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Forum National de Sensibilisation et d’Information sur la Zone de

Libre-Echange Continentale Africaine

Libreville, King’s Choice Appart Hôtel, 26-27 Février 2020

RAPPORT DU FORUM NATIONAL DE


SENSIBILISATION ET D’INFORMATION
SUR LA ZLECAF
INTRODUCTION

1. Du 26 au 27 Février 2020, s’est tenu à Libreville, République Gabonaise, un forum national


d’information et de sensibilisation sur la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf),
qui a mis en relief les défis et les opportunités de cette zone pour le Gabon. Ce forum a été organisé
par la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) en partenariat avec le
Ministère chargé du Commerce de la République Gabonaise avec l’appui financier de la
Commission de l’Union Européenne.

2. Le forum avait pour objectifs :

- D’informer, de sensibiliser et de discuter des implications de la ZLECAf sur l’économie du


Gabon ;
- de donner une grille de lecture aux représentants du secteur public, du secteur privé, de la
société civile et des universitaires sur les enjeux, les défis, les avantages et les éléments clés d’une
stratégie nationale de sa mise en œuvre pour un repositionnement de l’économie Gabonaise.

PARTICIPATION

3. Plus d’une centaine de participants ont pris part à ce forum et représentaient respectivement les
administrations publiques, le secteur privé, la société civile, la Communauté Economique des Etats
de l’Afrique Centrale (CEEAC) et la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique
(CEA).

4. La liste des participants est jointe en annexe I du présent relevé de conclusions. Le secrétariat des
travaux était assuré conjointement par la CEA et la Direction Générale du Commerce.

CEREMONIE D’OUVERTURE

5. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Monsieur Hugues MBADINGA MADIYA,


Ministre en charge du commerce.

Deux allocutions ont été prononcées respectivement par Monsieur Helder MUTEIA,
Coordonnateur du Bureau sous régional de la FAO en Afrique Centrale, représentant le
Coordonnateur du Système des Nations Unies au Gabon et par Monsieur Hugues MBADINGA
MADIYA, qui a ensuite déclaré ouverts les travaux dudit forum.

Dans son propos, le Coordonnateur, représentant du Coordinateur du Système des Nations Unies
au Gabon, a mentionné que la mise en œuvre de la ZLECAf va accroitre la concurrence et pourrait
mettre en difficulté certaines entreprises locales.
A cet effet, les capacités nationales devront faire l’objet d’un renforcement en matière de
compétitivité des entreprises, de recensement des risques de concurrence sur les importations, de
suivi des secteurs sensibles et d’adoption de mesures correctives.

Monsieur le Ministre en charge du Commerce du Gabon a mis en exergue les objectifs de la


ZLECAf qui visent entre autres, l’élimination progressive des barrières tarifaires et non tarifaires
au commerce intra-africain, à faire du continent une Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée
par ses propres citoyens. Ce marché ambitieux doté de plus de 1,2 milliards de personnes et un
Produit Intérieur Brut (PIB) supérieur à 2500 milliards dollars. Il a rappelé que ces travaux ont pour
objectifs d’instituer un dialogue inclusif entre les décideurs publics, les acteurs économiques, la
société civile et les universitaires afin de renforcer leurs capacités sur les avantages de la mise en
œuvre de la ZLECAf.

Après l’ouverture des travaux par Monsieur le Ministre en charge du Commerce du Gabon, une
présentation générale de la ZLECAf a été faite en présence des membres du Gouvernement et des
représentants des organisations internationales par Monsieur Emmanuel MBARGA, Consultant
CEA/CEEAC en Commerce des Marchandise et Barrières Non Tarifaires.

DEROULEMENT DES TRAVAUX

6. Les travaux se sont déroulés en sessions plénières avec des présentations et discussions, puis en
groupes et suivis des restitutions. La modération des échanges était assurée par les experts,
consultants de la CEA.

DEROULEMENT DU FORUM

JOURNEE DU 26 Février 2020

Quatre présentations, suivies de discussions, ont été faites lors de ce forum, à savoir :

▪ Présentation générale de la ZLECAf et contenu de l’accord suivi de l’état des lieux des
négociations.

Monsieur Emmanuel MBARGA, Consultant CEA/CEEAC en Commerce des Marchandises et


Barrières Non Tarifaires a fait une présentation de la ZLECAf. L’expert a souligné que la ZLECAf
est un des douze projets phares et prioritaires au premier plan décennal de mise en œuvre de l’agenda
2063 de l’Union Africaine. Pour faciliter cette opérationnalisation de la ZLECAf, trois protocoles
accompagnent d’ores et déjà l’accord : Des protocoles sur le Commerce des Marchandises, le protocole
sur le Commerce des Services et le mécanisme de règlement des différends. Trois autres protocoles
sont en cours de négociation et finaliser d’ici décembre 2020. Il s’agit des protocoles sur
l’investissement, la politique de concurrence et les droits de propriété Intellectuelles.
Il a ensuite mentionné les institutions impliquées et les différentes réunions qui ont marqué les progrès
vers la mise en œuvre de l’accord, en passant en revue les principaux résultats des négociations. Il s’est
longuement appesanti sur la structure de l’accord, mais aussi sur les modalités de libéralisation tarifaire,
la Phase II des Négociations, l'état d'avancement du processus de ratification, en particulier l’état des
signatures.
Pour clore son propos, il a mis en relief le cadre Institutionnel pour la mise en œuvre de la ZLECAf,
les étapes essentielles des négociations, la feuille de route pour la conclusion des travaux restées en
suspens, et les négociations de la Phase II, ainsi que la nécessité de mettre en place un comité national
doté de moyens et l’élaboration d’une stratégie nationale adapté.

▪ Présentation de l’Accord et l’état des lieux des négociations : Le commerce des services

Monsieur Désire LOUMOU, Expert-Consultant en commerce des services et investissements


CEA/CEEAC, a fait une présentation axée sur la structure du protocole, les objectifs et les modalités
de négociation sur le volet commerce de service. On retient que cinq secteurs prioritaires (les services
financiers, services de communication, services de transport, les services fournis aux entreprises, les
services relatifs au tourisme et aux voyages) ont été choisis pour la libéralisation progressive du
commerce des services. Chaque pays devra prendre des engagements spécifiques dans lesdits secteurs
selon les modes de fournitures (mode 1 : fourniture transfrontière, mode 2 : consommation à l’étranger,
mode3 : présence commerciale et mode 4 : personne physique) qui lui permettra d’échanger avec les
autres pays membre de l’Union Africaine.

▪ Stratégie Nationale de mise en œuvre de la ZLECAf pour le Gabon

Monsieur Simon Yannick FOUDA, économiste au Bureau Sous-Régional de la CEA, a exposé sur
l’étude d’impact réalisée par la CEA, pour évaluer l’impact économique de la ZLECAf sur les
économies des pays d’Afrique Centrale.
L’expert a présenté deux outils économiques complémentaires, à savoir le modèle d’équilibre partiel
(MEP) et le modèle d’équilibre général calculable (MEGC) qui ont permis d’évaluer l’impact de la
ZLECAf sur l’économie des pays de l’Afrique centrale.
Les résultats de cette étude ont montré de manière générale qu’à court terme, les recettes douanières
baisseront de 5,1% cependant à moyen et long terme cette baisse est compensée par les effets positifs
notamment une augmentation des exportations de 9% ainsi qu’une hausse de la croissance économique
de l’ordre de 4%. Cependant afin de tirer pleinement parie de l’accord et obtenir les effets positifs
attendus, il est impératif de de prendre des mesures concrètes et cruciales qui assureront l’attractivité
du Gabon et amélioreront la compétitivité des entreprises gabonaises. Il est également demandé à
chaque pays de l’Afrique centrale de mener des études d’impact-pays approfondies.

▪ Présentation sur les critères directeurs de la stratégie de mise en œuvre de la ZLECAf


Sur ce point, Monsieur KOMI TSOWOU, économiste à la CEA, a passé en revue l’importance pour
les pays de l’Afrique Centrale de mettre en place des stratégies nationales de mise en œuvre de la
ZLECAf, et les différents critères directeurs :
Examen du cadre macroéconomique, structure de production et flux commerciaux

- Analyse situationnelle ZLECAf

- Risques liés à la ZLECAf et mesures d'atténuation

- Identification et hiérarchisation des opportunités de diversification

- Contraintes à surmonter et actions stratégiques requises

- Objectifs stratégiques, plan d'actions et cadre de suivi et d'évaluation

- Financement de la mise en œuvre de la ZLECAf

- Communication et visibilité

- Questions transversales.
Travaux de groupes

Les participants se sont repartis en six groupes représentatifs des administrations publiques, du secteur
privé et de la société civile, pour approfondir la réflexion sur les neuf thèmes suivants :

- Examen du cadre macroéconomique, structure de production et flux commerciaux ;


- Analyse situationnelle de la ZLECAf ;
- Risques lies à la ZLECAf et mesures d’atténuation ;
- Identification et hiérarchisation des opportunités de diversification ;
- Contraintes à surmonter et actions stratégiques requises ;
- Objectifs stratégiques, plan d’actions et cadre de suivi-évaluation ;
- Financement de la mise en œuvre de la ZLECAf ;
- Communication et visibilité ;
- Questions transversales.

Les participants qui ont pris part aux travaux de groupe, avaient la charge de faire des observations et
de formuler des recommandations sur chacun des neuf thèmes.

JOURNEE DU 27 Février 2020


Les travaux de groupes se sont poursuivis au cours de cette journée suivis par une restitution en plénière
des recommandations de chacun des six groupes.

RECOMMANDATIONS DES GROUPES DE TRAVAIL

EXAMEN DU CADRE MACROECONOMIQUE, STRUCTURE DE PRODUCTION


ET FLUX COMMERCIAUX

Analyse du contexte macroéconomique et aperçu des conditions favorables à la


transformation structurelles ;

- L’Etat doit mettre en œuvre les réformes initiées dans le cadre du PSGE et du PRE :
✓ améliorer la compétitivité des filières, susceptibles d’être des moteurs de croissance (agro-
industrie : Hévéa, huile de palme, élevage, pêche et aquaculture …) et de l’agriculture
vivrière ;
✓ développer le secteur minier (production du Silico-manganèse et du manganèse métal) ;
✓ développer la production des dérivés du pétrole, sachant que 95% du pétrole brut est
exporté hors du continent ;
✓ La stratégie d’industrialisation doit également porter sur les autres ressources
naturelles non exploitées (Fer, uranium, terres rares…) ;
✓ développer la filière bois (3ème transformation) pour exportation dans les pays africains;
✓ Mettre en œuvre des recommandations contenues dans la Stratégie Nationale du
Tourisme, y compris le patrimoine culturel
1. Tenir des consultations avec les collectivités locales afin d’initier et développer
des offres touristiques ;
2 .adapter les structures d’hébergement avec les types de tourisme retenus ;
3. mettre un accent sur la formation et sur le développement des infrastructures de
transport et d’accueil (hôtels, auberges……) ;
4. finaliser la mise en place d’un point d’information dans le cadre de la mise en
œuvre de l’accord sur la facilitation des échanges ;
5. vulgariser le cadre juridique sur les activités touristiques
Identification des principaux défis et risques macroéconomiques
✓ Identifier et réaliser les projets retenus dans le schéma directeur des Infrastructures
et accélérer leur mise en œuvre ;
✓ Accélérer le processus d’élaboration des normes nationales et participer aux travaux
d’harmonisation des normes au niveau continental ;
✓ Les organes spécialisés dans de contrôle doivent disposer des outils nécessaires à
leur fonction ;
✓ Mettre en œuvre l’accord de l’OMC sur la facilitation des échanges, y compris :
1. la participation à la vulgarisation des normes nationales ;
2. Le renforcement des moyens de lutte contre la fraude documentaire ;
3. Le renforcement de la collaboration entre les administrations ;
4. application des sanctions prévues par les textes;
Examens du tissu industriel et des flux commerciaux des produits et services (incluant
l’intégration aux chaines de valeurs
✓ Financer le fonctionnement du comité national d’agrément des produits industriels au
régime préférentiel CEMAC/CEEAC.

✓ Appliquer les textes qui concernent les monopoles


Analyse situationnelle ZLECAf
Analyse des cadres réglementaires et institutionnels existants et leur degré de cohérence avec la
ZLECAf :
✓ Renforcement des capacités des Membres des Comités Obstacles Techniques au
Commerce(OTC) et Mesures Sanitaires et Phytosanitaires(SPS) ;
✓ Accélérer la mise en place du comité national ZLECAf et affecter les moyens pour son
fonctionnement. ;
✓ Créer un comité national de facilitation des échanges et donner les moyens nécessaires pour
son fonctionnement.

Diagnostic des besoins pour la mise en œuvre effective de l’Accord sur la ZLECAf :
✓ Organiser des sessions de sensibilisation au profit des parties prenantes (administrations,
acteurs du secteur privé, de la société civile, y compris les associations des
consommateurs…) ;

✓ Conscientiser les administrations pour qu’elles soient au fait des accords signés et apportés ;

✓ Assurer de manière permanente la sensibilisation des acteurs, en mettant un accent


particulier sur les femmes qui s’occupent du commerce transfrontalier.

Examen des instruments de la ZLECAF- mécanisme de lutte contre les obstacles non
tarifaires, recours commerciaux, comités techniques de la ZLECAf, les offres d’accès aux
marchés :

✓ désigner dans l’urgence un point focal national dans le cadre du mécanisme de lutte contre
les obstacles non tarifaires,
✓ désigner des experts représentant le Gabon dans les différents négociations prévues par la
ZLECAf ;

✓ harmoniser les textes réglementaires en matière de subvention ;


✓ Prévoir un cadre de suivi des engagements pris par les parties (administrations et
entreprises)…

RISQUES LIES A LA ZLECAF ET MESURES D’ATTENUATION


1- Sécuriser les documents de voyage, renforcer la coopération judiciaire entre les Etats.
• Renforcer les capacités de contrôle aux frontières par les intervenants administratifs
(Commerce, Douanes, AGANOR, AGASA).
2- Créer un établissement de financement, d’une agence de promotion à l’export.
• Réduire la fiscalité pour les entreprises locales à court terme (3 ans), construction des routes
transfrontalières, élargissement et entretien, amélioration des infrastructures de transport.
• Libéraliser le secteur de l’eau et électricité et promouvoir les nouvelles sources d’énergies
3- Sensibiliser et renforcer les reformes Administratives (Protection intellectuelle et industrielle,
Normalisation, labellisation, traçabilité et contrôle)
• Renforcer la lutte contre la contrefaçon, la contrebande et la piraterie
4- Former, créer des centres de formations professionnelles, adaptée aux besoins des entreprises :
• mettre en place des conventions collectives par secteur d’activités ;
• mettre en place un « local content ».
5- Mettre en place des zones agricoles, commerciales et industrielles :
• renforcer la législation existante ;
• Appliquer un plan national d’affectation des terres ;
• Encadrer des activités industrielles agricoles et commerciales.
6- Accélérer la diversification de l’économie gabonaise (télécommunication, tourisme, agriculture,
énergie, industrie, transport, services fournis aux entreprises…) :
• Favoriser le climat des affaires ;
• Elargir l’assiette fiscale.
7-Lutter contre le blanchiment des capitaux :
• Renforcer le cadre juridique existant ;
• Renforcer la coopération entre les Etats en matière de lutte contre le blanchiment.
8- Renforcer les institutions existantes par des représentations provinciales et diplomatiques :
• Vulgariser l’information ;
• former les acteurs (administration, privé…)
9-Vulgariser, former, sensibiliser et accompagner les populations et les opérateurs économiques.
10- Harmoniser et simplifier les procédures et les documents administratifs avec les Etats parties.
11- Mettre en pace des comités de veille et des brigades aux frontières.

IDENTIFICATION DES OPPORTUNITES ET DES MARCHES, DES


CONTRAINTES ET ACTIONS STRATEGIQUES A SURMONTER

Tourisme :
✓ définir la politique nationale du tourisme
✓ adopter et mettre en œuvre la stratégie nationale du Tourisme
✓ faire diligence dans la promulgation de la loi portant sur l’organisation du tourisme
✓ réviser les textes réglementaires (conformément à la ZLECAf)

Pétrole (Transformation des produits dérivés) :


✓ Poursuivre la mise en œuvre du code des hydrocarbures et prendre les textes d’application
y relatifs
✓ Améliorer les infrastructures de transport
Mines :
✓ adapter des textes réglementaires
✓ transformer l’or en lingot

Agriculture-Elevage- Pêche aquaculture :


✓ réviser le code de pêche et d’aquaculture
✓ élaborer les textes d’application y relatifs
✓ développer les zones à forte productivité agricole
✓ renforcer les capacités des opérateurs du secteur
Communication :
✓ investir
✓ former
✓ produire
✓ adopter les textes réglementaires en la matière

Transports aériens et maritime :


✓ Minimiser les coûts d’approvisionnement et en kérosène
✓ développer les infrastructures d’énergie électrique (production et transport) pour soutenir
les besoins industriels et favoriser les interconnexions électriques avec les pays voisins
✓ accélérer la mise en œuvre de la stratégie d’industrialisation
✓ mettre en œuvre le programme de mise à niveau des entreprises nationales
✓ finaliser la mise en œuvre de la bourse de sous traitance et de partenariat du Gabon
✓ poursuivre la mise en œuvre de l’observatoire national de la compétitivité
✓ développer et réhabiliter les infrastructures de transport terrestres et maritimes
✓ former davantage les ouvriers qualifiés
FINANCEMENT DE LA MISE EN ŒUVRE DE LA ZLECAF
COMMUNICATION ET VISIBILITE

- Examen et identification des sources potentielles de financement pour la mise en


œuvre efficace de la ZLECAF (budgets nationaux, secteurs privés et autres).

1- La structure du budget du comité national de la ZLECAF se compose comme


suit :
- 40% assigné à l’Etat Gabonais ;
- 40% au secteur privé ;
- 20% aux bailleurs de fonds
• Chaque entreprise tous secteurs confondus, devra contribuer à hauteur de
0.5% de son Chiffre d’Affaire déductible d’impôts ;
2- Les potentiels bailleurs de fonds sont :
- La CEEAC ;
- CEMAC ;
- BDEAC ;
- BAD
Mécanismes de sensibilisation pour une meilleure compréhension des enjeux liés à la mise
en œuvre de la ZLECAF

1- La stratégie de communication est orientée principalement sur les


opérateurs économiques.
Les canaux suivants ont été identifiés :
• Audiovisuel :
Les Spot TV et radio ;
Les émissions.
• La presse écrite :
Les parutions de presse ;
Des revues dédiées à la ZLECAF ;
Les panneaux publicitaires.

• La presse en ligne :
Un site institutionnel :
Les blogs et forums ;
Les réseaux sociaux.
2- Organiser des campagnes de sensibilisation dans l’ensemble du territoire
national ;
3- Intégrer la ZLECAF dans les programmes académiques.

Désignation d’ambassadeurs de la ZLECAF :

1- Impliquer les représentations diplomatiques ;


2- Solliciter l’implication des leaders sportifs, d’opinions etc… pour leur
notoriété, activité professionnelle capable d’influencer les opinions et de créer
une relation publique.
INCLUSION, AUTONOMISATION DES FEMMES ET EMPLOYABILITE DES
JEUNES
Inclusion
- Formation des jeunes sur la réduction des couts de production ;
- Sensibilisation sur la productivité et de délais de production ;
- Ouvertures des marchés
Autonomisation des femmes
- Mettre en place d’une stratégie de communication et plan de formation, dédiés aux
partenaires ;
- Harmoniser et coordonner les différents programmes et actions sur le plan national
(différents administration) ;
- En matière d’actions de sensibilisations et de formations, associer les hommes et les
femmes qui ont réussi dans différents domaines d’activités ;
- Appui subventionnel aux services publics, suivi rapproché et évaluation des partenaires ;
- Les fonds d’aide existants servant exclusivement aux différentes catégories
socioprofessionnelles identifiées ;
- créer une commission féminine au niveau national.

Employabilité des jeunes


- Créer un partenariat publique/ prive ;
- Créer un cadre de concertation
- Créer un protocole accord avec les entreprises ;
- Renforcer les capacités des jeunes ;
- Tenir compte de l’adéquation formation /emploi lorsque que l’on veut créer des empois
- Encourager la recherche et l’innovation scientifique et technologique ;
- Créer les emplois subventionnés pour les jeunes ;
- Affecter des terrains agricoles aux jeunes cultivateurs;
- Soutenir financièrement ou en équipements de base ;
- Mettre en place des programmes d’auto-soutien des jeunes ;
- créer une commission jeunesse au niveau national.

CHANGEMENT ENVIRONNEMENTAL ET CLIMATIQUE


Quel est l’impact de la mise en œuvre de la ZLECAf sur l’environnement et le climat au
Gabon ?
✓ Elaborer les normes environnementales, les contextualiser et veiller à leur applicabilité
(Ministère des Eaux et Forêts, Ministère des Mines, Ministère de la Santé, Ministère en charge des
TP, AGANOR)
✓ Mettre en place une politique et des mécanismes de reboisement
(Agence Nationale des Parcs Nationaux, Ministère en charge des TP)
✓ Créer un guide de développement urbain favorisant l’implémentation d’entreprises vertes
(Ministère des Eaux et Forêts, Conseil Climat)
✓ Promouvoir les matériaux bios dégradables et améliorer leur chaîne de distribution
(Ministère des Eaux et Forêts, ONG Environnementales)
✓ Mettre à disposition et/ou renforcer les points de contrôle qualité aux différentes frontières
(AGANOR, Ministère des Eaux et Forêts)
Quelles sont les opportunités technologiques de la mise en œuvre de la ZLECAf au Gabon
?
✓ Intensifier la construction des infrastructures numériques et mettre en place des systèmes de
registres centralisés de l’Etat (Ministère de l’Economie Numérique, ANINF, ARCEP,
Opérateurs de la Téléphonie Mobile)
✓ Accompagner les start-up informatiques dans le développement de leurs produits (Ministère
de l’Economie Numérique, Organismes de financement, ONG du Secteur Numérique,
Incubateurs du Numérique)
✓ Renforcer l’offre de formation dans le domaine du numérique (Ministère de l’Enseignement
Supérieur, Ministère du Travail, Ministère de l’Education Nationale, Secteur Privé)
✓ Créer un partenariat entre les opérateurs économiques pour une réduction des coûts
numériques (Opérateurs de téléphonie, Ministère de l’Economie, Opérateurs de régulation des
Télécoms)
✓ Mettre des lois pour la protection des usagers sur le Web (Ministère de l’Economie Numérique,
Ministère de l’Economie, ONG de protection des consommateurs)
Enfin, les participants ont insisté sur la nécessaire cohésion qui devrait exister entre la stratégie nationale
de mise en œuvre de la ZLECAf et les autres documents de politique commerciale existants.

ADOPTION DES RECOMMANDATIONS


.
A l’issue des travaux, les participants ont adopté le présent rapport et les recommandations.

CLÔTURE
La cérémonie de clôture du forum a été faite par l’allocution de Monsieur Barthélemy NGOULAKIA,
Secrétaire Général du Ministère en charge du Commerce.

Fait à Libreville, le 27 Février 2020

Le Rapporteur

Jean-François YANDA