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Réseaux sociaux, tous accros ?

by Collège Evire

Du lever au coucher qu’on le veuille ou non, pour la plupart d’entre nous les réseaux sociaux
sont omniprésents. La majorité des 18 à 34 ans consultent leur réseau social favoris dès le
réveil. Et plus de 80% des adolescents les consultent avant de s’endormir. Et entre temps
nous consultons les réseaux sociaux non-stop. Tout au long de la journée, un utilisateur
moyen passerait un peu plus de 2h19 sur les réseaux sociaux, la France si situant dans la
moyenne basse avec 1h23 de connexion par jour pour un utilisateur de Facebook, Twitter ou
Snapchat moyen.
Tous accros aux réseaux sociaux ? Tout est fait pour nous faire replonger. Entre les likes, les
notifications, les retweets mais aussi les expériences utilisateur, le design des interfaces, les
couleurs, les sons, tout est calculé par les ingénieurs de la Silicon Valley pour capter notre
attention ; rendre les plateformes addictives et faire que nous y passions le plus de temps
possible. Rien n’est laissé au hasard dans le monde merveilleux des plateformes sociales.

Mais pourquoi est-ce si difficile de résister ? lorsqu’on reçoit un snap, un tweet ou que
quelqu’un aime notre nouvelle photo sur Instagram par exemple, il a été démontré que notre
cerveau relâche de la dopamine ; l’hormone du plaisir. Chaque notification stimule dans
notre cerveau ce circuit de la récompense. Et ce sont ces notifications qui nous rendent
accros.

S’il faut rappeler que le concept d’addiction virtuel n’est reconnu par aucune instance
scientifique, certains parlent de pollution mentale par le numérique. Ce qui pose
évidemment des problèmes de santé publique. Certaines personnes ont un véritable
comportement compulsif vis-à-vis des réseaux sociaux. Elle vérifie de façon quasi
obsessionnelle que ce qu’elles ont posté ont été commenté, liké ou encore s’ils elles ont de
nouveaux followers. Surtout que les sollicitations sont constantes à cause de l’omniprésence
de notre smartphone dans notre poche. Et si le nombre de notification baisse, cela peut
entraîner des dépressions chez des personnes fragiles. Ce sont les jeunes qui y sont le plus
sensibles.

Dans un article publié en 2017, le magazine américain The Atlantic a analysé l’évolution de
la santé mentale des teenagers américains ces 25 dernières années. Le constat est brutal.
L’omniprésence des smartphones dans les foyers américains coïncident avec une
augmentation du nombre de dépression et de pensées suicidaires. Les jeunes filles sont
celles qui passe le + de temps sur les réseaux sociaux et qui semblent être les plus fragiles.
Mais les adultes ne sont pas à l’abris. Les études montrent que plus les jeunes adultes
consacrent du temps aux réseaux sociaux, plus ils ressentent un sentiment de solitude.

Le tableau peut paraître sombre mais il ne faut pas pour autant oublier que les réseaux
sociaux permettent aussi de formidables découvertes, de s’informer, de rencontrer des gens
passionants, d’ouvrir une fenêtre sur le monde, de développer sa culture, son esprit, sa
créativité et pour les plus timides, de mieux appréhender les relations sociales.
Les réseaux sociaux c’est bon, mais avec modération.