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Le PCEC

Le plan comptable (ou compte d'exploitation ; en anglais : chart of accounts ou COA) est


l'ensemble des règles d'évaluation et de tenue des comptes qui constitue la norme de la
comptabilité. Le plan de comptes, c'est-à-dire la liste des comptes ordonnée, est un des éléments
du plan comptable. C'est à tort que le langage usuel réduit souvent le plan comptable au seul
plan de compte

Avantages
Un plan de comptes est utilisé par un acteur économique (entreprise ou personne physique) au
sein de son système comptable pour enregistrer les événements économiques et financiers
selon un classement normalisé dans le respect des principes comptables. C'est
une norme de classification des comptes.
Ce système hiérarchique permet :

 d'agréger très facilement des ensembles d'opérations homogènes (ex. pour connaître le
solde de tous les comptes bancaires, il suffit de consulter le solde du compte correspondant),
 de multiplier sans peine les subdivisions (certaines comptabilités contiennent des
comptes à 10 chiffres)
La simple connaissance de certaines règles de codifications permet de retrouver assez
facilement le numéro de compte voulu.
Une connaissance du système abrégé suffit à retrouver facilement un compte.
Pour les auditeurs ou toute tierce personne chargée d'examiner ou de donner une opinion sur la
comptabilité, ce système de plan comptable imposé légalement et pour toutes les unités
comptables du pays, permet une économie de temps considérable puisqu'il évite de devoir
découvrir et analyser le plan comptable créé ad hoc selon les principes comptables et de devoir
en vérifier la compatibilité avec les lois et normes en vigueur.

Inconvénients
Ce système est relativement rigide : chaque classe ne peut contenir que dix comptes, chaque
compte ne peut contenir que 10 sous-comptes (de 0 à 9)1.
Au niveau européen ou mondial, il manque une normalisation. Ainsi lorsqu'une entreprise
doit consolider les comptabilités de ses filiales, il est nécessaire d'établir un tableau de
correspondance de compte à compte, voire de créer des comptes analytiques spécialisés
puisque le plan comptable français n'est pas le même que, par exemple, le plan comptable
tchèque et que la correspondance entre les comptes n'est jamais idéalement établie d'une
législation comptable à l'autre. À cet égard, le système « anglo-saxon » qui laisse à chaque
entreprise le soin d'établir son propre plan de comptes est préférable
puisqu'une multinationale pourrait, dans ce cas-là, faire adopter par toutes ses filiales un plan de
comptes commun à toutes les unités comptables du groupe, quel que soit son pays
d'établissement.
C'est pour pallier ce manque d'uniformisation des données comptables et augmenter la lisibilité
des comptes consolidés que l'Europe a adopté les normes comptables internationales IAS/IFRS.
Ainsi, depuis le 1er janvier 2005, toute entreprise européenne cotée en bourse a l'obligation de
publier ses Comptes consolidés selon le schéma IAS/IFRS. Poursuivant la logique, certains états
européens encouragent depuis leurs sociétés à également publier leurs comptes nationaux selon
les normes internationales. C'est le cas par exemple de la Belgique ou de la France. Ce n'est
toutefois pas une obligation à ce jour.
Notons cependant qu'avec le développement de l'informatique (voir « progiciel de gestion
intégré »), la complexité de la consolidation comptable supra-nationale est grandement facilitée
par un double jeu de comptes au niveau des filiales : l'un national et légal quand il existe, l'autre
destiné aux besoins de la consolidation de la société mère.