Vous êtes sur la page 1sur 19

REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

UNION – DISCIPLINE – TRAVAIL


MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE

ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE ET D’ADMINISTRATION DES ENTREPRISES

ELEVES INGENIEURS EN LOGISTIQUE ET TRANSPORTS 2ième année

T R AVA U X DE RECHERCHE DE

THEME :

IMPORTANCE DU TRANSPORT DANS


LA GESTION DE PRODUCTION

ENCADREUR PEDAGOGIQUE REALISE PAR :


M. OUATTARA SIAMBOU
ADOU DIMITRI
Enseignant au Département de Gestion KAKORO MALICK
Comptabilité et Economie Appliquée de KOFFI YAO YANNICK
l’INPH-HB de Yamoussoukro KOUADIO AKOUA ROXANE
NIANG ABDOUL
TRAOLE AICHA

Année académique 2019-2020


SOMMAIRE

INTRODUCTION…………………………………………………….3
I- APPROCHE DEFINITIONELLE………………………………4
A- LE TRANSPORT……………………………………………….4
B- LA GESTION DE PRODUCTION…………………………….8
II- Rôle du transport dans la gestion de production………………11
A- Le transport physique………………………………………….12
B- Le transport d’information…………………………………….13
III- CAS PRATIQUE……………………………………………...15
CONCLUSION……………………………………………………...17
BIBLIOGRAPHIE…………………………………………………..18
WEBOGRAPHIE……………………………………………………18
INTRODUCTION

Une entreprise est composée de plusieurs fonctions telles que la fonction direction

et administration générale, la fonction achat, la fonction logistique, et la finance.

Pour un rendement optimal, il faut une bonne gestion de toutes ses fonctions. En

plus de cela, une bonne gestion du transport est nécessaire car il draine toutes les

activités de l’entreprise, de l’acquisition des matières premières à la distribution

du produit finit. Pour ce faire, chaque fonction reste en étroite relation avec le

transport. C’est également le cas de la production, qui est un chaînon essentiel de

la chaîne logistique ; et qui a donc intérêt à optimiser ses coûts. Quelle relation il

y a-t-il alors entre le transport et la production ? Quel est l’importance du transport

dans les activités de transport ?

Dans la suite, nous exposerons en quoi consiste la gestion du transport en

entreprise d’une part, et la gestion de la production d’autre part. Et de cela, nous

ressortirons l’importance du transport dans la gestion de production.


I- APPROCHE DEFINITIONELLE

A- LE TRANSPORT

1- Définitions
Le transport est le déplacement d’objets, de marchandises, ou d’individus
(humains ou animaux) d’un endroit à un autre à l’aide d’un engin.
Un mode de transport est une forme particulière de transport qui se distingue
principalement par le véhicule utilisé, et par l’infrastructure qu’il met en œuvre.
Le mode de transport est en relation avec le milieu où évoluent les véhicules de
transport. Ainsi les modes de transport incluent le transport aérien, le transport
routier, le transport ferroviaire, le transport routier, le transport fluvial ou par
canaux, le transport par tube et le transport spatial.

2- Historique et l’évolution du transport


C’est en Mésopotamie et dans le bassin méditerranéen que les historiens ont
découvert les sites les plus intéressants. Ils nous révèlent que, sur ces territoires,
c’est au cours de la période néolithique que les derniers hommes de la préhistoire
changèrent radicalement leur mode de vie. De nomades, ils devinrent sédentaires,
d’où la naissance de l’agriculture et de l’élevage. Dès lors, les civilisations se sont
efforcées d’établir des voies de communication et de créer des moyens de
déplacement. Les premiers transports voyaient le jour.

a- Le transport à l’ère préindustrielle

- Du portage humain à la roue


Le moyen de transport terrestre le plus ancien est sans doute le portage humain.
Par la suite, l’Homme a aussi utilisé les animaux pour l’aider. Le bœuf,
domestiqué dès le Vème millénaire av. J.-C., sera utilisé pour tirer des charges.
L’âne, domestiqué au IVème millénaire av. J.-C., servira à tirer et à porter des
charges ou des personnes. Le cheval, animal de luxe au IIème millénaire av. J.-
C., sera plus couramment utilisé par la suite. L’utilisation de la roue a permis, au
IIIème millénaire av. J.-C. en Mésopotamie, de tirer des charges beaucoup plus
lourdes.
- L’invention de la roue
Aucune invention n’est plus chargée de symboles que la roue. La mythologie
indo-européenne fait du disque solaire une roue qui entraîne un char divin dans sa
course. Au-delà de sa portée symbolique, la roue marque l’avènement d’une ère
nouvelle. Cette invention a révolutionné les transports et les communications.
Sous sa forme la plus simple, la roue était un disque de pierre ou de bois massif
monté sur un essieu rond, auquel elle était fixée par des chevilles de bois. Les
déplacements s’effectuaient en poussant ou en tirant des armatures en bois.
- Le premier véhicule
On trouve le premier témoignage d’un véhicule à roues, sur une tablette du temple
d’Inana, à Erech, en basse Mésopotamie, Cette tablette, datée d’environ 3500 ans
avant notre ère, comporte un pictogramme très schématique représentant un
chariot à deux roues. Des preuves plus tangibles attestent de l’emploi de roues
montées sur essieux au début du IIIème millénaire en Mésopotamie et dans
l’Indus.
- Les routes
Réalisées par de nombreux esclaves, les premières routes apparaissent très tôt
dans l’Histoire. Elles ont plus ou moins coïncidé avec la découverte de la roue.
Non seulement utilisées pour assurer l’approvisionnement des villes de
Mésopotamie et le commerce terrestre, elles servent alors à des objectifs
militaires. Dès le XIème siècle av. J.-C., les chinois conçoivent un réseau routier
dont l’axe principal est la Route de la soie, la plus longue du monde pendant deux
mille ans. En Amérique, les Incas édifient aussi un système de pistes à travers les
Andes. Les pharaons, tout comme les Babyloniens, disposent également de
réseaux. Les premières grandes routes ne nous sont pas connues par des cartes,
mais par des itinéraires dont l’auteur donne la liste des étapes avec, parfois, le
temps de trajet qui les sépare. Il devait s’agir généralement de routes de terre, sans
préparation ni entretien particulier, excepté sur de très courts tronçons, empierrés
ou asphaltés, utilisés pour des processions religieuses. Mais ce sont les voies
romaines qui ont le plus marqué l’imagination occidentale, dont la voie Appienne,
commencée vers 312 av. J.-C. et la voie Flaminienne, vers 220 av. J.-C. La voie
Appienne est la première route pavée. Construite par le censeur Appius Claudius
Caecus, elle joignait Rome à Capoue, puis fut allongée pour rejoindre Brindisi. A
son apogée, Rome disposait de voies rayonnant jusqu’aux confins de son empire,
totalisant 80’000 kilomètres.

- La navigation
Dans l’Histoire, les fleuves et la mer sont très tôt utilisés comme moyens de
déplacement, tant pour les hommes que pour les marchandises. Si les toutes
premières embarcations rudimentaires furent utilisées uniquement par des
pêcheurs, des constructions plus grandes et plus sûres ont permis, par la suite, de
parcourir de plus longues distances. Dès la préhistoire, l’Homme construisit des
embarcations fluviales : pirogues creusées dans un tronc d’arbre ou canoës en
peau. Ces embarcations furent les ancêtres des navires de mer que construisirent
les peuples méditerranéens à partir de 2500 av. J.-C. Les chantiers navals les plus
illustres de l’Antiquité furent ceux des Phéniciens, grands navigateurs de la
Méditerranée. Au cours du IIème millénaire avant J.-C., ce peuple construisit des
navires de guerre, ainsi que des embarcations marchandes capables de transporter
de lourdes charges. Ultérieurement, la Méditerranée a vu circuler sur ses flots les
galères romaines et grecques, ainsi que les premiers navires égyptiens.
- Les chemins de fer
Si l’on attribue le terme de chemins de fer aux premiers chariots circulant sur des
blocs de pierre creusés, poussés ou tirés par des esclaves, la naissance de ce moyen
de transport remonte au VIème siècle avant J.-C. Les Grecs utilisèrent ces
chariots, reliés à un bateau, comme moyen de traction pour le franchissement de
l’isthme de Corinthe. Les premiers wagons tractés par des chevaux sont ensuite
apparus en Grèce sous l’Empire romain. L’apparition des transports guidés a eu
lieu en Europe dès le XVIème siècle. Les mineurs du nord de l’Angleterre
s’aperçoivent que l’acheminement des charges par chariot est grandement facilité
en les faisant circuler sur des pièces en bois.

- L’aviation
Des siècles d’études et d’expérimentations précèdent le premier vol réussi d’une
machine. Dès l’Antiquité, les légendes font souvent référence à la faculté de se
déplacer dans les airs. Les philosophes grecs pensent qu’on peut y parvenir en
s’inspirant du vol des oiseaux. La première forme connue d’appareil volant est le
cerf-volant, inventé en Asie. Il faut attendre le XIIIème siècle pour qu’un savant
anglais, Roger Bacon, mène des études sur les machines volantes, qui le
conduisent à la conclusion suivante : l’air doit pouvoir supporter un appareil,
comme l’eau supporte les bateaux. Au début du XVIème siècle, Léonard de Vinci
rassemble des données sur le vol des oiseaux, qui l’amène à imaginer l’hélice et
le parachute. Il aurait ainsi pressenti plusieurs appareils : l’hélicoptère, conçu pour
s’élever sous l’effet d’un rotor à axe vertical, et le planeur, composé d’une aile
fixée à un cadre et destiné à embarquer un passager. Les concepts de Léonard de
Vinci sont fondés sur l’utilisation de la force musculaire humaine, en fait inapte à
faire voler l’appareil dessiné. Néanmoins, le Florentin occupe une place
importante dans l’histoire de l’aviation au regard des innovations techniques qu’il
a formulé. La révolution industrielle aidant, c’est au XIXème siècle que l’étude
des engins volants donne lieu à des applications pratiques. Le 17 décembre 1903,
l’avion des frères Wright décolle et effectue quatre vols successifs. L’aviation
était née.

b- L’impact de la révolution industrielle sur les transports

- L’invention de la machine à vapeur


Au XIXème siècle, la machine à vapeur va permettre de développer les transports.
Les bateaux à vapeur vont remplacer les bateaux à voile et les locomotives à
vapeur, les chevaux. On va se déplacer plus vite, plus loin et transporter plus de
marchandises. La machine à vapeur est un moteur thermique à combustion
externe. Il transforme l’énergie thermique de la vapeur d’eau fournie par une ou
des chaudières en énergie mécanique. C’est Denis Papin qui, en 1690, découvre
le principe de la machine à vapeur. Après diverses améliorations techniques (par
James Watt notamment), la machine à vapeur s’imposera comme l’une des
principales techniques de la révolution industrielle.
- Les débuts de l’automobile
C’est en 1860 qu’apparaît la première ébauche d’un moteur à explosion. Ce
moteur inédit fabriqué par Etienne Lenoir est, dans un premier temps, alimenté au
gaz d’éclairage. Quelques temps plus tard, il invente un carburateur permettant de
remplacer le gaz par du pétrole. Souhaitant expérimenter au plus vite son moteur,
il l’installe sur une voiture rudimentaire qui emprunte pour la première fois le
parcours Paris, Joinville-Le-Pont. Malheureusement, Lenoir, faute de moyens
matériels et financiers, se voit dans l’obligation d’abandonner ses recherches. Le
premier « vrai » moteur à quatre temps est mis au point par deux ingénieurs
allemands, Daimler (1872) et Benz (1882) qui, chacun de leur côté, cherchent à
vendre leur brevet en France. En 1889, Panhard et Levassor installent le premier
moteur à quatre temps (celui de Daimler) sur une voiture à quatre places. A partir
de cette date, la recherche et l’évolution de l’automobile va progresser de manière
fulgurante.
B- LA GESTION DE PRODUCTION

1- La production

Elle se définit comme l’utilisation ou la transformation des ressources humaines,


matérielles et financières en vue d’obtenir des biens ou des services. Toute activité
qui ajoute de la valeur à un bien ou à un service constitue donc une activité de
production. Il existe 2 types de production :
• La production des biens qui consiste bien souvent en une activité de
transformation ou d’extraction
• La production des services qui consiste en un échange entre le personnel
de l’entreprise et le client.

2- La gestion des opérations de production

La fonction de gestion des opérations s’intègre dans une entreprise au même


niveau que le marketing, les finances, le personnel, etc. En effet c’est au cours des
30 dernières années et en raison des contraintes imposées à la production par la
concurrence internationale que les entreprises ont pris conscience de l’importance
grandissante de la gestion des opérations et lui ont donné une place égale aux
autres fonctions de l’entreprise. La gestion des opérations regroupe un certain
nombre d’activités que sont le transport, la production et la gestion des matières.
Ainsi la direction des opérations représente un des grands secteurs de l’entreprise
au même titre que la direction du personnel, la direction du marketing, etc. La
différence entre la gestion des opérations dans les entreprises de Services et les
entreprises de production La différence principale est la gestion de la qualité.
Selon Heskett, Sasser, Hart il est difficile de contrôler un service pour cinq (05)
raisons :
- La qualité du service dépend du comportement et de l’état d’âme de l’employé
producteur ;
- Plusieurs services sont livrés au client au même moment où ils sont produits et
souvent par la même personne ;( le contrôleur ne peut juger de la qualité du service
car les services vendus sont tributaires des besoins du client.
- Il est impossible de vérifier la bonne qualité d’un service avant sa livraison au
client ; (à cause de l’intangibilité du produit.)
- Il est difficile de gérer une équipe de centaine d’employés qui entrent en contact
avec le client en des dizaines de points de service différents ;
- Il est à peu près impossible de mesurer la qualité d’un service de manière
objective.
3- Les types de décision des opérations de production

Les types de décision se divisent en 2 grandes catégories : les décisions


stratégiques et les décisions opérationnelles.

a- Les décisions stratégiques.

Les décisions stratégiques touchent tous les secteurs de la gestion de l’entreprise


(planification, distribution,) et elles ont des répercutions à long terme. Bien
qu’elles soient prises à un niveau élevé de la direction, elles le sont souvent en
concertation avec la participation des principales parties prenantes. Dans le cadre
de la gestion des opérations, quelques DS sont par exemple l’adoption d’un
nouveau procédé de production, l’analyse des principales caractéristiques d’un
nouveau produit et enfin l’élaboration de la politique de l’entreprise relativement
à la fabrication ou à l’achat d’un produit.

b- Les décisions opérationnelles

Les décisions d’opérations appelées dans certains cas décisions tactiques,


désignent les décisions courantes qui ont une influence directe sur les opérations
quotidiennes d’une entreprise. Elles ont un impact moins important sur le long
terme et elles ont la particularité d’être prises très rapidement. Elles concernent
entre autres les produits à fabriquer dans les semaines ou dans les mois à venir, le
niveau des stocks durant une période. Les décisions opérationnelles doivent
s’intégrer dans le processus stratégique global de l’entreprise.

4- Quelques outils de gestion de production.

a- Le diagramme de GANTT

Dans la production il y a une suite de tâches à accomplir. Une fois que les volumes
à produire sont fixés il faut identifier les tâches à accomplir, le temps alloué à
chaque tâche, les ressources affectées à chaque tâche et enfin le coût de ces
ressources. Pour élaborer un diagramme de GANTT il y a un processus à mettre
à place à savoir :
• Elaboration des tâches à accomplir
• La détermination des prédécesseurs
• La détermination des durées
• L’estimation des couts de ressources

b- Le MRP

Le MRP (Manufacturing resources planing) est un système qui utilise la


nomenclature du produit, l’état des stocks et la demande pour déterminer les
intrants à commander (les composantes), les quantités de chaque intrant à
commander et les périodes de commande en fonction des délais de livraison. On
peut noter deux générations de MRP. La première a été élaborée dans les années
70s aux Etats-Unis par Joseph ORLICKY. Elle se servait d’un système de
commandes à flux poussés, ce qui signifiait que tout était exécuté en fonction des
matières premières et que celle-ci déterminait la quantité de stocks qui sera
fabriquée. Finalement, on produisait pour stocker. Si cette situation est
appréciable dans les périodes intenses de vente, elle peut en d’autres circonstances
créer un amoncellement de stock. Quant au système MRP 2, il consiste en un
système d’information manufacturier qui intègre les services du marketing, de la
production, des approvisionnements et de la finance. Cette deuxième génération
est apparue vers le milieu des années 80s. Il établit les besoins financiers à partir
des besoins de matières, des ressources humaines et d’équipement dans ces quatre
services. Le système le plus récent est le système ERP (Enterprise Resources
Planning). Ce dernier correspond à un système d’informations qui intègre toutes
les fonctions de l’entreprise. De la réception des marchandises après achat jusqu’à
la distribution du produit.

c- Méthode PERT

Program evaluation and review technique, la méthode PERT est une méthode
conventionnelle utilisable en gestion de projet, ordonnancement et planification
développée aux états unis par la marine américaine dans les années 1950.
Elle fournit une méthode et des moyens pratiques pour décrire, représenter
analyser et suivre de manière logique les taches et le réseau des taches à réaliser
dans le cadre d’une action à entreprendre ou à suivre.
II- Rôle du transport dans la gestion de production

Dans cette partie, par le rôle faudra comprendre l’impact positif du transport sur
la gestion de production.
Le transport est un facteur de compétitivité des entreprises à plus d’un titre. La
rapidité de livraison des biens apparait comme un élément supplémentaire de
concurrence entre producteurs et parfois même susceptible de donner l’avantage
à un fabricant moins performant que ses concurrents en termes de coût de
fabrication. Il constitue un coût de fonctionnement non négligeable pour plusieurs
entreprises et donc condition de succès pour les entreprises, elle représente dans
cet environnement concurrentiel rude la clé de l’économie par le rôle qu’il joue
au niveau de l’intégration des marchés et par son incidence sur les coûts des
transactions effectuées entre différents agents économiques. Cette branche de
transport joue un rôle important dans l’entreprise qui s’appuie sur une stratégie de
développement des infrastructures autour des plans de transport nationaux et
internationaux qui favorisent une approche intermodale, couvrant l’ensemble des
sous-secteurs concernant l’exploitation et la gestion des secteurs de transport. La
présence de marches contestables implique la mobilité des usages, c’est à dire le
déplacement d’une entreprise à autre, la relation entre les producteurs et les
consommateurs.
L'infrastructure logistique est constituée d'entrepôts et de voies de
communication. Elle a pour objet de mouvementer les flux de matières, pour les
acheminer des lieux de production jusqu'aux lieux de transformation, puis des
lieux de transformation vers les lieux de consommation. Ces trois lieux sont
généralement disjoints.
Lorsque cette production peut être acheminée directement vers le lieu de
consommation, sans constitution de stock, le flux est dit tendu. À l'inverse, le flux
est dit stocké.
Si la production décide de la quantité de marchandise transportée, le flux est dit
poussé. Au contraire, si la consommation décide de la quantité de marchandise
transportée et produite, le flux est dit tiré.
La disjonction des lieux de production, de transformation et de consommation est
le résultat de facteurs socio-économiques (en liaison avec les coûts de main
d'œuvre), environnementaux (productions d'aliments), géologiques (production
de minerais et de roches) ....
Ceci justifie qu'il faille transporter les marchandises, du lieu de production,
d'abord vers le lieu de transformation, enfin vers le lieu de consommation.

A- Le transport physique

• Le mouvement des produits


Que le produit soit en forme des matières premières, en composante, en
cours de production ou bien en produits finis, le transport est nécessaire
pour le déplacer le produit pour la prochaine phase de production ou s'il est
fini près du consommateur.
En interne, Dans le processus de production le besoin en matière est
incessant à chaque poste de travail, l’utilisation d’engins tels que les
chariots élévateurs, les chariots tracteurs, les convoyeurs, les suceuses, les
tubes permettent d’accélérer les activités de manutention au sein de la
chaine de production pour éviter ainsi les temps morts. En effet, au sein de
l’entreprise et de l’entrepôt lors ou à la fin de l’ordonnancement des taches
les inputs ou outputs sont transportés par des engins de manutention pour
la manipulation au niveau de chaque poste ou pour les sortir du système de
transformation.

• Un système de stockage temporaire

Il est connu que les véhicules par exemple peuvent constituer un excellent
moyen d'emmagasinage temporaire. Mais, pour lequel on ne peut pas
ignorer les coûts de changement et de rechargement.
Il existe deux principes de base directeurs dans toute gestion et pour toutes
les opérations de transport, à savoir : l'économie d'échelle (coût par unité
transportée baisse suite à une très grande quantité transportée) et l'économie
de distance, qui fait que le coût par unité transportée diminue avec
l'augmentation de la distance.
• Un moyen de sécurité

Le transport des biens au travers d’engins assure leur sécurité en ce sens où leur
qualité est conservée par la manutention adéquate contre les risques
d’endommagement des produits, la rotation continue des biens permet d’éviter les
vols, d’accélérer le stockage des marchandises. Le transport garantit de même la
sureté du déplacement des ressources transportées et leur arrivée effective au lieu
convenu. Les conditions nécessaires à la conservation de celles-ci peuvent être
continues lors du transport, c’est le cas du transport de marchandises périssables
dans des conteneurs frigorifiques.
• Un facteur déterminant pour la localisation des usines
Pour chaque entreprise, une localisation différente implique des différences dans
les coûts de transport aussi bien pour les inputs que pour les outputs. Le coût du
transport pèse donc simultanément sur le prix des inputs et sur le prix des outputs
de l’industrie ; il intervient donc directement dans le calcul du prix de revient final
du produit. Ceci revient à dire que la plupart des facteurs de localisation peuvent
être assimilés à une forme particulière de coût de transport.
• Un moyen de mise à disposition du facteur humain
Sans l’intervention de moyens et d’infrastructures de transport, l’accès aux
champs d’exploitation et aux sources d’exploitation seraient impossibles. De
même, l’exploitation elle-même nécessitant les facteurs tels que la main d’œuvre
et le matériel d’exploitation, requiert le déplacement vers la zone de production
du personnel et des machines et outils pour réaliser l’activité de production.

B- Le transport d’information

• Le système Kanban
Le Kanban est une étiquette qui sert à matérialiser la commande que passe un
poste client à un poste fournisseur dans un système de production.
Il intervient tant au niveau des flux tirés que poussés.
Adaptée pour un système à production régulière, le but principal de la méthode
du Kanban est d’éliminer le gaspillage par le maintien de la taille des stocks
intermédiaires à un niveau raisonnable. Il ne s’agit donc pas de faire du zéro stock
absolu. Sa mise en place nécessite une bonne organisation des processus, une
maîtrise des flux internes, une évaluation rigoureuse du nombre de Kanban et une
grande fiabilité dans l’exécution des commandes.
Le principe du Kanban est simple : lors de la commande, le Kanban est fixé sur
le contenant vide ou placé dans un tableau conçu à cet effet et expédié ensuite au
poste fournisseur. A la livraison, le poste fournisseur fixe le Kanban sur le
contenant rempli et expédie l’ensemble au poste client.
Il existe dans la pratique deux principaux types de Kanban :

Les Kanbans de production : Etiquettes destinées à un atelier de fabrication et


faisant office d’ordre de production et de livraison

Les Kanbans de manutention/transport : Etiquettes destinées à un entrepôt de


stockage, à un magasin intermédiaire et faisant office d’ordre de prélèvement et
de livraison ;
III- CAS PRATIQUE

Le choix du cas pratique s’est tourné vers la multinationale Friesland campina,


une entreprise hollandaise qui se charge de la fabrication des produits bonnet
rouge et Pearl.
Les produits fabriqués ont une forte consommation en côte d’ivoire et cette usine
dessert 42 pays de l’Afrique.
Alors nous avons constaté plusieurs exigences la mise à disposition du produit,
du fait de sa forte consommation et surtout du fait de sa nature (produits laitiers).
Et nous avons fini par constater que la gestion de la production dépend étroitement
du service approvisionnement. En un mot, toute décision au niveau du transport
impact la production.
En grande partie la matière utilisée pour ces produits est le lait et à 30% utilise le
cacao ivoirien. De ce fait en majorité ce lait provient de la Hollande et d’autres
ingrédients proviennent de d’autres destinations.

• COMMENT SE FAIT L’APPROVISIONNEMENT DU LAIT

Au départ, le lait est récolté directement chez les fermiers hollandais et pour se
rendre dans les fermes, l’entreprise utilise des camions adaptés non seulement à
l’état de la route mais aussi au conditionnement du lait. Etant donné que le lait est
beaucoup utilisé dans la fabrication, l’entreprise doit alors définir la cadence qui
lui permettra de ne pas tomber en rupture de stock ou en surstock. Donc le
transport est un facteur très important dans cette chaîne.

En côte d’ivoire, la majeure partie du lait provient de ce lait récolté auprès des
fermiers hollandais. Là encore les contraintes deviennent de plus en plus strictes
car il faut importer en plus du lait d’autres matières grasses et ingrédients, du coup
le choix de la technique de transport est très important pour éviter que l’usine de
la côte d’ivoire n’ait pas de quoi lancer sa production ce qui va donc engendrer
les pertes financières énormes.
• AU NIVEAU DE LA PRODUCTION

Sans matières premières pas de production, par ricochet le transport influe sur la
production.

Au niveau de l’entrepôt, si le ravitaillement en matières premières n’est pas


ordonnancé il risque d’avoir du surstockage, l’entreprise va donc être obligée de
supporter d’énormes coûts de stockage.

De l’entrepôt à l’unité de production, ce sont des engins de manutention qui sont


utilisés comment moyens de transports.

Etant dans l’unité de production, il y a des pistes roulantes qui permettent de


déplacer les produits jusqu’à sa sortie de la ligne de production.

• AU NIVEAU DE LA DISTRIBITION

C’est un maillon très import car sans la distribution, les produits sortis de la chaîne
de production ne peuvent être envoyés aux clients.
CONCLUSION

Au cours de notre travail, nous avons pu remarquer que le transport et la


production sont deux fonctions primordiales de l’entreprise. Aussi, le transport
occupe une place importante dans la gestion de la production autant au niveau du
transport physique dans le mouvement des produits, en étant un moyen de sécurité
et un facteur déterminant pour la localisation des usines ; qu’au niveau du
transport d’informations qui serviront à la production. Une bonne gestion du
transport est alors nécessaire à la production.

Aussi, la distribution étant une fonction étroitement liée à la production, on


pourrait se demander quel serait l’importance du transport dans la distribution.
BIBLIOGRAPHIE

• Cours de gestion de production ILT 1 COULIBALY Massita


• Cours de gestion de production ILT 1 OUATTARA Siambou

WEBOGRAPHIE

• www.wikipedia.fr/le-transport-hist ?
Table des matières
INTRODUCTION ................................................................................................. 3
I- APPROCHE DEFINITIONELLE .................................................................. 4
A- LE TRANSPORT ........................................................................................ 4
1- Définitions.................................................................................................... 4
2- Historique et l’évolution du transport .......................................................... 4
a- Le transport à l’ère préindustrielle .................................................................. 4
b- L’impact de la révolution industrielle sur les transports ............................. 7
B- LA GESTION DE PRODUCTION ............................................................. 8
1- La production ............................................................................................... 8
2- La gestion des opérations de production ..................................................... 8
3- Les types de décision des opérations de production .................................... 9
a- Les décisions stratégiques. .............................................................................. 9
b- Les décisions opérationnelles ...................................................................... 9
4- Quelques outils de gestion de production. ................................................... 9
a- Le diagramme de GANTT .............................................................................. 9
b- Le MRP ...................................................................................................... 10
c- Méthode PERT .............................................................................................. 10
II- Rôle du transport dans la gestion de production........................................ 11
A- Le transport physique................................................................................. 12
B- Le transport d’information ......................................................................... 13
III- CAS PRATIQUE ....................................................................................... 15
CONCLUSION ................................................................................................... 17
BIBLIOGRAPHIE .............................................................................................. 18
WEBOGRAPHIE ................................................................................................ 18