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DM : Philosophie

Nathan

Délié

Terminales ES

Sujet : Sommes-nous esclaves de nos désirs ?

Le désir est comme un jaillissement pulsionnel, spontané et irrationnel d’une envie, d’une
pulsion, en moi. Celui qui éprouve du désir est un sujet humain, et il voit l’objet de son désir comme
un bien, un élément positif. Par conséquent le désir semble être quelque chose que l’on ne peut pas
y mettre fin, on dit en souvent que le désir est un manque que rien ne peut combler. La question
« Sommes-nous esclaves de nos désirs ? » porte sur la possibilité que l’homme est prés a tout pour
satisfaire ses désirs. Ceci montre une conception du désir négative. Il est donc nécessaire de se
demander si l’homme est un être capable de suivre ses satisfactions tout en ne prennent pas en
compte ses actions pour le mener a bien, afin d’effectuer une démarche scientifique pouvant
démontrer la certitude de ces dernières.
Dans un premier temps, nous verrons que je ne suis esclave de mes désirs, dans un deuxième temps,
nous dirons que je suis bien esclave de mes désirs et pour finir, nous expliquerons que l’homme
cherche à combler ses manques.

Tout d’abord, le désir est en quelque sortent une liberté pour nous même, il est aussi différent
pour chacun de nous car il dépend de l’identité de tout a chacun que se soit par son vécu, son
histoire et sa vision du monde, donc il reste une chose unique pour chacun de nous, c’est quelque
chose d’intime. « Malheur à qui n’a plus rien à désirer » c’est une citation du philosophe Rousseau,
dans cette citation Rousseau nous montre bien que sens désirs on n’est rien c’est comme si l’on
n’avait pas d’identité donc on existe plus pour nous même car « Ne rien désirer, ce n’est pas de la
sagesse, c’est la mort. ».
Ces désirs, comme ils m’appartiennent et qu’ils sont une partie de moi, je peux les maitriser, au sens
ou je fais un choix basé sur une réflexion donc je peux les maitriser avec une distinction avec ceux
que je peux faire et ceux qui ne me sont pas encore à disposition sans qu’ils atteignent ma
personnalité. Le désir est un mélange de besoin et de conscience. La conscience permet à l’homme
de ne pas se soumettre à tous ses désirs, mais elle lui permet de choisir ceux qu’il peut exécuter et
ceux qui ne peut pas effectuer quand aux animaux eux sont totalement esclave de leurs instincts
donc ils ne font pas de choix, ils effectuent sans avoir une réflexion. Pour Epicure qui est un
philosophe dans son ouvrage la Lettre à Ménécée, il y a trois types de désir : il y a des désirs vains
que je ne dois pas suivre car cela peut m’amener à des addictions dangereuses, il y a des désirs vains
mais naturels que je peux suivre de temps à autres comme par exemple la gourmandise, enfin il y a
des désirs naturels et nécessaires que je dois suivre pour l’équilibre de ma nature. « Toutes les
passions ont une période ou elles sont seulement néfastes, ou elles rabaissent leur victime de tout le
poids de leur bêtise et plus tard une autre, beaucoup plus tardive, ou elles se marient à l’esprit, se
spiritualisent. Nous n’admirons plus les dentistes qui arrachent les dents pour qu’elles cessent de
faire mal » citation du philosophe Nietzsche qui montre bien le double aspect du désir, avec d’un
coté ou il est néfaste, mais de l’autre, il permet à l’homme d’accéder au meilleur de lui-même.

Le désir fait partie de moi, il participe à ma personnalité et comme il fait parti de moi grâce a ma
conscience je peux le maitriser en faisant des choix que je peux faire et non ceux qui sont impossible.

Ensuite, le désir pourrait venir de l’extérieure et me serait imposé de l’intérieure car le moi, prend
des informations sur ce qu’il entoure donc cela amène le désir à absorber tout un tas de normes ou
d’habitudes provenant de l’extérieure. Donc cela montre ce que je suis car je ne le suis pas que de
moi-même, je suis en effet fabriqué par ce qui m’entoure. Ainsi, je serais bien plus le jouet de mon
désir que son auteur, au sens où lorsque je désire, j’obéis inconsciemment à des règles que j’ai
intériorisées indépendamment de moi car je me serais constituée durant toute mon enfance, par les
normes issues de mon éducation, de ma culture et de la société à laquelle j’appartiens.
Le désir est devenu une sorte de soumission que je ne peux stopper que par ma raison, car elle n’a
pas d’emprise sur mon corps. Le désir est dangereux car je suis une marionnette si je n’arrive pas à le
contrôler donc il me dominerait. Comme dit Platon dans Gorgias et le mythe du tonneau des
Danaïdes, c’est que si l’on écoute trop nos désirs nous allons encore plus désirer et Platon va
comparer sa a un tonneau percé qui perd sa denrée donc il faut le remplir sans cesse. C’est pour sa
qu’il faut maitriser nos désirs par la raison si non nous en serrons esclaves et nous serions plis des
êtres humains.

Le désir, peut être contrôlé par la raison, si on ne se laisse pas dépasser par celui-ci.

Pour finir, l’homme est un être qui est en manque de satisfaction, il est marqué par le fait qu’un jour
il va mourir donc il sera en recherche constante de ce qui lui permettra de se compléter comme par
exemple avec le mythe d’Aristophane ou l’homme a été s’éparer de sa moitié par Dieu car il se
sentait supérieure et lui manquait de respect, donc depuis il n’a qu’un seul but de retrouver sa moitié
qu’il a perdu. L’homme désire combler le vide qui l’entoure ce qui montre qu’il n’est pas esclave du
désir.

Pour conclure, l’homme n’est pas esclave de ses désirs, il est libre de faire des choix importent, il
peut contrôler ses désirs par sa raison pour qu’ils ne prennent pas le dessus sur lui et qu’ils fassent de
lui son esclave.