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Enquêtes et sondages

Différences dans les But - Méthode - Résultats

10 questions quanti
10 questions quali
QCM avec modalités de réponses sans malus
Réponse partiellement juste = 1 point ou 1/4 ou 1/2

De une à trois réponses possibles. Si il y a une mauvaise réponse parmi les plusieurs
réponses alors 0 point. Il vaut mieux donc cocher les réponses dont on est sûrs et
certains.

I - Différences essentielles
Le sondage et l’enquête : différence du but poursuivi

Le sondage vise plutôt l’action

L’enquête vise la connaissance

Dans les techniques de sondage, il y a des techniques d’échantillonnage (technique par


quota par exemple). Pour voir s’il est bien représentatif d’une population. On peut pas
avoir accès à 60 millions de français, donc on prend des échantillons et panels, pour
vérifier. Il faut s’assurer que c’est pas des exceptions à la règle.

Représentativite ?
Enquêtes à valeur scientifique sur échantillons non représentatifs

Et inversement : échantillons représentatifs pour des enquêtes qui n’ont rien de


scientifique (cas des sondages, intentions de vote…)

Enquête Sondage

Comparer les opinions ou les Décrire l’état des opinion ou des


But comportements de différents comportements individuels à un
groupes sociaux moment donné

Questionnaire long
Questionnaire court

Méthode E contrasté E par probabilité ou par quota

Structures : tires croisés, Tris à plat (en %)

Résultats description des processus Généralisation possible de E à P

(E : Echantillon)

(P : population représentée)

Quelques techniques d’échantillonnage

Sondages, la technique probabiliste ou tri aléatoire


- Liste nominative des éléments de P

- Probabilité = pour tous les éléments

- Table des nombres au hasard ou tirage à intervalle fixe

- % de Population choisi à l’avance

- Calcul de la marge d’erreur : Pour réduire de 1/2 la marge d’erreur, il faut multiplier E
par 4 (méthode dans les sondages électoraux : erreur de + ou - 10% pour 100
personnes interrogées ; 5% pour 400 ; 2,5% pour 1600)

Limite de la méthode probabiliste


Contrôle de la marge d’erreur : en fait, il ne suffit pas simplement d’augmenter la taille de
l’échantillon pour améliorer l’exactitude de la probabilité : problème de validité interne
dans les sondages électoraux. "Intentions" de vote : quel crédit accorder à la réponse
des gens ?

Validité interne = rédaction des questions. Elle provient de la qualité des outils de recueil
de données. Plus la validité est élevée, plus ce que l’on cherche à montrer est vrai.

Validité externe = est ce que les résultats que l’on obtient peuvent être généralisés à
d’autre échantillons issus de la même population. Mais on ne fait pas de validité externe
si la validité interne est faible (car ça veut dire que l’enquête est mauvaise).

Techniques des quotas : représentativité


Cette méthode permet de s’assurer que chaque partie de la population sera représentée
de manière similaire à sa proportion dans la population de base. C’est donc une question
de proportion dans cette méthode, on cherche à reproduire la population de base à plus
petite échelle pour pouvoir extrapoler les résultats de l’échantillon à la population de
base.

- Pas de liste exhaustive de P

- On connaît les caractéristiques de P et leur distribution (On prend 5 personnes de 25


ans, 5 de 50 ans etc.)

- On repère les caractères importants de P et on stratifie ces caractères ccd qu’on en


transpose la distribution à E :

Questions:

L’outil de recueil de données est-il adapté au problème posé et à la nature de ces


données (ex. Entretien et questionnaire adapté pour la mesure d’attitudes, de
représentations; grille d’observation pour les comportements effectifs)

Formulation des questions: éviter des biais (voir cours)

II. L’enquête

Les échantillons contrastés


On ne sait pas grand chose de la population représentée (et on ne s’en soucis pas)

On se soucie peu de la représentativité des échantillons, car on parie sur le «  toutes


choses égales par ailleurs »

Tableaux croisés de « variables »

Importance de la validité interne de l’enquête

Sur la validité interne

Quelques biais à éviter dans la formulation des questions. L’idée est qu’il faut parler
normalement et ne pas influencer la réponse de la personne dans la question. Etre le plus
neutre et transparent possible, ne pas dévoiler d’hypothèse.

• Désirabilité sociale (les interviewés adoptent une réponse qu’ils pensent conforme au
désir de l’interviewer ; ils donnent des réponses socialement normatives, désirables) ;
Par exemple question sur l’écologie : Faites vous le tri sélectif ?

• Sur ou sous représentation du phénomène sur des sujets ‘tabous’ ou obéissant à des
normes de groupes (ex. de la consommation d’alcool chez les jeunes : filles/garçons) ;
Combien avez vous bu de pintes de bières au cours d’une soirée ? Peu pour les filles et
beaucoup pour les garçons ou inversement.

• Plusieurs questions en une seule (l’E ne sait plus à quoi il doit répondre) ;
Consommez vous de l’alcool ou du canabis ?

• Comment mesurer des intentions comportementales (pat ex. des intentions de


vote) ? Interroger sur des comportements futurs et compliqué, ce n’est pas une donnée
sûre et certaine.

Sur les mesures temporelles

Si on ne peut pas faire d’observation directe et qu’on a recourt à une mesure verbale :

Jamais / parfois / souvent / toujours

Non car l’appréciation peut varier entre plusieurs personnes.

Préférer des indicateurs précis quand cela est possible :

Tous les mois / plusieurs fois par mois / toutes les semaines / plusieurs fois par
semaines / tous les jours / plusieurs fois par jour

Enquête qualitatives ou les
méthodes d’entretien
Quand on cherche à comprendre une action, motivation, les sentiments etc. Il est difficile
de tout mettre dans une case. Les propos ont de la richesse, de la variété = qualitatif.
Dans le qualitatif, on cherche la parole des gens. Leur parole vont aider à répondre à
l’étude.

Enquête loisir et étudiants :

- Soit on fait un panorama de leur pratique et avec un questionnaire on aura des stats
(15% vont au ciné). Mais qui ne permettent pas de comprendre tel ou tel choix.

- Dès lors qu’il y a la question "Pourquoi ?" C’est du qualitatif.

Les différents types d’enquêtes :


• L’observation : fait d’observer, de prendre des notes et de se faire petit.

• L’enquête proprement dite : questionnaires et entretiens

• L’expérimentation (très particulier), situation créée par l’enquêteur. Expériences dans


des labo

• L’étude de traces ou l’Analyse de contenu (tous supports) : elle apprend à analyser tous
type de contenus : séries, BD, articles

L’observation :
Etudes de comportements observables de l’extérieur.

Regard porté sur une situation sans que celle ne soit modifié

Exemple : aller devant un théâtre pour observer la sociabilité des spectateurs. Ou les
enfants dans une cour.

3 types d’entretien :

- L’entretien directif : formulation et ordre des questions sont fixés. Assez cadré, la
liberté de parole de l’enquête est moindre. Mais l’enquêteur sait exactement ce qu’il
doit recueillir. Peu de liberté

- L’entretien semi-directif : les questions sont écrites, pensées mais ne sont pas
forcément toutes formulées dans un ordre précis. Un mec peut donc être hyper bavard
et faire que parler et répondre à tout en une question, il faut donc être hyper concentré.
Plus de liberté. On demande des connaissance sur le terme.

- L’entretien libre : Une question générale est posée, ensuite on attend la libération de la
parole. C’est une méthode de psy. Carl Rogers précurseur de l’entretien libre. Grosse
liberté. Cas de figure ou on ne connait rien, on espère que la personne nous en
apprenne beaucoup.

L’entretien direct enferme un peu le discours de l’interviewé. Le semi-direct lui permet de


développer et d’orienter ses propos.

I - L’entretien qualitatif
Rencontre avec des personnes : les aléas mais aussi les avantages.

Problématisation nécessaire : recherche bibliographique, il faut lire les travaux antérieurs


pour aider à la problématisation.

Exemple : l’usage d’internet dans le plan familial. C’est un thème et on veut en savoir +
que "75% des ados ont un PC" donc :

- On donne la parole (méthode qualitative)

- On lit des articles sur les pratiques d’internet au sein des familles. Pour trouver de
nouvelles questions, choses auxquelles on aurait pas pensé.

Et un article retient l’attention : celui qui évoque les différences de genre et les
rapprochements générationnels. On a donc notre sujet : les différences du genre et les
rapprochement ou conflit générationnels.

Ce qui oriente largement l’étude et va préciser les questions à se poser. Ensuite, il faut
élaborer des hypothèses de travail : questionnements au conditionnel

- Les garçons seraient plus secret sur l’ordi que les filles

- Certaines pratiquent les rapprocheraient de leur père

- D’autres, généreraient des conflits

Et l’entretien va confirmer ou non ces hypothèses.

Avantages :
- Permet de recueillir des informations approfondies sur les valeurs, faits et
comportement des personnes interrogées.

- Permet un tour d’horizon approfondi des thèmes : richesse au niveau humain.


Souplesse de la méthode qui permet de récolter des témoignages en préservant le
cadre de pensée des personnes interrogées.

Inconvénients :
- Difficile de tirer des conclusions générales (petits effectifs)

- Besoin de temps et de compétences particulières pour concevoir, conduire et


interpréter.

- Le matériau recueilli dépend des connaissances des personnes interrogées et de leur


volonté à répondre.

II - Les grandes étapes


La méthode correspond à l’objectif.

A : La problématisation :
- Etat des lieux des recherches sur le thème

- Isoler des idées intéressantes, originales

- Ne pas oublier de noter toutes les références biblio

- Arriver après de lourde réflexions à affiner le thème et construire une orientation, un


sujet

Ensuite :
• Eclaircir un objectif : phrase qui énonce clairement ce que vous souhaitez étudier

• Connaitre les enjeux et s’attaquer aux hypothèses de travail

L’étape des hypothèses est fondamentale car elles seront la structure des questions
constituant la grille d’entretien.

Elles structurent l’étude mais sont « flottantes » peuvent être « affinées » et modifiées
jusqu’au bout (ou presque).

Font preuves des connaissances sur le sujet.

Constituent les questionnements particuliers autour du sujet ( intuitifs ou émanant de


recherches).

Quand on construit un questionnaires il faut « étaler » les questions des hypothèses.


C'est-à-dire qu’on a plusieurs hypothèses et les questions les concernant sont équilibrés
sur plusieurs points.

Les entretiens exploratoires : très importants


- Nécessaires quand on ne trouve pas d’appuis théoriques : aide à la construction de la
problématisation, des orientations à envisager, l’élaboration des hypothèses

- De toute façon, elles sont nécessaire pour vérifier la cohérence des hypothèses.

- Avant ou après, mais importantes

Par exemple étude sur la solitude en campagne : on va les interroger et se rendre compte
que finalement on ne parle pas du tout de solitude en milieu rural.

Ou par exemple : La transmission des recettes familiales se feraient plus des grands
mères vers les petits-enfants que vers les filles.

Donc, la problématisation de l’enquête est indispensable !

- Le thème est posé : les lectures ont été effectuées, elles ont enrichi notre réflexion

- Des questionnements plus précis sont formulés et l’objectif est déterminé

- Les hypothèses commencent à apparaitre

Les hypothèses doivent pouvoir être vérifiées sur le terrain : faire attention à ce qu’elles
soient en rapport avec le thème.

Elles doivent être suffisamment riches pour ne pas générer des réponses d’un
questionnaire : Oui / Non

Il faut amener un développement chez l’enquêteur.

Ainsi… Aucune question ne doit être là par hasard et doit être rattachée à une hypothèse.

Une question = une hypothèse.

Une hypothèse = une question.

La grille d’entretien
Ce n’est pas une liste de questions rigides, ça doit nous guider

Elle correspond à l’ensemble des thèmes

Construction :

1. Lister les questions que je me pose

2. Comment les traduire correctement à l’interlocuteur ?

Il faut qu’elle soit adaptées à l’enquête, à son registre et vocabulaire. Va-t-il répondre
sans être sur la défensive ou sans avoir à réfléchir trop longtemps ?

Ne pas mettre de réponse dans la question ou la suggérer. Il faut poser en premier les
questions les moins délicates d’abord, la confiance viendra après.

Plusieurs étapes :

- Phase introductive

- Phase de centrage sur le sujet : concentration sur les thèmes à aborder via les
questions. Puis ils deviennent de plus en plus confiant, plus bavards et on peut revenir
sur certains points : Phase d’approfondissement

Débusquer la population à interroger


- Etudier les caractéristiques des personnes à interroger : où et quand les trouver

- Ne pas chercher à prendre du temps au salariés à l’arrêt de tram ou même le soir,


plutôt pause repas

- Les jardins publics mercredi aprem ou 17h quand il fait beau

- Eviter la rue Saint Cath’

- Les terrasses des bars

- Justifier ses choix


Pas d’entretiens par mail ou par téléphone
- Se cristallise dans les mails les manifestations non verbales qui ont leur importance :
anxiété, gêne, étonnement, ils font souvent sens)

- Discours moins pensé donc + réel

L’enquête sur le terrain


- Les discours ne sont pas spontanées et l’on est pas dans une relation d’aide ou
amicale. La situation aura toujours une influence.

- Adaptation du lieu

- Réfléchir en amont

Les éléments qui entourent les situations d’enquête


Lieu, temps et climat

Fiche pratique : S’identifier : nom, objectif, institut etc.) : respect et assurance.


Enregistrement ? Prise en compte du statut de l’interviewé et garanti de l’anonymat et
votre bienveillance.

Les reformulations : vous pensez donc que… / Si je comprends bien…

Les différentes phases de l’entretien :

- Etape de superficialité

- Le recentrage : approfondissement

- Les redondances : donc c’est fini

- LEs étapes dépendent de vous, faut savoir les repérer

- C’est dans la confiance que l’entretien s’approfondit