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Chapitre 1 : Le paysage urbain historique et patrimonial de

djibouti

INTRODUCTION :
L’histoire contemporaine de Djibouti commence en fait sur les bords de la mer rouge avec la
décision des français qui, en 1862 viennent s’implanter à Obock quelques années à
l’ouverture de canal de suez en 1869 .Nous explorons l’histoire des paysages urbains de
Djibouti ville pour revisiter certaines zones et lieux de la capital ,qui ont jouer un rôle
important dans l’histoire de l’organisation de Djibouti.
Quel est le paysage urbain historique de la ville de Djibouti ? Quels sont les
différents patrimoines à Djibouti ?

I. LE PAYSAGE URBAIN HISTORIQUE ET PATRIMONIAL DE DJIBOUTI

Quelques dates :

1859 : Création du territoire de la Côte Française des Somalis par les français.
1862 : Implantation des français à Obock
1888 : Création du port de Djibouti.
1896 : Création de la Compagnie Impériale des Chemins de Fer.
(La gare est inaugurée en 1900)
1977 : Proclamation de l’indépendance, naissance de la République de Djibouti.

1. Paysage urbain de Djibouti

➢ La Place Ménélik actuelle Place du 27 Juin, autour de laquelle s’organisent les bâtiments
administratifs coloniaux notamment le bâtiment de la Mairie.
➢ Plateau de Djibouti et plateau de marabout; Centre économique et administratif du
pays : la place LAGARDE, le boulevard de la République ….

2. Le patrimoine structurel et architectural

a) Le patrimoine structurel

La ville de Djibouti s’organise en plusieurs lots :


- Le Plateau du serpent est en majorité des résidences, l’ancienne gare, le port PAID et
certains équipements (hôpital, école, …) plusieurs ambassades ou représentants
d’organismes internationaux.
- Le Boulevard de la République présente une dominance très nette de fonctions
administratives et gouvernementales, avec d’importants établissements militaires. Des
équipements (écoles, lieux de culte chrétiens) et de services publics y sont également
présents.
- Le Plateau de Djibouti et son « prolongement » le long de la rue afars, dans les « anciens
quartiers » sont caractérisés au contraire par un tissu « mixte » du point de vue fonctionnel,
ou l’habitat, le commerce le petit artisanat, les agences et les bureaux privés sont inscrits
dans la même trame spéciale des « ilots ». Surtout au Nord, autour des « nœud »
d’articulation de la place Lagarde et de la place Ménélik, sont intégrées les fonctions de
services, les banques, les centres du gouvernement, tandis qu’au sud jouent un rôle
important les Marchés et la grande Mosquée sur la place Harbi. Il faut remarquer que celle-ci
est occupée pour une grande partie par les transports publics.

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- Les anciens quartiers présentent, avec des constructions précaires, une morphologie
complexe, d’une part il y a les espaces d’articulation au damier du plateau de Djibouti, et
d’autre part ils s’organisent autour de la place Harbi et le long de la Brazzaville.

b) Le patrimoine architectural

Avant de citer des exemples des bâtiments du patrimoine architectural de Djibouti, on


dénombre les principales catégories typologiques suivantes :
-Les immeubles d’ilots : ces sont les caractéristiques des immeubles d’angle ou d’alignement
du plateau de Djibouti, Cet immeuble couvre souvent la grande partie de la parcelle leurs
volumes sont déterminés par le dessin des espaces urbains et par la trame des parcelles.
-Les bâtiments spéciaux et les immeubles isolent: sont en générale des bâtiments
entièrement affectés a l’habitat collectifs ou à des activités spécifiques, et notamment pour
mettre en évidence les fonctions les plus représentatives et prestigieuses : les plais du
gouverneur, les bâtiments administratifs de la place Ménélik, les bâtiments du complexe de
la Gare.
-Les maisons individuelles: ces caractérises par leurs urbanisation côtières les lotissements
des quartiers européens et leurs isolations des zones urbains plus précisément aux plateaux
de serpents, héron.
-Les constructions précaires et l’habitat « transitionnel »: ces types de constructions
comprennent tous types de constructions réalisées en matériaux précaire, souvent dans des
conditions foncières irrégulière ou régularisée ex-post : des annexes ayant une fonction
utilitaire à cote des immeubles du plateau de Djibouti.

3. Le patrimoine culturel « biens matériels/immatériels

a) Le patrimoine dit matériels

Ce dernier est constitué des paysages construits, de l'architecture et de l'urbanisme, des sites
archéologiques et géologiques, de certains aménagements de l'espace agricole ou forestier,
d'objets d'art et mobilier.
11 La Mosquée Hamoudi, construite vers 1906, est un patrimoine culturel jouant un rôle
de repère au centre-ville de Djibouti.
La cathédrale Notre-Dame du Bon-Pasteur érigée en 1964 s’impose au boulevard de
la
République.
L’école Franco-islamique Al-NAJAH est la plus ancienne école toujours en activité de la
ville de Djibouti et créée sous l’impulsion de Ali Coubeche en 1932.
Le palais Présidentiel, avec son architecture mauresque est l’un des plus anciens
bâtiments de la capitale.
La chambre de commerce de Djibouti existe depuis 1906 même si que le bâtiment a
été rénové.
La Maison de tabac datant de plus d’un siècle présente une architecture indienne faisant
de ce joyau un patrimoine national.

b) Le patrimoine dit immatériels

Ces définis sous différentes formes : chants, coutumes, danses, traditions gastronomiques,
jeux,
Mythes, contes et légendes, petits métiers, témoignages, captation de techniques et de
savoir-faire,
Documents écrits et d'archives (dont audiovisuelles),

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Chapitre 2 : Acteurs et Outils de l’Urbanisme de Djibouti.

Introduction

L’urbanisme est une discipline scientifique, mais aussi une activité d’intérêt général qui est
pris en charge par l’état, cela permet d’encadre la vie quotidienne des citoyens.
La planification urbaine est un outil ou une méthode suivant laquelle l’autorité publique
détermine la configuration des villes par un ensemble de décisions concertées et successives.
Elle a pour objet de fixer aux sols urbains leur vocation première. Elle s’exprime à travers les
documents d’urbanisme qui servent de référence pour les actions opérationnelles.
L’occupation des sols urbains n’est possible que dans les zones ouvertes à l’urbanisation par
un document de planification urbaine régulièrement approuvé.
Les principaux documents de planification sont le Schéma Directeur d’Aménagement et
d’Urbanisme (SDAU), le Plan d’Urbanisme de Détail (PUD), le lotissement, ...etc.
Quelles places occupent les acteurs et les outils dans l’urbanisme et
l’aménagement du territoire a
Djibouti ?

I. Les acteurs de l’urbanisme de Djibouti

Les différents acteurs sont: L’État, Les collectivité territorial, Les sociétés ou personnes
privées.
-l’État intervient dans l’aménagement des territoires en participant au niveau du
fonctionnement et du financement de projets locaux.
- Les collectivités territorial à Djibouti sont les communes qui participent Souvent à
l’élaboration et l’actualisation régulière documents d’urbanisme (le SDAU et le PAU) ainsi
qu’aux comités régionales

II. Les outils de l’urbanisme à Djibouti

- Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (SDAU): est un document de


planification qui fixe à moyen et à long termes les orientations de l’aménagement de l’espace
urbain (sol, la nature et le tracé des grands équipements d’infrastructure) ce dernier vise à
promouvoir un développement urbain cohérant, harmonieux et durable de l’agglomération
de Djibouti tout en se fixant ces objectifs « économique, sociale, environnemental »
- Plan D’Aménagement Urbain (PAU) : un document d’Urbanisme de Détail au niveau
d’une commune. Il doit être compatible avec le SDAU et avec les prescriptions
d’aménagement et d’urbanisme. Il doit respecter les servitudes d’utilité publique et les
projets d’intérêt général. Il doit prendre en compte les dispositions du programme, tout en
faisant une analyse sociodémographique des sites concernés, et de produire cartographique
plus détaillé de l’occupation des secteurs urbains concernés afin de mettre en relief les
orientations du SDAU attachés aux différents secteurs urbains.
- Le lotissement : est la subdivision d’un terrain vierge d’un seul tenant en parcelles avec
des aménagements appropriés d’infrastructures et équipements collectifs pour accueillir les
constructions à réaliser par les occupants futurs.

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Chapitre 3 : L’Urbanisme Durable

Introduction

L'urbanisme écologique ou urbanisme durable est une nouvelle façon d'appréhender le


rapport de l'urbain à la nature. Il se veut ainsi plus respectueux de l'environnement en
utilisant de nouvelles méthodes de constructions, de nouveaux matériaux, de nouveaux
modes de déplacements, pour une ville donnant plus de place à la naturalité comme élément
de qualité de vie. La notion de durabilité renvoie à l'impératif de concilier, dans l'urbanisme,
le bien-être, l'équité et la cohésion sociales et le développement économique avec le respect
du cadre naturel.
Quelles sont les stratégies ou méthodes mises en place pour répondre à
l’urbanisme durable et ses enjeux?

I. Urbanisme durable

L’urbanisme durable est la prise de conscience des risques sociaux et environnementaux qui
pèsent sur l’espace urbaine. On peut le définir provisoirement comme une tentative de
densification intelligente et d’agencement différencié des espaces urbaines procurant une
qualité du cadre de vie à tous les habitants sans compromettre la reproduction à long terme
des systèmes naturel, immobilier et socioéconomique tout en visant a promouvoir:
• La réduction des émissions des Gaz à Effet de Serre ;
• La préservation des ressources naturelles ;
• La préservation des paysages.

II. Les méthodes vers un Urbanisme durable


Afin de consolidé les principes de l’urbanisme durable ceci s’ajoute les méthodes de
constructions et les modes de déplacements, pour une ville donnant plus de place à la
naturalité:
✓ Écoquartiers/villes;
✓ Mobilités plus écologiques/éco-voitures;
✓ Architectures-éco.

III. Les Enjeux

L’enjeu de l’urbanisme durable est de répondre aux besoins du présent, sans compromettre
la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins.
Il doit être adapté au territoire et doit permettre une évolution équilibrée. Les enjeux de
développement durable liés à l’aménagement de quartiers durables peuvent être regroupés
différents thématiques.
-Protection de l’environnement et la qualité de vie
-Diversité et intégration
-Impact économique et sociaux gouvernementale

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