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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur


et de la recherche scientifique

UNIVERSITE Abderrahmane MIRA BEJAIA


Faculté de Technologie
Département de Génie Mécanique

MEMOIRE

Présenté pour l’obtention du diplôme de

MASTER

Filière : Génie Mécanique

Spécialité : Energétique

Par :
AIT YAHIA ADEL

BELKHADRA AYACHE

Thème
Bilan thermique de la chaudière ECFEERAL-
IRIS-Sétif

Soutenu le 07/07/2019 devant le jury composé de:


Mr. MENDIL Fatah Président

Mr. A. DJERRADA Rapporteur

Mr. SAHI Adel Examinateur

Année Universitaire 2018-2019


REMERCIEMENTS

Nous remercierons en premier lieu dieu tout puissant pour


le courage et patience qui nous a permet d’aboutir ce modeste
mémoire.
Je tiens à remercier Dr. A.DJERRADA, Directeur de
ce mémoire. Tout d’abord d’avoir proposé ce thème passionnant
et qui m’as vraiment aidé et éclairé avec ses conseils tout au
long du parcours.
Je remercie tous les membres du jury pour l’intérêt qu’ils ont
porté à mon travail.
Qui ont accepté de participer et assisté à la
Valorisation de ce travail.
Mes remerciements sont également adressés aux enseignants qui
ont contribués de prés ou de loin à ma formation durant mes
années d’études.
Je remercie tout mes amis qui ont vraiment été formidables
durant ces deux dernières années de MASTER.
Dédicace

Je dédie ce modeste travail à qui me sont les plus chers et les


plusproches de mon cœur.

A mes très chers parents qui sont toujours à mes côtés pour mesoutenir
et m’encourager .a mon frères et mes sueurs

A tous mes amis et mes collègues qui étaient avec moi dés le début demon
parcours

A tous mes enseignants.

Je dédie enfin ce travail à toute personne ayant contribuée de prés oude


loin à sa concrétisation.

A.ait yahia
Dédicace

Je dédie ce travail en premier lieu a mes chers parents, nulle dédicace


n’est susceptible de vous exprimer mes profonde affection, mon immense
gratitude pour tous les sacrifices que vous avez faits et que vous allez
faire pour mes études. je le dédie aussi à : mes frères. Nos chers
formateurs et formatrices pour leurs efforts et leurs soutiens. Toutes
nos amies de la section Génie mécanique. Tous ceux qui nous ont aidées
de près ou de loin. Enfin à tous le personnel d’IRIS.

B.Ayache
Liste des tableaux

Liste des tableaux

Tableau I .1 : Fiche technique d’IRIS…………………………………………………………. 4

Tableau I .2 : Classification des chaudières…………………………………………………… 11

Tableau I .3 : Comparaison des performances des chaudières………………………………… 12

Tableau II.1 : Fiche technique de la chaudière MYRA 6000…………………………………. 18

Tableau II.2 : Fiche technique de bruleur N8-5800…………………………………………… 19

Tableau II.3 : Caractéristique de la pompe CR10-22…………………………………………. 20

Tableau III.1 : Composition volumique en % du gaz naturel…………………………………. 23

Tableau III.2 : Analyse des gaz d’échappement………………………………………………. 24

Tableau III.3 : Composition massique en % du gaz naturel…………………………………... 25

Tableau IV.1 : Tableau récapitulatif des résultats obtenus……………………………………. 39

Tableau V.1 : Différent types d’économiseur…………………………………………………. 46

Tableau V.2 : Composition des fumés de gaz…………………………………………………. 50

Tableau V.3 : Les résultats obtenus…………………………………………………………… 55


Listes des figures

Listes des figures :

Figure I.1 : Organigramme générale d’IRIS SAT……………………………………………. 5


Figure I.2 : Schéma chaudière a vapeur à tube de fumée …………………………………… 7
Figure I.3 : Principe de fonctionnement de la chaudière a tube de fumée …………………… 8
Figure I.4 : Schéma de principe d'une chaudière à tubes d'eau………………………............. 9
Figure I.5 : Schéma simplifier de la chaudière a tube d’eau ………………………………… 10
Figure II.1 : Filtre anti sable………………………………………………………………….. 14
Figure II.2 : Principe de fonctionnement d’un adoucisseur a résine………………………..... 15
Figure II.3 : Schéma de principe de la chaudière ECFERAL………………………………... 17
Figure II.4 : Bruleur elcoN8-5800 …………………………………………………………… 19
Figure II.5 : Composantes du bruleur à gaz…………………………………………..……… 19
Figure IV.1 : Bilan énergétique de la chaudière…………………………………………..…. 30
Figure IV.2 : Le bilan thermique de la chaudière MYRA 6000……………………...…….… 40
Figure IV.3 : Pertes globales ………………………………………………………………... 40
Figure V.1 : Economiseur vue de l’intérieur………………………………………………… 46
Figure V.2 : Economiseur ………………………………………………………...…………. 47
Nomenclature

Nomenclature

Symbole Description Unité

Ci Fraction massique

D Diamètre m

‫ ̇ܧ‬௪ା௖ A copuissance - transformation reçue par la chaudière kW

‫ ̇ܧ‬௪ି௘ Copuissance transformation du réseau d’eau kW

F Coefficient dépendant de la nature combustible

Gr Nombre de GRASHOF

G Accélération de la pesanteur m.s-2

‫ܪ‬஼ Enthalpie massique des gaz de fumées kJ.kg -1

‫ܪ‬௙.௘ Enthalpie massique d’eau kJ.kg-1

H Coefficient d’échange convectif W.m-2.K-1

he Enthalpie comprimé kJ.kg-1

hliq Enthalpie du liquide kJ.kg-1

hv Enthalpie vapeur kJ.kg-1

K Coenthalpie d’eau kJ.kg-1

‫̇ܮ‬ Perte exergétique totale dans la chaudière kW

LV Chaleur latente kJ.kg-1

MF Débit-masse du combustible kg comb.s-1

Mg Débit masse de Gaz de combustion kg. s-1

ML Quantité d’air effective kmol(air) / kmol(GN)

Mo2 stok La quantité d’oxygène stœchiométrique kmol(O2)/kmol(GN)


Nomenclature

Symbole Description Unité

Mpur Débit des purges kg.s-1

ma Masse molaire d’air kg.kmol-1

ṁ௙ Débit massique des gaz de fumées kg/s


Ncomb Le débit-quantité molaire de combustible kmol.s1

me Débit massique d’eau kg.s-1

mі Masse molaire kg.mol-1

mN2 Masse molaire d’azote kg.kmol-1

mO2 Masse molaire d’oxygène kg.kmol-1

Nu Nombre de Nusselt

݊௜ Nombre de mole du produit

݊௙ Nombre de mole total des fumées

Pa Puissance introduite kW

Pconv Perte par convection kW

PF Pression du combustible Pa

Ppur Perte par purge kW

Pfum Perte par fumée kW

Pglob Perte global kW

Pr Nombre du Prandtl

Pray Perte par convection kW

Pu Puissance utile kW

R Constante molaire des gaz parfais J.mol-1.K-1

Ra Nombre de Rayleigh
Nomenclature

Symbole Description Unité

S Surface m2

Tc Température des gaz K

Tf Température d’eau K

Tfum Température de la fumée K

Tair Température d’air K

Tpar Température de la paroi K

TF Température de l’air à l’entrée K

Tmoy Température moyenne K

μі Fraction massique du composant

V Volume m3

V̇ F Débit-volume du combustible m3.s-1

݉̇ ௏ débit de la vapeur kg.s-1

Y௜ Fraction molaire de chaque produit de la combustion


Nomenclature

Lettre grecs

Symbole Description Unité


ℇ Émissivité du matériau

σ Constante de Boltzmann J.K-1


β Coefficient de dilatation
λe Facteur d’air
η Rendement
ν Viscosité cinématique m2.s-1
λ Conductivité thermique W.m-1K-1

Indice et abréviation

Symbole Description Unité


A Air
∆݇଴௖ Pouvoir exergétique de combustible
ΔT Différent de température K
CP Chaleur spécifique J.kg-1.K-1
CPf Chaleur spécifique des fumés J.kg-1.K-1
CPi Chaleur spécifique de chaque produit de la combustion J.kg-1.K-1
PC Pouvoir calorifique kJ.kg-1
PCI Pouvoir calorifique inférieur kJ.kg-1
PCS Pouvoir calorifique supérieur kJ.kg-1
Sommaire

Sommaire

Introduction générale..………............................................................................................ 1

Chapitre 1 :
Présentation de l’entreprise IRIS et généralités sur les
chaudières
Introduction………………………………………………………................................... 3
I.1Présentation de l’entreprise IRIS ...................................................................................... 3
I.1.1Historique d’IRIS……………………………………………………………………… 3
I.1.2 Fiche technique………………………………………………………..……………… 4
I.1.3 Programme de développement d’IRIS SAT……………………………..…………… 4
I.1.4 La politique produit…………………………………………...………………………. 4
I.1.5 Missions et objectifs d’IRIS SAT……………………………………...……………... 5
I.1.6 Organigramme général d’IRIS SAT…………………………..……………………… 5
I.2 Généralitésur les chaudières a vapeur ………………………………………………….. 6
Introduction……………………………………………………...………………………... 6
I.2.1 Différent Types de chaudière ……………..…………………………………………. 6
I.2.1.1 Chaudière à tube de fumée …………………………………………………………. 6
I.2.1.2 Chaudière à tube d’eau……………………………………………………………… 8
I.3 Comparaison des performances des chaudières ……………………………………...... 11
Conclusion ………………………………………………………………………………… 12

Chapitre II :
Description de système à étudié
II.1 Eau d’alimentation des chaudières …………………………………………………… 13
II.1.1 Les qualités d’eau requises …………………………………………………………. 13
II.1.2 Traitement des eaux des chaudières ………………………………………………... 14
II.1.2.1 Filtre anti sable …………………………………………..………………………... 14
II.1.2.2 Adoucisseur ......……………………………………….……...………………….. 14
Sommaire

II.1.2.3 Elimination des gaz ………………………………………………………………. 15


II.1.2.4 La bâche alimentaire …………… ………………………………………………... 15
II.2 La chaudière ………………………………………….……………………………….. 16
II.2.1 Description détaillée de la chaudière ECFERAL …………………………………... 16
II.2.2 Fiche technique de la chaudière MYRA 6000………...……………..…….……….. 18
II.2.3 Les principaux éléments de la chaudière……………………………………...……... 18
Conclusion ………………………………………………………………………………… 21

Chapitre III :
Etude de la combustion
Introduction ………………………………………………………………...…………….. 22
III.1 La combustion …………………………………………………………...…………… 22
III.1.1 Définition ………………………………..……………………..………………….. 22
III.1.2 Le comburant ……………………………………………………………………… 22
III.1.3 Le combustible ……………………………………………………………………... 23
III.1.4 Le combustible utilisé ……………………………………………………………… 23
III.1.5 Composition volumique du gaz naturel ………………………...………………….. 23
III.1.6 Pouvoir calorifique………………………………………….……….……………… 24
III.1.7 Les paramètre de la combustion …………………………………………………… 24
III.1.7.1 Analyse des gaz de fumée ………………………………………..………………. 24
III.1.7.2 Teneur en CO2 et O2 ……………………………………………………………. 24
III.1.7.3 Excès d’air .…………...……………………………………….……..………….. 25
III.1.8 Composition massique du gaz naturel …………………………..………………... 25
III.1.9 Débit masse du combustible ………………………………………….………….... 26
III.1.10 Etude thermochimique de la combustion…………………………………...……. 27
III.1.10.1 Réaction de la combustion……………………………………..…….………….. 27
III.1.10.2 Équation stœchiométrique de la combustion du gaz naturel…… ...…………… 27
III.1.10.3 Quantité d’air effective ……………………...…………………………..……... 28
III.1.11 Débit-masse de gaz de combustion ………………………………………………. 28
III.1.12 Rendement de combustion ………………………………………….…………… 29
Sommaire

Chapitre IV :
Bilan thermique et éxergétique de la chaudière MYRA 6000
Introduction ………………………………………………...…………………………..… 30
IV.1 Bilan énergétique de la chaudière ……………………………………………………. 30
IV.1.1 La puissance utile …………………………………………………..……….……… 31
IV.1.2 Puissance introduite dans la chaudière……………………………….………...…… 31
IV.1.3 Pertes globale ………………………………………………………...………..…… 32
IV.1.3.1 méthode indirect ………………………………………………………………….. 32
IV.3.1.2 Les pertes par purges …………………………………………….…………..…… 34
IV.3.1.3 Les pertes par parois ………………………………….………………………...… 35
IV.1.3.2 Méthode direct……………………………….…………………………………… 39
IV.1.4 Rendement utile …………………………………...……………………….………. 39
IV.1.5 Discussion et analyse des résultats………………………………………….………. 39
IV.2 Le bilan exergetique de la chaudière………………………………………..…...…… 42
Introduction ………………………………………………………………………………. 42
IV.2.1 La copuissance de transformation du reseau d’eau ………………………………… 43
IV.2.2 La copuissance - transformation reçue par la chaudière ………………………..….. 44
IV.2.3 Perte exergétique totale dans la chaudière …………………………………...…..… 44
IV.2.4 Le rendement exergétique du la chaudière…………………………………..……… 45

Chapitre V :
Etude d’un économiseur de chaleur pour la chaudière MYRA
600
Introduction ………………………………………………………………………………. 46
V. 1 Définition …………………………………………………………………………….. 46
V.2 : Types d économiseurs …………………………………………………………..…… 46
V.3 Principe de fonctionnement d’un économiseur ……………………..………………… 47
V.4 Economiseur proposé ………………………………………………………..………… 47
V.5 Application a la chaudière MYRA 6000 ………………………………………..…….. 47
V.6 Flux de chaleur échangé……………………………………..…………….…………... 48
V.6.1 Calcul de la Chaleur spécifique de chaque produit de la combustion à
l’entrée ……........................................................................................................................... 50
Sommaire

V.6.2 Calcul Chaleur spécifique de chaque produit de la combustion à la


sortie ………………………………………………………………………………………. 52
V.6.3 Calcul de la chaleur spécifique moyenne des fumées entre l’entrée et la sortie de
l’économiseur …………………………………………………………..…………………. 53
Conclusion …………………………………………………………………….………….. 55

CONCLUSION GENERALE……………………………………..………..… 56

Bibliographie 57

Annexes 58
Introduction
Générale
Introduction générale

Introduction générale :

L’énergie est l’un des moteurs de développement des sociétés. Sur la scène mondiale,
l’équilibre entre la demande et la disponibilité d’énergie devient de plus en plus critique.

Le plus grand besoin énergétique est de loin la création de chaleur pour les procédés
techniques, la chaleur industrielle est générée par différents sources d’énergie comme par
exemple l’eau chaude, la vapeur et l’air chaud. La vapeur (saturé ou surchauffée) joue un rôle
majeur dans l’industrie agroalimentaire, pharmaceutique, production d’électricité, chimique et
pétrochimique et de nombreuses autres branches industrielles.

L’art de l’ingénieur vise à améliorer le rendement des procédés qu’il met en œuvre,
c'est-à-dire à tirer un maximum de profit d’un minimum de ressource.

La méthode la plus couramment, utilisée pour l’analyse des installations de conversion


d’énergie, est l’analyse thermique basée sur le premier principe de la thermodynamique.
Toutefois, il y a un intérêt croissant dans l’utilisation combinée du premier et du
deuxième principe de la thermodynamique, en utilisant le concept de l’éxergie, dans le but
d’évaluer l’efficacité avec laquelle l’énergie disponible est consommée.

Plusieurs études ont été fait afin de pouvoir déterminer et minimiser les pertes
d’énergie et réduire la consommation de carburant dans les générateur de vapeur on a eu la
chance d’effectuer notre étude en s’appuyant sur les connaissances acquis au court de notre
stage ce qui nous a aidés sur l’aspect pratique.

Ainsi, l'objectif de ce travail consiste à faire le bilan énergétique et exergétique de la


chaudière ECFERAL (MYRA6000). Il consiste à étudier des solutions pour l'amélioration du
rendement énergétique et pour réduire la consommation en gaz.

Pour assurer une cohérence et une organisation meilleure à notre travail, nous l’avons
réparti en cinq (5) parties :

 Le premier chapitre évoque la présentation de l’entreprise d’accueil IRIS SAT


et les généralités sur les chaudières à combustible et les différents types de
chaudière et une comparaison des performances.

1
Introduction générale

 Le deuxième chapitre présente une description de circuit étudié et de la


chaudière MYRA 6000 et ses éléments
 Le troisième est consacré à l’étude de la combustion de gaz naturel dans la
chaudière et la détermination des différents paramètre nécessaire au calcul du
rendement
 Le quatrième chapitre se focalise sur le calcul de rendement énergétique et
exergétique de la chaudière MYRA 6000.
 Dans le cinquième et dernier chapitre on essaie de faire une étude pour un
économiseur de chaleur pour diminué les pertes de chaleur par les fumées.

2
Chapitre I

Présentation de l’entreprise IRIS et


généralités sur les chaudières
Chapitre I : Présentation de l’entreprise IRIS et généralités sur les chaudières

Introduction :
IRIS est parmi les premiers grands piliers industriels en Algérie et dans ce présent
chapitre nous allons parler de son évolution historique, ses multiples activités industrielles,
ainsi que l’organigramme décrivant ses différentes directions. Par suite nous présentons des
généralités sur les chaudières et les différentes chaudières avec leurs inconvénients et
avantages.

I.1 Présentation de l’entreprise IRIS :

I.1.1. Historique d’IRIS :


IRIS est la marque commerciale de l’entreprise algérienne « Saterex » créée en 2004,
spécialisée dans la fabrication des produits électroniques, électroménagers et téléphonies.
Depuis sa création, il y’a près de quatorze ans, IRIS est devenue le précurseur dans
l’industrie de l’électronique et de l’électroménager grand public, grâce à la maitrise d’une
technologie d’avant-garde acquise par la fabrication de nombreux produits électroniques et
électroménagers, tels que les téléviseurs et les récepteurs satellite ou encore les réfrigérateurs,
les machines à laver ou les climatiseurs.
IRIS a fait le choix d’investir dans des installations ultramodernes implantées sur le
sol Algérien, misant ainsi sur les capacités et la maîtrise de la ressource humaine locale dans
un domaine de technologies de pointe.
Actuellement la société emploie près de 2500 collaborateurs sur 6 sites de productions
et elle projette d’en créer, à court terme, plus de 800 autres emplois à travers son méga
complexe électronique.
Iris s’inscrit dans la continuité de ses efforts afin de se positionner comme une marque
algérienne empathique de choix du consommateur dans ses domaines d’activités.
Toujours vers l’Avant, est la devise de l’entreprise pour fabriquer des produits dotés
de nouvelles technologies à la page par rapport au développement mondial et des produits de
haute qualité à la portée de tous. [1]

3
Chapitre I : Présentation de l’entreprise IRIS et généralités sur les chaudières

I.1.2. Fiche technique :


Tableau І.1. : Fiche technique d’IRIS. [1]

Nom de l’entreprise SATAREX

Nom commercial IRIS

Année de création 2004

Siège Sétif

Frome juridique SARL

Domaine d’activité Electronique/ Electroménager

Slogan Empreinte de la qualité

Activité Production

I.1.3. Programme de développement d’IRIS SAT :


La direction d’Iris a tracé un programme de développement très ambitieux qui vise à la fois la
satisfaction du marché national et l’introduction des produits de la marque dans les marchés
internationaux. Pour cela, ces dirigeants ont basé leur stratégie sur deux axes.
 Le premier, concerne le renforcement des capacités de sont personnel grâce à une
vision d’entreprise qui place l’homme au centre de toutes les stratégies d’expansion.
 Le deuxième axe, consiste en l’acquisition d’équipement de production de qualité
qui permet l’entreprise, de mettre sur le marché, des produits qui satisfont les normes
de qualité, les plus exigeants et en vigueur à travers le monde. [1]

I.1.4. Politique produit :


Après détection des besoins du marché et détection du pouvoir d’achat de leurs cibles,
l’entreprise passe à la mise en production de ses nouveaux produits qui sont caractérisés par
l’innovation et des nouvelles technologies tout en respectant et offrant des multiples
caractéristiques pour chaque produit, mais avant le lancement de son produit IRIS essaye ses
produits dans des marchés tests. [1]

4
Chapitre I : Présentation de l’entreprise IRIS et généralités sur les chaudières

I.1.5. Missions et objectifs d’IRIS SAT : [1]

Développer et fabriquer en Algérie des produits et services à la pointe des nouvelles


technologies à des prix à la portée du consommateur algérien.
Se positionné au premier rang de l’innovation technologique en Algérie.
Offrir les meilleurs produits, de qualité, à des prix compétitifs.
Déployer des infrastructures à la pointe de la technologie.
Créer pour ses employés le meilleur environnement de travail et d’épanouissement.
Contribuer activement au bien-être des Algériens.
Appliquer rigoureusement sa politique environnementale.
Améliorer sans cesse ses processus internes dans le respect de sa politique qualité.

I.1.6. Organigramme général d’IRIS SAT :

Direction
générale
Direction Direction des
Direction Direction Direction Direction
finances et ressources
comerciale marketing boutique production
comptabilités humaine

Département
Département Département Service des
communicat- superviseurs
mobile TV finances
ion

Département
Département Eléments du Département Service
d’etudes de
électronique superviseurs mobile comptabilité
marché

Trademarket- Département
ing électronique

Figure I.2: Organigramme générale d’IRIS SAT. [1]

5
Chapitre I : Présentation de l’entreprise IRIS et généralités sur les chaudières

I.2 Généralité sur les chaudières a vapeur :

Introduction :
Une chaudière est un appareil dont le rôle est de transmettre à un fluide thermique, la
chaleur dégagée par une combustion. Cette combustion peut se faire dans la chaudière (foyer)
ou bien à l'extérieur (c'est le cas des chaudières de récupération). Cet apport de chaleur a pour
effet soit uniquement de réchauffer le fluide thermique, soit de le réchauffer et le vaporiser.

Industriellement, on utilise les chaudières pour produire la vapeur nécessaire au


fonctionne- ment des procédés. La source de chaleur peut-être fournie par un combustible
(gaz, fioul, charbon…) ou une résistance électrique.

L’idée d’utiliser la vapeur comme force motrice remonte au 1er siècle Apr JC avec
l’invention de l’éolipile par Héron d’Alexandrie. Mais ce n’est véritablement qu’à partir de la
fin du 17ème siècle que les ingénieurs ont développé les machines à vapeur modernes. En
1800, l’ingénieur américain Evans mis au point la première chaudière à tubes de fumée qui
servit dans les premières locomotives.

La nécessité d’avoir des débits et pressions de vapeur importants aboutit en 1867 à la


mise au point de la chaudière à tubes d’eau par les ingénieurs américains Babcok et Wilcox.

Depuis, celles-ci se sont sans cesse perfectionnées permettant d’avoir notamment des
rendements de 90 %.

I.2.1. Différents Types de chaudière :


Il existe une grande variété de types de chaudières :

I.2.1.1.Chaudière à tube de fumée :


Les tubes de fumées sont disposés à l’intérieur des récipients d’eau, la vapeur générée en
chauffant un important volume d’eau au moyen de fumées produites par combustion de fioul
et circulant dans les tubes immergé. C’est la technique la plus classique pour la production de
vapeur saturée. [2]

6
Chapitre I : Présentation de l’entreprise IRIS et généralités sur les chaudières

1. Foyer
2. Tube de fumée 2éme passe
3. Tube de fumée 3éme passe
4. Boite arrière à
refroidissement par eau
5. Chambre de combustion
6. Bruleur
7. Ventilateur de
combustion
8. Vanne de régulation
9. Soupape de sécurité
10. Indicateur de niveau de
sécurité d’eau
11. Manomètre
12. Indicateur de niveau à glace
13. Bloc d’isolement +manomètre

Figure І.3: schéma chaudière a vapeur a tube de fumée. [2]

Principe de fonctionnement :
Dans une chaudière à tubes de fumée, les gaz de combustion circulent à l'intérieur des
tubes tandis que l’eau entoure ceux-ci. L'ensemble est confiné dans une grande virole qui
constitue le corps cylindrique de la chaudière.
On voit que la flamme se développe dans un premier tube de très gros diamètre
constitue la chambre ou le foyer. Ensuite, à la sortie de ce tube, les gaz chauds sont accumulés
dans un premier caisson à l'arrière de la chaudière, et sont véhiculés par un groupe de tubes
immergés dans l’eau du ballon vers un second caisson à l’avant de la chaudière. Un second
groupe de tubes immergés les emmène vers un troisième caisson à l'arrière de la chaudière, ce
lui la en fin se débouche sur la cheminée pour évacuer les fumées vers l'extérieur. [2]

7
Chapitre I : Présentation de l’entreprise IRIS et généralités sur les chaudières

Figure І.4. principe de fonctionnement de la chaudière a tube de fumée. [2]

I.2.1.2. Chaudière à tube d’eau :


Dans une chaudière à tubes d'eau, le foyer produit des gaz chauds qui sont ensuite en
contact avec des tubes dans lesquels circule le fluide caloporteur. Ces tubes sont alimentés
par deux ballons d'eau : un ballon distributeur en bas et un ballon collecteur en haut , l'eau en
ébullition circule ainsi du bas vers le haut.

8
Chapitre I : Présentation de l’entreprise IRIS et généralités sur les chaudières

Figure І.5. : Schéma de principe d'une chaudière à tubes d'eau.

On distingue la conduite d'arrivée d'air de combustion avec soufflante, les deux


brûleurs (haut et bas),les ballons d'eau supérieur et inférieur, le surchauffeur (rouge), les
économiseurs (en vert) sur le conduit des fumées.

Principe de fonctionnement:
Comme on peut voir dans le schéma (figure І.6), la chaudière à tubes d'eau se
compose principalement de deux tambours, le tambour supérieur appelé tambour à vapeur
autre est tambour inférieur appelé tambour de boue. Ces tambours supérieur et inférieur sont
reliés à deux tubes, à savoir des tubes de descente et de colonne montante, comme indiqué sur
la photo. L'eau dans le tambour inférieur et dans la colonne montante qui y est connectée est
chauffée et de la vapeur y est produite, qui arrive naturellement aux tambours supérieurs.

Dans le tambour supérieur, la vapeur est naturellement séparée de l'eau et stockée au-
dessus de la surface de l'eau. L'eau plus froide est alimentée par l'entrée d'eau d'alimentation
au niveau du tambour supérieur et comme cette eau est plus lourde que l'eau plus chaude du
tambour inférieur et que dans la colonne montante, l'eau plus froide pousse l'eau plus chaude

9
Chapitre I : Présentation de l’entreprise IRIS et généralités sur les chaudières

vers le haut dans la colonne montante. Il existe donc un flux d’eau par convection dans le
système de chaudière.

Figure І.6:Schéma simplifié de la chaudière a tube d’eau.

De plus en plus de vapeur est produite a la pression de système fermé augmente, la


production de vapeur ralentit proportionnellement.de nouveau si la vapeur est aspirée par la
sortie de vapeur, la pression a l’intérieur du système baisse et par conséquent le débit d’eau
par convection devient plus rapide. De cette façon la chaudière a tube d’eau peut contrôler sa
propre pression.par conséquent se type de chaudière est appelé machine auto-contrôlée.

La chaudière à tube de fumée peut encore être subdivisée en plusieurs types


différents :

 Chaudière horizontale ou longitudinale ou chaudière de Babcock-wilox.


 Chaudière a tube d’eau croisé.
 Chaudière de Stirling

On peut aussi les classifier suivant différents autre critères selon le tableau І.2 ci-
dessous :

10
Chapitre I : Présentation de l’entreprise IRIS et généralités sur les chaudières

Tableau І.2.classification des chaudières

Classification Classification Classification Classification Classification


par par par par par
gammes de type de fluide source de construction type de
puissance caloporteur chaleur circulation
-Puissance<70kW - L'eau (eau -Chaudières à -Chaudières -A circulation
chaudières chaude, eau combustion : à tubes de naturelle
individuelles. surchauffée) (combustibles fumées
liquides, solides
-La vapeur d'eau ou -A circulation
(vapeur saturée, gazeux) -Chaudières assistée
Vapeur à tubes d'eau
-Puissance>70kW surchauffée) -Chaudières de
chaudières de Récupération -A circulation
type industriel -Des fluides Forcée
Thermiques -Chaudières
Electriques

-Des sels fondus

I.3. Comparaison des performances des chaudières :


Le choix de la chaudière dépend de différents aspects et critères selon les besoins et le
but, le tableauІ.2. Ci-après montre une comparaison entre les deux principaux types de
chaudières

11
Chapitre I : Présentation de l’entreprise IRIS et généralités sur les chaudières

Tableau І.3. Comparaison des performances des chaudières [3].

Propriété Chaudières à tubes de Chaudières à tubes d’eau


fumée
Mise en route Lente (grand volume d’eau à Rapide
chauffer)
Adaptation aux Médiocre (inertie importante) Bonne
changements de régime

Surface de chauffe Moyenne Elevée

Sécurité Médiocres Bonne

Encombrement Faible Fort

Prix Limité Elevé

Applications usuelles
 Puissance  Moyennement élevée  Importante
 Débit  1,5 à 25 t/h  4 à 200 t/h
 Timbre (pression  10 à 20 bars  90 à 100 bars(en circulation
max. D’utilisation) naturelle) et jusqu’à 225 bar
(circulation forcée)

Conclusion :
Après avoir présenté l’entreprise et décrit brièvement et donné un petit aperçu sur les
générateurs de vapeur. Nous allons décrire dans le deuxième chapitre la chaudière à étudier.

12
Chapitre II

Description de la chaudière étudiée


Chapitre II : Description de la chaudière étudiée

Introduction :
Le domaine industriel fait appel à des appareils de chauffages tels que les chaudières.
Les chaudières restent souvent soumises aux obligations générales, dans leur raccordement au
réseau de distribution et d’alimentation. Il est donc indispensable d’utiliser des dispositifs de
commutation de puissance, de commande, de protection et de signalisation pour assurer un
fonctionnement souple et meilleur du système.

II.1. Eau d’alimentation des chaudières :


L’eau de chaudière provient de forage, après le traitement l’appoint en eau dans la
chaudière est réalisé grâce à une pompe alimentaire (doublée) fonctionnant à une pression
légèrement supérieure à la pression interne de la chaudière. Extraction et purge continue sont
deux opérations contribuant à maintenir la qualité de l’eau dans la chaudière. L’eau
d’alimentation contient des traces de produits de traitement, de sels minéraux et d’impuretés
diverses ; les résidus se déposent au fond du ballon sous forme de boues et doivent être
évacués à l’aide d’un robinet d’extraction. Ce robinet spécial, dont la manœuvre doit être :
 brutale.

 de courte durée (afin d’éviter d’entraîner trop d’eau avec les boues).

 répétée plusieurs fois par jour.

II.1.1. Qualité d’eau requise :

 Absence de tartre : si l’eau est trop dure il y aura formation de tartre qui entraînera une
réduction du transfert de chaleur et par conséquent de rendement.

 Absence de corrosion : les gaz dissous, notamment l’oxygène, entraîneront la


corrosion des surfaces métalliques de la chaudière.

 PH convenable : une eau trop acide attaquera les parois de la chaudière tandis que si
elle est trop alcaline il y aura formation de mousses. Le pH de l’eau d’alimentation
doit être compris entre 8,5 et 10.

13
Chapitre II : Description de la chaudière étudiée

Afin de protéger la chaudière de ces contaminants, ils devraient être contrôlés ou


éliminés, grâce à des traitements différents. [1]

II .1.2. Traitement des eaux des chaudières :


L’eau est le fluide caloporteur le plus répandu dans les installations de chauffage.
Toutefois l’eau contient des composés chimiques dissous qui peuvent engendrer des
dégradations des matériaux constituant la chaudière. Le traitement des eaux de chaudière a
pour objectifs d’assurer un rendement maximum à l’installation tout en prolongeant sa durée
de vie.

II.1.2.1. Filtre anti sable :


Comme sont nom l’indique il sert à éliminer les graines de sable pour préparer l’eau à
entrer dans l’adoucisseur.

Figure II.1. Filtre anti sable

II.1.2.2. Adoucisseur :
Un adoucisseur à résine, technique traditionnelle, fonctionne grâce à des billes de
résine sur lesquelles sont fixés des ions sodium (Na+). Les ions calcium (Ca2+) de l’eau dure
sont échangés lors de leur passage sur la résine par des ions Na+. Lorsque tous les ions Na+ de
la résine sont consommés, il faut régénérer l'adoucisseur. On lui apporte alors une solution
saturée en sel (chlorure de sodium NaCI) riche en ions Na+. De leur côté, les ions calcium
(Ca2+) sont évacués à l'égout avec les eaux de rinçage.

14
Chapitre II : Description de la chaudière étudiée

Pour avoir un approvisionnement en eau douce ininterrompu on utilise deux réservoir


lorsque l’un des réservoirs de résine est en court de régénération l’autre continue a nous
fournirai quelque soit la consommation.

Figure II.2.Principe de fonctionnement d’un adoucisseur à résine.

II.1.2.3. Elimination des gaz :

Les gaz proviennent de l’eau alimentaire (oxygène, azote, dioxyde de carbone) sont
éliminé par injection de sulfite de sodium qui a pour inconvénient d’augmenter la salinité et
par élévation de température dans le ballon de préchauffe.

II.1.2.4. La bâche alimentaire :


La bâche alimentaire est un réservoir, de forme cylindrique, en position verticale,
réalisé en acier inoxydable. Elle est montée sur un socle et calorifugée.

La bâche alimentaire est une réserve d'eau qui alimente une chaudière, génératrice de
vapeur et sécurise son approvisionnement en eau sans risque d'interruption. L’eau alimentaire
entre dans la bâche avec une température proche de 16˚C et préchauffé jusqu’a 70˚C avec de
la vapeur soustraie de la chaudière.

15
Chapitre II : Description de la chaudière étudiée

II.2. La chaudière :

II.2.1. Description détaillée de la chaudière ECFERAL :


Les chaudières à vapeur d’ECFERAL sont le fruit d’un effort de plusieurs années de
recherche, de mise au point, de perfectionnement de fabrication et de contrôle.
Tous les calculs des parties sous pression, le choix des nuances d’aciers de
construction, des nuances des tubes de fumées, du choix des procédures de soudage ainsi que
les diverses recommandations de sécurité sont faits suivant le code de construction des
générateurs de vapeur, normes algériennes équivalentes aux normes européennes.
La chaudière est de type horizontal, à tubes de fumées et à trois parcours permettant un
rendement maximal. Elle est disposée sur un socle en poutrelle d’acier supportant en plus du
corps, tous les accessoires nécessaires à son bon fonctionnement, formant ainsi un ensemble
compact. Elle est constituée d’une enveloppe cylindrique, fermée des deux côtés par des
plaques tubulaires, sur lesquelles sont soudées des tubes, et un foyer par où circule la flamme
et les fumées, ils sont noyés dans leurs parties extérieures dans l’eau. Le corps cylindrique
(virole) comporte des ouvertures appelées, trous de visite conçus à l’effet d’examiner les
faisceaux tubulaires et corps intérieur.
L’ensemble de la chaudière est calorifugé en laine de roche pour minimiser les
déperditions de chaleur, et isolé par une tôle de protection en acier inoxydable, et équipée
d’une grande passerelle avec échelle.
En plus du contrôle interne (ECFERAL), elle sera examinée par l’inspecteur d’un
organisme de contrôle agrée par l’état, avant de subir une épreuve hydraulique officielle
menée par un ingénieur de la Direction des Mines et de l’Industrie.
Elle est equipé d’une armoire de commande dans toutes les fonctions de réglage et de
commande sont intégrées. Dont les réglages de la puissance, la pression de service, le niveau
d’eau ainsi que la purge. Ces principaux avantages sont : [4]
 Grandes capacités d’enregistrement des paramètres et messages de fonctionnement.
 Optimisation simplifiée de toutes les fonctions de mesure et de réglage avec affichage
de plusieurs paramètres sur écran tactile.
 Intégration des fonctions de contrôle et de protection.

16
Chapitre II : Description de la chaudière étudiée

Figure II.3. Schéma de principe de la chaudière ECFERAL. [4]

1. Bruleur fuel, gaz ou mixte 7. Robinet départ de vapeur


2. Armoire de commande 8. Robinet et clapet d’alimentation
3. Manomètre 9. Vanne d’extraction
4. Soupapes de sécurité 10. Sécurité de manque d’eau par
électrodes

5. Régulateur et limiteur de pression 11. Indicateur e niveau d’eau


6. Régulateur d’alimentation avec sécurité de 12. Pompe d’alimentation
niveau

17
Chapitre II : Description de la chaudière étudiée

II.2.2. Fiche technique de la chaudière MYRA 6000

Tableau II.1.fiche technique de la chaudière MYRA 6000 [4]

Fluide Vapeur d’eau saturée


Production vapeur 6000 kg/h
Puissance calorifique 4568 kW
Contenance max 14000 litres
Pression de Timbre (max) 12 bars
Pression d’épreuve 18 bars
Température maximale 191.68 ° C
Surface de chauffe 110 m²
Encombrement (sans accessoires) Largeur : 2075 mm
Longueur : 6080 mm
Hauteur : 2824 mm

II.2.3. Les principaux éléments de la chaudière :

A. Bruleur:
Le bruleur est l’élément crucial de la chaudière, il a pour fonction de mélanger le
combustible avec l’air et d’assurer la combustion du mélange obtenu.

Figure II.4.Bruleur [4]

18
Chapitre II : Description de la chaudière étudiée

Les différents caractéristiques de se bruleur sont classé dans le tableau suivant :

Tableau II.2 : fiche technique de bruleur N8-5800. [4]

Puissance du Gaz min/max 800-5350 KW


bruleur Fuel min/max 1210-5350 kW
Pression d’entrée du gaz 100-500 mbar
Puissance du moteur 11 kW
Poids 560 kg

Composantes d’un brûleur à gaz :

Figure II.5. Les composantes de bruleur a gaz

1 : Moteur
2 : Boite de contrôle
3 : Transformateur
4 : Pressostat mini air (bruleur 1er allure).
5 : Pressostat mini air (bruleur 2éme allures).
6 : Electrodes.

19
Chapitre II : Description de la chaudière étudiée

7 : Moteur volet d’air.


8 : Electrovanne (2éme allure).
9 : Electrovanne de sécurité
10 : Pressostat mini gaz.
11 : Electrovanne (1er allure)
12 : Régulateur de pression.

B. Pompe d’alimentation

La pompe d'alimentation en eau de la chaudière est une pompe à haute pression, sa


pression doit être supérieure à la pression de travail de la chaudière.

Tableau II.3 : Caractéristiques de la pompe CR10-22. [4]

Débit nominal 10 m3/h


Débit max 13 m3/h
Pression maximale 22.5 bars
Puissance du moteur 7.5 KW

Plage de température -20—+120 °C


Rendement 90.1 %

C. Foyer :
Le rôle essentiel du foyer est d’assurer la combustion dans des conditions correctes,
c’est-à dire :
 avec sécurité, ce qui implique la stabilité des flammes.
 avec un bon rendement, donc avec le minimum d’imbrûlés gazeux et solides, et
l’excès d’air minimal.

D. Soupape de sécurité :
Le rôle des soupapes de sécurité est d’évacuer la vapeur en cas de dépassement de la
pression limite de la chaudière, ce qui permet de garder en bonne état tout les éléments de
circuit et d’éviter l’explosion de la chaudière.

20
Chapitre II : Description de la chaudière étudiée

Conclusion
Dans ce chapitre nous avons établi une étude descriptive en citant les différents
équipements du procédé. Cette étude nous a permis de comprendre le fonctionnement de la
chaudière et aussi les sécurités installées actuellement pour assurer sont fonctionnement.

21
Chapitre III

Etude de la combustion
Chapitre III : Etude de la combustion

Introduction
On a une chaudière a tubes de fumée de IRIS qui produit une quantité de vapeur
nécessaire pour la fabrication des plaques de polystyrène. La chaleur suffisante provient dans
ce cas du gaz naturel. Dans ce chapitre on va essayer d’étudie la combustion dans la chaudière
et déterminer le rendement de la combustion

III.1 Combustion

III.1.1.Définition

La combustion est un processus physico-chimique complexe irréversible entre un


produit inflammable et un oxydant provoqué par une source d’allumage et dans notre cas le
dioxygène (O2) joue le rôle d’oxydant et le gaz naturel celui de combustible se processus est
suivit d’un dégagement de chaleur et d’un rayonnement de lumière. Les produits de la
combustion s’appelant aussi les gazes brûlés ou les fumées leur structure chimique dépend du
combustible.

Le bon déroulement de la combustion dépend de plusieurs paramètres : la qualité et la


quantité d’air, le réglage des appareilles de soufflage, la cheminée, la pression et la
température de combustible …etc.

III.1.2. Comburant :

La plupart de temps comme dans la chaudière étudié, il s’agit de l'air atmosphérique


de forme générale (O2+3.76N2).

L’air est l’élément qui définit les type de combustion car on trouve trois types :

 Combustion est stœchiométrique ou théorique si le débit d’air utilisé est


strictement suffisant a la combustion complète de combustible ce qui empêche la
formation de monoxyde de carbone (CO) et la présence de l’oxygène dans les fumées.
 Combustion incomplète ou en défaut d’air si le débit d’air admis pour la
combustion de l’unité de combustible est inferieur au débit d’air stœchiométrique

22
Chapitre III : Etude de la combustion

l’oxygène est totalement utilisé donc on le trouve pas dans les fumées mais il y a
formation de monoxyde de carbone (CO).
 Combustion oxydante ou en excès d’air si le débit d’aire admis à la
combustion de l’unité de combustible est supérieur au débit d’air stœchiométrique
donc on trouve de l’oxygène mais pas de monoxyde de carbone dans les fumées.
III.1.3. Le combustible :

Le combustible est l’élément principal dans la réaction de combustion et on le trouve


sous plusieurs formes (liquide, gazeux, solide) :

 La biomasse
 Les hydrocarbures
 Les fiouls
 Le gaz de pétrole liquéfié
 Le charbon
 Le gaz naturel
 Les alcools

III.1.4. Le combustible utilisé


Le gaz utilisé c’est le gaz naturel. C’est le combustible le plus consommé par les
industries algériennes.

III.1.5. Composition volumique du gaz nature.


Tableau III.1 : Composition volumique en % du gaz naturel. [7]
Constituant Formule chimique COMPOSITION
VOLUMIQUE EN%
Méthane CH4 89.1
Ethane C2H6 6.2
Propane C3H8 0.6
Butane C4H10 0.17
Pentane C5H12 0.03
Azote N2 3.9

23
Chapitre III : Etude de la combustion

III.1.6. Pouvoir calorifique


C’est la quantité de chaleur produite par la combustion totale d’une quantité unitaire
de combustible.

A. Pouvoir calorifique supérieur PCS

C’est la quantité de chaleur dégagée par la combustion complète de un kilogramme


(1kg) de combustible. L'eau formée pendant la combustion étant ramenée à l'état liquide.

B. Pouvoir calorifique inférieur PCI

C’est la quantité de chaleur dégagée par la combustion complète de un kilogramme


(1kg) de combustible. L'eau formée pendant la combustion à l'état liquide.

III.1.7. Paramètres de la combustion :

III.1.7.1. Analyse des gaz de fumée

Avec un appareil qui donne des données qui convient l’analyse des gaz
d’échappement :

Tableau III.2 : analyse des gaz d’échappement [1]

T.air T.fumées O2 CO CO2 λe


19 °C 163°C 3.9% 15 PPM 9.6% 1,23

III.1.7.2. Teneur en CO2 et O2 : [9]


La combustion peut être caractérisée par l’excès d’air (λ) ou la teneur en O2 ou encore
la teneur en CO2 des fumées. A l'aide du taux de CO2 max, propre à chaque carburant et la
mesure d'oxygène utilisé ; la concentration volumique en dioxyde de carbone peut être
calculée par la formule suivante :

CO2 = CO2 max. [1- (O2 / 21)] (3.1)

24
Chapitre III : Etude de la combustion

La teneur maximale en CO2 que l'on peut atteindre dans les gaz de combustion est de
15,2 %pour le fioul et de 11,9 %pour le gaz naturel. Pratiquement, il est impossible de régler
le brûleur à ces valeurs sans produire d'imbrûlés (suie, CO).
Généralement les valeurs cibles sont de:
 12,5 %pour les chaudières fuel de moins de 400 kW.
 13 %pour les chaudières fuel de plus de 400 kW.
 10 %pour les chaudières gaz naturel.

III.1.7.3. Excès d’air :


L'excès d'air exprime la quantité d'air nécessaire à la combustion complète du
combustible. La combustion complète utilisant la quantité stœchiométrique d’air exige pour
éviter une combustion incomplète. Un trop faible excès d'air peut conduire à une combustion
incomplète. Un trop large excès d'air conduit essentiellement à une perte de rendement.

III.1.8. Composition massique du gaz naturel :


Le passage de la composition volumique à la composition massique peut se faire à
l’aide de
La formule suivante :

େ୫
µі =Σେі ୫і (3.2)
і і

Tableau III.3: Composition massique en % du gaz naturel. [7]

Formule Ci (%) mi (g.mol-1 ) Ci mi Composition


Chimique Massique en %
CH4 89.1 16 14.256 82.2629
C2H6 6.1 30 1.86 10.7329
C3H8 0.6 44 0.0016 0.009
C4H10 0.17 58 0.0986 0.5689
C5H12 0.03 72 0.0216 0.1264
N2 3.9 28 1.092 6.3012

III.1.9. Débit masse du combustible :

25
Chapitre III : Etude de la combustion

Le débit-quantité molaire de combustible est définit par :

௏೎೚೘ ್ ௉೎೚೘ ್
ܰ௖௢௠ ௕= (3.2)
ோ்೎೚೘ ್

ܰ௖௢௠ ௕: Débit-quantité molaire de combustible [kmol.s-1]

ܸ௖௢௠ ௕ : Débit –volumique de combustible [m3.s-1]

ܲ௖௢௠ ௕: Pression de combustible [Pa]

ܶ௖௢௠ ௕ : Température de combustible [K].

R : Constante molaire des gaz parfaits [J.mol-1.K-1].

 ܸ௖௢௠ ௕=0.307 mଷ.s-1


 ܲ௖௢௠ ௕=0.5x10 ହ Pa
 ܶ௖௢௠ ௕=293.15K
 R= 8.314 J.mol-1.K-1

0.307 × 0.5x10 ହ
ܰ௖௢௠ ௕ =
8.314 × 293.15

ܰ௖௢௠ ௕ =0.00629 kmol.s-1

La masse molaire du combustible est :


‫ ܯ‬௖௢௠ ௕ = ‫ܥ‬஼ுସ × ݉ ஼ுସ + ‫ܥ‬஼ଶுସ × ݉ ஼ଶுସ + ‫ܥ‬஼ଷு଼ × ݉ ஼ଷு଼ + ‫ܥ‬஼ସுଵ଴ × ݉ ஼ସுଵ଴ + ‫ܥ‬஼ହுଵଶ × ݉ ஼ହுଵଶ
+ ‫ܥ‬ேଶ × ݉ ே ଶ

݉ ௖௢௠ ௕=0.891 × 16 + 0.062 ×30 + 0.006×44 + 0.0017× 58 + 0.0003×72 + 0.039 × 28

݉ ௖௢௠ ௕ =17.5922 kg.݇݉ ‫ି݈݋‬ଵ

Le débit-masse du combustible est donc :

26
Chapitre III : Etude de la combustion

Ṁ ୡ୭୫ ୠ = ܰ௖௢௠ ௕ × ݉ሶ௖௢௠ ௕ (3.4)

Ṁ ୡ୭୫ ୠ = 6.29 × 10ିଷ × 17.5922

Ṁ ୡ୭୫ ୠ = 0.1107 kg. ‫ିݏ‬ଵ

III.10. Etude thermochimique de la combustion

III.1.10.1. Réaction de la combustion

La combustion est une réaction chimique qui compose de combustible utilisée avec le
dioxygène (O2),et qui produit de dioxyde de carbone (CO2) et de l’eau (H2O).

௬ ௬ ௬
CxHy + (x+ ସ) (O2 + 3.76N2) → xCO2 + ଶH2O + (x +ସ) 3.76N2

Avec :
CxHy: Composant du gaz naturel.
O2 : Oxygène.
N2 : Azote.
CO2 : dioxyde de carbone.
H2O : eau

III.1.10.2. Équation stœchiométrique de la combustion du gaz naturel

Le combustible exige au minimum, pour brûler complètement, la quantité d’oxygène


stœchiométrique : [10]

ி ி ி ி ி
‫ ܯ‬ைమ = 2‫ܥ‬஼ுସ + 3.5‫ܥ‬஼ଶு଺ + 5‫ܥ‬஼ଷு଼ + 6.5‫ܥ‬஼ସுଵ଴ + 8‫ܥ‬஼ହுଵଶ

‫ ܯ‬ைమ = 2 × 0.891 + 3.5 × 0.062 + 5 × 0.006 + 6.5 × 0.0017 + 8 × 0.0003

Mo2stoc =2.0425 kmol(O2)/kmol(GN)


27
Chapitre III : Etude de la combustion

GN + 2.0424 (O2 + 3.76N2) → 1.0411 CO2 + 2.0023 H2O + 7.7942 ܰଶ

Utilisant le facteur d’excès d’air λe= 1.23 on aura :

GN + 2.5121 (O2 + 3.76N2) → 1.0411 CO2 + 2.0023 H2O +0.47O2+9.445 N2

III .1.10.3. Quantité d’air effective

La quantité d’air effective est donnée par la relation suivante : [10]

୑ ୭ଶୱ୲୭ୡ
ML = λ (3.5)
଴.ଶଵ

ଶ.଴ସଶହ
ML=1.23 ଴.ଶଵ

ML=11.9626 kmol d’air / kmol de combustible.

Masse molaire de l’air :


݉ ௔ = 0.79݉ ே మ × 0.21݉ ௢మ (3.6)
݉ ௔ = (0.79 × 28) × (0.21 × 32)
݉ ௔ = 28.84 kg d’air. kmolିଵde combustible

Débit- masse de l’air est donc


Ṁ ୅ = M୐ × m୅ × ܰ௖௢௠ ௕ (3.7)

Ṁ ୅ =11.9626×28.84×0.00629

Ṁ ୅ =11.9626×28.84× 5.19 × 10ିଷ

Ṁ ୅ = 2.17 kg d’air. ‫ିݏ‬ଵ

III .1.11. Débit-masse de gaz de combustion :

Le débit-masse du gaz de combustion est donné par le bilan de masse :

Mg =M୊ + M୅ (3.8)

28
Chapitre III : Etude de la combustion

Mg = 0.1107+2.17

Mg =2.281 kg de gaz. ‫ିݏ‬ଵ

III .1.12. Rendement de combustion :

Le rendement de combustion et définit par la formule suivant

୔ୟି୔୤୳୫
ηୡ୭୫ ୠ = (3.9)
୔ୟ

Conclusion
Dans ce chapitre, on a calcule les principaux paramètres de la combustion, qui
sont nécessaire dans l’étude énergétique et exergétique. Cette étude fera l'objet du chapitre
suivant.

29
Chapitre IV

Bilan thermique et exergétique de la


chaudière MYRA 6000
Chapitre IV : le bilan thermique et exergétique de la chaudière MYRA 6000

Introduction :
Les bilans énergétiques sont toujours la première étape dans la conception d’une centrale
thermique ou d’une chaudière. Ces bilans permettent d’établir un lien entre la puissance
électrique, la puissance thermique ainsi que de déterminer les débits de combustible, d’air, de
fumée et de vapeur.

Lorsque l’on caractérise les performances d’une chaudière, il faut distinguer le rendement
de la chaudière lorsque le bruleur est en fonctionnement, c’est le rendement nominal ou utile

IV.1. Bilan énergétique de la chaudière :

Perte par Pert par


paroi fumée

Carburant : le gaz
naturel

Comburant : air Production


Chaudière de vapeur

Eau d’alimentation

Perte par
purge

Figure IV.1 : bilan énergétique de la chaudière

30
Chapitre IV : le bilan thermique et exergétique de la chaudière MYRA 6000

A partir de se schéma on peut écrire :

ܲ‫ݐ݅ݑ݀݋ݎݐ݊݅݁ܿ݊ܽݏݏ݅ݑ݌݈ܽ = ݈݁݅ݐݑ݁ܿ݊ܽݏݏ݅ݑ‬− ෍ ‫݁ݐݎ݁݌‬

IV.1 .1. La puissance utile :


C’est la puissance reçue par le fluide elle s’exprime par la relation suivante : [5]

ܲ௨ = ݉ሶ௏ × [(ℎ௟ − ℎ௘) + ‫ܮ‬௏ ] (4.1)

݉ሶ௏ : Le débit de la vapeur.

ℎ௘ : L’enthalpie de liquide comprimé a l’entré de la chaudière .

ℎ௟ : L’enthalpie de liquide saturée.

‫ܮ‬௏ : La chaleur latente de vaporisation de l’eau à 8bars.

AN :

D’après la thermodynamique numérique:

‫ܮ‬௏ = 2046.53 kJ/kg


ቐ ℎ௘ = 293.647݇‫ܬ‬/݇݃
ℎ௟ = 721.018 kJ/kg

Le débit de vapeur produit : ݉ሶ௏ = 1.67 kg/s

ܲ௨ = 1.67 × [(721.018 − 293.647) + 2046.53 ]

ܲ௨ = 4131.415 kW

IV.1.2. Puissance introduite dans la chaudière :


Il s’agit de pouvoir calorifique inférieur de gaz naturel multiplié par sont débit massique

PCI gaz=41.9 MJ /kg

Cette puissance est exprimée par la relation suivante : [5]

31
Chapitre IV : le bilan thermique et exergétique de la chaudière MYRA 6000

Pa=Mcomb x PCI gaz (4.2)

Ou :

Pa : puissance introduite

Mcomb : débit massique de combustible [kg/s]

PCI : pouvoir calorifique inferieure de gaz naturel

AN :

Pa=0.1107 x 41.9x103

Pa=4638.33 kW

IV.1.3. Pertes globales


Les pertes représentent la différence entre la chaleur totale introduite par le combustible et
la chaleur reçue par le fluide à chauffer. Ces pertes sont de nature différente. Parmi les pertes les
plus typiques d’une chaudière on distingue :

 Les pertes par fumées


 Les pertes par purges
 Les pertes par parois

Pglobale= ∑Pertes = Pfum + Ppar + Ppur (4.3)

IV.1.3.1. Méthode indirect

IV.1.3.1.1. Pertes par fumée :


Une certaine quantité de chaleur est perdue par les fumées. Cette perte est déterminée au
moyen d'appareils mesurant à la fois la teneur en CO2 des fumées et leur température. Au lieu de
mesurer le CO2, on peut aussi mesurer l'oxygène (O2). De plus, certains appareils de mesure
donnent directement le rendement. Mais la plupart du temps, aussi bien pour assurer le réglage du
brûleur que pour estimer le rendement de combustion, on utilise la double donnée : CO2 et

32
Chapitre IV : le bilan thermique et exergétique de la chaudière MYRA 6000

température. Les pertes par les fumées peuvent alors être estimées au moyen de la formule
suivante: [5]

்fumି்௔
Pfum% = ‫× ܨ‬ (஼ைଶ)%
(4.4)

Avec :
Pfum : les pertes par fumée (en%).
Tfum : la température des gaz de fumée.
Ta : la température ambiante de la chaufferie.
(CO2)% : la teneure des fumées en CO2.
F : coefficient dépend de la nature de combustible (0.42 pour le GN)

La teneure en CO2 se mesure avec un appareil de mesure (voir le tableau III.2) ou calculé avec la formule
suivante :

(CO2)% = (CO2max)% x (21 – (O2)%) / 21 (4.5)

Avec:

 (O2)%= la teneur en oxygène mesurée dans les fumées [%] (voir le tableau III.2).
 (CO2max)% = la teneur en CO2 des fumées pour une combustion idéale (pour le fuel : 15,2 %
et pour le gaz : 11,9 %).

AN :
T୤୳୫ = 226 c˚

Tୟ୧୰ = 19 c˚
⎨(CO2)% = 9.6%
⎩ F = 0.42

226 − 19
Pfum% = 0.42 ×
9.6

33
Chapitre IV : le bilan thermique et exergétique de la chaudière MYRA 6000

Pfum% = 9.06 %

Pfum% × ܲܽ
Pfum =
100

9.06 × 4638.33
Pfum =
100

Pfum= 420.23 kW

IV.1.3.1.2. Pertes par purges :


Selon la pression de la vapeur il faut calculer la température d’eau des purges cette
température est la même que la vapeur. Pour cette même eau on cherche son enthalpie. Les pertes
énergétique par purge =débit des purge × enthalpie des purges. [5]

Ppur = Mpur × (hliq – he ) (4.6)

Ppur : pertes par purges

Mpur : débit des purges

hliq : l’enthalpie des purges

he : l’enthalpie d’eau d’alimentation

AN :

D’après la table thermodynamique numérique:

h = 721.018 kJ/kg
ቊ ୪୧୯
hୣ = 293.647 kJ/kg

Le débit des purges mesuré : M ୮୳୰ = 0.139 kg/s

Ppur= 0.139 x (721.018 – 293.647)

Ppur= 59.35 kW

34
Chapitre IV : le bilan thermique et exergétique de la chaudière MYRA 6000

IV.1.3.1.3. Pertes par parois :


Ces pertes proviennent des échanges de chaleur par convection et rayonnement entre les
parois chaudes de la chaudière et l’air ambiant. Ces pertes dépendent surtout des dimensions
géométriques et la nature des matériaux des parois de la chaudière. Un bon calorifugeage de la
chaudière permet de réduire notablement ces pertes.

Pertes par rayonnement :


Le rayonnement est l’émission d’ondes électromagnétiques par un corps chauffé.
Elles correspondent aux échanges thermiques entre la surface extérieure et l’ambiance est donnée
par la formule suivante :

Pray = ℇ × σ × S (Tpar4–Tair4) (4.6)

Avec :

Pray: Perte par rayonnement [W].


ℇ : L’émissivité du matériau donnée par le thermomètre infrarouge [ℇ =0,95].
σ: Constante de Boltzmann [5.6697 10-8 W.m-2.K-4].

S : Surface extérieure [m2].

ܶ௣௔௥: La température de la paroi [K].


ܶ௔௜௥: La température de l’air [K].

AN :

ℇ = 0.95

⎪ σ = 5.667 10ିଵଵ kW. mିଶ. K ିସ
S = 46.39 m
⎨ T୮ୟ୰ = 353.15 K

⎩ Tୟ୧୰ = 292.15 K

Pray = 0.95x5.667 x 10−11x 46.39(353.154 − 292.154)

35
Chapitre IV : le bilan thermique et exergétique de la chaudière MYRA 6000

Pray=20.65 kW

Pertes par convection :


La convection est le mécanisme le plus important de transfert d’énergie entre une surface
solide et un fluide (liquide ou gaz). La quantité de chaleur transmise par convection entre une
paroi solide et un fluide est exprimée par l’équation de Newton :

Pconv= h x S (Tpar − Tair) (4.8)

Avec:

Tpar : la température moyenne de la paroi [K].


Tair : la température ambiante [K].
S : surface totale d’échange [m2].
h : coefficient d’échange convectif de la chaleur [W.m2.K-1]

୦୶஛
Nu = (4.9)

Nu: le nombre de Nusselt défini par :

Nu = C x Ra௡ (4.10)
Avec :
C et n : des coefficients de corrélations.
Ra : nombre de Rayleigh est défini par :
Ra = Ga x Pr (4.11)
Le nombre du Prandtl et défini:

Gr : nombre de GRASHOF est défini par la relation :

ஒ୶୥୶୼୘୶ୈ ష య
Gr = (4.12)
஝మ

36
Chapitre IV : le bilan thermique et exergétique de la chaudière MYRA 6000

Avec :

β= (4.13)
்௠ ௢௬
୘୮ୟ୰ା୘ୟ୧୰
Tmoy=

AN :
g = 9.81 m. s ିଶ

⎪ ∆T = 61 K
ν = 1.516 x10ିହmଶ/s
⎨ Pr = 0.7309

⎩ D = 2.075 m

353.15 + 292.15
Tmoy =
2

Tmoy=322.65 K

Donc :
β = 3.1.10-3
3.1. 10ିଷ × 9.81 × 61 × 2.075 ଷ
Gr =
2
Gr=1.2316 x1011

Donc :

Ra = Pr x Gr
Ra = 0.7309 x 1.2316 x1011
Ra = 9.0017 x 1010

On a:
Nu=1.18 Ra0.125 si 10-3< Ra < 5 102
Nu=0.54 Ra 0.25si 5 102< Ra < 2 107

37
Chapitre IV : le bilan thermique et exergétique de la chaudière MYRA 6000

Nu=0.13 Ra0.33si 2 107< Ra < 1013


Donc :
Nu = 0.13 Ra0.33

Nu= 0.13 (9.0017 . 1010)0.33

Nu = 535.6368

ே௨×஛
h= (4.14)

535.6368 × 2.514 . 10ିଶ
h=
2.075
h = 6.4896 10-3 kW. m-2.K-1

Enfin :

Pconv= h x S (Tpar − Tair)


Pconv = 6.4896 10-3 x 46.39 (353.15 – 292.15)
Pconv = 18.3642 kW

Donc :
Ppar =Pray+ Pconv
Ppar=20.65 +18.36
Ppar = 39.01 kW

‫ ܕܝ܎۾ = ܔ܉܊ܗܔ܏۾‬+‫ ܚ܉ܘ۾‬+ ‫ܚܝܘ۾‬

‫ = ܔ܉܊ܗܔ܏۾‬૞૚ૡ. ૞ૢ‫܅ܓ‬

38
Chapitre IV : le bilan thermique et exergétique de la chaudière MYRA 6000

IV.1.3.2. Méthode direct :

P୥୪୭ୠୟ୪ = Pa − ܲ௨ (4.15)

P୥୪୭ୠୟ୪ = 4638.33 − 4131.415

P୥୪୭ୠୟ୪ = 506.9 kW

IV.1.4. Rendement utile

Pu
ߟ୳୲୧୪ୣ = (4.16)
Pa

4131.415
ߟ୳୲୧୪ୣ =
4638.33

ηutile= 89.1 %

Tableau IV.1 : Tableau récapitulatif des résultats obtenus.

Chaudière Valeur
Pertes globale 1 en KW 518.59
Pertes globale 2 en KW 506.9
Energie entrante en kW 4638.33
Energie sortante en kW 4131.415
Rendement utile en% 89.01

39
Chapitre IV : le bilan thermique et exergétique de la chaudière MYRA 6000

IV.1.5. Discussion et analyse des résultats

Ventes
PUISSANCE UTILE. PERTES PAR FUMEE. PERTES PAR PURGES. PERTES PAR PAROIS.
1%
1%
9%

89%

Figure IV.2 :le bilan thermique de la chaudiere MYRA 6000.

pertes globale
pertes parfumée Pertes par purge Pertes par parois

8%
11%

81%

Figure IV.3. Les pertes globales.

40
Chapitre IV : le bilan thermique et exergétique de la chaudière MYRA 6000

Les deux figures représentent la répartition des différentes pertes thermiques de la


chaudière. On remarque que la perte la plus importante, est la perte par fumée puis vient celle de
purge et en fin les pertes par parois qui sont toute les deux proche Cela montre que les pertes par
les fumées ont une grande influence sur le rendement énergétique de la chaudière. Cette pertes est
peut être due à :
 Si le transfert thermique des fumées vers l’eau ne se fait pas bien, la chaleur sensible
perdue en sortie de chaudière est plus élevée et le rendement est ainsi diminué. Cela peut
être le cas si la suie s’amasse sur les parois des conduites.

 La chaleur sensible dans les fumées augmente également avec l’excès d’air dans le
brûleur. En effet, le volume des fumées augmente entrainant plus de pertes dans les
fumées en sortie de chaudière.

 L’encrassement de la chaudière.

41
Chapitre IV : le bilan thermique et exergétique de la chaudière MYRA 6000

IV.2. Bilan exergétique de la chaudière :

Introduction :
La théorie de l'exergie, fournit un cadre tout à fait rigoureux pour quantifier la qualité
thermodynamique d'un système quelconque, ouvert ou fermé, en régime dynamique ou non.

Elle est de plus en plus acceptée comme l'outil privilégié pour comparer et optimiser les
cycles thermodynamiques, grâce aux bilans exergétiques. Elle définit une méthode d'analyse
intégrée qui englobe les deux premiers principes de la thermodynamique, et permet ainsi de tenir
compte à la fois des quantités d'énergie mises en jeu et de leur qualité, ce que le premier principe
ne permet pas de faire.

L'intérêt principal des bilans exergétiques est de permettre d'étudier la répartition des
irréversibilités dans un système, et de mettre ainsi en évidence la contribution relative de chacun
des composants aux pertes globales. La valeur exacte des exergies mises en jeu importe donc
généralement peu. Cela justifie que certaines imprécisions soient tolérées dans leur évaluation,
qui, comme nous le verrons plus loin, pose diverses difficultés méthodologiques.

Le bilan exergétique de la chaudière est exprimé par la formule suivante : [8]

‫ ̇ܧ‬௪ା௖ = ‫ ̇ܧ‬௪ି௘ + ‫̇ܮ‬ (4.17)

Avec :
‫ ̇ܧ‬௪ି௘ : copuissance transformation du réseau d’eau.

‫ ̇ܧ‬௪ା௖ : La copuissance - transformation reçue par la chaudière .

‫ ̇ܮ‬: perte exergétique totale dans la chaudière.

42
Chapitre IV : le bilan thermique et exergétique de la chaudière MYRA 6000

IV.2.1. Copuissance de transformation du reseau d’eau :

La copuissance - transformation reçue par l’eau dans la chaudière est donnée par la relation
suivante :[8]

‫ ̇ܧ‬௪ି௘ = ݉ ௘ × (݇ଶ − ‫ܭ‬ଵ) (4.18)

Calcul des coenthalpies (k1 et k2 ) de l’eau à l’entrée à la sortie de la chaudière :

݇ଵ = ℎଵ − ܶ௔ × ‫ݏ‬ଵ

D’après la table thermodynamique numérique :

h1= he = 293.647 kj/kg

Ta= 19 c˚=292.15 K

s1=se=0.9545337 kj/kg.K

D’où :

݇ଵ = ℎ௘ − ܶ௔ × ‫ݏ‬௘

݇ଵ = 293.647 − 292.15 × 0.9545337

݇ଵ = 14.78݆݇/݇݃

Calcul de k2 :

݇ଶ = ℎଶ − ܶ௔ × ‫ݏ‬ଶ

D’après la table thermodynamique numérique :

h2= hv =2768.30 kj/kg

Ta=19 c˚=292.15

s2=sv=6.6615424 kJ/kg.K

݇ଶ = 2768.30 − 292.15 × 6.6615424

݇ଶ = 822.13݇‫ܬ‬/݇݃

D’où :

‫ ̇ܧ‬௪ି௘ = ݉ ௘ × (݇ଶ − ‫ܭ‬ଵ)

43
Chapitre IV : le bilan thermique et exergétique de la chaudière MYRA 6000

‫ ̇ܧ‬௪ି௘ = 1.67 × (822.13 − 14.78)

‫ ̇ܧ‬௪ି௘ = 1348.27ܹ݇

IV.2.2. Copuissance - transformation reçue par la chaudière :

La copuissance - transformation reçue par la chaudière est donnée par la relation suivante :[8]

‫ ̇ܧ‬௪ା௖ = ݉ሶ௖ × ∆݇଴௖ (4.19)

∆݇଴௖ : Pouvoir exergétique du combustible.

∆݇଴௖ = ෌ (C୧× ∆݇଴௜) (4.20)

∆݇଴௖ = Cୡ୦ర × ∆݇௖௛ర + Cୡమ୦ల × ∆݇ୡమ୦ల + Cୡయ୦ఴ × ∆݇ୡయ୦ఴ + Cୡర୦భబ × ∆݇ୡర୦భబ + Cୡఱ୦భమ × ∆݇ୡఱ୦భమ

∆݇଴௖ = 0.891 × 829800 + 0.061 × 1493200 + 0.006 × 2148000 + 0.0017 × 2801200


+ 0.0003 × 3454100
∆݇଴௖ = 849123.27݇‫ܬ‬/݇݉ ‫݈݋‬

݉ ௖௢௠ ௕ =17.5922 kg.݇݉ ‫ି݈݋‬ଵ

849123.27
∆݇଴௖ =
17.5922
∆݇଴௖ = 48267.03 kJ/kg

D’où

‫ ̇ܧ‬௪ା௖ = ݉ሶ௖ × ∆݇଴௖


‫ ̇ܧ‬௪ା௖ = 0.1107 × 48267.03

‫ ̇ܧ‬௪ା௖ = 5343.16ܹ݇

IV.2.3. Perte exergétique totale dans la chaudière : [8]

‫ ̇ܧ = ̇ܮ‬௪ା௖ − ‫ ̇ܧ‬௪ି௘ (4.21)

‫ = ̇ܮ‬5343.16 − 1348.27

‫ = ̇ܮ‬3994.89ܹ݇

44
Chapitre IV : le bilan thermique et exergétique de la chaudière MYRA 6000

IV.2.4. Rendement exergétique du la chaudière : [7]

ா̇ೢష ೐
η= (4.22)
ா̇ೢశ ೎

5343.16
η= × 100
1348.27
η = 25.23 %

Conclusion :
D’après les résultats de l’analyse exergétique effectuée sur la chaudière à vapeur MYRA
6000, on constate que les pertes exergétiques dans la chaudière présentent presque 75% de La
copuissance - transformation reçue par la chaudière. Ces pertes sont principalement causées par :

 Les pertes exergétiques due à la diffusion de panache dans l’atmosphère


 Les pertes exergétiques due aux irréversibilités dans la réaction chimique
 Les pertes exergétiques due à la dissipation dans les réseaux de combustion et d’eau
 Les pertes exergétiques due à la déperdition par convection et rayonnement

Ceci s’explique du fait que l’approche exergétique quantifie correctement les pertes
causées par les irréversibilités au niveau de la chaudière. En conséquence, le rendement
exergétique est faible comparé au rendement énergétique. Le rendement exergétique représente
en effet le rendement réel de l'installation.

45
Chapitre V

Etude d’un économiseur de chaleur


pour la chaudière MYRA 6 000
Chapitre V : Etude d’un économiseur de chaleur pour la chaudière
MYRA 600

Introduction :
Comme on a constaté dans les calculs précédant une grande partie de la puissance
introduite est perdue par les gaz d’échappement (6%) et pour cela on a eu l’aidée de proposé
un économiseur de chaleur a la sortie des fumée qui a pour rôle de récupérer cette chaleur et
préchauffé avec elle l’eau d’alimentation de la chaudière

V.1 Définition :
L’économiseur est un échangeur de chaleur à multi passages situé dans l’écoulement
des gaz d’échappement chauds sortant du générateur de vapeur. Le rôle principal de celui-ci
est de réchauffer l’eau d’alimentation avant son entrée dans la chaudière. L’économiseur
divisé parfois en différents éléments, est généralement constitué de tubes à ailettes ou de
tubes lisses.

Figure V.1.Economiseur vue de l’intérieur

V.2Les types d économiseurs :


Tableau V.1 : les différant types d’économiseur

Type Economiseur sur Economiseur Economiseur sur Economiseur sur


d’économiseur les fumées monté monté en les fumées plus les fumées plus
en tiroir dans la casing sur la échangeur sur échangeur
boite arrière de la sortie fumée l’eau fumées/eau/air
chaudière d’alimentation comburant
Conditions Gaz naturel Gaz naturel / Présence d’un Procédé avec 85 à
d’application seulement fioul, pour dégazeur 90% de retour de
applications thermique et condensats, et une
mixtes d’une source production de
froide, et d’un vapeur supérieur à
taux de retour 15t/h
des condensats à
50%
Gain de 4 à 4,5 % 5à6% 5 à 6% Selon spécificités
rendement

46
Chapitre V : Etude d’un économiseur de chaleur pour la chaudière
MYRA 600

V.3Principe de fonctionnement d’un économiseur


La chaleur contenue dans les gaz évacués d'une chaudière à vapeur peut représenter
jusqu'à 20 % de l'énergie fournie par le combustible. Les fumées représentent ainsi, le
principal poste de perte d’énergie, tout comme pour les chaudières à eau chaude ou à eau
surchauffée.
Un économiseur se place entre la chaudière à vapeur et la cheminée. Cet échangeur
gaz/liquide, permet de récupérer une partie de la chaleur sensible contenue dans les fumées.
La chaleur récupérée au niveau de l'économiseur sert généralement à préchauffer
l'eau d'alimentation de la chaudière.

V.4. Economiseur proposé :


C est un économiseur a contre courant monté en casing sur la sortie fumée, Cette solution
s’applique en cas de combustible GN/Fioul. Le gain sur le rendement est de 5% à 6%.

Figure V.2 : économiseur

V .5. Application a la chaudière MYRA 6000 :


Les gaz d’échappement des chaudières contiennent une énergie considérable.
L’économiseur quant en a proposé avec surfaces additionnelles à grande efficacité utilise
cette énergie potentielle en préchauffant l’eau d’alimentation augmentant les performances
de la chaudière de 5 à 7 % et en réduisant la consommation d'énergie. L'économiseur est
directement intégré à la conduite de fumées située derrière la chaudière et il est raccordé à la
conduite de refoulement de l'eau d'alimentation afin de préchauffer l'eau d'alimentation pour
réduire les pertes de fumées et obtenir une rentabilité maximale.

47
Chapitre V : Etude d’un économiseur de chaleur pour la chaudière
MYRA 600

L'eau d'alimentation de la chaudière à vapeur est traitée chimiquement et


thermiquement de façon conforme et est amenée dans l'économiseur à 70 °C. Ce dernier
refroidit le flux de fumées et le réchauffe. La température des fumées passe de 163 °C à 110
°C.

V.6. Flux de chaleur échangé :

Ф = ṁ(‫ܪ‬ଶ –‫ܪ‬ଵ) = ṁ‫ܥ‬௉ (ܶଶ –ܶଵ) (5.1)

Ф = ṁ஼ (‫ܪ‬஼.௘ – ‫ܪ‬஼.ௌ) = ṁ஼ ‫ܥ‬௉.஼ (ܶ஼.௘ − ܶ஼.ௌ)

Ф = ṁ௙ (‫ܪ‬௙.ௌ – ‫ܪ‬௙.௘) = ṁ௙‫ܥ‬௉.௙(ܶ௙.ௌ − ܶ௙.௘)

Ф = ṁ஼ ‫ܥ‬௉.஼ (ܶ஼.௘ − ܶ஼.ௌ) = ṁ௙ (‫ܪ‬௙.ௌ – ‫ܪ‬௙.௘)

ṁ஼
‫ܪ‬௙.ௌ = ‫ ܶ( ܥ‬− ܶ஼.ௌ) + ‫ܪ‬௙.௘
ṁ௙ ௉.஼ ஼.௘

Ф :Le flux thermique de l’économiseur [KW]

ṁ஼ : Le débit massique des gaz de fumés [kg/s]

ṁ௙ : Le débit massique d’eau [kg/s]

‫ܪ‬஼.௘ : Enthalpie massique des gaz de fumés à l’entré de l’économiseur [kJ/kg]

‫ܪ‬஼.ௌ : Enthalpie massique des gaz de fumés à la sortie de l’économiseur [kJ/kg]

‫ܪ‬௙.௘ : Enthalpie massique d’eau a l’entré de l’économiseur [kJ/kg]

‫ܪ‬௙.ௌ : Enthalpie massique d’eau à la sortie de l’économiseur [kJ/kg]

ܶ஼.௘: Température des fumée à l’entré de l’économiseur [K]

ܶ஼.ௌ: Température des fumée de a la sortie de l’économiseur [K]

ܶ௙.௘: Température d’eau à l’entré de l’économiseur [K]

ܶ௙.ௌ: Température d’eau à la sortie de l’économiseur [K]

D’après la table thermodynamique numérique :

‫ܪ‬௙.௘(்ୀଷସଷ.ଵହ) = 293.647[݇‫ܬ‬/݇݃‫]ܭ‬

48
Chapitre V : Etude d’un économiseur de chaleur pour la chaudière
MYRA 600

Détermination de CPf

‫ܥ‬௣௙ = ƩY௜ܺ‫ܥ‬௣௜ (5.2)

‫ܥ‬௣௙ : Chaleur spécifique des fumés [kJ/kgK]

Y௜: Fraction massique de chaque produit de la combustion

‫ܥ‬௣௜ : Chaleur spécifique de chaque produit de la combustion [kJ/kgK]

Tel que :

Y௜ = ṁ௜/ṁ஼ (5.3)

ṁ஼ = ‫ ̇ܯ‬௖௢௠ ௕ + ‫ ̇ܯ‬஺ (5.4)

ṁ௜ : Débit massique du produit i

ṁ஼ : Débit massique total des fumés

Calcul de débit massique des produit de combustion [8]

ṁைమ = 32൫0.21 × ‫ ̇ܯ‬௅ − ‫ ܯ‬ைమೞ೟೚೎൯ܰ௖௢௠ ௕ = 0.09453 kg(O2)/s

ṁே మ = 28[൫0.79 × ‫ ̇ܯ‬௅൯+ ‫ܥ‬ே మ ] × ܰ௖௢௠ ௕ =1.6713 kg(N2)/s

ṁ஼ைమ = 44(‫ܪܥܥ‬4 + 2‫ܥܥ‬2‫ܪ‬4 + 3‫ܥܥ‬3‫ܪ‬8 + 4‫ܥܥ‬4‫ܪ‬10 + 5‫ܥܥ‬5‫ܪ‬12 )ܰ௖௢௠ ௕

ṁ஼ைమ=44(0.891 + 0.061 ×2 + 0.006×3 + 0.0017× 4+ 0.0003×5)ܰ௖௢௠ ௕

ṁ஼ைమ = 0.2851 kg(CO2)/s

ṁு = 2‫ܪܥܥ‬4 + 3‫ܥܥ‬2‫ܪ‬6 + 4‫ܥܥ‬3‫ܪ‬8 × ݉ ‫ܥ‬3‫ܪ‬8 + 5‫ܥܥ‬4‫ܪ‬10 × ݉ ‫ܥ‬4‫ܪ‬10 + 6‫ܥܥ‬5‫ܪ‬12


మೀ

ṁு ೀ =18(0.891× 2 + 0.061 ×3 + 0.006×4 + 0.0017× 5+ 0.0003×6)ܰ௖௢௠ ௕


ṁு =0.2253 kg(H2O)/s
మೀ

49
Chapitre V : Etude d’un économiseur de chaleur pour la chaudière
MYRA 600

Résultat :

Tableau V.2 : Composition des fumées.

Produit N2 H2O CO2 O2 ṁ௖


ṁ௜(kg/s) 1.6713 0.2253 0.2851 0.09453 2.281
Y௜ 0.7327 0.0988 0.125 0.0414 1
La chaleur spécifique des fumées est donc :

‫ܥ‬௣௙ = 0.7327‫ܥ‬௣(ே ଶ) + 0.0988‫ܥ‬௣௙(ுଶை) + 0.125‫ܥ‬௣௙(஼ைଶ) + 0.0414‫ܥ‬௣௙(ைଶ)

V.6.1 Calcul chaleur spécifique de chaque produit de la combustion à


l’entrée :

D’après les annexes 1, 2,3 et 4 :

Pour une température T= 499.15 K

୘ ି୘
‫ܥ‬௣(௜) T୤ = ‫ܥ‬௣(௜) (T୅ ) + ൫‫ܥ‬௣(௜) (T୆ ) − ‫ܥ‬௣(௜) (T୅ )൯[୘ ౜ି୘ఽ ] (5.4)
ా ఽ

1. Calcul chaleur spécifique de azote(‫ܥ‬௣(ே ଶ) )

Par interpolation:

‫ܥ‬௣(ே ଶ) ܶ(ସହ଴) = 1.049‫ܬܭ‬/݇݃‫ܭ‬

‫ܥ‬௣(ே ଶ) ܶ(ହ଴଴) = 1.056‫ܬܭ‬/݇݃‫ܭ‬

୘ ି୘
‫ܥ‬௣(ே ଶ) T୤ = ‫ܥ‬௣(ே ଶ) (T୅ ) + ൫‫ܥ‬௣(ே ଶ) (T୆ ) − ‫ܥ‬௣(ே ଶ) (T୅ )൯[୘ ౜ି୘ఽ ]
ా ఽ

ସଽଽ.ଵହିସହ଴
‫ܥ‬௣(ே ଶ) T୤ = 1.049 + (1.056 − 1.049)[ ]
ହ଴଴ିସହ଴

‫ܥ‬௣(ே ଶ) T୤ = 1.055‫ܬܭ‬/݇݃‫ܭ‬

2. Calcul chaleur spécifique d’eau (‫ܥ‬௣(ுଶை) )

Par interpolation:

50
Chapitre V : Etude d’un économiseur de chaleur pour la chaudière
MYRA 600

‫ܥ‬௣(ுଶை) ܶ(ସହ଴) = 1.926‫ܬܭ‬/݇݃‫ܭ‬

‫ܥ‬௣(ுଶை) ܶ(ହ଴଴) = 1.954‫ܬܭ‬/݇݃‫ܭ‬

୘ ି୘
‫ܥ‬௣(ுଶை) T୤ = ‫ܥ‬௣(ுଶை) (T୅ ) + ൫‫ܥ‬௣(ுଶை) (T୆ ) − ‫ܥ‬௣(ுଶ଴) (T୅ )൯[୘ ౜ି୘ఽ ]
ా ఽ

ସଽଽ.ଵହିସହ଴
‫ܥ‬௣(ுଶை) T୤ = 1.926 + (1.954 − 1.926)[ ]
ହ଴଴ିସହ଴

‫ܥ‬௣(ுଶை) T୤ = 1.953‫ܬܭ‬/݇݃‫ܭ‬

3. Calcul chaleur spécifique de dioxyde de carbone (‫ܥ‬௣(஼ைଶ) )

‫ܥ‬௣(஼ைଶ) ܶ(ସହ଴) = 0.978‫ܬܭ‬/݇݃‫ܭ‬

‫ܥ‬௣(஼ைଶ) ܶ(ହ଴଴) = 1.014‫ܬܭ‬/݇݃‫ܭ‬

Par interpolation:

୘ ି୘
‫ܥ‬௣(஼ைଶ) T୤ = ‫ܥ‬௣(஼ைଶ) (T୅ ) + ൫‫ܥ‬௣(஼ைଶ) (T୆ ) − ‫ܥ‬௣(஼ைଶ) (T୅ )൯[୘ ౜ି୘ఽ ]
ా ఽ

ସଽଽ.ଵହିସହ଴
‫ܥ‬௣(஼ைଶ) T୤ = 0.978 + (1.014 − 0.978)[ ]
ହ଴଴ିସହ଴

‫ܥ‬௣(஼ைଶ) T୤ = 1.013‫ܬܭ‬/݇݃‫ܭ‬

4. Calcul chaleur spécifique de l’oxygène (‫ܥ‬௣(ைଶ) )

‫ܥ‬௣(ைଶ) ܶ(ସହ଴) = 0.956݇‫ܬ‬/݇݃‫ܭ‬

‫ܥ‬௣(ைଶ) ܶ(ହ଴଴) = 0.972݇‫ܬ‬/݇݃‫ܭ‬

Par interpolation:

୘ ି୘
‫ܥ‬௣(ைଶ) T୤ = ‫ܥ‬௣(ைଶ) (T୅ ) + ൫‫ܥ‬௣(ைଶ) (T୆ ) − ‫ܥ‬௣(ைଶ) (T୅ )൯[୘ ౜ି୘ఽ ]
ా ఽ

ସଽଽ.ଵହିସହ଴
‫ܥ‬௣(ைଶ) T୤ = 0.956 + (0.972 − 0.956)[ ]
ହ଴଴ିସହ଴

‫ܥ‬௣(ைଶ) T୤ = 0.971݇‫ܬ‬/݇݃‫ܭ‬

51
Chapitre V : Etude d’un économiseur de chaleur pour la chaudière
MYRA 600

‫ܥ‬௣௙T(ସଷ଺.ଵହ) = 0.7327ܺ1.055 + 0.0988ܺ1.953 + 0.125ܺ1.013 + 0.0414ܺ0.971

‫ܥ‬௣௙T(ସଷ଺.ଵହ) = 1,1328kJ/kgK

V.7.2. Calcul chaleur spécifique de chaque produit de la combustion à la


sortie :

Pour une température T= 383.15 K

D’après les annexes 1, 2,3 et 4 :

୘ ି୘
‫ܥ‬௣(௜) T୤ = ‫ܥ‬௣(௜) (T୅ ) + ൫‫ܥ‬௣(௜) (T୆ ) − ‫ܥ‬௣(௜) (T୅ )൯[୘ ౜ି୘ఽ ]
ా ఽ

1. Calcul chaleur spécifique d’azote (‫ܥ‬௣(ே ଶ) )

‫ܥ‬௣(ே ଶ) ܶ(ଷ଻ହ) = 1.042݇‫ܬ‬/݇݃‫ܭ‬

‫ܥ‬௣(ே ଶ) ܶ(ସ଴଴) = 1.044݇‫ܬ‬/݇݃‫ܭ‬

Par interpolation:

୘ ି୘
‫ܥ‬௣(ே ଶ) T୤ = ‫ܥ‬௣(ே ଶ) (T୅ ) + ൫‫ܥ‬௣(ே ଶ) (T୆ ) − ‫ܥ‬௣(ே ଶ) (T୅ )൯[୘ ౜ି୘ఽ ]
ా ఽ

ଷ଼ଷ.ଵହିଷ଻ହ
‫ܥ‬௣(ே ଶ) T୤ = 1.042 + (1.044 − 1.042)[ ]
ସ଴଴ିଷ଻ହ

‫ܥ‬௣(ே ଶ) T୤ = 1.042݇‫ܬ‬/݇݃‫ܭ‬

2-Calcul chaleur spécifique d’eau (‫ܥ‬௣(ுଶை) )

‫ܥ‬௣(ுଶை) ܶ(ଷ଻ହ) = 1.890݇‫ܬ‬/݇݃‫ܭ‬

‫ܥ‬௣(ுଶை) ܶ(ସ଴଴) = 1.901݇‫ܬ‬/݇݃‫ܭ‬

Par interpolation:

୘ ି୘
‫ܥ‬௣(ுଶை) T୤ = ‫ܥ‬௣(ுଶை) (T୅ ) + ൫‫ܥ‬௣(ுଶை) (T୆ ) − ‫ܥ‬௣(ுଶ଴) (T୅ )൯[୘ ౜ି୘ఽ ]
ా ఽ

ଷ଼ଷ.ଵହିଷ଻ହ
‫ܥ‬௣(ுଶை) T୤ = 1.890 + (1.901 − 1.890)[ ]
ସ଴଴ିଷ଻ହ

52
Chapitre V : Etude d’un économiseur de chaleur pour la chaudière
MYRA 600

‫ܥ‬௣(ுଶை) T୤ = 1.893‫ܬܭ‬/݇݃‫ܭ‬

3-Calcul chaleur spécifique de oxyde de carbone (‫ܥ‬௣(஼ைଶ) )

‫ܥ‬௣(஼ைଶ) ܶ(ଷ଻ହ) = 0.918‫ܬܭ‬/݇݃‫ܭ‬

‫ܥ‬௣(஼ைଶ) ܶ(ସ଴଴) = 0.939‫ܬܭ‬/݇݃‫ܭ‬

Par interpolation:

୘ ି୘
‫ܥ‬௣(஼ைଶ) T୤ = ‫ܥ‬௣(஼ைଶ) (T୅ ) + ൫‫ܥ‬௣(஼ைଶ) (T୆ ) − ‫ܥ‬௣(஼ைଶ) (T୅ )൯[୘ ౜ି୘ఽ ]
ా ఽ

ଷ଼ଷ.ଵହିଷ଻ହ
‫ܥ‬௣(஼ைଶ) T୤ = 0.918 + (0.939 − 0.918)[ ]
ସ଴଴ିଷ଻ହ

‫ܥ‬௣(஼ைଶ) T୤ = 0.924‫ܬܭ‬/݇݃‫ܭ‬

4-Calcul chaleur spécifique de oxygène (‫ܥ‬௣(ைଶ) )

‫ܥ‬௣(ைଶ) ܶ(ଷ଻ହ) = 0.934‫ܬܭ‬/݇݃‫ܭ‬

‫ܥ‬௣(ைଶ) ܶ(ସ଴଴) = 0.941‫ܬܭ‬/݇݃‫ܭ‬

Par interpolation:

୘ ି୘
‫ܥ‬௣(ைଶ) T୤ = ‫ܥ‬௣(ைଶ) (T୅ ) + ൫‫ܥ‬௣(ைଶ) (T୆ ) − ‫ܥ‬௣(ைଶ) (T୅ )൯[୘ ౜ି୘ఽ ]
ా ఽ

ଷ଼ଷ.ଵହିଷ଻ହ
‫ܥ‬௣(ைଶ) T୤ = 0.934 + (0.941 − 0.934)[ ]
ସ଴଴ିଷ଻ହ

‫ܥ‬௣(ைଶ) T୤ = 0.936‫ܬܭ‬/݇݃‫ܭ‬

‫ܥ‬௣௙T(ଷ଼ଷ.ଵହ) = 0.7327 × 1.042 + 0.0988 × 1.893 + 0.125 × 0.924 + 0.0414 × 0.936

‫ܥ‬௣௙T(ଷ଼ଷ.ଵହ) = 1.1048KJ/kgK

53
Chapitre V : Etude d’un économiseur de chaleur pour la chaudière
MYRA 600

V.7.3. Calcul de la chaleur spécifique moyenne des fumés entre l’entré et


la sortie de l’économiseur :

‫ܥ‬௣௙(ெ ) : la chaleur spécifique moyenne des fumés entre la rentré et la sortie de


l’économiseur

‫ܥ‬௣௙T(ସଽଽ.ଵହ) + ‫ܥ‬௣௙T(ଷ଼ଷ.ଵହ)
‫ܥ‬௣௙(ெ ) = (5.6)
2
1,1328 + 1,1048
‫ܥ‬௣௙(ெ ) =
2
‫ܥ‬௣௙(ெ ) = 1,1188݇‫ܬ‬/݇݃‫ܭ‬


AN:‫ܪ‬௙.ௌ = ṁ಴ ‫ܥ‬௉.஼ (ܶ஼.௘ − ܶ஼.ௌ) + ‫ܪ‬௙.௘

2,281
‫ܪ‬௙.ௌ = ∗ 1,1188 ∗ (499,15 − 383,15) + 293,647
1,67

‫ܪ‬௙.ௌ = 470,91 kJ/kg

D’après la table thermodynamique numérique :

ܶ௙.ௌ = 112 C°

Calcul la chaleur récupérée par l’économiseur :

Ф = ṁ஼ ‫ܥ‬௉.஼ (ܶ஼.௘ − ܶ஼.ௌ) (5.7)

AN :

Ф = 2,281 ∗ 1,1188 ∗ (499,15 − 383,15)

Ф = 296,03ܹ݇

54
Chapitre V : Etude d’un économiseur de chaleur pour la chaudière
MYRA 600

Tableau V.3 : Tableau récapitulatif des résultats obtenus.

Température a entré des gaz de fumée C° 226


Température a sortie des gaz de fumée C° 110
Température a entré d’eaux C° 70
Température a sortie d’eaux C° 112
Débit d’eaux kg/s 1.67
Débit des gaz de fumée kg/s 2.281
CP des gaz de fumée k/kg K 1,1188

Conclusion :
Après le calcul de chaleur récupérée par l’eau, on constate que l’installation d’un
économiseur de chaleur pour la chaudière MYRA 6000 est un investissement très rentable
étant donné les économies de combustible que l’on peut obtenir, La récupération d’énergie
possible équivaut à plus de 50% de la chaleur dispersée à travers la fumée non utilisée. On
peut aussi utiliser cette pour le préchauffage de combustible ou d’air.

55
Conclusion
Générale
Conclusion général

Conclusion général :

Le stage que nous avons effectué au sein de IRIS SAT nous a permis de mettre en
évidence nos connaissances acquises pendant notre formation en énergétique ce projet de fin
d’études s’inscrit dans la problématique de la maîtrise des pertes de l’énergie au niveau de la
chaudière.

À cet égard, nous avons suivi une démarche qui consiste en premier lieu, à évaluer la
performance énergétique de la chaudière d’IRIS en calculant son rendement, et également les
pertes engendrées durant la production de vapeur. Ainsi, proposer des actions et quelques
perspectives pour l’amélioration.

Mais aussi de faire un bilan exergétique qui est un outil de travail extrêmement
pratique permettant la mise en évidence de la qualité thermodynamique de tout système
quelque soit sa nature (élément, appareil, machine, installation, ……etc.). Elle permet donc de
donner un véritable diagnostic concernant l’état thermodynamique du système étudié.

A l’issue de notre étude, nous constatons une grande perte exergétique dans la
chaudière, elle se compose de la perte par diffusion du panache de gaz vers l’atmosphère, de
l’irréversibilité thermique dans le transfert de chaleur entre les gaz chauds et la vapeur d’eau
et enfin de l’irréversibilité chimique qui accompagne la réaction de combustion.

Cette étude nous a montré qu’il est toujours possible d’apporter des améliorations à
des installations existantes, même souvent jugées performantes. Dans ce cadre nous
suggérons les améliorations suivantes :

 Nettoyer les surfaces d’échanges, par l’opération du ramonage.


 Rendre l’échange calorifique entre gaz chauds et vapeur aussi proche que
possible de la réversibilité, en prenant en considération la résistance des
matériaux sollicités.
 Faire une étude expérimentale et théorique de l’excès d’air optimum dans la
chaudière.
 réduire la perte exergétique et énergétique par la cheminée, en récupérant la
chaleur des gaz d’échappement pour préchauffer l’eau d’alimentation tout en
restant au-dessus de la température limite de condensation se qui est le sujet
d’étude dans le dernier chapitre.

Enfin, nous pouvons dire que la démarche exergétique est une autre façon d’aborder
les problèmes d’énergie, voire même une autre vision des choses, pour ne pas dire une autre
mentalité.

56
Références
Bibliographiques
BIBLIOGRAPHIE

BIBLIOGRAPHIE
[1] Documentation de l’entreprise IRIS.

[2]Cheddadi M 2017 « Bilan thermique de la chaudière à vapeur de LESAFFRE-Maroc »


Projet de Fin d’Etudes UNIVERSITE SIDI MOHAMED BEN ABDELLAH

[3] DEUTSCHE ZUSAMMENARBEIT - Formation Efficacité énergétique dans l’industrie,


Février 2017.

[4] Catalogue de la chaudière IRIS

[5]RIAD.A, 2012. « Optimisation énergétique des deux chaudières auxiliaire à la centrale


Thermoélectrique » Mémoire de Master Science Technologie Université sidi Mohamed Ben
Abdelah.

[6]L. Borel, « Thermodynamique et Energétique, Volume1 » Presses Polytechniques et


Universitaires Romandes (2004).

[7]BEDJOU.M, 2014. « Analyse énergétique et exergétique de la Centrale à cogénération -


CEVITAL – Bejaia ».Université A/Mira de Bejaïa.

[8]L. Borel « Thermodynamique et Energétique, Volume 2 » Presses Polytechniques et


Universitaires Romandes (2008).

[9]NEJIB BOUJNAH.2008 « GUIDE CHAUDIERES » PARTNERS-KDA-Rév.

[10]MANKOUR .N, 2016 « Etude de la turbine a gaz GE MS5002C du champ pétrolier de


TFT Ain amenas – ILLIZI » Université A/Mira de Bejaïa.

[11] Christophe Alleau « Chaudières à vapeur à combustible » Edition du 13/09/11

57
Annexes
ANNEXES

58
ANNEXES

59
ANNEXES

60
ANNEXES

61
ANNEXES

PROPERTY TABLES AND CHARTS

TABLE A–9
Properties of air at 1 atm pressure
Specific Thermal Thermal Dynamic Kinematic Prandtl
Temp. Density Heat cp Conductivity Diffusivity Viscosity Viscosity Number
T, 8C r, kg/m3 J/kg·K k, W/m·K a, m2/s m, kg/m·s n, m2/s Pr
2150 2.866 983 0.01171 4.158 3 1026 8.636 3 1026 3.013 3 1026 0.7246
2100 2.038 966 0.01582 8.036 3 1026 1.189 3 1026 5.837 3 1026 0.7263
250 1.582 999 0.01979 1.252 3 1025 1.474 3 1025 9.319 3 1026 0.7440
240 1.514 1002 0.02057 1.356 3 1025 1.527 3 1025 1.008 3 1025 0.7436
230 1.451 1004 0.02134 1.465 3 1025 1.579 3 1025 1.087 3 1025 0.7425
220 1.394 1005 0.02211 1.578 3 1025 1.630 3 1025 1.169 3 1025 0.7408
210 1.341 1006 0.02288 1.696 3 1025 1.680 3 1025 1.252 3 1025 0.7387
0 1.292 1006 0.02364 1.818 3 1025 1.729 3 1025 1.338 3 1025 0.7362
5 1.269 1006 0.02401 1.880 3 1025 1.754 3 1025 1.382 3 1025 0.7350
10 1.246 1006 0.02439 1.944 3 1025 1.778 3 1025 1.426 3 1025 0.7336
15 1.225 1007 0.02476 2.009 3 1025 1.802 3 1025 1.470 3 1025 0.7323
20 1.204 1007 0.02514 2.074 3 1025 1.825 3 1025 1.516 3 1025 0.7309
25 1.184 1007 0.02551 2.141 3 1025 1.849 3 1025 1.562 3 1025 0.7296
30 1.164 1007 0.02588 2.208 3 1025 1.872 3 1025 1.608 3 1025 0.7282
35 1.145 1007 0.02625 2.277 3 1025 1.895 3 1025 1.655 3 1025 0.7268
40 1.127 1007 0.02662 2.346 3 1025 1.918 3 1025 1.702 3 1025 0.7255
45 1.109 1007 0.02699 2.416 3 1025 1.941 3 1025 1.750 3 1025 0.7241
50 1.092 1007 0.02735 2.487 3 1025 1.963 3 1025 1.798 3 1025 0.7228
60 1.059 1007 0.02808 2.632 3 1025 2.008 3 1025 1.896 3 1025 0.7202
70 1.028 1007 0.02881 2.780 3 1025 2.052 3 1025 1.995 3 1025 0.7177
80 0.9994 1008 0.02953 2.931 3 1025 2.096 3 1025 2.097 3 1025 0.7154
90 0.9718 1008 0.03024 3.086 3 1025 2.139 3 1025 2.201 3 1025 0.7132
100 0.9458 1009 0.03095 3.243 3 1025 2.181 3 1025 2.306 3 1025 0.7111
120 0.8977 1011 0.03235 3.565 3 1025 2.264 3 1025 2.522 3 1025 0.7073
140 0.8542 1013 0.03374 3.898 3 1025 2.345 3 1025 2.745 3 1025 0.7041
160 0.8148 1016 0.03511 4.241 3 1025 2.420 3 1025 2.975 3 1025 0.7014
180 0.7788 1019 0.03646 4.593 3 1025 2.504 3 1025 3.212 3 1025 0.6992
200 0.7459 1023 0.03779 4.954 3 1025 2.577 3 1025 3.455 3 1025 0.6974
250 0.6746 1033 0.04104 5.890 3 1025 2.760 3 1025 4.091 3 1025 0.6946
300 0.6158 1044 0.04418 6.871 3 1025 2.934 3 1025 4.765 3 1025 0.6935
350 0.5664 1056 0.04721 7.892 3 1025 3.101 3 1025 5.475 3 1025 0.6937
400 0.5243 1069 0.05015 8.951 3 1025 3.261 3 1025 6.219 3 1025 0.6948
450 0.4880 1081 0.05298 1.004 3 1024 3.415 3 1025 6.997 3 1025 0.6965
500 0.4565 1093 0.05572 1.117 3 1024 3.563 3 1025 7.806 3 1025 0.6986
600 0.4042 1115 0.06093 1.352 3 1024 3.846 3 1025 9.515 3 1025 0.7037
700 0.3627 1135 0.06581 1.598 3 1024 4.111 3 1025 1.133 3 1024 0.7092
800 0.3289 1153 0.07037 1.855 3 1024 4.362 3 1025 1.326 3 1024 0.7149
900 0.3008 1169 0.07465 2.122 3 1024 4.600 3 1025 1.529 3 1024 0.7206
1000 0.2772 1184 0.07868 2.398 3 1024 4.826 3 1025 1.741 3 1024 0.7260
1500 0.1990 1234 0.09599 3.908 3 1024 5.817 3 1025 2.922 3 1024 0.7478
2000 0.1553 1264 0.11113 5.664 3 1024 6.630 3 1025 4.270 3 1024 0.7539

Note: For ideal gases, the properties cp, k, m, and Pr are independent of pressure. The properties r, n, and a at a pressure P (in atm) other than 1 atm are deter-
mined by multiplying the values of r at the given temperature by P and by dividing n and a by P.
Source: Data generated from the EES software developed by S. A. Klein and F. L. Alvarado. Original sources: Keenan, Chao, Keyes, Gas Tables, Wiley, 198; and
Thermophysical Properties of Matter, Vol. 3: Thermal Conductivity, Y. S. Touloukian, P. E. Liley, S. C. Saxena, Vol. 11: Viscosity, Y. S. Touloukian, S. C. Saxena,
and P. Hestermans, IFI/Plenun, NY, 1970, ISBN 0-306067020-8.

12/13/12 4:34 PM

62
Résumé

Notre étude a été élaborée suite à un stage pratique effectué à IRIS, au complexe de Sétif.
L’étude avait comme objectif principal de disposer un diagnostic énergétique pour la
chaudière a tube de fumée, afin de déterminer les différentes pertes énergétique et
exergétiques.
Pour mettre en ouvre cette étude et d’atteindre l’objectif prédéterminé, on a opté pour une
recherche, historico-théorique, qui été consacré à une présentation du complexe, des
généralités sur les chaudières, ainsi qu’aux équipements de l’installation. Par la suite un calcul
préliminaire des paramètres de la combustion a l’intérieur de foyer
Au final de notre travail, nous avons calculé la perte énergétique et exergétique de
En outre, des aspects ont étaient proposées, en fin de notre travail, dans le but de réduire les
pertes et améliorer le rendement de l’installation.

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