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Correction dissertation « l’homme n’est-il qu’un produit social?

 »

1) Défauts :

Tous les défauts sont liés à une analyse défaillante des termes.

Les HR sont affirmées, illustrées, elles ne sont pas démontrées. Pas de


C1HR.

Défaut lié au choix de la C1H. L’homme serait aussi un produit naturel, ce qui
est vrai à l’origine (à la naissance). Le problème est que si l’homme est un
produit social et il l’est, dire qu’il est aussi un produit naturel est illogique
parce que la production sociale de l’homme transforme la nature de l’homme.
Au mieux, on se retrouve avec une 2HR plus fragile que la 1HR.

2) Correction :

a) Analyse :

Produit : à l’exemple d’un stylo, un produit est un objet (sujet) fabriqué par
l’homme. A partir de là, plusieurs questions importantes apparaissent : Par
qui ? Pourquoi faire ? Comment ? Production industrielle uniforme, etc.

On peut donc en ajoutant que les produits n’ont par définition que peu
de valeur, celle que leur donne leur utilité. Ils ont donc un prix, on les
vend, les achète, on les utilise et on les jette.

Si nous revenons au sujet. La question est celle de savoir si l’homme n’est


qu’un objet fabriqué de façon uniforme par la société. Pourquoi et comment la
société produit-elle l’homme ?.

Au delà de ces questions, le sujet demande que l’on s’interroge sur la


valeur des hommes. Sont-ils tous identiques, interchangeables ?
Utilisables et jetables (saisie de l’enjeu).
L’homme : définition scientifique vs définition philosophique. Définition
philosophique : l’être humain est défini comme un être possédant une
conscience (en particulier une conscience morale) qui fait de lui un sujet qui
peut décider de son existence (ici une possible C1HR et donc une 2HR
apparaissent, objet fabriqué/sujet). Mais l’être humain est aussi un être de
pulsion et de désir.

b) Problématisation, plan :

1HR, l’homme n’est qu’un produit social.

1§, justification par un fait, un exemple :

C’est un fait, dans une société donnée, dans un groupe social donné, les
êtres humains se ressemblent. Ils se ressemblent sur ce qu’ils pensent, leurs
opinions, leurs croyances. Ils se ressemblent sur les règles et les pratiques
sociales, les normes, leur manière d’être habillés, de manger, de se marier,
etc. Cette ressemblance est le signe que les êtres humains ne sont que le
produit de leur société.

Reste à expliquer comment la société produit les hommes.

2§, explication de l’exemple par un premier argument :

Avant de répondre à la question « comment », un mot sur le « pourquoi ». La


société n’est possible que si les êtres humains se ressemblent, que s’il y a
uniformité des individus ; s’il y trop de différences, il y a conflit et la société
est en danger. La question est donc de savoir « comment ». La première
chose qui pourrait séparer les hommes et produire de la violence dans la
société, ce sont les pulsions. Censure (production) sociale des pulsions,
norme sociale comme totem. Les hommes apprennent dès l’enfance à se
ressembler autour des pulsions autorisées ou interdites.

3§, explication de l’exemple par le deuxième argument :

Le désir est la deuxième chose qui pourrait séparer les hommes. La société
va donc agir sur les désirs. Le désir mimétique ou le désir produit
socialement (Girard). Or comme les désirs est le principal moteur de tous nos
choix, nous ne sommes que des produits sociaux.

C1HR, si le fait que les êtres humains se ressemblent dans une société
donnée est évident, un autre fait est tout aussi évident, à savoir que quelques
uns parmi eux se différencie. Il y a ceux qui suivent la mode et… ceux qui la
font. Par extension, nous dirions que les normes sociales sont produits par
certains êtres humains, c’est donc la société qui est un produit humain.

2HR, la société est un produit de l’homme.

1§, justification par un fait, un exemple :

L’exemple des grands personnages de l’histoire, héros, martyrs, résistants


(Thoreau) qui luttent contre les injustices présentes dans une société et qui
modifient cette société. Un exemple, Simone Veil.

2§, explication du fait par un premier argument :

Comment certains êtres humains produisent les normes sociales ? L’être


humain se définit par la conscience qu’il a de lui-même. Thoreau, conscience
morale. La conscience morale lui donne la possibilité de distinguer le bien et
le mal, le juste et l’injuste et de faire un choix et donc de désobéir aux normes
jugées injustes.

3§, enjeu, comment passer d’obéissant à désobéissant, la conquête de la


liberté (de la grandeur, de la valeur) contre l’uniformité :

Si l’école est le lieu d’une uniformisation des consciences, elle est aussi le
lieu où la conscience des individus se développe pour devenir une force
critique.

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