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La grammaire du texte

Tout comme une phrase, un texte doit être structuré et cohérent. Le texte, pour
former un véritable tout, doit respecter certaines règles qui concernent sa structure
globale.

Évidemment, aux principes de base qui régissent la grammaire du texte, on doit ajouter
les particularités qui s'appliquent aux séquences textuelles (explicative, narrative,
descriptive, argumentative, etc.) et aux différents genres littéraires (genre narratif,
genre poétique et genre théâtral.
Pour que l'on reconnaisse un ensemble de phrases comme formant un texte, le tout doit
renfermer des éléments essentiels :
1. Le BUT :

Un texte doit avoir impérativement un but. Ce but peut être d’agir sur les
émotions, sur l’imaginaire ou sur les connaissances du destinataire.

Exemple : la fiche sur la situation de communication. Cette fiche a un but : faire


comprendre comment fonctionne une communication. Pour atteindre ce but, on
y explique le schéma de la communication et on y définit chacune des
composantes.

Le conte Le Petit chaperon rouge. Ce récit, produit par Charles Perrault, a aussi
un but : celui de divertir et de toucher les sentiments du lecteur. De plus, à la
fin du conte original, on trouve une moralité ; le conte vise également à utiliser
la fiction pour apprendre aux enfants à se méfier des loups (les étrangers).

2. Le respect du type et du genre

Le texte doit traiter d’un sujet en respectant les codes reliés au type et


au genre. La fiche portant sur la situation de communication peut être reliée
au type explicatif : on y donne des définitions, des exemples, des explications,
etc. Ces procédés explicatifs respectent le genre capsule d'information.

Le Petit chaperon rouge correspond au type narratif et au genre conte. La


structure du texte et les événements sont fidèles aux codes de ce genre : situation
initiale, élément déclencheur, présence d’éléments mystérieux ou magiques (le
loup qui parle), etc. pour véhiculer l’idéologie de méfiance.

3. Le destinataire :
Le texte doit avoir un destinataire. Ce destinataire peut être réel (dans le
cas d’une lettre ou d’un courriel) ou imaginé. Le texte doit idéalement
s’adresser à quelqu’un, à un groupe ou à un type de personne.

 L'énonciateur
 Le message
 Le destinataire et le récepteur
 Le contexte
 Le code
 Le contact
 Les bruits à la communication
 La rétroaction (feedback)
 L'importance du non verbal

1. L’énonciateur : aussi désigné émetteur ou destinateur, est celui qui émet


le message, donc l'élément de la situation de communication qui permet
de répondre à la question Qui est-ce qui dit ça? 
Exemple :
- Lors d'un exposé oral, l'énonciateur est la personne qui présente ses
idées;
- Dans un éditorial de journal, c’est l’auteur du texte;
- Dans un roman, c’est le narrateur; 
- etc.
Selon ces situations différentes, l’énonciateur peut être réel (personne,
auteur, etc.) ou fictif (personnage, narrateur, etc.).

2. Le message :
De manière générale, l’énonciateur transmet un message.
Peu importe le type de communication, le message est toujours le sujet de
la communication, élément qui fournit une réponse à la question :
Qu’est-ce qui est dit?  Le message, c’est ce qui donne sens à la
communication.
3. Le destinataire et le récepteur
L’énonciateur communique habituellement son message à une personne
ou à un groupe précis. Dans la situation de communication, la personne à
qui le message s’adresse est le destinataire (le concerné par la visée de
communication). Cet élément de la situation de communication permet
de répondre à la question À qui s'adresse le message?
Il peut arriver que la personne qui reçoit le message ne soit pas
nécessairement le destinataire. Lorsque c'est le cas, cette personne est
le récepteur.
Exemple : C'est le cas lorsque quelqu’un envoie une copie d’un courriel à
une autre personne que le destinataire. Cette autre personne reçoit le
message, bien qu’il ne lui ait pas été adressé directement. ( cc = copie
carbone/ cci = copie carbone invisible)

4. Le contexte :
Les raisons à la base de la communication modifient, bien souvent, le
type de communication que l’énonciateur va choisir. C'est donc dire
que le contexte exerce une influence importante, voire majeure, sur la
communication.
Il faut se poser certaines questions pour mieux analyser ce contexte :

- Qu'est-ce qui a donné lieu à la communication?


- Dans quelle situation la communication s'effectue-t-elle?
- Quelle est la relation entre l’énonciateur et le destinataire?
C’est également le contexte qui explique certains éléments de la
communication, comme la référence faite à un moment, à un évènement
ou à une personne.
C’est également le contexte qui explique certains éléments de la
communication, comme la référence faite à un moment, à un évènement
ou à une personne.
Exemple : si on lit dans un courriel qui nous est adressé « en raison des
évènements récents que vous connaissez », le contexte d’énonciation
devrait nous aider à savoir ce dont il est question précisément.
Chaque société et chaque époque a ses caractéristiques et ses valeurs
culturelles propres. Dans une situation de communication, l’émetteur et le
lecteur doivent tenir compte de ces marques culturelles. Il est intéressant
de savoir que tous les types de valeurs vont influencer le contexte
d’énonciation et de réception d’une situation de communication.