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ransr ura l

T initiatives n°478 / février – mars 2020 / 10 euros

•Des nuances politiques bien floues dans les campagnes


•Les plantes, ces alternatives aux pesticides encore interdites
•Faire mousser la bière en Occitanie

Dossier
Rémunérer les agriculteurs pour des services
environnementaux ?
sommaire
Transrural initiatives
est publiée par l’Adir, association d’édition de :

Le réseau des Centres d’initiatives pour valoriser


l’agriculture et le milieu rural (Civam), ce sont
plus de 200 associations qui défendent depuis
plus d’un demi siècle des enjeux tels que la pré-
vivre ensemble
servation de l’environnement, l’offre d’aliments
de qualité, l’élaboration d’un autre modèle énergétique, la pro- Politique
motion d’une agriculture durable, le maintien d’un monde rural
facteur de cohésion sociale (www.civam.org).
4 Des nuances politiques bien floues
dans les campagnes
Lieu de rencontres, d’échanges et vecteur d’inté-
gration socio-économique, le Mouvement rural de 5 Municipales : les animaux d’abord
jeunesse chrétienne (MRJC), propose aux jeunes
de treize à trente ans vivant à la campagne ou 6 Énergies citoyennes, une mobilisation
qui l’envisagent, de s’engager avec d’autres pour collective pour les Municipales
l’amélioration de la qualité de vie, de leur environnement et de la
société qui les entoure par l’action, la réflexion, la recherche de sens 7 MRJC : 90 ans et 90 propositions
et la formation. (www.mrjc.org). pour le rural
Le Réseau d’expérimentation et de liaison
des initiatives en espace rural (Relier) consi- Démocratie
dère qu’il est nécessaire de soutenir le déve- 8 Les Conseils de développement
loppement d’autres activités à la campagne et l’obstacle « Lecornu »
et, face aux interrogations de notre société,
qu’il est urgent de leur donner un sens : s’installer à la campagne, 10 Des citoyens au parlement
monter une entreprise rurale, c’est d’abord faire le choix d’un de l’alimentation ?
mode de vie. Depuis 1984, l’association d’éducation populaire
Relier contribue à créer et animer des lieux d’échange et de mise
en lien des personnes qui font le choix de s’installer et vivre en
milieu rural (www.reseau-relier.org).
Le centre de ressources sur les
un autre développement
pratiques et les métiers du dé-
veloppement local Cap Rural a Agriculture
pour vocation de promouvoir le développement des territoires
ruraux et périurbains de Rhône-Alpes. Depuis 1996, Cap Rural ménager les ressources 15 Frêne et prunellier
au menu du troupeau
porte le projet d’espaces ruraux vivants aux fonctions diversi-
fiées (productive, résidentielle, touristique et nature), compo- Agriculture 16 Faire mousser la bière en Occitanie
sés par une mixité de populations et d’activités, et mettant en
œuvre de réelles dynamiques économiques, sociales et envi- 12 Les plantes, ces alternatives
ronnementales, dans le cadre de relations équitables avec les aux pesticides encore interdites Politique
espaces urbains (www.caprural.org).
14 Pesticides : faites ce que je dis, 18 Le salon de l’agriculture,
Le Réseau des Créfad est une pas ce que je fais côté coulisses
coordination d’associations se
reconnaissant dans des valeurs Initiative
communes en référence au Manifeste de Peuple et Culture 20 À Quingey, vingt ans
comme l’éducation populaire, la laïcité, la lutte contre les iné- de mobilisation pour la transition
galités, les injustices, ou encore dans l’entraînement mental.
Ses membres travaillent les thèmes de l’accompagnement, de énergétique
l’habiter, de la vitalité des territoires ruraux, de la jeunesse, de
l’interculturel, du rapport à la lecture et à l’écriture. Ils œuvrent Politique
ensemble pour se renforcer, s’inspirer et se soutenir mutuelle- 21 Déméter veille sur la FNSEA
ment, construire du neuf (www.reseaucrefad.org).
Directeur de publication : Raphaël Jourjon - Équipe
de rédaction permanente : Fabrice Bugnot, Jade
Lemaire - Ont participé à ce numéro : Isabelle
Barnier, Alexia Beaujeux, Emma Beaudoin, Michel
Carré, Benoît Chaboud-Mollard, Rémi de Montaigne, Quatrième de couverture
Cédric Deguillaume, Raphaël Jourjon, Goulven Le
Bahers, Cédric Letourneur, Ludovic Mamdy, Jean-
C’est en découvrant le palmarès 2019 du concours photo du festival de
Claude Moreau, Agnès Sourisseau, Jeanne Vanderkam. Montier-en-Der (52) que nous avons connu le travail de Jean Lecourieux-
Notes de lecture et revue de presse : Alain Chanard Bory (www.lecourieux-bory-photography.com). Ce photomontage, intitulé
Maquette : Catherine Boé Greenwashing, est extrait de la série à l’humour grinçant « Les Aventures
Impression : Evoluprint, Bruguière de M. Mouton ». Il dénonce la manipulation pratiquée par les industriels
Administration / Rédaction : qui ciblent à outrance les destinataires de leurs produits pour mieux les
58 rue Regnault – 75 013 Paris
Tél. 01 48 74 52 88
vendre. Sans vouloir donner des leçons, le photographe, qui estime que l’écologie est l’affaire de tous, invite
Site internet : www.transrural- chacun à prendre conscience de ses achats en devenant consomm’acteur. M. Mouton sera au Printemps
initiatives.org de la photographie de Romorantin-Lanthenay (41) du 15 au 17 mai. Quant au concours de photos nature
Mail : transrural@globenet.org de Montier, il est reparti pour une nouvelle édition : vous pouvez envoyer vos images jusqu’au 30 avril sur
Crédit photo de la couverture :
concours.photo-montier.org.
iStockphoto.com/wragg
et de la couverture du dossier :
Greg Larcombe de Pixabay

Reproduction autorisée sous réserve de demande (Ré)abonnez-vous à Transrural initiatives


2
– n°CPPAP : 0620G86792 – ISSN : 1165-6166 –
Transrural
Dépôt légal : mars 2020.n˚461 • avril 2017
initiatives sur la boutique en ligne de la revue
éditorial

Culture
22 Pour que tu m’aimes encore
écrire une autre histoire
Démocratie
23 Gilets jaunes et absention :
aux origines du mal être
L e 4 février, à l’occasion de la quatrième édition du festival « Nos disques
sont rayés » organisé par le théâtre du Rond-Point à Paris1, l’écrivain
de science-fiction Alain Damasio et le collapsologue Pablo Servigne
se sont projetés en 2120 et ont entrepris de raconter à un public nombreux
l’histoire du XXIe siècle et de l’effondrement de notre système capitaliste.
Chronique « Avant 2030, expose Pablo Servigne, le vivant était à bout de souffle.
24 La guerre des mots – acte XXXIV On ne connaissait alors que deux méthodes pour le sauver : le droit et la
marchandisation… évidemment, ils ne sont pas arrivés à grand-chose. »
Un récit qui n’est guère encourageant quand on sait que les paiements
pour services environnementaux (PSE), c’est-à-dire la marchandisation des
fonctions écologiques d’un milieu naturel, se généralisent pour enrayer la
destruction de la planète. Peut-on vraiment sauver le vivant, quand « les milieux
découvrir naturels comme les lisières ou les haies de nos campagnes deviennent des
infrastructures parmi d’autres, des IAE – “ infrastructures agroécologiques ” -
25 En revues avec leurs “ services écosytémiques» répertoriés par télédétection spatiale  ”,
26 Au fil des lectures comme le constate Jean-Baptiste Vidalou2, bâtisseur en pierre sèche et
philosophe vivant en Occitanie ? C’est l’une des questions posées dans le
dossier de ce numéro, consacré aux PSE, à leurs vertus et à leurs limites.
Revenons au théâtre. Alain Damasio et Pablo Servigne imaginent au contraire
qu’au cours du XXIe siècle, l’humanité trouvera le salut dans la sacralisation de
l’arbre. Ils vont en cela plus loin que la philosophe Virginie Maris, qui enjoint ceux
qui veulent tenter de répondre à la crise actuelle à prendre en compte les valeurs
esthétiques, spirituelles et morales de la nature (cf. p.X). Mais cela ne revient-il
DOSSIER
I à XII pas à évacuer la dimension collective de la lutte écologiste ? Une autre partie de
la solution résidera, pour les deux voyageurs temporels, dans l’intégration des
Rémunérer les agriculteurs pour des espèces non-humaines aux processus démocratiques, grâce à la médiation de
« délégués syndicaux du reste du vivant » et de « diplomates interespèces ». Sans
services environnementaux ? doute seront-ils les descendants des sympathisants actuels du Parti animaliste,
La Politique agricole commune, en soutenant un modèle industriel, dont un portrait est dressé en page 5. Communiquer avec les pins sylvestres,
favorise la destruction de l’environnement. Des paiements pour services négocier avec les marmottes et les loups… en voilà un drôle de métier du futur !
environnementaux émergent pour amorcer une transition agroécolo- Jade Lindgaard, rédactrice à Mediapart et invitée d’Alain Damasio et
gique. Mais payer des agriculteurs pour qu’ils entretiennent les services Pablo Servigne sur les planches du théâtre parisien, envisage quant à
écosystémiques rendus par le milieu naturel en demandant à leurs elle la fin des journalistes et l’avènement des « cosmomessagers ». Des
bénéficiaires (collectivités, entreprises…) de contribuer, pose question. individus qui parcourent un monde – en 2120 toujours – « en taches de
Ce dossier, nourri d’une journée de réflexion organisée en février par
léopard », pour faire circuler l’information entre des communautés humaines
le Réseau Civam, interroge la pertinence d’accompagner le développe-
éclatées et permettre la diffusion des bonnes idées au-delà des « no go
ment de ces outils.
zones » créées par les catastrophes nucléaires à répétition. Un peu comme
Transrural aujourd’hui, qui injecte tous les deux mois à ses lecteurs (merci
de compter parmi eux) une bonne dose d’initiatives inspirantes !
Ce mois-ci, on se penche sur les 90 propositions pour le rural formulées
à l’occasion des 90 ans du MRJC, mais aussi sur Quingey (Doubs),
greg Larcombe de Pixabay

où depuis 20 ans des militants associatifs s’activent en faveur de


la transition énergétique ; sur l’Occitanie, où une filière brassicole
locale est en train d’émerger, ou encore sur le Maine-et-Loire, où un
groupe de paysans remet au goût du jour les arbres fourragers.
Finalement, pas besoin d’attendre 2120 pour refaire le monde… en commun.
Jade Lemaire, journaliste à Transrural

1 - https://www.theatredurondpoint.fr/cycle/reparer_le_monde_-_nos_disques_
sont_rayes_4/.

2 - Être forêt, habiter des territoires en lutte – éditions La Découverte – collection


Zones – www.editionsladecouverte.fr – 2017 – 144 pages – 14 €.

http://boutique.transrural-initiatives.org
DoSSIeR Rémunérer les agriculteurs pour
des services environnementaux ?

L
● Des paiements pour services
a Politique agricole commune (PAC) ne soutient pas une agriculture respectueuse de
environnementaux pour soutenir l’environnement. Pire : lorsqu’elle aide prioritairement les plus grandes exploitations
la transition ?........................................ II
engagées dans un modèle industriel et intensif, elle favorise la dégradation des éco-
● Agriculture et environnement : systèmes, la pollution des eaux et sols ou les destructions de la biodiversité. Dans le
le rôle de la PAC.................................. III cadre de la réforme de la PAC ou pour faire face à ses insuffisances, les paiements pour services
● Dans le Sud-Ouest, on récompense environnementaux (PSE) sont de plus en plus évoqués, par des acteurs privés et publics, comme
les bons élèves de l’agroécologie...... IV des outils pouvant favoriser une transition agroécologique.
Les PSE, rémunérations directes des agriculteurs pour des pratiques qui visent à maintenir et à
● Sur quels critères payer des services développer les services écosystémiques rendus par le milieu naturel (en plantant des haies, en
environnementaux ?............................. V
entretenant des prairies, etc.) au travers de contrats passés avec les premiers intéressés par ce
● Quel prix donner aux services service (collectivités, citoyens, entreprises, etc.), soulèvent de nombreuses questions : comment
environnementaux ?............................ VI traduire les liens entre les fermes et leur environnement et définir les actions à conduire pour
avoir un réel impact sur les écosystèmes ? Quels prix donner aux services environnementaux ?
● La compensation,
solution ou illusion ?.......................... VII Quel serait la place des paysans dans ce nouveau jeu d’acteurs ?
Alors que les expérimentations de paiements pour services environnementaux se multiplient
● Sur la ferme d’Agnès, (agences de l’eau, ministères en charge de l’environnement ou de l’agriculture, entreprises…),
un jeu d’acteurs édifiant autour différents acteurs réfléchissent aux modalités de leur mise en place. Le Réseau Civam organi-
de la compensation........................... VIII
sait le lundi 3 février 2020 une journée de réflexion sur le sujet. Ce dossier se nourrit de ces
● Spéculer sur la nature ?...................... X échanges, qu’il restitue en partie, et questionne aussi la pertinence d’accompagner le dévelop-
pement de ces outils. Il élargit le sujet, notamment à sa portée philosophique, au débat sur la
● Les zones d’ombre des PSE................ XI
nécessité ou le risque de faire entrer la nature dans le monde marchand ou encore à l’intérêt de
● Quels PSE défendre ?......................... XII recourir à ces outils face aux insuffisances des politiques publiques agricoles actuelles.

n˚478 • février-mars 2020 Transrural initiatives I


un autre développement
un autre développement

Frêne et prunellier au menu du troupeau


agriculture

Alors que la recherche se penche sur les arbres fourragers, des éleveur·se·s
du Maine-et-Loire expérimentent le pâturage de leurs haies.

E n 1976, nombre d’éleveur·se·s ont


sorti la tronçonneuse pour nourrir
leur troupeau avec les feuilles des
arbres bordant les pâtures, seule ver-
dure ayant résisté à la sécheresse. Les
vaches affamées accouraient au bruit
du moteur et gare au paysan en équi-
libre sur son échelle ! Aujourd’hui, les
sécheresses estivales sont courantes et
il n’est pas rare d’entamer le stock de
foin pour l’hiver au cœur de l’été. Face
à ce constat, « beaucoup voient les
arbres comme un fourrage d’avenir »,
affirme Sandra Novak, agronome. à
l’Inrae de Lusignan (88), elle s’apprête
à tester le pâturage d’arbres sur pied
dans le cadre d’une expérimentation
sur 20 ans visant à « proposer aux éle-

Inrae
veurs des pratiques leur permettant de
vivre de leur production laitière dans L’Inrae de Lusignan, comme les éleveur·se·s du Maine-et-Loire, expérimente le pâturage d’arbres sur pied.
un contexte d’aléas climatiques et de
raréfaction des ressources en eau et en du dessous, puis sortir le bois des a valu à son père un fou rire et c’est
énergie fossile »1. champs… « L’objectif, c’est de savoir tout juste si les génisses n’ont pas
si c’est un surplus de travail. Et si ça rigolé elles aussi. « Je leur ai finalement
Innovation entame la capacité de la haie à repous- mélangé avec du vrai foin et au bout de
ou retour en arrière ser au printemps… On fera le point au 48 heures elles avaient tout mangé. »
Alors, face au changement climatique, bout d’un an. » Elle aussi se pose beaucoup de ques-
rien de tel qu’un retour aux pratiques Alors qu’il envisage de réserver tions : Est-ce que ça consomme plus
des ancien·ne·s ? C’est ce que pen- cette pratique aux années de grande de gasoil ? Les feuilles perdent-elles
sent les membres du groupe Arbres et sécheresse, d’autres, comme Alain leurs minéraux une fois séchées ?
semences du Civam AD49, en Anjou, Huet, souhaitent intégrer de manière Loin de se contenter de revenir aux
qui ont mis en place plusieurs tests en pérenne leurs haies à l’alimentation pratiques d’un autre temps, ces
2019. L’été dernier, Yohann Buret, éle- du troupeau. Cet éleveur ovin, qui éleveur·se·s innovent. Selon Sandra
veur de brebis laitières et de quelques en possède 17 kilomètres, a choisi de Novak, s’intéresser à l’arbre n’est pas
bovins, a alterné foin et branches de recéper 110 mètres d’une vieille haie un retour en arrière, mais la pour-
frênes dans la ration de ces derniers. de prunellier pour en faire une table suite d’un chemin que la recherche
Dans le carnet de bord en ligne du de pâturage. « Après avoir coupé au agronomique avait arrêté de tracer
groupe, Yohann partage quelques pied, on met les branches par-dessus pour s’orienter vers l’herbe ou le
photos : il ne reste plus une feuille et ça repousse au travers, plus tendre maïs. « C’est comme dans les trans-
sur les branches après le passage des et à hauteur de brebis, explique-t-il. On ports : avec l’apparition de la voiture,
quatre vaches et leur suite et celles- ne sait pas s’il faut enlever les branches on a arrêté l’innovation sur le vélo.
ci n’ont pas maigri ! Il estime à 50 % après, quelle épaisseur mettre… on Mais les gens qui réhabilitent le vélo
l’économie de foin réalisée et à une essaie un peu tout et il faudra mesurer aujourd’hui n’enfourchent pas la bicy-
heure le temps de la coupe. Mais il faut la différence. » élodie Taillandier, elle, a clette du grand-père : ils ont des vélos
1 - www.inrae.fr/
aussi retourner les branches pour que actualites/arbres- façonné une botte de foin de branches électriques ou en carbone. »
les ruminants aient accès aux feuilles pieds-nourrir-vaches d’aubépine, orme et chêne. L’initiative ■ Jade Lemaire (Transrural)

n˚478 • février-mars 2020 Transrural initiatives 15


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Transrural
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La revue associative des territoires ruraux
Transrural initiatives est une revue bimestrielle portée par des organisations de dévelop- ier-février 2018
/ 10 euros
initiatives n°466 / janv

pement agricole et rural qui se reconnaissent dans les valeurs de l’éducation populaire.
En s’appuyant sur un comité de rédaction composé d’acteurs du développement rural
(animateurs, militants associatifs), associés à des journalistes, elle propose une lecture
de l’actualité et des enjeux concernant les espaces ruraux qui privilégie les réalités de ter-
rain et valorise des initiatives locales et innovantes. La revue appréhende ces territoires
dans la diversité de leurs usages et met en avant des espaces où il est possible d’habi-
ter, de se déplacer, de s’instruire, de se cultiver, de produire, de se distraire et de tisser
des liens. Ces expériences locales illustrent concrètement des alternatives au modèle
de développement économique dominant, marqué par la mise en concurrence géné- • SE SENTIR DE NOU
VEAU ACTEUR
• « ZAD WILL SUR
VIVE »
ralisée, la disparition des solidarités et l’exploitation aveugle des ressources naturelles. •SIX MOIS D’ÉTAT
S GÉNÉRAUX, POUR
QUOI ?
Transrural entend sortir de la morosité ambiante et invite à l’action ! Dans chaque
QUEL MONDE LES NO
numéro, un dossier thématique permet d’approfondir une question (ex. : Agriculture RMES CONSTRUISE Dossier
et société : vers un nouveau contrat ; Repenser l’accueil des migrants dans les terri- NT-ELLES ?
?
toires ruraux ; Les champs de la culture revisités…).
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