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L’interculturel

Personne n’est sans savoir que le mot « inter-culturel » est composé de deux parties ; "inter "
qui signifie un échange ou un va-et-vient, et "culture " qui signifie un ensemble de
connaissances générales et spécialisées d’une personne, on trouve parmi les critères qui
permettent la définition de la culture : les croyances, les coutumes, la morales, l’art, les lois,
capacités et habitudes acquises par l’être humain comme étant membre d’une société…A ce
point, on peut dire que l’interculturel est une méthodologie de réciprocité et une stratégie
d’échange entre deux ou plusieurs cultures, elle est donc une complexité de cultures et de
pensées uniques ipso facto elle se dynamise et se fortifie à travers la rencontre et l’interaction,
il s’agit d’une rencontre d’abord des personnes entre elles-mêmes avant qu’elles soient une
trace culturelle dans la mesure où l’interculturel n’est uniquement pas une rencontre mais
aussi un processus donnant sens à cette rencontre-là. En fait, cette rencontre de l’un avec
l’autre, qui se réagissent pour réaliser ce processus d’échange culturel, nous impose de parler
de « autre » comme étant différent de « autrui ». Par la suite, ces deux termes nagent au sein
de deux autres notions qui sont « l’altérité » et « l’identité ». Commençons alors par faire
différence entre l’autrui et l’autre ; le premier spécifie l’être humain alors que le deuxième est
global de façon qu’il inclut même les objets. Avant de parler de l’identité et de l’altérité,
j’aimerais bien répondre à la question de pourquoi on parle aujourd’hui de l’interculturel ? A
savoir que ce processus existe déjà depuis le début du monde et depuis Adam et Eve au
paradis tant qu’il y avait un métissage, mais on en parle fort actuellement car il y a une crise
culturelle qui est dûe à un choc et à une rencontre aussi excessive que quotidienne entre
diverses cultures et surtout par le biais de la technologie telle que les mass-médias, les réseaux
sociaux et les moyens de transport à titre d’exemple, la chose qui suscite la violence par ci par
là et voire des guerres. Alors dans ce contexte l’interculturel est là et a pour but de dissiper le
malentendu et toute sorte d’incompréhension soit via l’extrémité identitaire, ou altéritaire soit
via une autre cause n’importe laquelle.

L’interculturel demeure toujours un processus qui étudie les risques et les conflits entre les
cultures, oui, il s’agit d’un risque et d’un conflit puisque chaque culture détient ses
particularités et caractéristiques propres à elle, par grand exemple l’identité. Qu’est-ce que
donc l’identité ? L’identité, en psychologie sociale, est la reconnaissance de ce qu’il est, par
lui-même ou par les autres, en parlant de ‘’regard‘’ ; ce terme fait partie de grands éléments
définissant l’identité, alors, le regard est l’image que l’on a de l’autre. Donc pour reconnaître
ce que je suis, il faut le regard emmi lequel il y a autre et autrui qui le définissent en tant que
différents de moi : je suis moi parce qu’il y a un autre comme moi mais qui n’est pas moi, je
suis musulman parce qu’il y a un autre qui ne l’est pas, je suis masculin parce qu’il y a un
autre qui est féminin… Ainsi, puis-je te donner une telle identité, mais à condition que je sois
stable dans ma construction psychique et idéelle ainsi que dans toute ma personne de façon
générale, dans ce contexte même, Paul RICOEUR parle de l’ « ipséité » ; un élément de base
contrairement à celui de collectif dont l’ « idem » en parlant de l’identité. D’après P.Ricoeur
ipse est un élément particulier, spécifique et unique de l’identité soit psychologiquement, soit
mentalement, soit moralement soit autrement parlant. Dans l’interculturel idem est l’élément
qui nous intéresse le plus dans la mesure où il est l’élément que je partage avec les autres,
parfois j’utilise le ‘’ nous ‘’ au lieu du ’’ je ou moi ‘’ en vue de donner force à ma parole
puisque l’on appartient à une communauté et puisque je ne suis pas seul (e). Pour conclure, je
signale que l’on ne parle pas de l’interculturalité uniquement dans diverses cultures cependant
qu’on peut en parler même au sein d’une seule culture tant qu’il y a ce qu’on appelle l’ «
altérité », qu’est-ce que l’altérité alors ?

Dans cet aujourd’hui où l’on vit comme étant moderne, la question d’une rencontre culturelle,
pacifique et placide fait couler l’encre dans l’interculturel, c’est pour cette raison que ce qu’on
appelle l’altérité est là, cette dernière notion signifie une reconnaissance inconditionnelle de
l’autre dans toute sa différence, qu’elle soit ethnique, sociale, identitaire, religieuse ou
culturelle et cette reconnaissance-là consiste à rencontrer l’autre et l’accepter comme il est et
non pas comme on le souhaite, c’est d’une part. Cette altérité salvatrice est peut-être une des
solutions qui garderaient la diversité culturelle en paix. D’une autre part, l’altérité a besoin de
l’autre pour stabiliser son existence, elle est alors une chose qu’on vit quotidiennement sans
qu’elle soit uniquement un concept enfermé dans les anthologies de la philosophie. Du coup,
on peut parler de l’altérité même au sein d’une maison parce que ma mère, mon frère, ma
sœur…sont autres pour moi, à cet endroit Martin HEIDEGGER dit « je suis quelqu’un qui vit
avec.. », parce que l’Homme est d’amblée social de nature et refuse d’être seul car il a besoin
de vivre avec son entourage et sa communauté qui lui concède une occasion de s’exprimer par
le langage et le geste. Par contre, la solitude est un malheur pour l’Homme. Jusqu’alors,
Sartre, en tant qu’obsédé par l’altérité, nous parle de l’autre en opinant « les autres, c’est
l’enfer…». Enfin, l’altérité est une condition d’être un autre dont la culture avait besoin afin
de se faire nourrir ainsi que s’enrichir en établissant des liens communicationnels avec
d’autres cultures du monde sans qu’aucune perde la quiddité de son identité. Pour mieux
comprendre, mieux analyser et mieux discuter l’interculturel avec son lexique plus précis et
propre à lui, on va parler de certaines autres notions y compris l’acculturation, la
déculturation, l’assimilation et l’enculturation. Comment peut-on alors les définir et les
contextualiser dans l’interculturel ?

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