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Internet est le réseau informatique mondial accessible au public.

C'est un réseau de réseaux,


à commutation de paquets, sans centre névralgique, composé de millions de réseaux aussi bien
publics que privés, universitaires, commerciaux et gouvernementaux, eux-mêmes regroupés
en réseaux autonomes (il y en avait plus de 91 000 en 20191). L'information est transmise via
Internet grâce à un ensemble standardisé de protocoles de transfert de données, qui permet des
applications variées comme le courrier électronique, la messagerie instantanée, le pair-à-pair et
le World Wide Web. C'est l'apparition de ce dernier qui a popularisé Internet.

Un internaute est une personne qui utilise un accès à Internet. Cet accès peut être obtenu grâce
à un fournisseur d'accès via divers moyens de communication électronique : soit filaire (réseau
téléphonique commuté à bas débit, ADSL, fibre optique jusqu'au domicile), soit sans fil
(WiMAX, par satellite, 3G+, 4G, ou 5G).

Un nombre croissant d'objets peuvent se connecter à Internet, cette évolution est appelée
l'Internet des objets.

Les inventeurs d'internet


Gilles Bauche dans mensuel 205 
daté décembre 1996 - 
Produit de l'impérialisme américain, Internet étendrait inexorablement sa toile sur le
monde... Au-delà du fantasme, voici le récit d'une invention*.

Internet, ce réseau informatique qui relie des ordinateurs dans le monde entier, est fondé sur le
principe de l'échange d'information. Né de l'initiative de militaires d'outre-Atlantique, il nourrit les
fantasmes : produit de l'impérialisme américain, il étendrait inexorablement sa toile sur la planète.

Pourtant, il n'a pas surgi du néant, et sa création ne fut pas un événement fondateur. Plusieurs
mutations ont été nécessaires pour conduire à l'universalité ce qui n'était initialement qu'un
instrument de communication au sein de l'armée, puis entre les « mandarins », scientifiques et
universitaires. Adopté aujourd'hui par les « mordus », il va peut-être, demain, tomber entre les
mains des « marchands ». 1957 : l'URSS vient de remporter une bataille, en pleine guerre froide,
en lançant le premier satellite artificiel mis en orbite autour de la terre, le Spoutnik. Le ministère
de la Défense américaine crée alors l'Agence pour les projets de recherche avancée
(ARPA,Advanced Research Project Agency) afin de renforcer les développements scientifiques
susceptibles d'être utilisés à des fins militaires.

En 1962, le principe d'un réseau décentralisé de communication conçu sur le modèle d'une toile
d'araignée (« web ») est lancé : il s'agit de relier en mailles chaque ordinateur à plusieurs autres.
Une telle structure garantit une grande sécurité : si une connexion est défectueuse, l'information
peut toujours emprunter un autre chemin : on dispose d'une hydre qui peut perdre énormément
de têtes sans cesser de fonctionner. Les principes fondateurs d'Internet sont posés.

En 1969, l'ARPA confie la réalisation d'un réseau expérimental à quatre universités. ARPAnet est
ainsi mis en œuvre à l'université de Los Angeles, avant que des noeuds supplémentaires y soient
ajoutés, toujours dans l'Ouest, à Stanford, Santa Barbara et Sait Lake City.

Petit a petit, d'autres institutions américaines, comme le MIT (Massachusetts Institute of


Technology)ou la NASA, se connectent à ARPAnet. Parallèlement, prolifèrent d'autres réseaux
d'ordinateurs, fondés sur des codes de communication très différents les uns des autres.

La nécessite d'adopter un langage commun se fait de plus en plus sentir. Lors d'une conférence
sur les communications informatiques tenue à Washington, en 1972, l'informaticien Vinton Cerf
prend, à vingt-neuf ans, la tête de l'InterNetwork Working Group (INWG) afin de répondre à ce
redoutable défi : créer un protocole permettant à tous les ordinateurs de se relier entre eux. Ce
sera bientôt chose faite avec le TCP (Transmission Control Protocol), dont le Pentagone accepte
qu'il soit placé dans le domaine public. La gratuité d'utilisation du TCP lui permet de devenir, de
fait, le code d'accès commun dont Internet avait besoin pour se développer.

Les universitaires s'emparent alors de cet outil et développent la messagerie électronique. Son
usage s'impose très vite. Travail de groupe, communication rapide de notes, bavardages sans
but : le réseau qui commence à regrouper la communauté scientifique mondiale devient le lieu
d'échange et de publication de la science fondamentale. C'est de cette manière que les cartes du
génome humain ont été diffusées dès leur découverte. De cette origine universitaire, reste
l'importance accordée à l'information. Le théorème de base qui gouverne Internet pourrait être : «
Sur le réseau, quelqu'un doit avoir la réponse à la question que je me pose. »

Confiné au monde universitaire, le développement de l'Internet reste inaperçu jusqu'aux années


1990, d'autant que l'utilisation de la messagerie ou l'accès aux bases de données nécessitaient
un vocabulaire ésotérique. En 1989, l'arrivée de l'« hypertexte » rend enfin le réseau accessible
au plus grand nombre. Qu'est-ce que l'hypertexte ? Dans sa forme la plus rudimentaire, ce
système est comparable à celui des renvois en bas de page : il s'agit d'un texte qui donne accès
à d'autres textes situés au même endroit ou dans les mémoires d'autres ordinateurs éparpillés à
travers le monde.

Un logiciel pour garder la mémoire ?

Deja, dans les années 1960, Ted Nelson, artiste et informaticien visionnaire, affligé d'un
syndrome psychologique affectant les capacités d'attention, avait cherché à mettre au point un
système s'appuyant sur ce principe. Nelson, qui perdait régulièrement le fil de ses pensées,
imagina un logiciel l'aidant à pister les voies qu'empruntait son cerveau.

Il baptisa ce logiciel Xanadu, du nom du palais de l'empereur mongol du XIIIe siècle, Ku Bilai
Khan, et emblème, dans son esprit, d'une idéale « bibliothèque universelle » où l'esprit pourrait
naviguer à volonté.

C'est lui qui inventa le terme « hypertexte », en 1965 ; mais ce n'est que vingt ans plus tard que
naît le World Wide Web. Il permet d'établir des liens entre documents de toute nature : texte,
image, son et vidéo, très éloignés géo-graphiquement, linguistiquement et temporellement. La
simplicité d'utilisation de ce système lui a permis de se développer d'une manière exponentielle :
au rythme des nouvelles connexions, toute la population mondiale serait branchée sur Internet...
en l'an 2004 !

Le succès du Web est aujourd'hui tel que la tentation d'en tirer profit semble irrésistible. La guerre
des deux grandes sociétés d'informatique, Microsoft et Netscape, pour la maîtrise des logiciels
de navigation sur le Web ou le « conflit du terminal », certes encore feutré, entre ordinateur
multimédia et téléviseur numérique, ne sont que les prémices de l'évolution probable d'Internet.

Dans le futur « âge des marchands», le défi posé à Internet sera de rester un lieu et un moyen de
connaissance. D'autant plus que d'autres facteurs menacent à présent le Web. Tout d'abord, la
saturation. Depuis 1992, le trafic a connu une croissance réellement exponentielle, dont le
volume des échanges double chaque année - d'où les problèmes d'embouteillage que les
utilisateurs d'Internet connaissent bien : lorsque le réseau est proche de la saturation, une
nouvelle connection peut entraîner la perte de messages.

Par ailleurs, les caractéristiques d'Internet, réseau décentralisé qui se joue des frontières et des
normes nationales, et dans lequel circule de l'information totalement dématérialisée, en font un «
objet juridique non identifié » exposé à tous les soupçons.

Ce n'est plus un « grand secret » qu'un livre interdit en France peut être tout de même
accessible...

Enfin, parce que la technologie évolue beaucoup plus vite que la société et que l'on commence, à
peine vingt-cinq ans après son invention, à considérer Internet comme un espace (le
cyberspace), et non plus uniquement comme un outil, il y aura - il y a déjà - des pressions
considérables pour le réglementer, au risque de brider le potentiel considérable de ce nouveau
continent numérique et de battre en brèche la devise des internautes : liberté, égalité,
interactivité.
"Gilles Bauche vient de publier Tout savoir sur Internet, Paris, Arléa, 1996.
LES MOTS D'INTERNET

HYPERTEXTE

Ce terme, inventé par Ted Nelson, désigne un système non linéaire de recherche et de
consultation de documents qui contiennent des liens établissant des correspondances avec
d'autres documents. Toute l'organisation du Web se fonde sur la notion d'hypertexte. Les
hypertextes sont d'une couleur particulière pour être facilement identifiables et ils changent de
couleur une fois utilisés.

INTERNET

Réseau mondial d'ordinateurs qui repose sur l'idée de fédérer, grâce à une norme commune
appelée TCP/IP, tous les ordinateurs par le réseau téléphonique mondial.

LOGICIELS DE NAVIGATION

Logiciel utilisé pour accéder aux documents qui se trouvent sur le Web. Il existe des logiciels de
navigation en mode texte ou en mode graphique. Le plus célèbre d'entre eux est Netscape,
utilisé par 80 % des internautes. Mais le logiciel exploreur de Microsoft pourrait devenir un
concurrent redoutable de Netscape.

WORLD WIDE WEB (WEB, WWW, W3)


Littéralement, toile d'araignée mondiale. Désigne un système hypermédia permettant d'accéder
facilement aux ressources d'Internet. L'utilisateur peut télécharger des fichiers, écouter des
fichiers audio, regarder des fichiers vidéo et passer d'un site Web à un autre en cliquant sur des
liens hypertextes.
INITIATIVES

. INSERTION

C'est une première en France. Les communes de Persan et de Beaumont-sur-Oise, dans le Val-
d'Oise, se sont associées pour intégrer, dans le cadre d'un contrat emploi-solidarité, dix-huit
personnes en difficulté à une équipe d'archéologues du département. L'opération, d'une durée de
six mois, offrira à ses participants la possibilité de se joindre à une fouille de sauvetage en même
temps qu'ils acquérront une formation qualifiante dans les domaines de la gestion des stocks ou
de la saisie informatique.

. VITRAUX

C'est siècle par siècle que sont étudiées l'évolution stylistique et technique du vitrail, ses
dégradations et ses restaurations : le film Lumières retrouvées, réalisé par Frank Verpillat et
coproduit par la direction du patrimoine, associe travaux d'historiens d'art et expérimentation des
maîtres verriers. Il s'appuie notamment sur les exemples des églises de Saint-Gervais-Saint-
Protais de Paris et de Saint-Ouen de Rouen (Rens. au 01 40 15 75 89).

. COUVENT

Ils proviennent de tous les horizons mais ont un objectif commun : sauver puis restaurer le
couvent des Junies, dans le Lot, élevé au xiV siècle. Ils se sont regroupés au sein d'une
association destinée, à travers des stages, spectacles, expositions, à mettre en valeur le site
ainsi qu'à promouvoir l'ensemble de la région

(AASCCJ, tel.05 65 21 41 30).

. ALPES

Elle est toute jeune et déjà pleine d'ambition ! L'Association internationale pour l'histoire des
Alpes entend promouvoir et coordonner la recherche sur l'arc alpin, en favorisant en particulier
les démarches interdisciplinaires. Elle publie une revue annuelle et mettra en place, à partir de
1998, un centre de documentation, siégeant à Lucerne (tél. 00 41 210 22 03).

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