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Les agents antimicrobiens

Introduction

Ils sont utilisés :


-dans les bio-industries : pour conserver les produits alimentaires, les cosmétiques…
-pour la désinfection du matériel et des surfaces… partout dans les laboratoires,
l’agro-alimentaire, le pharmaceutique…
-en milieu médical ou pharmaceutique : pour traiter les plaies, lutter contre les
maladies infectieuses…

Il existe différentes classes d’agents antimicrobiens :


-physiques : t°C, rayonnements…
-chimiques : Javel, alcool, iode…
-chimiothérapeutiques : antibiotiques

Quelques définitions importantes :

Cf Document 1 : Définitions liées aux agents antimicrobiens

Opération visant à éliminer de façon durable, tous les micro-


Stérilisation
organismes vivants d’un objet ou d’un produit
Opération au résultat momentané permettant d’éliminer les
Désinfection micro-organismes portés sur des milieux inertes contaminés
(surfaces, objets…)
Opération au résultat momentané permettant d’éliminer les
Décontamination
micro-organismes au moment où l’on effectue l’opération

Septique Qualificatif d’un milieu contenant des micro-organismes

Aseptique Qualificatif d’un milieu ne contenant pas de micro-organismes

Agent capable de détruire les micro-organismes (ou d’arrêter


Antiseptique
leur action) sur un tissu vivant
Agent capable de détruire les micro-organismes (ou d’arrêter
Désinfectant
leur action) sur une surface inerte
Ensemble de mesures permettant d’empêcher tout apport
Asepsie
extérieur de micro-organismes
Bactéricide Se dit d’un agent antimicrobien qui détruit les bactéries
Se dit d’un agent antimicrobien qui détruit les champignons
Fongicide
(levures, moisissures)

Virucide Se dit d’un agent antimicrobien qui détruit les virus

I-Les agents antimicrobiens utilisés pour la conservation des bioproduits

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Quels sont les bioproduits concernés ? Aliments, boissons, produits cosmétiques et
pharmaceutiques, emballages…

Comment traiter un bioproduit pour assurer sa conservation ?

1-Par ajout de composés à action antimicrobienne

• Il s’agit de composés ajoutés dans le produit pour permettre sa conservation.


on les appelle donc plus couramment des conservateurs

Définition d’un conservateur : substance chimique ajoutée en faible quantité


dans un bioproduit ou dans un emballage de bioproduit pour permettre d’empêcher
le développement des micro-organismes et de préserver le produit.

Ce sont des composés chimiques (naturels ou de synthèse) de différentes natures :

Cf document 2 : Exemples de conservateurs

Nature Exemples de conservateur Application


Saumure, marinade, poissons
Chlorure de sodium (NaCl)
séchés
Dérivés de l’azote : les nitrites (NO2) Jambon
Minérale
Dérivés du soufre : les sulfites (SO2) Vins, bières

CO2 Sodas

Ethanol (alcool) Alcools, fruits (à l’eau de vie)

Acide citrique Sodas


Produits laitiers, crèmes
Organique Acide lactique
cosmétiques
Sucres Confitures

Parabènes Maquillages, shampoing

• Historiquement, à défaut de moyens modernes de conservation (réfrigération,


pasteurisation…) l’usage de conservateurs dans les aliments était indispensable…et il
a permis l’élaboration de différents aliments transformés que l’on utilise tous les
jours :
-les confitures permettent de conserver les fruits…
-les salaisons permettent de conserver les viandes et les poissons…

Cf document 3 : Utilisation historique de conservateurs

Photo 1 : (tableau du 18ème siècle) Viandes faisandées…la viande désèche


naturellement et s’acidifie empêchant ainsi la prolifération des micro-organismes

Photo 2 : (gravure du 19 ème siècle) Paysan devant une assiette de poissons séchés
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Photo 3: reconstitution des réserves de boeuf salé (Salt beef) pendant la guerre de
Sécession (Etats Unis 19 ème siècle)

Photo 4 : Publicité pour la conservation des fruits dans l’eau de Vie

2-Par traitement avec des moyens physiques à action antimicrobienne

Il existe plusieurs catégories de moyens physiques :

2.1-Les traitements thermiques

• Le froid ralentit la croissance des micro-organismes et permet d’augmenter la


durée de vie du produit. Il existe la réfrigération et la congélation.

La conservation au froid n’est pas forcément efficace sur toutes les flores : les micro-
organismes psychrophiles et psychrotrophes peuvent encore se développer au froid.

Rappels :

Micro-organisme psychrophile (il aime le froid) se développe de façon


optimale vers 10-15°C mais peuvent pousser aussi jusqu’à -5°C / -10°C pour
certains.

Micro-organisme psychrotrophe (il préfère le chaud mais s’adapte au


froid) se développe de façon optimale vers 20-40°C selon les espèces,
mais peuvent encore pousser entre 0 et 4°C.

Puisque certains micro-organismes peuvent encore se développer dans ces


conditions, une conservation au froid ne suffit pas pour tous les bioproduits : il faut
donc avoir recours à un autre traitement thermique, la chaleur.

• La chaleur permet de tuer les micro-organismes. Il existe plusieurs types de


procédés thermiques :
-la chaleur sèche (four) peu d’application pour les bioproduits, surtout
utilisée pour le traitement des emballages en verre ou les objets métalliques…

-la chaleur humide (traitement à l’eau chaude ou à la vapeur) ayant des


applications surtout en agro-alimentaire. Il existe de nombreuses méthodes
utilisant la chaleur humide :

(1) La pasteurisation : pouvant être réalisée à température modérée (63°C


/ 20 min on parle de basse pasteurisation) ou à température plus élevée (80°C / 2
min on parle de pasteurisation haute).
On peut encore augmenter la température (140°C / qq secondes) : on parlera alors
de stérilisation UHT (Ultra Haute Température)

(2) L’ébullition : l’eau est portée à 100°C dans un récipient non clos.

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(3) L’autoclavage (équivalent industriel de la cocotte minute domestique) :
la mise sous pression permet d’augmenter la température d’ébullition (vers 120°C)
permettant de renforcer l’impact de la chaleur.

(4) L’appertisation (plus simplement appelée la mise en conserve) : elle


repose sur un passage à la chaleur, mais le produit a été préalablement
introduit dans un récipient scellé (en verre ou en métal).

(5) La tyndallisation : cette technique permet de détruire les spores


bactériennes (qui ne sont pas éliminés par les traitements à 60, 80 ou 100°C).
Elle concerne donc les produits qui ne peuvent être portés à cette température
car ils seraient totalement dénaturés (conserves de viandes par exemple). La
technique met en jeu plusieurs étapes de chauffage / froidissement.

Schéma des étapes de la tyndallisation d’un produit

Document 4 : Traitement thermique utilisant la chaleur humide + comparaison

Impact sur le
produit
Température /
Destruction des alimentaire
durée Applications Destruction
Technologie formes (risque de
couramment principales des spores
végétatives dénaturation
utilisée
du produit)

Pasteurisation Aliments Seulement les


63°C / 20 min Non Faible
basse liquides pathogènes

Pathogène +
Pasteurisation Aliments
80°C/ 2 min nombreuses Non Modéré
haute liquides
autres flores

Stérilisation Aliments
140°C /qq s Toutes Oui Sensible
UHT liquides

Aliments
100°C / entre
Ebullition liquides et Toutes Non Sensible
1à2h
solides

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Aliments,
Autoclavage 120°C / 20 min Toutes Oui Sensible
cosmétiques…

Appertisation 120°C / 20 min Aliments Toutes Oui Sensible

Cycle 60°C/30
+ Aliments
Tyndallisation Toutes Oui Faible
refroidissement sensibles
( x2)

On constate que tous les procédés thermiques ne sont pas forcément utilisables sur
les bioproduits car ils peuvent altérer l’aspect, la texture et éventuellement le goût
du produit. On doit donc utiliser dans certains cas de traitements physiques autres.

2.2-La filtration

La filtration permet d’éliminer mécaniquement les micro-organismes. Cela concerne


des produits liquides sensibles (contenant par exemple beaucoup de glucides qui
pourraient caraméliser à chaud) : sirops, bières, médicaments liquides…
En contexte industriel, on n’utilise pas des membranes filtrantes (comme les
filtrations en TP), mais des appareils fonctionnant en continu avec des cartouches de
filtration.

2.3-Les rayonnements

Les rayonnements UV, les rayons gamma ou la lumière pulsée (flash lumineux)
permettent de tuer les micro-organismes. Par contre ces rayonnements sont
généralement peu pénétrants : ils ne peuvent donc pas éliminer les micro-
organismes vraiment en profondeur dans un aliment ou un cosmétique.
Ils sont donc surtout utilisés pour traiter les aliments en surface (fruits et légumes
par exemple), les emballages (barquettes pour aliments, emballages de pansements
ou médicaments…) ou pour diminuer le niveau de contamination de l’air dans les
locaux pharmaceutiques ou alimentaires.

Cf Document 5 : Bactéries avant et après traitement par rayonnements

II-Les agents antimicrobiens utilisés pour la désinfection des surfaces et des


matériels

Quels sont les équipement concernés ? Paillasses de laboratoire, matériels de


laboratoire et industriels, surface et locaux dans les ateliers de production…

Quels antimicrobiens sont utilisés ? Les désinfectants

1-Propriétés des désinfectants


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Les désinfectants sont des agents chimiques de différentes natures, capables de
détruire les micro-organismes présent sur une surface inerte. Ils sont utilisés à
haute dose et ne sont pas spécifiques (ils détruisent de nombreuses sortes de micro-
organismes).

Pour augmenter l’efficacité d’une désinfection, on peut généralement augmenter la


concentration du désinfectant et augmenter le temps de contact avec les surfaces à
traiter (Cf AT – Destruction de S.aureus en fonction du temps de contact du
Surfanios)

Remarque : l’utilisation à haute dose d’un désinfectant permet une utilisation


seulement sur des surfaces inertes. Sur un tissu vivant, on ne les utilise pas car ils
entraineraient une toxicité.

2-Exemples de désinfectants

Ils peuvent être utilisés sous forme :


-de poudre : oxyde de calcium (chaux vive)
Utilisée pour la désinfection des sols dans les élevages animaliers.

-de gaz : dioxyde de chlore (ClO2), ozone (O3), formaldéhyde (HCOH)


Utilisés pour la désinfection de l’air, des murs et des environnements difficiles
d’accès dans les laboratoires et les locaux de production.

-de liquide (usage le plus courant) : eau de Javel (hypochlorite de sodium NaClO),
alcool à 90°, eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène H2O2), ammonium quaternaire
(molécules contenant 4 groupements reliés sur un atome d’azote R4-N+)
Utilisés principalement pour la désinfection des sols, des surfaces planes et des
appareillages.

3-Association détergent - désinfectant

De nombreux désinfectants du commerce sont en réalité associés avec un détergent.


Le détergent est un composé qui permet de décoller et dissoudre les souillures
présentes sur une surface (y compris les micro-organismes) afin de permettre au
désinfectant d’être plus efficace.

Mode d’action combiné d’un détergent + désinfectant

Sans détergent Avec détergent

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III-Les agents antimicrobiens utilisés en contexte médical ou pharmaceutique

Dans quel contexte a-t-on recours à ces antimicrobiens et à quelle famille


appartiennent-ils ?
Pour le traitement des infections de surfaces / plaies antiseptique
Pour le traitement d’infections bactériennes « internes » antibiotique

1-Les antiseptiques

Les antiseptiques sont des agents chimiques de différentes natures, capables de


détruire les micro-organismes présent sur un tissu vivant externe (peau le plus
souvent). Ils ne sont pas spécifiques (ils détruisent de nombreuses sortes de micro-
organismes). Le principe actif antiseptique peut :
-ne présenter aucune toxicité pour le tissu vivant il peut être utilisé à haute dose
(iode bétadine, éosine…)
-présenter un risque de toxicité pour le tissu vivant il est utilisé dans ce cas à plus
faible concentration (mercurochrome, javel diluée Dakin, alcool 70°,
chlorohexidine…).

Remarque : selon la concentration d’usage, un même principe actif peut être utilisé
soit comme désinfectant, soit comme antiseptique
Javel concentrée : désinfectant Javel diluée : antiseptique

2-Les antibiotiques

Le premier antibiotique découvert est la pénicilline. Découverte par hasard en 1928


par Flemming : il travaillait sur des cultures bactériennes qui ont été contaminées par
une moisissure, Penicillium. Il constata que le développement de la moisissure
inhibait le développement des bactéries : le Penicillium produisait donc un composé à
action antimicrobienne…

Cf document 6 : Découverte de la pénicilline

2.1-Propriétés des antibiotiques

Ce sont des composés chimiothérapeutiques (c’est à dire que ce sont des composés
chimiques utilisés pour traiter une maladie = médicaments) : un traitement par
antibiotique est donc appelé une antibiothérapie. Ils sont d’origine naturelle (produits
par d’autres micro-organismes) ou synthétique.

Comparaison avec les désinfectants et les antiseptiques

-On les utilise par voie générale, c’est à dire qu’il sont absorbés puis assimilés dans
l’organisme (via la circulation sanguine).

-Ils sont utilisés à faible dose (de l’ordre du mg)

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-Ils ont une action spécifique : ils n’agissent que sur les bactéries (pas sur les levures
et moisissures, pas sur les virus).

Selon le nombre de genre bactérien sur lequel ils peuvent agir, on dit qu’ils ont un
spectre d’action plus ou moins large :
-spectre étroit l’ATB est actif sur un genre bactérien,
-spectre large l’ATB est actif sur de nombreux genres bactériens.

-Ils ne détruisent pas systématiquement les bactéries, certains bloquent simplement


la croissance bactérienne. On distingue donc deux groupes :
-ATB bactériostatique bloque la croissance bactérienne,
-ATB bactéricide tue les bactéries.

Vu la diversité des possibilité d’action des antibiotiques (spectre variable, effet


bactériostatique / bactéricide), on sélectionnera alors le ou les antibiotiques les plus
adaptés pour traiter une pathologie donnée.

2.2-Les différentes familles d’antibiotiques

Il existe de nombreuses familles d’antibiotiques qui seront classées en fonction de


leur mode d’action sur les bactéries. Ce sont des molécules ayant une structure
chimique généralement complexe.
Cf document 7 : Principales familles d’antibiotiques

2.3-Détermination de l’efficacité des antibiotiques

Cf document 8 : Détermination de l’efficacité des antibiotiques

-Comment nomme t-on la technique d’étude ? L’antibiogramme

-Comment expliquer, dans certains cas, qu’en dessous d’une certaine concentration
en ATB, la souche arrive tout de même à se développer ?

Lorsque, dans la gélose, la concentration en ATB devient inférieure à la CMI, la


souche peut se développer.

Voir animations flash « Diffusion ATB 1 et 2 »

Rappel : CMI (concentration minimale inhibitrice) = plus petite concentration d’un


antimicrobien permettant d’inhiber visiblement la croissance d’un micro-organisme.

-Comment choisir le bon ATB pour traiter une pathologie ou une bactérie donnée ?

Après réalisation de l’antibiogramme, il faut mesurer pour chaque ATB testé le


diamètre de la zone d’inhibition. A l’aide d’une règle de mesure (abaque), on peut
alors vérifier la sensibilité où la résistance de la souche.
Si la souche est sensible à un antibiotique donné, il sera utilisable dans
le cadre d’un traitement.

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-Lors d’un traitement antibiotique, le médecin impose une posologie (quantité de
médicaments à ingérer par intervalle de temps, exemple : 2 comprimés de 500 mg,
2x par jour). Pourquoi impose-t-il cette posologie maximale ?

Car l’antibiotique peut devenir toxique au delà d’une certaine concentration.

-Quelle peut donc être la signification des concentrations critiques inférieures et


supérieures (CCI et CCS) évoquées dans le document ?

Ces valeurs représentent la concentration sanguine an ATB chez le patient lorsqu’il


reçoit un traitement ATB standard avec une posologie de routine (CCI) ou bien avec
une posologie renforcée (CCS).
Il n’est pas possible d’augmenter la posologie au delà de la CCS car sinon risque de
toxicité pour le patient.

En résumé, les souches vis à vis d’un ATB peuvent être :


-résistantes l’ATB est non utilisable pour un traitement,
-intermédiaires l’ATB est peu recommandé, car il oblige à utiliser une forte
posologie,
-sensible l’ATB est utilisable pour le traitement.

IV-Mode d’action des différentes solutions antimicrobiennes

Cf document 9 : Mode d’action des antimicrobiens

Micro-
Antimicrobien organismes Mortalité ? Mode d’action
cibles

Réfrigération, Tous micro- Ralentissement du métabolisme


Non
congélation organismes ralentissement de la croissance

Destruction des protéines par dénaturation


Chaleur (sèche thermique :
ou humide : -élimine les protéines de structure des
Tous micro- Oui
pasteurisation, membranes et paroi apparition de pores et
organismes bactéricide
appertisation, vide du contenu cellulaire
etc.) -émiline les enzymes (nature protéique) arrêt
du métabolisme

Tous micro-
Non au
organismes
Filtration moment de la Elimination mécanique
(si taille > aux
filtration
pores)

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Impact sur les acides nucléiques (ADN, ARN) :
-la cellule ne peut plus dupliquer son matériel
Tous micro- Oui génétique (arrêt de croissance)
Rayonnements
organismes bactéricide -les anomalies créées empêchent la fabrication
de constituants cellulaires normaux (arrêt du
renouvellement des constituants cellulaires)

De nombreux modes d’actions possibles selon le


principe actif :
-Dissolution des membranes, dénaturation des
Désinfectant, Tous micro- Oui
protéines création de pores et vide du
antiseptiques organismes bactéricide
contenu cellulaire
-Oxydation de composés cellulaires arrêt
métabolique
De nombreuses cibles possibles selon
l’antibiotique :

Bactéricide
oui
Antibiotiques Bactéries
Bactéristatique
non

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Document 1 : Définitions liées aux agents antimicrobiens

Opération visant à éliminer de façon durable, tous les micro-


organismes vivants d’un objet ou d’un produit
Opération au résultat momentané permettant d’éliminer les
micro-organismes portés sur des milieux inertes contaminés
(surfaces, objets…)

Opération au résultat momentané permettant d’éliminer les


micro-organismes au moment où l’on effectue l’opération

Qualificatif d’un milieu contenant des micro-organismes

Qualificatif d’un milieu ne contenant pas de micro-organismes

Agent capable de détruire les micro-organismes (ou d’arrêter


leur action) sur un tissu vivant
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Agent capable de détruire les micro-organismes (ou d’arrêter
leur action) sur une surface inerte
Ensemble de mesures permettant d’empêcher tout apport
extérieur de micro-organismes
Agent antimicrobien qui détruit les bactéries
Agent antimicrobien qui détruit les champignons (levures,
moisissures)
Agent antimicrobien qui détruit les virus

Document 2 : Exemples de conservateurs

Nature Exemples de conservateur Application


Saumure, marinade, poissons
séchés
Dérivés de l’azote : les nitrites (NO2)
Minérale
Dérivés du soufre : les sulfites (SO2)

Sodas

Alcools, fruits (à l’eau de vie)

Acide citrique

Organique Acide lactique

Confitures

Parabènes

Document 3 : Utilisation historique de conservateurs

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Document 4 : Traitement thermique utilisant la chaleur humide

Autoclave Pasteurisateur

Document 4 (suite) : Traitement thermique utilisant la chaleur humide

Impact sur le
produit
Température /
alimentaire
durée Applications Destruction des Destruction
Technologie (risque de
couramment principales formes végétatives des spores
dénaturation
utilisée
du produit)

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Pasteurisation Aliments
63°C / 20 min
basse liquides

Pasteurisation Aliments
80°C/ 2 min
haute liquides

Stérilisation Aliments
140°C /qq s
UHT liquides

Aliments
100°C / entre
Ebullition liquides et
1à2h
solides

Aliments,
Autoclavage 120°C / 20 min
cosmétiques…

Appertisation 120°C / 20 min Aliments

Cycle
60°C/30min + Aliments
Tyndallisation
refroidissement sensibles
( x2)

Document 5 : Bactéries avant et après traitement par rayonnements

Document 6 : Découverte de la pénicilline

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Document 7 : Principales familles d’antibiotiques

Famille d’antibiotique Exemples commerciaux Indications


Amoxicilline, Augmentin, Bronchites, pneumonies,
Pénicillines
Clamoxyl infections ORL, méningites…
Bronchites, pneumonies,
Céphalosporines Céfazoline, Orelox, Fortam
infections ORL, méningites…
Maladies infectieuses, infections
Aminosides Tobrafen, Garamycin collyre oculaires, maladies intestinales,
plaies infectées…
Infections bucco-dentaires,
Zithromax, Clarithromycine,
Macrolides infections ORL, infections
Aknilox
génitales…
Acné, infections génitales,
Tétracyclines Doxycicline, Aknin, Minac
infections pulmonaires…
Infections urinaires et
Quinolones Avalox, Tarvid, Ciproxine
génitales…
ATB de seconde intention pour
Sulfamides Bactrim, Nopil, Salazopyrin les infections uro-génitales
persistantes…

Exemple : structure générale d’une pénicilline (la partie R est variable selon le
groupe de pénicilline)

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Document 8 : Détermination de l’efficacité des antibiotiques

On réalise un antibiogramme : après étalement de la souche bactérienne à tester sur gélose


Mueller Hinton, on dépose différents disques comportant des antibiotiques pré-imprégnés.
Les antibiotiques diffusent dans la gélose de façon à former un gradient de concentration (la
concentration décroit plus on s’éloigne du disque). On obtiendra une zone d’inhibition de la
croissance bactérinne autour du disque de cet antibiotique

A l’aide de vos connaissances et des informations du document, répondre aux questions suivantes :

-Comment nomme t-on la technique d’étude ?


-Comment expliquer, dans certains cas, qu’en dessous d’une certaine concentration en ATB,
la souche arrive tout de même à se développer ?
-Comment choisir le bon ATB pour traiter une pathologie ou une bactérie donnée ?
-Lors d’un traitement antibiotique, le médecin impose une posologie (quantité de
médicaments à ingérer par intervalle de temps, exemple : 2 comprimés de 500 mg, 2x par
jour). Pourquoi impose-t-il cette posologie maximale ?
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-Quelle peut donc être la signification des concentrations critiques inférieures et supérieures
(CCI et CCS) évoquées dans le document ?
Document 9 : Mode d’action des antimicrobiens

Micro-
Antimicrobien organismes Mortalité ? Mode d’action
cibles

Réfrigération, Tous micro- Ralentissement du métabolisme


congélation organismes ralentissement de la croissance

Destruction des protéines par dénaturation


Chaleur (sèche thermique :
ou humide : -élimine les protéines de structure des
Tous micro-
pasteurisation, membranes et paroi apparition de pores et
organismes
appertisation, vide du contenu cellulaire
etc.) -émiline les enzymes (nature protéique) arrêt
du métabolisme

Tous micro-
organismes
Filtration
(si taille > aux
pores)

Impact sur les acides nucléiques (ADN, ARN) :


-la cellule ne peut plus dupliquer son matériel
Tous micro- génétique (arrêt de croissance)
Rayonnements
organismes -les anomalies créées empêchent la fabrication
de constituants cellulaires normaux (arrêt du
renouvellement des constituants cellulaires)

De nombreux modes d’actions possibles selon le


principe actif :
-Dissolution des membranes, dénaturation des
Désinfectant, Tous micro-
protéines création de pores et vide du
antiseptiques organismes
contenu cellulaire
-Oxydation de composés cellulaires arrêt
métabolique
De nombreuses cibles possibles selon
Antibiotiques l’antibiotique :

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Document 9 : Mode d’action des antimicrobiens

Micro-
Antimicrobien organismes Mortalité ? Mode d’action
cibles

Réfrigération, Tous micro- Ralentissement du métabolisme


congélation organismes ralentissement de la croissance

Destruction des protéines par dénaturation


Chaleur (sèche thermique :
ou humide : -élimine les protéines de structure des
Tous micro-
pasteurisation, membranes et paroi apparition de pores et
organismes
appertisation, vide du contenu cellulaire
etc.) -émiline les enzymes (nature protéique) arrêt
du métabolisme

Tous micro-
organismes
Filtration
(si taille > aux
pores)

Impact sur les acides nucléiques (ADN, ARN) :


-la cellule ne peut plus dupliquer son matériel
Tous micro- génétique (arrêt de croissance)
Rayonnements
organismes -les anomalies créées empêchent la fabrication
de constituants cellulaires normaux (arrêt du
renouvellement des constituants cellulaires)

De nombreux modes d’actions possibles selon le


principe actif :
-Dissolution des membranes, dénaturation des
Désinfectant, Tous micro-
protéines création de pores et vide du
antiseptiques organismes
contenu cellulaire
-Oxydation de composés cellulaires arrêt
métabolique
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De nombreuses cibles possibles selon
l’antibiotique :

Antibiotiques

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