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Les névroses

Toutes les névroses :


• Pas d'altération du jugement de la réalité mais du sens de la réalité (mauvaise
interprétation des phénomènes, des relations).
• Pas de perte des liens logiques, de la structure formelle de la pensée et du langage mais
au niveau du contenu. Une pensée obsessionnelle s'introduit. On contextualise.

1. Hystérie :
Symptômes majeurs :
• Symptômes conversifs (au niveau du corps : perte de la parole, des douleurs
corporelles, crises épileptique) porteur d'une manière de dire quelque chose que le
sujet n'arrive pas à dire.
• Personnalité :
◦ changements affectifs très forts sans continuité,
◦ pseudohypersexualité (l'hystérique a l'air de sexualiser beaucoup le lien à l'autre
sans pour autant désirer une rencontre sexuelle : discours de séduction),
◦ sujet plaintif ressemblant à un syndrome dépressif (tout irait tellement si les
autres étaient meilleurs avec moi, souffrance car « les autres ne font pas ce qu'ils
devraient » : discours plaintif).
◦ Le sujet parle systématiquement des discours. Le point de vue descriptif nous
apprend que les deux discours sont en fait les mêmes : la séduction et la
plainte sont des manières d'interpeller le désir de l'autre. La plainte émerge
quand il n'y a pas de désir de l'autre. Ce que le sujet hystérique désire n'est pas
l'autre, c'est juste le désir de l'autre. Plus le sujet refoule son désir, plus le désir
ne le concerne que venant de l'autre => existence s'aliène. Le sujet est égaré
par rapport à ce que lui désire. Le refoulement est une manière de satisfaire la
pulsion narcissique mais pas le désir.
◦ Le besoin de se donner une perfection narcissique est trop poussé. Intégrer
son désir, c'est intégrer la faille en soi (je désire ce qu'il manque en moi). Après
guerre, l'hystérie était très féminin : dégoût viscéral de la sexualité ( qui fait de
l'être un être manquant). La personne souffre par rapport à son désir car elle
ne peut accepter la blessure narcissique qui en découle.

Le symptôme du névrosé n'est pas juste une plaie, il est une vérité du sujet dite à son insu.

2. Névrose obsessionnelle :
• Retour du refoulé n'est pas dans le corps mais dans la pensée. (Le refoulé peut faire
retour au niveau du corps, de la pensée ou de la réalité).
• L'obsessionnel doit accomplir l'acte compulsivement pour enlever son angoisse :
il sait que ce qu'il fait est absurde mais il se sent obligé de la faire. Il juge lui-même
son état comme maladif. Du coté du discours, la pensée obsessionnelle ?????
• Si le sujet ne peut pas faire autrement sinon il angoisse, c'est un syndrome
obsessionnel. La rigueur n'est pas obsessionnelle.
3. Phobie :
• Peur éprouvée envers un lieu, un objet, une situation.
• Elle ne reste pas toujours stable (elle peut s'élargir).
• Elle peut se déclencher face à des choses non-présentes dans leur environnement
(ex : un bruxellois phobique au serpent. Un serpent ne peut pas apparaitre mais il ne
peut pas s'empêcher d'y penser.)
• Le sujet, à travers la phobie, projette son désir refoulé dans un sujet extérieur.

Les trois types de névroses partagent un point commun : l'angoisse de castration (ce qui dérange
l'obsessionnel est un désir qu'il doit refoulé). Structurellement, angoisse de castration, mécanisme
de défense : le refoulement, lien à l'autre trianique ( présence de jalousie, rivalité). Ce lien est
totalement absent dans la psychose. Il y a des traces non digérées du passage oedipien.
L'obsessionnel vénère l'autorité (et les figures d'autorité). Il cherche toujours à être « autorisé » à
faire une chose. Il ne peut pas poser son désir spontanément sur la table.