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Vie pédagogique 110, février-mars

1999

L’ÉCOLE ORIENTANTE, UNE EXPÉRIENCE VÉCUE


DANS UNE ÉCOLE SECONDAIRE
par l’équipe Éducation au travail de la polyvalente de Disraeli
’école orientante est un abondait dans le même sens que le

L’
concept populaire dans le Groupe de travail et suggérait de
monde québécois de l’éduca- développer une « culture d’orien-
tion depuis le dépôt du rapport du tation » dans nos écoles où les dif-
Groupe de travail sur la formation férentes matières serviraient de
professionnelle et technique, en tremplin à l’orientation des élèves.
1995. Avec les États généraux sur Selon eux, « il est toujours possible
l’éducation et la récente réforme du de faire découvrir aux élèves de
curriculum (1997), la création de nouveaux métiers et professions
l’école orientante devient immi- et de faire ressortir la place de la
nente. Toutefois, nous sommes en matière dans différents métiers et
droit de nous demander ce que professions et dans la vie en
traduit cette expression et comment général » (p. 29).
elle peut bien s’articuler autour des Les définitions qui précèdent de
différentes contraintes scolaires et l’école orientante font ressortir la
pédagogiques. Nous entendons vous possibilité de même que la faisabi-

Photo : Denis Garon


faire part de notre compréhension lité du jumelage du processus d’ap-
de la notion d’école orientante au prentissage et du processus d’orien-
regard de notre expérience à l’école tation. Cela suppose cependant une
polyvalente de Disraëli en ce qui « culture d’orientation » qui exige
concerne l’éducation à la carrière. la collaboration du personnel ensei-
gnant et du personnel d’orientation sont présentées aux élèves, ce qui prises, industries, organismes com-
1. L’ÉCOLE ORIENTANTE pour faire prendre conscience aux demande à l’enseignant d’intégrer munautaires, syndicats, chambres
D’abord, qu’est-ce que l’école orien- élèves de l’éventail de carrières qui des éléments relatifs à la carrière au de commerce, clubs sociaux, etc.).
tante ? Depuis nombre d’années, s’offrent à eux ainsi que de la contenu de son cours. Ces différents partenaires travaillent
certains documents de réflexion sur nécessité des apprentissages sco- L’infusion constitue donc une valeur ensemble à établir le plan de mise
l’éducation au Québec ont con- laires pour évoluer sur le marché ajoutée à l’enseignement tradition- en œuvre de l’éducation à la car-
tribué à faire émerger le concept de du travail. nel, puisqu’en créant des liens avec rière. Ils discutent des objectifs à
l’école orientante (CSE, 1989 ; le monde du travail elle permet de atteindre, des liens entre les con-
MEQ, 1992). On possède peu d’in- 2. L’ÉDUCATION À LA CARRIÈRE répondre à l’éternelle question des tenus scolaires et le monde du tra-
formation sur ce concept qui a été Le concept de « career education », élèves : « À quoi cela va-t-il me vail, des activités à accomplir ainsi
élaboré par le Groupe de travail sur élaboré dans les années 70 par les servir plus tard ? ». Bien qu’il soit que des ressources offertes et des
la relance de la formation profes- Américains, a été traduit par l’ex- possible d’effectuer ce genre de moyens dont chacun dispose pour
sionnelle des jeunes au secondaire pression « éducation à la carrière » rapprochement dans l’ensemble atteindre les objectifs.
et de la formation technique (1995). par le Centre de recherche sur l’édu- des matières scolaires, il n’est pas À notre avis, le concept d’édu-
Ce groupe définit l’école orien- cation et le travail (CRET) de l’Uni- nécessaire de l’accomplir pour cha- cation à la carrière et celui de
tante comme « une école où une versité de Sherbrooke. Il s’agit cune des notions vues en classe. l’école orientante sont très liés.
série d’activités concourent à d’une approche éducative qui s’ap- Cependant, il est évident que plus Les conceptions de l’école orien-
faciliter l’orientation et l’infor- plique de la maternelle jusqu’à la l’infusion est pratiquée souvent, tante qui ont été présentées étaient
mation scolaires et profession- fin de la formation scolaire, et ce, meilleures sont les connaissances et axées sur l’importance de la collabo-
nelles » (p. 44). De façon plus pré- avec différents types d’élèves et les compétences que le jeune pos- ration des travailleurs avec l’école
cise, il ajoute que, dès son entrée dans laquelle il est possible d’ex- sède lorsqu’il doit faire son choix ainsi que l’intégration d’activités
au secondaire, l’élève devrait com- ploiter le rapport entre la formation de carrière. Toutefois, pour effec- portant sur la connaissance des
mencer son exploration profession- que reçoit un individu et son choix tuer les rapprochements avec le métiers et des professions dans le
nelle à l’intérieur de ses différents de carrière. Cette approche s’ap- monde du travail, l’enseignant ou curriculum ordinaire des élèves. On
cours afin d’établir des liens entre plique dans le respect des pro- l’enseignante doit bénéficier de reconnaît ici les deux principes de
ce qu’il apprend à l’école et les grammes et des objectifs scolaires l’aide d’un ou d’une spécialiste en l’éducation à la carrière : l’infu-
connaissances nécessaires pour établis. information et en orientation sco- sion et la collaboration. Étant don-
évoluer sur le marché du travail. À L’éducation à la carrière s’articule laire et professionnelle qui possède né les grandes affinités entre ces
cette fin, le Groupe de travail pro- autour de deux principes de base : les connaissances relatives au mar- deux concepts, nous croyons que
pose, entre autres choses, des ren- l’infusion et la collaboration. L’infu- ché du travail et au processus de l’éducation à la carrière constitue
contres entre des travailleurs et les sion contribue à créer un lien signi- choix de carrière. une base appréciable pour soutenir
élèves. ficatif pour les élèves entre ce qu’ils Le second principe, la collabora- et nourrir l’école orientante.
Également, à l’occasion des États apprennent à l’école et ce qui se tion, se réfère au partenariat entre Nous pourrions même être tentés
généraux sur l’éducation tenus en passe au travail. Ainsi, dans le cadre l’école (enseignants, conseillers de la considérer comme le pendant
1995, l’Ordre professionnel des ordinaire des matières enseignées, d’orientation et autres employés) et québécois du career education
conseillers et conseillères d’orien- des notions se rapportant au choix la communauté (familles, entre- américain.
tation du Québec (Landry, 1995) de carrière et au monde du travail

PÉDAGOGIQUE
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• favoriser, chez nos élèves, l’acqui- 4.1 ACTIVITÉS D’ÉDUCATION teurs. Avec l’activité « Bête ou pas,
sition de saines habitudes de tra- À LA CARRIÈRE DANS LE on s’en occupe ! » (principe d’infu-
vail liées à celles qui sont néces- PROGRAMME DE GÉOGRAPHIE sion), nous voulons amener les
saires pour évoluer sur le marché La première activité s’intitule élèves à découvrir les professions
du travail (ex. : ponctualité, quan- « Débarquement ». Il s’agit de l’acti- liées à l’élevage, à la recherche et
tité et qualité du travail, etc.) ; vité de lancement du programme au soin des animaux. Un vétérinaire
• établir une interdépendance entre d’éducation à la carrière. Son vient rencontrer les élèves (prin-
l’école et le milieu de travail ; objectif est d’amener l’élève à dé- cipe de collaboration) afin de leur
• faire en sorte que l’élève établisse couvrir que l’être humain a des présenter les différents aspects de
des liens entre ses apprentissages besoins et que les métiers et les la pratique de la médecine vétéri-
scolaires et les réalités du monde professions existent pour combler naire, la formation nécessaire et les
Photo : Denis Garon du travail ; ces besoins. L’élève a ainsi l’occa- tâches de travail. Également, il leur
• favoriser l’accroissement de la sion d’explorer différents milieux présente les autres métiers et pro-
motivation scolaire ; de travail (forêt, mer, laboratoire de fessions se rapportant au soin des
• favoriser le choix de carrière. recherche scientifique, ferme, mines animaux.
Les trois premiers objectifs corres- et carrières), de nommer des pro- 4.3 ACTIVITÉS D’ÉDUCATION
pondent aux recommandations du fessions et des métiers se rappor- À LA CARRIÈRE DANS
3. LES OBJECTIFS DE Conseil supérieur de l’éducation tant à ces milieux, de faire des liens LE PROGRAMME D’HISTOIRE
L’EXPÉRIMENTATION mentionnées plus tôt. En ce qui entre les besoins des individus et les
a trait à la motivation scolaire et Les activités de ce programme
Notre projet éducatif vise à former professions et de prendre cons- s’étendent du Moyen Âge jusqu’à
des personnes responsables, des au choix de carrière, les ouvrages cience des métiers qui l’entourent
de Darveau et Viau (1997) nous nos jours. Notre objectif est de ter-
citoyens éclairés et des travailleurs ainsi que du rôle de chacun d’eux. miner l’étape « exploration profes-
compétents, ce qui rejoint les pro- apprennent que l’élève ayant un Cette activité, à laquelle collabore le
objectif professionnel est souvent sionnelle » de nos élèves. Bien sûr,
pos du Conseil supérieur de l’édu- service d’orientation de l’école, se nous ne leur présentons pas l’en-
cation (rapport annuel 1996-1997) : plus motivé que celui n’en pour- déroule en équipe de quatre ou
suivant aucun, parce qu’il perçoit semble des 25 000 professions qui
« Le système éducatif doit cher- cinq élèves. existent. Toutefois, nous leur par-
cher à mieux comprendre la l’utilité des connaissances qu’il ac- Une autre activité porte sur les
quiert, ce que ces auteurs appellent lons d’au moins une profession
société actuelle et les transforma- notions relatives à la conception se rapportant à chacun des pro-
tions du marché du travail pour y la « perspective d’avenir ». C’est des cartes. Un technicien en car-
pour nous un encouragement de grammes de formation profession-
répondre adéquatement et faci- tographie visite alors la classe nelle offerts au Québec (autant au
liter l’insertion sociale et profes- plus dans la mise en œuvre de (principe de collaboration) et rap-
l’éducation à la carrière en vue secondaire, au collégial, qu’à l’uni-
sionnelle du plus grand nombre. pelle les différents apprentissages versité).
Il ne peut certes pallier la rareté d’atteindre cet objectif. Une équipe concernant la conception des cartes.
de partenaires de l’école et de la Ainsi, nous présentons, pour cha-
de l’emploi, mais il peut faire en Il présente les outils qu’il utilise cune des périodes de l’histoire
sorte que la transition de l’école à communauté travaille à créer une dans son travail et explique aux
« culture d’orientation » (Landry, (Moyen Âge, Renaissance, révolu-
la vie active s’effectue dans les élèves la nécessité des différents tion industrielle et ère moderne),
meilleures conditions possibles, 1995) par l’établissement d’un pro- types de cartes. De plus, il présente
jet éducatif qui fait le lien entre la les métiers et professions d’hier par
(...) dans le respect de sa mission les tâches qu’il effectue ainsi que rapport à ceux d’aujourd’hui. De
d’instruction, de socialisation et formation scolaire et le choix de des professions connexes à la
carrière (MEQ, 1992 ; CSE, 1989) plus, en ce qui concerne l’ère mo-
de qualification. » (p. 9) sienne. derne, nous voyons principalement
Dans le même ordre d’idées, nous afin de faciliter l’insertion sociopro-
fessionnelle des jeunes (CSE, 1997). 4.2 ACTIVITÉS D’ÉDUCATION l’évolution des conditions de travail
avons déterminé les objectifs priori- À LA CARRIÈRE INSÉRÉES DANS ainsi que les professions se rappor-
taires suivants : 4. LES ACTIVITÉS LE PROGRAMME D’ÉCOLOGIE tant à l’informatique. L’ensemble de
C’est au cours de l’année scolaire La première activité porte sur les ces activités se déroule selon le
1996-1997 que notre aventure a producteurs : « Qui s’occupe des principe d’infusion. Toutefois, les
débuté dans les classes ordinaires1. plantes qui m’entourent ? » (prin- thèmes de l’orfèvrerie et de l’armu-
Elle s’est déroulée en première cipe d’infusion). Nous voulons ainsi rerie ont pu être abordés par le
secondaire, dans les cours de géo- amener l’élève à découvrir les pro- principe de la collaboration, puis-
graphie et d’écologie et ce, pour la fessions liés à l’utilisation ou à la qu’un bijoutier est venu rencontrer
durée d’une étape. L’année suivante culture des végétaux. Cette activité les élèves pour leur présenter son
(1997-1998), elle s’est poursuivie est suivie de la visite d’un biologiste métier et leur montrer certaines
en première secondaire et a débuté (principe de collaboration), qui reproductions d’épées du temps
en deuxième secondaire dans le effectue un retour sur certaines des chevaliers. L’enseignant en a
cours d’histoire. Le choix des ma- notions portant sur les végétaux et profité pour traiter de l’histoire de
tières repose sur l’intérêt des ensei- met l’accent sur la protection de l’orfèvrerie au Canada ainsi que de
gnants à participer à un projet de ce notre environnement ou d’un spé- l’histoire des épées présentées.
genre, un facteur de réussite non cialiste de l’horticulture ornemen- De plus, les élèves de deuxième
négligeable dans une telle aventure. tale, qui traite des apprentissages secondaire reçoivent un document
Dans les prochaines sections, nous intitulé Je prends mon avenir en
Photo : Denis Garon

concernant la culture des plantes et


vous présenterons sommairement qui explique en quoi consiste le tra- main, qui contient leur banque
les activités que nous avons éla- vail de l’horticulteur. personnelle des professions (BPP)
borées et effectuées au cours des La seconde partie du programme ainsi que leur plan individuel de
deux dernières années. d’écologie porte sur les consomma- formation (PIF). La BPP comporte

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Vie pédagogique 110, février-mars
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scolaires et professionnels, ce qui pour contribuer à l’orientation sco-


constitue une partie de la démarche laire et professionnelle des jeunes,
d’orientation des jeunes. Toutefois, tout en rendant significatifs et plus
il est illusoire de croire que cette intéressants les apprentissages sco-
démarche peut s’effectuer totale- laires. En ce sens, nous constatons
ment à l’intérieur de matières où on qu’un projet d’éducation à la car-

Photo : Denis Garon


manque déjà de temps pour voir rière constitue un moyen de deve-
l’ensemble des éléments prévus au nir une école orientante. Nous
programme du ministère de l’Édu- laissons le mot de la fin à un des
cation. La disparition des cours membres de notre équipe : « Les
d’éducation au choix de carrière enseignants pourraient percevoir
la liste des professions qui ont été et professionnelle qui leur fournit amènera des besoins plus grands l’éducation à la carrière comme
vues en première année du secon- les connaissances nécessaires sur sur le plan des services d’orienta- une épice dont la saveur parti-
daire, ainsi que celles qui ont été les professions et le monde du tra- tion, puisque la part du processus culière est recherchée dans la
traitées en deuxième année du vail. Outre qu’elle entre en contact d’orientation effectuée à l’intérieur nouvelle cuisine pédagogique. »
secondaire. Le PIF constitue un avec la communauté, cette spécia- de ces cours devra être reprise Les personnes intéressées à obtenir
recueil de renseignements scolaires liste participe à la réflexion, à la ailleurs. À cette fin, les enseignants de plus amples renseignement sur
et professionnels ainsi que d’acti- recherche et à la planification des et les élèves auront besoin du sou- notre projet sont invitées à commu-
vités portant sur la connaissance de activités. Puisque le projet l’exi- tien du service d’orientation. Il est niquer avec nous, par courrier, au
soi. À l’aide du PIF, l’élève est invité geait, les enseignants et la spécia- donc temps non seulement de 950 Saint-Gérard, Disraëli, G0N 1E0 ;
à augmenter sa connaissance de ses liste ont consacré du temps à plani- mettre fin aux restrictions budgé- par téléphone au (418) 449-3200
champs d’intérêt, de ses aptitudes fier, organiser, réaliser et évaluer taires dans ce service, mais de ou, par télécopieur, au (418) 449-
et de ses valeurs et à se situer vis-à- ensemble les activités d’éducation penser à son essor (C.S.E., 1998). 3730 et demander Julie Huppé,
vis des professions qui lui sont à la carrière à partir du contenu de Peut-on réellement envisager des coordonnatrice du projet, ou
présentées. Le document Je prends la matière scolaire. Leur contribu- écoles orientantes sans service Jacques Beaudet, directeur adjoint.
mon avenir en main a pour objet tion professionnelle et personnelle d’orientation adéquat ? L’équipe – Éducation au travail
de terminer la phase d’exploration a été nommée « planification péda- Avec la réforme actuelle du système – est formée d’enseignantes et
professionnelle et d’amorcer celle gogique partenariale ». d’éducation au Québec, particuliè- d’enseignants, de professionnels
de cristallisation du processus L’intérêt des enseignants est tou- rement en ce qui concerne le cur- de l’orientation, de membres
d’orientation qui consiste à choisir jours présent en 1997-19982. D’ail- riculum pour lequel la disparition de la direction et de membres
un domaine de travail. leurs, de nouveaux membres se du cours d’éducation au choix de de la communauté.
sont joints à notre équipe. Nous carrière est annoncée, il nous appa-
5. LE POINT DE VUE souhaitons étendre notre projet à la raît primordial que l’école orien-
Bibliographie
CONSEIL SUPÉRIEUR DE L’ÉDUCATION.
DES ENSEIGNANTS troisième secondaire pour l’année tante soit mise en œuvre. Toutefois, Rapport annuel 1988-1989 sur l’état et les
Le projet de 1996-1997 a été à ce besoins de l’éducation. L’orientation
scolaire 1998-1999. il ne faut pas croire qu’elle réglera, scolaire et professionnelle par delà les
point une réussite que les ensei- Les enseignants sont emballés, mais à elle seule, tous les problèmes influences, un cheminement personnel,
gnants y ayant participé n’ont pas qu’en est-il des élèves et qu’est-ce d’orientation des jeunes. Ces pro- Québec, 1989.
hésité à le poursuivre cette année. CONSEIL SUPÉRIEUR DE L’ÉDUCATION. L’in-
que cela change pour eux ? Tout en blèmes sont alarmants depuis sertion sociale et professionnelle, une
Ils ont perçu l’intérêt des élèves jouant son rôle traditionnel d’ap- nombre d’années, et la disparition responsabilité à partager, Québec, 1997.
pour la découverte du monde du prenant, l’élève de notre école est du cours d’éducation au choix de C.S.E. Les services complémentaires à l’en-
travail par les questions qui ont seignement : des responsabilités à conso-
amené à effectuer une démarche carrière jumelée à une diminution lider, Québec, 1998.
surgi pendant et après les activités. personnelle de réflexion. Il doit tout perpétuelle du nombre de services DARVEAU, P., et R. VIAU. La motivation des
Ils ont alors suggéré que les acti- d’abord distinguer les professions d’orientation dans nos écoles secon- enfants. Le rôle des parents, Ville Saint-
Laurent, Éditions du renouveau pédagogique,
vités d’éducation à la carrière qui l’intéressent parmi celles qui lui daires n’a rien pour atténuer cette 1997.
s’échelonnent sur toute l’année, car sont présentées. Ensuite, il déter- tangente. GROUPE DE TRAVAIL SUR LA RÉFORME DU
ils ont constaté qu’une présentation CURRICULUM. Réaffirmer l’école, ministère
mine ses champs d’intérêt, ses apti-
moins théorique que participative tudes et ses valeurs.
7. CONCLUSION de l’Éducation, Québec, 1997.
GROUPE DE TRAVAIL SUR LA RELANCE DE LA
des contenus scolaires augmentait L’élève prend ainsi conscience du Comment les enseignants peuvent- FORMATION PROFESSIONNELLE DES JEUNES
l’intérêt des élèves pour la matière rôle central qu’il joue dans la ils envisager la mise en place de AU SECONDAIRE ET DE LA FORMATION
l’école orientante ? Avec les re- TECHNIQUE. La formation professionnelle
enseignée. société à titre de citoyen et de tra- chez les jeunes : un défi à relever, ministère
De plus, les enseignants ont fait vailleur et de l’importance d’amor- mous qui agitent actuellement le de l’Éducation, Québec, 1995.
remarquer qu’ils sont plus cons- cer dès maintenant son processus marché du travail et qui se réper- LANDRY, L. « Miser sur l’orientation : donner
un sens au projet éducatif », mémoire de
cients du rôle actif qu’ils peuvent de choix scolaire et professionnel. cutent dans l’ensemble de la socié- l’OPCCOQ présenté à la Commission des
jouer dans l’orientation de leurs Finalement, avec les activités qui té, il est essentiel que le monde de États généraux sur l’éducation, août 1995,
l’éducation et celui du travail se L’Orientation 8(3), p. 19-30.
élèves. Par ailleurs, ils ont été lui sont proposées dans le projet MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION. Prendre le
agréablement surpris de constater d’éducation à la carrière, l’élève rapprochent le plus possible pour virage du succès, plan d’action ministériel
le grand nombre de professions qui est invité à partager avec ses parents faciliter l’insertion socioprofession- pour la réforme de l’éducation, Québec,
nelle des jeunes (CSE, 1997). Nous 1997.
font appel à différentes notions sco- ses découvertes sur lui-même et le
laires vues à l’intérieur de leur pro- monde du travail. découvrons présentent que l’école 1. L’année scolaire précédente, nous avons
mis en oeuvre un programme d’éducation
gramme d’enseignement. orientante est une façon de créer à la carrière dans le volet 2 de la forma-
Finalement, ils ont signalé la néces- 6. L’AVENIR ce rapprochement. Nous devenons tion professionnelle (Le ministre de l’Édu-
Oui, l’école orientante favorise une école orientante au fur et à cation, Jean Garon). Le présent article ne
sité de pouvoir compter sur la pré- traite pas de cette expérience.
sence d’une spécialiste de l’infor- l’exploration professionnelle par la mesure que nous unissons nos 2. Cet article a été rédigé au cours de l’an-
mation et de l’orientation scolaire transmission de renseignements efforts (l’école et la communauté) née 1997-1998.

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