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LES ACARIENS NUISIBLES

AUX PLANTES CULTIVEES AU MAROC

SABA, F. *

lntroduction
L'histoire de la recherche entomologique au Maroc n'est pas
récente.Déjà en 1932, de LÉpnuv et MTMEURont édité un livre
sur I'entomologie agricole et forestière du Maroc, dans lequel ils ont
donné quelquesréférencesconcernantles acariensdes cultures de ce
pays. I1 s'agit de Tetranychus tetarius L., Eriophyes vitis LeNnors et
Eriophyes tlaiae Trabut.
Quelquesannéesaprès,MrnreuR(1949) a contribué à une étude
sur les zoocécidiesdu Maroc comprenant37 espècesd'Eriophyidae
causant des galles aux plantes. La plupart de ces espècesse trouvent
dans le domaineforestier.Entretemps,Lrurrn(1953) a rencontrêAceria
lycopersiciWor-n'r'pNsrEINet Aculops lycopersici (MASS.)sur la tomate
et LE Gen (1961) a ajouté T. telarius à la liste des ravageursdu
cotonnier.
Dans une étude approfondie des agrumes au Maroc, Crnpor
et DELUccHT(1964) ont identifié quatre espècesd'acarisnsnuisibles:
TetranychuscinnabarinusBolsouvel, Tarsonemus/afus BANKS,Aceria
sheldoni (EwtNc) et Brevipalpus phoenicis r(Gnrrsres).

* Chef du Laboratoire d'Entomologie, Phytiatlie, Direction de la Recherche


Agronomique, Rabat, Maroc.
Al-Awamia, 19, pp. 69-97, octobre, 1973.
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ACARIENS NUISIBLES AT.IX PLANTES CIILTIVÉES AU MAROC 7I

ces dernières années, I'agriculture marocaine s'est développée


le
rapidement. Des cultures nouvelles comme I'asperge, le cassissier,
frimboisier, I,e fraisier et le pacanier ont été introduites récemment.
ll a été observé une intensification et une extension des cultures de
et
rosacées,particulièrementde pommiers, d'abricotiers,de poiriers
de pêchers.Les nouvellesvariétés introduites au Maroc se sont sou-
veni montréesplus sensiblesaux déprédateurs que les variétéslocales'
Les cultures de primeurs, telles que les tomates, les pommes de
terre, les auberginéset les cucurbitacées jouent actuellementun grand
rôle comme cultur.esintensives.De plus, les mesuresphytosanitaires
contre l'es maladies cryptogamiqueset les principaux favageursont
amené ces dernièr:s années une évolution importante de la faune'
nou-
ces déprédateursse trouvent donc placés dans une situation
velles.

Les acari,ensnuisibles, causant actuellement des dégâts impor-


tants à un grahd nombre de plantes cultivées au Maroc, particuliè-
rement à ceiles dont les culturès sont intensives, étaient, du fait des
raisons précitées,probablem,entsans importance pendant les 3o ou
40 dernière, unnée*. Une étude des acariens nuisibles aux plantes
cultivées au Maroc, amenant à une meilleure connaissanced'e leur
biologie, de l'eurs p'rédateurs naturels, de leurs relations avec les
autres parasites des plant'es,permet l'organisation d'un programme
optimal de protection phytosanitairedes différentesculture:.

Les piantescultivéesau Maroc

Les surfaces cultivées varient de la très petite parcelle à plu-


sieurs oentainesd'hectares.De plus, les plantes cultivées sont très
nombreuses et extrêmement diversifi6es. Il existe des plantations
aussi bien extensivesqu'intensivesd'une même cultuire (abricotiers,
cerisiers, pommiers). Il y a des cultures extensives partout (aman-
diers, céréales,qui occupent actuellement6l % de la surface cultivée)
aussi bien que celles qui sont intensivesr(agrumes,fraisiers, primeurs
en général).
Les zones principales des cultures sont les plaines de I'ouest,
y compris le Gharb (Kénitra), le Loukkos (Larache), la Chaouia
(Marrakech). le
tCasabtancal,les Doukkala (El Jadida), le Haouz
iadla (Beni Mellat) et les côtes de la Méditerranée de I'Atlantique,
et
où se trouvent les agrumes et les cultures maraîchèreset industriel-
les. En montagne, dans le Rif et I'Atlas, on r,encontre I'olivier et
les différentes rosacées.Les forêts ne se situent Pas æulement dans
72 SABA, F.

les montagnes, mais aussi dans les plaines. Le Tableau I donne


une estimation de la surface et de la production des principales plan-
tes cultivées.

Plantescuhivées attaquées par tes acariens


En général, parmi les acariens, ce sont surtout les tétranyques
qui causent les dégâts les plus importants aux cultures intensives.
La situation que nous trouvons actuellement au Maroc peut chançr
dans quelques années en fonction du changement éventuel de la
situation agronomique.

Les agrutnes
C'est une culture généralemeht intensive. Elle occupe environ
65 000 ha. Les plus importantes essencesfruitières de cette culture
sont I'oranger et le clémentinier.
Contrairement à I'opinion répandue, les tétranyques jouent seu-
lement uh rôle irrégulier, causant le plus souv€nr des dégâts secon-
daires sur les feuilles et les fruits, en ssrnparaison avec les dégâæ
des différentes cochenilles.
Parmi les acariens rencontrés le plus souvent sur les agrume:
nous trouvons une Oribatide, connue sous le nom de Humerobatus
rostrolamelatus GnnNoreAN (Flc. 16), et plusieurs espèces de la
famille des Tydéides (Flc. 14), conhues sous le nom de Lorryia
formasa CoonBMlN. Ces acariens ne causent de dégâts ni aux fruits
ni aux f€uilles, mais selon nos observations au laboratoire, ils se
nourrissent exclusivement de résidus de matériaux organieues ren-
contrés sur les agrumesprovenant de cochenilles(Parlatorîa pergandii,
Saissetiaoleae) et de fumagines (champignons saprophytes divers se
multipliant sur les agrumesinfestéspar les cochenilles,surtout Saissetia
oleae).
Les tétranyquesque I'on rencontre le plus souvent sur les agru-
mes sont T. cinnabarinus et Tetrqrrychusturkestunî U. + N., r"ais
sur les agrumes, Ies deux espèceschangent de couleur. T. cinrnba-
rinan passe du rouge-brun au rouge-orangeet T. turkestani du vert
au rouge-orange,oe qui rend la distinction desldeux esipècesdifficile
sur cette culture. Dautre part, il y a PolyplmgotarsdlBrnus latus
qui fait régulièrement des dégâts et néc,essitedes traitements dans
les régions d'Azemmour et de Rabat. Bien que Brevipalpus phoenicis
soit rencontré sur les agrumes dans toutes les régions, les dégâts
sont économiquementpeu importants.
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Les autres espècesd'acariens nuisibles dans le Bassin méditer-


tanéen, comme Phyllocopftuta oleivora (Asun'r.; €t Eutetraruychus
orientalis KrBnq, sont heur'eusementencore inconnues au Maroc.

Les rasacées
C'est surtout sur les pommiers que les divers tétranyquesjouent
un rôle important, égal à celui de Laspeyresia pomonella. Les trois
espècesnuisibles sont très communes et très répandg,es : Tetranychus
urticae Kocn, T. turkestani et T. cinnabarinus.Bien que Panonychus
ulmi Koctt ait causé des dégâts dans quelques vergers, cette espèce
n'est pas encore très fréquente. Les autres espècestrouvées fréquern-
ment par les rosacéessont : Bryobia rubrioculas (Scururnr), Eotetra-
nyahus carpini Ouo. et Cetnpalpus pulcher (C. + F') ; l'eurs dégât;
sont actuellement insignifiants.

Les cultures maraîchères et lourragères


'Les tétranyquesles plus courantsau Maroc, T' turkestuni,T' cin-
nabarinus et T. urticce, causent des dégâts sur les aubergines, les
melons, les pastèques,les courgettes'la luzerne, les arachides,les
haricots verts, les carottes, les fèves. Il y a une quatrième espèce
d: tétranyque,s, Tetranuchus ricinus Snne qui cause des dégâts, mais
elle est môins répandue que les autres. D'autre part, Aculops lyco-
persici (Mass.) provoque souvent d'importants dégâts sur la tomate.

Les cultures sPêciales


comme chez les cultures maraîchères,les tétranyques communs
infestent les fraisiers, les cassiers,'etc. L'asperge, de son côtê, a étê
infestée par Schizotetranychusasparagi Ovo.

Les cultures industrielles


Bien que I'on trouve sur le cotonnier ?tr. cinnabariruts et T.
urticae, c'esi T. turkestani qui fournit 4/5 de la population. Sur les
ros€s se trouvent T. urticae, T. cinnqbarinus, T, riciWus et T. turkestani
et ils occasionnentdes dégâts, soit en commun, soit chaque espèce
seule. En plus, une forte pullulation d'Eot. carpini est observér au
sud de I'Atlas.

les principalesespècesd'acariens nuisibles

Iæs quatre familles du sous-ordre des Trombidilormes qui com-


ACARIENS NUISIBLES AIIX PLANTES CUITWÉCS AU MAROC 75

prennent plusieurs espèces d'acariens ravageurs des plantes cultivées


dans le monde, sont également représentées au Maroc. Ce sont :
- les Eriophyidae, \'es Tarsonemidae, les Teffanychidae el les Phy-
toptipalpidae.

A - Les Eriophyidae

La famille des Eriophyidae comprend des acariens vermiformes,


de petite laille, allongés et striés, jusqu'à 0,2 mm. Ils ont toujours
deux paires de pattes avec cinq articles terminés par une griffe di-
v:sée. En général, les Eriophyidae ont quatre stades au cours de
leur dév:lo,ppement: l'æuf, la larve, la nymphe et I'adulte.

Ils se nourrissent exclusivement de plantes et vivent soit à l'état


libre sur la plante, soit à l'intérieui de celle-ci. Ceux qui vivent
libres, peuv3nt causer 7a décoloration des feuilles ainsi que des
boursouflures par leurs piqûres. Par contre, ceux qui vivent à l'in-
\irieur des plantes, pioduis:nt des cécidies caractéristiquesde chaque
spèce. Les form:s de ces cécidies sont diverses: ce sont des pus-
,ules, des bourgeons hyprtrophiés, des ramifications désordonnées,
etc.
La détermination des espèces se fait presque toujours selon la
plante hôte

Les Eriophyida: 'rouvés au Maroc ne sont pas tous nuisibles.


Le Tableau II indiqur ceux qui le sont avec leurs hôtes et leur
im'portano: économique.
Aceria sheld"oni.' Acarien des bourgeons. Synonyme : Eriophyes
sheldoni.

Cet acarien se trouvait il y a quelques années dans tous les


vergers agrumicoles et sur les citronniers en particuliers. Aujourdhui,
on ne le trouve que dans l'es jardins privés ou sur les arbres négligés.
L'adulte, qui mesure 0,17 mm, est de couleur jaune-rosé. Il vit sur-
tout dans les boutons ou les fleurs. Les æufs sont ronds et de cou-
leur blanchâtre. Son attaqu€ cause des déformations des feuilles et
des fruits. Une forte pullulation peut occasionner un << stunting >>
de la jreune pousse. Une génération dure en moyenne 10 à 30
jours.

Lutte : Après la récolte. on traite avec de l'huile blanche. La lutte


contre les cochenilles des agrumes peut contrôler en même temps
9e r,avageur.
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78 SABA, F.

Aculus schlechtendali; Eriophyide du pommier. Synonyme: PhyI-


læoptes schlechtendali.
Iæs pommiers ainsi que les poiriers attaqués présentent des
feuilles de coloration brun-jaunâtre. Les fruits peuvent aussi être
attaquéesqt montrent de petites p'iqûres blanchâtres.
Lutte : On traite au moment du débourrement avec un produit à
base d'oléoparathion. On peut aussi traiter pendant la végétation
avec de I'endosulfan.

Eriophyes erinew.' Erinose du noyer.


Cette espèce est très fréquente au Maroc dans la plupart des
vergers. Les boursouflures bosselées ou irrégulièrrernentquadrillées
font des saillies de forme ovale à la face supérieure des feuilles
(Ftc. 2). Elles présententà la face inférieure des cavités ayant jus-
qu'à l0 mm de diamètre, garnies de poils clairs. L'importanoe éco-
nomique d,e cet acarien est très faible, une lutte est superflue.
Eriophyes padi : Ils vivent dans les tissus des feuilles et for-
ment des excroissancescolorées.En cas d'e très forte infestatioh, ils
peuvent quelquefoiscauser la déformation des feuilles. La lutte est
rarementnécessaire ; pendant le débourrement,I'oléoendosulfandonne
des résultats satisfaisants.

Eriophyes piri : Phytopte du poirier.


Ce phytopte vit à I'intérieur de la feuille et cause sur celle-ci
de nombreusesp:tites pustules,dont la taille atteint jusqu'à 3 mm,
gênant I'assimilation normal,e (Frc. 3). Une infestation très forte peut
causer une chute prématurée des feuilles. Les adultes hivernent sous
les écailles des bourg_eons. Il y a trois générations ; la deuxième
est la plus importante.
Lutte : On trait: avec I'oléoparathion au débourrement ou avec I'en'
dosulfan au cours de la végétation, si l'infestation est trop forte.
Eriophyes vilis .' Erinose de la vigne.
L'adulte mesure 0,14 à 0,16 mm. Les feuilles attaquéesprâ
sentent à la face supérieure de petites boursouflures et à la face
inférieure des dépressionsgarnies de feutrage d'abord blanc, ensuite
rouge et finalement virant au brun. Une forte pullulation cause la
chute des feuilles d'une part et entraîne d'autre part unç diminution
du sucre cohtenu dans le fruit.
ACARIENS NUISIBLES A(Ix PLANTES CUTUVÉBS AU MÀROC 79

Les adultes hivernent sous les écailles des bourgeons et appa-


raissent à partir de fin avril où ils attaquent les jeunes feuilles. Il
y a plusieurs générationspar an.
Lutte : En hiver, on traite avec le dinitrocarbolineum ou la bouillie
sulfocalcique à 8 %. Pendant le débourremeht,point vert, on utilise
l'oléoendosulfan. Ensuite, au stade feuilles étalées, on emploie I'en-
dosulfan. Les traitements à base de soufre donnent des résultats peu
satisfaisants.
Aculops lycopersici.' Acarien bronzé de la tomate. Syno[ymes:
Vasates lycopersici, Phyllocoptes lycopersici (Ftc. 4).
Cette espèce vit à l'état libre sur les tiges et les feuilles des
solanacées: tomates, morelles noires, aubergines, Lpommesdp terre.
Après une très forte in estation le plant meurt. Les acariens ne
résistent pas aux températuresbassesprolongées. On ne connaît pas
de forme d'hibernation ou de diapause. Pendant les hautes tempé-
ratures, une génération dure sept à dix jours. [-a dissémination de
ce ravageur se fait par le vent. A Casablancaet à Agadir, où du
fait de I'influehce maritime, le climat est tempéré et sans variations
extrêmes,on compte plusieurs générationspar an.
Lutte : Les deux produits, soufre et parathion, fréquemment utilisés
dans les culturesde tomatesne sont pas sufiisantspour contrôler une
forte pullulation. Endosulfan, chlorphenamidin, chlorobenzilate ou
chinomethionatdonnent de bons résultats.

B - Les Tarsonemidae
Contrairement aux Eriophyes, les Tarsonèmresont normalement
quatre paires de pattes. Ce sont de très petits parasites des plants
et des arthropodes ayant des pièces buccales minuscules. Une seule
espècenuisible appartenaht à cette famille des Tarsonemidaeest ac-
tuellement signalée au IVIaroc.
Poly phagotarsonemus latus: Acarien ravisseur. Synonyme: Hemi-
t%rsonemus latus.

Cette espèce se trouve dans les régions chaudes et humides


du globe. Elle est très polyphage.
Au Maroc. elle se trouve sur les agrumes de la région d'Agadir,
d'Azemmour et de Rabat, soit sur une surface totale de 5 000 ha.
Ces acariensattaquentles leunes feuilles et les fruits et causentdes
déoolorationsainsi que des déformations(Ftc. 5).
80 SABA, F.

Frc. 5 : Les dégâts du tarsouème sur les agrumes

Il y a quatre stades: l'æ'uf, la larve, la nymphe et l'adulte.


Les æufs sont très petits (0, I mm). elliptiques et apl,atis,de couleur
blanchâtre, presque hyaline. L'æuf est orné de sept rangées d,e tuber-
cules disposéslongitudinalement.La rangée centralc est composée de
huit tubercules. La larve est peu mobile ct a trois paires de pattes.
Jusqu'à l'éclosion, le mâle porte souvent sur le dcls la nymphe de
la femelle. DELUccHI (1963) et Cs,qpo'r et DELUccHt (1964 ont don-
né quelquesindications sur la biologie de cet acarien. Ils ont déterminé
deux périodres de forte pullulation : trrars-avril et septenlbre-octobre.
L'auteur a observé qu'il y a deux périodes cl'attaque massive en
mai et pendant le mois de juin dans la zone d'Azemmour.

Lutte : Il y a lieu d'effectuer un traitement préventif justc avant la


floraison pour la protection des petits fruits. Répétcr les traitements
contre les fortes pullulations du mois d; mai et juin. Chinomethionat
à 25 gm m.a./hl ou dicofol ;) -50 gm nt.a./hl donnent des résultats
satisfaisants contre ces açariens.
NUrsrBLEs AIrx pLANTEs currrvÉrs
ACARTENS Au MÀRoc 81

C - Les Tetranychidae
Cette famille est la plus importante des acariens nuisibles aux
cultures au Maroc, commredans le monde entier.
Les tétranyques ont les stades suivants: æufs, larves nympho-
chrysalide, protonymphe, deutochrysalide, deutonymphe, téléochrysa-
lide, adulte. Iæs æufs sont nornalement ronds, de couleur blanchâ-
tte, rougo, rose, quelquefois translucides. Les fernelles, de forme
ovulaire, sont de couleur verdâtre, rouge, brun-rouge ou jaune et ont
0,5 à 0,9 mm ; sur quelquesplantes-hôtes,p. ex. sur les agrumesou
le rician, la coloration des femelles change et devient rouge-orange.
La larve ,a trois paires de pattes, tandis que les nympheset les
adultes en ont quatre paires. Iæ mâle est plus effilé et plus petit
que la femelle.
La femelle fécondée pond des æufs qui donnent des mâles et
des femelles,mais sans copulation, elle donne seulementdes mâles;
il s'agit d,e parthéogénèsearrhenotoque. On observe fréquemment le
mâle posé sur Ia téléochrysalidede la femelle ou à côté de celle-ci,
jusqu'à ce que la femelle éclose,aidée par le mâle. Il y a quelques
espècesqui n'ont pas de mâles. Le développementembryonnaire né-
cessite en général un peu moins de temps que le post-embryon-
naire.
Lorsque les conditions climatiques deviennent moins favorables,
il y a quelques espècesqui présentent une forme de diapause, soit
au stade femelle, soit au stade æuf. D'autre part, il y a quelques
espècesqui n'ont pas de diapause.
Les dégâts des tétranyques sont toujours caractéristiques: déco-
loration des feuilles qui deviennent brunâtres, jaunes ou gris plombé,
réduisant considérablementl'assimilation
'f chlorophyllienne. Fréquem-
ment, les toiles tisséesindiquent infestation par des acariens.Lors-
que I'infestation est très forte, les feuilles tombent prématurément.
Lufie : La lutte dépend de I'espèceconsidéré et des autres ravageurs
ou maladies présentssur la plante hôte. En fonction de la sensi-
bilité des populations cohcernées,résistantescontre quelques produits
phytosanitairesou non, on met en æ,uvr€des programmes de traite-
ment mixtes (insecticidesf fongicides, insecticidesf acaricides),ou
des produits acaricidesspécifiques(Seu a GRAr, l97l):
a. sur les agrurnres
: un traitement est effectué dès le début de l'in-
festation avec un acaricide spécifique tel que chinomethionat à
25 gr m.a./hl, chlorphenamidinou dicofol à 50 gm m.a./hl;
82 SABA, F.

b. sur le cotonnier: on utilise habituellement au début de la vêgé-


tation un insecticide systématiguecontre les pucerons, les thrips
et les tétranyques: oxydemeton-méthylà 0,7 I m.c./ha ou thio-
meton à 1,0 I m.c./ha au début de juillet, et une d,euxièmefois,
si nécessaire,à la fin juillet. Cette intervention n'est cependantpas
suffisante pour arrêter I'infestation à partir de fin juin / début
juillet qui sera très forte. On utilise alors pendant la végétation
un insecticide (contre les chenilles de Heliothis armigera Hb.,
Earias insulana Borso., Spodopteralitturalis Borsn. et pectinopltora
gosrypîella SouNo.) avec une action acaricide ou uh traitement
mixte insecticide f acaricide. Les résultats des essais acaricides
spécifiques seront publiés ultérieurement;
c. sur Ie fraisier : effectuer des traitements préventifs dès te début
de la végétation avec un acaricide spécifique. Binapacryl, chlor-
phenamidin et chinomethionat à 100 g m.c./hl oht donné les
meilleurs résultats dans nos essais. Pour assurer une efticacité
plus longue, on traite deux fois à des intervalles de cinq à sept
jours ;
d. sur les pommiers et les cassissiers : des essaisd'acaricidessur les
difiérentes variétés cultivées contre les différentes espèces d'aca-
riens sont en cours. Les résultats seront publiés ultérieurement.
La famille des Tetranychidae est divisé en deux sous-familles:
les Bryobiinae et les Tetranychinae.

l. Les Bryobîïnae
Cette sous-famille comprend deux espècesnuisibles aux plantes,
reconnues par leurs longues pattes antérieures. leurs yeux rouçs et
Ia couleur bruhe-rougeou brune-verte de leur corps aplati (Flc. 6).

Bryobia praetiosa
Cete espèce se trouve sur les graminées,les trèfles etc. (Tenr.
III); les dégâts observés sont très faibles et ne nécessitentpas de
traitement.

Bryobia rubrioculw : acarien brun


Cette espèce infeste toujours les rosacéeset peut être rencon-
trée en climat chaud @eni Mellal), tempéré (Rabat) ou en climat
froid à 1 500 m d'altitude (Atlas) (Tan. IlI).
Les dégâts sur les pommiers sont légers, mais généralementplus
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ACARIENS NUISIBLES AIIX PLANTES CULTIVÉES AU MAROC 85

forts sur les amandiers; ils se caractérisent par un feuillage plom-


bé.
I-es æufs sont la forme d'hivernation. En effet, les rameaux et
les branches des arbres infestés sont recouverts d'æufs rouges et glo-
buleux @rc. 7). Dans le Moyen Atlas, l'éclosion s'effectued,e mars
jusqu'en avril. On trouve normalement I'espèce à ses stades mobiles
sur les rameaux aussi bien que sur les feuilles. La prernière gênê.
ration pond en mai. Le nombre de générationsau Maroc n'est pas
connu, mais il y en a certainementplusieurs.Gaebele (1959) a fait
une étude sur la morphologi,eet la biologie de quelques espècesdu
genre Bryobia en EuroPe.
Lutte : Les dégâtsobservésne sont pas très importants et ne néces-
sitent pas de traitementsspécifiquessur les rosacées,où I'estfaitements
contre les autres acariens, les ravageurs et les maladies sont suffi-
sants pour empêcherla pullulation des acariens bruns. Par cohtre,
sur les ,amandiers, un traitementspécifiquepeut être nécessaire.

III. Les Tetranychinae

Cette sous-famille comprend plusieurs genres d'acariens nuisibles


aux plantes cultivées. Il y a, au Maroc, deux complexesde tétrany-
ques : I'un est vert et comprend T. urticaÊ et T. turkeswni, l'avtte
est rouge et comprend au moins T. cinnobarinus et T. ricÎnus. La
détermination taxonomique finale peut être mise au point après une
comparaison génétique ,et biologique avec d'autres complexes des
pays méditerrahéens.
Panonychus ulmi : Acarien rouge. Synonymes: Paratetranychus
pilosus, Metatetrqnychusulmi.
A la loupe, cet acarien se distingue par des protubérancesblan-
ches sur le dos des femrellesrouges (Ftc. 8). Iæs ærufs sont rouges'
en forme d'oignon et se trouvent en hiver sur les rameaux de deux
ans ou plus. Pendant la végétation,Ia plus grande partia de la popu-
lation se trouve à la face inférieure des feuilles. Au Maroc, I'auteur a
trouvé Pananychusulmi dans trois vergers de pommiers (Tnnr. IID.
Ces derniers ont été importés récemmont d'Europe. Il s'avère donc
que cette espèce n'est pas originaire du Maroc.
Biologie : P. ulmi hiverne sur les arbres au stade des æufs. L'éclo-
sion se produit au printemps, après l'ouverture des bourgeons à feuil-
les ; les larves vont sur les jeunes feuilles. La première gênêtation
commenceson oviposition après la chute des pétales.Au Moyen Atlas,
la ponte d'hiv'er cornmenceà la fin du mois d'août et continue jus-
86 SABA, F.

qu'en novembre ANoensoN (1942) a étudié la biologie de cette


espèce.
Lutte : Pendant le repos végétatif, l'application de dinitrocarborineum
ou' au débourrement, celle d'oléoparathion donne une bonne effica-
cité. Après la floraison, on utilise ùn acaricide spécifique.En été, lors
de fortes infestations, on traite deux fois à une semaine d'intervalle
avec un acaricide spécifique.rl.e traitement peut être rêpêtê si néces-
saire.
Eotetranyohus carpini : acqrien des charmilles
La femelle hivernante est de couleur jaune-clair, celle de la
forrne d'été est jaune foncée avec quelques petits points foncés sur
les côtés du dos r@rc. 9). Les æufs sont blanc-hyalins. Les dégâts
se signaleht par le brunissementdes feuilles des pruniers, d,amandiers
et de rosiers (Tenr. IIf.
Biologie.' La femelle hiverne sous les écorces des arbres. Dans la
tégion du Moyen Atlas et d'Asni, on trouve déjà les femelles actives
au début de mars, c'est-à-dire au moment où les premières feuilles
@mmenoent à s'étaler. Dans le sud, sur les roses, les femelles sont
déjà actives en janvier. on les trouve sur les nervures principales des
feuilles. Le nombre des générations au Maroc n'est pas connu.
Ittte : Actuellement, les dégâtséconomiquesne justifient pas un trai-
tem€nt spécial sur les arbres fruitiers. Pour la rose, on utilise un
acaricide spécifique: chinomethionat, chlorphenamidin, binapacryl,
dicofol.
Schizotetranychas asparagi
Les femelles, les mâl,eset les æufs sont de couleur rose-orange.
Cette espècepeut fair€ beaucoup de dégâts sur les aspergesau Maroc
(Tml. IID ; les plantes perdent l,eurs fe,uilles. Cet acarien, contrai-
rernent aux autres tétranyques, ne tisse pas de toile. Son cycle et
sa biologie ne sont pas connus.
Lutte: Iæ traitement avec Omethoat (50 ccm de m.a./hl) a donné
de bons résultats sans phytotoxicité.
Olîgonychusafrasiaticus..Bou-Faroua de dattjer. Synonyme: pa-
rutetaruychus afrasiatîcus, P. simplex.
La couleur de la temelle (0,3 mm de longueur) est jaune-ver-
dâtre-ambré avec une large tache foncée de chaque côté du dos. Les
æufs sont ronds et de couleur ambrée. Les dégâts causés sur les
ACARIENS NUISIBLÉS AUX PLANTES CUTTryÉNS ÀU MAROC 6t

dattes par les piqûres provoquent la décoloration et la déformation


des fruits.
Biologie.' Les acarienspassentI'hiver sur les mauvaisesherbes. En
Lsprsttte (1947) a donné
mai-juin, ils migrent sur les palmiers-dattiers.
l'information biologiquesuivante en Algérie : la femelle pond 5O-100
æufs pendantles mois de juin à août. Le stadeembryonnairedure dix
jours. La longévité des femellesvarie d'une vingtaine de jours au
milieu de l'été à plusieurs mois en hiver. Les générationsestivales
peuventsubsistertrois semainesen moyenn: quand les conditionssont
favorables; la dernrèregénérationde l'année a une longévité pou-
vant atteindre cinq mois.
Lutte: Le poudrage avec du soufre a donné de bons résultats.
Tetranychusctnnnbarinus.'acadientisserand.Synonymes: plusieurs
La femelle est brun-rouge @lc. 10), les æufs sont hyalin-rose.
Cet ,acarienest très polyphage (Tenn.lu IV) et très répandu au
Maroc. Il se trouve sur les plantes hôtes, soit seul, soit avec T.
turkestani er T. urticqe, ou sur le pommier avec Panonychusulmi.
Si T. cucurbitacea.rumest un véritable synonyme de T. cinna-
barinus r(BlxEn, communicationpersonnelle),Warl * aI. (197D ont
étudié son oviposition et HAssANa aL (1956) sa biologie en Egypte.
Sa déterminationtaxonomiquefinale, sa biologie et sa sensibilitéaux
acaricid,essont en cours d'étude.
Lutte : On utilise un acaricide spéciliqueplusieursfois, à intervalles
de 10 à 14 jours en fonction de la culture concernéeen hiver; en
étê par contre, I'intervalle sera de 5 à 7 jours.

Tetranychusricinus.' acarien du ricin


C'est la deuxième des deux espèoes qui forme le comp'
tétranyque rouge. La femelle est rouge foncé, presque pourpre, avec
des taches noires de chaque côté du dos (FIc. 11). [-e mâle e,st
j,aune-verdâtre.L,es æ,ufs da la femelle fécondée sont blanchâtres et
ceux de la femelle sans copulation sont hyalin-rose. Cet acarien est
moins répandu et ses dégâts sont moins importants que ceux de
T. cinnabarinas(Tesr. IID.
La biologie n'est pas encore étudiée.
Lutte : On utilise un acaricide spécifique plusieurs fois à intervalles
de 10 à 14 jours, en fonction de la culture concernée.
88 sABÀ, F.

Tlsreau fV

Plantes-hôteset distribution des Tetranychuscinnabarinus


Boisduval

Plantes cultivées

Arachîs hypogaea L. Arachide SaJé


Cîtrus sp, Agrume Rabat, Agadir, er"mmotri
Bouknadel, Allal Tazi, Larache,
Moghrane
Citrullus lanatus THrnrg. Pastèque El Menzeh, Bouknadel, Tadla
Cucurb,ta pepo L. Pepon Selouane
Fragaria ananassa DvcH' Fraisier Agadir
Gossypium hirsutum L. Coto'nnier Béni Mellal
Helianthus annuus L Grand eoleil Sidi Slimane
Malus sp. Pornrnier Azrou, Imouzzer, Kaouana, Mi-
delt, Ouarzazate
Malva rotundifola L. Menthe Rabat
Mentha piperita L. Bouknadel
Phaseolas vulgaris L. Ifurlcot Agadir, Iûouzze4 Selouane,
Tadla, Béni Mellal
Prunus amygdalus Barscfit. Amandier Otarzazate
Prunus persica Barscn. Pêcher Azrou
Solanum melangena L. Aubergine Agadir, Ourika
Triticum aestîvum L.S.L, Bié Midelt
Victa laba L. Fèvo Azrou, Imouzzer

Mauvaises herbes : Aegilops sp., Allium porrum, Calendula algeriensis, Convol-


vulus arvensis, Diplotaxis sp,, Echinochloa crus-galli, Echium vulgare, Gera-
niam pratensis, Hordeum murinum, Lolium multit'lorum, L. rigidum, Malva
hispanica, Medicago ciliaris, M. sativa, Rumex crispus, Senecîo vulgare,
Setaria verticillata, Solanum nigrum, Sonchus oleraceus, Sorghum annuum,
Stellaria media.

Tetrri,nychusturkestani.' Synonyme: T. atlanticus.


La femelle est jaune-vert, avec plusieurs taches noiros, de gran-
deur différente, sur le dos (Ftc. 12) ; elle ressembleà T. urticae. Les
æufs sont blanc-hyalin.
Les dégâts sont typiques de ceux des tétranyques et cette espèce
est tÈs polyphage (flnr. V) et très répandue au Maroc. T. turkes-
tani ss trouve presque toujours en compagnie de I. urticae, rrais il
est dominant en nombre. Sa biologie a êté étudiée en Amérique par
ClcrB (1950, mais les observations préliminaires de l'auteur indi-
ACARIENS NUISTBLES AIIX PLANTES CULTIVÉES ÀU MAROC 89

Tlsrrlu V
Planies-hôteset disfribution des Telranychusiurkestani
Ugar. f Nik.
Plantes cultivées Lieu

Arachis hypogaea L. Arachide Larache


Argan:a spinosa (L.) M,lmr Arganier Agadir
Carya illinoensîs Wellcn K. Pacanier
KocH Tririgra
Citrus sp. Agrume Rabat, Agadir, Perkane, Sidi
Moussa, Àllal Tazi, Tétouan,
Larache, Martil
citrullus lanatus TrilrNB. Pastèque Agadir, El - Menzeh, ourika,
Selouane, Tétouan
Cucumîs melo L. Melon Ourika, Selouane
Cucurbita pepo L. Pepon Harbil, Selouane, Ei Jadida
Fragaria ananassa Dvcn. Fraisier Agadir, Azrou, Martil
Gossypium hirsutum L' Cotondier Souihla, Béni Mellal, Tes-
saout
Helîanthus annuus L. Grand soleil Sidi Slimane
H. tuberosus L. ToPinambour Salé
Juglans regîa L. Noyer Tririgra, Itzer
Malus sp. Pommier Ahfir,-Az-rou, fmouzzer, Koua-
na, Midelt
Medicago sativa L. Luzerne Agadir, Béni Mellal, Ourika,
Asni
Mentha pîperita L. Menthe El Hajeb, lmotzzer
Phaseolus vulgaris L. Harioot Selouane, Imouzzer, Tadla
Yar. vulgaris
Agadir, Ourika, Béni Mellal
Prunus amygdalas BATscrr. Amandier Ahfir, Berkane, Itzer
Prunus domestîca L. Pnunier ourika, El Koudia, Béni Mellal
Prunus persica BATscH. Pêcher Ahfir, Azrou, Zdio
Pyrus domestlca Mnprr. Poirier Azrou
Rosa sp. Rose Béni Melial
Ricinus communîs L. Ricin Oued Beht
Raibus nigrum L. Cassissier Azrou
Rubus idaeus L. Framboisier Ain Taoujdat
Solanum melangena L. Aubergiîre Agadir, Ourika
S. tuberosum L. Pomme
de terre Ourika
l/erbena oflicinalis L. Verveine Marrakech
Vicîa Jaba L. Fève Azrou
Zea mays L, Maïs Marrakech
90 SABA, F.

quent qu'au Maroc, cet acarien doit avoir une biologie différente de
celle mise en évidence par Cagle aux U.S.A.
Lutto : on utilise un acaricide specifiqueou des insecticidesayant une
efficacité acaricide.
Tetranychusurticae.. acarien jaune commun. Synonym,es:T. tela-
rius. T. bimæulatus, T. v. althoea, etc.
La femelle est jaune-vert avec une grande taclrre fonée sur
chaque côté du dos (Frc. 13). Les æufs sont blanc-hyalin. La femelle
hivernante est uniformément orange sans les taches. tr-es acariens
jaunes communs sont très polyphages et très répandus au Maroc
(Tlnrneu VI). Ils se trouvent aussi mélangés sur la même plante
avec 77777.
turkestq,,niet T. cinnabarinus.
La biologiede cetteespèceest bien connue(Gessnn,1951, LrNxn,
1es3).
Lutte : on utilise un acaricide spécifique ou un insecticide-acariside.

D - Les Phyoptipalpidae

Cette famille est composée de petits acariens rouges de 0,2 à


0,3 mm, de formes diverses. Elle vit sur les plantes, habituellement
sur les feuilles et les fruits, mais aussi sur l'écorce ou sur les tumsurs
galles des plantes. Ses chélicèressont en forme de stylet et pénètrent
dahs l'épiderme. Les prqûres provoquent une disparition d;e la chlo-
rophylle, occasionnantdes taches nécroséesou argentées.La famille
comprend de nombreusesespècesayant une importanoe économique
dans le monde. Le Tableau VII donne les espècesnuisibles de cette
famille avec leurs hôtes et leur importance économique. Pnrrculnn
et BAcKER(1958) ont publié la taxonomie de ætte famille.
Brevipalpus phoenicis: La lèpre. Synonyme: Tenuipalpus plne-
nicis.
Cette espèceinfeste, au Maroc surtout, les agrumes dans tous

Mauvaises herbes : Allium porrum, Amaranthus sp., Anchusa. azurea, Calendula


algeriensis, Convolvulus althaeoides, C. arvensis, Chenopodium album, Cicho-
rium intybus, Cynodon dactylon, _Diplotaxis sp., Echinochloa crus galli,
Echium vulgare, Gera-nium sp., Geranium pratense, Lolium multiflo"rum',
Malva hispan'ca, Medicago cil.iaris, Erigeron sp., Paspalum sp., portulaca
sp., Phalaris canarie-nsis,Rumex crispus, Senecio vu]ga1e, Setaria verticillata,
Solanum nigrum, Sonchus arvensis, S. oleracea, Stellaria media, Trîticum
aestivurn.
ACARIBNsNUISTBLEsAnx pLANTEs currrvÉBs Au MARoc 9I

Tesrneu VI
urticaeKoch
et distributiondes Tetranychus
Plantes-hôtes
Plantes hôtes Lieu

Arachis hypogaea L, Arachide Larache


CJrullus lanatus THUNB. Pastèque El Menzeh, Selouane, Tadla
Convolvulus aryensis Agadir, Asni
Cydonia oblonga Mn-r-. Cognassier Béni Mellal
Datura metel L. Rabat
Fragaria ananassa Dttcll. Fraisier Azrou, Agadir
Gossypium hirsutum L. Cotonier Béni Mellal
lasminum medillorum Ltxot-. Jasmine Rabat
Malus sp. Pomrnier Amizmiz
Medicago sativa Luzerne Béni Mellal
Mentha piperita L, Menthe Mar,rakech
Phaseolus vulgarls L. Haricot Ourika, Tadla, Agadir
Prunus domestica L. Prunier Imouzznr, Itzer, Ourik4 Béni
Mellal
Rosmarinus oflicinalis L. Romarin Rabat
Rosa sp, Rosg Marrakech
Solanum melangena L. Aubergine Ourika
Verbena citronella L. Rabat
V. oflicinalis L. Verveine Marrakectr

Tlrrreu VII
Planies-hôteset distribution de la famille Phytoptipalpidae
Espèces Plantes hôtes Lieu

Brevipalpus phoenicis citrus sp. Bouknade'I, Marrakech,


(Geijskes) (agrume) Rharb
Brevipalpus obovatus Rumex sp. Imouzzer
(Donnadieu) Mentha piperila L. Kasba Tadla
(menthe) ! {.--
Cenopalpus pulcher Malus sp. El Hajeb, Azrou, Imouz-
(Canestrini { Fanzago) (pommier) zer, ltzer, Midelt, Ouar-
zazate, Oulmès, Al Kelaâ,
Tinerhir
Cydonia oblonga Mru. Oulmès
(Cognassier)
Prunus cerasus L.
Tenuipalpus granati (cerisier) Irmotzzer
(Sayed) Cydonîa oblonga Mtw. Oulmès, Oujda
92 SABA, F.

les secteurs agrumicoles. On trouve les acariens sur les ram€aux,


les feuilles et les fruits (Frc. 14).
Les æufs sont rouge foncé et allongés (0,105 x 0,06 mm).
Le mâle est inconnu ici. DossB (1957) a fait une petite étude sur la
biologie et la morphologie de ce parasite.
Normalenaent,la densitéde la population reste faible, du fait des
progtammes phytosanitaires contrc les plus importants ravageurs des
agrum€s, comme les cochenilles,les pucerons, etc.
Lutte : S'il est hécessaired,e traiter spécialementcontre B. phoenicis.
on utilise un acaricide spécifique: chinomethionatou dicofol à 25 gm
m.a./Il/^, ou chloropropylate à 50 gm m.a./lfr.
Brevipalpus obovatus.. Synonymg: Brevipalpus inornatus.
Ces acariens ne jouent pas un rôle important au Maroc. Monrs-
rRArA (1954) a présenté une bonne étude sur la biologie et la
lutte.
Cenopalpus pulcher. Synonymes: Tenuipalpus pulcher, T. boden-
heimert, Brevipalpus oudemansi.
Ces acariens hivernent à l'état femelle, où ils sont de couleur
rouge-vif, sur les rameaux et les branches de pommiers négligés (Frc.
15). Pendant la végêtation,ils se portent sur les feuilles. DossB (1955)
a présenté une étude sur leur biologie.
Les dégâts observésau Maroc sont très faibles; une interven-
tion spécialen'est pas nécessaire,puisqtre les traitementsfaits réguliè-
rement contre les autres parasiûessuffisent.

Discussion
Trcis Eriophyidaes et w Tarsonemidaepeuvent être de forte im-
portance économique.Mais c'est la famille des Tetranychîdaequi est
la plus importanûe et qui comprend deux complexes taxonomiques:
I'un est vert et consiste en Tetranychus urticae et Tetranychusturkes-
tani, l'autre est rouge et comprend Tetranlvhus cinnnbarinus et Tetra-
nychus rîcinus. D'autnes complexestétranyques ont êté cités dans la
bibliographie: en Egypte (Gnonnrer & al., 1969), en Grèce (H.cr-
zrNrKolrs, 1970), au rl-iban @ossn, 1963) ; mais dans tous les cas
cités, il s'agissaitde complexes entre une espèceverte et une rouge.
La nomenclature du compl,exetétranyques n'est finalement pas
encore claire en Méditenanée et doit être étudiée d'une façon a'ppro-
ACARIENS NUISIBLES AII,( PLANTES CULTIVÉES AU MAROC 93

fondie. Il est indispensableen plus des descriptions morphologiques


classiques de faire une étude biologique comparative ainsi que des
croisements,afin d'arriver à clarifier ce problème.
Nous avons commencél'étude des deux complexes,leurs compo-
sition exactes,ainsi que des relations qui existent entre eux.

ADDENDUM
Entre temps, l'auteur a constaté par l'étude génétique que T.
cucurbitqcearum est synonyme de T. cinnabarinus.
Dans le nouveau livre <<Miûes injurious to economic plants >
p'ar JerrsoN a at., 1975, les espècesétudiésont pour synonymie:
Aceria phloeocoptes : Acalitus phlo€ocoptes
A. sheldoni Eriophyes sheldoni
Eriophyespadi : P. pyri
E. piri : P. pyri
E. vitis : Colom'erousvitis
E. granatum : Eriophyes granati

REMERCIEMENTS
Ma gratitude s'adresseà MM. E. Blxsn, H.B. Bounn:lux, H. Dsr'u\4l.m
et H. KBrErnn, pour la détermination ou la vérification des quelques espèces
acariens, et à K. PÊTZoLDT pour la détermination ou vérification de plusieurs
mauvaisesherbes. Je remercie également tous les responsablesdes Inspections
Régionales de la Protection des Végétaux au Maroc pour I'aide qu'ils m'ont
toujours apportée durant mes visites dans leur région. Ma gratitude s'adressç
également à M. LB RurvrBux pour la lçcture du manuscrit.
94 SABA, F.

tJê---j-J_r

ét c"Lsl-,fIJ a;|.,'.alt LÂt'. yl i*lJ.:l d\.rT c-Ul ,ra-ê;


. Ls\.aijiYl \.e.3."^i, LêJ\^;'.'iilJ , *J-ioJL *-,.d1 c,L:\Jt ,g-:j.
; *"Ëlôll , i;I:;a c.U!$ .JrF ,/l ;JÉut .j\j^êyt ;T u*++,

Tetranychus
turke
srani,
Tetranychu
s .,* *f'Tl .ft#i;.#rï,;#.
: ij,'o ûb:_l-1" Vl ,e-:!i y l*51 L=.T {"{. 6;T -iLi-i dlLi^J
: *iij^oyl oiÂJ
.f

aUJt L.:jnJl - Panonychusulnu


,ùÉlJ l*rrJt - Vasates lycopersici
: Lltsll \r:Jr - d'Eriophyes vitis
i-.i*^, Lsut sitj^éyl ûJJ'+ .ii\;ôJl {jJÀJl J_o^olt e-i_l
;s-h

RÉsunrÉ
Nos travâux ont étê consacrésà l'étude des différentes espèces
d'acariens dres plantes cultivées au Maroc, leur distribution sur les
plantes hôtes et leur importance,économique.
Les espècesqui sont les plus importantes, car très polyphages
et très disperséesau Maroc, sont: Tetranychus turkestani, Tetrany-
chus cinnabqrinus et Tetramychusurtlcae.
Il existe d'autres espèceségalement importantes mais limitées à
quelques plantes hôtes. Il s'agit de Pananychus ulmi sur pommier,
dz Vasates lycopersici sur tomate, d'Eriophyes vitis sur vigne, etc...
Les photos en coul,eur ci-jointes, permettront une détermination
plus aisée des espècescommunes.

RrsrnasN
Nuestro trabajo ha sido consagrado al estudio de las diferentes
especiesde âcaros de las plantas cultivadas en Marruecos, su dis-
tribucidn sobre las plantas huéspedesy su importanciaecondmica.
Las especiesmâs important'es - y ^ gue son muy polifagas
Frc, 7 Frc. 8
Les æufs de Bryobia ruhriocultts sut Panonychusulmi:
les rameaux de Pommier rouge avec des protubérancesblanche
sur le dos, sur pommier

Frc. 9 Fro. l0
La fenrelle de Eotetranychus carqùri: La femelle de Tetranychw cinnabarinu
jaune-blanchâtre av€c des pètites taches btun-rouge avec des taches nohes
noires. sur Prunler
FIG. 1I
La femelle,le mâle et une chrysaliile
(roug-'âtre) de T. ricinu.l

Frc. 12 Frc. 13
La femelle de Tetanyctus turkestani : La femeffe da TetrulYcrrus ufiie :
vertê-iaute avec. plusieurs taches verte-iaune avec 2 tâches noires
nolfes

Frc. 14
BrevirylPus Phoenbis:
sur les agrumor
de couleurjaune + louge et âvecune tydeideiaune-blanche
ACARIENS NUISIBLES AI-IX PLANTES CI]LTIVÉES AU MAROC 95

y muy dispersas en Marruecos - san'. Tetranychus turl<e,stani,T.


cinnabarinus y T. urticae.
Existen otras especies igualmente importantes pero limitadas a
algunas plantas huéspedes.Se trata de Panonychw ulmi sobre el
-u*uno, de Vasarcs lycopersici sobre el tomate, de Eriphyes vitis
sobre la vifla, etc'..
Las fotos en color aqui adjuntas, permitarân una determinaciôn
mâs facil de las especies comunes.

$rrna,c'RY
Agriculture in Morocco varies from small plots to farms with
hundreds of hectars and from extensivecrops - e.g. cereals, almoûds
etc. - to intensive ones e.g. citrus, early vegetablesetc. Tabl. 1
estimates of the surface and production of major crops'
Four families of mites are found injurious to crops. Among the
Eiorphy-tidae only Eriophyes vitis and Vasates lycopersici cause fegg-
lar economic losses to grapevine and tomato resp., other eriophyids
infesting crops ar€ listed in tabl. II.
Ofry Polyphagotarsonemus latus of the Tarsomed'iae is found
infesting ca. 5 000 ha. of citrus, regular treatment is required.
Tbe Tetanychid.ae includes many injurious spider mite species
listed in tabl. III-VI together with their natural hosts and distribu-
tioninMorocco.Amongthemare4polyphagousonesfoundalmost
all over the country .: Tetranychus turkestani, T' urticae, T' cintuba'
rinus and T. ricirws. Îhe former two form a green tetranychid complex
and the latter two a red one. The taxonomic status of these complexes
may not yet be fintl, pending further morphological, genetical and
comparativebiological studies.
Parnnychus ulmi is not a native of Morocco but was intro-
duced lately with apple seedlings imported from Europe. Bryobia
rubrioculus is common but causes only some injury to almonds.
The only Phytoptipatpidae (listed in tabl. VII) causing limited
injury to a crop is Brevipalpus phoenicis on cittw.
In addition to some morphological descriptions coloured plates
are given to aid in the identification of the mole common mites
or their injuries.
96 SABA, F.

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