogne & Mont Valérien

Le monument des fusillés du Bois de Boulogne

Mardi 3 mars 2020, 40 élèves de 3ème du collège ont participé à la journée Histoire et
Mémoire organisée chaque année en partenariat avec l’UDAC 94 (Union des Associations de
Combattants et de Victimes de Guerre du Val de Marne). Cette journée a pour but de faire
découvrir aux élèves des lieux de mémoire, lieux témoins de l’Histoire enseignée en classe.
Cette année, nous avons visité deux hauts lieux de la Résistance Française, le monument des
fusillés du Bois de Boulogne et le Mont Valérien à Suresnes. Nous avons eu la très grande
chance de pouvoir être accompagnés de M. Gache et Avinet, Anciens Combattants de la
Guerre d’Algérie.
Nous nous sommes tout d’abord rendus à la cascade du Bois de Boulogne où 35 jeunes
résistants ont été fusillés le 16 Aout 1944 par l’armée nazie. M. Avinet et Gache ont pu
retracer quelques souvenirs de cette période d’occupation et de privations qu’ils ont bien
connue ; ils avaient dix ans à la Libération. Tous les élèves ont très respectueusement
participé à une minute de silence en mémoire de ces jeunes résistants, dont beaucoup
n’avaient pas 20 ans.
Notre visite du Mont Valérien fut marquée par de nombreux moments très émouvants à
commencer par la visite de la Crypte où reposent seize combattants. La dépouille du dernier
survivant des quatre compagnons de la Libération toujours en vie à ce jour, prendra place au
centre de la Crypte.
Ensuite nous avons suivi le parcours des fusillés, depuis leur lieu d’arrivée jusqu’à la clairière
d’exécution. Arrêtés, torturés puis jugés dans une mascarade de procès, ils sont exécutés à
l’abri des regards. Ce fut le cas des membres du groupe Manouchian dirigé par Missak
Manouchian et de Joseph Epstein, dont nous avions lu les dernières lettres en classe. Nous
n’oublierons pas cette journée, le sacrifice de ces jeunes gens au nom de la liberté et nous
nous rappellerons à la suite de Bertie Albrecht qu’il faut « vivre au lieu d’exister ».
Le Mont Valérien  : la croix de Lorraine et les reliefs évoquant
les combats de la Seconde Guerre Mondiale (1939-1945)

Le Mont Valérien  : la crypte


Sortie au Mont Valérien - Pour les dates, voir la frise p 75

Maréchal Ph. Pétain Général Ch. De Gaulle


Chef de l’Etat Français ou Chef de la France Libre (1940 -1944)
gouvernement de Vichy puis du gouvernement provisoire de la
1940 -1944 République Française (1944- 1946)
Armistice - Collaboration Resistance

 L’institution qui unit les différents mouvements de résistance à partir de 1943 : Conseil National de la
Resistance
 l’ensemble des pratiques (affiches, presse…) qui cherche à convaincre une société de la supériorité d’un

homme ou d’une idéologie : Propagande


 devise de la France sous le Régime de Vichy : Travail Famille Patrie

 idéologie du régime de Vichy qui rompt avec les principes républicains : Révolution Nationale

 aider volontairement l’occupant nazi (coopération politique, économique, policière): Collaborer

 organisation paramilitaire aidant les Allemands à traquer à les résistants (1943) : Milice

 actions menées pour lutter contre l’occupation allemande et le régime de Vichy : Résister

 ensemble des organisations de résistance extérieure sous l’autorité du Gal De Gaulle : France Libre

 mobilisation des hommes français entre 20 et 23 ans pour travailler dans les entreprises allemandes (1943) : STO
 organisation qui en France « libre » et occupée veut sensibiliser et organiser la population contre l’occupant/le régime de
Vichy :
actions de contre-propagande, faux papiers, actions militaires Mouvement de résistance
 en italique les mots clés de l’Etat français ; en gras ceux de la Résistance extérieure ou intérieure

 La cascade des fusillés


C Cette nuit-là, 35 résistants sont fusillés par des officiers SS près de la Grande cascade. La plupart ont
moins de 20 ans : les uns étaient membres de la Jeunesse ouvrière catholique de l'Île-de-France,
d'autres de l'Organisation civile et militaire (OCM), une vingtaine appartenait aux Francs-tireurs et
partisans (FTP) de Chelles en Seine-et-Marne, des mouvements de résistance. Tous ont été trahis et
tombent dans un guet-apens. Un agent de la Gestapo, se présentant comme un envoyé de Londres, a
réussi à s'infiltrer dans un groupe de la Jeunesse chrétienne combattante. La nuit qui suit, le général
allemand Von Choltitz, alors gouverneur de Paris, ordonne leur exécution. « Transportés ici (NDLR :
près de la cascade du Bois de Boulogne), ils furent abattus à la mitraillette et à la grenade. Ceux qui
refusaient de descendre furent abattus dans les camions », décrivait Albert Ouzoulias, responsable
des FTP d'Île-de-France, lors de la cérémonie tenue en 1964. Des balles sont toujours fichées dans les

 Le Mont Valérien
Il s’agit de la Croix de Lorraine, symbole des résistants de la France Libre. Elle a été choisie pour
s’opposer à la croix gammée nazie. Les hauts reliefs de bronze traduisent les formes multiples de
combat contre l’ennemi. En 1941, le Mont Valérien devient un lieu d’exécution de résistants et
d’otages, lieu choisi par les Nazis car à l’écart mais proche de Paris. Plus de 1000 fusillés ont été
identifiés. Depuis 1945, c’est un lieu de mémoire en hommage aux victimes de la 2GM. Le
11/11/1945, 15 corps sont déposés dans la crypte, chacun symbolise un aspect du conflit (les
combats de 1940, la Résistance, les déportations …). L’urne au centre de la crypte contient des
cendres recueillies dans un camp de concentration. « Nous sommes ici pour témoigner devant
l'histoire que de 1939 à 1945 ses fils ont lutté pour que la France vive libre ». C’est un appel à se
souvenir, à ne pas oublier le combat des Résistants pour la liberté renaisse en France. Le Mont-
Valérien est le principal site d’exécution nazi de la région parisienne et de toute la zone occupée,
avec plus de 1000 fusillés ; mais d'autres lieux en Ile-de-France ont également été utilisés entre
1941 et 1944. Issus de toutes les classes sociales, Français ou étrangers, les fusillés sont
membres d’organisations clandestines, des réseaux ou mouvements de la Résistance, ont été
condamnés à mort par les tribunaux militaires allemands. D'autres, victimes de la politique du
« code des otages », ciblés comme des ennemis politiques et idéologiques par l’occupant,
principalement des Juifs et des communistes, sont fusillés en représailles à des actes de la
Berty Albrecht (1893 - 1943)
- entrée en résistance à l’ été 1940
- membres du mouvement « Combat »
- actions menées : elle participe à la collecte de fonds, journaux clandestins, elle est agent de liaison, organise le
service social
- circonstance de sa mort : Arrêtée une 2è fois fin avril 1942, elle est internée en mai 1942. Elle exige d’être jugée. Devant le
refus des autorités, elle fit une grève de la faim pendant treize jours avec quelques-uns de ses codétenus. Elle obtint alors d’être
transférée à la prison Saint-Joseph à Lyon et fut finalement jugée et condamnée à six mois de prison ferme et 6000 francs
d’amende pour « distribution » de tracts d’inspiration étrangère », « organisation à but subversif dont le chef est l’ex-général de
Gaulle à la solde de l’Angleterre » et « préparation d’une révolution visant à dénoncer l’armistice et à reprendre les armes ». Elle
décide alors de simuler la folie. Envoyée à l’asile psychiatrique de Bron (Rhône) le 28 novembre, elle fut libérée par un commando
de Combat, composé d’André Bollier, Fernand Beucler et Robert Namian, le 23 décembre 1942, grâce également à l’aide de sa fille
Mireille. Refusant de passer en Angleterre, elle reprit immédiatement ses activités clandestines. Arrêtée à Mâcon le 28 mai 1943
par la Gestapo au cours d’un faux rendez-vous, elle fut torturée et transférée à la prison du fort Montluc à Lyon puis à Fresnes où
elle fut incarcérée le 31 mai et placée dans une cellule du quartier des droits communs. Échappant ainsi à la surveillance réservée
aux politiques, elle se donna la mort par pendaison dans la nuit.

Renée Levy (1906. - 1943)


- entrée en résistance suite à la loi du 4 octobre 1940 qui lui interdit d’exercer son métier de professeur car elle est juive.
- membres du mouvement réseau du Musée de l’Homme, puis du réseau Hector
- actions menées : diffuse des journaux clandestins, recueille des renseignements
- circonstance de sa mort : Arrêtée par les Allemands le 25 octobre 1941, elle détenait un émetteur radio.
Emprisonnée à la Santé, puis déportée « Nacht und Nebel » (Nuit et Brouillard) le 11 février 1942, Renée Lévy fut maintenue au
secret dans plusieurs prisons allemandes, Aix-la-Chapelle, Essen, Prüm avant d’être condamnée à mort le 30 avril 1943, par un
tribunal spécial de Cologne. Le 31 août 1943, elle fut guillotinée dans la cabane d’exécution de la prison de Cologne.