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Master Spécialisé : Finance Audit Et Contrôle De Gestion

Semestre : 3

AUDIT INTERNE AU SEIN


DES ENTREPRISES
INDUSTRIELLES

Rédigé par : Demandé par

AKHATAR Hamza Mr. A.KHALAFI


BOUJMAL Imane
BOULANOIRE Imane
HOUIRICH Fadwa
LEKRAFI Yasmine
LWAHHABI Mouaad
STELATE Mehdi

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INTRODUCTION
Les entreprises, les organisations sont en permanence confrontées à l’amélioration de leurs
performances dans un environnement qu’elles souhaitent sécuriser. Cette amélioration est de plus
en plus recherchée au travers d’une décentralisation de la prise de décisions pour en assurer la
pertinence et la mise en œuvre rapide. Dans ces conditions, le chef d’entreprise, le dirigeant est
naturellement amené à s’interroger sur la maîtrise du fonctionnement de l’organisation, par lui
même et ses collaborateurs.

La fonction d’audit interne donne à cet égard l’assurance raisonnable que les opérations menées,
les décisions prises sont « sous contrôle » et qu’elles contribuent donc aux objectifs de
l’entreprise. Et si tel n’était pas le cas, elle apporterait des recommandations pour y remédier.
Pour ce faire l’audit interne évalue le niveau du contrôle interne, c’est-à-dire la capacité des
organisations à atteindre efficacement les objectifs qui leur sont assignés et à maîtriser les risques
inhérents à leur activité. C’est donc une fonction éminemment utile aux dirigeants, quel que soit
leur niveau de responsabilités, ce qui explique son développement au cours des deux dernières
décennies avec une extension de son champ d’action sur l’efficacité et la performance au-delà de
la simple conformité.

Et c’est pourquoi l’audit interne s’affirme de plus en plus dans sa méthodologie comme une
approche par les risques. C’est pourquoi également dans l’entreprise elle-même, la fonction
s’étend de plus en plus. Elle s’étend de plus en plus, même si certains grands groupes sont
contraints d’alléger leurs structures et, par voie de conséquence, réduisent, ou parfois suppriment,
les services d’audit interne, encore que ces tentations aient tendance à se réduire. Et même dans
ces cas extrêmes il ne semble pas que ceci puisse être considéré comme une remise en cause de la
fonction.

Dans ce contexte, les auditeurs internes devront affirmer leur rôle par rapport aux acteurs du
contrôle interne tels que les risk managers, les responsables de la conformité, les qualiticiens et
surtout les contrôleurs internes qui, en quelques années, ont pris une place toute particulière au
sein des organisations, et également se positionner en conseiller de la direction générale pour tous
les problèmes touchant à l’urbanisme du contrôle interne. Enfin, les auditeurs internes devront
faire preuve, en toutes circonstances, à côté de compétences techniques affirmées, de talent, mais
surtout de courage, pour dire ce qui doit être dit, écrire ce qui doit être écrit, dans les formes,
certes, qui conviennent, mais sans rien cacher de la réalité observée.

C’est souvent à la suite historique de la pénétration et du développement du contrôle de gestion,


qu’allant plus avant dans leur recherche d’efficacité et de sécurité, les entreprises sont arrivées à
l’audit interne. Et de fait, l’implantation du contrôle de gestion s’est historiquement et
majoritairement développée d’abord au sein des entreprises industrielles, puis commerciales : le
chemin du développement de l’audit interne suit les mêmes traces, des grandes entreprises vers
les moins grandes, de l’industrie vers le service via le commerce.

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Sommaire :
Partie I : Audit interne et contrôle interne ...................................................................................................... 4
I- Audit interne .............................................................................................................................. 4
1- Généralités sur l’audit interne : .................................................................................................................. 4
2- Définition de l’audit interne : ..................................................................................................................... 4
3- Objectifs de l’audit interne : ...................................................................................................................... 4
4- Enjeux : ................................................................................................................................................ 5
II- Contrôle interne : ........................................................................................................................ 5
1- Généralités sur le contrôle interne : ......................................................................................................... 5
2- Définition du contrôle interne: .................................................................................................................. 5
3- Objectifs du contrôle interne ..................................................................................................................... 6
4- Enjeux du contrôle interne : ...................................................................................................................... 6
Partie II : Audit du cycle stock et production : .................................................................................................. 8
I- L'audit du cycle de stock : ............................................................................................................ 8
1- Définition........................................................................................................................................... 8
2- Objectifs de l’audit des stocks : ......................................................................................................... 8
3- Démarche d’audit : ............................................................................................................................ 9
a) Prise de connaissance de l’entité ................................................................................................... 9
b) Contrôle interne ............................................................................................................................. 9
c) Inventaire physique : ................................................................................................................... 10
d) Contrôle des comptes .................................................................................................................. 12
e) La phase de conclusion de la mission d’audit ............................................................................. 12
II- Audit interne du cycle de production................................................................................................... 13
1- Les étapes d’un audit de production ............................................................................................... 13
2- Les indicateurs de performance du processus de production ......................................................... 14
Conclusion: ................................................................................................................................... 16

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Partie I : Audit interne et contrôle interne
I- Audit interne
1- Généralités sur l’audit interne :

La fonction d’audit interne est une fonction relativement récente puisque son apparition
remonte à la crise économique de 1929 aux Etats-Unis ;
Au niveau national qu'international, la révision comptable, devenue audit, fait l'objet de travaux
qui débouchent essentiellement sur les normes internationales d'audit : International Standard of
Audit (ISA).

De nos jours, l'audit interne est considéré comme discipline transversale au centre des
préoccupations des managers. Pour cette raison, il s'élargi à d'autres domaines de l'entreprise qui
se sont révélés nécessaires avec l'évolution et la généralisation de nouveaux moyens de traitement
de l'information

Toute entreprise a pour but d'assurer, en fonction de ses moyens, l'atteinte des objectifs qu'elle
s'est fixée. Pour ce faire, elle doit mettre en place un dispositif de Contrôle Interne lui permettant
la bonne maîtrise de ses activités et le respect des consignes à tous les niveaux.

2- Définition de l’audit interne :

L'Audit Interne est une activité indépendante et objective qui donne à une organisation une
assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les améliorer, et
contribue à créer de la valeur ajoutée.

Il aide cette organisation à atteindre ses objectifs en évaluant, par une approche systématique
et méthodique, ses processus de management des risques, de contrôle, et de gouvernement
d'entreprise, et en faisant des propositions pour renforcer leur efficacité. »

Du fait de la variété des domaines à couvrir et des missions à conduire, l’audit interne doit
disposer d’une gamme de compétences toujours plus étendue. La formation permanente constitue
un facteur clé de performance au plan individuel et collectif.

3- Objectifs de l’audit interne :


Centré sur les enjeux majeurs de l'organisation, ses missions "d'expression d'assurance"
portent sur l'évaluation de l'ensemble des processus, fonctions et opérations de celle-ci et
plus particulièrement sur les processus de management des risques, de contrôle et de
gouvernement d'entreprise.

Son rôle de conseil auprès de la Direction générale et des directions opérationnelles et


fonctionnelles, qui s'exerce dans le cadre de normes particulièrement exigeantes, contribue
grandement à créer de la valeur ajoutée. Les principaux objectifs de l’audit interne sont :

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- Identifier les événements, internes ou externes à la structure, susceptibles d'entraîner un
danger (détérioration de l'image, perte de réputation, surcoûts, non-conformité à la
législation, risques liés au marché, etc.)

- interpréter et traduire ces risques en information utile pour l'entreprise : coût, temps

- Elaborer des stratégies pour la gestion et la maîtrise de ces risques : mise en place
de procédures, de réglementations, de tableaux de bords visant à réduire les probabilités
de survenance ou à limiter leur impact s'ils se réalisent.

L’auditeur est appelé à évaluer ici la cohérence des objectifs assignés à la fonction d’abord avant
de mesurer la performance actuelle de la fonction par rapport à ses finalités.

4- Enjeux :
Les enjeux de l'audit interne sont nombreux et souvent contradictoires selon que l’on ce place du
point de vue de l’auditeur de l’audité ou de commanditaire de l’audit :

- Pour l'auditeur, l'enjeu majeur est d'avoir accès à une "réalité organisationnelle" : c’est-à-
dire dépasser les points de vue subjectives des audités pour accéder à une information
objective sur la conformité et l’Efficacité des pratiques professionnelles habituelles
- Pour l’audit, l’enjeu est précisément de ne livrer que les informations qui risquent de ne
pas lui porter préjudice dans sa situation de travail, avec ses collègues ou la hiérarchie

II- Contrôle interne :

1- Généralités sur le contrôle interne :

Toute entreprise a pour but d'assurer, en fonction de ses moyens, l'atteinte des objectifs qu'elle
s'est fixée. Pour ce faire, elle doit mettre en place un dispositif de Contrôle Interne lui permettant
la bonne maîtrise de ses activités et le respect des consignes à tous les niveaux.

Cependant, nombreux sont ceux qui n'accordent pas suffisamment d'importance au Contrôle
Interne au sein de l'entreprise ou qui ne connaissent pas sa définition exacte, en le réduisant à une
simple fonction alors que c'est tout un ensemble de dispositions.

2- Définition du contrôle interne:


Le contrôle interne est un dispositif de la société, défini et mis en œuvre sous sa responsabilité. Il
comprend un ensemble de moyens, de comportements, de procédures et d’actions adaptés aux
caractéristiques propres de chaque société qui contribue à la maîtrise de ses activités, à
l’efficacité de ses opérations et à l’utilisation efficiente de ses ressources, et doit lui permettre de

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prendre en compte de manière appropriée les risques significatifs, qu’ils soient opérationnels,
financiers ou de conformité.

Le dispositif vise plus particulièrement à assurer :

- la conformité aux lois et règlements ;


- l’application des instructions et des orientations fixées par la direction générale ou le
directoire ;
- le bon fonctionnement des processus internes de la société, notamment ceux concourant à
la sauvegarde de ses actifs ;
- la fiabilité des informations financières.

Le contrôle interne ne se limite donc pas à un ensemble de procédures ni aux seuls processus
comptables et financiers.

La définition du contrôle interne ne recouvre pas toutes les initiatives prises par les organes
dirigeants ou le management comme par exemple la définition de la stratégie de la société, la
détermination des objectifs, les décisions de gestion, le traitement des risques ou le suivi des
performances.

3- Objectifs du contrôle interne

Le dispositif vise plus particulièrement à assurer:

- La conformité aux lois et règlements;


- L'application des instructions et des orientations fixées par la Direction Générale ou le
Directoire;
- Le bon fonctionnement des processus internes de la société, notamment ceux concourant à
la sauvegarde de ses actifs;
- La fiabilité des informations financières.

Le Contrôle Interne ne se limite donc pas à un ensemble de procédures ni aux seuls processus
comptables et financiers. Il ne recouvre pas non plus toutes les initiatives prises par les organes
dirigeants ou le management comme par exemple : la définition de la stratégie de la société, la
détermination des objectifs, les décisions de gestion, le traitement des risques ou le suivi des
performances.

4- Enjeux du contrôle interne :

Enjeux pour la société

Les principaux du contrôle interne pour l’entreprise sont constitués par le fait que :
- les décisions de la direction sont respectées et appliquées
- les performances et l’efficacité opérationnelle sont améliorées
- les comptes annuels sont réguliers, sincères et donnent une image fidèle du résultat des
opérations de la situation financière et du patrimoine de l’entreprise

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- les actifs de l’entreprise sont sauvegardés.

Enjeux pour le CAC

Le Commissaire aux comptes :


- prend connaissance des systèmes comptables et de contrôle interne pour planifier sa
mission et concevoir une approche d’audit efficace
- exerce son jugement professionnel pour évaluer le risque d’audit et définir les procédures
visant à le réduire à un niveau acceptable.

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Partie II : Audit du cycle stock et production :

I- L'audit du cycle de stock :


La justification des chiffres de stocks constituera probablement la plus grande difficulté
particulière rencontrée par l’auditeur qui procède à l’examen des documents financiers d’une
entreprise industrielle ou commerciale. Les stocks sont probablement un des éléments importants
du bilan ayant une incidence fondamentale sur la position financière et une influence directe sur
la détermination du résultat. L’audit des stocks constitue ainsi un élément essentiel dans la
constitution de l’avis de l’auditeur sur la régularité, la sincérité et l’image fidèle des états
financiers.

Définition des stocks : Il s’agit des biens ou services entrant dans le cycle d’exploitation de
l’entreprise pour être vendus en l’état ou après production ou transformation, ou être consommés
à la première utilisation. Ils doivent appartenir à l’entreprise, et celle-ci doit en être propriétaire
au moment de l’inventaire, ce qui signifie en particulier que doivent être compris dans les stocks
les produits en cours d’acheminement ou reçus, mais dont la facture n’a pas encore été
comptabilisée, et à l’inverse doivent être exclus les produits qui ont été livrés aux clients mais
non encore facturés.

1- Définition
L’audit des stocks constitue un élément essentiel dans la constitution de l’avis de l’auditeur sur
la régularité, la sincérité et l’image fidèle des états financiers.
Le stock est pour l'auditeur à la fois :
Elément important : vue l'incidence qu'il a sur la position financière et la détermination du
résultat
Grande difficulté: puisque l'auditeur aura à vérifier multiples documents étant donné les
documents comptables et financiers, les inventaires ...

2- Objectifs de l’audit des stocks :

- Etablir la crédibilité des documents comptables


- S’assurer de la vraisemblance des soldes comptables
- Examiner la séparation des exercices au niveau des opérations enregistrées : à partir d'un
sondage des bons d'expédition et de réception des stocks concernés
- Etablir l’existence physique du stock et la vraisemblance des chiffres des quantités en
inventaire établis par le client : effectuer des tests sur les comptages des clients à partir du
stock physique aux enregistrements comptables et vice versa
- Déterminer que les éléments en stock ont été correctement évalués, en accord avec une
méthode acceptable qui a été appliquée de manière continue : il s'agit de vérifier par

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sondage que la méthode de valorisation utilisée est cohérente avec la politique du client et
la méthode utilisée en N-1, et qu'elle est conforme aux principes comptables

3- Démarche d’audit :
a) Prise de connaissance de l’entité
C'est le fait de prévoir les moyens adéquats pour acquérir le savoir nécessaire à la réalisation de
la mission; des moyens comme les questionnaires, rapports d’audit antérieurs, notes de services,
des documents à jour sur les méthodes et procédures de travail, les interviews, les grilles
d'analyses des tâches, Flow Chart ....

En matières d'audit des stocks, l'auditeur doit avoir une connaissance de :


- La nature des produits stockés
- Les instructions de prises d'inventaires
- La nature des systèmes comptables et de contrôles internes en matière de stocks
- Méthodes dévaluation et de valorisation des stocks

b) Contrôle interne
Le contrôle interne est l’ensemble des mesures, appliquées afin d’assurer la maîtrise du
patrimoine de l’entreprise et de ses opérations. Il ne s'agit pas d'effectuer un contrôle interne
mais d'évaluer et vérifier le dispositif du CI. L’analyse du système de contrôle interne des stocks
doit permettre de s’assurer de :
 L’exhaustivité du traitement des mouvements: L'inventaire permanent est il rapproché des
résultats de l'inventaire physique ? Les écarts sont ils analysés ?
 La séparation suffisante des fonctions : Une même personne ne doit pas être en mesure de
traiter ou contrôler une transaction du début à la fin

Le contrôle interne par cycle - Questionnaire de séparation des fonctions

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 La bonne évaluation des stocks : Le stock fait-il l'objet d'un suivi régulier en quantité et en
valeur ?
 L’appartenance des stocks à l’entreprise: les stocks appartenant à des tiers doivent être ou
exclus du comptage ou comptabilisés avec une mention précise de leurs statuts
 La protection des valeurs stockées: Les stocks sont-ils suffisamment assurés ?

c) Inventaire physique :

L’entreprise doit obligatoirement procéder à l’inventaire physique (en quantités et en valeurs) de


ses stocks au moins une fois par an, à la clôture de l’exercice. C’est l’inventaire intermittent. Elle
peut aussi faire un suivi comptable à tout moment de ses stocks par l’inventaire permanent.

A leur date d’entrée dans le patrimoine de l’entité, les biens acquis à titre onéreux sont évalués à
leur coût d’acquisition, et les biens produits par l’entité sont comptabilisés à leur coût de
production.

A l’inventaire, les stocks sont évalués par application d’un mode de calcul sur la base du coût
moyen pondéré calculé à chaque entrée ou sur une période n’excédant pas la durée moyenne de
stockage ou en présumant que les articles existant en stocks sont les derniers entrés.

Ici l’auditeur intervient :

- Avant l’inventaire physique


- Au cours de l’inventaire
- Après l’inventaire
 Intervention avant la prise d’inventaire :

i. Connaissance préalable des :

Stocks, lieux de stockages et processus de production, du système de contrôle interne de fonction


achats, vente, productions et des instructions de prise d’inventaire

ii. Evaluation des instructions

L’auditeur s’assure que les instructions comportent les informations nécessaires pour permettre la
fiabilité de la saisie des quantités et des autres informations, pour cela il peut utiliser une liste
aide-mémoire des principales procédures d’inventaires physiques, ou un questionnaire
d’inventaire physique

L’auditeur obtient des précisions sur les points suivants :

- Les dates et heures de débuts et de fin de la prise d’inventaire


- Les modalités de la prise d’inventaires (inventaires complets, partiels)
- Les lieux de stockages et les produits qui seront inventorié
- Les modalités de saisie et de recoupement des travaux en cours
- L’existence de stocks en dépôts ou en consignations dans l’entreprise et appartenant à des
tiers ou de stocks appartenant à l’entreprise et se trouvant chez les tiers

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iii. Visite préalable sur les lieux

Une visite des lieux de stockage avant l’inventaire permet à l’auditeur de s’assurer que les articles
sont correctement rangés pour pouvoir être recensés dans de bonnes conditions

iv. Programme et planning

Les informations recueillis permettent à l’auditeur :

- De planifier son intervention dans le temps et dans l’espace


- De préparer un programme de travail adapté
- De prévoir les collaborateurs des travaux planifiés

 Intervention pendant l’inventaire :

i. Application des instructions de l’inventaire

Les contrôles portent essentiellement sur la façon dont la prise d’inventaire est effectuée par le
personnel de l’entreprise et par conséquent sur la façon dont les procédures sont appliquées Il est
important d’assister au début et à la fin de l’inventaire.

- au début pour s’assurer que :


 l’inventaire va se dérouler dans de bonnes conditions
 les instructions ont été bien comprises et sont correctement suivies
- à la fin pour :
 contrôler la procédure de centralisation des fiches et feuilles et comptage
 pour prendre une copie de la feuille de suivi des fiches

ii. Sondages sur les quantités

L’auditeur effectue un certain nombre de comptage qu’il consigne dans les dossiers pour contrôle
ultérieur avec l’inventaire définitif :

- désignation, référence et localisation de l’article


- unité de comptage
- quantité comptée de l’auditeur, par le personnel de l’entreprises, et celle figurant
éventuellement sur les fiches de stocks de l’inventaire permanent

Les sondages effectués, relevés sur feuilles de travail, lui permettront de s’assurer que les fiches
n’ont pas été modifiées

 Intervention après l’inventaire :

i. Contrôle de la centralisation des quantités :

Après la prise d’inventaire, l’auditeur doit s’assurer :

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- Que les comptages effectués par le personnel sont correctement centralisés
- Du le report de toutes les fiches sur l’état des stocks, par sondage à partir des fiches, ou
par contrôle des séquences numériques
- que les récapitulations sont arithmétiquement exactes, par des sondages sur les calculs
effectués manuellement ou au moyen d’outils informatique d’aide à l’audit
- que les informations relatives à la dépréciation des stocks relevées lors de l’inventaire
sont prises en compte

ii. Suivi des sondages et informations relevées

Ce suivi est effectués grâce au :

- recoupement du résultat des sondages


- pointage des fiches de comptages photocopiées avec l’état d’inventaire valorisé
- pointage des numéros et des fiches de comptages avec les fiches rendues utilisées par les
équipes et notées sur la feuille de suivi des fiches

d) Contrôle des comptes

Objectifs :

S’assurer que les montants inscrits dans les comptes annuels représentent tous les produits
physiquement identifiables qui appartiennent à l’entreprise.

S’assurer que ces produits sont évalués au plus bas du prix de revient ou de la valeur du marché.

S’assurer que les différences constatées entre l’inventaire permanent dune part et l’inventaire
physique d’autre part, ont été expliquées, portées à l’attention de la Direction et ajustées dans les
comptes du grand livre, dans l’inventaire permanent et sur les fiches de stocks.

La revue analytique :

 Rapprocher les feuilles d’inventaire physique des stocks MP et PF avec l’état des stocks
et la comptabilité
 Vérification de la valorisation des stocks : coûts d’achat et celui de production : Les
matières premières sont valorisées à leur cout d’achat tandis que les produits finis ou
semi-finis sont valorisés à leur coût de production
 L’appréciation des provisions nécessaires liées à la dépréciation des stocks

e) La phase de conclusion de la mission d’audit


Cette phase exige une grande faculté de synthèse et une aptitude certaine à la rédaction
L’auditeur va élaborer et présenter son produit après avoir rassembler les éléments de sa récolte.
Dans cette phase, l’auditeur informe l’entreprise des erreurs et les corrections éventuelles de ces
erreurs, il peut également proposer des améliorations.

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II- Audit interne du cycle de production

La fonction technique ou « production » est une fonction vitale et occupe une place primordiale
au sein des entreprises. Son importance est évidente : sans le produit, les autres fonctions n’ont
pas de justification ; et la défaillance, la performance insuffisante de la production peuvent en
très peu de temps anéantir les efforts des autres fonctions. En effet, cette fonction a pour
principale mission d’assurer la mise à disposition du marché, en temps voulu, des produits que
l’entreprise a décidé de développer, vendre, commercialiser dans le cadre des spécifications
acceptées et pour un coût qui permette de dégager une marge suffisante pour couvrir
l’ensemble des autres coûts de l’entreprise. Pour réaliser sa mission, la fonction production a
besoin de se doter de moyens humains, matériels et financiers nécessaires à son
fonctionnement. De plus, elle se caractérise par une organisation particulière lui permettant
d’agencer les moyens mis à sa disposition et de structurer ses relations avec les autres unités de
l’entreprise. L’auditeur doit être en mesure d’émettre une opinion sur l’efficacité du
fonctionnement de la fonction « production ». Pour ce faire, et comme tout travail d’auditeur,
son travail se structure en trois phases à savoir la phase de préparation pour assimiler les
particularités de cette fonction, la phase de réalisation et la phase de conclusion.

L’audit de processus de production est un examen systématique et indépendant de toutes les


étapes d’un processus de fabrication destiné à déterminer si les dispositions préétablies en
matière de qualité sont respectées, si leur mise en œuvre est efficace et si elles sont pertinentes
par rapport aux objectifs de qualité.

1- Les étapes d’un audit de production

Comme tout autres types d’audit, l’audit des processus de production se déroule à travers des
étapes qu’on peut qualifier d’universelles, mais avec des spécificités propre à la nature du travail
qui va être effectué, en général l’audit du cycle production passe par les étapes suivantes :

a- La préparation de l’audit : l’auditeur réunit l’ensemble des éléments relatifs au


produit et au processus afin de prendre connaissance du sujet d’audit et constituer son
référentiel.

b- La réunion préalable : permet à l’auditeur de faire connaissance avec les audités, de


planifier les opérations sur le terrain et de compléter le référentiel afin de disposer, lors de
l’examen de terrain, des éléments de référence lui permettant d’apprécier les écarts entre
ce qui est prévu et ce qui est réalisé

c- Le support d’audit : il est établi par l’auditeur.

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d- L’examen de terrain : l’auditeur relève les écarts entre dispositions préétablies et la
réalité. Il procède par observation et par entretien avec les audités. Il peut constater une
insuffisance de formalisation des activités, un manque d’efficacité de la mise en œuvre
des dispositions préétablies, ou alors, une inadéquation des dispositions préétablies par
rapport aux objectifs.

e- La cotation des critères a pour objectif de quantifier les risques qualité que l’on prend
si le processus continue d’être utilisé en l’état.
Cotation 0 = niveau de qualité satisfaisant
Cotation 1 = niveau de qualité acceptable
Cotation 2 = niveau de qualité insuffisant
Cotation 3 = niveau de qualité insatisfaisant

f- Lors de la réunion de clôture, l’auditeur présente un premier bilan à chaud ainsi que
les remarques sur le processus audité. D’éventuelles ambigüités sur les écarts sont alors
levées.

g- Le rapport d’audit synthétise les commentaires de l’auditeur portant sur l’audit. Les
audités établissent le plan d’actions correctif.

h- L’audit de suivi est déclenché si nécessaire pour s’assurer de l’efficacité des actions
correctives mises en place.

2- Les indicateurs de performance du processus de production

L’audit de production a des outils de mesure qui se traduisent dans les référentiels utilisés
« manuel qualité, livre de procédures de fabrication… », à cela s’ajoute des indicateur
d’évaluation de la performance des processus qui se présentent comme suit :

a- La performance des processus clés :


- Rendement des processus de réalisation
- Délai de réalisation d'un service
- réduction des temps morts entre les étapes
b- Déploiement :
- nombre de processus décrits
- nombre de propriétaires de processus nommés
- nombre de processus de support et de processus managériaux décrits et optimisés

c- Evaluations de l'efficacité des audits et des revues


- nombre d'audits de processus réalisés
- nombre de revues de processus réalisées
- taux de réalisation des demandes d'amélioration sur les écarts constatés

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d- Innovations : Les innovations apportées dans le fonctionnement des processus nombre
de solutions innovantes apportées aux processus évolution de la performance des
processus ou des projets engendrée par les solutions innovantes

e- Améliorations : Le management de l'amélioration continue au niveau des processus


nombre d'améliorations apportées aux processus réduction des coûts générée par
l'amélioration des processus améliorations apportées par le recours à la technologie

f- Temps de cycle : La performance dans l'enchaînement des tâches et des étapes


temps de cycle moyen par atelier, par procédé et par processus

g- Taux de défaut : Il s'agit des défauts sur les produits et dans les opérations de
production, l’évolution du nombre de défauts ou de rejets en cours de fabrication taux de
re-travail par processus.

h- Productivité : Production par processus divisé par la main d'œuvre directe affectée au
processus

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Conclusion:

Le spectre d'intervention de l'audit interne est particulièrement large puisqu'il concerne toutes les
fonctions, toutes les techniques, toutes les disciplines d'une organisation. Le service d'audit
interne doit donc posséder ou acquérir les connaissances, les aptitudes et les compétences
techniques nécessaires à l'exercice de ses responsabilités. Mais, il va de soi que peu de services
disposent du personnel possédant collectivement toutes les connaissances et expériences
indispensables pour mener correctement l'ensemble des travaux d'audit.

Le recours à des prestations externes, au partenariat ou à la sous-traitance de certaines missions


peut, dès lors, s'avérer indispensable. L'externalisation de la mission d'audit présente - t-elle dans
ce cas, une entrave pour le service de l'audit interne? Pourra t-elle être à l'origine de perte de
confidentialité et de dilution des avantages compétitifs? Et est que le "outsourcing" représente un
outil d'aide permettant aux auditeurs internes de mieux remplir leurs responsabilités, ou bien n'est
ce à leurs yeux qu'un intervenant 'intrus', qui prive le service AI de son rôle de pépinière et de sa
véritable valeur au sein de l'entreprise ?

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