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LE PANSEMENT CHEZ LE BRULE.

TROIS PHASES :
1. Phase de détersion : rôle actuel des asticots.
2. Phase de bourgeonnement.
3. Phase de cicatrisation.
 L’infection est obligatoire : moyen de séparer la zone nécrosée de la zone
saine.
 A ces trois phases correspondent trois types de pansements différents.
BUTS DU PANSEMENT :
 Eviter ou limiter la suppuration.
 Respecter les trois phases de la cicatrisation.
 Tenir compte de l’interférence :
 Du protocole de chirurgie.
 Du protocole de réanimation.
 Limiter la douleur.
 Préserver le capital cutané : sain et cicatrisé.
 Adopter une unité de pansement.
 Limiter la charge en soin.
PRINCIPES ACTIFS DU PANSEMENT :
1. Chimiques : topiques
 Proinflammatoires : créent un climat nécessaire pour la
suppuration ; vaseline et paraffine.
 Anti-inflammatoires : Corticotulle.
 Détersifs : Enzymes protéolytiques.
 La balnéothérapie : la douche dont la vertu mécanique de l’eau est
mise en jeu : savonisation.
 Antiseptiques :
 Héxomédine
 Bétadine.
 Flammazine : antiseptique de choix.
 NB/ gras ; pour que la pansement ne colle pas.
 Détersion : à la vaseline e ou au bistouri +++
2. Physiques :

TYPES DE PANSEMENT :
 Occlusif : usage de topique puis recouvrement complet.
 Méthode ouverte : topique puis exposition à l’air ambiant.
 Méthode semi-ouverte : topique puis compresse seulement.
ANTISEPTIQUES :
 Eau de Javel : Détruit par la lumière.
 Dakin : à jeter après trois jours, actuellement on utilise l’eau oxygénée(lutte
contre les anaérobies).
 Bétadine : antiseptique majeur.
 Produits moussants : Mercryl, savon ; évacuent des germes sans les tuer.

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AVANTAGES ET INCONVENIENTS DES DIFFERENTES METHODES

METHODES. AVANTAGES. INCONVENIENTS.


 Anti-infectieuse.  Douloureuse.
OUVERTE.  Dessicante.  Pertes thermiques.
 Formation d’escarre.  Pertes hydro-électrolytiques.

 Antalgique.  Pertes thermiques (moindres).


SEMI-OUVERTE.  Anti-infectieuse.  Pertes hydriques (moindres).
 Antalgique.  Infection locale.
 Protection thermique.  Approfondissement de la brûlure.
OCCLUSIVE.  Limite les pertes hydro-
électrolytiques.

En réalité il n’y a pas de différence significative, la seule différence est le coût de


chaque pansement.
La supériorité de la méthode occlusive sur la méthode ouverte, réside dans le fait
que pour la méthode ouverte ; un malade occupe à lui seul une chambre.

INDICATIONS :
 Méthode occlusive : la plupart des pansements.
 Méthode ouverte : face.
 Méthode semi-ouverte : mains(pour permettre le plus tôt une possible
rééducation.).

CONCLUSION : Le pansement idéal est celui qui doit :


 Absorption élevée.
 Limiter les pertes thermiques et hydriques.
 Ne pas adhérer à la plaie, éviter les hémorragies.
 Eviter la pullulation microbienne.
 Permettre la motilité et rééducation.
 Promouvoir la cicatrisation.
 Etre le moins cher possible.