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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université de Tébessa

Faculté des Lettres, des Langues Étrangères et des Sciences Humaines

Département de Lettres et Langues Étrangères

Mémoire

Présenté en vue de l’obtention du diplôme de Master II

Option : Didactique et Sciences du Langage

Thème :

Les stratégies d’aide à la motivation dans l’apprentissage de l’oral


(Cas des apprenants de 1ère AM)

Dirigé par : Présenté par :

Mme Amina RAHMANI NASRALLAH Amira

TRIA Karima

Année universitaire

2015/2016
Remerciement
Je tiens tout d’abord de remercier « DIEU » le tout puissant et
miséricordieux, qui m’a donné la force et la patience d’accomplir ce
modeste travail.

En second lieu, je tiens à remercier mon encadreur Mme


RAHMANI Amina, à qui j’exprime ma reconnaissance pour
l’encadrement qu’elle m’a prodigué tout au long de cette période.je
tiens d’emblée à vous remercier spécialement de tout l’intérêt que
vous aviez bien voulu porter à c travail, vos conseils, vos explications
et remarques pertinentes.

Mes vifs remerciements vont également aux membres de jury.

Je tiens à exprimer mes sincères remerciements à tous les


enseignants qui m’ont enseigné et qui par leurs compétences m’ont
soutenu dans la poursuite de mes études.

Enfin, je remercie toutes les personnes qui ont participé de loin


ou de près à la réalisation de ce travail.

« TRIAA Karima »
Remerciement
Je tiens à remercier ALLAH le tout puissant pour toute la
volonté et le courage qu’il m’a donné pour accomplir ce travail.

Je tiens, tout d’abord, à remercier Mme RAHMANI Amina,


C’est une femme au grand cœur, toujours présente et à l’écoute, par
ses conseil, ses commentaires, ses corrections, tout au long de ce
travail.

En fin j’adresse mes sincères remerciements à mes amis.

NASRALLAH Amira
Dédicace
A mes parents, qui ont toujours été là pour moi et m’ont donnés un
magnifique modèle de labeur et de persévérance ;

Mon père, qui peut être fier et trouver ici le résultat de longues années
de sacrifices et de privations pour m’aider à avancer ;

Ma mère, qui a œuvré pour ma réussite, de par son amour, ses précieux
conseils, pour toute son assistance et sa présence dans ma vie ;

A mes frères, SAIF EDDINE, BADIS et DHIAA qui ont été


toujours présents pour m’aider ;

J’espère que vous trouvez dans ce travail toutes nos connaissances et


mon amour ;

A ma chère binôme, "AMIRA " qu’elle était toujours près de moi pour
m’aider et m’encourager pendant la réalisation du travail ;

A mes chères amies AMEL, ASMA et MANEL qui ont participés de près ou de
loin dans ce travail ;

A mes cousins et cousines ;

A tous les enseignants et les enseignantes qui m’ont enseignés

A toutes personnes que j’ai connues durant mon cycle universitaire

Je dédie ce modeste travail


« TRIAA Karima »
Dédicace :
Je dédie ce mémoire à :

Ma mère, qui a œuvré pour ma réussite, par son amour et soutien, tous
les sacrifices, pour toute son assistance et sa présence dans ma vie, reçois à
travers ce travail aussi modeste l’expression de mes sentiments, je t’aime
maman.

Mes frères AZZEDINNE et MOUHAMED pour tout leur soutien moral


et leur amour.

A ma chère binôme KARIMA, qui a eu la patience de me supporter


durant ce mémoire, et qui m’a soutenu et m’encouragé ; je t’aime trop ma
chère.

Mes professeurs qui m’ont enseigné.

« NASRALLAH Amira »
Introduction
« La motivation est l’art d’amener les gens à faire ce que vous voulez qu’ils
fassent parce qu’ils veulent le faire. »

Dwight David Eisen Hower, 2015


Dans la vie, la réussite ne se fait pas gratuitement sans connaitre des hauts et des bas,
c’est pour ça le fait d’être motivé peut apporter l’être humain à la réussite.

La motivation est très importante dans la vie humaine parce qu’elle pousse et incite
l’homme à réaliser des tâches pour voir de nouvelles découvertes.

L’objectif essentiel dans le processus enseignement/apprentissage de langues


étrangères est de transmettre la langue, alors il parait que la motivation est importante pour
atteindre ce but.

Il arrive qu’un élève un adulte, un étudiant se sent bloqué, hésité de prendre la parole,
et non seulement en langues étrangères.

Parmi les raisons qui peuvent provoquer cet obstacle : peur de dire une bêtise, être mal
jugé, ne pas être parfait et l’angoisse d’être moqué par les autres.

Ce qui pose un problème aux enseignants de trouver comment motiver l’élève à


prendre la parole la parole en classe et inciter son intérêt, et de chercher des stratégies pour
prendre en considération l’enseignement de l’oral chez les apprenants de 1ère AM ?

L’enfant est curieux et sans cette curiosité et sans le désir de communiquer, il n’y a pas
un apprentissage.

En effet, l’oral va permettre à l’enfant de construire de structurer sa pensée, et cette


dernier se développe par le langage.

L’oral pour l’élève peut être un jeu éducatif quand il a l’avantage de le faire, il s’agit
donc de trouver des différentes méthodes qui permettent aux élèves de prendre le risque de
parler une langue étrangère.

Motiver un élève reste le but de tous enseignants, ils s’interrogent toujours avant de
réaliser un projet, s’il va motiver les apprenants ?

En effet, la démotivation chez les apprenants est l’une des causes majeures de l’échec
scolaire. Aussi, lorsqu’un élève n’est pas intéressé par un sujet, il se tiendra loin et inactif en
classe.

Donc, pour répondre à ces questions, on a mis en avant deux hypothèses : le choix des
supports pédagogiques, et le climat de la classe. Ces deux hypothèses qu’on propose,

7
montrent que l’élève peut apprendre aisément l’oral, si on utilise des supports motivationnels
et crée un climat favorable et convenable à l’apprentissage.

L’objectif de notre modeste recherche est de mettre la lumière sur les facteurs qui
s’engagent dans la motivation pour améliorer l’oral chez les élèves.

Après une expérience de quelques mois en tant qu’enseignante stagiaire au CEM


HAMLA Rachid à Tébessa, on a eu l’idée de traiter l’étude de la motivation chez les élèves
de 1ère AM.

Notre travail de recherche contient trois chapitres : le premier est consacré à la


définition de la motivation et ses types, puis on a abordé la motivation (en milieu scolaire,
ensuite dans l’apprentissage de l’oral).

Le deuxième porte sur les facteurs motivationnels dans la classe (les stratégies
adaptées pour motiver l’élève, la relation enseignant/élève) et le statut de l’erreur dans
l’apprentissage.

Le dernier chapitre est consacré à la situation de la classe cible et les différentes


difficultés, puis on a présenté l’analyse des questionnaires (les interprétations, les
commentaires, et les résultats obtenus), et le commentaire d’une vidéo faite avec les
apprenants.

Enfin, pour conclure notre recherche, une conclusion qui réunit les objectifs de notre
modeste travail.

Pour confirmer ou infirmer nos hypothèses, nous allons les vérifier sur terrain, en
utilisant une méthode analytique, descriptive et comparative.

8
Chapitre I
La motivation
« La motivation est simple, vous éliminez ceux qui ne sont pas motivés »

Lou Haltz,2012
1- Qu’est-ce que la motivation ?
Selon le Petit Robert la motivation est : «Facteur conscient ou inconscient qui incite l’individu
à agir de telle ou telle façon».
La motivation est un domaine très embrouillé et compliqué,
« La motivation est l'ensemble des forces et des facteurs qui déterminent l'action et le comportement
1
d'un individu pour atteindre un objectif ou réaliser une activité » .
C'est-à-dire, être motivé signifie ne pas avoir le sentiment d’impulsion ou d’inspiration
pour agir, mais le sentiment d’être excité vers une activité. Dans son ouvrage Bernard André
donne sa définition en disant que, motiver, c'est :
« Créer des conditions de travail permettant à l'élève de passer de son impuissance apprise à un
engagement de qualité dans les activités qui lui sont proposées. L'élève n'arrive pas «neutre » devant
2
l'apprentissage.»
Tout comme les conceptions, la motivation est irrégulière et peut être affectée par la
nature des taches et les attentions personnelles… etc. La motivation joue un rôle brillant dans
l’apprentissage.
Si la question de la motivation est effectivement ancienne. Le mot lui-même n’est apparu
qu’en 1845 en français. L’origine du mot "motivation" du latin "Movère" qui veut dire se
déplacer, confirme sa faculté première : source de tout mouvement. En fait, tout
apprentissage dépend d'elle.
« Sans cette mise en mouvement initiale, sans cet élan du cœur, de l'esprit et
même du corps, tout apprentissage est impossible. Véritable moteur de l'activité elle
assure, en plus du démarrage, la direction du« véhicule» et la persévérance vers
3
l'objectif qui permet de surmonter tous les obstacles ».
Dans son sens le plus général, la motivation est définie comme :
« Un principe de force qui pousse les organismes à atteindre un but »4.
La motivation n’est pas aussi spontanée que la passion et qu’il y a différentes variables
en jeu qui influencent l’apprentissage de l’élève à l’école.

1
Mohammed Chekour, Raja Chaali, Mohammed Laafou et Rachid Janati-idrissi « Impact des théories de la
motivation sur l'apprentissage dans le contexte scolaire » Association EPI Avril 2015.
2
André, Bernard. Motiver pour enseigner. Paris : Hachette Education, (1998) p.41
3
Pierre Vianin « La motivation scolaire » Collection dirigée par Jean Marie DE Ketele et Antoine Roosen,
(2006). P21
4
Dictionnaire Didactique des langues, R. Galisson et Coste, ED. Hachette. Paris (1976).p360.

10
2- Les types de la motivation:
2.1- La motivation intrinsèque:
Dans la motivation intrinsèque,
« Les comportements sont uniquement motivés en vertu de l’intérêt et du
plaisir que le sujet trouve dans la pratique de l’activité, sans attendre de récompense
5
extrinsèque à l’activité ni chercher à éviter un quelconque sentiment de culpabilité » .

Dans le milieu scolaire, les exemples de motivation intrinsèque sont principalement plus
difficiles à mettre en lumière. En effet, lorsqu’un élève travaille massivement une matière telle que les
physiques ou les mathématiques, l’enseignant pourrait juger l’élève comme intéressé.
Toutefois, si ce travail est fait pour avoir ou éviter quelque chose, ce n’est pas l’intérêt qui
guide l’élève mais une promesse hors cette activité. Si une activité intéresse réellement un individu
comme la lecture, les livres, livres scolaires, ne sont pas forcément dans son cercle d’intérêt, ce qui
crée une inadéquation entre les performances scolaires et cette motivation.
Elle passe par l’expérience de la performance, dans ce type de motivation, ceux qui sont
motivés sont les comportements même avec le plaisir qu’elle procure au sujet dans la pratique de cette
activité, la motivation intrinsèque est presque inexistante dans le système scolaire classique.
Il existe trois types de la motivation intrinsèque6 :
- La motivation intrinsèque à la connaissance: dans ce cas, l’activité ce fait pour le
plaisir et pour éprouver la satisfaction à le faire. Exemple, l’apprentissage ou la découverte
d’une chose nouvelle, et trouver la documentation adéquate au sujet de la thèse.
- La motivation intrinsèque à l’accomplissement : on fait l’activité dans le but de
ressentir le plaisir et la satisfaction durant la création ou surpasser quelque chose dans son
travail.
- La motivation intrinsèque à la sensation : l’activité est faite pour les sensations
stimulantes qu’elle procure, comme l’esthétique et les plaisir sensoriels. Par exemple; faire le
jogging, la musique et la peinture pour la sensation de bien-être.
Les mauvais résultats diminuent la motivation intrinsèque, tandis que les bons résultats
l’augmentent.

5
Apprendre autrement aujourd’hui !, Fabien Fenouillet, la motivation à l’école, 10èmes Entretiens de la Villette,
1999
6
Hachemane Ghoziel « Motivation et démotivation dans l’apprentissage du français chez les Collégiens
algériens Etude socio- didactique » mémoire de magistère ABOU BAKR BElkaid–TLEMCEN, 2009.

11
« La motivation intrinsèque est plus solide parce qu’elle vient de l’élève lui-même et qu’elle fait partie
7
d’un projet personnel » .

2.2- La motivation extrinsèque:

Cette théorie, présentée en premier par Richard Déci en 1975 a été enrichie par Déci et
Ryan (1985,2002). C’est l’action du sujet pour obtenir un résultat indépendant à l’activité elle-
même, dont le but n’est pas l’objet propre de l’activité, et sans relation immédiate ou directe
avec la tache réalisée.

« Les motivations extrinsèques regroupent un large éventail de motivations contrôlées par les
renforcements, les notes, les prix et l’argent »8.

Parce que la motivation extrinsèque par définition est extérieure à l’élève est
conditionné par son environnement, elle est fragile et totalement auto-déterminante.

Déci et Rayan distinguent quatre types de motivation extrinsèque:9

-La motivation extrinsèque par régulation externe : l’objectif de l’activité est d’éviter les
punitions et avoir des récompenses, l’exemple qui illustre ce type de motivation est l’école :
l’obligation d’aller à l’école.

- La motivation extrinsèque par interjection : L’individu parce qu’il se sent coupable inflige à
lui-même des pressions et des obligations.
- La motivation extrinsèque par identification : l’individu choisi l’activité parce qu’il la juge
importante. C’est à ce niveau que L'autodétermination commence. Par exemple, l’individu à
ses qu'il les valorise importants pour sa future carrière.

- La motivation extrinsèque par intégration : il y a une bonne cohérence entre nos valeurs,
notre personnalité et la décision de faire l’activité. Assister à un cours puisqu’il le croit
important pour avoir une note à l’examen.

7
L’essentiel français, Dictionnaire pratique de didactique u FLE : nouvelle édition, revue augmenter, Ed Ophrys,
Paris 2008, P 136.
8
Formation Emploi, Stéphanie Leloup « La motivation : critère d'évaluation de la performance scolaire ? »
2000, p39.
9
Hachemane Ghoziel « Motivation et démotivation dans l’apprentissage du français chez les Collégiens
algériens Etude socio- didactique » mémoire de magistère ABOU BAKR BElkaid–TLEMCEN, 2009.

12
2.3- Motivation intrinsèque et motivation extrinsèque font elles bon
ménage ?

On a également observé durant notre recherche qu’un élève qui montre au début un faible
intérêt pour l’apprentissage, son intérêt pour l’apprentissage peut augmenter avec le temps.
Un article dit notamment que :

10
«La motivation extrinsèque commence et est achevée par la motivation intrinsèque ».

Ces deux types de motivation, Motivation intrinsèque et extrinsèque, sont deux


concepts célèbres dans le domaine de la psychologie; elles consistent un ancien débat
passionné entre partisans et détracteurs.

Il y a motivation est considérée comme intrinsèque quand l’individu réalise une


activité pour se satisfaire, et non pour les conséquences qu’il en découle, dans ce cas on dit
que les élèves sont intrinsèquement motivés.

Quand il s’investit dans les taches scolaires pour la curiosité, le plaisir ou le défi
qu’elles lui procurent, et non pour obtenir une note, être reconnu par d’autres ou une
quelconque pression externe, dans ce cas l’engagement est spontané. Les raisons de ces types
d’activités sont les passes temps ou les activités de loisir.

La motivation extrinsèque, pour sa part, est l’engagement dans une activité, dans le but
de toucher n’importe quel résultat qui lui est associé.

On parle parfois de motivation « instrumentale », un instrument ou un moyen sont


utilisés pour atteindre une autre chose, par exemple un élève peut faire ses devoir scolaires par
peur d’être sanctionné en cas de mauvaises notes.

Dans ce cas ce qui motive l’élève, ce n’est pas le contenu de la leçon mais l’attente
d’une récompense ou la peur d’une punition. Donc, toute motivation liée à la note, la
récompense, la pression ou la menace est un prototype de la motivation extrinsèque. Dans ce
cas l’élève est guidé par des éventualités externes et n’en pas par son propre choix.

10
JEAN Baptiste NADGIJIMANA « Motivation et réussite des apprentissages scolaires » mémoire de D.E.A
université de Bouakké/ENS-Coté d’lvoire, 2008

13
3-La motivation scolaire :

3.1-Qu’est-ce que la motivation scolaire?

Dans son livre, La motivation en contexte scolaire, Rolland Viau (1994) p.07 propose
la définition suivante:

« La motivation en contexte scolaire est un état dynamique qui a ses origines dans les
perceptions qu’un élève a de lui-même et de son environnement et qu’il incite choisir une
11
activité, à s’y engager et à persévérer dans son accomplissement afin d’atteindre un but.»

La motivation scolaire est très importante à la réussite éducative des élèves et les
enseignants peuvent aider à leur progrès. D’abord c’est l’intervention sur les sources de la
motivation par la procuration des éléments suivants:

 Donner la priorité à la perception positive des élèves.


 Donner une la valeur aux activités ou à la matière (intérêt, importance et
utilité).
 Consolider l’atmosphère d’une efficacité interpersonnelle, et du contrôle sur
les tâches d’apprentissage par les élèves.

« La façon dont les élèves conçoivent l'école et l'intelligence, la perception qu'ils ont
des causes de leurs succès ou de leurs échecs, de leur compétence et de l'importance de la
tâche à accomplir sont autant de facteurs qui, liés les uns aux autres, déterminent la
12
motivation scolaire » .

On peut observer celle-ci à travers l'engagement à connaitre, à participer et la


persistance des élèves. Le temps et l'énergie consacré par chaque enseignant à imaginer des
moyens pour motiver ses élèves est un bon renseignement à connaitre.

Chacun doit savoir l’effet de la motivation sur l'apprentissage. Mais malgré tout ce
qu’on peut appliquer sur la motivation reste souvent un mystère. Or, pour justifier nos
interventions auprès des élèves il faut comprendre la motivation.

11
Rolland VIAU " la motivation en contexte scolaire" Québec : Les Editions du Renouveau Pédagogique Inc.
(1994), p07.
12
SDM, Denise Barbeau professeure de psychologie, La motivation scolaire, Cégep de Bois-de-Boulogne 7,n°1,
oct, 1993.

14
La documentation sur le sujet est vaste; beaucoup d’auteurs ont étudiée la motivation
selon diverses approches. Nous nous limiterons ici à l'approche sociocognitive qui s'intéresse
aux processus de la pensée et à leur influence sur le comportement.

3.2- Les indicateurs de la motivation scolaire:

Les principaux indicateurs de la motivation scolaire sont :

3.2-1-Le choix de s’engager :

«Très tôt les élèves se rendent compte que l’échec subi à la suite d’efforts intenses est plus
dommageable, en ce qui concerne les perceptions de soi, que l’échec qui suit un
13
investissement moindre d’énergie ».

Cet indicateur concerne le choix d’engagement de l’élève dans une activité avec des
stratégies d’apprentissage, alors qu’un autre élève sans motivation peut, faire le travail
demandé tout en adoptant face à cette activité un comportement d’évitement.

Parmi ces comportements d’évitement, on verra par exemple : poser plusieurs


questions s sans importance, se lever à plusieurs reprises pour demander quelque chose,
interrompre l’enseignant lors la transmission des consignes, questionner l’enseignant sur la
pertinence de l’activité, etc. on peut trouver toutes les excuses et différents moyens pour
éviter de faire une tache demander, on peut expliquer ça par la crainte des conséquences
psychologique liées à l’échec.

3.2-2-La persévérance :

La persévérance c’est le temps plus ou moins important que l’élève consacre à ses
activités scolaires, pour bien les accomplir. Certains élèves peuvent, après les heurs d’école,
passer beaucoup de temps pour mieux comprendre une ou partie d’une leçon.
Malheureusement, mais d’autres élèves y consacrant le moins de temps possible.

Ils pourront donc, par exemple faire un seul exercice parmi des cinq exercices de
français proposés et cela leur suffira. Mais, le temps consacré à cette tâche et relativement lié
à la concentration, En effet, certains élèves, distraits étudient pendant plusieurs heures, mais

13
CHOUINARD Roche, Plouffe. C. & ARCHAMBAUT Jean (2006). « Soutien à la motivation scolaire ». Dans
LINE Massé, NADIA Desbiens & CATHRINE Lanaris (Eds), Les troubles du comportement à l’école :
évaluation, prévention et intervention, Montréal : Gaëtan Morin Editeur, p262

15
clavardent en même temps, regardent la télévision en faisant leurs devoirs ou pensent à autre
chose !

3.2-3-L’engagement :

Pour donner une décrire l’engagement de l’élève face à ces tâches on utilise les deux
termes « attentif » et « concentré ». L’engagement chez les élèves motivés se manifeste par
l’utilisation de deux types de stratégies : les stratégies d’apprentissage et les stratégies
d’autorégulation.

Un élève peut bien utiliser les moyens de sa mémoire comme stratégie pour
l’apprentissage et cela par différentes manières comme prendre des notes explicatives à sa
manière...etc.

Les stratégies d’autorégulation, Viau, R. (1994) dans son livre « La motivation


en contexte scolaire » page 83 :

« Sont des stratégies cognitives que l’élève utilise consciemment, systématiquement et


14
constamment lorsqu’il assume la responsabilité de son apprentissage ».

Elles englobent les stratégies métacognitives (planifier une activité, s’auto-évaluer,


etc.), les stratégies de gestion (le choix d’un lieu pour étudier, et organiser son travail.) et les
stratégies motivationnelles (avoir un but et une récompense après l’accomplissement de la
tâche, etc.).

Plus un élève utilise des stratégies d’apprentissage et d’autorégulation, plus il est


motivé pour réussir et sa performance augmente. Par contre un élève peu motivé risque peu de
déployer autant d’efforts pour réussir.

3.2-4-La performance :

« La performance est un indicateur de la motivation scolaire dans la mesure


où, habituellement, un élève motivé risque davantage de faire le choix de s’engager

14
Rolland VIAU " la motivation en contexte scolaire" Québec : Les Editions du Renouveau Pédagogique Inc.
(1994), (p83).

16
dans une activité, de persévérer et d’utiliser des stratégies d’apprentissage et
15
d’autorégulation qui influenceront positivement sa réussite ».

Parfois, un élève peut avoir une bonne performance avec moins de motivation ce qui
nous amène à considérer que la performance n’est pas le seul indicateur pour évaluer le
niveau de motivation, car elle peut être influencé par des échecs répétés par l’élève

Donc la performance ne doit pas être le seul point de jugement de la motivation de


l’élève par les parents et les intervenants des milieux scolaires.

3.3- Les déterminants de la motivation scolaire:

On se basant sur les études et les travaux réalisés sur la motivation scolaire, la
motivation d’un élève est synonyme de son engagement ; sa participation, et sa persistance
dans une activité d’apprentissage. Cette motivation est déterminée par :

-La perception de la valeur d'une activité: Ou conception de l’importance d’une


activité donc c’est un jugement que porte l’apprenant pour juger si une activité est utile ou
intéressante en vue d’atteindre des buts.

- La perception de sa compétence (de l’apprenant): Est une perception de soi. Un


apprenant qui se considère comme compétant cela le motive à s’engager et à persévérer dans
les activités qu’on lui propose, par contre celui qui n’a pas cette qualité évitera ou
abandonnera rapidement.

- La perception de contrôlabilité: C’est la qualité et le degré de contrôle que


l’apprenant exerce sur le déroulement et les conséquences d’une activité pédagogique.

4-La motivation dans l’apprentissage de l’oral :

Selon Halté et Rispail dans leur ouvrage «L’oral dans la classe (compétence, enseignement,
activité) », (2005), p12 :

« L’oral a été depuis longtemps considéré comme un non objet, ni didactique ni pédagogique
que l’on n’utilisait pas dans l’enseignement. Cependant, l’oral est aujourd’hui un domaine pas

15
Rire Réseau d’information pour la réussite éducative, MARIE-ÈVE Lacroix et PIERRE Potvin, Université du
Québec à Trois-Rivières « la motivation scolaire », le CTREQ, 2016.

17
clairement identifié où l’on emmène avec soi ses préoccupations et que l’on a du mal à
16
comprendre ».

La composante orale a longtemps été marginalisée et peu employée dans


l’enseignement des langues étrangères, comme le FLE (Français langue étrangère).

De fait, l’enseignement-traduction été parmi les premières méthodes utilisée dans


l’enseignement, basée essentiellement sur des modèles écrits, sans utiliser les compétences
orales. Mais c’est à partir des critiques des méthodes directes puis audio orales et
audiovisuelle, que la place de l’oral a repris sa place et par conséquent utilisé plus
fréquemment dans l’enseignement.

4.1- Définition de l'oral :

Si par définition l'oral est la base première de toute communication, il a une place
primordiale pour faire apprendre à communiquer oralement et apprendre et apprendre la
lecture et l’écriture en utilisant une simple langue pour communiquer tout message.

Cette langue est d'abord une démonstration matérielle; une production sous formes
sonore, visuelle ou mixtes. De son côté, le groupe oral Créteil, a définit l’oral selon quatre
axes:

« Communiquer, construire sa personnalité et vivre ensemble, apprendre ses conceptions,


ses représentations et construire sa pensée sur le langage (la langue est un objet
17
d'apprentissage) ».

En didactique des langues, l'oral désigne :

«Le domaine de l'enseignement de la langue qui comporte l'enseignement de la


spécificité de la langue orale et son apprentissage au moyen d'activités d'écoute et de
18
production conduites à partir de textes sonores si possibles authentique» .

Cela signifie que l'oral est la Pratique de deux phénomènes, l'écoute et la production
de parole. Mais il faut signaler que l'oral est le langage à travers lequel nous communiquons

16
JEAN-François Halté & Marielle Rispail, « L’oral dans la classe (compétence, enseignement, activité) », Paris,
2005, P12
17
http://www.ac-créteil.fr/langage/contenu/peda/dossier/oral.htm
18
Dictionnaire d’analyse du discours, Charraudeau Patrick et Dominique Maingneneau, , Paris, seuil, 2000.

18
et qui se distingue de la parole, il est un aspect social ou bien c'est la langue parlée, par contre
la parole est un acte individuel comme l'a montré .F. de Saussure.19

4.1.1-Formes de l’oral :

Aujourd’hui, l'oral recouvre des activités aussi variées, et apparait dans nos classes
sous deux formes pratiquées :

-L'oral parlé: il est utilisé sous formes de questions et réponses exposés.

-L'oralisation de l'écrit: au cours la lecture d’un texte, ou la réalisation d’une réponse


écrite.

4.2. Les fonctions de l’oral 20

L’oral possède cinq fonctions didactiques dans la classe :

- L’oral comme moyen d’expression : se définit comme un outil qui aide l’enfant à se
construire oralement avec son entourage (expression personnelle, confidence, les
interactions).

- L’oral comme moyen d’enseignement : c’est l place de l’enseignant où il le joue


d’un régularisateur en corrigeant et en transmettant les informations utiles ayant une relation
bien déterminée avec une quelconque situation.

- L’oral comme objet d’apprentissage : c’est un objet essentiel qui donne lieu à
des moments spéciaux , au moment où le travail se fixe sur une compétence particulière.
Donc l’oral est objectivé dans celle de ses dimensions (locutoire, interactionnelle,
phonatoire, communicationnelle…), là où l’acquisition est visée.

Pour l’assimilation et le contrôle de l’acquisition orale, l’enseignant peut à travers des


exercices ciblés (par exemple les jeux de rôle), effectuer les compétences acquises, et/ ou par
des satiations complexes (débat, interview, tâche lors de travail de groupe, etc.).

- L’oral comme moyen d’apprentissage : l’oral est un moyen d’apprentissage et de


compréhension des concepts écrits c’est en essayant de construire des explications par la
parole que les élèves vont assimiler le sens de l’écrit.

- L´oral comme objet d’enseignement: l’oral peut être signifié à quelqu’un pour
l’apprentissage des modules à expliquer pour que celui-ci puisse assimiler et prévoir l’analyse

19
Ferdinand de Saussure, langue/parole, la théorie saussurienne, linguistique, Frédéric François, Ed.
PVF Fondamental, Paris, 1998, P. 69
20
Benedito TEIXEIRA BARROS « la pratique de l’oral dans l’enseignement/apprentissage du FLE » mémoire
de master1 Professionnel Ingénierie des formations en FLE/FLS, Université Jean Monnet Saint-Etienne, 2011.

19
pour que celle-ci soit bénéfique à l’élève, sans son cursus primaire ou secondaire ainsi qu’à
son éducation, l’enregistrement de ces explications peut s’avérer très bénéfique.

4.3- La motivation dans l’apprentissage de l’oral :

Aujourd’hui c’est difficile de mettre en œuvre un enseignement reposant sur oral


appelé « réflexif » dont l’objectif est d’amener les élèves dans le monde (parler, dire, penser
différemment).

L'un des objectifs essentiel de l'enseignement, Français langue étrangère (FLE) est :

« De développer chez les élèves la capacité de s'exprimer par cette langue, la production
orale est l'une des étapes principales dans l'acquisition d'une langue. Cependant, la majorité
21
des enseignants soulignent les difficultés des élèves à l'oral ».

Les apprenants trouvent souvent des difficultés de communiquer librement d’une


manière spontanée simple et efficace dans des interactions.

Au même temps beaucoup d’enseignants du FLE confirment qu’ils trouvent des


difficultés de négativités venant de certains élèves en classe, ce qui explique qu’un nombre
limité des apprenants qui prend la parole en classe, ce qui pose un problème pour l’enseignant
lui-même dans la pratique de l’oral.

Or, pour ce dernier, la maitrise de l'oral est très importante, où l’enseignant se trouve
dans une situation où il doit utiliser tous les stratégies motivationnelles, qui poussent les
élèves à s’exprimer oralement dans les interactions.

21
Université de Tlemcen Synergie Algérie, Rabea Benamar « Stratégies d’aide à la production orale en classe de
FLE » n°8, 2009, p63.

20
Chapitre II
Les facteurs motivationnels
Dans la classe
«Ceux qui ne trouvent pas le temps pour faire de l’exercice devront en trouver pour être
malades »

Comte DE Deby
1. Les stratégies adaptées pour motiver l’élève:

D’après les travaux sur la motivation scolaire, un élève motivé c’est celui qui s’engage,
participe et qui persiste dans une activité d’apprentissage.

Cette motivation est déterminée par des facteurs internes aux apprenants, dont sont issues
les différentes motivations évoquées dans le premier chapitre, les facteurs extérieurs semblent
eux aussi avoir de l’importance pour les apprenants.
Parmi les facteurs extérieurs, on retrouve, l’environnement dans lequel l’apprenant se
trouve en phase d’apprentissage.
1.1. le rôle de l’environnement :

D’après notre expérience dans le milieu scolaire ou la classe précisément, nous avons
constaté que les élèves sont influencés par le milieu où se trouvent. Alors il faut intéresser les
apprenants dès qu’ils mettent un pied dans la salle c’est-à-dire en créant un espace et un
milieu qui leur procurent l’envie d’apprentissage et de parler aussi.

Selon Rolland Viau et selon une approche sociocognitive:

« L’approche sociocognitive propose de fonder l’étude de phénomènes humains comme la


motivation sur l’interaction qui existe entre les comportements d’une personne, ses
caractéristiques individuelles et l’environnement dans lequel elle évolue ».1

Environnement

Comportements caractéristiques individuelles

Ce qui désigne que l’environnement a une tâche fondamentale dans l’apprentissage.

Elle a une importance dans la manifestation de l’amour d’apprendre des élèves. Et


pour l’atteindre, l’enseignant veille à mettre en place un environnement qui favorise et suscite
l’intérêt des apprenants.

1
Rolland Viau,’’la motivation en contexte scolaire’’ .Québec .les Editions du renouveau Pédagogique
Inc.1994.p27

22
Dans une classe de FLE, le but de l’enseignant est de faire participer tous les élèves. Il
s’agit de mettre en confiance ces derniers afin qu’ils prennent la parole. L’enseignant doit
alors créer un environnement et un espace sécurisant dans lequel les enfants, même les plus
inhibés, se sentent à l’aise pour pouvoir oser s’exprimer oralement et prendre part activement
à la séance.
1.1.1. L’espace de la classe :
Le travail sur le milieu ou le climat de la classe, peut apparaitre dans l’organisation
spatiale de la classe comme la disposition des tables et la présence d’affichages sur le mur. Ce
sont les éléments qui vont susciter l’envie de pratiquer la langue chez les élèves, dès leur
venue dans la classe.
Le milieu scolaire doit être accueillant ; prenant en considération la qualité du cadre
sonore.
L’affichage est un support pour les apprentissages, il est utile au fonctionnement de la
classe qu’effectue une représentation visuelle sous forme d’images, de schémas qui permet de
fournir la présence d’éléments culturels semblent susciter l’intérêt des apprenants, et permet
de contribuer à rendre vivant attirant l’espace de la classe.
Donc, il est nécessaire que l’enseignant porte un intérêt particulier à l’espace de la classe,
lequel joue un rôle sur la motivation des élèves.
1.1.2. Le placement des tables :
Lors de notre stage, nous avons constaté qu’il était judicieux pour l’enseignant de tenir
compte du placement des tables dans sa classe.
L’organisation des tables en U ou en V favorise les situations d’interactions, la
représentation des documents, les exposés…etc.
Dans nos classes, il est remarquable qu’il soit difficile d’opérer des changements dans la
salle, lorsque ces derniers vont perdre le temps et perturber l’organisation du cours.
Les tables dans nos classes sont placées sous forme de rangées et celles placées en U.
Lorsque les tables sont disposées sous forme de rangées les unes derrière les autres, la
communication entre les apprenants n’est pas évidente, par exemple, pour pouvoir entendre
un élève ou pour lui répondre, il faut systématiquement se retourner vers lui.
En revanche, la disposition en U semble être efficace. Lorsque les élèves se trouvent les
uns en face des autres, ils ne sont pas obligés de se retourner, ils prennent plus de plaisir à
pratiquer la langue, car le climat de classe est convivial.
Les échanges de l’élève avec leur enseignant ont aussi une place dans cette disposition.

23
1.2. L’enseignant2 :
Dans une classe du FLE, l’enseignant qui est l’un des pôles, doit aussi être motivé par des
facteurs pour lui être aussi un facteur pour motiver ses apprenants.
Deux motivations paraissent en effet pousser à enseigner :
 L’amour pour les études : aimer les études ne donne ni le gout ni la capacité de transmettre
les connaissances. Durkheim, au début de ce siècle, notait déjà :
« Acquérirla science, ce n’est pas acquérir l’art de communiquer, ce n’est pas même pas acquérir
les notions fondamentales sur lesquelles cet art repose »
3
. L’étude fait d’abord plaisir à soi-
même ; le besoin de partager ses joies intellectuelles ne mène pas nécessairement au désir
d’ouvrir de jeunes intelligences à la connaissance. L’enseignant brillant n’est pas, un
enseignant efficace. Il ne le devient que le souci de s’assurer que l’autre, l’élève, a compris
ce qui implique l’acceptation de redites, le retour en arrière, les simplifications, les
explications d’évidence et surtout la volonté de vraiment DONNER son savoir.
 La sympathie pour les jeunes : il arrive parfois lorsqu’on interroge un élève et qu’on lui
demande pourquoi il ne s’investit pas à fond dans l’apprentissage ou pourquoi ses résultats
ne sont pas bons, que celui-ci répondre que c’est parce qu’il n’aime pas l’enseignant.

L’enseignant doit aimer et être aimable par ses apprenants, il répond aux questions
données, il explique, et devient un jeune, ou un enfant comme ses apprenants pour garder un
contact et une relation permet le partage et l’intercompréhension entre les deux.

En effet, le but de l’enseignant de faire parler et participer tous les élèves, il s’agit alors
de mettre en confiance ces derniers afin qu’ils prennent la parole.

Les élèves qui ne participent pas à l’oral, peuvent avoir une mauvaise estime de soi, ils
croient être nuls4.

Alors, l’enseignant doit créer un climat de confiance, par exemple, par les
encouragements et l’acceptation des réponses des élèves « très bien », « excellent ».

Toutefois, il ne faut jamais forcer l’élève à parler ou de sortir au tableau, car cela va créer
un blocage.

2
Denise Louanchi , Eléments de Pédagogie , O. P. U. Alger , 1994, p20-p21
3
Emille.Durkhiem, ‘’L’évolution pédagogique en France’’, PUF ,1969,p 11-12
4
http://www.lepetitjournaldesprofs.com/quelques-trucs-pour-faire-parler-ses-eleves-en-classe-de-fle/

24
1.2.1. l’enseignant et son attitude :

Parfois, on s’interroge un élève pourquoi il ne fait pas aucun effort lors de la séance et il
pourquoi ses résultats ne sont pas bons, et celui-ci répond que parce qu’il n’aime pas leur
enseignant.

Il faut alors chercher les raisons qui poussent un élève à ne pas aimer son enseignant.
Même si on ne peut pas avoir une véritable explication, mais il faut poser cette question
qu’elle va orienter un peu l’enseignant.

Parfois il arrive qu’un enseignant pose une question en langue étrangère à son élève et ce
dernier ne connait pas la réponse, et il garde le silence. Si l’enseignant insiste trop longtemps,
l’élève pense que leur enseignant ne l’aime pas, mais au contraire ce dernier ne veut que
l’aider.

Dans un article « il n’aime pas son prof, que faire »5, Tom, 6 ans, dit que sa maitresse est
méchante, qu’elle crie et qu’elle ne l’aime pas. Il faut examiner la situation avec une certaine
distance en interrogeant l’enfant : « Que s’est-il passé ? Ah bon !elle t’a mis une mauvaise
note ? Cela ne veut pas dire qu’elle ne t’aime pas. Tu n’as donné la réponse qu’elle attentait.
C’est ton devoir qui n’est pas bien. Toi, tu es très bien », peut-on lui dire pour le réconforter.

Alors, il est notable que le rapport et la relation entre l’enseignant et l'élève est difficile,
parce qu’il s'agit souvent d'un malentendu entre eux.

1.2.2. L’autorité de l’enseignant6:

Une longue tradition en vigueur chez de nombreux peuples, et auprès de la majorité des
enseignants, veut que le respect pour le maitre soit un droit incontestable fondé sur son statut
social, ses connaissances et l’expérience de l’âge.

Par ailleurs, dans nos classes, l’élève a du mal à accepter l’autorité de l’enseignant et il
juge que ce dernier comme étant quelqu’un de méchant, de trop sévère.

Par conséquent, il ne veut pas faire d’effort lors de l’apprentissage, et trouve que le
français comme une langue étrangère ne sert à rien.

5
http://www.dossierfamilial.com/famille/enfant/il-n-aime-pas-son-prof-que-faire-56501
6
Denise Louanchi , Eléments de Pédagogie , O. P. U. Alger , 1994,p255

25
En effet, certains élèves n’hésitent pas à perturber le cours de l’enseignant, par des
bavardages, car ce que dit l’enseignant ne les intéresse pas.

C’est pour cette raison, l’enseignant doit dès le début de l’année, montrer que c’est lui qui
est le maitre dans la classe.

Alors, l’enseignant doit établir des règles que tous les élèves sont concernés par ces règles
et doivent les respecter.

1.3. Les activités proposées par l’enseignant :


1.3.1. L’importance du choix des supports et des activités :

Le choix des activités joue un rôle sur la volonté d’apprendre et de parler des élèves.

D’abord, les activités jugées trop répétitives par l’apprenant peuvent être une cause au
manque d’intérêt.

On sait que les élèves n’aiment pas la routine et ils ont besoin de changer régulièrement
d’activités et d’essayer de nouvelles choses.

Une fois l’élève s’ennuie, car c’était toujours la même chose ou la même consigne
proposées par l’enseignant.

On remarque alors que les activités et les supports non diversifiés représentent un frein à
l’intérêt des élèves en classe.

1.3.2. Tenir compte de la diversité des supports :

Aujourd’hui, et à l’aide de la technologie, il est facile à l’enseignant de diversifier les


supports à présenter.

On peut penser au :

 Document écrit (texte) : qui permet aux élèves d’enrichir leurs vocabulaires en nouveaux
mot et d’avoir épeler le mot oralement pour acquérir sa prononciation, C’est pour ces
raisons le document écrit représente un bon support pour l’enseignant et pour les
apprenants.

26
 Les photographies : est un support qui, généralement, rencontre un grand succès auprès des
élèves : par la présentation des illustrations, qu’elles favorisent l’expression orale des
élèves, lesquels s’expriment sur ce qu’ils aperçoivent.

On constate aussi que la photographie est un bon moyen pour l’enseignant d’apporter
des notions culturelles, lesquelles semblent éveiller la curiosité des élèves.

 Le support audio: utilisé souvent pour concentrer sur les aspects phonologiques de la
langue ; les intonations, les accents et les rythmes.
D’autre part, ces enregistrements audio permettent aux élèves d’entendre d’autres
accents, et d’autres personnes parlent la langue étrangère que leur enseignant.
De plus, lorsque le support s’agit d’une chanson par exemple, il peut permettre de
connaitre la culture du pays.
 Le jeu de rôle : selon l’Encyclopédie Larousse :
« Le jeu de rôle est d’abord une technique d’improvisation dramatique utilisée en formation
professionnelle pour l’entrainement à la prise de conscience d’attitudes liées à certains
rôles requis par la vie sociale et pour le développement de la créativité »7
C’est une expression orale improvisée selon un scénario, exposé par l’enseignant où
les apprenants vont créer des personnages caricaturaux, spontanés et fantaisistes avec
l’absence d’un texte écrit.
Cette activité joue un rôle très important, elle rend la pédagogie active et facilite à
l’élève de mémoriser le lexique employé en situation et l’aide à s’exprimer
spontanément.
 Le jeu : ou l’activité ludique est le moyen le plus efficace de mettre l’élève dans une
situation d’apprentissage ; l’élève apprend en jouant.

Naturellement, il n’y a rien de préférable que les activités ludiques pour stimuler et
inciter les élèves à parler, et il parait qu’il faut jouer pour parler le français.

Ainsi, l’enfant ne dégoute pas du jeu et retient plus aisément ce qui a été appris, parce
qu’elle procure du plaisir et rend la tâche moins contraignante.

On constate alors, que les activités proposées en classe du FLE ont beaucoup
d’importance pour les apprenants. Celles-ci participent à leur désir, à leur goût d’apprendre.

7
http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/jeux_de_r%C3%B4le/88861#10908297

27
En effet, si les supports utilisés sont toujours les mêmes, les élèves auront l’impression
de toujours faire la même chose et de ne rien apprendre de nouveau.
Par conséquent, il est important pour l’enseignant de diversifier ses supports.
A travers les titres précédents, on peut remarquer qu’en plus des facteurs psychologiques,
les facteurs extérieurs tels que l’environnement de l’élève, l’enseignant et les activités
proposées par celui-ci ont aussi de l’importance pour les élèves.
2. Enseignant et élève: une relation de partage :
Il semble important que dans une situation d’enseignement/apprentissage, l’enseignant
doit établir de bons rapports avec ses élèves pour que l’apprentissage se fasse dans de bonnes
conditions.
En effet, l’enseignant doit donner du sens au cours, en informant l’élève sur ce qu’il va
apprendre et pour quelles raisons il va apprendre afin qu’il comprend que ce qu’il fait à
l’école a un sens et va lui être utile dans l’avenir.
On pense donc, à un partage, un partage de connaissances et de savoirs et tout d’abord un
partage humain.
2.1. Motiver les élèves par la parole :

Il est nécessaire que l’enseignant encourage ses élèves à faire face à leurs difficultés,
notamment en leur disant que s’ils poursuivent leurs efforts ; ils vont y arriver.

C’est ce que nous qualifions comme étant de la motivation par la parole.

P. Vianin affirme que: « l’attitude de l’enseignant se révèle fondamentale pour susciter la


motivation scolaire de l’enfant » ,
8
ce qui exprime que l’enseignant par sa parole joue un rôle
essentiel, et aussi quand il exprime sa joie lorsqu’un élève réussit.

Comme il encourage ses élèves, l’enseignant peut aussi les féliciter quand ils arrivent à
réaliser un exercice, obtenir une bonne note ou donner des exemples en français et dire une
phrase sans faute …etc.

D’ailleurs, les élèves aiment lorsque leur enseignant donne des commentaires positifs
oraux ou écrits qu’ils poussent à se surpasser et à progresser davantage.

Le dialogue, les échanges entre l’enseignant et ses élèves semblent en effet avoir des
bienfaits sur la réussite de ces derniers.
8
Pierre.Vianin, ‘’La motivation scolaire’’, collection dirigée par Jean Marie DE Ketele et Antoine
Roosen.2006,p.70

28
2.2. L’importance du dialogue à l’école :
2.2.1. Le dialogue entre les élèves et l’enseignant :
Il est remarquable que le dialogue ente l’enseignant et ses élèves est indispensable et joue
un rôle très important pour pousser l’élève à parler dans la classe.
L’enseignant doit prendre un temps pour discuter les problèmes des élèves qui ont une
timidité, le trac, l’ennui, l’angoisse, ou bien des problèmes de langue.
En effet, la discussion va aider l’enseignant à connaitre quoi faire face à leurs difficultés,
par exemple ; lorsqu’un enseignant constate que les résultats d’un élève ont baissés, il peut
tenter de trouver une remédiation à ses problèmes s’ils sont d’ordre scolaire.
En revanche, s’il s’agit d’un problème d’ordre familial, l’enseignant est obligé de
rencontrer les parents pour discuter les difficultés de l’enfant.
2.2.2. Relation enseignant/ famille :
La relation entre l’enseignant et les parents est très importante, c’est pour cette raison il
faut la privilégier.
P.Vianin (2006) aborde l’importance pour l’enseignant de « maintenir un dialogue régulier
avec tous les partenaires impliqués »9. Les parents faisant partie des partenaires de l’école, il est
essentiel que l’enseignant les informe si leur enfant rencontre une baisse de moral ou de
motivation et aussi ses résultats.
Ainsi, les parents s’impliquent dans l’apprentissage de l’élève ; ils peuvent augmenter la
réussite et la motivation de l’enfant pour l’encourager par exemple.
Donc, on peut constater que le dialogue n’est pas limité qu’entre l’élève et l’enseignant,
mais aussi entre ce dernier et les parents, et même entre l’élève et sa famille.
De plus, par le dialogue les élèves peuvent faire part au professeur de leurs attentes et leurs
besoins quant à l’apprentissage du FLE.

2.2.3. Prendre en compte les opinions des élèves :


On a remarqué des enseignants dans le dernier trimestre qui demandent à ses élèves
d’écrire sur un papier sans écrire leurs noms, toutes les notes, ou leurs opinions en ce qui
concerne la leçon et même l’enseignant.

9
Pierre.Vianin, ‘’La motivation scolaire’’, collection dirigée par Jean Marie DE Ketele et Antoine
Roosen.2006,p.80

29
L’enseignant voit que connaitre le ressenti des élèves peut être profitable et il sait qu’il faut
ne pas baser seulement sur les programmes d’enseignement, mais également sur les attentes
des élèves de sa classe.
Ainsi, l’enseignant doit établir un climat de confiance pour que l’élève peut exprimer, et ne
pas avoir de la peur même de dire : « monsieur ou maitresse ! J’ai pas compris! » par
exemple.
Aussi, on remarque parfois, un enseignant qui laisse cinq minutes à la fin de la séance et
demande de ses élèves, s’ils ont eu une difficulté dans la réalisation d’un exercice ou d’une
activité.
Donc, l’enseignant va avoir une idée sur les types d’exercices et va réfléchir à d’autres
types d’activités et de supports à utiliser avec la classe afin que l’intérêt de tous soit maintenu.
Ainsi, le dialogue entre l’enseignant et ses élèves est nécessaire lors de l’apprentissage, par
le biais des échanges, l’enseignant peut se rendre compte des difficultés rencontrées par les
élèves et leurs attentes aussi.
L’élève dans ce cas-là, sent que leur avis compte pour l’enseignant, ce qui contribue à leur
motivation.
3. Le statut de l’erreur dans l’apprentissage:
 Une affirmation ancienne avant de commencer :
« Tout le monde commence par faire des erreurs, et un peintre qui ne comprendrait pas les erreurs
qu’il fait me pourrait jamais les corriger » (Leonard de Vinci, 1452.1519)
 Quelques autres citations…
Le philosophe : « se tromper est humain. Préserver dans l’erreur et diabolique » Pascal
(Pensées)
 Les pédagogues :

« J’ai besoin de vos erreurs »

« L’erreur est un moyen de progresser, il faut découvrir les erreurs et partir de celles-ci pour chercher
la solution la meilleure. Le technique de résolution d’un problème est basée sur le dépassement des
erreurs, la prise de conscience du cheminement et des réussites » (Astolfi, l’erreur un outil pour
enseigner, 1997)

« Nous apprenons quelque chose de nos erreurs (ne serait-ce qu’à ne plus les commettre) »
(Skinner, 1968)

 Une recommandation « en forme de problème à résoudre » :

« S’il se trompe laissez-le faire, ne corriger point ses erreurs, attendez en silence qu’il soit en état de
les voir et de les corriger lui-même » (Rousseau, Emile)

30
 Une généralisation au domaine pédagogique ?

L’élève qui se trompe en appliquant à tous les mots la règle du pluriel régulier qui lui a été
enseignée commet une erreur : il écrit « les journals », « les caillous ».

Il se dispose que d’une partie du système : la règle générale.

L’erreur devient faute à partir du moment où les exceptions à la règle et les cas
particuliers lui auront été enseignés

Il dispose maintenant d’une autre partie du système (les mots qui se terminent par ’’al‘’ et
les mots qui se terminent par « x » au pluriel).

Il écrira les « oiseaux » parce qu’il ne connait pas encore la règle du pluriel des mots en
« eau » :c’est une erreur ; ce n’est pas encore une faute.

L’erreur deviendra « faute » lorsque toutes les règles du pluriel lui auront été enseignées.

 La notion d’erreur :

En 1956 déjà, Celestin Freinet, reprenant l’adage connu du forgeron qui se forme qui
se forme en forgeant, affirmait « c’est en parlant qu’un enfant apprend à parler c’est en
dessinant qu’il apprend à dessiner ». il se référait explicitement au « tâtonnement
expérimental » à la pratique de l’essai et de l’erreur dans la constituant de l’expérience.

La faute était admise comme un constituant parfois inévitable qui fait partie de
l’apprentissage.

 La place de l’erreur dans la démarche pédagogique :


C’est à l’enseignant qu’il revient de consacrer un temps suffisant à la phase essentiel
de repérage, de formulation et d’explication, par l’élève de ses propres erreurs.
L’analyse préalable de l’enseignant n’est que le point de départ d’un travail de nature
métacognitive qui permettra à l’élève de verbaliser les démarches qu’il a utilisées et de
prendre conscience de la cause de ses erreurs.
C’est cette prise de conscience et de connaissance des causes qui lui permettront de
s’auto-corriger, pour autant que l’autocorrection ne concerne pas uniquement les erreurs
mais plutôt les processus qui les ont engendrées.
Cela suppose, pour l’enseignant, le rejet a priori du simple constat de l’erreur et des
interprétations approximatives auxquelles ce constat donne lieu, au bénéfice d’une
analyse rigoureuse fondée sur l’observation de l’élève en cours de production et sur la
verbalisation que ce dernier peut tenir pour dire ce qu’il veut faire, ce qu’il fait et
comment il procède. Le questionnement à fonction métacognitive de l’enseignant peut
l’aider à verbaliser, et en verbalisant l’élève prend conscience.

31
3.1. Le traitement de l’erreur :

Dans un article « le traitement de l’erreur et la notion de progression dans


l’enseignement/apprentissage des langues», de Elkouria Chiahou, Elsa Izquierdo et Maria
Lestang ; l’erreur est souvent perçue comme un élément perturbateur dans le processus
d’enseignement/apprentissage. Dans l’enseignement des langues, plus que dans tout autre
domaine, l’erreur dérange ; lorsqu’un apprenant se trompe, l’enseignant a parfois l’impression
d’avoir échouer dans sa mission.

Lors de ses expériences d’enseignement, elles ont rencontré des difficultés concernant
le traitement des erreurs. Elles n’ont pas toujours su gérer la situation de façon satisfaisante,
non seulement parce que elles ont été influencées par les schémas qu’elles avaient vécus en
tant qu’apprenantes (vision négative de l’erreur, copies entièrement barrées de rouge,
classement des copies de la note la plus haute vers la note la plus basse, etc.).

On peut s’apercevoir qu’une erreur commise permet de mieux voir les capacités et les
difficultés de l’élève. Elle renseigne donc l’enseignant sur les situations d’apprentissage et de
remédiation à mettre en place. Celui-ci avec l’aide de l’élève trouve une explication à l’erreur
et fait en sorte qu’elle ne soit pas reproduite, notamment lorsque l’élève sera évalué dans les
compétences de la langue. Si un élève éprouve des difficultés particulières en conjugaison par
exemple, l’enseignant va pouvoir mettre en place des situations de remédiation portant sur la
conjugaison pour que l’élève progresse.

Alors, les erreurs doivent être acceptées comme un moyen de progression.

32
Chapitre III
Présentation de la classe cible et
l’analyse
Du questionnaire
« L’enthousiasme est l’excitation de l’inspiration, la motivation, et
une pincée de créativité »

Bennett, 2014
1- La classe cible :
Sur le plan de la participation orale, voici le bilan général que nous pouvions établir sur
notre/nos classe :

- La classe de 1ère moyenne 1 (37 élèves entre 11 et 13 ans) que nous avons également
en français (12 élèves prennent souvent la parole, 10 élèves interviennent après
sollicitation, et 10 élèves sont toujours en retrait).
- La Classe de 1ère année moyenne 3 (40 élèves entre 11 et 13 ans), classe faible, 9
élèves qui prennent souvent la parole, 6 élèves interviennent après sollicitation et 25
élèves sont toujours en retrait.

On a remarqué que dans les deux classes, il y’a des élèves participatifs qui prennent
souvent la parole, comme il y’a ceux qui participent sans réflexion et sans choix ni règle ce
qui perturbe et gêne l’enseignant lors de la séance.

Les élèves qui participent et prennent la parole en classe au hasard sans même demander
la permission, perturbent régulièrement les échanges, ce qui pose un problème de discipline,
ce qui avait pour effet de ralentir et parfois retarder le cours.

1.1. Quelques problèmes de discipline :

Nous abordons là le chapitre le plus polémique de la pédagogie celui sur lequel les
éducateurs, qu’il soit parents ou enseignants, s’affronteront encore longtemps comme ils n’ont
cessé de le faire jusqu’alors. C’est aussi celui qui semble préoccuper le plus, voire même
angoissé, les enseignants débutants. Que faire pour imposer son autorité1.

Un certain temps, on a pu constater que les parles des élèves n’était pas de qualité et des
fois n’ont aucun sens et aucune importance. Souvent ils osaient de dire et de lancer des mots
en Arabe sans même essayer de les structurer en énoncés et en phrases grammaticales
(S+V+C), ou bien ils prononçaient mal les mots.

L’autre problème qui se pose a été, la participation spontanée, où l’élève prend la parole
quand l’enseignant adresse une demande soit à la classe sans le désigner pour répondre, soit à
un autre élève, ou bien, quand l’enseignant ne demande rien à personne.

Par ailleurs, certains élèves sont visiblement, engagés, dans des activités étrangères à la
leçon ; ils jouent avec des objets, chahutent avec ses voisins ou les dérangent, regardent par la
fenêtre et s’intéressent à ce qui passe dehors, ou bien travaillent des taches sans rapport avec
la leçon.

1
Denise Louanchi , Eléments de Pédagogie , O. P. U. Alger , 1994, p254

34
Nous avons aussi pu remarquer que certains élèves profitaient du brouhaha pour tenter la
chance à prendre la parole.et souvent lorsqu’ils exagèrent, nous demandions le silence pour
pouvoir réécouter la réponse de l’élève perturbé par le bruit. Alors celui-ci se sent
automatiquement dérangé et pressé dans un marmonnement inaudible de ses camarades.

S’ensuivaient alors, les face à face interminables, les avertissements, et inutiles heures de
retenues pour les perturbateurs récidivistes.

En effet, on a constaté une autre catégorie celle des apprenants timides ; ceux qui ne
prennent jamais le risque de participer. Même après sollicitation, les timides s’enfermaient
dans le silence, et les apprenants participatifs récupéraient la parole ; ce qui créé pour les
timides une situation de sécurité.

Au final, la situation restait bloquée; les élèves sanctionnés juraient de ne plus jamais
participer en classe et les élèves silencieux continuaient d’être silencieux.

1.2. l’obstacle de mutisme chez les élèves :

Comme tous les enseignants, nous avons considéré le bavardage, un problème de


discipline le plus difficile qu’on peut rencontrer dans notre carrière, mais on a découvert un
autre obstacle qui peut entraver le progrès de la séance; celui du silence des élèves.

Il parait donc, qu’il est facile de se taire un élève, mais de faire parler ce dernier pour
qu’il s’exprime ou participe dans la classe, c’est le plus dur. Au même temps, on ne peut pas
forcer un élève à prendre la parole s’il n’aime pas ou n’a pas l’envie !

Lorsqu’un élève n’a pas l’envie et le désir de participer, aucune autorité ne peut
ingérer ni servir, celui-ci nous a posé un grand souci d’avoir un nombre suffisant des élèves
participatifs, et de les donner les mêmes chances de progresser, espérant de trouver des
solutions concrètes à cette problématique.

Avant d’installer des nouvelles stratégies d’apprentissage, il est important de


déterminer les causes du mutisme chez les élèves.

Nous avons tenté de mentionner les raisons de la non-participation de notre classe de


1ère AM3; les raisons de la démotivation dans ce groupe et de l’enseignant lui-même.

35
1.3. Les raisons de la démotivation dans la classe de 1ère AM3 :
 Certains élèves aiment qu’ils sont incompétents et faible en français, ils se disent
eux-mêmes : « on est faible et nul de toute façon ».
 Ils ont un manque d’outils lexicaux et syntaxique, dès qu’ils font une erreur, ils
abandonnent.
 D’autres élèves actifs et rapides qui participent souvent monopolisent la parole et
n’écoutent pas celle des autrui.
 Certains élèves n’ont aucun intérêt à ce qui se passe dans la classe, ils ont l’air
endormi.
 Ils ne comprennent pas ce que l’enseignant dit parce que le niveau de la discussion
est trop élevé.
 D’autres élèves n’écoutent pas l’enseignant, parce qu’ils étaient en train de
bavarder, donc ils restent perdus.
 Un élève qui profite du bruit pour participer dans le but de se faire entendre du
professeur sans se faire entendre par ses camarades.
 On a remarqué que certains élèves ont cessé de participer parce qu’ils ont donné
leurs avis mais l’enseignant n’en a pas pris en considération.
 Les élèves qui sont malades, ou ont des défauts, ils préfèrent d’être invisibles dans
la classe en gardant le silence.
 Parfois et sans faire attention ou démotive les élèves motivés, lorsqu’on donne plus
d’importance pour faire parler les faibles.
 Un élève dans la classe et qui a un accent étrange, par exemple, il prononce mal le
son [u], et il le prononce [i], à chaque fois il ose prendre la parole, il fait l’objet de
moqueries de la part de ses camarades.
 Certains qui ont des problèmes familiaux n’ont pas du tout envie de participer.
1.4. Les raisons du silence qui concernent l’enseignant :
 Un enseignant très sévère peut ennuyer ses élèves ou leurs faires peur.
 L’enseignant doit trop parler et intervient à tout propos pour meubler le silence.
 L’enseignant a interrompu la parole d’un élève pour la corriger ou de compléter ou de
reformuler.
 L’inexpérience de l’enseignant, interprète le silence des élèves.
 Au début d’année, nous étions des nouvelles pour nos élèves, ce qui a renforcé la non-
participation de la majorité des élèves car le climat n’était pas convenable à la
communication.

36
Nous ajoutons :

Les prises de paroles étaient souvent mal organisées et spontanées, malgré nos
demandes répétées de lever le doigt pour parler, écouter ses camarades quand ils donnent
leurs avis, les élèves continuaient de couper la parole des autrui et de bavarder.

Notre réaction était de laisser faire les prises de parole spontanées car nous avons le
sentiment de les avoir parlés.

37
2- Le Questionnaire :

Nous avons disposé deux questionnaires, qui concernent les élèves et les enseignants,
comportent des questions ouvertes et celles qui sont fermées.

 Le questionnaire destiné aux élèves, contient 5 questions fermées, simples et


abordable à tous Nous avons essayé à partir du sujet et les formulations des
questions de trouver la motivation et la démotivation des apprenants, ce qu’ils
aiment comme activité, ce qu’ils pensent de langue française et de l’enseignant
lui-même.

Il s’agit donc de ramasser un maximum de matériel possible pour préparer une


recherche, ce matériel est obtenu par deux moyens : - l’élaboration d’une documentation sur
le concept de motivation, démotivation et sur l’apprentissage.

Nous avons pris cette documentation à l’aide d’extrait d’ouvrage, d’articles de


journaux, de consultations de thèses, de résultats de questionnaires…etc.

Et surtout les personnes qui ont travaillé sur les sujets de thèses et les enseignants qui
ont une expérience dans le domaine d’enseignement.

 Le questionnaire destiné aux enseignants, comporte 13 questions, les une fermées


et les autres ouvertes.

Le questionnaire a été distribué à une dizaine d’enseignants de FLE dans le but de


connaitre tout d’abord que signifie la motivation des élèves pour eux, le système de
récompense et de punition utilisés, de savoir les personnes qui peuvent aider les élèves et
enfin quelques conseils donnés à eux pour être davantage motivés.

38
2-2- Analyse des questions (le questionnaire des apprenants de
1èreAM1) :

A travers le questionnaire, nous avons pris en considération le niveau des élèves, le


sexe ; la combinaison sexe (filles et garçons).

Le lieu : l’expérience a été effectuée au CEM Hamla Rachid à Tebessa (milieu


urbain).

*Question N°1

Aimes-tu le français ?

Oui

Non

Tableau N°1 « le désir d’apprendre le français »

Réponse Nombre des interrogés Pourcentage %


Oui 26 78 %

Non 07 22 %

oui
non

Présentation des résultats :

Les résultats nous montrent que 78 % d’élèves interrogés aiment apprendre la langue
français, cependant que 22 % des interrogés n’aime pas cette langue.

39
Commentaires et interprétations :

Dans cette première question les opinions diffèrent sur l’envie d’apprendre la langue
française, de ce fait 22% des interrogés n’aiment pas apprendre la langue française, parce
qu’elle est considérée comme étrangère, une langue qui ne répond pas aux modes de vie de
leurs milieux familiaux et sociaux par rapport à l’arabe qui est la langue maternelle. Et aussi
l’influence de l’espace géographique qui détermine l’usage linguistique.

*Question N°2

Aimes-tu parler en français ?

Oui

Non

Tableau N°2 « l’utilisation de la langue française »

Réponse Nombre des interrogés Pourcentage %


Oui 24 72%
Non 09 28%

oui
non

Présentation des résultats :

Nous avons remarqué d’après les résultats obtenus que 72% des interrogés qui aiment
parler le français, tandis que 28% élèves détestent d’utiliser cette langue.

40
Commentaires et interprétations :

Le fait de parler une langue étrangère n’est pas abordable a tous les élèves, sache que
certains élèves aiment et essayent de parler avec cette langue mais ils n’ont pas un bagage
linguistique suffisant, pour qu’ils peuvent s’expriment librement sans faire des fautes.

*Question N°3

Quand l’enseignant explique la leçon comprends-tu ?

Oui

Non

Tableau N°3 « l’intercompréhension enseignant/élève »

Réponses Nombre es interrogés Pourcentage %

Oui 14 42%

Non 19 58%

oui
non

Présentation des résultats:

Le résultat nous permet de dire que 42% des élèves interrogés comprennent quand
l’enseignant explique, tandis que 58% ne comprennent pas.

41
Commentaires et interprétations :

Nous avons constaté d’après les résultats que la majorité des élèves ne comprennent
pas ce que dit l’enseignant, parce qu’ils ont l’habitude d’arriver à la langue maternelle pour
comprendre n’importe quel mot, alors le niveau de la discussion parait un peu élevé pour ces
élèves. Tandis que le reste comprend et interagit avec son enseignant, parce qu’ils sont tout
simplement les excellents de la classe qui sont d’un milieu cultivé utilisant de temps en temps
des mots français.

*Question N°4 :

Préfères-tu :

-L’expression orale

-La compréhension de l’écrit (la lecture)

-Point de langue (vocabulaire, grammaire, conjugaison, orthographe)

-La production écrite

Tableau N°4 « leurs centres d’intérêt »

Réponse Nombre des interrogés Pourcentage %


L’expression orale 09 27%
La lecture 00 00%
point de langue 22 67%
La production écrite 02 06%

25

20

15

10

0
E,O la lecture point de L P,E

42
Présentation des résultats :

27% interrogés préfèrent l’expression orale, 67% élèves déclarent qu’ils aiment les
points de langue (vocabulaire, grammaire, conjugaison, orthographe), et 06% élèves qui ont
choisi la production écrite, tandis que aucun élève aime la lecture.

Commentaires et interprétations :

On a constaté que le nombre des élèves qui ont choisi l’expression orale comme
l’activité préférable, est limité, ces élèves ont l’habitude de s’exprimer et de prendre la parole
souvent en classe, ce sont les excellents parce qu’ils interviennent toujours et donnent des avis
et des suggestions. Pendant qu’un nombre considérable de 22 élèves qui aiment étudier les
points de langue parce qu’ils sont des leçons courtes, qui ne sont pas ennuyantes, où
l’enseignant peut diversifier la méthode ; par les activités ludiques qu’elles attirent leurs
attentions. 02 élèves voient que la production écrite est mieux parce qu’ils s’expriment dans
une feuille librement sans être écoutés par ces camarades sans hésiter de commettre des
erreurs. Mais ce qui concerne la lecture personne ne l’aime, parce qu’elle parait comme une
leçon monotone, car les élèves ont des difficultés à comprendre ce qu’ils lisent.

*Question N°5 :

Préfères-tu d’étudier :

-Sur tableau

-Par ordinateur

-Par le livre

Tableau N°5 « les moyens motivants et démotivants »

Réponse Nombre des interrogés Pourcentage %


Sur tableau 05 16%

Par ordinateur 24 74%

Par le livre 03 10%

43
25

20

15

10

0
sur tableau par ordinateur par le livre

Présentation des résultats :

16% des élèves voient que c’est mieux d'utiliser le tableau, 74% déclarent que
l’ordinateur est le meilleur, et 10% qui préfèrent d’exploiter le livre.

Commentaire et interprétation :

On a remarqué que les élèves qui préfèrent d’étudier avec le tableau ne sont pas
nombreux, parce qu’ils le trouvent pas un moyen motivant, et seulement un tiers d’élèves qui
préfèrent le livre et le considère comme support intéressant, alors que la majorité des élèves
choisissent d’étudier par ordinateur parce qu’il est un outil technologique que la plupart des
apprenants savent l’utiliser aiment l’exploiter dans ses études.

D’après les résultats de notre questionnaire destiné aux apprenants, on peut dire que le
français reste toujours une langue étrangère pour eux, même s’ils aiment cette langue, ils
n’ont pas les capacités suffisantes pour qu’ils peuvent parler et communiquer librement par
cette langue.

44
2-2- Analyse des questions (le questionnaire des enseignants) :

Dans l’examen du questionnaire des enseignants, effectué auprès d’un échantillon de


dix professeurs dans différents établissements nous présentons comment réagissent les
élèves dans une classe de FLE.

 Question N°1 :

Que signifie pour vous «un élève motivé» ?

Cette question porte sur la notion de motivation, chaque enseignant a donné une
définition. D’après les propos recueillis.

Un élève motivé est un élève vivant, dynamique, stimulé, et attentif, il fait ses devoirs, il
cherche des réponses et des explications, et intervient souvent.

 Question N°2 :

Pensez-vous que la motivation est importante dans l’apprentissage du FLE ?

Oui

Non

Réponses Nombre des interrogés Pourcentage %


Oui 15 100%
Non 00 00%

La deuxième question porte sur l’importance de la motivation dans l’apprentissage, la


majorité des interrogés ont confirmé que la motivation est indispensable pour que
l’enseignement réussit, parce qu’elle favorise, facilite, l’appropriation de l’apprentissage et
spécifiquement l’apprentissage des langues étrangères.

 Question N°3 :

Pensez-vous que vos élèves sont motivés ?

Oui

Non

45
Réponses Nombre des interrogés Pourcentage %
Oui 08 40%
Non 12 60%

oui
non

Dans la troisième question porte à savoir si les élèves sont motivés, 60% des
interrogés déclarent que ses élèves sont démotivés parce qu’ils rencontrent des difficultés
dans ses études, et n’apprennent pas facilement. Tandis que le reste affirment que ses élèves
sont motivés parce qu’ils interviennent et participent même s’ils produisent des erreurs.

 Question N°4 :

Vos élèves sont-ils attentifs lors de cours du FLE ?

Souvent

Parfois

Jamais

Réponses Nombres des interrogés Pourcentage %


souvent 06 30%
Parfois 12 60%
Jamais 02 10%

46
souvent
parfois
jamais

La quatrième question est centrée sur l’attention des élèves lors de cours de français,
les réponses se diffèrent d’un enseignant à un autre. 60 % affirment que ses élèves sont
attentifs parfois parce que cela dépend des conditions pédagogique (la leçon, le contenu, la
salle, les moyens…etc.), 30% des interrogés déclarent que ses élèves sont attentifs le plus
souvent, lorsqu’ils arrivent à suivre l’enseignant vu leur bagage linguistique. Mais la minorité
des enseignants voient que ses élèves ne sont jamais attentifs, pace qu’ils ne sont pas
intéressés de la langue française, et n’aiment pas le cours.

 Question N°5 :

Comprennent-ils tout de suite la consigne ?

Oui

Non

Après sollicitation

Réponses Nombre des interrogés Pourcentage %


Oui 02 10%
Non 04 20%
Après sollicitation 14 70%

47
16

14

12

10

0
oui non après sollicittion

La cinquième question tourne au tour la compréhension du cours pour les élèves, 70%
des enseignants interrogés proclament que ses élèves ne comprennent pas la consigne tout de
suite mais après des explications ou des reformulations, d’autres enseignants affirment que ses
élèves comprennent la consigne facilement, puisqu’ils sont venus des familles instruites.
Tandis que le reste des interrogés disent que ses élèves ne comprennent pas la leçon même
après des sollicitations.

 Question N°6 :

Posent-ils des questions ?

Oui

Rarement

Jamais

Réponses Nombre des interrogés Pourcentage %


Oui 14 70%
Rarement 03 15%
Jamais 03 15%

48
16

14

12

10

0
oui rarement jamais

La sixième question est pour vérifier si les élèves posent des questions aux
enseignants, la majorité des interrogés affirment que ses élèves posent des questions s’ils se
trouvent en difficultés de compréhension ou pour vérifier leurs acquis, d’autres enseignants
assurent que c’est rare où les élèves posent des questions parce qu’ils n’ont pas un niveau
assez fort en oral, et le reste des interrogés, ses élèves ne posent jamais des questions parce
qu’ils n’osent pas prendre la parole ou s’exprimer librement.

 Question N°7 :

Dans une séance d’oral, est ce que vos élèves prennent la parole dans la classe ?

Oui

Rarement

Jamais

Réponse Nombre des interrogés Pourcentage %


Oui 07 35%
Rarement 11 55%
Jamais 02 10%

49
oui
rarement
jamais

La septième question porte sur la prise de parole, 55% d’enseignants déclarent que ses
élèves prennent la parole rarement lorsqu’ils n’ont pas un bagage linguistique suffisant qui les
permet de s’exprimer sans hésitation, un pourcentage limité des interrogés qui voient que ses
élèves sont capable de parler et interviennent le plus souvent, et le reste assure que ses élèves
sont toujours en retrait.

 Question N°8 :

Si ça signifie que vos élèves sont démotivés, que faites-vous dans ce cas ? (des stratégies)

Cette question porte sur les stratégies employées par les enseignants pour motiver ses
élèves.

La majorité des interrogés pensent qu’il est important de changer les méthodes de
travail pour attirer les élèves, diversifier les supports, les activités, change le climat à chaque
fois, de raconter des anecdotes… etc.

 Question N°9 :

Ces stratégies ont une influence sur vos élèves ?

Oui

Non

50
Réponse Nombre des interrogés Pourcentage %
Oui 18 90%
Non 02 10%

oui

non

Cette question porte sur l’impact des stratégies motivationnelles sur élèves, d’après
l’examen du questionnaire il parait que les stratégies des enseignants interrogés ont réussi,
parce que l’élève est toujours surpris par les changements quels fait l’enseignant pour faire
sortir son élève de la routine.

 Question N°10 :

Quels systèmes de récompenses et de punition utilisez-vous ?

Cette question concerne le système de récompenses et de punition appliqués par les


enseignants. Les jugements sont diversifiés, il y’a ceux qui préfèrent la récompense
matérielle ; notes en plus, des cadeaux, des bonbons, des encouragements devant les autres. Et
ceux qui préfèrent la punition par les devoirs à domicile, la convocation des parents.

 Question N°11 :

Quelles personnes selon vous peuvent aider à la motivation des élèves ?

La onzième question cherche à savoir les personnes qui jouent un rôle important dans
la motivation des élèves soit de près ou de loin.

51
On a constaté d’après les avis des interrogés que c’est l’enseignant avant tout puis les
parents, le milieu familial et les amis motivés qui connaissent l’importance de l’apprentissage
d’une langue étrangère.

 Question N°12 :

Quels conseils donneriez-vous aux élèves pour être davantage motivés ?

La dernière question concerne les conseils donnés par les enseignants aux élèves pour
être plus motivés. Quelques suggestions données par les interrogés :

- Etre attentifs en classe.


- Préparer leurs cours et faire leurs exercices et devoirs.
- Aimer l’esprit d’équipe.
- S’exprimer entre eux davantage en langue française.
- Réviser leurs leçons chez eux.

Après avoir analysé le questionnaire distribué aux enseignants du FLE, dans différents
établissements, nous avons pu conclure que la motivation des apprenants dans une classe du
FLE est indispensable dans le processus enseignement/apprentissage, sans oublier que la
motivation des élèves doit être diversifiée en appliquant des différentes méthodes, et en
utilisant plusieurs support motivationnels pour inciter l’intérêt de l’élève.

52
3- Le commentaire d’une vidéo faite avec les apprenants :

Pour renforcer notre travail de recherche, et dans le but d’approuver la théorie de


motivation dans l’apprentissage de l’oral, on a exploité la vidéo comme un facteur motivant
dans le processus enseignement/apprentissage dans une classe de FLE.

Le thème de la vidéo que nous avons utilisé chez les élèves de 1ère AM3, est « la
sécurité routière », ce document montre que :

 Il faut attacher la ceinture de sécurité ;


 Les petits s’assoient en arrière ;
 On traverse pas la route n’importe où, mais sur le passage piéton ;
 Avant de traverser la route, regarder à droite et à gauche ;
 Faire plus attention au feu de signalisation.

La vidéo utilisée dans notre expérience dure quatre minutes, elle est présentée sur le mur
de la classe en utilisant un vidéo projecteur branché à un ordinateur dans un climat calme et
sombre.

Avant de lancer la vidéo, on a changé le placement des tables en forme U, en entrant à la


classe les élèves ont été surpris par la nouvelle décoration.

Ensuite, nous avons posé des questions de préparation concernant la séquence étudiée
(titre de la séquence…etc.)

Puis, nous avons lancé la vidéo et demandé aux élèves de la regarder attentivement, au
même temps on a préparé des questions à poser après le visionnement. Les questions sont les
suivantes :

 Quel est le genre de la vidéo ?


 Quels sont les personnages de cette vidéo ?
 Où se trouvent-ils ?
 Essayez de nous dire sur quoi porte la vidéo ?
Ces quatre questions ont l’objectif de :
 Eveiller l’intérêt des élèves.
 Pousser l’élève pour prendre la parole en créant chez lui une confiance en soi.
 Pousser l’élève a analyse des images animées.

53
 Découvrir un nouveau vocabulaire.
 Définir le genre de la vidéo.

Après le visionnement du document, on a consacré le reste de la séance pour donner lieu


au jeu de rôle. En invitant les élèves à rejouer la scène en groupe, ils étaient motivés, et
aimaient cette étape.

Durant la séance les élèves participent et chacun essaye de donner la réponse convenable,
puis nous avons demandé aux élèves d’essayer de nous dire les conseils qu’ils ont retenus
d’après la vidéo.

Les apprenants ont pris la parole chacun à son tour. La vidéo est accompagnée d’un
questionnaire pour améliorer la compréhension de l’oral des apprenants, exploité pour
enrichir le vocabulaire des apprenants et pour les pousser à s’exprimer.

Par cette expérience, on peut dire qu’on peut exploiter la vidéo à tout moment dans les
expressions orales, parce qu’elle permet de développer différentes compétences orales chez
l’apprenant.
De plus, la vidéo facilite la compréhension des apprenants, développe leur expression orale, et
permet à ceux qui ont des difficultés en compréhension d’acquérir un nouveau vocabulaire et
le réemployer lors de l’expression orale.
La vidéo est un moyen très efficace et motivant dans d’apprentissage de l’oral la
langue française.

54
Conclusion
« Celui qui veut atteindre un objectif lointain doit faire de petits pas »

Saul Bellow,2015
Au bout de notre travail, on a pu élucider l’importance qui englobe le terme
motivation, qu’elle parait comme un facteur essentiel dans le domaine
enseignement/apprentissage.

En effet, les apprenants partagent de différents désirs et intérêts dans l’apprentissage


du français, et les facteurs motivationnels se diffèrent d’un apprenant à un autre.

Certains, ayants un intérêt spécifique à l’étude du français, et éprouve une motivation


dite intrinsèque marquée par une volonté de surpasser, et un besoin de curiosité par lesquels
se manifestent le désir d’apprendre.

D’autres, n’ont pas le plaisir que possèdent les premiers lors des cours de français, ils
apprennent la langue pour avoir une récompense ou éviter une punition de la part de
l’enseignant ou leurs parents ; la motivation manifestée par ces élèves est dite extrinsèque.

De ce fait l’oral joue un rôle dominant dans l’apprentissage du FLE, où l’enseignant se


trouve dans une situation où il doit être un peu psychologue dans la transmission du savoir
aux apprenants, et surtout aider à surmonter le complexe de ne pas réussir à prendre la parole
dans les différentes interactions.

Durant notre recherche, on a pu constater que le climat et l’environnement où se


réalise l’apprentissage, doit être suscitant et suggérant le désir de découvrir la langue, et c’est
à l’enseignant de créer un espace confortable basé sur les interactions aboutissant des
échanges entre les apprenants et favorisant la volonté d’apprendre.

Et à cet effet, le statut de l’enseignant joue un rôle essentiel, ce dernier doit être strict,
autoritaire et respecté par ses apprenants sans que cela soit démesuré et exagéré.

Il est recommandé que l’enseignant doive prendre en considération les besoins et les
intérêts des apprenants, donc il doit proposer des activités variées aux élèves.

Pour que les élèves se sentent à l’aise, il est important que l’enseignant doive veiller
sur la mise en place d’une pratique diversifiée.

En revanche, parmi les procédures adaptées par les enseignants à fin que les élèves
progressent ; la motivation par la parole c’est le fait de banaliser en quelques sorte l’erreur et
de la normaliser afin que les apprenants puissent prendre une décision et moins craindre
l’erreur.

56
Outre, le dialogue entre les élèves et son enseignant, et même ce dernier et les parents
est nécessaire pour connaitre les attentes des élèves lors de l’apprentissage.

Les résultats obtenus confirment nos hypothèses qui révèlent que le choix des supports
utilisés dans l’enseignement/apprentissage d’une langue étrangère, est un moyen parfait pour
motiver un élève sans oublier que le climat reflète positivement ou négativement l’attitude des
élèves en classe.

Nous souhaitons que nous avons mis l’accent sur notre sujet, et nous espérons que
notre modeste recherche a pu toucher tout ce que nous avons estimé être en rapport avec le
sujet, et qu’elle donne au moins une idée sur l’importance du climat et du choix des supports
motivationnels dans l’enseignement d’une langue étrangère.

57
Bibliographie
Ouvrages :

 Abdelkader Amir, Ilmaine Smail, Remédiation pédagogique, cours de formation,

2008.

 André, Bernard. « Motiver pour enseigner ». Paris : Hachette Education, 1998.

 CHOUINARD Roche, Plouffe. C. & ARCHAMBAUT Jean (2006). « Soutien à la motivation


scolaire ». Dans LINE Massé, NADIA Desbiens & CATHRINE Lanaris (Eds), Les troubles
du comportement à l’école : évaluation, prévention et intervention, Montréal : Gaëtan Morin
Editeur.
 Denise Louanchi, Eléments de Pédagogie, O. P. U. Alger, 1994.

 Emille Durkhiem, « L’évolution pédagogique en France », PUF, 1969.

 Ferdinand de Saussure, langue/parole, la théorie saussurienne, linguistique, Frédéric

François, Ed. PVF Fondamental, Paris, 1998.

 Pierre Vianin, « La motivation scolaire », collection dirigée par Jean Marie DE Ketele

et Antoine Roosen, 2006.

 Rolland Viau, « la motivation en contexte scolaire ». Québec. Les Editions du

renouveau Pédagogique.Inc.1994.

 Philippe Dessus et Edouard Gentaz, Apprentissages et enseignement, Dunod, 2006.

Articles :
 Apprendre autrement aujourd’hui !, Fabien Fenouillet, la motivation à l’école, 10èmes
Entretiens de la Villette, 1999.
 Eduscol, créer un environnement et un climat propices à l’apprentissage, 08/10/2014.
 CHOUINARD Roche, Plouffe. C. & ARCHAMBAUT Jean (2006). « Soutien à la motivation
scolaire ». Dans LINE Massé, NADIA Desbiens & CATHRINE Lanaris (Eds), Les troubles
du comportement à l’école : évaluation, prévention et intervention, Montréal : Gaëtan Morin
Editeur.
 Dossier familial, Catherina Catsaros, il n’aime pas son prof que faire ?, le 03/05/2014.

59
 Fabien Fenouillet Maître de conférences, la motivation à l’école, laboratoire Théodile,
didactique du français, UFR de sciences de l’éducation université Charles-de-Gaulle-
Lille-III.
 Formation Emploi, Stéphanie Leloup « La motivation : critère d'évaluation de la
performance scolaire ? » 2000.
 Le petit journal des profs, Apicot, Quelques "Trucs" pour faire parler ses élèves en
classe de FLE, 14 Avril 2013.
 Les Carnets du Cediscor, Maria José Rodrigues Faria Coracini, les questions du
professeur dans un cours de lecture en langue étrangère, 1994.
 Jean-François Halté& Marielle Rispail, L’oral dans la classe (compétence,
enseignement, activité), Paris, 2005.
 Rire Réseau d’Information pour la Réussite Educative, Marie-Ève Lacroix et Pierre
Potvin, la motivation scolaire, Université du Québec à Trois-Rivières, 2009.

 Mohammed Chekour, Raja Chaali, Mohammed Laafou et Rachid Janati-


idrissi « Impact des théories de la motivation sur l'apprentissage dans le contexte
scolaire » Association EPI Avril 2015.

 Recherche et pratique pédagogiques en langues de spécialité, Elkouria Chahou, Elsa


Izquierdo et Maria Lestang, le traitement de l’erreur de la notion de progression dans
l’enseignement/apprentissage, 2009.

 SDM, Denise Barbeau professeure de psychologie, La motivation scolaire, Cégep de


Bois-de-Boulogne 7, no 1, oct. 1993.

Dictionnaires :
 Dictionnaire Didactique des langues, R.Galissom et Coste, ED, Hachette, Paris, 1976.
 L’essentiel français, Dictionnaire pratique de didactique du FLE : nouvelle édition,
revue augmenté, Ed Ophrys, Paris, 2008.
 Dictionnaire d'analyse du discours, Charraudeau.Pet D. Maingneneau, Paris, seuil,
2000.

Mémoires :

 Badet Caroline, comment inciter les élèves à prendre la parole en langues


étrangères ? l’exemple de l’anglais, IUFM de l’Académie de Montpellier, 2005

60
 Benedito TEIXEIRA BARROS « la pratique de l’oral dans
l’enseignement/apprentissage du FLE » mémoire de master1, d’Université Jean
Monnet de Saint-Etienne, 2011.
 CHERIET Karima « pour un enseignement/apprentissage efficient pour l’oral chez les
élèves de 1ère année moyenne en FLE (cas du CEM chergui Mecki Zéribet-el-oued
willaya de Biskra) » mémoire de magistère, université MOHAMED KHIDER- Biskra,
2013.
 Daniel Nunes Oliveira « Les difficultés des élèves à communiquer en français à l’oral,
en classe de 9eme et 10eme au lycée Abilio Duarte de Palmarejo: réalités et
perspectives » mémoire d’université du Cap Vert, septembre 2010.
 Isabelle Makles, la motivation des élèves lors de l’apprentissage d’une LVE à l’école,
mémoire de master 2, Education, 2012.
 JEAN Baptiste NADGIJIMANA « Motivation et réussite des apprentissages scolaires »
mémoire de D.E.A université de Bouakké/ENS-Coté d’lvoire, 2008.
 Hachemane Ghoziel « Motivation et démotivation dans l’apprentissage du français chez les
Collégiens algériens Etude socio- didactique » mémoire de magistère ABOU BAKR
BElkaid–TLEMCEN, 2009.
 Margaux Maingueneau, « pourquoi et comment les élèves entrent-ils dans les
situations d’apprentissage », mémoire de Master2, université de Nantes, d’Angers et
du Maine, 2014.
 SAIDANE Oumessaad « le rôle de l’enseignement dans la construction de la
motivation en classe du FLE » mémoire de master wilaya de Biskra 2012.

Sitographie :
 https://www2.aclyon.fr/enseigne/eps/IMG/pdf/Les_facteurs_de_la_motivation_scolair
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 http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:L0cNHwxUG_AJ:www.ifade
m.org/sites/default/files/ressources/madagascar-livret1-deblocage-linguistique-des-
eleves.pdf+&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

 https://www2.espe.u-bourgogne.fr/doc/memoire/mem2005/05_04STA00241.pdf

 http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/jeux_de_r%C3%B4le/88861#10908297

 https://www2.espe.u-bourgogne.fr/doc/memoire/mem2006/06_0400706A.pdf

61
 http://www.uqac.ca/deptdse/3psy206/varapp/motb2.html

 http://www.memoireonline.com/10/09/2770/m_motivation-et-reussite-des-des-
apprentissages-scolaires49.html

 http://www.ac-créteil.fr/langage/contenu/peda/dossier/oral.htm

 http://lamotivation.e-monsite.com/pages/theorie-2.html

 http://cms.ac-
martinique.fr/discipline/stiplp1/file/stagiaires/la_motivation__deau_saban_5.pdf

 http://portail.umons.ac.be/FR/universite/facultes/fpse/serviceseetr/methodo/recherches
/recherches_en_cours/Documents/121011_La-motivation-scolaire.pdf

62
Annexes
Tables des matières :
Page
- Remerciements
- Dédicaces
- Introduction 7
Chapitre I : La motivation
1- Qu’est-ce que la motivation ? 10
2- Les types de la motivation 11
2-1- La motivation intrinsèque 11
2-2- La motivation extrinsèque 12
2-3- Motivation intrinsèque et motivation extrinsèque font-elles bon ménage ? 13
3- La motivation scolaire 14
3-1- Qu’est-ce que la motivation scolaire ? 14
3-2- Les indicateurs de la motivation scolaire 15
3-2-1- Le choix de s’engager 15
3-2-2- La persévérance 15
3-2-3- L’engagement 16
3-2-4- La performance 16
3-3- Les déterminants de la motivation scolaire 17
4- La motivation dans l’apprentissage de l’oral 17
4-1- Définition de l’oral 18
4-1- La forme de l’oral 19
4-2- Les fonctions de l’oral 19
4-3- La motivation dans l’apprentissage de l’oral 20
Chapitre II : Les facteurs motivationnels dans la classe
1- Les stratégies adaptées pour motiver l’élève 22
1-1- Le rôle de l’environnement 22
1-1-1- L’espace de la classe 23
1-1-2- Le placement des tables 23
1-2- L’enseignant 24
1-2-1- L’enseignant et son attitude 25
1-2-2- L’autorité de l’enseignant 25
1-3- Les activités proposées par l’enseignant 26
1-3-1- L’importance du choix des supports et des activités 26
1-3-2- Tenir compte de la diversité des supports 26
2- Enseignant et élève : une relation de partage 28
2-1- Motiver les élèves par la parole 28
2-2- L’importance du dialogue à l’école 29
2-2-1- Le dialogue entre les élèves et l’enseignant 29
2-2-2- Relation enseignant/famille 29
2-2-3- Prendre en compte les opinions des élèves 29
3- Le statut de l’erreur dans l’apprentissage 30
3-1- Le traitement de l’erreur 32
Chapitre III : Présentation de la classe cible et l’analyse du questionnaire
1- La classe cible 34
1-1- Quelques problèmes de discipline 34
1-2- L’obstacle de mutisme chez les élèves 35
ère
1-3- Les raisons de la démotivation dans la classe de 1 AM3 36
1-4- Les raisons du silence qui concernent l’enseignant 36
2- Le questionnaire 38
ère
2-1- Analyse des questions (le questionnaire des apprenants de 1
39
AM1)
2-2- Analyse des questions (le questionnaire des enseignants) 45
3- Le commentaire d’une vidéo faite avec les apprenants 53
Conclusion 56
Bibliographie 59
Annexes

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