Vous êtes sur la page 1sur 22

Chapitre 1.

La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

1.1 Introduction

Un réseau téléphonique est constitué de l'ensemble des organes nécessaires pour mettre en
communication deux installations téléphoniques d'abonnés en utilisant les renseignements
fournis par l'abonné demandeur (numérotation), maintenir celle-ci pendant toute la durée de
conversation avec une qualité d'écoute satisfaisante, tout en supervisant cette communication
pour détecter toute coupure ou raccrochage afin de libérer les organes qui ont servi à la
réalisation de la liaison et en fin, de faire une taxation.
Le RTCP (Réseau Téléphonique Commuté Publique) ou PSTN (Public Switched telephone
Network) constitue un des plus grands réseaux au monde avec plusieurs centaines de millions
d'abonnés [1].
Essentiellement analogique au départ, le réseau s'est progressivement numérisé mis à part la
ligne d'abonné qui reste encore analogique.

1.2 Historique [2]

1.2.1 Historique des télécommunications

 Télégraphe aérien

Le télégraphe des frères CHAPPE à permis la première liaison (PARIS-LILLE) en 1794.


Chaque station est composé d’une tour sémaphore équipée de bras oscillants pour émettre
le message et d’une lunette pour lire le précédent. Les tours
sont espacées de 8 à 10 km.
En 1844, le réseau français comporte 5000 km de liaisons réalisées à l’aide de 533 stations.
Un message peut être relayé en quelques heures mais seulement de jour et le duplex est
impossible.

 Télégraphe électrique

Avec la pile de Volta (1800) et l’électro-aimant de Sturgeon (1824) Gauss et Weber


mettent au point le premier télégraphe utilisable (à galvanomètre). Le télégraphe permet la
transmission de texte seulement, l’alternat est possible.

• 1836 : premier télégraphe véritable (électroaimant) par Morse,


• 1844 : première ligne type Morse Baltimore-Washington (70 km),
• 1845 : première ligne en France,
• 1851 : première traversée de la manche grâce au latex "Gutta-percha",
• 1866 : première traversée de l’atlantique (15 signaux / s !),
• 1865 : Création à Paris de l’U.T.I. (Union Télégraphique Internationale) qui
deviendra l’U.I.T.

 Téléphonie

• 1854 : Découverte du principe par Charles Bourseul.


• 1876 : Mise au point du premier téléphone par Alexander Graham Bell.
• 1880 : La société générale du téléphone installe les premiers réseaux français (Le

1
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

havre, Lyon, Marseille, Bordeaux).


• 1883 : L’administration des Postes et Télégraphes réalise ses premiers réseaux
(Reims, Roubaix).
• La prolifération anarchique des liaisons privées et l’étanchéité des divers réseaux
conduisent au monopole des PTT.
• 1886 : Liaison Paris-Bruxelles,
• 1899 : Brevet de Pupin sur l’influence de l’induction.
• 1905 : Première liaison "pupinisée" enterrée NewYork-Washington (337km) par
A.T.T.
• 1924 : Création à Paris du C.C.I.F. (Comité Consultatif International des liaisons
téléphoniques à grandes distances) qui sera rattaché à l’U.T.I. en 1925.

• 1956 : Création du CCITT à Genève (fusion téléphone-télégraphe),


• 1970 : Premiers commutateurs numériques (commutation temporelle),
• 1976 : Signalisation par canal sémaphore (CCITT n°7),
• 1980 : Etude du numérique de bout en bout,
• 1985 : Synchronisation du réseau (horloges atomiques), n° à 8 chiffres,
• 1986 : TRANSCOM liaisons 64k commutées,
• 1987 : Début du RNIS (Lannion et Rennes),
• 1995 : Le réseau français est entièrement numérisé (transport et commutation).
• 1996 : Numérotation à 10 chiffres.
• 1998 : Libéralisation du téléphone en France.

1.3 Évolution de la téléphonie

Évolution de la téléphonie En 1854, l’inventeur français Charles Bourseul fut le premier à


imaginer un système de transmission électrique de la parole. En 1877, l’américain Alexander
Graham Bell construisit le premier téléphone capable de transmettre la voix humaine, tout en
respectant sa qualité et son timbre [3].
En France, un grand plan de développement des télécommunications a été mis en oeuvre
durant les années 1970, conduisant à un équipement rapide.
Les recherches menées au Centre national d’étude des télécommunications (CNET) permirent
ainsi la mise en place du premier central entièrement électronique du monde. France Télécom
décida d’ouvrir son réseau numérique aux abonnés avec intégration de services (RNIS),
commercialisé sous le nom de Numéris.
Ce réseau permet d’améliorer certains services comme la télécopie ou l’interconnexion
d’ordinateurs. L’histoire de la téléphonie subit depuis une vingtaine d’années une fantastique
accélération, dont les conséquences et les causes dépassent le champ de la science et de la
technique.
Ces dernières années, le contexte des télécommunications a complètement été bouleversé par
deux facteurs principaux. Le premier est la libéralisation du secteur des télécommunications
qui a fait éclater les monopoles en une multitude d’acteurs en concurrence, le second est le
progrès fulgurant de la technologie des processeurs, des logiciels et de la fibre optique. La
combinaison des deux facteurs a entraîné une évolution considérable des services et des
réseaux de télécommunications. Les réseaux téléphoniques « Boucle Local Radio BLR, en
anglais Wireless Local Loop WLL», et « Internet Protocol Multiservice Access Node IP
MSAN » viennent pour répondre à cette évolution dans le monde des télécommunications [4].

2
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

1.4 Principe [5]

1.4.1 Schéma de principe simplifié du RTC

Le réseau téléphonique public (RTPC, Réseau Téléphonique Public Commuté ou simplement


RTC) a essentiellement pour objet le transfert de la voix. Utilisant le principe de la
commutation de circuits, il met en relation deux abonnés à travers une liaison dédiée pendant
tout l’échange.

On peut distinguer deux grandes parties dans ce réseau (voir figure 1.1):

Le réseau de distribution : c’est le raccordement chez l’abonné à un point d'entrée du


réseau. Cette partie du réseau est analogique.

Le réseau de transit : effectue pour sa part le transport des communications entre les nœuds
de transit concentrateurs / commutateurs. Cette section du réseau est actuellement numérique.

La gestion générale du réseau distingue trois fonctions :

La distribution : elle comprend essentiellement la liaison d'abonné ou boucle locale (paire


métallique torsadée) qui relie l'installation de l'abonné au centre de transmission de
rattachement. Cette ligne assure la transmission de la voix (fréquence vocale de 300 à
3 400 Hz), de la numérotation (10 Hz pour la numérotation décimale -au cadran- et 697 à
1633 Hz pour la numérotation fréquentielle) et de la signalisation générale (boucle de
courant, fréquences supra vocales).

La commutation : c'est la fonction essentielle du réseau, elle consiste à mettre en relation


deux abonnés, maintenir la liaison pendant tout l'échange et libérer les ressources à la fin de
celui-ci. C'est le réseau qui détermine les paramètres de taxation et impute le coût de la
communication à l'appelant.

La transmission : c’est la partie support de télécommunication du réseau, cette fonction est


remplie soit par un système filaire cuivre de la fibre optique ou des faisceaux Hertziens.
Aujourd'hui, le réseau est pratiquement intégralement numérisé, seule la liaison d'abonné reste
analogique.

3
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

Figure 1.1 Structure du réseau local [1]

Sur la figure 1.1, on distingue :

Les postes téléphoniques (voir l’annexe 1.1)

• Les câbles de branchement: Ce sont des lignes bifilaires individuelles.


• Les points de concentration PC: Ce sont des petites boîtes placées sur des poteaux ou dans
des endroits réservés au sein des immeubles desservis. Les paires téléphoniques arrivent au
PC sur des réglettes, des connexions amovibles les relient à d'autres réglettes sur lesquelles
sont branchés les câbles de distribution. Le PC n'est rien d'autre qu'un mini répartiteur de
petite capacité d'une à quelques dizaines de paires (voir figure 1.2).

Figure 1.2 Le point de concentration et le répartiteur principal

• Les câbles de distributions relient les points de concentration au sous Répartiteurs. Chaque
câble contient un certain nombre de paires et leurs calibres sont généralement normalisés. On
trouve des câbles de 14, 28, 56, 112, 244, 448 paires de calibres 0.4 ou 0.6 mm. Ces câbles
peuvent être soit aériens, soit posé en plein terre (moins onéreux mais vulnérables) soit en
canalisations souterraines équipées de regards de visite pour l'entretient.

4
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

• Les sous répartiteurs SR sont des "casiers" placés sur les trottoirs. Ils permettent de la
même façon qu'un PC de regrouper les câbles de distribution vers les câbles de transport qui
sont plus volumineux. Un SR peut connecter jusqu'à 1500 paires (voir figure 1.3).
• Les câbles de transport sont similaires aux câbles de distribution avec des capacités plus
élevée, 112 à 2688 paires. Ces câbles sont posés dans des conduites souterraines.
• Le répartiteur général constitue le point d'accès des lignes à l'autocommutateur. Les lignes
sont amenées sur des barrettes verticales dites têtes de câble verticales ou tous simplement
"les verticales". Les points d'arrivés des lignes sur l'autocommutateur sont raccordées sur des
réglettes horizontales. La liaison entre Verticales et Horizontales se fait au moyen de
jarretières (voir figure 1.2 et 1.3).

(a)

(b)

Figure 1.3 a) Schéma simplifié de la boucle locale [3], b)Boucle locale cuivre liaison
téléphonique et [6]

5
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

1.4.2 Commutateur téléphonique [7]

Figure 1.4 Central téléphonique [3]

Un commutateur téléphonique public dans une salle d'équipements d'un opérateur (voir figure
1.4).

Dans le réseau téléphonique commuté, un commutateur téléphonique met en relation deux


correspondants suivant des règles fondées sur le numéro composé par l'appelant (Annexe 1.2).

Plusieurs commutateurs peuvent s'enchaîner entre l'appelant et le destinataire.

Le choix d'un canal sur un équipement périphérique destinataire d'un appel s'appelle la
sélection. La sélection suit des règles d'acheminement qui sont programmées dans chaque
commutateur. Un circuit s'établit de proche en proche entre l'appelant et l'appelé. Les
ressources utilisées (intervalles de temps en commutation temporelle) sont occupées tout au
long de la communication entre l'appelant et l'appelé.

Nous pouvons distinguer :

• Les commutateurs publics (ceux des opérateurs de télécommunications :


commutateurs d'accès ou de transit)
• et les PABX ou « commutateurs privés » (ceux des entreprises clientes des opérateurs
de télécommunications).

Le commutateur est un endroit privilégié pour l'enregistrement des conversations


téléphoniques conformément à la législation en vigueur : commutateurs privés pour les
numéros d'urgence et les établissements financiers, commutateurs publics pour les écoutes
judiciaires. L'enregistrement s'effectue avec un équipement tiers spécialisé, relié au
commutateur.

 Historique des différents types de commutateurs automatiques

 Les commutateurs électromécaniques de type rotatif (1913-1985)

6
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

Les premiers commutateurs conçus sont électromécaniques et à organes tournants, aujourd'hui


totalement obsolètes : STROWGER, AGF 500, ROTARY 7A1, ROTARY 7A2, R6 (sans
enregistreur de numéros - à contrôle direct), R6 (avec enregistreurs de numéros), ROTARY
7D, R6 N1, ROTARY 7A NORMALISÉ, SRCT, L43, ROTARY 7A À CHERCHEURS,
ROTARY 7B1, R6 N2.

 Les commutateurs électromécaniques à barres croisées (1943-1979)

Ensuite les commutateurs ont adopté la nouvelle technologie de matrices de contacts à barres
croisées (crossbar) consistant en des mouvements de faible amplitude de deux jeux de barres
rectangulaires, chaque jeu étant croisé l’un par rapport à l’autre à angle droit, et chaque barre
étant commandée par un relais. Grâce à cette technologie, sont constitués ainsi de nouveaux
types de sélecteurs de taille fortement réduite, comparés à la génération précédente à organes
tournants et moins coûteux que leurs prédécesseurs, aussi bien pour la fabrication que pour la
maintenance. (CENTRAL AUTOMATIQUE TOUT RELAIS, PENTACONTA, CP400,
CP100).

 Les commutateurs électroniques de type spatial (1972-1993)

Le principe de base du commutateur de type spatial est de centraliser toutes les fonctions dans
un seul ensemble calculateur électronique à programmes enregistrés. Ils sont le lien entre les
systèmes électromécaniques et les systèmes entièrement électroniques dits temporels ; ces
systèmes, du type spatial, sont en réalité semi-électroniques : (SOCRATE, ARISTOTE,
PERICLÈS, E11, MÉTACONTA 11F, AXE de 1re génération).

 Les commutateurs électroniques de type temporel (1977-2000)

Puis arrivent les commutateurs entièrement électroniques qui constituent la vraie révolution
dans les télécommunications modernes. Faisant suite au salon international Intelcom 77 qui se
déroule à Atlanta du 9 au 14 octobre 1977, il est décidé que seuls des systèmes temporels
seront désormais conçus à l'avenir en France. Les principes de base des commutateurs de type
temporel sont de répartir les fonctions du système dans plusieurs calculateurs (Par exemple, le
partage de charge se fait entre le multienregistreur, le taxeur et le traducteur dans le cas de
la famille E10) et de coder numériquement par échantillonnage les conversations vocales et
d’assurer leur acheminement via un nouveau système de transmission et de multiplexage
entièrement numérique développé à la même époque : le système MIC (Modulation par
Impulsion et Codage) qui permet d’accroître la capacité d’écoulement du trafic: PLATON,
La famille 1000, E12, MT, AXE10, AXE TRANSGATE 4/CTI4G.

1.5 Architecture d'un réseau RTC

Le réseau téléphonique utilise la commutation de circuits d’où son nom RTC en anglais
PSTN.

7
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

La commutation de circuits, ou la transmission TDM est caractérisée par l’établissement


d’une liaison entre deux extrémités du réseau pendant la durée de la communication, en
assurant le transfert de l’information. Le principal inconvénient de cette méthode est qu’elle
gaspille de la bande passante puisque la ligne ne peut pas être utilisée pendant cette
communication.
Dans la téléphonie traditionnel, les commutateurs sont reliés par des circuits et attacher aux
clients par des lignes d’abonnés.
Selon la terminologie des opérateurs, le réseau RTC est découpé en différentes zones (voir
figure 1.5).

Figure 1.5 Architecture d'un réseau RTC [8]

a. Zone Locale (ZL)

Dans la zone locale, les clients sont raccordés à un étage d’abonné (local ou distant). Les
étages d’abonnés établissent les connexions entre les lignes d'abonnés et leur CCA de
rattachement.

b. Zone à Autonomie d’Acheminement (ZAA)

ZAA est une zone géographique constituée par des ZL, équipé par des CCA. Ils gèrent
l’acheminement du trafic entre ZL et entre CCA.

c. Zones de Transit (ZT)

Il y a plusieurs zones de transit, national ou international.

• Zones Transit Secondaire (ZTS)

8
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

ZTS est délimitée par le CTS qui gère les CCA situés dans la zone. Les CTS assurent
uniquement le brassage des circuits, lorsqu'un CCA ne peut pas atteindre le CCA du
destinataire.

• Zone de Transit Principale (ZTP)


ZTP regroupe des ZTS et inclut un CTP qui gère les CTS. Cette zone assure la commutation
des longue distance.
• Zone de Transit Internationale (ZTI)
CTP sont reliés à un CTI permettant de traiter le trafic de l’international, l’opérateur dispose de deux
centres de transit internationaux (voir figure 1.6).
.
On distingue 02 catégories de commutateurs dans l’architecture RTC [6]:

Tableau 1.1 : Les commutateurs dans l’architecture RTC [6]

Figure 1.6 Catégories de commutateurs


Remarque:
Dans, la signalisation d’un réseau RTC est assurée par le protocole SS7 (ou Sémaphore) (voir
l’Annexe 1.3).

9
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

Annexe 1.1

Le poste téléphonique [1]

Le poste téléphonique conventionnel, malgré sa simplicité apparente assure un nombre


surprenant de fonctions dont voici quelques-unes :
 Il est hors de fonction quand le combiné est raccroché, néanmoins, une sonnerie est
branchée en permanence sur la ligne permettant d'avertir l'abonné chaque fois qu'un
appel lui est adressé.
 Une fois le combiné décroché, il indique que le poste est prêt à être utilisé en recevant
une tonalité continue. Au cas où le combiné à été décroché pour répondre à un appel,
il n'y aurait pas de tonalité mais le poste est directement relié à l'abonné demandeur.
 Il reçoit et génère la signalisation d'abonné comme la sonnerie, les différentes
tonalités, les signaux de numérotation, le décrochage et le raccrochage.
 Il permet de transformer le signal acoustique (parole) en signal électrique qui sera
transmis sur la ligne. Il transforme aussi le signal électrique reçu en signal acoustique.
 Il indique au centre de rattachement la fin de la communication quand l'abonné
raccroche, lequel centre de rattachement avertira l'autre abonné en lui envoyant la
tonalité de fin de communication.

Le poste téléphonique à cadran

(a) (b)

Figure A.1: (a) Schéma simplifié D'un poste téléphonique, (b) Boucle de courant [1]

Quand le combiné est raccroché, K1 ouverts, seule la sonnerie est reliée à la ligne, La capacité
C empêche le courant continue de circuler dans la ligne à travers la sonnerie. L'interrupteur K
est fermé au repos, c'est lui qui permettra de composer le numéro, par l'ouverture et la
fermeture de la ligne au rythme du retour du cadran.
Quand on décroche le combiné, l'interrupteurs K1 se ferme et un courant continue circule
dans la ligne créant ce qu'on appelle la boucle de courant ou boucle locale, (locale entre
l'abonné et son centre de rattachement). La valeur du courant de boucle Io est de l'ordre de 25
à 40 mA, elle dépend de Rp, résistance (statique) équivalente de la boucle qui englobe :

10
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

 Le circuit de parole, constitué principalement d'une bobine et d'une résistance


d'équilibrage.
 La résistance de la ligne qui dépend de sa longueur.
 La résistance équivalente des circuits traversés au niveau du centre de rattachement,
essentiellement des bobines et des résistances de protection.
Le courant Io informe le poste de rattachement (à l'aide d'un circuit de détection de courant
de boucle non représenté sur le schéma) que l'abonné veut passer un appel, le centre renvoie
alors la tonalité d'invitation à numéroter pour informer l'abonné qu'il est prêt à recevoir le
numéro.

11
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

Annexe 1.2

Phases d’établissement d’une communication [3]

Figure A.2: Phases de mise en communication d’abonnés [3]

12
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

Annexe 1.3

La signalisation (RTC) [9]

Introduction

La signalisation est l’ensemble des dialogues qui ont lieu dans le plan de contrôle entre
les fonctions de contrôle des divers usagers et commutateurs impliqués dans un appel.

La signalisation par voie commune est une méthode de signalisation entre les systèmes
à commande par programme enregistré (centre téléphonique, centre de commutation de
données, etc. …) CCS (Common Channel Signalling) est un élément de construction de base
dans les réseaux de télécommunications numériques modernes.

Les réseaux à commutation de circuit comme le réseau téléphonique sont basés sur le
principe d’interconnexion d’une chaîne de liaisons à travers un ou plusieurs centres, d’un
abonné vers un autre abonné. Ceci nécessite la communication (signalisation) entre les centres
du réseau et entre les abonnés et le réseau dans le but d’assurer la supervision et la commande
coordonnée. La technique de signalisation utilisée avant le CCS (CCITT n° 7) est la
signalisation par voie associée (voie/voie).

Signalisation voie/voie / Signalisation par voie commune

La signalisation par voie associée est caractérisée par une stricte corrélation entre la
parole et les signaux qui utilisent les mêmes chemins dans le réseau.

= parole + signalisation

Figure A.3 Signalisation par voie associée

 Une et la même connexion est utilisée pour la parole et la signalisation.

 Les signaux de ligne sont envoyés sur l’IT-16, où chaque voie de parole a
des bits alloués et propre à cette voie de parole du début jusqu’à la fin de la
communication (système de signalisation MIC).

13
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

Dans la signalisation par canal sémaphore les signaux sont séparés de la parole. Ils sont
envoyés sur des voies séparées à travers un réseau séparé : le réseau de signalisation.

Parole

Signaux

Figure A.4 Signalisation par voie commune

Centre B
Centre A

Réseau de
Réseau de
connexion connexion

Processeur
Processeur

ST : Terminal de signalisation

Figure A. 5 Signalisation par voie


commune

14
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

Vu que la signalisation est séparée de la parole, chaque signal appartient à une connexion
spécifique de parole, et pour éviter une confusion totale une étiquette est attribuée à chaque
message de signalisation (figure A.5).

Voie de parole N° Voie de parole N°


9 1

Voie de parole N°
15

Voie de parole N°
Voie de parole N° 13
28

Figure A.6 Structure de base du réseau de signalisation

Avantages de la signalisation par canal sémaphore

 Capacité élevée, volumes importants d’informations peuvent être transmises.


 Temps d’établissement court, ceci veut dire que chaque canal de signalisation peut
traiter un nombre important de communications (jusqu’à 5000 voies de parole).
 Nombre d’équipements réduits. Il n’est pas nécessaire d’allouer un équipement de
signalisation séparé pour chaque voie de parole (envoyeur / récepteurs).
 Temps de prise réduit en cas d’occupation ou encombrement. Les tonalités sont
envoyées à partir du centre de départ et non pas du centre d’arrivée.

15
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

 Fiabilité élevée. La signalisation est contrôlée par un certain nombre de fonctions de


supervision.
Les systèmes de signalisation pour la signalisation par la voie commune

Le CCITT a recommandé deux différents systèmes standards pour la signalisation par canal
sémaphore. L’un des deux, CCITT n°6 était spécifié avant 1968 et était défini pour le trafic
international. Le CCITT n°6 peut être seulement utilisé pour les réseaux utilisant un faible
débit de transmission (réseau analogique : 2,4 kbit/s, réseau numérique : 4 kbit/s).

Le CCITT n°7 permet la signalisation entre centraux dans un réseau numérique et aussi entre
les centres d’exploitation et de maintenance et entre centraux et PABX. Il peut être utilisé
pour les réseaux RNIS pour le trafic téléphonique et de données (figure A.7).

PABX
OMC

Réseau de signalisation

CCITT n°7 CENTRE

Réseau RTCP

CENTRE

CENTRE

Figure A.7 Réseau de signalisation

RTCP : Réseau téléphonique commuté public

RNIS : Réseau numérique à intégration de services

16
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

Structure de base du CCITT n°7

Un réseau de signalisation peut être utilisé comme un système de transmission d’informations


pour utilisateurs de différentes catégories : téléphonie, données, exploitation et maintenance
etc.... Puisque le CCITT n°7 traite la signalisation pour tous les utilisateurs, ses fonctions sont
divisées en un nombre d’utilisateurs (figure A.8).

Centre A Centre B

TUP TUP

MTP MTP
DUP DUP

ISUP ISUP

Figure A.8 Structure de base

TUP : utilisateur de téléphonie

DUP : utilisateur de données

ISUP : utilisateur RNIS

MTP : partie de transfert de message

Tous les utilisateurs utilisent les fonctions du CCITT n°7 qui appartiennent au MTP fait
passer les messages de signalisation (MSU : unité de message de signalisation) vers
utilisateurs (de même type) localisés dans des différents sites dans le réseau de signalisation.

• On peut comparer la partie du transfert de message à la poste et les utilisateurs


aux clients (figure A.9).

17
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

SIF : signal d’information.

UP : utilisateur.

Figure A.9 Exemple de transfert de message

Le modèle OSI

La partition du système de signalisation n°7 en deux parties :

MTP : partie du transfert du message

UP : utilisateur, est la première partie vers la séparation des fonctions qui ont différentes
caractéristiques.

L’un des objectifs du modèle OSI est de créer une structure commune pour spécification des
différentes interfaces. Le modèle est théorique et n’est pas applicable à aucun système de
communication existant ou imaginé (figure A.10).

18
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

Système 1 Système 2 Système 3

3
2
1

Relation logique entre les fonctions des


différents systèmes.
Chemin de communication entre systèmes
Connexion physique entre les systèmes

Figure A.10 Modèle OSI

Couches du CCITT n°7

Le système de signalisation est spécifié suivant les 4 couches du modèle OSI, les couches 1-3
représentent la partie MTP et la couche 4 représente l’utilisateur.

Couche 1 : couche physique

C’est l’interface du réseau de signalisation, c.à.d. les connexions physiques entre les centres
(liaisons de données de signalisation).

Couches 2 : liaison

Cette couche représente les fonctions pour la transmission des messages fiables sur le support
physique c.à.d. délimitation des messages, détection et correction des erreurs, détection et
correction des fautes de la liaison de données.

Couche 3 : réseau

Cette couche s’occupe du traitement des messages : séparation, distribution et

19
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

Routage. Cette couche s’occupe aussi de la gestion du réseau de signalisation : supervision du


réseau pour maintenir sa capacité de transmission.

Couche 4 : utilisateur

La conception du CCITT n°7 permet à plusieurs utilisateurs d’envoyer des signaux dans le
même réseau de signalisation. Cette couche traite les protocoles de communication des
utilisateurs et s’assure que l’information est transmise d’une façon fiable.

La couche 4 a des fonctions de traitement et de supervision de transmission d’information sur


la connexion logique, cependant la couche deux performes le traitement et la supervision sur
la connexion physique.

Traitement Fonctions Liaison de

Des messages De la liaison Données de

De signalisation De Signalisation
signalisation
Gestion du

Réseau de

Signalisation

Figure A.11 La connexion physique

20
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

La liaison de signalisation SL

Ce son les couches 1 et 2 qui s’occupent de l’envoi et de réception des messages. Ces
fonctions ensemble, la liaison de signalisation SL.

Les fonctions de la connexion physique (couche 1) sont dénommées par le concept liaison de
données de signalisation SDL.

Couche 2 Couche 1 Couche 2

Fonctions de Liaison de Fonctions de

Liaison de Données de Liaison de

Signalisation Signalisation 64 Signalisation

Kbit/s

Centre A Centre B

Figure A.11 Liaison de données de signalisation SDL

21
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015
Chapitre 1. La Téléphonie Analogique à Commutation Cours « Téléphonie » TEL 56

Bibliographie

[1] A. Oumnad, « Réseau Téléphonique Commuté », Cours, http://www.oumnad.123.fr/RTCP

/RTCP.pdf.

[2] L. Yves, « Réseau Téléphonique Commuté», Cours, ylescop.free.fr/mrim/cours/RTC.pdf,


2002.

[3] « La Téléphonie Analogique RTC », sen.arbezcarme.free.fr/_techno/2.5-TR-


Reseau...analogique-et.../rtc.pdf.

[4] C. Servin, « Réseaux et Télécoms », Cours et exercices corrigés, Dunod.

[5] Z. TAHRA, « Etude et simulation d’un réseau de téléphonie sur IP ( TOIP) », Mémoire de
fin d’étude, Université Ouargla, 2008.

[6] « Réseau Téléphonique Commuté et RNIS », Cours,www.jsaintmichel.com/data/TL53/


Le Cours2_RTC_RNIS_LL_PABX.pdf.

[7] « Commutateur Téléphonique »,

https://fr.wikipedia.org/wiki/Commutateur_t%C3%A9l%C3%A9phonique.

[8] T. S. Mohamed, « Migration du réseau RTC au réseau IP MSAN Etude de cas Central
Ariana », Mémoire de fin d’étude, Université Virtuelle de Tunis, 2013.

[9] AXE 10, « Common Channel Signaling CCITT N°7 ,Operation and Maintenance » ,

L.M. Ericsson 1987, EN/LZT 101 780 R1.

22
Département Electronique- LMD- Licence Télécommunications- TEL 56- version 00/2015