Vous êtes sur la page 1sur 67

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE LA FORMATION ET DE L’ENSEIGNEMENT


PROFESSIONNEL

INSTITUT NATIONAL SPECIALISE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE


BOUKHLOOF MOHAMED EL HADI_BATNA_

MEMOIRE DE FIN DE FORMATION


Pour l’obtention
du Diplôme de Technicien Supérieur
En : hygiène et sécurité et environnement

THEME

Risque incendie lié à


la turbine à gaz
Réalisé par :
Arab Mamoun Encadré par :
Mohamed Tahar Larbi

Promotion 2018/2019
Dédicace 2019

Dédicace
Je dédie ce travail à la prunelle de mes yeux, ma mère
‘Louiza’ et au soleil de ma vie, mon père ‘Cherif’ qui
ont tout sacrifié pour que je puisse atteindre mes
objectifs et d’être fier de ma réussite.

A Mes chers frères ‘Fouad’, ‘Foudhil’ et mes sœurs.

A Mon grand-père, toutes mes tantes, mes oncles, mes


cousins et le reste de ma famille.

A mes amis qui se tenaient près de moi ‘B. Haithem’,


‘Amara’

Aussi, à tous mes enseignants durant mon parcours


scolaire.

Merci infiniment !

Mamoun
Remerciement 2019

Remerciement
Je tiens à remercier en premier lieu ‘‘Allah’’ qui me donne la
force pour mener à bien réaliser ce Mémoire de fin de formation.
Je veux exprimer ma profonde reconnaissance à mon directeur de
mémoire ‘Mohamed Tahar Larbi pour sa patience et sa
disponibilité, je le remercie de m’avoir encadré et orienté.
J’adresse mes sincères remerciements aux enseignants ‘Boussalem
Abla’, ‘Okba’ et ‘Bouziane Haithem ’qui ont accepté de me
contacter et de répondre à mes questions durant mes recherches
et qui par leurs paroles, leurs écrits, leurs conseils et leurs
critiques ont guidé mes réflexions.
Je tiens également à remercier toute l'ensemble des enseignants
de l’institut national spécialisé de la formation professionnelle
Boukhloof Mohamed El Hadi_Batna.
Je remercie vivement l'ensemble du personnel de LABREG à
Babar – Khenchela qui a contribué au succès de mon stage
pratique.
J’exprime aussi mes sincères gratitude à ma famille, à mes amis
et à tous ceux qui ont contribué de pris ou de loin pour
l’aboutissement de ce travail.

Arab Mamoun
Contenus 2019

Contenus

Abréviations…………………………………………………………………………………..1

Introduction générale......................................................................................................….....2

Chapitre I : Présentation de La centrale électrique turbines à gaz à LABREG.

I.1.Généralité............................................................................................................…………...5
I.2. Définition et Principe de fonctionnement de la turbine à gaz.……………………………..7
I.3. Principe de fonctionnement ………………………………………………………………..8
I.4. Principes :……………………………………………………………………………...….10
I.5. Rendement :………………………………………………………………………….........11
I.6. Présentation de la turbine AE94.2………………................................................................13
I.7. L’alternateur : ……………………………………………………………………...……..16
I.8. Disjoncteur groupe : …………………………………………………...…………………17
I.9. Les transformateurs ……………………………………………………………….…..…18
I.9.1. Transformateur principal......................................................................………….....18
I.9.2. Transformateur de soutirage …………………………………………...…………..19
I.9.3. Les transformateurs MT/BT :…………………………..…..…………………….…19
I.10. Description générale des différentes Locaux.…………………………20
I.10.1. Administration………………………………………………..20
I.10.2. Poste de garde…………………………………………………20
I.10.3. Système de protection incendie..……………………………...20
I.10.4. Système d’eau…………………………….…………………..21
I.10.5. Magasin……………………………………………………….21
I.10.6. Atelier……….………………………………………………..22
I.10.7. Station de traitement de gasoil ……………………………….22
I.10.8. Système d’air comprimé…………………………..………….23
I.10.9. Poste Gaz……………………………………………………..23
I.10.10. Salle de contrôle : ………………………………………..…24
I.10.11. Group Diesel de secours……...……………………………..25
I.11. Conclusion :………………………………………….……………… 25

Chapitre II : Identification des risques liés à la turbine à gaz et définition du risque


incendie.

II. Introduction ………………………………………………………………….…...………..27


II.6. Risque incendie…………………………………………………………………………28
II.6.1. Théorie du feu……………………………………………………………………….. 28
A. Les causes d’incendie – exemples………………………………………………………...28
B. Les classes de feux…………………………………………………………………….…..28
II.5. Evaluation des phénomènes dangereux…………………………………………………29
II.6. Risque incendie………………………………………………………………………... 30
II.6.1. Théorie du feu………………………………………………………………………...30
A. Les causes d’incendie – exemples………………………………………………………...30
B. Les classes de feux………………………………………………………………………...30
Contenus 2019

C. Le triangle du feu………………………………………………………………………….31
C.1. Définition de la combustion……………………………………………………………..31
C.2. Le combustible …………………………………………….……………………………32
C.3. Le comburant ……………………………………………………………………………32
C.4. L’énergie d’activation ………………………………………..…………………………33
C. Principe de combustion …………….…………………………..…………………………33
C. Intensité de la combustion …………………………………………………………………34
F. La propagation du feu …………………………………………………………...…………35
H. Déroulement type d’un incendie…………………………………………………..……… 37
I. La fumée et ses dangers……………………………………………………………………38
III. Conclusion………………………………………………………………………….……40

Chapitre III : Protection contre l’incendie au niveau de la turbine à gaz.

III. Introduction……………………………………………………………………………….42
III.2. L’extinction du feu……………………………………………………………………...43
A. Procédés d’extinction …………………………………………………………...…………44
III.3. Les agents extincteurs………………………………………………….……………… 44
C. Cas particuliers …………………………………………………………….………………45
III.4. Presentation des differents moyens de secours …………………………………………48
III.4.1. Les moyens de secours contre l’incendie ……………………………………………48
III.4.2. Les moyens d’extinction………………………………………….……….………… 48
A. Les points d’eau……………………………………………………………..….………… 48
B. Les extincteurs ………………………………………………………………….…………49
C. Les robinets d’incendie armés (RIA) ……………………………………..…….…………52
III.5. Principe de fonctionnement du système de protection incendie…….……….…………53
III.6. Principe de fonctionnement des détecteurs thermostatique………………….………… 54
III.6.1. Seuil de déclenchement des détecteurs thermostatique ………………………………55
III.7. Points faible du système de protection incendie ………………………………..………55
III.8. Solutions proposées …………………………………………………………….………56
III.9. Principe de fonctionnement du thermocouple ………………………………….………57
III.9.1. Les avantages d’un thermocouple …………………………..………………..………59
III.9.2. Choix de thermocouple……………………………………………………………… 59
III.9.3. Alarmes déclenchés ………………………………………………………..…………60
III.10. Conclusion …………………………………………………………………….………60
Conclusion général...........................................................................................................…...61
Bibliographie………………………………………………………………………………...62
Abréviations 2019

Abréviations

Abréviation Description

A Arbre
AFFF Agents Formant un Film Flottant
BT Basse tension
C Compresseur
Ch / CC Chambre(s) de combustion
CR Compresseur d’air
DCS Système de contrôle distribué
E Air extérieur
Ec Cheminée
EN Norme européenne
G Combustible gazeux ou liquide pulvérisé
GRTE Gestionnaire du réseau de transport d’électricité
GRTG Gestionnaire du réseau de transport gaz
M Moteur de lancement
MT Moyenne tension
NFS Norme française
ONAN Circulation naturelle de l’huile et de l’air
RIA Robinets d’incendie armés
T Turbine
TG Transformateur auxiliaire

1
Introduction général 2019

Introduction général

Introduction générale

Chaque année, des dizaines des personnes sont directement ou indirectement victimes d'un
incendie. Les brûlures peuvent être considérées comme étant les lésions les plus graves
susceptibles de marquer un être humain. Un grand nombre des personnes sont également

victimes d'intoxication par la fumée lors d'un incendie. De plus, du point de vue émotionnel, un
incendie laisse aussi des séquelles chez les personnes concernées, lesquelles ont souvent besoin
de beaucoup de temps pour les assimiler.

Pour une entreprise, un incendie peut avoir des conséquences catastrophiques. Parfois, un
redémarrage des activités de l'entreprise n'est financièrement pas possible en raison de la perte
de sa position sur le marché, provoquée par un arrêt forcé de ses activités. Un incendie porte
également toujours préjudice à l'environnement. Chaque incendie a en effet une incidence sur
l'environnement suite au dégagement de produits de combustion toxiques et à la propagation de
résidus de l'incendie dans l'environnement.

Les dommages matériels de l'ordre des plusieurs millions sont aussi une catastrophe pour
beaucoup d'entreprises frappées d'un incendie.

Le préjudice économique suite à un incendie est considérable. Les montants concernent


uniquement les dommages directs estimés résultant d'un incendie. Le préjudice économique
indirect est souvent plus élevé. Pensez par exemple au préjudice économique suite à la perte
des outils de production et des stocks, aux coûts salariaux, aux coûts d'intervention des services
d'incendie, aux coûts de déblaiement, aux coûts de réorganisation et de reconstruction, etc.
L'ampleur du préjudice économique indirect est inconnue, mais peut être un multiple des
dommages directs.

Une bonne sécurité incendie est dans l'intérêt de tous. Incontestablement dans le cas de grands
projets où certains aspects financiers peuvent être intéressants, étant donné que la sécurité
incendie peut contribuer à réduire le montant des primes réclamées par les assurances. Mieux
vaut prévenir que de devoir éteindre un incendie!

2
Introduction général 2019

La sécurité des systèmes est devenue un point essentiel lors de leur conception et de leur
exploitation tant pour des questions de sureté de fonctionnement, que de question derentabilité.
Un plan de sécurité mal adapté à un système peut également conduire à une situation critique,
dangereuse aussi bien pour les personnes que pour les matériels et l’environnement. Les
systèmes ne représentant pas de risques physiques en cas de dysfonctionnement entrainent un
surcout d’exploitation non négligeable pour l’entreprise.

C’est la raison pour laquelle la CPC (Carthage Power Company) a proposé la réalisation d’une
étude de gestion de système de protection incendie de la turbine à gaz pour extraire les
défaillances du système existant. Et mettre en place des solutions pour minimiser l’apparition
de tous les risques.

Pour la présentation de notre travail, nous avons articulé notre rapport en trois chapitres
génériques :

 Le premier chapitre consiste à présenter le lieu de stage et le système étudier – la turbine à


gaz -.
 Dans le deuxième chapitre, on va identifier les risques liés à la turbine à gaz et définir le
risque incendie.
 Enfin le troisième chapitre présent la protection contre l’incendie au niveau de la turbine à
gaz et son principe de fonctionnement.

Une conclusion générale et des perspectives marqueront la fin de notre manuscrit.

3
Chapitre I

Présentation de la centrale électrique


turbines à gaz à LABREG.
Chapitre I
Présentation de la centrale électrique turbines à gaz
à LABREG.

I.1. Généralité : [1]

La centrale électrique turbines à gaz de LABREG est constituée de trois groupes d’une
puissance unitaire de 140,5 MW fonctionnant en cycle simple, et d’une puissance totale de
421,50 MW. La centrale est alimentée en gaz naturel fourni par le gestionnaire du réseau de
transport gaz (GRTG) comme combustible principal avec une pression minimale garantie de 32
bars. Le gasoil constitue le combustible de secours ; avec 03 bacs d’une capacité de 9000 m³

5
chacun, cette réserve assure une autonomie de marche en plein charge des 03 groupes de
production pendant 06 jours de fonctionnement continu.
L’énergie produite par la centrale est évacuée via 03 travées vers le poste 220KV du
gestionnaire du réseau de transport d’électricité (GRTE), ce dernier alimente 04 départs lignes
vers : KHENCHELA, ZERIBET HAMED, ELBAYADA et EL AMIRIA.
Dispose aujourd’hui d’infrastructures électriques et gazières répondant aux besoins du
développement économique et social du pays.

Chaque groupe est constitué :

 D’une turbine à gaz type V94.2 version 6.


 Un alternateur de type WY21Z-092 refroidi par l’air en circuit fermé.
 les groupes sont installés dans une salle des machines communes, et exploités par une salle de
contrôle unique.
 Le centrale est équipée d’un système DCS (système de contrôle distribué) permettant
l’automatisation générale (contrôle supervision conduite surveillance et archivage du
processus), des fonctions de sécurités (protections) et des fonctions de régulation turbine.

6
I.2. Définition et Principe de fonctionnement de la turbine à gaz:

La terminologie française turbine à gaz est issue de la traduction littérale du terme anglo-saxon
gas turbine et peut porter à confusion : en effet, ce type de machine peut utiliser soit du
combustible gazeux (gaz naturel, butane, propane, etc.), soit du combustible liquide (des plus
volatils naphta, alcool), en passant par le kérosène ou le fioul domestique), jusqu'aux
combustibles les plus visqueux (fiouls lourds ou résiduels, voire du pétrole brut vaporisé). Pour
éviter cette ambigüité, il vaut mieux utiliser l'appellation turbine à combustion.

7
Le mot « gaz » dans l'ancienne dénomination « turbine à gaz » (longtemps la plus employée)
fait référence au caractère gazeux (gas en anglais) des éléments entrant dans la combustion, par
opposition aux turbines à vapeur dans lesquelles le fluide moteur (de la vapeur d'eau, steam en
anglais) se condense en liquide. Il faut savoir qu'une turbine à combustion peut aussi être
construite pour fonctionner avec un combustible liquide (fioul domestique, fioul lourd, voire
pétrole brut (crude oil), kérosène, naphta...).

Le turboréacteur est constitué d'une turbine à combustion particulière qui utilise le principe de
la réaction pour propulser certains types d'avions dans le domaine subsonique ou supersonique.

I.3. Principe de fonctionnement : [2]

Schéma de fonctionnement d'une turbine à


combustion d'un hélicoptère ou d'un
turbopropulseur.

La turbine à combustion est un moteur thermique


réalisant les différentes phases de son cycle
thermodynamique dans une succession d’organes
traversés par un fluide moteur gazeux en
écoulement continu. C’est une différence
fondamentale par rapport aux moteurs à pistons qui réalisent une succession temporelle des
phases dans un même organe (généralement un cylindre).

Dans sa forme la plus simple, la turbine à combustion fonctionne selon le cycle dit de Joule
comprenant successivement et schématiquement :

 une compression adiabatique qui consomme de l’énergie mécanique ;


 un chauffage isobare comme pour un moteur Diesel ;
 une détente adiabatique jusqu'à la pression ambiante qui produit de l’énergie
mécanique ;
 un refroidissement isobare.

Le rendement est le rapport du travail utile (travail de détente – travail de compression) à la


chaleur fournie par la source chaude. Le rendement théorique croit avec le taux de compression

8
et la température de combustion. Il est supérieur à celui du cycle Diesel car sa détente n’est pas
écourtée, et si la veine d'échappement est bien conçue, elle permet de récupérer une partie non
négligeable de l'énergie cinétique des gaz chauds sortant des aubages turbine.

La turbine à combustion est le plus souvent à cycle ouvert et à combustion interne. Dans ce cas,
la phase de refroidissement est extérieure à la machine et se fait par mélange à l’atmosphère.
La turbine à combustion peut également être à cycle fermé et à combustion externe. Le
chauffage et le refroidissement sont alors assurés par des échangeurs de chaleur. Cette
disposition plus complexe permet l’utilisation de gaz particuliers ou de travailler avec une
pression basse différente de l’ambiante.

Le cycle de base décrit plus haut peut être amélioré par différents organes complémentaires :

 récupération de chaleur à l’échappement : les gaz très chauds détendus en sortie de


turbine traversent un échangeur pour préchauffer l’air comprimé avant son admission
dans la chambre de combustion ;
 compression refroidie : la compression comprend deux étages (ou plus) séparés par un
échangeur de chaleur (air/air ou air/eau) refroidissant l’air. La puissance nécessaire à la
compression s’en trouve réduite au bénéfice du rendement ;
 combustion étagée : la détente comprend deux étages (ou plus) séparés par un ou des
réchauffages additionnels. La puissance fournie est accrue d’où amélioration du
rendement.

Les deux dernières dispositions visent à tendre vers des transformations isothermes en lieu et
place des adiabatiques et se justifient surtout sur les machines à taux de compression élevé. Les
trois dispositifs peuvent être réalisés indépendamment ou simultanément. Dans ce cas, on
retrouve le cycle dit de Ericsson qui comme le cycle de Stirling présente un rendement théorique
égal au rendement maximal du cycle de Carnot. Cette supériorité théorique par rapport aux
cycles Otto et Diesel est cependant contrebalancée par l’impossibilité pratique de réaliser les
transformations isothermes. Dans tous les cas, ces dispositifs sont réservés aux installations
stationnaires du fait de l’encombrement et du poids des échangeurs gaz/gaz.

9
I.4. Principes :

Coupe longitudinale d'une turbine à combustion :


principaux organes

Se reporter à l'image ci-contre.

1. Le compresseur (« C »), constitué d'un


ensemble d'ailettes fixes (stator) et mobiles (rotor), comprime l'air extérieur (« E »),
simplement filtré, jusqu'à 10 à 15 bars, voire 30 bars pour certains modèles. Mais
d'autres types de machines utilisent un compresseur centrifuge et non axial.
2. Du combustible (« G ») (gazeux ou liquide pulvérisé), est injecté dans la (les)
chambre(s) de combustion (« Ch ») où il se mélange à l'air comprimé pour entretenir
une combustion continue.
3. Les gaz chauds se détendent en traversant la turbine (« T »), où l'énergie thermique et
cinétique des gaz chauds est transformée en énergie mécanique. La turbine est
constituée d'une ou plusieurs roues également munies d'ailettes précédées d'aubages
fixes (directrices). Les gaz de combustion s'échappent par la cheminée (Ec) à travers un
diffuseur.
4. Le mouvement de rotation de la turbine est communiqué à l'arbre (« A ») qui actionne
d'une part le compresseur, d'autre part une charge qui n'est autre qu'un appareil
(machine) récepteur (ice) (pompe, alternateur, compresseur…) accouplé à son
extrémité.

Pour la mise en route, on utilise un moteur de lancement (« M ») qui joue le rôle de démarreur ;
dans certaines configurations, c'est l'alternateur du groupe lui-même qui est utilisé en moteur
pendant la phase de lancement.

Le réglage de la puissance est possible en agissant sur le débit de l'air en entrée et sur l'injection
du carburant. Le réglage de la vitesse de rotation n'est possible que si l'organe entraîné le permet.
En effet, dans le cas d'un alternateur connecté à un réseau électrique à fréquence fixe (par
exemple 50 ou 60 Hz), cette fréquence impose une vitesse fixe, le débit de carburant sert à
réguler la vitesse en ajustant la puissance produite à l’énergie à produire.

10
Dans certaines machines, en particulier heavy duty modernes, la charge est entraînée par l'arbre
côté compresseur, ce qui permet de placer un diffuseur très efficace en ligne à la sortie des gaz
chauds avant de les envoyer à la cheminée ou à la chaudière de récupération. Cela permet
également de diminuer fortement les problèmes d'alignement relatif de la turbine et de la charge
entre l'état froid et l'état chaud du groupe.

I.5. Rendement :

Le rendement faible de la turbine à combustion (25 à 35 %) est dû au fait que, comme dans un
moteur à pistons, une partie de l'énergie fournie par le combustible est nécessaire pour entraîner
le compresseur et une autre perdue sous forme de chaleur dans les gaz d'échappement. Il est
possible d'améliorer légèrement le rendement en augmentant la température dans la chambre
de combustion (plus de 1 200 °C) mais on se heurte au problème de tenue des matériaux utilisés
pour la réalisation de la partie turbine. C'est en récupérant la chaleur des gaz d'échappement
(chauffage, production de vapeur…) que le rendement global de la machine peut dépasser 50 %.
On utilise alors la chaleur des gaz d'échappement (plus de 500 °C) pour produire de la vapeur
dans une chaudière.

Une autre possibilité d'augmenter le rendement de la turbine est de réchauffer les gaz en sortie
des étages de compression (avant les chambres de combustion) en les faisant passer dans un
échangeur situé dans le flux des gaz d'échappement. On arrive ainsi à se rapprocher des
rendements d'un moteur diesel semi-rapide. C'est par exemple le principe de fonctionnement de
la turbine WR21 de Rolls-Royce.

La vapeur produite est ensuite utilisée de deux manières :

 la centrale à cycle combiné où une turbine à vapeur complète la turbine à combustion


pour actionner un alternateur, le rendement global atteint alors 55 %, voire dépasse 62 %
(en 2016) dans une des dernières centrales installées comme la centrale thermique de
Bouchain en 2016 ;
 la cogénération où la vapeur produite est utilisée dans un autre domaine (papeterie…).

On fabrique des turbines à gaz de puissance unitaire allant de quelques kilowatts à plusieurs
centaines de mégawatts.

11
La turbine à gaz est un moteur constitué de trois éléments Principaux
Un compresseur d’air CR composé par une série d’aubes mobiles (rotor), qui communiquent
de l’énergie cinétique au fluide (air) et qui sont suivies alternativement par des aubes fixes
(stator) qui transforment l’énergie cinétique en énergie potentielle de pression.
Une chambre de combustion CC dans laquelle est introduit un combustible liquide ou gazeux
qui, en brûlant,

12
I.6. Présentation de la turbine AE94.2 [1]

Les turbines à gaz font partie de la catégorie des TURBOMACHINES définies par Râteau
comme étant des appareils dans lesquels a lieu un échange d’énergie entre un rotor tournant
autour d’un axe à vitesse constante et un fluide en écoulement permanent.

13
Selon le type d’énergie délivrée, les turbines à gaz se répartissent en deux classes : d’une part,
les turbomoteurs fournissant de l’énergie mécanique disponible sur un arbre et, d’autre part, les
turboréacteurs fournissant de l’énergie cinétique utilisable pour la propulsion.
Consomme partiellement l’air amené par le compresseur et élève la température de ce mélange
air-gaz de combustion, ce qui augmente en même temps son volume. Une turbine TU, dans
laquelle le mélange air-gaz sortant de la chambre de combustion à la pression obtenue après
compression se détend dans plusieursétages pour produire de l’énergie mécanique. Cette
énergie sert à entraîner le compresseur d’air et à fournir à l’arbre une puissance utilisable,
recueillie par exemple par un alternateur.

14
15
I.7. L’alternateur :

L’alternateur convertir l’énergie mécanique de la turbine en énergie électrique qui


alimente le réseau .L’alternateur est une machine a 2 pole ,3 phases synchrone, entièrement
logée dans une enveloppe, a refroidissement eau vers air

Les composants principaux de l’alternateur sont ci-dessous :

 Carpe : soutient et maintient les composants de l’alternateur .le corps est divisé horizontalement
au niveau de l’axe. il est cannelé à l’intérieur pour permettre un guidage optimum de l’air de
refroidissement.
 Stator : est un noyau autoportant composé d’un grand nombre de plaques séparées par des
encoches de ventilation .il est suspendu à des ressorts dans l’enveloppe du stator afin de pouvoir
s’adapter aux vibrations et à la dilatation.
 Six bornes de stator : sur le dessus de l’alternateur sont connectées à l’enroulement du stator
par des sangles en cuivre flexibles permettant la dilatation thermique.
 Rotor es un aimant rotatif qui absorbe l’énergie mécanique provenant du rotor de la turbine.
 Bagues de retenue cylindriques : du rotor maintiennent fermement les têtes de bobine et les
empêchent d’être déformées par les forces centrifuges qui sont générées lors du
fonctionnement. les bagues de retenue sont montées sur des frettes aux deux extrémités de la
zone active du rotor et sont fixées axialement par section active du rotor et elles ne sont pas
raccordées à l’arbre.

16
 Paliers : maintiennent et guident le rotor de l’alternateur dans la direction radiale, les supports
du palier se trouvent aux extrémités de l’alternateur.

I.8. Disjoncteur groupe :

17
Le disjoncteur de groupe assure le couplage de l’alternateur avec le réseau

(Primaire de transformateur principale 15.5 KV) âpres la synchronisation.

I.9. Les transformateurs :

I.9.1. Transformateur principal :

Le transformateur est à trois phases avec trois colonnes enroulées


- Les transformateurs principaux de puissance qui élèvent la tension de sortie de l’alternateur
de 15.5 KV a 220 KV
Le type de refroidissement est ONAN/ONAF : circulation naturelle de l’huile et
De naturelle ou forcé de l’air.
18
I.9.2. Transformateur de soutirage

Le transformateur est à trois phases avec trois colonnes enroulées


- Les transformateurs de soutirage qui alimentent les barres à moyenne tension
(6.3 KV). Le type de refroidissement est ONAN : circulation naturelle de l’huile et de l’air.

I.9.3. Les transformateurs MT/BT :

Les transformateurs MT/BT qui alimentent la barre 400V, type de refroidissement (AN).La
centrale est connectée au réseau haute tension 220 KV via un avant-poste de distribution,
chaque alternateur est relié au réseau par un transformateur principale (élévateur : 15.5 KV /
220 KV).La barre MT (moyenne tension) est alimentée par le transformateur de soutirage (15.5
KV / 6.3 KV). La barre MT alimente plusieurs départs :
- transformateur de démarrage
- transformateur auxiliaire TG
- transformateur services généraux
La barre BT (basse tension) est alimentée par des transformateurs MT/BT
(Tension d’alimentation 380/220V).
- Les groupes électrogènes de secoures qui fournissent la puissance au lancement d’un groupe
turboalternateur ainsi que l’alimentation des auxiliaires nécessaires au démarrage.

19
I.10. Description générale des différentes Locaux :

I.10.1. Administration

I.10.2. Poste de garde :

Le poste assure la Surveillance de la centrale et la


sécurité en cas d’intrusion extérieure.

I.10.3. Système de protection incendie :

Ce système est conçu pour protéger le personnel


et l’équipement et réduire au minimum les
dommages produits par le feu, il consiste –en :

-Un système d’extinction par du co2.

-Deux électropompes (6.3kv).

20
-Une pompe jockey de secours pour maintenir le réseau sous pression.

-Une motopompe qui fonctionne automatiquement en cas de baisse de Pression dans la station
incendie.

-Des extincteurs manuels portatifs.

I.10.4. Système d’eau :

Un système de stockage
qui se compose de 8
réservoirs d’eau

- Trois réservoir d’eau


de service 3X 1750m³-
Réservoir d’eau potable
50m pour les besoin en
eau potable pour les
Utilisateurs.
- Deux réservations d’eau incendient 2 X5000 m³ pour la protection contre L’incendie

-Deux réservoirs d’eau déminée 2X1750 m³ (l’eau brute doit passer par différents traitement
avant de devenir une eau déminéralisée

Dans une station d’eau déminée) pour des fonctionnements spécifiques, citant par exemple :

-Le lavage des TG (compresseur),

-le rempilage des systèmes de réfrigération de l’alternateur et l’huile de graissage.

-Pour diminuer les émissions de NOx en cas d’un fonctionnement en fuel.

I.10.5. Magasin :

C’est l’endroit où sont stockées toutes les pièces indispensables pour la

Maintenance (pièces de rechange lourd et liégé).

21
I.10.6. Atelier :

C’est l’endroit où sont installées des (machines à outils) utilisées pour

La maintenance

I.10.7. Station de traitement de gasoil

La station est équipée d’une installation de dépotage munie de deux pompes de

Dépotage permettant de vider les camions citerne, et d’un compteur totaliseur de fuel ensuite
le fuel, ensuite le fuel est stocké dans trois réservoirs de 9000m³ qui donne à la centrale une
autonomie de 6 jours, aussi elle est équipée de trois pompes d’alimentation TG ? et une pompe
remplissage de réservoir de diesel de secoure

22
I.10.8. Système d’air comprimé :

La production d’air comprimé est


assurée par deux compresseurs, un
en marche et un en réserve, ils sont
entrainés par deux moteurs
électriques le refroidissement par
air :

I.10.9. Poste Gaz :

-Le poste gaz assure l’alimentation


de la turbine en gaz de bonne qualité ,il

Comprend:

-Un skid de séparation et filtrage


pour purifier le gaz de toute
particule liquide

En suspension (humidité et
poussière).

-Un skid de réchauffage du gaz


pour assurer que le gaz restera bien
au-dessus

Du point de rosée pendant son parcours aval.

- Un skid de détente de gaz qui permet de régler la pression à la condition requise pour le
fonctionnement de la turbine.
- Un skid de filtrage final qui purifie d’avantage la plus proche de la turbine.
Arrivé gaz au TG 11 & 13

23
I.10.10. Salle de contrôle :

La centrale électrique est commandée depuis la salle de contrôle principale via le poste
de commande ADVANT Le système de contrôle commande centralisé de ses groupes est un
système De contrôle distribué DCS. Toutes les valeurs de procédé sont visualisées sur l’écran
opérateur, la plus part des opérations sont effectués à travers le clavier spécialisé et l’écran. Les
actions de protection des équipements actives et passives déclenchent en cas de défaut
électrique ou mécanique, donc ce contrôle est largement automatisé, il assure une marche en
toute sécurité dans ces tout en préservant au maximum la disponibilité de la production
d’électricité. Le système de contrôle il assure les séquences suivantes :

24
I.10.11. Group Diesel de secours :

I.11. Conclusion :

Mon stage m’a beaucoup intéressée, j’ai pu découvrir les différentes postes de l’entreprise et
avoir un aperçu global de son fonctionnement .il m’a permis de me familiariser avec les
différents services et d’avoir une approche réelle du monde du travail. J’ai pu faire le
rapprochement entre que j’avais appris en cours et ce qui se passe vraiment dans l’entreprise,
ce qui n’a pas toujours été facile car chaque entreprise est un cas particulier.

25
Chapitre II

Identification des risques liés à la turbine


à gaz et définition du risque incendie.
Chapitre II
Identification des risques liés à la turbine à gaz et
définition du risque incendie.

II. Introduction :

Depuis de nombreuses décennies, la sûreté de fonctionnement et plus particulièrement


la sécurité sont devenues des enjeux importants à la survie des sociétés. Cette considération
repose essentiellement sur le concept de risque.

L’évaluation de la sécurité est un exercice crucial qui ne peut être intègre sans
l’apprentissage des mécanismes de matérialisation des risques car la compréhension du risque
est une manière forte de consolider la défense, d’optimiser, d’organiser et de mieux orienter les
études de management des risques.

Dans ce premier chapitre nous allons identifier les risques liés à la turbine à gaz. Par
retour d’expérience.

27
Identification des risques liés à la turbine à gaz :

II.1. Dangers présentés par les produits

Pour ce type d’installation, le danger le plus important est généré par l’utilisation de gaz naturel

Les dangers présentés par les autres produits restent limités : les produits utilisés sont «
classiques », en faible quantité, sans potentiel de danger élevé.

II.2. Accidents passés dans ce type d’installation (accidentologie)

Le retour d’expérience permet de constater que les procédures d’exploitation et de maintenance


sont des éléments importants de maîtrise du risque, et que les accidents passés sont restés
circonscrits aux sites concernés.

II.3. Dangers potentiels liés aux agressions externes :

Dans le cas présent, le terrain n’est pas situé dans une zone soumise à des risques naturels
extérieurs spécifiques. On peut noter plus particulièrement que le terrain n’est pas en zone
inondable, que les installations seront spécifiquement protégées contre la foudre, et que les
bâtiments répondront aux critères sismiques applicables (zone classée en sismicité « faible »).

De même, vis-à-vis des risques technologiques extérieurs, la localisation des installations


permet de s’affranchir des scénarios potentiels des activités voisines et des réseaux de gaz
extérieurs au site (pas d’ « effet dominos » potentiels entre les installations).

II.4. Dangers liés à l’activité elle-même :

L’étude a été réalisée en évaluant le potentiel des dangers pour les différentes situations
accidentelles qui peuvent se rencontrer, en évaluant la probabilité d’apparition de la situation
étudiée, et en estimant la gravité de ses conséquences.

Ces potentiels de dangers sont évalués et placés dans une « grille d’acceptabilité » qui permet,
en comparant la situation potentielle à la situation obtenue de mettre en valeur les barrières
importantes pour la sécurité des personnes, des biens et de l’environnement.

Cette étude, menée pour les différentes installations, permet de différencier les cas
d’incident/accident qui peuvent présenter un potentiel de danger qui peut être important pour
les personnes, les biens et l’environnement.

Une évaluation quantifiée des scénarios d’accidents majeurs est ensuite réalisée afin de :

28
- conforter l’analyse précédente, et les niveaux de gravité et probabilité estimés,

- évaluer les conséquences maximales qui pourraient être générées vers l’environnement de la
centrale.

Dossier de Demande d’Autorisation d’Exploiter une nouvelle installation de production


d’électricité.

- Pollution :

Des efforts importants ont été entrepris par les constructeurs pour limiter la pollution de l'air
par les turbines à gaz, en particulier en réduisant les rejets d'oxyde d'azote (NOx) produit si la
température de combustion dépasse 1 300 °C. Cette température peut être contrôlée par
injection d'eau, ou de vapeur d'eau, dans le système de combustion.

L'utilisation de gaz naturel (contenant généralement peu de soufre) ou de combustible liquide


sans soufre permet une émission faible de dioxyde de soufre (SO2) ; des chambres de
combustion particulières avec des injecteurs spécifiques permettent une émission faible de
monoxyde de carbone (CO). Les modèles peu polluants sont surtout installés par les pays
développés tandis que les turbines à gaz de conception moins sophistiquée et de prix
(installation et maintenance) moins élevé sont préférées par les pays en voie de développement.

II.5. Evaluation des phénomènes dangereux :

Les phénomènes dangereux qui ont ainsi nécessité une évaluation quantifiée sont les suivants :

Evénement A1 : fuite au niveau des canalisations enterrées par perforation suite à un


phénomène de corrosion de la canalisation, ou à un défaut matériau,

Evénement A18 (a, b) : rupture d’une canalisation en extérieur (poste préparation TAG,

aéroréfrigérant compression), pouvant entraîner la création d’un feu chalumeau (cas


d’inflammation immédiate) ou une explosion de gaz non confiné (cas d’inflammation retardée)

Evénement A23 : fuite/rupture canalisation entraînant la création d’un nuage explosible dans
le bâtiment détente/régulation,

Evénement A31 : fuite/rupture canalisation entraînant la création d’un nuage explosible dans
le bâtiment compression,

Evénements B4 (a et b) : fuite/rupture canalisation entraînant la création d’un nuage explosible


dans les bâtiments chaudière auxiliaire (B4a) et de réchauffage (B4b),
29
Evénement C4: fuite/rupture canalisation entraînant la création d’un nuage explosible dans le
bâtiment turbines,

Evénement C11 : fuite/rupture canalisation entraînant la création d’un nuage explosible dans
le caisson turbine,

Evénement C41 (a et b) : incendie au niveau des transformateurs (principal et auxiliaire).

II.6. Risque incendie : [3]

II.6.1. Théorie du feu :

A. Les causes d’incendie – exemples :

B. Les classes de feux


Connaître les différentes classes de feu permet de choisir l’agent extincteur approprié.

30
 Exemples de combustibles :

C. Le triangle du feu :

C.1. Définition de la combustion

* Les agents extincteurs de la classe F doivent être adaptés aux risques électriques, et
compatibles avec la chaîne alimentaire.

31
La combustion est une réaction chimique entre un corps combustible et un corps comburant.
Cette manifestation, globalement exothermique, est un ensemble de phénomènes physico-
chimiques complexes, plus ou moins lents. Il en résulte une action d’oxydoréduction.

En résumé, on peut dire que la combustion est une réaction chimique exothermique entre
un comburant et un combustible en présence d’une énergie d’activation.

C.2. Le combustible :

C’est la matière de base de forme initiale solide, liquide ou gazeuse qui, une fois la réaction
amorcée, continue en dégageant une notable quantité de chaleur, à s’unir à l’oxygène.

Le combustible émet des vapeurs ou des gaz qui, eux seuls, sont inflammables. Donc en prati-
que, seuls les gaz brûlent.

- L’essence ne brûle pas, mais en tant


que matière combustible, elle dégage
des vapeurs qui s’enflamment.

- Le bois ne brûle pas, mais en tant que


matière combustible, il dégage des gaz
qui s’enflamment.

Le feu est donc un phénomène gazeux,


et ce quelle que soit la forme initiale du
combustible.

C.3. Le comburant :

En pratique, un seul comburant est à considérer : c’est l’oxygène contenu dans l’air.

Composition de l’air : Azote (N2) : 78 %, Oxygène (02) : 21 %, Gaz rares : 1 %.

32
[7]

D’autres comburants peuvent attiser le feu tel que l’eau oxygénée, l’acide nitrique, le chlore…

C.4. L’énergie d’activation :

C’est l’énergie nécessaire et suffisante au déclenchement et au maintien de la combustion. Elle


peut être thermique, chimique, biologique, mécanique, électrique…

D. Principe de combustion :

En présence de comburant, le combustible possède une certaine énergie chimique. Pour initier
la combustion, il faut donner au système combustible/comburant la possibilité d’entrer en
réaction, par l’apport d’une certaine énergie dite d’activation.

En brûlant, les corps combustibles dégagent une certaine quantité de chaleur qui accélère le
processus de réaction. Les produits de combustions formés auront à leur tour une énergie
chimique.

Le passage du niveau initial au niveau final correspond à cette perte d’énergie, appelée chaleur.
Celle-ci varie en fonction de l’importance du corps considéré.

Il est possible que la modification progressive de certains éléments combustibles, en établisse


d’autres. Aussi, au cours du processus d’incendie, des matériaux initialement incombustibles le
deviennent et sont incorporés dans le circuit de combustion.

33
E. Intensité de la combustion

• La combustion lente

Réaction entraînant un faible dégagement calorifique conséquence d’une faible élévation de


température. Il peut y avoir de
faibles manifestations lumineuses
mais absence totale de flamme.

• La combustion vive

Réaction qui entraîne un


dégagement calorifique important
ayant pour conséquence une forte
élévation de température ainsi
qu’une manifestation lumineuse.
Elle consomme rapidement la
quantité en oxygène qui lui est
nécessaire. La combustion vive se
présente sous forme
d’incandescence ou de flammes.

• La combustion très vive

Embrasement du volume entier et ce, dans un temps très court. Cette combustion se produit
lorsque le mélange gaz / air est dit stœchiométrique. L’augmentation volumique du mélange
combustible exerce des pressions considérables sur les parois du contenant.

• La combustion instantanée

L’oxygénation commence lentement, et la combustion dégage un peu de chaleur cause d’une


accélération de la réaction et d’une élévation de la température. Elle peut également se
développer sous forme explosive pour les corps contenant un excès d’oxygène et au sein
desquels il y a rupture d’équilibre.

34
F. La propagation du feu :

 Le rayonnement :

Il s'agit du déplacement d'une onde


électromagnétique émise par le foyer.
Cette onde porte les matières
suffisamment proches à leur point
d'auto-inflammation.

Il n'est pas nécessaire que cette matière


soit en contact direct avec la source de
chaleur. Quand le point d'auto-inflammation est atteint la flamme se crée d'elle-même.

Ce mode de propagation s'effectue dans toutes les directions, même vers le bas, et est inter-
rompu par les obstacles opaques.

 La convection :

C'est l'accumulation de gaz excessivement


chauds dans les parties hautes d'un
établissement qui porte les matières
combustibles baignant dans cette ambiance
surchauffée à leur point d'au- to-
inflammation.

Ces gaz ne sont pas forcément combustibles,


c'est leur température très élevée (jusqu'à 1000°C) qui est responsable de ce mode de
propagation.

Ce mode de propagation se fait uniquement vers le haut et au niveau accessible le plus élevé,
les niveaux intermédiaires étant souvent épargnés.

35
 La conduction :

C'est le transport de la chaleur qui se fait par


l'intermédiaire de la masse même d'un
matériau exposé en un point à une température
élevé. Le matériau conduit la chaleur. Ce mode
de propagation se fait plus rapidement vers le
haut (la chaleur monte), et latéralement.

G. Le déplacement de matières en feu :

 Déplacement de gaz :

Ce sont des gaz issus de la combustion d'une matière combustible mais qui n'ont pas pu brûler
par manque d'oxygène dans un local presque hermétique (propagation souvent constatée en
sous-sols).

Si plusieurs locaux communiquent par l'intermédiaire de conduits (aération, ventilation etc.) ou


faux plafonds, ces gaz peuvent emprunter ces passages et ressortir dans un local voisin pour
s'enflammer au contact d'oxygène neuf et donc provoquer la propagation du sinistre.

 Déplacement de liquides :

Les liquides enflammés


contenus dans un récipient en
béton ou métallique ne
présentent pas de risques
particuliers de propagation sauf
sous la pression d'un agent
extincteur.

Les récipients plastiques


peuvent se déformer et
s'affaisser sous l'effet de la
chaleur.

En raison de la nature fluide du combustible, la propagation (par épandage) sera horizontale ou


descendante (escaliers, rampes d'accès etc.).
36
 Déplacement de solides :

Ce sont des matières solides enflammées (escarbilles) qui se dégagent d'un feu (projections) et
se dispersent dans un rayon plus ou moins large selon leur taille et leur environnement.

Des facteurs tels que le vent, le souffle d'une explosion la puissance de propulsion d'un agent
extincteur (jet bâton de RIA), le dénivelé déterminent la rapidité de propagation et la
localisation du nouveau foyer.

H. Déroulement type d’un incendie :

Un incendie évolue de manière progressive que l’on peut décomposer en 5 phases :

 La phase latente :

Les 3 éléments du triangle du


feu sont réunis mais la
combustion est incomplète. Il
y a risque de dégagement de
monoxyde de carbone (CO).

 La phase de démarrage :

Les flammes apparaissent.


Plus l’apport d’oxygène est
important, plus l’incendie
progressera rapidement.

 La phase d’accélération :

La température augmente jusqu'à 400°C, gaz toxiques et rayonnement important (les vitres
explosent vers 300°C).

 L’embrasement général :

L’incendie se développe très rapidement, à

600°C les matériaux et les revêtements des murs émettent des gaz combustibles qui
s’enflamment instantanément à 800°C. Point culminant à environ 1200°C.

37
 La phase descendante :

L’extension du sinistre n’est plus limitée que par les matériaux résistant au feu (portes coupe-
feu, planchers, plafonds). A ce moment-là, la température et le rayonnement vont soudainement
chuter, puis décroître lentement.

I. La fumée et ses dangers

Les effets de l’incendie peuvent être dévastateurs. Ils se traduisent souvent par des pertes en
vies humaines et en biens matériels.

Le désenfumage a donc une importance primordiale dans le cadre de la prévention de


l’incendie, car les fumées sont le phénomène le plus dangereux de l’incendie.

 Effets :

La chaleur, les gaz de combustion et les particules dans les fumées gênent l’intervention
des secours, empêchent l’évacuation des personnes, et propagent l’incendie.

Lors d’un incendie, on constate davantage de victimes intoxiquées par des fumées, que de
brûlés.

38
Quelque soit le combustible,
les fumées dégagées
comportent au minimum du
CO2 (asphyxie), du CO
(monoxyde de carbone :
mortel à 0,4%), et souvent du
HCN (acide cyanhydrique).

Selon ce qui brûle, il suffit


d’une exposition aux fumées de
quelques dizaines de secondes
à quelques minutes maximum
pour être incapacité.

Autres dangers : les fumées peuvent s’enflammer ou exploser, selon leur température, leur
composition et la quantité de comburant disponible dans ou à la sortie des locaux.

A. Propagation des flammes le


long du plafond (ou rollover).
500°C : précède l’embrasement
général.

B. Embrasement généralisé
éclair des fumées (ou flashover)
et par conséquent du local entier.
650°C et augmentation rapide à
1200°C.

39
C. Explosion de fumées (ou backdraft) suite à la mise en communication des fumées chaudes
riches en gaz inflammables avec le comburant extérieur. 1000°C et déplacement à 15 m par
seconde.

III. Conclusion :

Dans le domaine de l'industrie l'évolution est nécessaire pour commercialiser le


marché, c'est ce qu'on appelle l'offre et la demande, mais ce développement s'accompagne
toujours de certains risques naturels/technologiques, et la croissance ces risques naturels et
technologiques est un phénomène mondial qui résulte notamment de l’industrialisation et de
l’accroissement de la densité d’occupation des zones des risques. Mais à mesure que ces risques
naturels/technologiques évoluent, les barrières de sécurité évoluent également mais les barrières
de sécurité varient selon les exigences, les conditions et la capacité de travail.

40
Chapitre III

Protection contre l’incendie au niveau de


la turbine à gaz.
Chapitre III
Protection contre l’incendie au niveau de la turbine à
gaz.

III. Introduction :

Dans le domaine de l’hygiène et la sécurité industrielle il existe des méthodes et des


moyens d'étudier et d'évaluer ces risques naturels/technologiques, après avoir identifié ces
risques et leurs causes, scénarios et conséquences. Nous avons ensuite mis en place des
obstacles pour éviter que les scénarios soient complétés (Figure II.1), Ces obstacles sont appelés

Figure II. 1: Barrières Swiss Cheese [6]

des barrières de sécurité (BS). En dépit du fait que le concept de barrières de sécurité est
appliqué dans la pratique, discuté dans la littérature, et même exigé dans la législation et les
normes, aucune terminologie commune applicable à tous les secteurs n'a été développée du
concept de barrières de sécurité.

42
III.1. Conduite à tenir face à un local enfumé [3]

Suite à une détection d’incendie (automatique ou humaine), l’intervenant doit respecter


certaines règles afin de ne pas se mettre en danger.

A. Prévenir le poste de sécurité ou un responsable (ou faire prévenir les sapeurs-pompiers


directement si l’incendie est trop important).

B. Si la porte du local est fermée, vérifier la chaleur de la porte avec le dos de la main, de bas
en haut.

C. Si la porte est froide ou chaude seulement en partie haute, se baisser et l’ouvrir doucement
en restant protégé derrière la cloison la plus solide.

D. Si la porte est chaude à mi-hauteur ou en bas, cela signifie que l’incendie est très important
ou se propage dans le local depuis un certain temps. Ouvrir la porte risque de créer un apport
d’oxygène et de conduire à l’embrasement général du local s’il n’a pas déjà eu lieu (flashover),
ou à l’explosion de gaz combustibles (backdraft). Dans ce cas, il convient d’étanchéifier et de
refroidir la porte.

E. Si de la fumée s’échappe de dessous la porte, ne pas l’ouvrir. Cela signifie que le local en est
complètement rempli. Il faut rendre étanche et refroidir la porte.

F. Si le local est ouvert, l’intervention est possible à condition que l’intervenant ne soit pas in-
commodé par la chaleur et les fumées.

G. Pour progresser dans le local, il est nécessaire de rester le plus près du sol afin de respirer de
l’air plus frais. De préférence, ne pas intervenir seul,

et toujours rendre compte des actions


entreprises.

H. Attaquer le feu avec les moyens


d’extinction appropriés. Si un
extincteur ne suffit pas à éteindre un
début d’incendie, prévenir
immédiatement les sapeurs-
pompiers.

43
I Déclencher le signal d’évacuation dès qu’il apparaît que l’incendie ne sera pas immédiatement
maîtrisable.

III.2. L’extinction du feu :

A. Procédés d’extinction :

 Par inhibition :

Modification de la réaction chimique de la


flamme afin d’annuler le dégagement de
chaleur (poudre des extincteurs BC et
ABC).

Par neutralisation du courant électrique :


Suppression de l’énergie.

Ex. : Couper le courant au disjoncteur. Cela


suffit parfois à stopper la combustion des
matériaux au sein de l’appareil électrique.

 Par soufflage :

C’est l’effet mécanique du souffle qui «


décolle » la flamme.

Ex. : C’est ainsi que l’on souffle une bougie ou un puits de pétrole en feu.

 Par isolement :

Suppression du combustible. Le feu n’a plus de matière à brûler, il s’éteint.

Ex. : Barrage du gaz…

 Par la réduction de la part du feu :

On peut pratiquer une tranchée anti-feu afin de supprimer le combustible nécessaire au maintien
de la combustion.

Ex. : Lutte contre les incendies de forêts.

44
 Par dispersion :

Les éléments constitutifs du foyer étant séparés les uns des


autres, la température s’abaisse et peut devenir insuffisante
pour que la combustion soit entretenue. Ex. : Le déblai…

 Par refroidissement : Suppression de l’énergie. La


diminution de la température empêche le feu de se
propager, il s’éteint.

Ex. : De l’eau sur des braises…

 Par étouffement :

Suppression du comburant. L’oxygène n’est plus présent, le


feu s’éteint.

Ex. : Couvercle ou linge mouillé sur une casserole en feu,


saturation de l’air avec du CO2…

III.3. Les agents extincteurs

 Eau :

Agit en étouffant le foyer (eau liquide et vapeur), et agit en refroidissant les matériaux de com-
bustion (limitation des effets thermiques de l’incendie).

 Eau avec additif :

Pour accroître son efficacité, on peut adjoindre à l’eau des tensioactifs (ou mouillants). La fa-
mille des AFFF (Agents Formant un Film Flottant) forme, en plus, un film isolant de liquide
qui flotte à la surface du combustible.

 Mousses :

Elles sont produites mécaniquement par le brassage d’un émulseur avec de l’eau.

Le foisonnement est le rapport du volume de mousse à celui de l’eau additionné d’émulseur


(mousses à bas, moyen et haut foisonnement). Elles sont utilisées par les sapeurs-pompiers.

45
 Poudre :

Les poudres BC sont des sels qui agissent par absorption de chaleur par les grains de poudre
eux-mêmes, et par les effets inhibiteurs créés par les cristaux de poudre. En outre, un dégage-
ment de vapeur d’eau et de dioxyde de carbone contribue à l’extinction.

Les poudres ABC agissent de plus sur les braises en formant une couche imperméable vitreuse.

 Gaz inertes

Un kilogramme de CO2 liquéfié produit 560 litres de CO2 détendu. Il agit par étouffement,
soufflage et refroidissement.

En noyage total, on peut utiliser des mélanges de gaz inertes tels que l’azote, l’argon,
l’Argonite, l’Inergen…

La détente de ces mélanges gazeux provoque une réduction de taux d’oxygène de l’air à environ
13 %, et une augmentation de la teneur en CO2 à 3,2 %. En des- sous de 15 % d’O2, la
combustion n’est plus possible.

 Hydrocarbures halogénés

Ils agissent par inhibition (réduction de la réaction chimique) beau- coup plus rapidement que
le CO2, et en quantité cinq à dix fois moindre.

Exemples de gaz : FM 200, FE 13, CEA 410… Les halons 1211 et

1301 sont aujourd’hui interdits car trop néfastes pour l’environnement.

 Sable

C’est un agent extincteur utile pour attaquer un feu de flaque


(hydrocarbures par exemple). Sec, il peut être utilisé sur un
feu de métal.

C. Cas particuliers :

 Feux de classe C :

Ne pas éteindre la flamme (risque d’explosion), mais barrer


ou fermer le robinet. La poudre ne peut être utilisée que si l’on est certain de pouvoir fermer

46
l’arrivée de gaz immédiatement après l’extinction. Ce type d’intervention est réservé au
personnel dûment qualifié et entraîné.

 Feux de classe D :

Ne jamais utiliser d’eau, ce qui provoquerait une explosion. Ces feux sont très difficiles à
éteindre et ils ne peuvent l’être qu’avec des poudres spécifiquement conçues pour la classe D,
ou du sable sec, du ciment, ou du plâtre.

Les combustibles qui alimentent de tels feux sont généralement des corps simples appartenant
à deux familles : les métaux alcalins ou alcalino-terreux (sodium, magnésium), les non-métaux
qu’on appelait autrefois métalloïdes (phosphore par exemple).

 Feux d’origine électrique :

Couper le courant avant toute intervention : cela suffit dans

85% des cas à stopper le développement du foyer.

Si le feu ne s’éteint pas de lui- même, utiliser de préférence le CO2. Les extincteurs à eau
pulvérisée peuvent générale- ment être utilisés sur une tension inférieure à 1000 Volts, mais les
eaux de ruisselle- ment représentent un danger. L’utilisation d’un RIA est à proscrire sur tout
matériel électrique.

47
III.4. Présentation des différents moyens de secours :

Les différents moyens de secours, les extincteurs et leur utilisation

III.4.1. Les moyens de secours contre l’incendie :

Prévus par le Code de la construction et de l’habitation et


le Code du travail, ils peuvent comporter :

Des moyens d’extinction,

Des dispositions visant à faciliter l’action des sapeurs-


pompiers, Un service de sécurité incendie,

Un système de sécurité incendie, Un système d’alerte.

III.4.2. Les moyens d’extinction :

A. Les points d’eau :

On appelle « point d'eau » un endroit où l'on peut puiser de


l'eau pour lutter contre un incendie. Ils doivent être
facilement accessibles, signalés et situés à 5 m au plus du
bord de la chaussée ou de l'aire de stationnement des engins
de secours.

Un point d'eau peut être naturel (cours d’eau, lac…) ou


artificiel (réserve statique, piscine, bouche d’incendie,
poteau d’incendie…).

L'alimentation des bouches et poteaux d'incendie est réalisée


par des réseaux privés ou directement par les conduites
publiques.

La pression au refoulement doit être de 1 bar minimum.

48
B. Les extincteurs :

 Définition :

Appareils mobiles de lutte contre l’incendie,


accessibles à tout public, projetant un agent
extincteur sous l’effet d’une pression intérieure.

 Caractéristiques :

La pression intérieure résulte soit d'une


compression préalable (extincteur à pression
permanente), soit de la libération d'un gaz
auxiliaire (extincteur à pression auxiliaire).

Les extincteurs se différencient également par leur


masse :

- Extincteur portatif : dont la masse en ordre de


marche est inférieure à 16 kg,

- Extincteur portable : dont la masse en ordre de marche est com- prise entre 16 et 26 kg,

- Extincteur dorsal : dont la masse en ordre de marche est inférieure à 30 kg,

- Extincteur sur roues : trop lourd pour être transporté par l'utilisateur, il est équipé de roues
qui en facilitent le déplacement,

- Extincteur sur remorque : pour des risques particuliers d’incendie (ex. : aéroport).

 Aspect extérieur :

Les extincteurs sont de couleur rouge. Une sérigraphie blanche, normalisée, contient toutes les
informations utiles concernant l’appareil et son fonctionnement. On y trouve notamment :

 La nature de l'agent extincteur :

Produit contenu (eau, eau avec additif, poudres BC ou ABC, CO2) et quantité.

 Le potentiel d'extinction de foyers types :

Représenté par un chiffre et une lettre, par exemple : 34A - 89B.

49
Cela signifie que la quantité d'agent extincteur contenu dans cet appareil peut éteindre :

- 34A : 34 kg de combustible de classe A enflammé,

- 89B : 89 litres de liquide de classe B enflammé.

 Les sigles de classes de feux :

Pictogrammes représentant la classe de feu cor- respondant à l'agent extincteur de l’appareil.

 Le mode d'emploi :

Sous forme de textes et de pictogrammes, de sor- tes qu’il puisse être rapidement utilisé par une
personne ne lisant pas la langue utilisée.

 Les restrictions :

Précautions à prendre, notamment vis-à-vis de l’électricité.

 Les indications complémentaires :

Référence de l'additif, poids de la sparklet, masse à vide etc.

 La marque du fabricant ou du distributeur et ses coordonnées.

 Etiquettes ajoutées :

 L'estampille :

Elle atteste que l'extincteur est aux


normes. Elle peut être de couleur jaune
(norme française NFS 61-900), de
couleur grise (norme européenne EN3)
ou de couleur bleue (appareil déjà utilisé
et remis en service après vérification).

La durée de vie d’un extincteur est de 10


ans. Toutefois, après une ré-épreuve, ils
peuvent être remis en service. Ils portent
alors une estampille bleue.

50
 L'étiquette de vérification :

Elle comporte les dates de visites des organismes de contrôle (au moins une date par an), ainsi
que la signature ou le matricule du vérificateur agréé.

Nomenclature :

Implantation :

Les extincteurs sont placés dans les dégagements et les grands locaux, facilement accessibles
et sans gêne à la circulation. Il est recommandé de les fixer de sorte que la poignée soit à une
hauteur de 1,20 m.

On doit implanter au minimum 1 extincteur pour 200 m² (sauf dispositions particulières contrai-
res) et faire en sorte que de tout point de l’établissement, l’utilisateur ne soit pas à plus de 15 m
d’un appareil.

S’ils ne sont pas immédiatement visibles, ils doivent être signalés par un pictogramme blanc
sur fond rouge, ou une inscription « Extincteur ». Il peut être utile de rappeler sur ce
pictogramme les classes de feu sur lesquelles l’agent extincteur est efficace.

51
C. Les robinets d’incendie armés (RIA)

 Définition :

Les RIA constituent des moyens de secours de première


intervention à la disposition du personnel de
l'établissement et du public, éventuelle- ment.

Caractéristiques :

Les tuyaux semi-rigides des RIA ont une longueur de 20


ou 30 m, et un diamètre nominal de 19, 25 ou 33 mm.

La pression minimale de fonctionnement à laquelle le


débit doit être fourni ne doit pas être inférieure à 2,5 bars au robinet d'incendie armé le plus
défavorisé. Dans les IGH, les RIA peuvent être alimentés par les colonnes en charge. La
pression dans ce cas doit être comprise entre 2,5 et 4,5 bars.

Le centre du dévidoir doit se trouver à 1,80 m du sol. Les RIA sont vérifiées tous les ans par un
organisme agréé.

Nomenclature :

52
Implantation :

Sauf impossibilité, les RIA, numérotés dans une série unique, doivent être placés à l'intérieur
des bâtiments, le plus près possible et à l'extérieur des locaux à protéger.

Le nombre de RIA et le choix de leurs emplacements doivent être tels que toute la surface des
locaux puisse être efficacement atteinte. En IGH, il existe au moins autant de RIA que
d’escaliers dans chaque compartiment.

Dans les locaux présentant des risques importants d'incendie, tout point de la surface de ces
locaux doit pouvoir être battue par au moins deux jets de lance.

III.5. Principe de fonctionnement du système de protection incendie: [4]

Le système de déclenchement CO2 est effectué par l’armoire incendie. Plusieurs cas peuvent
le déclenché :

1- Si un détecteur de chaque boucle de la même zone est activée c.à.d. un signal est envoyé à
l’armoire incendie lors de l’activation d’un détecteur de la première boucle, une pré-alarme feu
est affiché et la confirmation ne se fait que lors de l’activation d’un deuxième détecteur de la
deuxième boucle, dans ce cas une alarme feu est apparait au niveau de l’armoire. La figure I.5
montre l’emplacement des détecteurs thermostatiques dans les différentes zones de la turbine à
gaz.

2- Si un brise de glace est activé, un signal est envoyé à l’armoire incendie qui indique une feu
est déclenché dans la zone.

3- Déclenchement d’un pressostat situé sur le circuit de l’émission de maintien de chaque rack
CO2 permet d’envoyé un signal aussi à l’armoire incendie qui indique le passage du CO2.

Ces trois cas ont les mêmes conséquences, dès qu’une alarme feu apparait au niveau de
l’armoire incendie :

- les sirènes de la zone concernée seront activées

- Une alarme feu est envoyée au speedtronic (automate de la turbine à gaz) qui va triper la
turbine et fermer les vannes d’alimentation en combustible.

- Un signal est envoyé au CCM pour stopper les moteurs ventilateurs.

53
- Après 30 s, les deux électrovannes de chaque zone CO2 seront excitées. Ceci provoque le
déclenchement de système CO2 (Emission initiale et émission de maintien).

- Le pressostat situé sur le collecteur de l’émission de maintien confirme le passage de

CO2 à l’armoire incendie.

Figure V.5 Emplacement des détecteurs thermostatique dans la turbine à gaz.

III.6. Principe de fonctionnement des détecteurs thermostatique :

Le détecteur thermostatique passe en alarme


lorsqu’il détecte une température supérieure à
un seuil prédéterminer. Ces détecteurs
fonctionnent sur le principe de bilame du fer à
repasser (deux lames s’échauffent
différemment) et qui établissent un contact
lorsque le seuil de la température est atteint.

Figure VI.6 Schéma d'un détecteur


thermostatique.

54
III.6.1. Seuil de déclenchement des détecteurs thermostatique :

III.7. Points faible du système de protection incendie :

Vu l’importance du système de protection incendie sur la disponibilité de la centrale et la


protection des personnels. Un incendie ou une fausse alarme peut avoir des conséquences
catastrophiques qui peuvent provoquer un arrêt forcé de la production ainsi qu’une grande perte
financière.

Il existe des défaillances au niveau du système de protection incendie installé dans la turbine à
gaz qui sont les suivants:

• Défaillance de détecteurs thermostatique : lors d’une élévation réelle de la température il y a


un risque que le détecteur thermostatique ne réagit pas vu qu’il est toujours au repos donc il y
a la possibilité que son contact ne se ferme pas.

• Aussi il y a coupure au niveau du fil de l’alimentation du détecteurs, il n’y a aucune alarme


ou message qui indique ce défaut.

• Il y a un risque sur la sécurité des exploitants puisqu’ils ne sont pas avertis de l’augmentation
de la température au niveau de la zone de déclenchement.

• Impossible de faire des actions correctives ou préventives puisqu’on ne peut pas connaitre
l’évolution de la température au cours du temps dans les différentes zones de la turbine pour se
protéger contre un incendie ou éviter un déclenchement.

55
• En cas d’un incendie réel il y a un risque que les bouteilles CO2 ne sont pas pleines pour
pouvoir éteindre le feu puisqu’il n y a pas un système de vérification automatique de la pression
au niveau des bouteilles (un opérateur doit vérifier régulièrement l’indication situé sur les
bouteilles).

III.8. Solutions proposées :

Vu que les détecteurs thermostatiques installés dans la turbine à gaz fonctionnent comme des
interrupteurs donc on ne peut pas suivre l’évolution de la température au cours de temps pour
empêcher les conséquences graves suites au déclenchement d’une alarme qui peut être dans
plusieurs cas une fausse alarme. C’est pour cela la solution qu’on a choisi est de les remplacer
par des capteurs analogiques. Ces capteurs sont les thermocouples qu’ils vont jouer le rôle des
détecteurs thermostatiques et aussi nous permet de suivre l’évolution de la température au cours
du temps pour faire le nécessaire avant que le seuil d’alarme soit atteint.

Nous pouvons aussi faire une comparaison entre les valeurs de température des différents
thermocouples situés dans la même zone.

Aussi parmi les points faibles cités, on ne peut pas contrôler la pression au niveau des bouteilles
CO2 donc la solution s’était d’ajouter un transmetteur de pression au niveau des collecteurs des
bouteilles CO2 pour contrôler la pression des bouteilles en temps réel.

56
Ces équipements et le reste des équipements du système de protection incendie seront liés à une
automate avec un système de supervision pour qu’on puisse voir les alarmes et contrôler les
paramètres du système en temps réel (température et pression).

III.9. Principe de fonctionnement du thermocouple :

Un thermocouple est constitué de deux jonctions reliant chacun de deux métaux ou alliage de
type différent.

57
Le principe de fonctionnement du thermocouple repose sur l’effet Seebek (une différence de
température entre les deux jonctions produit une force électromotrice de faible niveau mais
mesurable).

Les deux extrémités libres constituent un point de compensation, soit une jonction de référence
(jonction froid). Le thermocouple peut être étendu à l’aide d’un câble de compensation ou un
câble d’extension.

La tension thermoélectrique au niveau de la jonction de référence du matériau de fil du


thermocouple et de la différence de température entre la jonction chaud et la jonction froid.

Pour les mesures de température, la température de la jonction froide doit être maintenue
constante ou connue avec précision

Figure VII.7 Schéma d'un thermocouple

 Jonction chaude (jonction de mesure) :

Jonction de l’ensemble thermocouple soumis à la température à mesurer. C’est le point où les


deux thermoélectriques sont soudés entre eux (dans notre cas on va utiliser un thermocouple de
type K donc les deux conducteurs sont Nickel chrome et Nickel aluminium)

 Jonction froide (jonction de référence):

Jonction de l’ensemble thermocouple (à l’extrémité opposée à la jonction de mesure, une


connexion électrique entre le conducteur du thermocouple et un fil en cuivre) maintenu à une
température connue ou à 0°C.
58
 Câble de compensation :

C’est un câble permettant de prolonger les fils de thermocouple à moindres frais constitué des
conducteurs différents en nature ou en qualité mais qui produisent dans une zone restreinte de
température la même f.e.m./°C que le thermocouple.

 Câble d’extension :

C’est un câble permettant de prolonger les fils de thermocouple avec des conducteurs de même
nature.

III.9.1. Les avantages d’un thermocouple :

- Réponse rapide.

- Plages de température très étendues

- Conception compacte.

- Très haute résistance aux vibrations.

- Stabilité à long terme.

- Conception robuste

III.9.2. Choix de thermocouple :

Dans notre cas on va utiliser des thermocouples de type K (Chromel / Alumel ou nickelchrome

/ nickel-aluminium). Ces thermocouples sont les plus utilisé, sa gamme de température


d’emploi est très large (-200°C
à 1300°C). Sa courbe
f.é.m./température est
pratiquement une droite.

Figure VIII.8 : Forces


Electromotrice en fonction de
la température d’un
thermocouple

59
III.9.3. Alarmes déclenchés :

- Alarme vers speed tronic lorsque l’un des deux vannes CO2 fermée
« Défaut système CO2 ».

- Alarme vers speed tronic lorsque les deux vannes CO2 fermées « système CO2 verrouillé ».

- Pré alarme feu lorsque un thermocouple de chaque zone indique une température supérieure
au seuil « Pré alarme feu ».

- Alarme feu lorsque deux thermocouple indiquent une température supérieure au seuil.
« Alarme feu ».

- Ordre d’activation sirène lorsqu’il y a une alarme feu. « Sirène activée»

- Déclenchement brise de glace « brise de glace activé » + « Alarme feu ».

- Comparaison entre les deux valeurs des deux thermocouples situés dans la même zone
« Défaut mesure thermocouple ».

- « Thermocouple en défaut ».

III.10. Conclusion :

Le risque incendie est classé parmi les risques majeurs qui causent des pertes
catastrophiques humaine, matériels et environnemental donc il fait appeler à une nécessité de
faire face aux flux de danger pour éliminer ou bien minimiser les conséquences graves grâce à
des mesures de prévention et de protection mise en œuvre.

60
Conclusion générale 2019

Conclusion générale

L’utilisateur du présent guide doit s’y référer pour :

- Identifier tout ce qui peut causer un incendie là où il travaille, et analyser ses conséquences
potentielles;

- Comprendre ce qu’est le triangle du feu et repérer les différentes classes de feu de ses
installations;

- Comprendre le rôle de l’alarme et de l’alerte tout en faisant le lien avec le contexte de son
entreprise ;

- Comprendre comment un système de protection contre l’incendie dans une turbine à gaz doit
être fonctionné.

- Installer les extincteurs de manière appropriée dans toute l’entreprise et pouvoir les utiliser en
face d’un début d’incendie dont il est témoin ;

Dans notre travail nous avons articulé notre rapport en trois chapitres génériques :

 Le premier chapitre consiste à présenter le lieu de stage et le système étudier – la turbine à


gaz -.
 Dans le deuxième chapitre, on va identifier les risques liés à la turbine à gaz et définir le
risque incendie.
 Enfin le troisième chapitre présent la protection contre l’incendie au niveau de la turbine à
gaz et son principe de fonctionnement.

61
Bibliographie 2019

Bibliographie

[1] : Manuel opératoire LABREG Babar – Khenchela ;


[4] : Etude d’un système de gestion des protections incendie d’une turbine à gaz,
rapport de projet de fin d’étude ‘ingéniorat’ Jomaa Salwa - Tunisis;
[6] : Le modèle de l’erreur humaine de James Reason, Justin Larouzée,Franck
Guarnieri, Denis Besnard, HAL Id: hal-01102402 ;
https://hal-mines-paristech.archives-ouvertes.fr/hal-01102402 Submitted on 12
Jan 2015 ;
[7] : SE FEU – 00547 _ A_F - Rév. 2 / 2005 ENSPM Formation industrie – IFP
Training.

Références internet :

[2] http://www.wikipedia.fr/

[3] http ://www.innoprev.com/

62